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Le triomphe de la vérité

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Lazare Sèhouéto, Président de Force Clé: « Nous allons reprendre ce pays en 2011 pour le rééquilibrer »


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Quelques jours après la signature du protocole d’accord entre Force Clé et le G4 pour la désignation d’un candidat unique lors de la prochaine élection présidentielle, le Président de Force Clé, l’Honorable Lazare Sèhouéto était hier dans l’émission dominicale « Zone France ». Il a saisi ce tremplin pour partager son opinion sur certains aspects de l’actualité nationale.

Ancien ministre de l’industrie puis de l’agriculture sous le Président Mathieu Kérékou, l’Honorable Lazare Sèhouéto est un des animateurs de la vie politique nationale. Appréciant la gestion du pays depuis l’avènement du régime du Changement en avril 2006, il ne voile pas sa déception et l’option faite par son parti d’œuvrer à la réalisation de l’alternance au sommet de l’Etat en 2011. « Notre candidat peut venir de notre sein ou d’ailleurs ».

Dossier Sonapra
Cité à plusieurs reprises dans l’affaire de crédits relais à la Sonapra qui défraie encore la chronique, l’ancien ministre de l’agriculture du Général Mathieu Kérékou met les accusations formulées contre lui sur le compte de la médisance et de la mauvaise foi. « J’ai écrit ensemble avec le Président Bruno au Président Yayi pour dire de confier ce dossier à la justice », dira t-il pour témoigner de sa disponibilité à répondre des attaques formulées contre sa personne. « J’ai dit en son temps et je le redis, ce dossier ne me concerne pas », se défend Lazare Sèhouéto. Ainsi, pour lui la justice n’a qu’à faire son travail pour faire éclater au grand jour la vérité. C’est d’ailleurs pour mettre fin aux supputations que l’honorable Sèhouéto s’est évertué à donner sa version des faits devant les journalistes. « En Avril 2003, le gouvernement a estimé que les producteurs qui n’étaient pas payés et on était à la veille de la nouvelle campagne cotonnière, qu’il fallait trouver les moyens de les payer. Mais la Sonapra était en voie d’être privatisée. Entre le moment où il faut payer les producteurs et le moment où la Sonapra devrait être privatisée, il faut retrouver les fonds de relais et ces fonds relais permettront à la Sonapra d’honorer ses engagements. Et une fois que la Sonapra serait privatisée, les ressources issues de la privatisation pourraient aider à rembourser les banques qui auraient la somme de vingt (20) milliards de francs. J’étais Ministre de l’industrie et accessoirement élu à l’Assemblée Nationale où j’ai commencé à siéger au moment où tout ça se passait. Je n’étais pas à l’agriculture. Même le ministre de l’agriculture de l’époque, son nom n’a pas été cité une seule fois dans ce dossier. C’est beaucoup plus tard, quand les paysans ont commencé à se plaindre pour dire qu’ils n’ont pas été payés que le Chef de l’Etat m’a interpellé. Et c’est à la recherche de ça que j’ai appris qu’il y a eu crédits relais », dira le Président du Parti Force Clé.

L’affaire Cen-sad
Pour l’honorable Lazare Sèhouéto, l’affaire Cen-Sad est venu mettre à nu les failles observées dans la gestion du pays par le régime du Changement. Aussi, dira t-il à la sortie médiatique du Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi dans ce dossier pour se déculpabiliser que « Il aurait mieux valu que cette interview n’eut jamais lieu ». En outre, pour lui, la publication des résultats de l’Inspection générale d’Etat qui ont mis à nu ce scandale ne constitue pas à ses yeux un événement majeur. « Le Président Kérékou l’a déjà fait avec la fameuse affaire des 70 milliards. Je connais des ministres et des cadres qui ont comparu. Le ministre Alahassa a même comparu devant un tribunal à Ouidah. Ce n’est donc pas la première fois ». Ainsi, pour le Président de Force Clé, la publication de ce dossier s’inscrit dans la logique de l’Etat de droit et de son point de vue, « il n’ y a rien de plus simple, de plus normal que d’envoyer un dossier devant la justice. Et c’est ça qu’il faut encourager le Chef de l’Etat à faire. Il faut envoyer les dossiers de ceux qu’on soupçonne d’avoir trempé dans des affaires devant la justice ». Face au silence observé par son parti à ce sujet, le Président Lazare Sèhouéto estime que la sortie médiatique du leader du Parti du Renouveau Démocratique (Prd), Me Adrien Houngbédji sur l’affaire Cen-Sad traduit à bon escient l’opinion des partis de l’opposition.

