.
.

Le triomphe de la vérité

.

Célébration des 20ans de la Conférence des forces vives de la Nation : L’opposition et les anciens Chefs d’Etat boycottent la cérémonie


Vues : 5

(Lire le rapport général du colloque et ses recommandations)

 La commémoration des 20 ans de démocratie sur le thème « Etat de la démocratie béninoise 20ans après la conférence nationale » décidée en conseil des ministres du 10 février  2010 a effectivement eu lieu sur ces deux volets essentiels annoncés. Si le Colloque attendu pour procéder à l’état des lieux de la pratique de la démocratie et de faire des recommandations a pu faire son travail pour dégager 11 recommandations fondamentales devant consolider le processus démocratique au Bénin, il n’est pas de même pour la grande messe plénière devant réunir tous les acteurs clés de la politique nationale. Le Palais des Congrès hier, malgré la solennité du décor, ne reflétait rien de la diversité des courants et acteurs politiques de la démocratie Béninoise.

L’Un enlève la substance vitale !

L’alliance politique l’Union fait la Nation qui fait office de l’opposition au régime du Dr Boni Yayi, qui détient en son sein des figures de proue de la Conférence nationale telles que Nicéphore Soglo, Adrien Houngbédji, Bruno  Amoussou  et autres, a par son absence à elle seule contribuer à rabaisser l’envergure de cette cérémonie. Dans cette salle du Palais archicomble, il n’y eut point de silhouette des gens qui de par leur simple existence entant qu’acteurs de l’opposition, constituent une gage pour la démocratie et en même temps son baromètre. Une fête de la démocratie qui s’est plus ou moins déroulée dans une atmosphère  peu expressive de ce système de gouvernance.  L’absence de l’opposition donc de la diversité des points de vue sonne dans l’opinion nationale et internationale comme une décadence du système dont on célèbre l’existence. Et cet écho que donne l’opposition de l’état de la démocratie béninoise à travers cette absence en bloc ne constitue-t-il pas déjà leur partition au bilan souhaité par le pouvoir ? De la même manière l’on peut s’interroger sur l’opportunité d’user de toutes les circonstances, même les plus historiques de la Nation, pour dérouler le jeu politicien?

La dose des anciens Chefs d’Etat !

Outre l’opposition, que vaut véritablement une cérémonie de commémoration des 20ans de démocratie sans les premiers acteurs considérés aujourd’hui comme les icônes de la démocratie ? Si Nicéphore Soglo qui sait si bien faire la différence entre son manteau d’acteur politique partisan et d’ancien Chef de l’Etat s’est pourtant résolu à ne pas répondre à cet appel, il faut pouvoir lire à travers cet acte, un malaise. Par ailleurs, la solennité qu’a annoncé  pour cette commémoration le Conseil des ministres et qu’a confirmé la qualité des invités au Palais des congrès imposait la présence des anciens Chefs d’Etat ou tout au moins ceux qui ont exercé la fonction présidentielle sous l’ère démocratique à savoir les Présidents Nicéphore Soglo et Mathieu Kérékou. Leur absence au Colloque qui évalue le système qui a soutendu leur pouvoir, sonne véritablement comme un boycott à une organisation.

C’est  le comble quand l’organisateur s’absente !

Mais à quoi peut servir le constat de l’absence de l’opposition, le boycott des anciens Chefs d’Etat si c’est le Chef de l’Etat organisateur du Colloque qui brille par son absence à la clôture solennelle pour laquelle il était pourtant annoncé à grand renfort médiatique ? C’est véritablement un paradoxe qui n’a aucun justificatif en dehors de ce que La Marina a maladroitement formulé à travers le motif d’empêchement majeur. Si ce sont les absences énumérées plus haut qui ont motivé la défection du colloque, le Chef de l’Etat doit alors savoir tirer de ce camouflet les leçons politiques plus que ne sauraient lui inculquer mille recommandations de colloque. 

Médard GANDONOU

RAPPORT GENERAL DU COLLOQUE

 

Monsieur le président

Le Mercredi 10 février 2010, le conseil des ministres a pris une importante décision. Celle de la commémoration de l’historique conférence des forces vives de la Nation. Entre autres décisions, le conseil des ministres a retenu que la journée du 28 février, date de la clôture de la conférence nationale, soit désormais commémorée chaque année à partir de 2010.

