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Le triomphe de la vérité

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Wallys Zoumarou, Député de la 5ème législature de l’Assemblée nationale: « Bio Tchané est meilleur gestionnaire que Yayi»


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Wallys Zoumarou” Sous l’Arbre à Palabre ” de l’Evénement Précis, les personnalités se succèdent, s’approuvent ou se rivalisent. Les idées et les convictions également. C’est le remuant  Honorable Député de Sèmèrè qui était en face des journalistes de la rédaction. Avec verve et conviction, l’ancien député Fcbe a essayé d’apprécier la gestion actuelle du Bénin, défendre ses options politiques actuelles. C’est un entretien à bâton rompu avec  un adversaire incorruptible du régime Yayi, un chantre invétéré de l’avènement Tchané. Ce sont des instants de grandes révélations sur son parcours académique, professionnel et même sa vie privée.
 

Wallys Zoumarou en plein débat avec les journalistes

Wallys Zoumarou en plein débat avec les journalistes

Et si on en parlait
Le Bénin sous Boni Yayi
Le pays va très très mal. Il y a la crise économique dit-on. On met tout sur le compte de la crise mais je crois que nous sommes responsables. Si la crise en est pour 10%, nous sommes responsables de ce qui nous arrive à 90%. Et si je dis nous, je veux bien dire ceux qui dirigent le pays, ceux qui ont en charge les hautes responsabilités de ce pays. Qu’est-ce qu’on ne nous a pas promis aux dernières élections ? On nous a promis monts et merveilles. Aujourd’hui, c’est la déception totale. Le panier de la ménagère a  baissé et s’il y a deux ans ou trois ans, on pouvait manger avec 200f, 500f, aujourd’hui avec 1000f, vous ne pouvez rien faire. Si bien qu’on peut penser que les béninois mangent difficilement une fois par jour. Quand un pays en arrive là, il faut dire  que c’est un pays complètement aux abois, c’est un pays à la dérive totale.  La raison réside dans la mauvaise gestion, de la mauvaise gouvernance que l’équipe Yayi Boni et ses accolytes imposent à ce pays. Vous voyez ce qui s’est passé la fois dernière. Ce sont des scandales sur scandales qu’on a sur un laps de trois ans. Le pays est complètement à terre. Il n’y a pas  d’argent. On n’est pas sûr que ce mois, les fonctionnaires seront payés.  Vous voyez ce qui s’est passé lorsque on a démis le ministre des finances de ses fonctions.  Le porte-parole du gouvernement nous a dit que c’est parce qu’il a pris un arrêté qui a créé des charges exorbitantes au pays. Mais il y a des dessous plus puants que ça. Ce sont des affabulations. Une semaine après, vous avez vu ce  qui s’est passé. Un ministre qui prend un arrêté, il fait toujours des ampliations à qui de droit et c’est maintenant qu’on se réveille un bon matin pour évoquer ce fait comme raison de son limogeage. Je dis que  le jour où Lawani va parler, vous allez voir un peu  plus clair dans toute cette affaire puante.

Le panier de la ménagère plus vide qu’il y a 5 ans
Oui je vous ai dit que le panier de la ménagère a baissé. On n’est pas là pour reculer mais  pour avancer. Et si les gens prennent le pays en main et font du surplace, on recule. Les gens vous habituent à faire des comparaisons en disant que c’est mieux aujourd’hui qu’hier : ” nous avons fait mieux que le régime d’hier “. Ce n’est pas la bonne réponse. Nous avons fixé un certain nombre de repères. Est-ce que véritablement nous avons atteint les repères que nous nous sommes fixés ? Est-ce que nous les respectons ? Est-ce que nous les avons atteints ? Quand on n’a pas atteint ces repères, c’est qu’on a échoué. On ne peut pas dire : ” j’ai fait mieux que telle… ” Vous n’êtes pas là pour faire moins bien que celui qui était là. C’est parce que justement on a placé en vous l’espoir que vous allez mieux faire que vous êtes là. Ça suffit. Non vraiment c’est la médiocrité. Il faut aller de l’avant et ce régime n’a pas fait mieux que l’autre même si on fait la comparaison, on avait la paix à l’époque mais aujourd’hui, on ne peut pas dire autant.

