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Le triomphe de la vérité

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Interview de l’artiste chanteuse béninoise, Dossi: « Monfo est le morceau des maris infidèles »


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Sur rendez-vous arrêté avec son attaché de presse, Edwige Dossi Gbèffè, alias « Dossi » me reçoit à son salon à Atrokpocodji, un quartier de l’arrondissement de Godomey sis dans la commune d’Abomey-Calavi. Du fait de son récent accouchement, l’artiste a préféré rejoindre sa mère pour bénéficier des soins nécessaire. Nos échanges ont tourné autour de son single « Monfo » qui annonce d’ailleurs son troisième album baptisé « Vibrations positives » qu’elle compte lancer vers la fin de cette année. Nous avons également fait une bonne balade dans sa vie privée. Et là d’ailleurs, Dossi a clarifié une vieille histoire d’amour qui l’avait longtemps opposée à la vedette Kèmy. Rassurez-vous ! L’artiste n’a pas manqué de se prononcer sur son morceau « les femmes locataires de mari ». Il s’agit d’une histoire drôle qui va vous faire marrer tout comme le single « Monfo ».

 

L’artiste chanteuse béninoise, Dossi, «Moi je suis l’unique femme de mon homme»

L’Evénement Précis: On vous a très peu remarquée sur la scène musicale cette année. Peut-on savoir à quoi cela est dû ?

Dossi: Je vous dirai qu’il y a d’abord les contraintes de l’accouchement. Autrement dit, mon retrait temporaire de la scène est dû à la période de la maternité que j’ai traversée ces derniers mois. L’autre raison qui explique cela, c’est que j’ai voulu reculer pour mieux sauter.

Si je vous comprends bien, c’est que vous venez de donner la naissance à un bébé.

Exactement.

De quel sexe est-il ?

C’est un garçon que j’ai fait.

A combien de geste êtes-vous déjà ?

(Après un léger sourire, elle répond) : Je ne suis qu’au tout premier geste.

Comment se porte-t-il ?

Il se porte à merveille.

Vous disiez que vous voulez reculer pour mieux sauter. Sur quoi voulez-vous sauter ?

Sur un nouvel album que j’ai déjà commencé à préparer. D’ores et déjà, j’ai mis sur le marché, un single. C’est en fait cela qui annonce cet album, le troisième d’une série.

De quoi parle ce single ?

Il est intitulé « Monfo ».

Expliquez-vous.

C’est l’histoire des pères de famille qui abandonnent leur foyer au profit des jeunes filles du dehors. Cela parle de l’infidélité des hommes. Ces hommes-là ont des maîtresses au dehors. Le plus souvent, dans le portable de ces maîtresses, surtout quand elles ont plusieurs financiers, vous lirez sur le numéro du premier, « Monfo 1 », le deuxième « Monfo 2 », le troisième « Monfo 3 » et ainsi de suite.

Comment avez-vous pu avoir cette inspiration ? Est-ce par expérience personnelle ?

Non, pas du tout. Je pense que c’est une réalité quotidienne sur laquelle j’ai voulu chanter.

Sur votre dernier album, vous avez chanté « femme locataire de mari et femme propriétaire de mari ». C’est un morceau que les mélomanes ont bien apprécié. Que voulez-vous en réalité véhiculer comme message à travers ce morceau ?

L’idée m’est venue du fait que les femmes sont plus nombreuses que les hommes. On dit souvent que nous faisons environ 52% de la population béninoise par exemple. Vous comprenez donc avec moi qu’il n’est pratiquement pas possible à toutes les femmes d’avoir chacune son mari. A travers ce morceau donc, j’exhortais les femmes qui ont eu la chance de se retrouver avec les maris d’autrui, de se dire qu’elles ne sont que des locataires de mari. Par là, je leur demande de ne pas s’accaparer des maris d’autrui, d’accorder à la femme propriétaire donc, c’est-à-dire celle qu’on connait comme légitime épouse de cet homme, la place qu’elle mérite étant donné que par bon cœur, elle a accepté partager son bien-aimé avec ces maîtresses, c’est-à-dire « les locataires de mari ».

Dois-je comprendre donc par là que la polygamie ne vous gène pas ?

Je n’ai jamais dit que la polygamie ne me gène pas. Mais si c’est ce que Dieu a écrit sur toi, tu seras bien obligée de l’accepter.

C’est cette situation que vous vivez ?

Non, pas du tout. Moi je suis l’unique femme de mon homme.

Quelles sont vos actuelles relations avec l’artiste Kèmy ?

(Après d’une minute de réflexion, elle répond) : Kèmy est une consœur à moi. On fait donc le même métier et on se parle correctement. Autrement dit, il n’y a aucun problème entre nous et on s’entend bien. Je crois que ça peut donc aller.

Mais nous avons appris que pour des problèmes de commodités, excusez-moi, pour vous avoir choppé votre homme, vous ne vous parlez presque plus. Ou du moins, vous aviez eu des prises de bec. Est-ce vrai ?

(Stupéfaite de cette curiosité, elle reste silencieuse un moment et répond sans désemparer) : C’est vrai. Je pense que ce sont des trucs de la vie qui ne manquent pas. Mais je dois vous dire que cela ne date pas d’aujourd’hui. C’est vraiment une vieille histoire que Kêmy et moi avons déjà réglée. On s’est déjà compris et actuellement il n’y a plus aucun problème entre nous. Je pense que toutes deux, nous avons déjà atteint un certain niveau de maturité et il y a certaines choses que nous ne devons plus continuer à faire.