C’est dans ce cadre que s’est tenu les 26 et 27 février 2010 le colloque sur le thème « Etat de la démocratie béninoise 20 ans après la Conférence des Forces Vives de la Nation» au Palais des Congrès de Cotonou.

Ont pris part à ce colloque, les membres du Gouvernement, les Conseillers du Chef de l’Etat, les députés, les personnalités ayant participé à la Conférence des Forces Vives de la Nation, les représentants de la société civile, les cadres de différents ministères, les universitaires, des responsables de partis politiques et des organisations de jeunes.

Les participants à cet important colloque ont unanimement salué la justesse de cette décision qui leur a permis de revisiter le contexte de la conférence, les enjeux du moment et les importantes résolutions adoptées.

I- CONTEXTE, JUSTIFICATION ET OBJECTIFS

Monsieur le Président de la République, le colloque a fait le constat que c’est de l’échec des régimes politiques qui se sont succédés depuis 1960 qu’est née la nécessité de la tenue de la conférence nationale. Au terme de cette Conférence présidée par feu Monseigneur Isidore De Souza, de vénérée mémoire, d’importantes résolutions ont été prises.

Il importe de rappeler que l’option de la conférence nationale est la voie de la paix contre celle de l’affrontement et de la violence. C’est pourquoi, ce forum plusieurs fois copié mais jamais égalé est à juste titre considéré, au vu de ses résultats, comme l’invention du génie béninois. En effet, notre pays a ouvert en Afrique et dans le monde, une nouvelle voie d’accès à la démocratie.

A l’issue de ce que l’on pourrait appeler « les états généraux de la nation», la république du Bénin a hérité d’une nouvelle constitution fondée sur l’Etat de droit, le pluralisme politique, le libéralisme économique et la garantie des droits et libertés fondamentales.

Vingt (20) ans après cet historique évènement, il est nécessaire de procéder à une évaluation du fonctionnement de notre démocratie.

C’est ce qui justifie la tenue de ce colloque pré commémoratif du 20ème anniversaire de la Conférence des Forces Vives de la Nation.

Monsieur le Président, l’objectif de ce colloque est de s’interroger sur la mise en œuvre des résolutions de la conférence et l’état actuel de ses acquis.

De manière spécifique, il s’agit:

• D’ouvrir la réflexion sur un certain nombre de dysfonctionnements et d’insuffisances inquiétudes exprimées par des citoyens;

• D’informer les jeunes générations sur la portée de cette historique conférence;

• D’en appeler au retour aux valeurs et fondamentaux de la conférence nationale ;

• De rendre hommage aux acteurs de cette conférence;

II- COMMUNICATIONS ET DEBATS

Monsieur le Président,

III- Des communicateurs émérites ont entretenu les participants au colloque sur les thèmes relatifs au contexte de la conférence, ses résultats, la pratique qui en a été faite, et enfin aux perspectives.

Il s’agit:

• De Maître Robert DOSSOU, ancien président du Comité préparatoire de la Conférence;

• De l’Abbé Efoé-Julien PENOUKOU, Aumônier catholique des cadres et personnalités politiques;

• Du Professeur Léon BIO BIGOU, Ancien Député et ancien vice président de l’Assemblée Nationale;

• M. Joseph GNONLONFOUN, Magistrat, ancien député, ancien garde des sceaux, ancien conseiller à la HAAC.

Intervenant sur «le contexte et les résultats de la conférence», le Bâtonnier Robert DOSSOU a mis l’accent sur les facteurs et les acteurs endogènes aussi bien individuels que collectifs de cet évènement sans éluder l’influence de l’environnement international favorable à la marche vers la liberté.

Enfin, il a répertorié les acquis de la conférence en cinq (5) points:

– Le refus de la Violence ;

– Le changement de régime politique ;

– La relance de l’économie;

– L’éducation et l’épanouissement de l’homme;

– L’implantation des principes fondateurs à valeur juridique tel que le consensus et à valeur morale, soit l’humilité, la solidarité, le respect et la défense de l’intérêt supérieur de la Nation, la charité.

