.
.

Le triomphe de la vérité

.

Championnat national de football:Didier Aplogan a la clé de la reprise de la compétition


Vues : 1

Le ministre des Sports, Didier Aplogan

Depuis qu’il a été nommé à la tête du département des sports, l’actuel ministre a du mal à poser des actes forts en direction du football béninois. Didier Aplogan attend en vain une décision du Tas avant de poser son empreinte sur le sport roi béninois. Il est temps qu’il clarifie les milliers de chômeurs du fait de la crise à propos de la légitimité du conseil de gestion chargé d’organiser le championnat national.

« Il y a deux fédérations », l’a reconnu Didier Aplogan lors de l’une de ses nombreuses sorties. Ce qui signifie qu’il y a deux conseils de gestion de la ligue de football professionnel au Bénin. Si ce n’est pas le cas, c’est l’impression que donne le ministre des sports. Ceci est d’autant plus évident que l’homme a du mal à reconnaitre tel ou tel ligue. Il a clairement signifié que le Tas (Tribunal arbitral du sport) est attendu pour situer les uns et les autres.

Ce qui signifie que tant que le Tas ne va pas donner son verdict, le football à l’interne sera toujours dans la léthargie. C’est d’ailleurs ce à quoi les férus du cuir rond qui ont repris l’habitude des stades assistent ces derniers temps. Tout le monde attendait que le Tas statue ce vendredi 29 juillet 2011. Aux dernières nouvelles, ce n’est que le 03 septembre que la sentence va tomber. Là encore, rien n’est sûr. Le juge en charge du dossier béninois peut reporter la délibération à plus tard. On sera toujours là à attendre la décision qui peut-être ne viendra pas de sitôt. Pourtant le Bénin est un pays libre et souveraine qui a fêté 51 ans d’existence cette semaine.

Il faut tenir compte des textes pour statuer et libérer la jeunesse béninoise au lieu de continuer à se cacher derrière une décision qui n’est pas pour demain. Le ministre de la jeunesse, des sports et des loisirs doit se départir des clivages ou des copinages pour offrir à la jeunesse béninoise sa sensation. Actuellement, il y a deux conseils de gestion qui rivalisent pour la légitimité. En effet, depuis la naissance de la ligue professionnelle, le comité exécutif de la fédération a mis sur pied un conseil de gestion qui est une structure officielle et indépendante qui gère le football professionnel.

 En pleine crise, pendant que 12 des 15 membres du bureau exécutif démissionnaient, Anjorin nomme un nouveau président de la ligue en la personne de Valère Glèlè. Alors que la convention entre la fédération béninoise de football et la ligue de football professionnel du Bénin, signée le 1er octobre 2009 entre l’ex-président de la ligue Sébastien Ajavon et le président Moucharafou Ajavon, stipule en son article 24 que « la durée de la présente convention est fixée à quatre saisons à compter du 1er octobre 2009.

Dans la saison qui précède son terme, la FBF et la LFPB se rencontrent pour discuter de son renouvellement qui ne peut se faire par tacite reconduction. » Didier Aplogan a les éléments juridiques nécessaires dans la convention pour donner raison à qui de droit que d’attendre la décision du Tas avant de sortir des milliers de footballeurs béninois des griffes du chômage.

Depuis qu’il est arrivé, la situation s’envenime mais il attend toujours la décision du Tas alors que ce n’est pas l’Etat béninois qui a saisi la haute juridiction sportive. Il y a mieux à faire pour aider le Chef de l’Etat qui lutte contre la pauvreté depuis plus de cinq ans.

José Mathias COMBOU

Reviews

  • Total Score 0%



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

You cannot copy content of this page