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Le triomphe de la vérité

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Réforme de l’inscription en ligne dans les universités publiques: Les Etudiants de l’université de Parakou entre joie et déception


salle d'inscription de l'université de Parakou

salle d'inscription de l'université de Parakou

 (Visite au cœur d’un silence bruyant au campus)

– Impressions générales des étudiants de l’université de Parakou

– Entretien avec les responsables étudiants de l’université de Parakou

– Entretien avec le Vice-recteur de Parakou

Si l’inscription en ligne dans les universités publiques du Bénin est une réforme qui a suscité beaucoup de remous dans le rang des étudiants de l’Université d’Abomey Calavi, force est de constater que son homologue de Parakou affiche une certaine relative accalmie. Aux mouvements de grève et de protestation du campus d’Abomey Calavi, l’université de Parakou répond par une quiétude. Un contraste qui a fait présumer à certains observateurs, de la mauvaise foi des étudiants d’Abomey calavi. Mais au fond, le calme de l’université de Parakou est-il véritablement synonyme d’un accueil favorable aux réformes ? Grande visite au cœur d’un silence bruyant face à l’inscription en ligne dans la seconde université publique du Bénin. 

 Grande salle de lecture de la bibliothèque centrale de l’université de Parakou, cette matinée du Lundi 21 décembre 2009. Un petit marché s’était créé au cœur de la grande maison du savoir septentrional. Papillons dans les mains, les uns derrière les autres en file indienne, les étudiants de l’université de Parakou s’apprêtaient à honorer à leur rendez-vous pris en ligne sur internet pour boucler leur inscription pour le compte de l’année académique 2009-2010. Il est 11 heures et les mines se durcissaient davantage sur les visages des étudiants. Le climat dans la salle de lecture ressemblait à une bombe non encore explosée. Soudain à l’entrée de la salle, un étudiant visiblement débordé s’écria : « il va falloir réformer cette  réforme pour les années à venir ». Puis les bruits et gestes d’approbation très timides se libèrent dans la salle comme en signe de soutien à leur collègue. Et de nouveau le calme gagne chacun des étudiants. En face de cette multitude, deux postes qu’animent quelques trois agents s’activent à recevoir les étudiants, procéder à leurs inscriptions et imprimer leur carte. Ces agents manifestement plongés dans les réflexes technologiques, se soucient peu des sauts d’humeur ambiants. C’est pourtant dans cette ambiance qu’ils ont pu déjà inscrire plus de 4000 étudiants sur une prévision de 10000 selon le Vice-recteur de l’université. Moustapha, étudiant en Droit et sciences politiques à l’université de Parakou, face à la scène nous déclare : « On parle d’inscription en ligne alors qu’il n’y a même pas la logistique. Ça fait plusieurs heures que j’attends ma carte d’Etudiant qui n’est toujours pas sortie. Et pourtant je suis venu m’inscrire depuis 7heures 45 minutes, il est 16heures et je n’ai aucune chance d’entrer en possession de ma carte ». Son collègue Yayi N’Douro Bio Gani Thomas, Etudiant en première année de Droit à l’Université de Parakou précise et nuance : « Il faut reconnaître qu’aujourd’hui  qu’avec 15 minutes on est en mesure de finir avec la préinscription mais en ce qui concerne l’inscription physique, c’est un calvaire ». Cette peinture que semblent faire les étudiants du processus de l’inscription en ligne est quelque peu biaisée aux yeux d’un Agent technicien qui vit au quotidien cette opération depuis son lancement à l’université de Parakou. M. Charbel Avognon, Technicien Chargé de l’administration du réseau informatique d’inscription à l’université de Parakou soutient qu’ « il y a un grand effort qui est réalisé pour que l’étudiant qui vienne s’inscrire puisse avoir sa carte dans la même journée ». Malgré l’impression générale d’une déception dans le rang des étudiants en file d’attente, certains confirment bien cette lecture de la situation par le technicien. Nazif, étudiant en Dsp prend son propre cas en exemple pour certifier la bonne qualité de la réforme : « L’année passée, j’ai fait la navette trois à quatre fois avant d’obtenir gain de cause. Cette fois, c’est aujourd’hui que je suis venu et j’ai pu boucler mon inscription avec ma carte en main ». Cette disparité dans les propos des étudiants même est illustrative d’un malaise. Pour les étudiants qui fustigent la réforme, les griefs sont pour la plupart orientée vers l’opérationnalisation.

