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Le triomphe de la vérité

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Polémique et soupçon dans le scandale de placement d’argent : Koupaki rejette toute accointance avec les responsables de Icc-Service


Le ministre d’Etat chargé de la Prospective et du développement, de l’élaboration des politiques publiques et de la coordination de l’action gouvernementale, Pascal Irenée Koupaki livre enfin les premiers résultats du comité de crise qu’il préside dans le cadre du dossier  Icc-Services et consorts qui alimente actuellement l’actualité nationale. C’était à travers une sortie médiatique dans laquelle l’homme a tenu le langage  de la vérité dans ce dossier qui trouble le sommeil à des milliers de Béninois qui ont vu leur épargne s’évaporer dans cette vaste escroquerie organisée par Tégbénou et sa bande. Selon les explications du ministre d’Etat, les épargnants devront désormais comprendre qu’un ordre de priorité sera respecté dans le remboursement  des fonds à eux escroqués. Ainsi, selon Irenée Koupaki, la priorité sera surtout donnée aux victimes d’Icc-Services et consorts qui n’ont encore reçu aucun intérêt après le dépôt de leurs fonds dans les structures illégales de placement d’argent. Mais avant de présenter plus amplement les résultats de son comité de crise, le Ministre d’Etat s’est d’abord résolu à éclairer la lanterne de ceux qui soupçonnent des accointances entre lui et certains responsables d’Icc-Services avant l’éclatement de l’affaire. « Je n’ai jamais eu connaissance de l’existence de cette affaire avant le 19 mai 2010, date à laquelle le dossier a été porté au Conseil des Ministres », a répondu le coordonnateur de l’action gouvernementale pour ainsi disculper sa responsabilité quant à ceux qui soupçonnent son implication dans l’affaire. Certains ont même établi sa responsabilité quant à une supposée  légèreté professionnelle dont il se serait rendu coupable tout en laissant  les structures de placement opérer leurs activités en toute illégalité alors qu’il était habileté à donner l’alerte dans le temps en tant que ministre des finances. Faux rétorquera le ministre Koupaki qui donne des précisions édifiantes sur ce point. « C’est vrai que les structures illégales de placement d’argent ont commencé par opérer quand j’étais ministre de l’économie et des finances. Mais je voudrais rappeler que non seulement le gouvernement n’était pas informé de cette activité, mais moi, en tant que Ministre de l’économie et des finances, je n’étais pas habileté à agir. Cela relevait du domaine du ministère de la micro-finance », a expliqué le ministre d’Etat sans tenir responsable son homologue de la micro-finance de l’époque. Car « Les structures illégales  de placement d’argent n’avaient jamais déclaré au départ qu’elles mèneraient cette activité. Elles ont été plutôt enregistrées sous la loi 1901 en tant qu’Organisation non gouvernementale », s’est justifié le ministre d’Etat, Pascal Irenée Koupaki avant de donner les premiers résultats escomptés par le comité de crise mis en place par le gouvernement qu’il préside.

 La première moisson du comité de crise du gouvernement

A la date d’aujourd’hui, une petite idée se dessine sur le nombre exact des structures illégales de placement d’argent qui opèrent au Bénin. Selon les chiffres avancés par le ministre Koupaki lors de sa sortie médiatique, 53 sociétés illégales ont été recensées sur les 70 soupçonnées. Parmi elles, 17 ont pu fournir les informations utiles exigées d’elles par le gouvernement pour assurer l’épargne des déposants, leurs clients. 52.000 déposants contre 124.000 contrats sont recensés à la date du mercredi 28 juillet 2010 dernier. Le montant de ces contrats s’élève à la bagatelle somme de 70.000.000.000Fcfa contre un taux d’intérêts de 20.000.000.000Fcfa remboursés aux épargnants. A cela, comme l’a reprécisé le ministre, il faut ajouter la  centaine de véhicules de luxe saisie, les parcelles des responsables d’Icc-services et consorts récupérées et les nombreux immeubles identifiés qui font actuellement objet de saisies conservatoires. Cet assemblage de biens soulève sans nul doute donc les critères de remboursements des épargnants.

 Les critères de paiement des victimes

Ce qu’il faut retenir avant tout dans la possibilité de remboursement des clients d’Icc-Services et consorts, c’est que le gouvernement ne laissera pas un seul copeck pour désintéresser les victimes des structures illégales de placement d’argent. Et pour cause, le ministre d’Etat, Pascal Irenée Koupaki a fait observer au cours de sa sortie médiatique qu’il s’agit d’une affaire purement commerciale entre une société privée et des personnes physiques, ce qui n’engage en aucune manière le gouvernement. « Le gouvernement est trop responsable pour distraire les ressources de l’Etat dans une affaire qui ne le concerne pas », a laissé entendre le ministre Koupaki avant de donner des précisions sur certains détails particulièrement pertinents puisqu’attendus par nombre de déposants. Selon le ministre, le remboursement à 100% des déposants serait presque impossible et ils ne seront payés que dans la mesure des ressources mobilisées. Et parlant de remboursement, Irenée Koupaki tout en rassurant les déposants, nuance que ceux qui ont déjà reçu des intérêts ne seront pas prioritaires dans le calendrier de paiement qui sera incessamment établi  selon la solvabilité des structures illégales de placement. Une solvabilité qui sera constatée après la mobilisation des ultimes ressources, toute chose qui demande selon le ministre, de la sérénité pour être bien planifié. C’est pourquoi le ministre a appelé  les déposants au calme tout en les invitant à continuer de fournir toutes les informations utiles aux différentes structures mises en place par le gouvernement pour favoriser la mobilisation des ressources, lesquelles serviront essentiellement à les rembourser.

Donatien GBAGUIDI

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One thought on “Polémique et soupçon dans le scandale de placement d’argent : Koupaki rejette toute accointance avec les responsables de Icc-Service

  1. Eugene

    Voila ce qu’on appelle un compte rendu sans partie pris. Cela contraste énormément avec les articles de certains de vos confrères qui ont pris fait et cause pour une classe politique donnée (sous entendu, dans les deux sens). En tant que béninois de la dispora, je suis heureux de constater qu’il y a encore dans notre pays, des journalistes honnêtes et qui font leur métier selon les règles déontologiques de votre noble profession.
    Je me demande bien à quoi cela sert de villipender ainsi son pays à travers des informations aussi tronquées et taillées à mesure de ceux que l’on soutient?
    Cher journaliste, je n’ai souvent le temps de consulter votre journal, mais dorénavant, je le ferai plus régulièrement dans la mesure de ma disponibilité et tant que vous continuerez dans ce sens de l’information juste, équitable et équilibrée.

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