.
.

Le triomphe de la vérité

.

Affaire suspension de l’arrêté portant autorisation de la réexportation des huiles végétales au Bénin: Sébastien Adjavon défie le gouvernement Yayi


Le Président du Conseil national du Patronat du secteur privé, Président directeur général du groupe Cajaf Common, Sébastien Adjavon a apporté hier des clarifications sur ce qu’il convient désormais d’appeler le dossier de l’interdiction de la réexportation des  huiles végétales  vers le Nigéria.   Sans détour, l’homme pointe un doigt accusateur sur l’entourage du Chef de l’Etat, Docteur Thomas Boni Yayi qui l’aurait une fois encore induit dans une énorme erreur qui risque d’être fatale pour l’économie béninoise. Le Pdg de Cajaf Comon n’exclut surtout pas d’engager les voies judiciaires contre  le gouvernement pour  que l’affaire soit tirée au  clair.

De quoi s’agit-il concrètement ?

En avril 2009 dernier, après  plus de deux mois de pourparlers engagés par le Président du Cnpa, Sébastien Adjavon avec le gouvernement, un arrêté a été pris pour autoriser la réexportation des huiles végétales par les opérateurs économiques béninois vers le Nigéria. Selon les clauses de l’arrêté, sur une durée de trois mois renouvelable, les opérateurs économiques béninois officiant dans ce secteur peuvent en toute légalité réexporter les huiles végétales  vers le voisin de l’Est qui constitue un gros marché pour eux. Saisissant cette opportunité, Le Président directeur du groupe Cajaf Comon a signé avec les autorités douanières, un accord de simplification des opérations de sa société dans le cadre du traitement des conteneurs de Cajaf Comon au Port autonome de Cotonou. Une fois cet accordé concrétisé, Sébastien Adjavon s’est alors positionné  comme leader dans le secteur en nouant avec des producteurs étrangers d’huiles végétales, des accords de fourniture en grande quantité de leurs produits sur une durée de 3 ans. De 45 conteneurs par mois, sa structure passe alors à plus de 1000 conteneurs aujourd’hui par mois. Du coup, la société Cajaf Comon devient un véritable leader dans ce domaine. Et pour mieux gérer cette abondance de produits à lui fournis du fait de l’accord signé avec un des plus grands producteurs d’huiles végétales à l’étranger, le groupe Cajaf Comon  a dû installer à la frontière bénino-nigériane, un entrepôt d’huiles qui lui permet de réceptionner cette importance quantité à lui convoyée chaque mois par son fournisseur. De façon directe donc, sans autre tarification, la société Cajaf Comon réexporte ses huiles vers ne Nigéria.

 Le bras de fer entre le gouvernement et Cajaf Comon engagé

Il y a de cela quelques jours déjà, l’Etat béninois a remis en cause, non seulement le protocole d’accord  signé entre la douane Béninoise et le groupe Cajaf Comon, mais également il a purement et simplement suspendu  l’arrêté portant autorisation de la  réexportation des huiles végétales vers le Nigéria. Or, la société Cajaf Comon avec le contrat de fourniture signé avec son producteur, se doit de réceptionner et de commercialiser  sur une période donnée, les produits de celui-ci. Mais avec la nouvelle décision prise par le gouvernement qui suspend désormais la réexportation des huiles végétales et également la remise en cause de l’accord signé entre la douane et Cjaf Comon, Sébastien Adjavon aura bien du mal à respecter les clauses du contrat qu’il a signé avec son fournisseur étranger. Du coup, ce dernier se trouvera obligé de lui réclamer des dommages et intérêts pour  non respect de ses obligations contractuelles. Ce que Sébastien Adjavon compte également faire vis-à-vis de l’Etat béninois qui selon ses affirmations n’a pas daigné l’aviser de ses nouvelles déicisions qui mettent fin à la réexportation des huiles végétales. C’est pourquoi il se dit prêt à assigné le gouvernement si rien n’est fait dans les prochains jours pour corriger le tir. Mais il se dit aussi prêt à se montrer disponible lrosque le Chef de l’Etat engagera des discussions avec son groupe. Mais en attendant, on peut affirmer sans risque de se tromper que le bras de fer est bien engagé entre Sébastien Adjavon et le groupe Cajaf Comon. Il faut rappeler que le Président Directeur Général de Cajaf Comon peut aujourd’hui se targuer d’exercer en toute légalité son activité dès lors que l’arrêté aujourd’hui remis  en cause  et qui excluait la réexportation des huiles végétales du champ des produits ré exportables par le Bénin a été corrigé en 2009. Du coup, le protocole liant Cajaf Comon à la douane devient tout à fait légal et sauve ainsi Sébastien Adjavon de l’illégalité dans laquelle le plongeait l’arrêté actuellement querellé et corrigé en avril 2009 dernier.

Donatien GBAGUIDI

Reviews

  • Total Score 0%



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

You cannot copy content of this page