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Le triomphe de la vérité

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Exigences du système Lmd et respect des normes internationales :Ministre et acteurs des universités publiques recadrent l’année académique


Le ministre François Abiola décantant la situation confuse des retards académiques dans nos universités...

Pour une rentrée académique 2011-2012 apaisée, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, François Adébayo Abiola a rencontré hier mardi 20 septembre 2011, des responsables administratifs à divers niveaux du monde universitaire, ainsi que les représentants des étudiants. Cette séance de travail aura permis à ces différents acteurs du monde universitaire de poser les jalons d’une rentrée académique 2011-2012 apaisée.

Trouver une réponse aux interrogations que sont : A quand la fin de l’année académique 2010-2011 ? La date de la rentrée de l’année académique 2011-2012 ? Les mesures urgentes à prendre pour épargner les étudiants du lot des problèmes qui sont les leurs chaque année académique. Voilà quelques raisons qui ont amené le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesrs), François Abiola a initié une rencontre d’échange avec les acteurs du monde universitaire à divers niveaux ce mardi 20 septembre 2011.

 A ce rendez-vous de donner et de reçevoir, on pouvait voir le deux recteurs des universités de Calavi et de Carakou, les deux directeurs des centres des œuvres universitaires et sociales (COUS), quelques membres du cabinet du Mesrs, les délégués des étudiants, des membres du corps professoral. A bâton rompu, le ministre Abiola et ses partenaires ont exploré pendant plusieurs heures les difficultés qui justifient les perturbations observées dans le déroulement des programmes d’étude prévus au titre de l’année académique 2010-2011.

Les grandes leçons à tirer, les dispositions à prendre de concert avec les responsables d’étudiants afin de circonscrire, non seulement ces difficultés, mais également pour effectuer une rentrée académique 2011-2012 sans problèmes majeurs. A l’entame de cette séance, le Ministre Abiola, après avoir planté le décor a laissé la parole à ses hôtes afin que chacun donne leur point de vue sur le problème. «…Ce retard que connaissent nos universités est dû aux mouvements de grèves observés par les enseignants au cours de l’année académique 2009-2010.

Grèves qui ont fait que les activités académiques de cette année se sont poursuivies jusqu’en 2011 ; donc responsables de cette situation que nous déplorons tous….» a laissé entendre le recteur de l’Université d’Abomey Calavi Norbert Cossi Awanou, premier à intervenir après le ministre Abiola. Il sera soutenu par son collègue Simon Akpona de l’université de Parakou qui renchérit en disant: « L’université de Parakou est dans la même situation surtout avec la Faculté des lettres arts et sciences humaine (Flash) qui a accusé un grand retard….» A travers ces affirmations, ces deux responsables des universités du Bénin ont expliqué à leur ministre de tutelle la cause du retard noté dans le bouclage de l’année académique 2010-2011.

 Des explications fournies par ces responsables, il faut relever qu’à la date de ce jour, seules les premières sessions sont terminées dans la majorité des facultés. La date de la seconde session n’est même pas encore connue. Cette session est encore à l’étape de préparation. Autrement dit, il faut attendre la fin du mois de septembre pour la proclamation des résultats de la première session. Ceux de la fin de l’année vers fin octobre comme l’a su préciser le recteur Awanou de l’Uac. Les représentants des étudiants, quant à eux vont relativiser. Selon ces derniers, le problème est plus préoccupant contrairement aux assurances données par les recteurs.

 A en croire ces derniers, la Faculté de droit et de sciences politiques de l’université d’Abomey Calavi (Fadesp/Uac) n’a encore organisé aucune des deux sessions à la date de ce jour. Idem pour la Faculté de science économique et de gestion de l’université de Parakou (Faseg/ Up) qui a d’énormes difficultés pour l’organisation des compositions. Pour le ministre François Abiola, il faut dans cette situation des propositions concrètes afin de rayer une fois de bon ce retard pour ne pas la reconduire les années à venir.

...avec les recteurs, les représentants des enseignats et des étudiants.

 Pour accompagner le ministre dans cette décision, le recteur Awanou a réitéré devant l’autorité de tutelle, son engagement à respecter strictement la proposition faite de commun accord avec ses collègues pour sécuriser la rentrée prochaine, « …lors des dernières réunions avec les doyens et vice-doyens des différentes facultés, il était retenu que tous les travaux compris compositions, correction des feuilles et proclamations des résultats s’achèvent au plus tard la dernière semaine du mois d’octobre 2011. Ce qui écourte les vacances au profit d’une nouvelle rentrée prévue pour fin novembre 2011…. » A-t-il rappelé. Cette proposition a d’ailleurs recueilli l’assentiment de toute l’assistance.

S’agissant des problèmes relatifs à l’insuffisance des salles et amphis pour contenir les étudiants lors des compositions, le ministre a pris l’engagement de voir son collègue des enseignements secondaires pour la mise à disposition des salles de classes des lycées ou de collèges pendant les période de vacances pour le déroulement des examens. Au total, il faut retenir que les écoles n’ont pas ce problème puisque les cours sont terminés, de même que les résultats qui sont affichés.

Après l’accord de tous les acteurs rassemblés sur les différentes propositions, ils ont unanimement décidé que la fin de l’année académique 2010-2011 soit fixée pour la fin du mois d’octobre 2011 et que, fin novembre 2011, soit la date la nouvelle rentrée académique 2011-2012. Le début du mois de novembre prochain étant retenu pour le démarrage de l’inscription pour les nouveaux étudiants bacheliers.

Yannick SOMALON (Coll.)

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