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Le triomphe de la vérité

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Me Jacques Migan au sujet de la révision de la constitution:« J’invite les béninois à faire la veille citoyenne pour exiger les corrections préalables de la Lépi »


Le bâtonnier Jacques Migan

Suite aux déclarations du conseiller politique du chef de l’Etat, Amos Elègbè dans la presse en réaction à ses opinions, analyses et critiques sur les 100 premiers jours du gouvernement de Boni Yayi II, le bâtonnier Jacques Migan revient à la charge. A travers un point de presse qu’il a animé dans son domicile à Porto-Novo ce mercredi 28 septembre 2011, il s’insurge contre les invectives portées à son encontre par le conseiller politique et appelle le peuple béninois à la vigilance.

« Je voudrais enfin inviter toutes les béninoises et tous les béninois à faire la veille citoyenne pour exiger les corrections préalables de la LEPI, avant toute consultation du peuple, avant toute révision de la constitution afin que celle-ci soit un instrument porteur de paix, de démocratie et de développement ».

 C’est l’appel lancé ce mercredi 28 septembre 2011 par le bâtonnier Jacques Migan à l’endroit des populations béninoises au sujet du projet de révision de la constitution du 11 décembre 1990 annoncé par le président Boni Yayi. Dans la déclaration qu’il a faite en réaction à la sortie médiatique du conseiller politique du Chef de l’Etat Amos Elègbè, Me Jacques Migan se refuse de croire à l’insistance selon laquelle le président Boni Yayi n’irait pas à la révision de la constitution pour se maintenir au pouvoir à la fin de son mandat en 2016.

 Pour lui, il s’agit d’un débat malsain et les assurances données tous azimuts par les thuriféraires du régime n’engagent que ceux qui y croient. Il affirme également que la révision de la constitution est permise mais n’est ni la priorité du moment, ni la chose la plus indispensable aujourd’hui pour le Bénin.

A en croire Le bâtonnier, il y a plus urgent que la révision, notamment la correction de la liste électorale permanente informatisée. Cet outil avec lequel le Bénin a organisé les dernières élections a écarté des milliers de nos concitoyens et le responsable de cette exclusion est selon lui, le Chef de l’Etat lui-même. Normalement, fait observer Me Migan, pour avoir reconnu cela à la face du monde dans un pardon qu’il décline à longueur de discours et de voyages officiels en promettant de ne pas se représenter à la fin du mandat en cours, il devrait s’en préoccuper en premier avant de penser à une quelconque révision.

Ainsi selon Me Migan, les promesses, les mots du Chef de l’Etat n’ont plus aujourd’hui aucun pouvoir de conviction sur le peuple. C’est pourquoi, il lui suggère de plutôt travailler à obtenir le pardon du peuple béninois, à recréer le dialogue politique, le débat d’idées, à restaurer la concurrence démocratique loyale. Aux lendemains des élections de mars-Avril 2011 qui ont détruit le dialogue politique, affaibli l’autorité du Chef de l’Etat, explique le bâtonnier Migan, la priorité des priorités pour Boni Yayi devrait être d’amender la LEPI.

 Il a précisé qu’aucune consultation, aucune expression sincère et véritable de la volonté de ce peuple, n’est possible avec cet instrument dans sa conception actuelle. Et toute révision de la constitution sans la révision de la LEPI sera un coup sérieux et grave porté à la paix, à l’unité nationale, à la démocratie et au développement.

Hugues E. PATINVOH

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