L’Abbé Efoé-Julien PENOUKOU, intervenant au titre de l’acteur de la société civile, constate que le contrat consensuel de la conférence est rompu à cause des promesses non tenues par les hommes politiques qui semblent s’éloigner de plus en plus de l’esprit de ses assises. La gestion publique sans rigueur a conduit au syndrome de l’échec, à la mentalité sorcelleresque dont les signes visibles sont la tension ouverte et haineuse, la montée de l’agitation sociale, l’accroissement de la misère, la perversion du système partisan, la crise morale à tous les niveaux de la société, notamment la dégénérescence des valeurs et la déshérence de jeunes générations. La politisation à outrance, l’incapacité d’intégrer les contradictions sont également revenues dans l’analyse. Enfin, il a stigmatisé la montée du régionalisme dans le débat politique.

Apportant un regard de l’acteur politique, le Professeur Léon BIO BIGOU relève que les recommandations ont été globalement mises en œuvre. Pour soutenir son argumentation, il évoque entre autres, l’adoption de la constitution, l’installation des institutions qui en sont issues, l’organisation à échéance régulière des élections, la mise en œuvre de la décentralisation.

Toutefois, trois insuffisances majeures et récurrentes méritent selon lui d’être soulignées. Il s’agit d’abord du mécanisme électoral peu fiable, ensuite du pluralisme politique dont la mise en œuvre débridée et dévoyée compromet le système des partis même et l’unité nationale et enfin, de l’institution des salaires politiques qui n’a pas réfréné la corruption, mais au contraire a contribué à faire stigmatiser la classe politique par les citoyens chez qui un sentiment de frustration génératrice, entre autres, de revendication, est de plus en plus affirmé.

La troisième et dernière communication délivrée par le Ministre Joseph GNONLONFOUN a mis en exergue l’état de fonctionnement des institutions de la République vingt (20) ans après la conférence nationale. Il a fait le constat que la plupart des institutions ne fonctionnent pas bien parce que ne s’arrêtant pas pour faire leur critique et autocritique.

Le communicateur estime que le Bénin est à l’école de la démocratie qui est un long processus qui ne s’achève jamais. Il note que la presse doit jouer un rôle prépondérant et doit s’engager dans cette fonction avec responsabilité et selon une éthique conforme à sa mission. Par rapport à la société civile dont nous devons l’essor à la Conférence nationale, le communicateur affirme que sa force vient de sa liberté, mais déplore que la société civile intervenant dans la vie politique et la gouvernance ne fonctionne que grâce à des parrainages, toute chose qui ne renforce ni leur liberté, ni leur autonomie.

Au total, si le communicateur tire un bilan plus ou moins nuancé du fonctionnement de nos institutions depuis 1990, il n’en est pas de même du développement économique. Le Ministre Gnonlonfoun, sur ce registre, relève l’échec de nos politiques de développement et soutient que l’aspect économique reste un des échecs de l’élan pris à la Conférence nationale.

Pour finir, il en appelle à une conscience nationale et au bon fonctionnement des institutions.

A partir de ces communications, un débat très riche d’enseignements s’est instauré. En dehors des témoignages d’acteurs majeurs de la conférence, les participants au colloque sont unanimement revenus sur un certain nombre de dysfonctionnements auxquels il convient de remédier. Il s’agit en effet de la crise morale, du régionalisme/sectarisme, de la corruption galopante, du favoritisme dans l’administration publique, de la fragmentation de la classe politique, du non respect de la laïcité de l’Etat.

Pour revenir aux valeurs de la conférence des forces vives de la Nation que sont le consensus national, l’amour de la patrie, l’unité nationale, l’option irréversible du renoncement à la violence, le choix définitif des solutions pacifiques, les participants au colloque ont ouvert quelques pistes d’actions et ont fait des recommandations susceptibles d’améliorer la qualité de la démocratie et le bien être des béninois.