La liberté et la paix menacées sous Yayi
Les Béninois, même s’ils mangeaient mal, ils se sentaient bien dans leur peau. Aujourd’hui, tous les Béninois ont l’impression qu’ils sont menacés dans leur vie quotidienne et qu’ils ne sont pas libres. Vous mêmes vous le sentez vous les journalistes. On était en Afrique les premiers selon Reporters sans frontières. A quoi ce recule est dû ? Simplement parce que les gens ont muselé la presse. Parce que vraiment la démocratie a échoué. A partir de ce moment… mais qu’est-ce que vous dites ? Même si on mangeait mieux… par rapport au bien être, au bien être du cœur, l’individu lui-même n’est  pas en sécurité parce que ce n’est pas manger seul qui est le bien être. C’est de se sentir libre, se sentir appartenir à un pays en paix, d’être fier de son pays. Et ce n’est pas le cas en ce moment.

Difficile de trouver une place pour Yayi entre Soglo et Kérékou !
On me dit que je suis extrémiste, moi je peux difficilement trouver quelque chose de positif que ce régime a amené. Parce que voyez-vous, la corruption a atteint le sommet. Après avoir réalisé tous les projets que le régime antérieur a initiés, qu’est-ce qui lui reste ? Peut-on me dire ce que Yayi Boni a fait de neuf pour le pays ? Un pouvoir ne peut pas venir en place sans avoir lui-même quelque chose qu’il veut apporter. L’urbanisation de Cotonou, les pavés et toutes les infrastructures revendiquées par le régime actuel ne lui appartiennent pas  . Il faut féliciter encore une fois le président SOGLO. Parce que, je dis que  toutes les infrastructures et consorts qui ont cours aujourd’hui sont l’initiative du président SOGLO. Les grands travaux, les pavages, les autoroutes, les ponts… mais ce sont de vieilles initiatives. Je peux dire que le Bénin moderne, c’est la création, c’est l’imagination de SOGLO. Bien sûr, le président KEREKOU a apporté beaucoup dans ce sens-là notamment dans le financement des projets. Mais avec YAYI Boni, on avait pensé à une nouvelle génération d’homme d’Etat. Oui, c’est des gens dynamiques et inventifs, des gens capables d’amener le modernisme dans le pays. Mais je ne vois rien de tout ça. On ne peut pas me citer quelque chose de nouveau que YAYI Boni a amené. Pour ça je ne peux que regretter. Les gens font toujours des choses qui leur ressemblent. C’est cela que nous vivons aujourd’hui. Nous avons nourri un certain espoir parce qu’à un moment donné, le président Kérékou nous donnait l’impression d’être fatigué et de ne pas avoir la totale maîtrise des actions du gouvernement. Il a vraiment beaucoup fait avec ses 30 ans de pouvoir. Il faut aspirer à quelque chose de plus jeune et de plus moderne et sur la place. Qu’est-ce qu’on a eu ? Houngbédji était là, malheureusement, il n’est pas passé. Il y a Boni Yayi et c’est lui qui a récolté tout ça parce qu’on a estimé qu’il nous apportera le meilleur. Mais j’ai l’impression qu’il nous a plus amené les mauvaises manières de faire du pays où il a vécu. Voyez-vous, on danse! On distribue l’argent  de la caisse de l’Etat. On dirait qu’il a une caisse dans sa voiture, une caisse à la maison dans les mains du Chef de l’Etat.

