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Le triomphe de la vérité

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Evaluation de la corruption par les experts des Nations Unies dès le 02 janvier prochain : Jean-Baptiste Elias plaide pour le vote de la loi anti-corruption dans l’urgence


Le Président du Front des organisations de lutte contre la corruption (Fonac), Jean-Baptiste Elias était l’invité de l’émission « Questions d’actualité » hier sur la chaîne privée, Golf Tv. Comme toujours, l’homme a étalé au peuple béninois, les cas de corruption décelés dans le pays.  Mais avant d’en arriver là, Jean-Baptiste Elias s’est d’abord prononcé sur la Mission d’évaluation de l’état de la corruption au Bénin qui sera exécutée par les Experts des Nations-Unies dans le cadre de la signature par l’Etat béninois, de la Convention de cette institution pour enrayer la corruption du continent. A ce sujet précisément, Jean-Baptiste Elias craint une « Honte nationale » et évoque les raisons de ses inquiétudes.

Selon ses explications, en dépit des nombreuses démarches menées par le Fonac  tant auprès du Chef de l’Etat, des Ministres de l’économie et des  Finances, de la justice que du Président de l’Assemblée nationale, rien n’est fait jusqu’à ce jour pour  le vote de la loi sur la corruption, élément fondamental qui permettra aux Experts des Nations-Unies d’apprécier l’état de ce phénomène dans notre pays. Et pourtant, toutes ces autorités, de l’avis de Jean-Baptiste Elias ont donné de fermes assurances aux responsables du Fonac de ce que les diligences nécessaires seraient faites  pour que la loi soit votée, même en procédure d’urgence.  Sans déduire du comportement de ces différentes personnalités étatiques rencontrées dans le but de mettre à disposition du Bénin, cet instrument pouvant aider à réduire sensiblement la corruption dans notre pays, un manque de volonté, Jean-Baptiste Elias y voit plutôt un certain oubli de leurs engagements en la matière. Profitant donc de cette tribune de Golf Télévision hier, il a une fois de plus invité le Chef de l’Etat et les parlementaires à se saisir le plus rapidement possible du dossier afin de voter en procédure d’urgence, ce projet de loi déposé sur la table du Parlement il y a bien des années. Au cas contraire, le Président du Fonac  prévient d’une « honte nationale » qui traînera à coup sûr le Bénin dans la boue lorsque les Experts des Nations Unies se rendront dans notre pays dès le 02 janvier prochain pour procéder à l’évaluation de l’état de la corruption au plan national.

Des établissements publics et privés au cœur de la corruption demasqués

Le second volet de l’intervention du Président du Fonac hier est lié à l’investigation menée par son institution sur les cas de corruption en milieu scolaire. Quatre collèges d’enseignement général ont été épinglés dans des dossiers de faux. Il s’agit selon les révélations de Jean-Baptiste Elias, des Ceg Sègbèya, Sourou Léré, Akpakpa Centre et le Littoral. Ces différents collèges, de part le biais de leurs responsables usent du faux pour faire inscrire en complicité avec certains établissements privés, des élèves disqualifiés pour poursuivre leurs études soit du fait de leurs comportements, soit du fait de leur insuffisance de moyenne. Selon les explications données par  Jean-Baptiste Elias, des cas de falsifications de notes ou de certificats sont relevés dans ces différents collèges épinglés. Entre autres, on note parfois par exemple que des élèves ayant redoublé plusieurs fois dans une même classe et donc renvoyés, sont aidés par leurs parents par les services de certains établissements privés qui falsifient tout simplement leurs bulletins de note et mentionnent que les mêmes qui ont fait preuve d’insuffisance  intellectuelle notoire ont eu les meilleures notes au sein de leur établissement. Du coup, en complicité avec les directeurs des collèges d’origine de ces élèves renvoyés, ceux-ci les admettent de nouveau et ils y suivent les cours comme des élèves n’ayant jamais fréquenté au sein de cet établissement. Cet état de chose qui met clairement en cause la qualité des futurs cadres de notre  pays relève de l’avis de Jean-Baptiste Elias, des cas probants de corruption en milieu scolaire qu’il urge de dénoncer et de sanctionner pour y mettre rapidement fin. Il a d’ailleurs affirmé que près de 500 cas ont été décelés dans ces différents collèges, toute chose qu’il rassure bientôt soumettre à l’appréciation des membres de son institution pour les suites à donner.

 Donatien GBAGUIDI

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