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Le triomphe de la vérité

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Polémique autour du rôle du gouvernement dans l’affaire Icc-services: Boni Yayi s’interpose entre clients et dirigeants de Icc-services


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(Halte aux amalgames)

Le scandale économico-financier Icc-services, tel un épisode, continue d’alimenter la polémique au sein des populations avec son lot quotidien de déballages. Ainsi, après la mise aux arrêts des dirigeants de cette structure illégale de placement d’argent , aujourd’hui en faillite, c’est le tour des plus proches collaborateurs du Chef de l’Etat de faire les frais de ce dossier déjà considéré comme l’un des plus grands scandales enregistré dans notre pays en raison de l’ampleur de ses conséquences au sein des populations. S’il s’observe qu’une médiatisation rarement atteinte et une levée de boucliers contre le gouvernement autour de cette affaire. Il n’en demeure pas moins, selon plusieurs observateurs de la vie nationale, que la confusion autour du rôle du gouvernement dans cette affaire soumet ce dernier à un vif amalgame au sein des populations. Car, selon ces derniers, en dépit de sa responsabilité indéniable dans cette affaire, le gouvernement n’aura pas été coupable d’une quelconque absence de réaction dès les premiers soupçons à l’encontre de cette activité dont les effets néfastes ont déjà fait de nombreuses victimes dans plusieurs pays tels que l’Albanie, la Côte d’Ivoire… ; pays dont la réaction des dirigeants ne peut prétendre aux actions hardies actuellement en cours au Bénin. En effet, dès les premières alertes de la Bceao, Boni Yayi et son gouvernement se sont attelé, par le biais du ministère de l’économie et des finances, à prévenir des nombreux risques de duperie que faisait planer cette activité à travers de multiples communiqués dans les médias béninois. Néanmoins, en raison de l’option libérale faite par le Bénin à la Conférence nationale des forces vives de la nation en 1990, le gouvernement s’est retrouvé confiné dans un rôle de prévention face à cette activité à mettre à l’actif d’une structure à caractère privée Icc-services et dont les promoteurs sont des citoyens béninois. Mais alors, peut-on, au motif de sa mission régalienne, faire le grief au gouvernement de n’avoir pas renié ses engagements de favoriser l’initiative privée et d’avoir fait preuve de négligence dans ce dossier ? Assurément non, estiment bien des observateurs. Car, à la suite de ses actions de prévention en direction des populations, le gouvernement s’est résolument engagé, sous l’impulsion de son chef, à mettre fin à la vaste escroquerie à travers l’audition et la mise aux arrêts des dirigeants d’Icc-services.

Les intouchables de la république inquiétés

 Depuis lors, les plus proches collaborateurs du Chef de l’Etat, considérés jusqu’à une période récente encore comme « les intouchables du régime » font les frais devant la justice comme le témoignent les limogeages du procureur général de la Cour d’Appel et du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique qui sont actuellement gardés à vue dans les locaux de la Brigade économique et financière (Bef). Ainsi, pour convaincre de la bonne foi de son gouvernement et de sa non implication personnelle dans ce dossier, Boni Yayi fait appel à la justice en faisant fi de ses accointances avec certaines personnalités citées dans le dossier, dans la perspective de défendre au mieux, conformément à son serment du 06 avril 2006, l’intérêt général et surtout ceux de ses compatriotes victimes d’Icc-services. Par ailleurs, le Chef de l’Etat a décidé de la mise sur pied d’un comité de crise ainsi que d’une commission d’enquête chargée de recenser tous les clients spoliés de cette structure de placement ainsi que de faire l’inventaire des biens de ses dirigeants en vue de du remboursement de toutes les victimes de même que de faire le point des dons « piégés » des dirigeants d’Icc-services aux membres de l’entourage présidentiel ainsi qu’à plusieurs autres personnalités publiques. D’ailleurs, à la lumière des résultats mitigés des interrogations du responsable des départements de l’Ouémé et du Plateau d’Icc-services, le sieur Tégébénou dont les propos frisent un chantage et une volonté manifeste de freiner la bonne marche des enquêtes, les enquêteurs s’accordent à qualifier de préméditer cette vaste escroquerie dont se sont rendus coupables les promoteurs de cette structure dans leur cupidité sans limite.

Wandji A

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