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Le triomphe de la vérité

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Grâce Agnila, comédienne de la compagnie « Sèmako Wobaho »: « Mon cœur n’est pas encore occupé»


Grâce Agnila clarifie ses rapports avec la compagnie « Sèmako Wobaho » à laquelle elle appartient. Dans cet entretien, la comédienne ne manque pas  de partager avec nous ses rêves. Elle veut surtout devenir une grande star et y travaille ardemment. Elle aborde également avec nous sa vie privée. Elle nous confie notamment que son « cœur reste à conquérir ».L’Evénement Précis: Qu’est-ce qui vous occupe aujourd’hui en parlant du show-biz ?

 Grâce Agnila: Actuellement, je suis très souvent sollicitée dans l’équipe technique de la maison de production, « Royal Links ». Je reste donc derrière la caméra pour jouer le rôle du réalisateur. C’est ma principale occupation aujourd’hui. Mais attention. Cela ne veut pas dire que je ne suis plus artiste. Je continue d’intervenir dans le show-biz en tant que comédienne. Je suis donc sollicitée dans plusieurs films. Je dois vous assurer donc que je n’ai pas quitté le théâtre. Si je me retrouve actuellement dans l’équipe technique de Royal Links, c’est juste pour me recycler puisque j’ai un parcours professionnel de réalisateur et de chasseur d’images. Je reste et demeure sans doute alors artiste.

 On vous voit de moins en moins avec votre compagnie d’origine, la compagnie « Sèmako ». Qu’est-ce qui explique cette distance ?

(Après quelques instants de réflexion la tête baissée, elle répond sans trop de détails) : Vous permettez hein. Pour l’instant, je n’ai pas grand-chose à dire par rapport à ce sujet. Mais vous pouvez retenir qu’il y avait une incompréhension entre les responsables de la compagnie et moi. Mais ça, c’est déjà du passé. Tout est résolu et je vous promets que bientôt, vous me reverrez à leurs côtés et nous allons poursuivre notre aventure pour le bonheur du théâtre béninois. 

Vous avez parlé d’incompréhension entre vous et la compagnie ; en réalité, à quoi cela est lié ?

Je vous prie de me comprendre et je voudrais aussi que mes fans qui ont le droit de savoir la vérité m’excusent de ne pas pouvoir aller dans les détails de cette situation. Vous savez, en toute chose, l’homme cherche à évoluer et cette recherche permanente d’évolution peut être de plusieurs manières par ceux qui vous suivent. C’est en quelque sorte ça. Mais tout est fini et je peux dire qu’il n’y a plus de polémique à faire. Comme je vous l’ai dit au départ, on s’était mal compris sur un certain nombre de choses mais actuellement, tout est rentré dans l’ordre et je crois qu’il ne faut plus réveiller le chat qui dort.

 Vous avez peur d’être virée de la compagnie ?

Non, pas du tout. Je n’ai en aucune manière peur d’être virée de la compagnie. Je pense que nous avons déjà dépassé cette étape-là. J’ai déjà par exemple eu de sérieux échanges  très houleux avec eux et ils m’ont menacée de me virer si je  ne les fixais pas   par rapport à ma disponibilité permanente et exclusive avec la compagnie. Je n’ai rien dit et je puis vous dire que je n’ai pas été virée. Donc, je n’ai peur de rien. C’est juste pour ne pas réveiller le chat qui dort. Les incompréhensions dont je parlais ne sont plus d’actualité. Du moment où on s’est déjà compris, cela devient un sujet clos.

 A quand donc ce retour dans votre compagnie ?

D’ici peu, je m’y retournerai. Les démarches sont presque terminées. C’est vrai que les derniers films qu’ils ont sortis, je n’ai pas joué dedans. Actuellement,  pour ce qui est du film « Scandale au foyer » dont la première partie est déjà lancée, j’avoue que dans les premiers épisodes, je ne suis pas dedans étant donné que dans le temps, le problème que j’évoquais était sur le tapis. Mais je vous assure que les épisodes qui vont suivre, puisque c’est une série, j’y interviendrai si tout va bien. 

