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Paralysie des activités des transporteurs de marchandises à la frontière bénino-togolaise:Graves menaces sur les recettes douanières à Hilacodji


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La ministre de l’Economie et des Finances, Adidjatou Mathys

Depuis plus d’une semaine, les transporteurs de marchandises béninois du Togo vers le Bénin n’exercent plus. Leur activité est complètement gelée à la suite d’une réforme de contrôle des valeurs de marchandises opérée par la société Bénin Contrôl.

La douane béninoise à la frontière d’Hilacodji n’enregistre quasiment plus de recettes sur la ligne créditée par les « Transporteurs» de marchandises en provenance des marchés de Lomé vers la ville de Cotonou. C’est en réaction à une réforme mise en vigueur ce lundi 25 juillet 2011 relative au contrôle des valeurs des marchandises instaurée par l’Etat et exécutée par la société Bénin Contrôle, que les Transporteurs ont mis en sursis leur trafic par cette frontière.

Et pourtant, cette activité qui embrasse plusieurs dizaines d’opérateurs et embauchent une centaine de Conducteurs de véhicules fait engranger dans les caisses de l’Etat une centaine de millions toutes les semaines. Depuis, la mise en application des mesures de cette réforme, des dizaines de véhicules en destination de Cotonou ont été purement garés à la frontière. Pour ces Transporteurs, outre le fait que la mise en œuvre des nouvelles mesures de contrôle révèle une surévaluation de leurs marchandises en multipliant par six l’ancien taux appliqué, il n’y a eu aucune démarche de l’administration ou de la nouvelle société exécutrice de les associer au processus de réforme.

 Selon le Porte-parole des Transporteurs M. Tadjou Gafarou, « la nouvelle nous est tombée comme un coup sur la tête ce lundi sans qu’on nous en a informé alors que nous avons pris d’autres engagements auprès de nos clients en démarrant de Lomé ». « Nous ne sommes pas contre les réformes mais il faut qu’on associe les acteurs concernés », conseille-t-il. Par contre, pour les agents de Bénin Control, la nouvelle procédure de contrôle des valeurs se basent sur une évaluation des prix réels des marchandises sur le marché. Ce que dénoncent les Transporteurs qui jugent cette évaluation d’approximative et aléatoire.

« En fonction de quoi une évaluation peut porter les valeurs d’une marchandise que nous dédouanons à 500.000 Fcfa à 3.millions », s’insurge M. Tadjou Gafarou. Pour le Porte-parole de Transporteurs, la situation à la frontière de Hilacodji est assez critique et pose de sérieux problèmes pour les recettes budgétaires prévues par l’Etat pour cette frontière.

 Il estime par ailleurs qu’avec la brutalité de cette réforme qui impose aux Transporteurs le renoncement de leur activité professionnelle, ce sont des citoyens béninois qu’on affecte au chômage. Pour ce faire, tout en restant ferme sur leur position de surseoir à tout trafic via la frontière de Hilacodji, les Transporteurs préconisent un dénouement prompt et heureux pour les parties.

« nous suggérons que l’Etat reconsidère les choses en permettant aux Transporteurs qui ont leur marchandises bloquées à la frontière depuis plus d’une semaine de faire leur passage sous l’ancien taux avant que nous nous asseyons pour apprécier les réformes envisagées par l’Etat », préconise Tadjou Gafarou.

De toutes les façons, les marchandises sont pour l’instant bloquées à la frontière de Hilacodji et le manque à gagner pour l’Etat se compte par dizaine de millions par semaine.

Benjamin Sèmèvo

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