Des raisons…
Pour beaucoup d’étudiants, les difficultés ressenties dans l’inscription en ligne sont essentiellement dues à l’effectif des agents recrutés pour le service et à l’état de la connexion internet dans la ville de Parakou en général. Owou-Waré Prince, Etudiant en Faseg estime que « le nombre d’agents recrutés pour les prestations sont largement en dessous du minimum et tant que ce facteur ne sera pas amélioré, l’inscription en ligne ne sera pas meilleure à l’ancien système ». son collègue Yayi Ndouro trouve qu’«il est impératif d’augmenter le nombre d’agents pour une meilleure fluidité des inscriptions et de retrait de cartes ». C’est une solution qui est d’ailleurs partagée par les syndicats étudiants de l’université qui y voient la porte de sortie. M. Adéyemi Vice-président de l’Union nationale des étudiants de Parakou (Uneup) suggère que « chaque faculté ait ses agents d’inscription et son matériel pour une célérité dans la délivrance des cartes ». Mais ce ne serait qu’une solution partielle car par ailleurs  le problème de connexion à l’internet semble se poser avec acuité, à en croire les étudiants. « La ville de Parakou est caractérisée par une défaillance continue en connexion internet. La qualité du débit laisse aussi à désirer de sorte que l’on est soumis à toutes les peines du monde pour introduire ses données et pire imprimer la fiche d’inscription » remarque l’étudiant O. Prince.
Mais pour le Vice-recteur de l’université de Parakou M. Prosper GANDAHO, ces différentes difficultés sont inhérentes à toutes réformes. « Tout début est difficile et toute réforme à quelques tâtonnements avant que la vitesse de croisière ne survienne » précise-t-il.
Encore à 19heures ce lundi, les inscriptions se poursuivent dans la salle de lecture. Des lueurs de satisfaction se lisent sur les visages de ceux qui ont pu décrocher le précieux sésame de carte d’étudiant. A l’intérieur, c’est toujours l’espérance…
Médard GANDONOU

Entretien réalisé avec les étudiants de l’Université de Parakou sur la réforme d’inscription en ligne

Anonymat
« Le problème qu’on rejette demeure toujours »
Théoriquement, on a l’impression que tout va bien pour l’inscription en ligne. Mais quand on va au fond l’on se rend compte que rien n’est encore réglé jusque-là. Le problème qu’on rejette demeure toujours. Moi par exemple, je ne suis toujours pas en possession de ma carte d’Etudiant pratiquement pour les mêmes problèmes que l’année passée. Moi je suis étudiant à titre payant dans une Ecole. Il faut donc aller payer l’argent au niveau de la Banque. Mais quand vous arrivez au niveau de votre administration où vous retirez un petit papier qui atteste que vous avez la quittance de la Banque et rempli les formalités de l’inscription en ligne. Lorsque vous finissez avec tout ce protocole, pour le retrait de la carte d’étudiant, vous vous retrouvez encore dans un monde, un rang interminable.  Et cela est essentiellement lié à une insuffisance criarde de personnel. Il n’y a en réalité qu’une seule personne pour accueillir tous les inscrits de l’Université et deux agents pour procéder à l’inscription physique et imprimer les cartes. Finalement la carte qui est annoncée pour être imprimée en quelques minutes prend des fois cinq jours. Pour l’instant nous sommes déçus de la réforme et il va falloir réformer cette  réforme pour les années à venir.
Moustapha, Etudiant en Droit et Sciences politiques à l’université de Parakou
« Je préférerais qu’on continue avec l’ancien système… »
Je préférerais qu’on continue avec l’ancien système que de  poursuivre avec cette réforme qui nous retarde. On perd du temps à toutes les étapes. On parle d’inscription en ligne alors qu’il n’y a même pas la logistique. Rien ne marche correctement. Ça fait plusieurs heures que j’attends ma carte d’Etudiant qui n’est toujours pas sortie. Moi je suis venu m’inscrire depuis 7heures 45 minutes. Actuellement il est 16heures et je n’ai aucune chance d’entrer en possession de ma carte. Comme moi, presque tous les étudiants se plaignent. Et puisque je ne suis pas dans le secret de la technologie je ne peux que rendre l’administration responsable de cette mauvaise organisation.