Franchement, dites-nous l’état de santé de la compagnie «Sèmako Wobaho » aujourd’hui.

Tout va bien dans la compagnie. C’est vrai que les problèmes ne manquent pas et ça, c’est lié à toute structure de la vie. Mais quand les problèmes arrivent, on essaie de les gérer. Je pense que tout baigne bien dans la compagnie et on ne se plaint pas.

 Mais on apprend qu’il y a une brouille persistante entre les deux principaux acteurs de la compagnie. Je veux nommer Pipi Wobaho et son acolyte Eléphant Mouillé. De certaines indiscrétions, on apprend que la brouille était si forte que les deux étaient à quelques pas d’une brutale séparation. A quel degré appréciez-vous, en tant que membre actif de la compagnie, cette brouille qui  a failli faire éclater le groupe ?

Sincèrement, moi je n’ai pas de commentaires à faire sur cette situation. Je crois qu’ils sont mieux placés pour répondre à cette question. Il ne me revient pas à moi de me prononcer sur ce sujet.  De toute façon, c’est qu’à  l’heure actuelle, tout est rentré dans l’ordre et les deux se sont compris. Et je crois que c’est ça l’essentiel.

  Vous confirmez  donc qu’il y avait eu vraiment de brouille entre les deux et par la suite, tout est résolu ?

Ce que je sais, c’est qu’ils sont des hommes et peuvent avoir de malentendu comme tout le monde. L’essentiel comme je vous l’ai dit précédemment, c’est qu’ils se sont compris et tout va bien entre eux.

 Il paraît que les artistes femmes éprouvent beaucoup de difficultés à se trouver une âme sœur du fait de certains préjugés qui pèsent sur elles. On raconte par exemple qu’elles sont  souvent infidèles et du coup, les hommes les fuient. Est-ce la même situation que vous vivez aussi ?

Oui, c’est vrai. C’est la même situation que je vis. Mais il faut reconnaître que ce n’est pas  exclusivement les artistes femmes  qui vivent cette situation. Il y a bien des femmes aujourd’hui qui ne sont pas des artistes qui vivent la même situation. C’est donc un fait de société qu’on ne saurait forcément lier aux artistes. Mais, le fait qu’on soit artiste peut compliquer ce phénomène que nous observons puisque beaucoup de choses souvent infondées sont racontées sur les artistes femmes.

 Voulez-vous dire que votre cœur reste à prendre ?

Mon cœur n’est pas encore occupé. Je ne veux pas laisser les gens profiter de moi. C’est vrai que mon cœur reste à conquérir mais pas à n’importe quel prix. Ce que nous vivons au Bénin, c’est que les gens te disent tout pour s’approcher de toi, quelques instants après avoir bien profité de toi, ils t’abandonnent. Moi je suis donc prudente et je ne me laisse pas aux hommes comme ça. De toute façon, Dieu ne m’a pas encore choisi l’homme de ma vie. Il n’y  a que lui qui peut vous donner l’homme de votre vie. Les hommes, il y en a, mais, peu sont sérieux. L’homme dont moi je parle, c’est celui avec qui je vais partager mon existence. Pour le moment, je ne l’ai pas encore trouvé et je sais que Dieu me l’enverra. J’ai fait des expériences qui n’ont pas abouti, comme la plupart des femmes d’ailleurs et j’espère que prochainement, ce ne sera plus le cas. 

Pensez-vous que ce soient les rôles que vous jouez dans les films qui constituent des obstacles à l’âme sœur que vous désirez ?

Non, je ne pense pas. Dans les films, je n’ai pas souvenance d’avoir joué des rôles où les gens me détestent, encore que le théâtre, c’est de la pure fiction. C’est peut-être que l’heure n’a pas encore sonné pour moi, ou peut-être c’est mon destin. Je ne peux pas lier cela aux rôles que je joue dans les films. Au contraire, les gens m’apprécient bien dans mes rôles.

