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Le triomphe de la vérité

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Négociation Gouvernement et Syndicats et paralysie de l’administration publique :Syndicalistes et ministres se séparent à queue-de-poisson, la grève relancée dès ce jour


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La séance de négociation initiée par le gouvernement dans la crise sociale actuelle se poursuit. C’est du moins ce qu’on peut retenir des propos du 1er ministre, Pascal Irénée Koupaki au terme de la séance du samedi 02 juillet dernier.

Ainsi après deux jours de rudes échanges, les deux parties n’ont pas pu trouver un terrain d’entente sur le contenu à donner aux deux propositions qui ont fait objet de débat afin de relancer l’administration publique en agonie depuis plus d’un mois. Il s’agit en effet, de l’évaluation du relevé querellé, objet de beaucoup de soulèvements de la part de la Cosynap et de la Fesyntra-Finances et ensuite des perspectives.

Mise sur pied d’un comité d’étude des propositions

La première journée qui a duré de 09 heures à 16 heures soit 07 heures de temps a pris fin par la mise sur pied d’un comité restreint composé uniquement des syndicalistes. Il a eu pour mission d’analyser les différentes propositions faites par le gouvernement. A en croire Aubin Adoukonou à leur sortie de séance ce vendredi, il faut retenir un début très difficile parce que les trois (03) points qui font objet du mouvement sont en train d’être occultés.

Pour lui, une chose est de mettre sur pied le comité et l’autre est de respecter les décisions issues de ce comité. Toutefois dans l’optique de ne pas dénaturaliser le travail qui se fait, les centrales, confédérations et syndicats ont souhaité attendre la fin des négociations. Et pour cause, ils veulent voir si le gouvernement est de bonne foi pour favoriser une sortie de crise. Par ailleurs selon le point fait, le 1er ministre, Pascal Irénée Koupaki toutes les centrales et confédérations syndicales sont dans la dynamique d’une sortie de crise.

Pour ce faire, des pistes ont été tracées en matière de réflexion pour une fin de crise. « On s’est posé des questions et mutuellement on a essayé de trouver des éléments de réponses » a précisé le 1er ministre. C’est d’ailleurs ce qui a encouragé et motivé le gouvernement à mettre en place le comité d’analyse qui a 24 heures pour déposer son rapport.

Ce samedi 02 juillet à 16 heures comme prévu, les travaux ont encore vivement repris. Mais malgré la disponibilité des secrétaires généraux dont le 1er ministre a fait cas le premier jour des négociations, le consensus ne sera pas trouvé sur le contenu des différents points confiés au comité. Car pour Pascal Irenée Koupaki, la question est de savoir comment faire pour satisfaire les uns et les autres tout en n’oubliant pas les besoins de développement pour construire l’avenir du Bénin.

Donc le dialogue reste indispensable entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Le refus des syndicalistes de continuer les échanges a conduit le 1er ministre à demander un nouveau report au mardi prochain. En clair, les travaux n’ont pas pu permettre aux travailleurs de souffler un ouf de soulagement face à leurs revendications.

Emmanuel GBETO

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