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Le triomphe de la vérité

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Lancement officel de l’ouvrage « Au nom de mon pays, je pardonne»: Le ministre Alain Adihou fait des révélations sur la Lépi qui éclaboussent Amoussou, Pierre Osho et consorts


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(L’auteur fait le bilan de ses 1011 jours de vie carcérale et pointe un  doigt accusateur sur Boni Yayi)

 C’est fait ! L’ancien ministre chargé des relations avec les institutions, Alain François Adihou vient d’écrire une page dans l’histoire béninoise. « Au nom de mon pays, je pardonne », l’ouvrage à sensations attendu de l’homme est officiellement lancé vendredi dernier. Et comme on peut s’attendre, Alain Adihou fait de troublantes révélations sur le dossier Lépi qui l’aura conduit en prison le 2 octobre 2006 dernier. Et c’était précisément à partir de  ce jour que l’homme aura vécu une vie de calvaire incomparable pendant exactement 1011 jours.  A travers les lignes de son ouvrage « Au nom de mon pays je pardonne », Alain François Adihou restitue la vérité sur ses déboires avec la classe politique dans le dossier de la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) à lui confié par l’ancien Chef de l’Etat, Mathieu Kérékou.

 Des révélations qui éclaboussent Amoussou, Pierre Osho et consorts

L’ancien ministre  Alain François Adihou raconte à travers son ouvrage rempli de révélations, la vie misérable qu’il a dû vivre du fait de la jalousie née de la décision de l’ancien Président de la République, Mathieu Kérékou en fin de mandat, de lui confier la coordination du dossier Lépi. Selon certains extraits tirés de l’ouvrage,  on peut avoir une petite idée de ses bourreaux qui l’ont envoyé aux enfers pour se débarrasser de lui. Juste après sa désignation à l’époque par le Président Mathieu pour coordonner la gestion de ce dossier dit Lépi, Alain François Adihou s’est fait des « jaloux » et donc des ennemis. Ceux nommément cités ici par l’auteur dans son ouvrage sont bien issus du gouvernement auquel il appartenait. Il s’agit des ministres d’Etat de l’époque, Bruno Amoussou et Pierre Osho. Pour ces deux personnalités pointées de doigt par le ministre Adihou dans son ouvrage, il n’était pas question pour lui de prendre en considération la décision du Chef de l’Etat lui demandant de gérer le dossier Lépi. Selon les propos rapportés dans l’ouvrage par François Adihou  l’ancien ministre d’Etat, Pierre Osho aurait déclaré : « Les dossiers ici ont un tiroir ». Une portion de phrase  que ne comprendra pas facilement le ministre François Adihou. Mais il sera plus édifié quand son homologue Bruno Amoussou lui dira clairement également au sujet de la décision prise par leur patron, Mathieu Kérékou de confier la gestion du dossier Lépi à son ministre chargé des relations avec les institutions. Extraits du livre : « Ne tiens pas compte des décisions que prend le Chef de l’Etat en Conseil des Ministres », lui aurait déclaré le Président du Psd à l’époque. Face au dilemme, François Alain Adihou choisira par la suite d’exécuter la décision de leur chef hiérarchique à eux tous, celle de mettre ne exécution contre vents et marrées, le dossier Lépi. Que d’embûches et de pièges dressés sur son chemin. Finalement, bien que des preuves suffisantes n’aient pas été trouvées pour l’inculper, il sera soupçonné de détournements après des tractations à l’Assemblée nationale. Avec une campagne médiatique  « d’intoxication » savamment orchestrée par ses bourreaux, l’opinion publique retiendra finalement que l’homme s’est sérieusement sucré avec des milliards de Fcfa dans le dossier Lépi. Sans autre forme de procédure, le nouveau gouvernement installé, celui de Yayi ordonnera de l’arrêter. Tout ira très vite pour l’homme. François Adihou ne manque  d’ailleurs aucun détail dans la restitution des faits. Pour lui, Boni Yayi l’a simplement pris comme un instrument pour montrer au peuple qu’il  lutte véritablement contre la corruption. Bien d’autres révélations sont faites dans ce chef d’œuvre actuellement disponible dans toutes les librairies du Bénin. Procurez-en et découvrez les dessous du dossier Adihou et tout sur sa vie carcérale qui donne des frissons.

