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Le triomphe de la vérité

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Cafouillage au sein de l’encadrement technique des Ecureuils: Nobilo abandonne le Onze national pour la DTN de la Côte d’Ivoire


Après la victoire sur les Amavoubis du Rwanda, tout le monde voyait  le Bénin reparti sur de nouveaux hospices. Hélas ! Le patron du navire abandonne sa troupe à un moment fatidique. Le Français estime que les termes de son contrat n’ont pas été respectés.

Le mariage entre la sélection nationale du Bénin et le Français Jean-Marc Nobilo n’a connu qu’une courte durée. Trois mois après son arrivée à la tête des Ecureuils, il repart sur la pointe des pieds. Il part avec un résultat positif pendant ce court séjour. Il obtenu avec le Onze national un nul le 05 septembre dernier face au Burundi au stade de l’Amitié de Kouhounou (1-1)  lors de la première journée des éliminatoires de la Can 2012 et lors de la 2ème journée cette victoire historique de 3-0 le 09 octobre 2010 face au Rwanda à Kigali. Le désormais ex-sélectionneur du Bénin a démissionné de la tête du Onze national au moment où personne ne s’y attendait. Selon les informations qui sont parvenues, la discorde est née du non respect des termes du contrat qui doit lier le technicien français au football béninois. Il a fustigé l’attitude des dirigeants de la fédération béninoise de football qui l’aurait trahi. Il l’a fait remarquer à travers une correspondance confidentielle qu’il a envoyée au ministère de la jeunesse, des sports et des loisirs. Il dit n’avoir pas de bureau jusque là et que son contrat aurait pris trop de temps avant qu’on lui propose de le parapher. Il a jeté l’éponge dans la journée d’hier. C’est un éternel recommencement pour le football béninois qui a commencé par se refaire une nouvelle santé depuis sa victoire sur le Rwanda le 09 octobre dernier à Kigali. Le sélectionneur qui claque la porte actuellement a même publié une liste de 27 joueurs qui devraient entrer en stage bloqué depuis hier pour le compte de la préparation de la 4ème édition tournoi de l’Uémoa à Niamey dès ce 07 novembre. C’est un coup terrible qui frappe depuis hier le football béninois. Il faudra se concentrer et choisir un nouvel entraineur et éviter de reprendre les mêmes erreurs qui ont poussé le Français à la porte.  

Jean-Marc Nobilo quitte ses fonctions de sélectionneur du Bénin

Jean-Marc Nobilo quitte ses fonctions de sélectionneur du Bénin trois mois seulement après son arrivée. L’entraîneur français invoque l’absence d’un contrat de travail au micro de RFI. Il laisse donc les Ecureuils avant une double confrontation avec la Côte d’Ivoire en éliminatoires de la CAN 2012. Entretien.

Jean-Marc Nobilo, confirmez-vous votre démission du poste de sélectionneur de l’équipe du Bénin ?
C’est un départ, pas une démission. Pour démissionner, il faut avoir un contrat de travail. La Fédération et le Ministère ne m’en ont pas fait signer alors que j’ai commencé mon travail avec l’équipe A, le 3 août dernier. Je me suis aussi investi auprès des locaux et des moins de 23 ans pour préparer le tournoi de l’UEMOA qui doit avoir lieu au Niger. C’est avec beaucoup de déception que je quitte cette fonction, mais l’ensemble des conditions prévues au départ n’ont pas été réunies. De plus, trop peu de moyens ont été mis à ma disposition pour préparer le Bénin en vue de la CAN 2012.

Avez-vous tenté d’améliorer la situation en discutant avec les autorités béninoises compétentes ?
Bien sûr ! Après la victoire 3-0 au Rwanda, j’avais expliqué à mes dirigeants, à M. le Ministre, M. le Président de la Fédération et M. le Président de la Ligue professionnelle, qu’on ne pouvait pas continuer comme ça, que j’allais rentrer en France. Et on m’avait donné des garanties par téléphone. Pour vous donner un exemple, ça fait trois mois que je réclame un bureau pour travailler. C’est une demande basique pourtant… Quand je suis revenu au Bénin, la semaine dernière, pour préparer l’UEMOA, on m’a fait une proposition de contrat qui n’avait rien à voir avec ce qui était prévu en juin/juillet. A partir du moment où les gens vous montrent aussi peu de respect et de considération, ça ne sert à rien d’insister.

Par contre, cette situation me désole parce que le Bénin est toujours en course pour la qualification en CAN 2012. Ce 3-0 au Rwanda nous place en bonne position. J’ai intégré au groupe huit joueurs de 19 à 21 ans, conformément à ce qu’on m’avait demandé pour promouvoir les locaux. J’ai rencontré des joueurs de grande qualité comme Stéphane Sessegnon, Khaled Adénon, Romuald Bocco et Damien Chrysostome. C’est vraiment dommage, car je tenais à avoir une expérience avec une sélection A africaine. Mais c’est ainsi et il va falloir se remettre sur le marché de l’emploi en Europe. Au mois de novembre, ce n’est pas évident de trouver un banc.

A quels niveaux, les manquements étaient les plus flagrants ?
Je n’ai eu aucun match amical pour préparer la rencontre face au Burundi. J’ai tenté d’organiser une rencontre le 17 novembre. Ça me semblait important de réunir les joueurs avant la double confrontation contre la Côte d’Ivoire (4e et 5e journées des éliminatoires de la CAN 2012, les 25-27 mars et 3-5 juin, Ndlr). J’avais demandé à ce qu’on joue contre le Sénégal ou le Mali pour avoir des adversaires très costauds. Au Bénin, on veut des résultats sans donner un minimum de moyens.

Avez-vous été payé tout de même ?
Oui, par le Président de la Ligue professionnelle. Il a avancé mon salaire sur ses deniers personnels. Je regrette cette situation. J’avais déjà des expériences à l’étranger : au Liban, aux Emirats arabes unis, à Maurice, à la Réunion même si c’est un département français. J’étais très motivé pour faire de la formation de jeunes joueurs et de cadres avec le Bénin.

Tous propos recueillis par Eric Mamruth.

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