IV- RECOMMANDATIONS

Monsieur le Président,

A l’issue des travaux, les recommandations ci-après ont été adoptées par les participants :

1- L’organisation d’un forum recherchant au plan économique et social un consensus de même nature que celui issu de la conférence nationale;

2- La moralisation de la vie publique, politique administrative et sociale;

3- La vulgarisation et l’enseignement de la conférence nationale dans les différents ordres du système éducatif béninois à partir de la constitution de la mémoire pour lui donner sa dimension de pacte social;

4- La célébration de la journée du 28 février comme journée du consensus national, fériée et chaumée ;

5- L’enseignement de la constitution conformément aux dispositions de l’article 40 de la constitution ;

6- La mise en place d’un observatoire pour le suivi de la mise en œuvre des recommandations de la conférence nationale et du colloque;

7 – Le respect et la préservation de la laïcité de l’Etat selon les dispositions de la constitution ;

8- L’organisation d’ateliers itinérants sur les différents aspects de la conférence nationale;

9- La sauvegarde de l’unité nationale· et la lutte contre le régionalisme et le sectarisme;

10- La traduction dans les politiques et dans les actes de la valorisation de la femme dans le développement de la nation.

11- L’éducation de la jeunesse aux valeurs morales et éthiques, au travail bien fait, au civisme et au patriotisme; l’offre à la jeunesse de formation lui permettant de se prendre en charge et une politique plus dynamique dans l’accompagnement des projets.

Monsieur le Président, avec votre permission, je vais inviter le Ministre BATOKO, Vice Président du présidium du colloque, à vous présenter quelques-unes des recommandations que je viens d’annoncer.

Je vous remercie Monsieur le Président !

Les sous-rapports du Colloque, liés aux recommandations

LES SOUS-RAPPORTS DU COLLOQUE, LIES AUX RECOMMANDATION

 

1ère recommandation sur la proclamation de la journée du 28 février comme journée du consensus national

-Considérant que cette Conférence nationale des forces vives de février 1990 dans l’histoire de la nation béninoise en tant qu’instrument de réconciliation avec elle-même

-Considérant que cette conférence nationale, en tant qu’une des meilleures manifestations du génie du peuple béninois est un objet de fierté nationale

-Considérant que dans le succès de cette conférence nationale, notre peuple a acquis une notoriété dans l’opinion internationale comme la nation qui a ouvert la voie au renouveau des africains dans leur lutte héroïque et noble pour la conquête des droits fondamentaux, à la liberté et à la démocratie,

le Colloque sur la commémoration du 20ème anniversaire de la conférence nationale de février 1990 tenu à Cotonou les 26 et les 27 février 2010 recommande :

1)         Que la date du 28 février soit célébrée chaque année officiellement et solennellement comme la Journée du consensus national, une journée fériée, chômée  et payée.

2)        Que la célébration de cette journée soit une occasion privilégiée pour rappeler les acquis de la conférence et dénoncer les pratiques qui menacent les valeurs du consensus national, consensus national lui-même, l’unité nationale et de la paix sociale.

3)        Que la célébration de cette journée soit aussi une occasion de rendre hommage aux acteurs du salut d’une part et pour féliciter et récompenser les citoyens et citoyennes qui se sont illustrés au mieux pour la promotion des acquis de la conférence des forces vives de février 1990.

Cotonou, le 27 février 1990

Le Colloque

2ème recommandation sur la moralisation sur la vie publique, politique, administrative, économique et sociale

-Se rappelant du consensus et de l’enthousiasme qui ont marqué la conférence des forces vives de février 1990 ;

-Prenant conscience de la place que ladite conférence a faite à la moralisation de la vie publique notamment à la lutte contre la corruption sous toutes ses formes et dans tous les domaines d’activités de la vie nationale ;

-Profondément préoccupés des dimensions que prennent de plus en plus la corruption, le laxisme, la gabegie et le népotisme dans la vie de notre nation ;

– Constatant avec affliction que ces pratiques obscènes sont encore impunies malgré les déclarations et les professions de foi des autorités les plus hautes de l’Etat ;

– très soucieux de l’avenir du Bénin et en particulier de celui de sa jeunesse qui est aujourd’hui en manque de repères et de références aux valeurs d’éthique ;

Le Colloque recommande :

-Que les pouvoirs publics à tous les niveaux, les organisations de la société civile, notamment les organisations de femmes, les jeunes, les confessions religieuses, les organisations syndicales et les partis politiques s’engagent résolument, véritablement et concrètement dans la lutte pour la moralisation de la vie publique, politique, administrative, économique et sociale de notre pays ;

-Que le gouvernement, les autorités morales et religieuses et tous les indicateurs de tout bord en particulier donnent le meilleur d’eux-mêmes pour éradiquer de nos pratiques quotidiennes, la mauvaise gouvernance politique, économique, administrative et sociale.

