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Le triomphe de la vérité

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Gigantesque meeting des centrales et confédérations syndicales:Les travailleurs exigent le retrait immédiat du projet de loi sur le droit de grève


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Les travailleurs de tous les secteurs d’activité du Bénin n’entendent pas se voir interdire le droit de grève. Ainsi, réunis au sein de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) de Gaston Azoua, la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) de Pascal Todjinou, la Confédération des organisations syndicales indépendantes (Cosi) de Georges Kakaï-Glèlè, la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin) de Dieudonné Lokossou, la Société civile, cette alliance de citoyens s’est réunis ce mardi 11 octobre 2011 au sein de la Bourse du Travail.

Comme un seul homme, ces centrales et confédérations syndicales ont décidé de maintenir la pression sur le gouvernement malgré le mot d’apaisement du Clergé pour adoucir la collaboration entre les deux ailes. L’objectif principal de ce meeting qu’ils ont préféré à la place de la géante marche qu’ils prévoient pour les jours prochains, consiste à dénoncer ce qu’ils appellent « les affres dictatoriales » du régime en place. En effet, pour eux, les nombreuses mesures correctives qui s’appliquent sur la loi portant droit de grève des travailleurs en République du Bénin consistent une violation de la Constitution nationale et de la déclaration universelle des Droits de l’Homme.

 « Si désormais les syndicalistes devront attendre vingt (20) jours au lieu de trois (03) avant de manifester par une grève généralisée contre une situation de menaces ou d’oppression, c’est une aberration » a laissé entendre le secrétaire général de la Csa-Bénin, Dieudonné Lokossou. Selon lui, en dénonçant le fait, c’est un moyen pour le gouvernement de fragmenter les travailleurs par des billets de banque afin de les empêcher le droit de manifester leur mécontentement contrairement à l’article 31 de la constitution du Bénin.

Cela en est de même pour la proposition qui invitera les syndicalistes à faire signer les procès-verbaux par tous les travailleurs avant l’organisation d’une quelconque marche ou mouvement de grève. Pour Gaston Azoua tout laisse à croire que Boni Yayi veut dissoudre tous les syndicats actifs du pays. Mais pour quelle fin ? Pour s’éterniser au pouvoir ? Ou pour faire une gestion personnelle du bien public ? Quels résultats peut-on attendre d’un travailleur brimé, moralement martyrisé, privé de libertés élémentaires? Autant de questions que le Secrétaire général Gaston Azoua s’est posés.

« Le vote de loi sur les règles particulières applicables aux personnels militaires, des forces de sécurité publique et assimilés constitue un recul suicidaire pour la démocratie béninoise » va-t-il fustiger. Et plus loin, il a ajouté « On n’a pas encore secoué Yayi ». Il trouve inopportune la descente des députés dans les départements du pays pour procéder à une certaine explication des fondements des différentes lois, votées selon lui dans une grande précipitation.

Mieux, en exigeant le retrait immédiat du projet de loi portant exercice de droit de grève en République du Bénin et l’abrogation pure et simple de la loi interdisant le droit de grève aux douaniers, le secrétaire général de la Cosi, Georges Kakaï-Glèlè vient renchérir ces propos en rappelant « qu’il n’a pas de place pour accumuler les lois qui viendront restreindre les libertés syndicales ». Cette manière de gérer la Nation vient selon le Secrétaire général adjoint de la Cgtb, Michel Kissi comme un acte de division de la couche sociale. « Yayi a déchiré le tissu social avec le régionalisme » va-t-il dénoncer.

 Par ailleurs conscient de l’objectif visé par le gouvernement, le syndicat du secteur de la santé, le Fuos menace aussi de reprendre avec les mouvements si le gouvernement reste jusqu’à la fin de ce mois insensible à sa dernière décision de respecter les clauses promettant l’amélioration de leurs conditions de vie de travail.

Emmanuel GBETO

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