Biographie de l’auteur

Alain François ADIHOU

Origine, formation et parcours professionnel

 Né dans une famille catholique le 29 janvier 1953 à Cotonou, Alain François ADIHOU est issu du mariage de  feu Justin ADIHOU,  ex Administrateur Civil, notable de Cadjèhoun et paroissien modèle à la Paroisse Bon Pasteur, avec feue Thérèse AYISSO, petite commerçante et brave mère au foyer. De cette union naissent onze (11) enfants dont 9 garçons et 2 filles.

Adolescent, Alain François ADIHOU a intégré le mouvement catholique pour l’enfance, les Cœurs Vaillants/Ames vaillantes et le mouvement des Scouts. En 1974, il obtient son baccalauréat série C’ au Collège catholique Père Aupiais avec la mention  Assez Bien.

De 1975 à 1979, il est étudiant à l’Université Nationale du Bénin (UNB). De 1976 à 1977, il effectue son service militaire et est Jeune Professeur Révolutionnaire au Collège moyen général de Gbégamey. Il est de la  troisième promotion, la promotion dite des mercenaires, la même promotion que Monsieur Jean Baptiste MONSI, Magistrat à la Cour Suprême de Cotonou, l’ancien ministre Ousmane BATOKO, l’ancien ministre Grégoire LAOUROU, l’ancien ministre Rogatien BIAOU, l’ancien ministre Abdoulaye BIO TCHANÉ et monsieur Christophe KOUGNAZONDÉ, ancien membre de la Cour Constitutionnelle.

Après la maîtrise en sciences économiques obtenue en 1979, Alain François ADIHOU, assoiffé de découvertes, s’expatrie. Il va au Niger où il enseigne les sciences économiques et les mathématiques pendant deux années scolaires de 1980 à 1981.

 Vient, en 1981, le grand voyage vers l’occident pour la poursuite des études à l’issue desquelles il obtient le Diplôme d’Études supérieures en Sociologie rurale et Économie sociale, le Diplôme d’Études supérieures en Sociologie religieuse, le Diplôme d’Études Supérieures Spécialisées en Management du Développement et le Doctorat en Économie et Finances Internationales. Les formations post doctorales qu’il a faites par la suite, sont toutes des formations professionnelles qualifiantes qui se sont déroulées soit directement à l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI) à Ottawa, soit dans le cadre de la Coopération canadienne au Bénin ou ailleurs en Afrique.

Au cours de son séjour en France, Alain François ADIHOU a continué avec assiduité son militantisme dans les mouvements religieux. Il est membre fondateur du mouvement ” ANA “, branche universitaire du Sillon Noir, créée au Vatican à Rome en 1985 avec la bénédiction de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II.

 Alain François ADIHOU est marié et est père de trois enfants.

De retour au Bénin en 1987, Alain François ADIHOU se met au service de l’Eglise catholique et travaille aux côtés de feu Monseigneur Isidore de SOUZA comme Directeur du Service Diocésain de Développement et d’Action Caritative et de feu Monseigneur Christophe ADIMOU en qualité de Président de la Caritas diocésaine. Il rejoint le Centre Panafricain de Prospective Sociale du Professeur Albert TÉVOÈDJRÈ où en 1990 et 1991 il est Coordonnateur National des micro projets de développement, Chargé des Programmes Spéciaux et Responsable du Forum du Renouveau. Il passe ensuite à l’Institut Supérieur Panafricain d’Économie Coopérative (ISPEC) comme Professeur permanent et Directeur de Recherche, puis à AFRICARE, une ONG américaine en qualité de Coordonnateur Adjoint du Programme de Renforcement de la Capacité Institutionnelle des ONG béninoises, Chargé de Formation. Appelé à la Caritas Internationale (Rome), il sert au Secrétariat Afrique Francophone (CISAF) de l’Institution romaine et devient Directeur Panafricain du Programme de Formation en Management des Projets/Programmes et des Organisations Socio-Caritatives de Développement. C’est de là qu’il accède au poste d’Expert de l’ACDI, chargé des projets de Gouvernance puis Directeur Adjoint à la Coopération Canadienne. Parallèlement à ces postes de grandes responsabilités, Alain François ADIHOU est un Expert Consultant. En 30 ans de carrière, il a dirigé au moins 80 études de différentes natures et contribué à une centaine d’autres pour le compte de diverses organisations nationales et internationales.

