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Le triomphe de la vérité

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Contrôle des cinq commissions permanentes par la mouvance et trahison de la RB:La mouvance et l’opposition s’entrechoquent sur le dossier


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L’élection des bureaux des cinq commissions permanentes de l’Assemblée Nationale suscite et continue de susciter des remous au sein de la classe politique et surtout au sein des députés à l’assemblée nationale. Comme ce fut le cas après l’élection des membres du bureau de la 6ème législature, cette élection des bureaux des cinq commissions permanentes fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Si pour les députés de la mouvance, les choses se sont passées dans la légalité et la transparence totale, il n’en est pas ainsi selon leurs collègues de l’opposition réunis au sein du groupe parlementaire union fait la nation. Pour ces derniers, il y a violation des dispositions légales et et une volonté d’exclure systématiquement l’opposition. Déjà, ils projettent saisir la cour constitutionnelle pour demander l’invalidation de ces élections.

Par ailleurs ils disent ne pas reconnaitre l’élection de quelques membres de la renaissance du Bénin à différents postes au sein des bureaux et considèrent cela comme une trahison. Les explications des députés Antoine Kolawolé Idji président du groupe parlementaire Union fait la Nation et celles de Sacca Lafia vice président de la commission des lois expriment le mieux cette divergence des points de vue.

 

Antoine Kolawolé Idji dénonce

Antoine Kolawolé Idji

L’Evènement Précis

: président kolawolé Idji, quelle lecture faites-vous de l’élection des bureaux des cinq commissions permanentes de l’assemblée nationale ?

Antoine Kolawolé Idji: Depuis ce matin, nous avons tenté de faire en sorte que nous mettions en place et de façon consensuelle, les bureaux des commissions. De ce fait le groupe parlementaire l’Union fait la Nation a tout tenté avec le président de l’Assemblée, et les cinq autres groupes parlementaires afin que ces élections se déroulent bien et pour que le parlement de la 6ème législature démarre bien et que nous puissions dans un esprit consensuel, dans le respect de la démocratie, dans le respect du règlement intérieur tel que précisé par la cour constitutionnelle dans ses diverses décisions.

Les discussions ont duré toute la journée jusqu’à maintenant, puisque le vote vient juste de démarrer. A l’issue des discussions, nous avons constaté une volonté absolument farouche de la part de la majorité parlementaire d’exclure l’opposition et c’est ce qui est entrain d’etre fait.

 Pour cette raison, les membres du groupe parlementaire l’Union fait la Nation que nous sommes, avions décidé de ne pas nous associer à cette mascarade, et de laisser les Fcbe et leurs alliés poursuivre leurs opérations inégales que la cour constitutionnelle cassera j’en suis sûr, parce que ce qui est entrain d’etre fait là, est contraire au règlement intérieur, est contraire à toutes les décisions de la cour constitutionnelle.

Tout à l’heure, lors de l’élection au niveau de la commission de l’éducation, nous avons appris que votre collègue Epiphane Quenum a eu comme challenger le député Atao Hinnouho tous deux de l’alliance l’union fait la nation, cela parait curieux quand même ?

L’union fait la nation n’a qu’un seul groupe parlementaire, c’est celui que je préside. Je ne m’occupe pas des autres groupes parlementaires sauf à discuter avec eux. Ce que le groupe parlementaire Nation et Développement a fait, ne relève que de l’autorité de ce groupe là. Bien entendu, j’ai travaillé dans la commission des lois.

Mon collègue Charlemagne Honfo a également présenté sa candidature. Nous avons tous été battus parce que la majorité a décidé nous exclure de toutes les présidences et de tous les postes importants des commissions. Mon collègue Charlemagne a eu 4 voix et madame Aholou Keke en a eu 8, c’est donc un score sans appel bien.

Voulez-vous dire qu’entre vous et le groupe parlementaire Nation et Développement constitué uniquement des députés de la Rb que le divorce est prononcé ?

Pourquoi, parlez-vous de groupe parlementaire, jusqu’ici nous venons d’établir les groupes parlementaires, il n y a pas eu ni de mariage ni de fiançailles. Les groupes discutent entre eux et moi je parle au nom du groupe parlementaire l’Union fait la Nation. Pour ce qui concerne le groupe parlementaire Nation et Développement, référez vous aux responsables de ce groupe là.

