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Le triomphe de la vérité

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Entretien exclusif du Directeur Général du Budget, Arcadius Bertrand Codjia: « 77% du projet de budget 2010 est consacré au volet social et productif »


Arcadius Bertrand Codjia, Directeur Général du Budget (DGB) du ministère de l’économie et des finances est ferme. Le projet de budget 2010 soumis par le gouvernement du Dr Boni Yayi à l’appréciation des députés à l’Assemblée nationale est un budget d’ambition et de développement. Signe visible de ce réalisme, le projet de budget 2010 prévoit une bonne part au secteur social et productif, 77% . Dans cet entretien exclusif, le DGB, Arcadius Bertrand Codjia soutient avec force que les  populations béninoises vont voir leurs conditions nettement améliorées avec le projet de budget 2010 actuellement en étude à l’Assemblée nationale et  qui s’élève à 1.346 milliards 400 FCFA.

L’Evénement Précis: Monsieur le Directeur Général du Budget, que peut-on retenir de budget 2010 ?

Arcadius Bertrand Codjia: C’est un budget qui s’inscrit dans un contexte difficile, un contexte de crise financière internationale, doublé de crise énergétique et de crise alimentaire non encore complètement résolu. Donc c’est un budget qui doit sonner le glas de la relance économique, étant donné que nous enregistrons dans cette année un taux de croissance assez faible et que d’ici-là, le développement nous attend. Il s’agit donc d’un budget qui doit être assez concis, un budget qui ne laisse pas de place au gaspillage et de façon à utiliser de la manière la plus parcimonieuse les ressources que nous avons en mains.

 Quels sont justement les grands axes de ce projet de budget ?
Comme je le disaits tantôt, c’est un budget qui doit poursuivre toutes les options que nous avons prise à savoir, faire du secteur privé le fer de lance du développement, s’assurer que c’est un budget qui doit se pencher sur l’assainissement financier, le tout pour assurer quand même le décollage de l’économie

Que prévoit au volet social le projet de budget 2010 ?
Nous savons aujourd’hui que le secteur social et le secteur productif, il revient  au moins 77% de ce budget. Donc c’est un budget qui touche à tous les secteurs. Les réformes entreprises devront se poursuivre dans différents domaines pour que pour les équilibres reviennent.

Qu’en est-il des nouvelles taxes ?
Les nouvelles taxes, c’est au niveau des GSM. Il y aura de nouvelles taxes sur les Gsm. Donc c’est  essentiellement ça. Sinon au niveau des régies, c’est l’élargissement de l’assiette et la lutte contre l’évasion fiscale et la fraude fiscale.

Est-ce qu’il faut attendre des répercussions sur les consommateurs pour ce qui concerne les prochaines augmentations sur les taxes des Gsm ?
Aucune répercussion. C’est plutôt avec les organismes chargés des Gsm que nous ferons les péréquations. Le consommateur n’a pas de prix à payer

Quel est alors le montant chiffré du budget 2010 ?
Le budget 2010 s’élève à 1346milliards 400 qui est en hausse du budget 2009 de 8,5%.

A la date du 30 juin, quel le taux de réalisation précis du budget 2009 ?
Le budget précédent en matière de recettes était à 33%, en matière de dépenses 41%. Mais nous projetons pour fin décembre le taux d’exécution des recettes pour 81% et un taux de risque d’exécution des dépenses de 71%

Monsieur le DGB pourquoi il y a toujours un faible taux de consommation des crédits ouverts au budget ?
Cette année, ce n’est pas une question de faible taux de consommation. Il faudrait que la consommation des dépenses suive le rythme des mobilisations des recettes. Donc il faut faire en sorte que les deux ayent presque de paire et qu’il y ait une marge de sécurité pour éviter les accumulations dangereuses.

Quelle a été la marge de la crise internationale sur le budget 2009 ?
C’est difficile d’évaluer la marge de la crise internationale sur le budget. De toutes les façons, ses effets, c’est qu’on constate que les recettes fiscales et douanières se réalisent un peu plus difficilement du fait de la baisse des exportations et des importations.

Les députés ne comprennent pas que les 1200 milliards accordés au gouvernement en titre 2009  ne soient pas consommés et qu’en 2010 on prévoit leur demander d’accorder plus de 1300milliards ?
C’est deux choses différentes. Pour l’année qui s’achève, on fait des constats et on va conduire l’année de façon prudente pour que nous ne nous endettions pas d’ici la fin de l’année, et qu’on ait de bonnes hauteurs pour la viabilité de notre économie. Maintenant par rapport à 2010, il y a quand même une avance, une reprise de la croissance qui est attendue dans les autres pays. Et cela nécessairement devrait avoir une répercussion et puis les leçons tirées de la crise de 2009, doivent nous permettre de prendre des mesures pour améliorer surtout les recettes et discipliner davantage les dépenses pour que 2010 se réalise dans les meilleurs conditions.

Entretien réalisé par Gérard AGOGNON

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