Charbel AVOGNON, Tehnicien à la salle d'inscription en ligne de l'Université de Parakou

Charbel AVOGNON, Tehnicien à la salle d'inscription en ligne de l'Université de Parakou

Charbel Avognon, Technicien Chargé de l’administration du réseau informatique d’inscription à l’université de Parakou
« L’inscription en ligne est une grande révolution »

Pour ces inscriptions, j’avoue qu’on a déployé une certaine infrastructure du point de vue technique et informatique. L’inscription en ligne qui est amorcée dans nos universités publiques est une révolution en ce sens que tout est informatisé. Théoriquement, il ne devrait plus avoir de fil d’attente dans la mesure où c’est l’étudiant lui-même qui rempli toutes les formalités de préinscription devant son poste internet et vienne valider.  Dans la pratique, il y a un grand effort qui est réalisé pour que l’étudiant qui vienne s’inscrire puisse avoir sa carte dans la même journée. Pour en arriver là, le personnel technique donne le meilleur de lui-même travaillant quelques fois tard dans la nuit.

 

 

 

GUERA Séidou, Etudiant en première année à l’université de Parakou
« Je remarque que l’inscription est beaucoup plus facile cette année »
 Je remarque que l’inscription est beaucoup plus facile cette année puisque dans mon cas, contrairement à ce qui se faisait par mes aînés, je me suis inscrit depuis Nikki par l’internet. Je suis donc pleinement satisfait des réformes de l’inscription malgré les légères difficultés d’organisation que nous subissons lors de l’inscription physique.

Séidou GUERA, étudiant en première année à l'Univerité de Parakou

Séidou GUERA, étudiant en première année à l'Univerité de Parakou

 

 

 

 

Yayi N'douro Bio Gani Thomas, Etudiant à l'Université de Parakou

Yayi N'douro Bio Gani Thomas, Etudiant à l'Université de Parakou

Yayi N’Douro Bio Gani Thomas, Etudiant en première année de Droit à l’Université de Parakou
« Il est impératif d’augmenter le nombre d’agents pour une meilleure fluidité des inscriptions »
Il faut reconnaître qu’aujourd’hui  qu’avec 15 minutes on est en mesure de finir avec la préinscription. Mais en ce qui concerne l’inscription physique, c’est un calvaire. Ça ne va réellement pas à ce niveau. Les agents recrutés ne sont en nombre suffisant et puis ne

Chabi Goura Kaboura, Etudiant ayant obtenu sa carte après son inscription en ligne

Chabi Goura Kaboura, Etudiant ayant obtenu sa carte après son inscription en ligne

pas assez assidus. Il est impératif d’augmenter le nombre d’agents pour une meilleure fluidité des inscriptions et de retrait de cartes.

Chabi Goura Kaboura, Etudiant ayant réussi son inscription et obtenu sa carte
« Je reconnais que la réforme est une excellente chose mais …»
Ouf. J’ai fini par avoir ma carte d’Etudiant. Mais il faut avouer que c’est un parcours de combattant. C’est depuis 8 heures du matin et vous constater que c’est à 16 heures que ma carte est prête. Ceci après des séries de rang et des constats de défaillance de connexion régulière. Je reconnais que la réforme est une excellente chose mais comme nous n’avons pas le même niveau technologique que les occidentaux. Il faut adapter la réforme à nos réalités sinon telle qu’elle est aujourd’hui cela ne vaut pas la peine.

 

 

Tohou Félicité, Etudiante à la Faseg
« Les problèmes de connexion Internet ou de défaillance du matériel
informatique sont les handicaps » L’inscription en ligne  au regard de ce que je vois n’a rien changé. Dans la mesure où dans mon cas, moi j’ai démarré les inscriptions le 10 décembre dernier et j’ai pris rendez-vous pour ce lundi 21 décembre de 8heures à 10heures. Il est 15 heures actuellement, et je n’ai aucun espoir de retirer ma carte. Pensez-vous que les réformes marchent ? Au moins l’année dernière après le rang, on est sûr de s’inscrire. Cette année, après la longue file il faut s’attendre à tout moment à des problèmes de connexion Internet ou de défaillance d’un matériel informatique. 

