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Le triomphe de la vérité

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Le Ministre Arifari-Bako à propos des orientations diplomatiques du gouvernement:« Le Bénin a fait l’option d’une diplomatie de développement et non de puissance »


Le ministre des Affaires Etrangères Arifari Bako

Le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur Nassirou Arifari-Bako a levé ce vendredi 21 octobre 2011, un coin de voile sur la politique diplomatique du Bénin. c’est à l’occasion d’une rencontre avec les responsables d’organes de presse où des sujets d’actualité ont été également abordés.

« Nous ne sommes pas dans une diplomatie de puissance, mais une diplomatie de développement axée sur la recherche des financements pour conduire à bien les réformes internes pour la construction d’une nation prospère », a très tôt précisé l’actuel Locataire du département des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur Nassirou Arifari-Bako.

Pas donc d’équivoque à créer quant aux critiques relatives à une diplomatie béninoise non agressive. Une option qui écarte le Bénin des diplomaties des grandes puissances en quête de positionnement géopolitique dans le monde. Cette politique diplomatique du Bénin justifie d’une part sa crédibilité à bénéficier des aides et dons nécessaires à la satisfaction des besoins essentiels des populations ainsi que les investissements dans les grands projets de développement.

 D’autre part, l’érection de la « Médiation » comme un outil privilégié de développement de la diplomatie et qui positionne le Bénin, selon le ministre, dans le gotha des pays réputés pour leur caractère pacifique et leur effort à contribuer au maintien de cette paix dans le monde.

La présidence de la Commission de la CEDEAO

Le cadre diplomatique du Bénin situé, le ministre s’est évertué par ailleurs à donner la position officielle du Bénin sur le litige autour de la présidence de la Commission de la CEDEAO. Le Bénin qui se retrouve en face du Burkina faso pour ce poste détient, selon le ministre, la légalité et ne saurait démordre. En effet, à en croire l’autorité, des critères consensuellement admis par les Etats membres ont été définis à savoir, entre autres, la transparence, le principe de l’ordre alphabétique, la prévisibilité et le fait d’être à jour vis-à-vis des cotisations.

 Des critères que le Bénin respecterait à la lettre. Mieux, démontre Arifari-Bako, il n’occupe plus la direction d’une institution de la Cedeao depuis le départ de Christian Adovèlandé de la tête de la BIDC. Alors que le Burkina-Faso occupe encore le poste de la vice-présidence de la Commission de la Cedeao. Ce qui serait en violation des textes. Il conclut que le tour de cette présidence échoit au Bénin qui ne renoncera sous aucun prétexte à son droit.

La position béninoise face à la crise libyenne

Le Bénin avait déclaré aux heures chaudes du conflit libyen, son soutien au CNT. Le Ministre des affaires étrangères, revenant sur cette déclaration faite par le gouvernement Béninois estime que cela n’a pas été un acte anodin. Elle serait intervenue après une analyse minutieuse de la crise libyenne par les autorités béninoises et celles de la Commission de l’Union africaine. Selon le Bénin, l’intérêt du peuple libyen était plus important que toute autre considération particulière.

 Concernant le décès de Kadhafi, Arifari-Bako reconnaît que l’événement est certes tragique, mais marque la fin de l’ « épisode Mohammar » dans l’histoire politique de la Libye. Il a formé le vœu que le CNT et les Libyens travaillent effectivement pour la réconciliation et la reconstruction du pays.

Ajournement de la visite d’Etat du Président YAYI à l’Elysée

Suscitant moult polémiques, l’ajournement de la visite du Président Boni Yayi prévue pour ce 24 Octobre 2011, a reçu des explications du ministre des Affaires étrangères. Dédramatisant la situation, Arifari-Bako soutient que ceci fait suite aux derniers développements de l’actualité libyenne avec la mort de Mouammar Kadhafi. Le rôle déterminant que joue la France dans la crise libyenne a donc contraint l’Elysée à ajourner la visite du Président Boni YAYI.

 Tout en rassurant le peuple béninois sur le caractère excellent des relations diplomatiques entre le Bénin et la France, le Ministre des affaires étrangères compte bien renouveler cette initiative avec la presse afin de créer une harmonie entre la politique du pays avec le peuple béninois.

Médard GANDONOU

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