 Quel type d’homme aimeriez-vous avoir comme époux ?

On dit souvent qu’il n’y a pas d’homme idéal dans la vie. Tout ce que moi je peux rechercher en un homme, c’est qu’il puisse me respecter, me comprendre et être  attentionné.

 Si vous devriez conseiller les femmes artistes, de par vos expériences,  que diriez-vous ?

Moi je pense que tout part de l’éducation que l’on a reçu depuis la maison. Dans nos rangs, il y a des femmes qui nous salissent de par leur comportement, ce qui fait que ceux qui sont au dehors parlent mal de nous. Je puis vous dire qu’il y a des femmes qui s’adonnent au vagabondage juste pour pouvoir évoluer dans ce qu’elles font. Moi, je conseille à  celles-là d’arrêter et de se dire qu’il est possible de devenir une grande star tout en restant femme éduquée et avec scrupule.

 Quel est votre plus grand rêve en tant que comédienne ?

Je veux grandir. Oui, grandir. Cela signifie pour moi, réussir dans ce que je fais. Je rêve de devenir une grande star. Et pour ça, je travaille pour me donner un autre nom en collaborant par exemple avec d’autres artistes ou comédiens. Cela me permettra d’acquérir de nouvelles expériences et  de me perfectionner pour être plus utile dans ma vie. C’est un rêve auquel je tiens beaucoup et je mettrai tout en œuvre pour le réaliser.

 Un  mot de fin ?

Je voudrais dire que le monde de la culture est un monde bon, mais également difficile. Que mes fans sachent que je n’ai pas quitté le show-biz. J’ai reculé tout simplement pour mieux sauter. Bientôt, je reviendrai au devant de la scène.  Je donnerai un coup de gueule. Vous savez, nos autorités ne pensent qu’à certaines associations lorsqu’il s’agit d’aider les artistes. Moi je dirai qu’il est temps de corriger cette situation qui ne fait qu’affamer les artistes béninois. Les associations, c’est juste des noms mis devant pour profiter de ce que nous, on fait. Quand ils reçoivent les fonds, ils ne nous en donnent rien et nous affament. Il faut arrêter ça et penser davantage à nous individuellement.

 Interview réalisée par Donatien GBAGUIDI

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13 thoughts on “Grâce Agnila, comédienne de la compagnie « Sèmako Wobaho »: « Mon cœur n’est pas encore occupé»

  1. DEL10

    bonjour Mme
    Vous comptez toujours vous retournez dans le groupe SEMAKO?
    Vous ne paraissez pas trop claire dans vos propos svp
    Merci

  2. natou

    Salut ma chérie
    tu sais je t’apprécie bocoup dans tes rôles de la compagnie il faut tout faire pour rejiondre la compagnie.
    chaque jour que dieu fait il faut bocoup prier le bon dieu te donnera l’homme de ta vie c’est parceqe ojod’hui les hommes ne sont plus sérieux qon cherche toujours dedans
    Du courage et merci

  3. natou

    Salut ma chérie
    tu sais je t’apprécie bocoup dans tes rôles de la compagnie il faut tout faire pour rejiondre la compagnie.
    chaque jour que dieu fait il faut bocoup prier le bon dieu te donnera l’homme de ta vie c’est parceqe ojod’hui les hommes ne sont plus sérieux qon cherche toujours dedans
    Du courage et merci

  4. Toni from Sheffield UK

    C’est une bonne chose que la compréhension soit revenue au sein de la compagnie SEMAKO. Ce srait une honte pour l’art béninois qu’un des dynosaures du monde artistique se laisse déchirer par des uerelles de clochers ou quoi que ce soit.

  5. odoumonhou

    je vous admire beaucoup pour votre franchise envers le public et laissez moi vous dire bravo pour votre courage car vous êtes sans rancune encore une fois félicitations.moi je serais volontiers a vous prendre comme épouse car vous posséder tout les caractères que je recherche bisous ma belle.

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