Elle a d’ailleurs été à l’accouchement avant moi. Même si on suppose qu’elle n’a pas encore un âge aussi avancé pour comprendre certaines choses, je crois qu’étant donné qu’elle a déjà un enfant, elle peut voir les choses autrement, peut-être même mieux que moi. Je pense donc qu’entre nous, il n’aura plus ces genres de problème. En tout cas, de mon côté, j’en suis convaincue.

Autrement dit, vous avez déjà fait la paix sur ce problème.

Tout à fait. Et cela fait déjà un sacré moment.

A propos de quel homme aviez-vous eu cet incident ?

(Elle sourit longuement puis confie encore avec sourire aux lèvres) : Monsieur le journaliste, ça, je ne pourrai pas vous répondre. Je pense que cela fait partie de notre vie privée. On ferme cette page s’il vous plaît.

Revenons-en à votre single « Monfo » qui annonce votre 3ème album. Peut-on déjà savoir de quoi sera constitué ce chef-d’œuvre en préparation ?

C’est un album qui sera constitué de 12 titres. Comme tendance musicale, il y aura naturellement du « Noudjiou » travaillé, de l’Afro Soul comme je l’avais fait avec l’album « E nan wa djo ». C’est d’ailleurs l’afro soul qui va dominer cet album. Ce ne serait donc pas la tendance Noudjiou qui va dominer cet album parce que les gens m’ont connu avec une tendance et je crois que je continuerai sur ce chemin.

Vous avez affirmé que vous n’auriez pas souhaité que « Noudjiou » domine ce troisième album en préparation. Et pourtant, c’est une tendance qui emballe aujourd’hui et son promoteur est même un Béninois qui mérite d’être soutenu. Pourquoi faites-vous alors cette option ?

C’est justement parce que j’ai reconnu que c’est une tendance qui prend que je ne l’ai pas écartée de mon album en préparation. J’avoue que c’est un rythme que j’aime beaucoup et c’est bien dans le souci de le promouvoir que je l’ai intégré sur mon album. Et sans fausse modestie, si ce rythme a pris aujourd’hui, outre son créateur Willy Mignon, je pense que moi-même j’y ai apporté ma touche. Si j’ai décidé aujourd’hui que l’afro soul va dominer mon troisième album, c’est parce que je vise loin, c’est-à-dire conquérir le monde.

J’ambitionne notamment prendre part aux différents festivals internationaux et la vérité, c’est que je ne pense pas trop que les gens auraient besoin du « Noudjiou » qui est surtout une tendance de show, de la vive ambiance. Je veux bien avoir un nom dans ce que je fais. Parce que pour moi, être un bon artiste ne se limite pas exclusivement au fait qu’on vive de son art.

 Il faudra aussi se donner un nom à travers de grands trophées internationaux. C’est ce que je vise. Alors, lorsque demain, mes enfants me demanderont de leur prouver que j’ai été réellement artiste, je serai capable de leur montrer ces trophées-là. Pour 5 ans de carrière, j’ai déjà pris 4 trophées et je pense que ce n’est pas suffisant.

Quelles sont vos rêves les plus chers pour votre carrière artistique ?

Mon premier rêve, c’est de conquérir d’abord le monde. Aller très loin dans ma carrière, participer avec succès aux grands festivals internationaux, effectuer des tournées d’envergure internationale et pouvoir construire quelque chose de grand pour mon pays qui pourra servir les gens. Ce sont là mes rêves.

Nous tendons vers la fin de l’année. Avez-vous des surprises pour vos fans ?

L’une des surprises, c’est le single « Monfo » qui passe déjà sur les chaînes de radio et de télévision. Si tout va bien, l’album au complet sera lancé vers la fin de l’année. Cet album sera intitulé « Vibrations positives ».

Sous quelle forme Dossi revient-elle sur la scène musicale ?

Ce serait une Dossi bien requinquée. Je le dis parce que certains pensent que puisque j’ai déjà accouché, je ne serai plus en forme sur scène. Je leur dirai que c’est une erreur que de penser cela. La réalité, c’est que ceux qui viennent me voir me demandent toujours si j’ai réellement accouché parce que j’ai gardé intacte ma forme d’entan. C’est vrai que j’ai réellement accouché, mais je ne me suis pas laissé aller à la paresse pour perdre la forme. Je reviens donc mieux qu’avant.

Comme vous le dites, vous êtes bien en forme bien que vous ayez accouché. Avez-vous des secrets à partager avec d’autres femmes ?

(Fière du compliment, elle répond avec modestie) : Cette forme, je la dois avant tout à Dieu Tout-puissant qui m’a créée. De deux, je pense que je ne suis pas fainéante. Ceci étant, aussitôt après mon accouchement, j’ai repris mes différentes activités. En plus de ça, je mange normalement, pour ne pas dire que je suis un régime. Je ne mange pas tout non plus.

Un mot pour conclure cet entretien

Je dirai à mes fans et à tous ceux qui ont cru en moi, merci pour leur soutien. A toute la presse béninoise également, un grand merci. Je n’oublie pas mon attaché de presse qui fait de son mieux pour que ma carrière connaisse la visibilité qu’il faut. Je remercie aussi Willy Mignon et tous ceux qui sont proches de lui pour leur soutien. Un grand merci à ma maman chérie qui fait aussi énormément pour moi. De toute façon, je promets qu’ils ne seront pas déçus de moi.

Entretien réalisé par

Donatien GBAGUIDI

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2 thoughts on “Interview de l’artiste chanteuse béninoise, Dossi: « Monfo est le morceau des maris infidèles »

  1. nala

    Dossi sans te mentis j’aime bien ce que tu fait pour la nation béninoise,et si ce ne t’ai pas que tu t’ai deja marié je vais te prend comme………!

  2. aristide

    Dossi sans te mentis
    j’aime bien ce que tu fait
    pour la nation
    béninoise svp je peux avoir votre numero de telephone

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