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Le triomphe de la vérité

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Déclaration de Bio Tchané lors de ses emplettes à la foire de l’indépendance à Natitingou:« Les entrepreneurs béninois ont besoin d’être encadrés »


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Abdoulaye Bio Tchané sur le stand du FNPEEJ devant la directrice du Fonds Rébecca Dossou-Gbété

A la suite de sa participation aux cérémonies officielles du 1er Août, le Président Abdoulaye Bio Tchané a fait un tour à la foire de l’indépendance non seulement pour y admirer les merveilles de la création béninoises, mais également pour effectuer des achats. De stand en stand, l’ancien Président de la BOAD s’est donné le temps de toucher du doigt le génie du peuple béninois qui s’est exprimé à travers les marchandises exposées.

Il en est ainsi au stand des produits SIAG, produits phytosanitaires fabriqués au Bénin par la société TPLSA. Ce sont par exemple, les pommades d’ail mentholé guérissant les furoncles et d’autres affections cutanées, l’élixir d’aloès, le Beta qui traite le diabète ainsi que l’Apal qui traite le paludisme. Au stand du Fonds national de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (FNPEEJ), Abdoulaye Bio Tchané a pu voir comment les jeunes s’activent pour promouvoir les produits Made in Bénin.

C’est la directrice du Fonds, Rébecca Dossou-Gbété en personne qui l’a accueilli en compagnie de la grande chancelière, Osséni Koubourath. Elle lui a présenté les produits agro-alimentaires notamment les jus de fruits, les pâtes alimentaires et autres cosmétiques issus des entreprises financées par le FNPEEJ. Ce qui a retenu l’attention de Bio Tchané, ce sont les chemises des stylistes réalisés avec un art consommé. Plus loin, sur le stand de la société Pépite d’Or, ce sont les farines enrichies qui ont attiré l’attention de la délégation.

 Ces produits déjà disponibles dans les grandes surfaces comme dans les pharmacies de notre pays, ont de grandes capacités nutritives pour la famille, notamment les enfants, les personnes âgées et les malades. Mais la foir de l’indépendance a une vocation sous-régionale. Les exposants burkinabè ont présenté leurs réalisations au Président Bio Tchané. Ce sont par exemple, les mangues séchées au four exposées par le ministère burkinabè de l’industrie et du commerce pour montrer les capacités de conservation qui font encore défaut dans la chaîne de production en Afrique.

Sur tous ces stands, Abdoulaye Bio Tchané a prodigué encouragements et félicitations. Il n’a pas manqué de faire lui-même ses emplettes, discutant ferme sur la qualité des produits, leur composition et leur coût. A la fin de ce périple commercial, il a estimé que la foire de l’indépendance est la preuve tangible du génie créateur du peuple béninois. « Nous devons soutenir et encourager ces entreprises pour qu’elles puissent performer non seulement au niveau national mais aussi international, » a-t-il indiqué. Voici l’intégralité de ses propos à la fin de la visite.

Olivier ALLOCHEME

 

                                    Propos de Abdoulaye Bio Tchané

                    « Les entrepreneurs béninois ont besoin d’être encadrés »

J’ai des impressions un peu partagées. D’abord, je suis fier que beaucoup de Béninois entreprennent et ce n’est pas une découverte pour moi car je le savais. A cet effet, ils ont besoin d’être encadrés pour aller plus loin parce que vous savez, aujourd’hui, nous sommes vraiment dans une économie globale et si quelqu’un vous dit le contraire, il vous trompe.

Nous devons à présent nous mettre en compétition. Nous sommes en compétition et notre économie est également en compétition avec l’économie vietnamienne, de Costa-Rica et d’autres économies encore dans le reste du monde. Donc nous devons soutenir et encourager ces entreprises pour qu’elles puissent performer non seulement au niveau national en conquérant des parts de marché ici, même si notre marché est petit, mais aussi dans l’environnement sous-régional, au Nigéria par exemple, et aller plus loin à l’international. Et là, je vois qu’il y a vraiment de la marge quand je visite les différents stands.

Entreprendre ce n’est pas seulement prendre et aller vendre comme on le fait pour les fruits et légumes. C’est aussi transformer ces matières premières-là, et créer ainsi de la valeur ajoutée. Par exemple, nous faisons des fibres de coton que nous vendons mais qui n’ont pas beaucoup de valeur ajoutée. Mais on peut aller plus loin jusqu’au textile et là en ce moment on a créé un peu plus de valeur ajoutée. C’est la même chose qu’il faut pour les fruits et légumes que nous pouvons transformer et exporter et même vendre localement en compétition avec ce que d’autres importent par exemple.

Et donc ce que je dis, c’est que ce n’est pas facile de réussir, c’est pourquoi je disais qu’il faut vraiment les encourager parce qu’ils font déjà un pas en disant qu’ils vont entreprendre. Ils ne veulent pas attendre pour être employés ou fonctionnaires du gouvernement. C’est donc le moment de pousser ces gens à aller plus loin car derrière la réussite de chacune de ces personnes, il y a aussi l’envie de milliers d’autres d’entreprendre. Ce n’est pas un miracle, car c’est là où se trouvent les emplois.

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