Félicité TOHOU, Etudiante Faseg Parakou

Félicité TOHOU, Etudiante Faseg Parakou

 

 

 

 

Imorou Arouna, Etudiant en Psychologie 4 Université de Parakou

Imorou Arouna, Etudiant en Psychologie 4 Université de Parakou

Imorou Arouna, Etudiant en Psychologie 4
« L’inscription en ligne est un pas mais il y a beaucoup à améliorer »

L’obtention de la carte n’est pas du tout facile. Contrairement à ce qui était annoncé, nous assistons toujours à une file interminable lors du dépôt physique des dossiers d’inscription. Moi je viens d’avoir ma carte mais ce n’est pas aisé. Les difficultés se trouvent à tous les niveaux. Déjà lors de la préinscription en ligne, il y a plusieurs étudiants qui ne sont pas habitués aux outils informatiques. Dès lors, il y a beaucoup de perte de temps, mais aussi d’argent pour les navigations sur le net. Maintenant sur les lieux d’inscription physique on a le sentiment qu’on vit le même calvaire que les années dernières.  L’inscription en ligne est un pas mais il y a beaucoup à améliorer.

 

 

Narcisse Quenum, administrateur de bases de données
Ma tâche dans le dispositif d’inscription en ligne consiste à intervenir essentiellement sur les données des étudiants : répertorier les inscrits, corriger les noms erronés, mettre les résultats des différentes entités en ligne ainsi que la liste des étudiants boursiers et secourus. Le constat à Parakou ici est que le système était au lancement plus fluide avec essentiellement les nouveaux bacheliers. Mais depuis que les résultats de la deuxième session des examens à l’université ont commencé par sortir, l’on a remarqué un boom au niveau de l’inscription. Ce qui justifie l’attroupement en ce lieu d’inscription. Sinon en réalité le processus marche bien avec à la clef le retrait automatique des cartes d’Etudiants, du moins dans la journée de l’inscription physique.

Technicien dans la salle d'inscription de l'Université de Parakou

Technicien dans la salle d'inscription de l'Université de Parakou

« Les résultats de la seconde session ont créé un boom au niveau de l’effectif »

  

  

  

  

  

  

 

 

Orou-Waré Prince, Etudiant à la Faseg

Orou-Waré Prince, Etudiant à la Faseg

Owou-Waré Prince, Etudiant en Faseg
« L’inscription en ligne sans être une mauvaise chose est très pénible… »
L’inscription en ligne sans être une mauvaise chose est très pénible dans les conditions où elle est appliquée à l’Université de Parakou.      La ville d’abord est caractérisée une défaillance continue en connexion internet. La qualité du débit laisse aussi à désirer. De sorte que l’on est soumis à toutes les peines du monde pour introduire ses données et pire imprimer la fiche d’inscription. Mais quand on vient se référer aux techniciens à l’université, il faut pour ce simple problème prendre rendez-vous et faire le rang. Par ailleurs, le nombre d’agents recrutés pour les prestations sont largement en dessous du minimum et tant que ce facteur là ne sera pas améliorer, l’inscription en ligne ne sera pas meilleure à l’ancien système.

 

 

 

 

 

 Nazif D’Aguiar, Etudiant en Dsp à l’université de Parakou
« Il y a quelques difficultés, mais c’est une réforme très favorable aux étudiants »
Comparativement à l’année passée, je peux vous dire que l’inscription en ligne est véritablement une révolution.  L’année passée par exemple, j’ai fait la navette trois à quatre fois avant d’obtenir gain de cause. Cette fois, c’est aujourd’hui que je suis venu et j’ai pu boucler mon inscription. Certes il y a quelques difficultés d’ordre pratique mais dans l’ensemble c’est une réforme très favorable aux étudiants. Il suffira pour l’essentiel de revoir l’effectif des rendez-vous donnés pour réduire les files d’attente.