Comme on le constate, Alain François ADIHOU est un Technocrate de haut niveau à compétences  plurielles. Il a même exercé la fonction de Rédacteur en chef de “Inter Faces”, une revue internationale portant sur la Culture et le Développement en Afrique, que publiait VeCO Togo-Bénin, une organisation internationale en activité au Togo et au Bénin. Mais aujourd’hui, l’homme ne refuse pas d’être un homme politique. Il se réclame simplement, ou se veut homme politique différent, se nourrissant d’une différence positive.

Classes et ascension politiques

Délégué de l’Église Catholique au titre des jeunes à la Conférence des Forces Vives de la Nation aux cotés de Monseigneur Isidore de SOUZA, Archevêque de Cotonou.

Membre fondateur et Secrétaire Général Adjoint puis Secrétaire Général du Parti ” Notre Cause Commune ” (NCC) et aujourd’hui Président du Parti ” Alternative Forces Citoyennes (AFC).

Il accepte l’appel du Général Mathieu KÉRÉKOU et entre au Gouvernement en 2003 comme Ministre chargé des Relations avec les Institutions, la Société Civile et les Béninois de l’Extérieur (MCRI-SCBE). En même temps qu’il fait découvrir l’importance politique et stratégique de ce jeune ministère, Alain François ADIHOU accepte la mission difficile de concevoir et d’élaborer le Projet de réforme du système électoral au Bénin qu’il fait nommer ” Projet de réforme du système électoral et d’établissement de la liste électorale permanente informatisée ” communément appelé ” projet LÉPI “. Sans commentaires désormais !!!

À la tête du deuxième ministère où il a été, le ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (METFP), il a également mis en place de profondes réformes, notamment la réforme du système de formation des sages-femmes, des infirmières et des professionnels para médicaux. C’est lui qui a institué le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP), ce diplôme national qui valorise aujourd’hui les hommes de métiers dans notre pays. C’est encore Alain François ADIHOU qui a institué chez nous le Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) des Arts et Métiers.

 La prison civile de Cotonou

Le 25 octobre 2006, il a répondu à une invitation des Magistrats au Tribunal et est mis en prison. Son calvaire durera 1011 jours.

 L’homme politique

Sa conception de la politique

Alain François ADIHOU conçoit la politique comme un service du bien commun. Il comprend et tente de vivre la politique comme ” le champ de la plus vaste charité, la charité de Dieu ” (Pape Pie XI). Il veut donc servir ses frères et sœurs dans la cité en inscrivant ce service dans la double dialectique du ” Serviteur Souffrant ” et du ” Serviteur Inutile “.

 Sa conception du patriotisme

Pour Alain François ADIHOU, une Nation est ” sacrée “. Chaque citoyen doit donner du sien à sa Nation et travailler pour son développement. Il parle de ” payer son denier de citoyenneté “.

 Sa conception du développement

” Le Développement n’est pas un jeu d’enfants ; il est un jeu d’éléphants dans lequel on s’engage avec un cœur d’enfant “. Ainsi Alain François ADIHOU soutient qu’il y a les douleurs du développement comme il y a les douleurs de l’enfantement. Les citoyens d’un pays ne doivent pas laisser les difficultés inhérentes à la construction du développement de leur pays à la charge des contribuables d’un autre pays. Il rejette donc les comportements qui traduisent le ” refus de développement ” et dénonce la propension des Africains à cautionner ce qu’il appelle ” le développement par procuration “. Lorsque la culture produit la culture, il y a développement, dit-il. Car, le développement, poursuit-il, prend son origine dans le passé d’un système culturel, s’enracine dans le présent et s’élargit sur le futur.

 Alain François ADIHOU nous promet d’ailleurs que son prochain livre porte sur la problématique du Développement de notre pays.

 Donatien GBAGUIDI

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