Cotonou, le 27 février 2010

Le colloque

Recommandation sur l’organisation d’un atelier itinérant sur la conférence des forces vives de la nation

Considérant que la conférence nationale demeure un grand évènement dans la vie de notre nation dont elle constitue l’acte fondateur de la démocratie et de la promotion des libertés ;

Convaincu des valeurs de consensus, de tolérance et de paix qui sont ressorties de ladite conférence ;

Reconnaissant le rôle de réconciliation de toutes les composantes de la nation avec elle-même qu’elle a joué et qu’elle continue encore de jouer ;

Conscient du socle national que constitue cette conférence qui est une leçon de témoignage poignant dont les participants au présent colloque ont bénéficié de la part de certains des principaux acteurs et animateurs de la conférence de février 1990 ;

Constatant avec douleur que certains de ces acteurs de la conférence ne sont plus aujourd’hui de ce monde et surtout de transmettre l’héritage vivant de ces assises historiques de génération en génération, le colloque recommande :

–          l’organisation chaque année notamment à l’occasion des manifestations commémoratives de l’anniversaire de la conférence nationale, des ateliers itinérants sur toute l’étendue du territoire national au profit des populations principalement des lycées, collèges et universités afin de pérenniser l’esprit de la conférence nationale.

Cotonou, le 27 février 2010

Le colloque

Recommandation sur les contrastes du rôle de la femme dans le développement de la nation

Appréciant à sa juste valeur la tenue et les exploits de la conférence des forces vives de la nation de février 1990 ;

Reconnaissant que la prise en compte de l’approche genre n’était pas la priorité dans le contexte de ces assises et que le délai imparti ainsi que les dirigeants politiques et économiques de l’époque ne l’avaient pas permis non plus ;

-Louant l’adoption de la constitution béninoise comme loi fondamentale du pays ;

-Constatant que malgré l’article 28 de ladite constitution qui constate l’égalité des citoyens sans distinction aucune, la femme demeure marginalisée sur beaucoup de plans ;

-Constant avec amertume que la condition de la femme peine à se réaliser malgré les déclarations et les professions de foi ;

Le colloque se félicite de la création de l’institut de la femme et recommande :

1) Qu’un quota soit instauré pour une meilleure représentation des femmes dans les instances de prise de décision ;

2) Que des mesures spécifiques soient prises à tous les niveaux en vue de sortir la femme béninoise de la précarité économique conformément aux recommandations des objectifs du millénaire pour le développement.

Cotonou, le 27 février 2010

Le Colloque

Recommandation sur l’éducation de la jeunesse béninoise

-Considérant la place et le rôle de la jeunesse dans la préservation et le développement du patrimoine matériel et immatériel dans toute société ;

-Considérant la décadence morale et intellectuelle qui se développe de plus en plus au sein de notre jeunesse, décadence qui n’est que le reflet de l’immoralité qui s’est emparée de tous les corps de la société béninoise ;

-Considérant que cette décadence menace dangereusement le capital intellectuel de la nation béninoise en raison de la compromission de la formation et de fabrication de faux certificats de scolarité et de faux diplômes attribués à des élèves et étudiants qui n’ont jamais visité des salles de classe ;

-Constatant que ces pratiques honteuses violent de façon irrémédiable la politique d’excellence prônée par la conférence nationale ;

Le colloque dénonce avec fermeté tous ceux qui, enseignants, élèves et parents d’élèves qui s’adonnent à cette pratique honteuse qui détruit l’homme, nuit à l’ordre national en hypothéquant dangereusement la capacité de la jeune génération et en particulier une relève de qualité recommande :

1)         une enquête systématique pour dénoncer et mettre hors d’état de nuire tous les réseaux mafieux impliqués dans quelque destruction du capital intellectuel et humain de la génération future de la nation béninoise;

2)        qu’une campagne nationale d‘information et de sensibilisation contre ce grand fléau soit entreprise dans nos villes et campagnes en général et dans les établissements scolaires en particulier afin de l’éradiquer définitivement.

Cotonou, le 27 février 2010

Le colloque

 

                                                                                          (Rapport non officiel, Transcrit par l’Evénement Précis)

Reviews

  • Total Score 0%



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

You cannot copy content of this page