Nazif D'AGUIAR, Etudiant en Dsp

Nazif D'AGUIAR, Etudiant en Dsp

 

 

 

 

 

Esther DEGUENONVO, Etudiante en Dsp
 
Je me suis déjà inscrite mais il faut notifier que j’ai rencontré quand de difficultés. Déjà au niveau de la préinscription, car je n’ai pas une notion avancée de l’informatique. Ce qui a fait que c’est suite à plusieurs essais que j’étais arrivé à imprimer ma fiche d’inscription. Et pour la suite, j’ai constaté une insuffisance criarde de matériels et de personnel de sorte que l’on se retrouve avec deux agents et un poste de prise de vue pour les milliers d’étudiants attendus.
Entretien réalisé avec les acteurs de l’Université de Parakou sur la réforme d’inscription en ligne

Esther DEGUENON, Etudiante en Dsp

Esther DEGUENON, Etudiante en Dsp

« J’ai eu de difficultés car je n’ai pas une notion avancée de l’informatique »

 

 

 

 

 

 

 

 

Entretien avec le Vice Recteur Dr Prosper GANDAHO, Dr Prosper GANDAHO, Vice Recteur Chargé des affaires académiques et de l'insertion professionnelle.net

Vice-Recteur chargé des affaires académiques et de l’insertion professionnelle

« Tout le monde s’est approprié de ce mode d’inscription qui est plus relaxe pour les étudiants »

L’Université de Parakou expérimente à l’instar des autres universités publiques, la réforme de l’inscription des étudiants en ligne. Le Vice-recteur de cette université Dr Prosper Gandaho, Vice-Recteur chargé des affaires académiques et de l’insertion professionnelle parle de l’expérience de l’université de Parakou.
– Monsieur le Vice-Recteur, comment l’Université de Parakou a-t-elle amorcé les réformes de l’inscription en ligne ?

– L’inscription en ligne a effectivement démarré au niveau de l’université de Parakou. Mais avant cela, il y a eu d’abord des séances d’information et sensibilisation des étudiants. De même le personnel des scolarités des établissements de formation et de recherche a été formé et sensibilisé, même initiés de la même façon que la scolarité centrale.  La conséquence c’est que tout le monde s’est approprié de ce mode d’inscription qui est plus relaxe pour les étudiants et qui permet à la scolarité d’avoir une meilleure visibilité sur les inscriptions.
– Comment justifiez-vous l’absence de turbulence ici à l’université de Parakou face à cette réforme contrairement à votre homologue d’Abomey Calavi ?
– Il faut d’abord remarquer que nous sommes moins nombreux qu’à l’université de Calavi de sorte tout mot d’ordre d’information ou de sensibilisation à l’endroit de n’importe quel acteur universitaire touche l’essentiel de la cible. Ce qui nous a permis d’avoir la main sur les étudiants.
– Ils estiment néanmoins qu’ils ne sont pas associés ?
– Même s’ils disent qu’ils sont associés tard, ils ont été associés. De même que tout le personnel qui s’est approprié du système de sorte que tout va bien.
– Il y a quand même sur le terrain beaucoup de réserves des étudiants par rapport à cette réforme. Déjà pensez-vous que deux ou trois agents recrutés pour les inscriptions sont suffisants pour le nombre d’étudiants à inscrire?
– Tout début est difficile et toute réforme à quelques tâtonnements avant que la vitesse de croisière ne survienne. C’est ce qui explique les plaintes que vous avez recueillies sur le terrain. Les matins effectivement ils font les inscriptions en ligne mais au niveau des rendez-vous, ça ne marche pas effectivement tel qu’on l’aurait souhaité à la vitesse de croisière mais beaucoup ont commencé par avoir leur carte. Ce qui n’a jamais été le cas. Je les comprends mais au fur et à mesure qu’on va évoluer les agents vont se faire la main et tout rentrera dans l’ordre.
– Avez-vous un appel à l’endroit des étudiants ?
– Je les comprends. La nature humaine est ainsi faite. Toute réforme amène d’abord des contestations car il y a des gens qui en profitent mais d’autres qui n’en voient aucun intérêt. Donc on est toujours tous conservateur. Mais pour évoluer, progresser de façon scientifique, il faut accepter d’aller à autre chose. C’est pour cela que j’invite tous les étudiants à aller vers les réformes, à voir les imperfections et les corriger. Parce qu’en réalité nous allons au système Lmd. Et ce système impose une certaine rigueur dans la gestion aussi bien des inscriptions que de la formation. Apprendre autrement, évaluer autrement ne sont pas des mots d’ordre pour rien. Or l’inscription en ligne est un démarrage du système Lmd auquel nous sommes appelés à adhérer totalement en 2011. Quelque soient  les imperfections relevées, il faut qu’on contribue à l’amélioration de ce qui ne va pas.
propos recueillis par Médard  GANDONOU

