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Le triomphe de la vérité

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Nouveau gouvernement: Une équipe de large ouverture


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Deux fils des deux anciens présidents de la République sont présents dans l’équipe gouvernementale formée vendredi. Modeste Kérékou comme Galiou Soglo auxquels s’ajoute la nièce de l’ancien Président Emile Derlin Zinsou, Claudine Prudencio, viennent traduire la volonté d’ouverture du Chef de l’Etat. Avec Modeste Kérékou, c’est la caution morale de Mathieu Kérékou qui est ainsi donnée à Boni Yayi pour sa réélection en 2011. Avec lui, le nom de Kérékou fera partie de la campagne présidentielle. En jouant sur le symbole qu’il représente, la mouvance pourra amortir les critiques des ténors du régime défunt dont certains sont parmi les porte-voix de l’opposition. Plus encore, sa présence réactive le contrat de gouvernance  entre l’UPR et le Chef de l’Etat. L’Union pour une relève de qualité avait toujours mis en relief la violation du pacte signé entre les deux parties, ce qui a motivé la création du G13. Désormais, avec Modeste Kérékou, c’est l’UPR dont il est un vice-président, qui est au gouvernement. Et ce n’est pas pour rien qu’au terme de l’audience qu’il a eue avec le Chef de l’Etat, l’ancien député a indiqué qu’il a rapporté au Chef de l’Etat les salutations de l’Honorable Issa Salifou, Président de ce parti. C’est donc probablement terminé pour les orages qui ont éclaté depuis 2007 entre l’UPR et Boni Yayi.  Mieux, le G13 dont l’UPR est une composante essentielle pourrait se reconfigurer en faveur de Boni Yayi avec cette nouvelle donne. Mais, pour le moment, le G13 demeure un groupe à géométrie  très éclatée. Au pire des cas, on peut y craindre de nouveaux déchirements comparables au tollé provoqué par la démission spectaculaire de Rachidi Gbadamassi en avril 2009. Mais il est évident que la caution du Président du G13 est un acquis de taille qui limitera les velléités de contestation au sein du groupe. Elle marque le retour au bercail de l’UPR après tant de malentendus. En Modeste Kérékou, Boni Yayi fait donc d’une pierre deux coups. La question se pose alors de savoir si l’électorat du G13 pourra suivre ce revirement qui ne dit pas son nom.

Quant au maintien de Galiou Soglo pourtant contesté dans certains milieux artistiques, il fait suite aux calculs de départ du Chef de l’Etat. Galiou Soglo est en effet crédité d’une certaine représentativité au sein de la RB et pourrait l’utiliser pour capter les mécontents de ce parti. Beaucoup en effet n’entendent pas voter pour Me Houngbédji, surtout que les derniers développements de l’actualité laissent entendre clairement de petites mais profondes frictions au sein de  l’UN. Galiou Soglo est mieux placé que quiconque pour  rappeler les vieilles querelles et remuer le couteau dans la plaie, alors qu’il est clair désormais que la RB s’est fait avoir sur la question de la rotation au sein de l’UN. Dans le sogloland historique (Cotonou et sa région, Ouidah et sa région ainsi que le plateau d’Abomey), le ministre de la culture sera d’un précieux secours à l’heure de la campagne. C’est ainsi qu’en jouant sur la variable familiale, Boni Yayi s’ouvre aux anciens présidents  en ayant les deux yeux rivés sur 2011.

Wandji A.

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