Par rapport à ce comportement de ce groupe parlementaire, les gens reprochent par exemple à d’autres alliés de l’Union fait la Nation qui avait fait leur entrée au gouvernement de l’avoir fait en son temps et pourquoi on leur reproche aujourd’hui d’aller soutenir le gouvernement ?

Vous m’amenez sur un terrain ou je ne veux pas aller. Nous sommes entrain de parler de la mise sur pieds des bureaux des commissions permanentes de l’Assemblée Nationale, nous ne sommes pas entrain de parler de l’entrée ou non de quelqu’un dans le gouvernement. Je vous fais simplement remarquer que le groupe parlementaire de l’Union fait la Nation n’a aucun représentant dans le gouvernement. Il n’a aucun représentant dans le bureau de l’Assemblée Nationale, il n’a aucun représentant dans les bureaux des cinq commissions permanentes, voilà ce que je peux vous dire.

Combien êtes-vous dans la minorité parlementaire ?

Mon groupe compte 21 membres

Voulez-vous dire que vous n’êtes qu’un seul groupe parlementaire de la minorité ?

Cela me parait très clair, parce que, que vouliez-vous que je vous dise, il y a quelqu’un qui est membre du bureau de l’assemblée nationale, un autre membre du gouvernement, je ne suis pas à ce nouveau là. Au niveau où je suis, nous sommes 21 et nous sommes un seul groupe.

Sacca Lafia explique

Sacca Lafia

L’Evènement Précis

: Après avoir passé quelques années au gouvernement, vous retrouvez encore le parlement. Quelles sont les sentiments qui vous animent et quelle lecture faites-vous de l’élection des bureaux des cinq commissions permanentes du parlement qui vient d’être opérée ?

Sacca Lafia: J’ai promis revenir au parlement. Aller au gouvernement, c’est pour acquérir d’autres expériences. Nous venons de finir la mise en place des cinq commissions et après tractations, la majorité présidentielle a concédé à l’opposition une présidence de commission, un poste de rapporteur et cinq postes de secrétaires, cela fait sept postes sur les vingt cinq postes à occuper.

Nous avions constaté que c’est le groupe parlementaire nation et développement qui a pris le poste de la présidence de la commission C4. L’union fait la nation n’a pas voulu occuper les postes que nous avons concédés. De l’autre côté et de façon unanime, après le vote de poste de président, ils ont quitté, ils ont préféré la politique de la chaise vide.

Mais à leur place, je n’allais pas faire ça. C’est leur choix et je le respecte. Je pense que cela ne gênerait en rien le fonctionnement de ces commissions, puisque j’ai fait un tour d’horizon et dans chaque bureau de commission, il y a un groupe parlementaire. Donc, c’est réparti de telle manière que chaque groupe parlementaire est présent dans les cinq bureaux. C’est quelques rares fois que deux membres d’un même groupe parlementaire ont occupé des postes au sein des bureaux de commission.

La répartition est suffisamment judicieuse et bien faite et à priori ça doit pouvoir bien fonctionner. Tous les groupes parlementaires sont présents, et je pense que cela augure d’une bonne mandature qui vraiment je l’espère sera plus progressiste que celle qui vient de passer.

Les membres de l’union fait la nation ne sont pas négligeables, avec cette politique, si vous n’arrivez pas à les ramener un peu à vous, est-ce que la refondation tant prônée pourra marcher ?

Je suis persuadé que ce n’est qu’un acte de méfiance qu’ils ont posé et qu’ils vont revenir à de meilleurs sentiments. Je pense que sept postes sur vingt cinq, c’est le meilleur qu’on puisse faire.

Ensuite, on a beaucoup de nouveaux députés jeunes dont on a voulu qu’ils acquièrent un peu d’expérience en notre sein. L’autre chose, c’est qu’on n’a pas fini de distribuer les postes, il reste encore la désignation dans les parlements régionaux et tout compte fait, on tiendra compte de leur présence pour leur attribuer ce que leur portion leur permet d’occuper.

Propos recueillis par

Hugues E. PATINVOH

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