 

Entretien avec les responsables étudiants de l’université de Parakou

Franck Christian ADEYEMI, Vice Président Uneup Franck Christian ADEYEMI, Vice Président de l'Uneup

L’Evénement Précis : Dites-nous vos impressions générales sur les reformes amorcées par l’Etat sur les inscriptions en ligne dans les Universités du Bénin ?
Franck Adéyèmi
: Par rapport à la reforme des inscriptions en ligne, je crois qu’on tend vers l’émergence. En cela je remercie le Gouvernement pour cet effort. Il faut de telle expérience. L’idée est bonne mais le processus a de failles.
Quelles sont les failles que les étudiants ont en effet retenues ?
En temps normal, ils ont dit que les inscriptions en ligne vont faire éviter les nombreuses tracasseries, les longues files d’attentes, les bousculades que subissent les étudiants lors des inscriptions mais c’est le contraire qui est actuellement constaté. On remarque que les files d’attentes sont toujours au rendez-vous car lorsque vous faites un tour vers le cyber où se font les inscriptions, le système est fait de sorte que quand tu t’inscris, soit le nom ne sort pas soit il faut nécessairement revenir au niveau des autorités avant que le problème ne soit résolu.
Comparativement à l’Université d’Abomey-Calavi, il se remarque une accalmie totale, est-ce à dire que tout va aussi bien pour autant?
Tout ne va pas bien mais au lieu de crier, on essaie de nous rapprocher de nos autorités et ensemble on trouve des solutions palliatives pour pouvoir satisfaire nos camarades. C’est quand ces problèmes ne sont pas réglés qu’on peut crier mais Dieu merci entre les autorités et nous, on trouve toujours un moyen de sortie de crise. Pour le moment tout n’est pas encore rose.
A en croire beaucoup de responsables étudiants vous n’auriez  pas été associés très tôt. Est-ce vrai ?
Il faut en effet dire que nous n’avons pas été associés car les autorités ont estimé qu’il faut qu’elles s’entendent aussi d’abord. Ce qui a fait qu’il y a eu de retard que nous avons rattrapé car après il y a eu des séances entre responsables étudiants et autorités avant les inscriptions.
Mais on remarque que des étudiants continuent de revendiquer, recevez-vous des pressions de vos camarades ?
Les pressions n’en manquent pas et aux camarades, je leur trouve toujours raison parce que la préinscription se fait au niveau du cyber et le jour où tu prends rendez vous, tu vas  déposer tes dossiers et après prendre ta carte d’étudiant. Mais il s’est fait qu’au niveau du cyber,  quand tu tapes ton code, le nom n’apparait pas. Je prends  par exemple un étudiant en 4ème année d’agronomie qui est allé s’inscrire la page s’affiche mais à partir de la 4ème année  le système lui impose la licence classique or la licence concerne la 3ème année. Il y a de ces problèmes. Il faut nécessairement venir au niveau du personnel de Cerco qui rentrera dans la base pour la correction. Mais on s’est dit que comme c’est la première expérience, il va ne pas en manquer ces défauts.

Quelles suggestions avez-vous fait aux autorités universitaires pour pallier à ces problèmes ?
Comme suggestions, nous prions les autorités  à revoir  les dispositions qui accompagnent cette reforme.

