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Le triomphe de la vérité

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Gouvernance politique et économique du Bénin: Le Conseiller spécial Amos Elègbè renforce les explications de Boni Yayi


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Amos ElègbèL’entretien accordé par le Chef de l’Etat à la presse nationale en prélude aux festivités du 49ème anniversaire de l’indépendance de notre pays suscite encore des réactions. L’ancien ministre Amos Elègbè et l’ex secrétaire général de la Csa-Bénin, Guillaume Attigbé étaient à cet effet sur les plateaux de la télévision nationale hier pour analyser ces échanges qui ont embrassé divers pans de l’actualité nationale.

De la question de l’augmentation des prix de l’eau et de l’énergie en passant par la gouvernance syndicale, la crise financière et économique, le multipartisme intégral adopté par notre pays à la faveur de la Conférence nationale de 1990…plusieurs aspects de l’intervention présidentielle ont servi de tremplin à la réflexion des deux invités de la télévision nationale.

Augmentation du prix de l’eau et de l’énergie
Abordant cette actualité, l’ancien ministre de Mathieu Kérékou et actuel conseiller spécial aux affaires politiques du Chef de l’Etat notera que la décision du gouvernement de freiner les subventions pour faire pratiquer le prix du marché s’explique par le fort renchérissement du prix de l’énergie électrique fourni par le Nigeria, le Ghana entre autres mais surtout le prix du pétrole à l’échelle mondiale. Ainsi, face à cette situation aggravée par une crise économique aigue, la plus importante depuis celle des années 1930, la marge de manœuvre du gouvernement était très étroite d’autant plus que le Bénin, pays aux ressources limitées, n’est pas producteur de produits pétroliers. Ainsi, en optant pour cette solution, en dépit du renflouement des capacités du Bénin avec l’achat de 80 Mégawatts d’énergie qui attendent d’être disponibles dans les prochains mois et aussi ses conséquences sur le panier de la ménagère, le gouvernement du Dr Boni Yayi a fait preuve de responsabilité. « Les cadres de la Sbee doivent prendre conscience qu’ils détiennent la clé du développement de notre pays », dira t-il pour évoquer la nécessité de l’instauration de la bonne gouvernance au sein de cette société de distribution d’énergie électrique. D’autant plus que, selon l’ancien secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin), Guillaume Attigbé, plusieurs scandales ont fait le lit à cette situation en raison notamment de la mauvaise gestion de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Selon les deux personnalités, cette analyse est identique pour la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb). C’est d’ailleurs soucieux d’inverser cette tendance que, dira Amos Elègbè, « le Bénin synchronise avec les autres pays de la sous région ses ressources dans l’utilisation de ses potentialités énergétiques » dans la perspective d’une totale indépendance.
Dans ce même sillage, le ministre notera que les perspectives prometteuses amorcées depuis l’avènement du Changement se sont heurtées à la crise financière qui, désormais, s’est couplée à des crises sociales et alimentaires ; toute chose qui impose au Bénin de revoir à la baisse son taux de croissance qui passe pour cette année de 5,8% à 4%.
Par ailleurs, Amos Elègbé s’est félicité de la mise en œuvre de la mécanisation agricole qui occupe déjà 12.000 jeunes à travers tout le pays. En outre, dans le cadre de la co-prospérité, il incombe selon lui, que le Bénin développe le transit et les services en raison de sa position privilégiée avec les pays de l’hinterland notamment le Nigeria pour se doter d’une économie forte et susceptible de favoriser son développement.

Gouvernance syndicale et réforme du système électoral
« Pour conseiller aux autres d’être propre, il faut être soi-même propre ». Cette opinion formulée par le Chef de l’Etat au cours de son entretien avec la presse a reçu un écho favorable auprès des deux personnalités. Pour le ministre Elègbè, l’instauration de la bonne gouvernance au sein des syndicats et notamment des centrales est une exigence consacrée aussi bien par les statuts de ces mouvements que par plusieurs conventions de l’OIT. Ancien responsable de centrale syndicale, Guillaume Attigbé estime que « Le Chef de l’Etat n’a fait que dire tout haut ce que tout le monde dit tout bas ». Ainsi donc, pour lui, il importe, l’absence de démocratie au sein des centrales est une réalité d’autant plus que selon ses propos, « ce sont des monarcs qui dirigent les syndicats ». Toute chose qui l’emmène à conclure que « C’est un mal que traîne le mouvement syndical béninois ».
Face aux accusations d’ingérence du gouvernement dans les activités des syndicats, Amos Elègbé estime qu’en raison de la subvention dont elles bénéficient, les syndicats ne peuvent s’en soustraire d’autant plus que « partout où il y a les deniers publics, l’Etat a un droit de regard».
Par ailleurs, usant de ce tremplin, le ministre Elègbé se félicitera de voir le Président du Parti du Renouveau Démocratique (Prd), Me Adrien Houngbédji incarner désormais l’opposition déclarée au Chef de l’Etat. Quant aux virulents propos tenus par l’ancien ministre Roger Gbégnonvi contre Boni Yayi, Amos Elègbé estime que «Personne ne peut leur accorder de crédibilité».
Jean-Claude D. DOSSA

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