Appréciation globale de trois ans de gestion de Boni Yayi
« Le peuple s’est trompé mais puisqu’il est souverain suivons-le ! En son temps, nous n’avions pas fait le travail d’élévation d’éducation qu’il fallait de sorte que le peuple s’est lourdement trompé. Prions Dieu et encadrons ce mouvement pour que ça ne devienne pas un cauchemar. Je ne comptais pas du tout sur le Président Yayi Boni au plan politique. Je n’avais pas de confiance en lui parce que je n’ai pas vu là où il a fait ses classes en la matière. Mais je comptais sur lui au plan de l’économie, de la modernisation de notre pays, au plan de la rationalisation de la gestion qu’on fait du pays. Trois ans après, je ne sais pas si les choses sont plus rationnelles, si le Pays a changé ». C’est le sentiment exprimé par l’honorable Lazare Sèhouéto pour faire part de sa déception des trois ans de gestion du Bénin à l’ère du Changement. Ainsi pour lui, les réserves dont il a fait preuve lors de l’élection présidentielle de 2006 se confirment au fil des ans du Bénin par le régime du Changement. A ce propos, l’ancien ministre notera les nombreuses failles observées dans la mise en œuvre de la politique économique du pays. Et en guise d’illustration, Lazare Sèhouéto met en lumière, entre autres, les contradictions dont le gouvernement Yayi s’est rendu coupable dans le budget 2009 qui se traduisent aujourd’hui par une faible consommation des crédits dans les différents ministères et la faiblesse des recettes de l’Etat.

Du protocole d’accord entre Force Clé et G4
Comment des gens que tout opposait, qui étaient farouchement opposés ont-ils réussi aujourd’hui à se mettre ensemble ? A cette question que se posent les observateurs de la vie politique nationale, l’honorable Lazare Sèhouéto a sa réponse. « Les raisons qui nous opposaient n’existent plus. A l’analyse de la situation, il n’y a rien d’autre à faire que de se mettre ensemble. Nous sommes tous de l’opposition et sans nous mettre ensemble, on ne peut pas sortir le pays de la situation. Il en est de même à l’Umpp où c’est encore pire que chez nous », expliquera t-il.
Ainsi, pour l’honorable Sèhouéto, loin d’être une machination, cet accord vient poser les jalons d’une opposition unie pour la conqête du pouvoir d’Etat lors des joutes électorales de 2011. C’est fort de cet état d’esprit que selon lui, « nous allons reprendre ce pays pour le rééquilibrer car il est actuellement très déséquilibré »
Quand à l’absence de l’alliance G13 de cet accord, il ne se traduit pas une quelconque exclusion d’autant plus que seuls les partis sont autorisés à faire partir de cette nouvelle coalition dénommée « L’Union fait la nation ».
Et déjà, dira t-il, « Nous sommes en train d’élaborer notre programme pour une alternative en 2011 et un programme de développement du pays de 2011 à 2016. Nous allons poser méthodiquement les pas suivant notre rythme, notre agenda.  Le seul moyen de sauver notre pays du déluge, c’est de nous mettre ensemble ». Quant à l’éventualité de candidatures multiples au sein de l’opposition, elle ne semble pas à l’ordre du jour selon Lazare Sèhouéto. « Quand on va choisir notre candidat, celui qui n’est pas choisi se soumet », dira t-il.
Jean-Claude D. DOSSA

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2 thoughts on “Lazare Sèhouéto, Président de Force Clé: « Nous allons reprendre ce pays en 2011 pour le rééquilibrer »

  1. Espera

    Je suis bien tres content de cette alliance. Mais j’ai peur connaissant bien les machinations politiques au Benin. Dans tous les cas, celui qui trahira le premier les accords de cette union de l’opposition pour deposer Yayi en 2011, aurait signe de lui-meme sa retraite politique. Le peuple est temoin et prend note. Dans tous les cas, rien n’empechera ce peuple trahi de contribuer au changement du ” changement” en 2011. Le pays est bien desequilibre et le peuple bien malade.
    Mais nous ne voulons pas que de belles paroles des signataires mais des actions convainquantes et ralliantes…

  2. houmbadji

    moi houmbadji euloge instituteur à Abomey vous suggère de de plus en votre développement psychologique en jeu afain de

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