 

Sam Wadis Garba, Secrétaire général de l’UneupC’est vrai que ce système  que nous avons pris à bras ouverts,  a de failles. Nous étions prêts à basculer vers ce système mais nous avons remarqué qu’il y trop de failles quand bien même c’est la première édition. Effectivement comme vous l’avez dit, les étudiants sont en train de se plaindre face au système. D’abord à Parakou nous n’avons pas une bonne connexion et d’ailleurs les étudiants ont du mal à télécharger  leur page. Une fois la page prête, c’est la fiche de préinscription  qui n’est pas visible. Encore en enregistrant les modalités le système se bloque. Et il faut vous dire que les étudiants régulièrement admis à la deuxième session dans les facultés … et de  Faseg ne peuvent pas s’inscrire. En tout cas moi je n(ai pas pu m’inscrire. Et lorsque vous allez sur le site, il y a un message qui défile disant « sont autorisés  à s’inscrire les étudiants de la faculté de médecine et des différents écoles de 1ère session comme de la 2ème. Voilà  les problèmes que nous rencontrons et là on permet à certains de s’inscrire et à d’autres non. Dans le même tant le Cenou réclame les cartes d’étudiant pour les demandes de résidences.
Quels appels avez-vous aux autorités pour une amélioration ?
Vous savez, un système informatique n’est jamais parfait. C’est au fur et à mesure qu’on évolue qu’il aura la perfection. Et ce que je pense dire d’abord nous sommes pour les inscriptions et qu’on veuille ou non on va affronter les réalités du millénaire et dans toutes les universités aujourd’hui c’est  la méthode d’inscription et là il faut permettre à ceux qui ne sont pas sur le territoire nationale de s’inscrire. C’est certainement parce que c’est la première édition qu’il  y a de tapages mais je crois que cela va s’améliorer. 

Sam Wadis GARBA, SG Uneup

Sam Wadis GARBA, SG Uneup

– Quelques étudiants ont exprimé  leur colère par rapport aux caprices du système informatique, trouvez vous fondés ces appels ?

 

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9 thoughts on “Réforme de l’inscription en ligne dans les universités publiques: Les Etudiants de l’université de Parakou entre joie et déception

  1. TODOME Basilya

    c’est du folkore cette histoire d’inscription en ligne.Moi je suis en agronomie et jusqu’à présent on a toujours pas pu s’inscrire,la DBSU dit que le dernier délai pour le dépôt des dossiers pour la bourse est passé(le 8 janvier 2010).c’est à croire que la FA n’existe pas à l’université de PARAKOU dans votre histoire de tout infoematiser.Franchement l’inscription en ligne,c’est n’inporte quoi

  2. ZANGOULI-GALLIN Ceydrick

    J’aimerai faire mon inscription dans votre etablissement pour l’année 2010 2011

  3. lamine sall

    bonsoir trés cher Mr le manageur je suis un jeune garçon agé de 18an, je suis seneglai je suis en centre de formation je mesure 1m83, poids 70kg, avant centre, je joue avec mes deux pieds, un tré bon dribleur et marque des buts et j’ai été 4fon meilleur butteur de mon centre et meilleur joueur, et de mon quartier jusqu’a present. Vasi mon msn(lamzo105@live.fr)ou mon phone(+221704524101)merci J’atten vos réponse

  4. Yacouba Kadri Bachir

    j’aimeri aussi faire mon iscription pour l’année 2010-2011,j’attends depuis.je suis Nigerien et j’ai 20ans

  5. Yacouba Kadri Bachir

    j’aimerai aussi faire mon inscription en première année de faculté de droit pour l’année 2010-2011,j’attend depuis. je suis Nigerien et j’ai 20ans

  6. Yacouba Kadri Bachir

    j’aimerai aussi faire mon inscription en première année de facultée de droit pour l’année 2010-2011,j’attends depuis. je suis Nigerien et j’ai 20ans

  7. Doumbe

    Bonsoir j’aimerai faire partir de vos etudiant en medecine pour cette année 2015/2016 je suis etrangers je voudrais connaitre la procedure pour les admission et la date de la rentrée scolaire en tout les détails nessaire pour être admise dans votre établissement

  8. Hassane

    bonsoir j’aimerai m’inscrit en FASEG option comptabilité et gestion , j’ai le BAC G2 depuis 2014 et je veut continué les cours cette année. Que fait ?

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