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Le triomphe de la vérité

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EDITORIAL: La chicotte à l’école


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 Faut-il admettre la chicotte dans nos écoles ? A cette question, une campagne de sensibilisation menée dans le courant de ce mois a répondu clairement qu’il faut l’en bannir, et définitivement. Cette réponse catégorique a été appuyée par des spots qui stigmatisent les enseignants frappeurs. Mais à y voir de plus près, cette campagne aux accents de caricature, déforme trop abruptement la massive réalité. S’il est vrai qu’il y a effectivement des enseignants qui abusent des gifles et des lanières qu’ils distribuent sans désemparer lors des séquences de classe, ils ne constituent que l’infime minorité dans la grande masse des enseignants. Les enseignants consciencieux, ceux qui ont fait l’école normale, savent bien que l’acte d’apprentissage doit être exempt de terreur, et qu’exercer celle-ci dans les classes revient à mettre au ban une bonne partie des élèves dont beaucoup sont craintifs par nature. Dans certains cas, il suffit d’évoquer même l’éventualité du châtiment corporel pour que les plus craintifs piquent une crise cardiaque. Cette catégorie d’élèves exècre les coups jusqu’à la phobie. Dans cet univers de la classe où la hantise se propage facilement par effet de halo, l’apprentissage devient très vite un sacrifice intolérable, une véritable torture pour les apprenants. Le chantage pédagogique hallucinant est le propre des enseignants médiocres et sans vocation qui croient manifester à travers les coups qu’ils donnent une certaine puissance de domination. Dans certains cas déviants, on peut bien parler de pathologie, et certains adultes d’aujourd’hui ont bien connu ce type d’anomalie qui rend compte de la nécessité de purger le système éducatif de ces acteurs terrifiants. Ce ne sont que des exceptions rares. Car, contrairement à ce que laisse entendre la campagne anti-chicotte, l’école ne saurait se débarrasser totalement du châtiment corporel. Il faut une pincée de coercition pour forcer l’individu même adulte à faire ses devoirs et même à exceller. Ce qui est valable pour l’adulte l’est d’autant plus pour les enfants dont l’inclination naturelle est à la distraction et au rêve. En réalité, les châtiments corporels servent à ramener l’ordre en cas d’indiscipline, à indiquer la voie à suivre en cas d’exercices non faits, à éradiquer les distractions inévitables mais contraires à la bonne tenue des classes. Dans les classes bondées de 70 à 100 élèves ou plus, lot usuel des écoles publiques, la chicotte rationnellement utilisée est une obligation, si le maître ou la maîtresse veut travailler dans un minimum de calme. Ceci est d’autant plus vrai que les activités d’apprentissage à proprement parler, requièrent quelquefois aussi la nécessaire taloche permettant d’éveiller les rêveurs aux réalités et d’inciter les plus distraits à la concentration. Qui n’eut pas à piger ses tables de multiplication du simple fait du bâton qui en assure l’administration ? Il a fallu pour beaucoup d’entre nous quelques fessées bien senties pour maîtriser à fond la conjugaison du passé simple ou simplement apprendre par cœur ses leçons et les réciter avec foi. Devant ces évidences massives, on se demande pourquoi l’on s’acharne à mettre dans les esprits des enfants l’idée que les coups qu’on leur donne à l’école ne sont que de la méchanceté. A dire vrai, les auteurs de ces campagnes de sensibilisation financées de l’extérieur, en dehors de sensibiliser les maniaques de la chicotte, semblent mus par les modèles occidentaux de liberté totale donnée aux enfants. Le contrecoup de cette éducation permissive, c’est la transformation de l’école en un centre de désordre et d’indiscipline où s’épanouissent la médiocrité et l’anarchie. Ce modèle euraméricain a créé des générations d’indisciplinés et de gangsters que la télé nous donne de voir sous les espèces les plus dégénérées. L’on se demande alors si c’est cette école qui fabrique des brigands que nous voulons pour notre pays. On peut tout de même se rendre compte que les collèges qui ont enregistré les meilleurs résultats au Bac 2009 sont ceux où le châtiment corporel rationnel est encore en usage. Le fin mot de tout ceci c’est que la chicotte peut contribuer à l’excellence dans le cadre scolaire.

Olivier D. ALLOCHEME

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2 thoughts on “EDITORIAL: La chicotte à l’école

  1. Coulibaly

    Qu’est ce que c’est cet article de nostalgique de coup? Disons un article de donneurs de coups. ceci devient récurrent chez nos pseudos intellos, lorsqu’ils manquent d’argument à jeter l’opprobre sur les occidentaux. M ALLOCHEME combien êtes-vous qui avez subi la furie de vos maîtres, à vous faire une place au soleil? Si la chicote résolvait les problèmes de discipline dans les classes, l’Afrique serait championne du monde en matière d’éducation. l’apprentissage est excellent en classe dans un climat saint de donner et de recevoir et non dans l’anxiété et la peur de recevoir une flagellation. l’éducation est un droit pour l’apprenant. Bien souvent à cause de la barbarie des enseignants, nombreux de nos écoliers abandonnent l’école. leur droit à l’éducation bafoué. par des enseignants qui se prennent pour des geôliers. Le pire, des individus voudraient justifier la chicote à l’école. Le bâton brise l’os et non le defaut

  2. CLAUDE

    Oui je crois à l’efficacité des châtiments corporels, surtout à l’adolescence. Mais je ne suis pas sûr qu’il faille les donner à l’école, à cause de l’humiliation. Pour moi quand je commettais une faute, elle était signalée dans mon “carnet de correspondance” et signée par mes parents: c’était une sévère correction assurée: d’abord fessée puis fouettée au martinet cuisses et fesses nues (entre 20 et 60 coups suivant la gravité de la faute), ça faisait très mal et je ne recommençais pas de si tôt!

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