Yayi le seul Dieu des Fcbe
Ce qui est sûr, nous avons travaillé pour l’avènement de Yayi Boni. On s’attendait à un retour de l’ascenseur, ce que Yayi Boni nous a retourné, c’est la méchanceté, c’est un peu une sorte de jalousie. Nous avons des droits que le conseil des ministres nous a reconnus et c’est lui qui s’est assis dessus. Il est le Chef de l’Etat du Bénin, moi je ne suis qu’un simple citoyen. Mais moi à un moment donné, j’ai vu que ce qui se fait au niveau de Fcbe, est vraiment horrible, à bannir dans l’arène politique. Tout le monde est là pour acclamer. C’est le même son de cloche qu’on entend un peu partout. On vénère, on chante, on loue le leader politique. Quand vous allez à une réunion, c’est le Chef de l’Etat  seul qui parle et ne vous écoute pas. C’est le dieu. A partir de ce moment, je ne veux pas avoir un dieu comme leader.  Et c’est pour cela que j’ai quitté la Fcbe.  Ce qui se passe  ressemble aux vieilles méthodes soviétiques. On ne s’est pas battu  en 1990 pour avoir la démocratie pour qu’on vienne à nous imposer une autre  démocratie comme cela se passe. Et c’est pour ça que je suis parti. Moi je suis un militant. Et partout où je passe, on me colle l’étiquette de contestataire. Je ne peux pas rester dans un milieu comme celui là, un milieu de béni-oui-oui où tout le monde acclame même si on n’est pas d’accord. Moi je  ne suis pas de ce genre. C’est pour ça que j’ai vite quitté. Aujourd’hui, j’ai la maîtrise de ma langue. Je dis ce que je pense bon et je me sens très bien comme ça.
L’aventure G13 et l’opposition
Je suis allé au G13 pour une liberté d’esprit et d’opinion. Et nous constituons une force centrale qui représente un espoir pour le peuple. Aujourd’hui quand je vais en ville, on me tape  amicalement dans le dos et on me dit ” vraiment nous comptons sur vous “. Nous sommes une ombre de l’opposition. L’autre aile de l’opposition  n’est pas le même type d’opposition que nous. Nous ne sommes pas une opposition radicale qui dit non à tout. Au début du pouvoir, il n’y avait pas ça. Je pense qu’au fur et mesure, cela va s’améliorer, c’est clair qu’on ne va pas retrouver une opposition unie, solidaire, cohérente, parce que au sein de l’opposition, il y a beaucoup d’ambitions antagonistes. Ce sont ces ambitions qui sont le talon d’Achille de l’opposition . Mais moi je suis convaincu que l’opposition va finir par s’unir. Parce que nous sommes tous d’accord au moins sur un seul point : tout sauf Boni Yayi. Si nous sommes d’accord pour éjecter Yayi Boni du pouvoir en 2011 et qu’on voit ensuite parmi nous, celui  qui sera  président, c’est déjà pas mal.

Un banquier peut succéder à un autre !
Je crois que pour être candidat, il faut être d’abord Béninois. Ce critère est commun à tout le monde. Après ça, on peut être paysan, si on voit que vous avez un profil, vous avez ce qui peut permettre de bien diriger le pays. Un banquier peut succéder à un banquier. Ce n’est pas un crime. Ça peut être aussi un autre, un agronome ou un homme d’affaire. L’essentiel, c’est que cet homme regorge d’un certain nombre de valeurs et de critères  et qu’il soit l’homme idéal capable de conduire le pays au bon port. Regardez si le bonhomme dans ses valeurs intrinsèques,  a les qualités pour être un bon Chef d’Etat. C’est cela qu’on n’avait pas eu le temps de regarder avec Yayi Boni. On ne connaissait pas l’homme. Alors, quand vous allez ramasser quelque chose au petit bonheur de la chance, vous pouvez bien tomber ou mal tomber. Cette fois-ci, on n’est mal tombé. Et celui dont vous parlez, à savoir Bio Tchané, je crois que ce n’est pas la même chose. Ils ont été tous à l’école de la Bceao. Regardez la différence qu’il y a entre l’un et l’autre. Bio Tchané a occupé tous les postes à la Bceao, les plus importants : Directeur de crédits, Directeur des études, Assistant du Gouverneur. C’est l’homme de confiance du gouverneur. Mais Yayi Boni n’a pas cette référence. Sa nomination comme Directeur général de la Boad a été vraiment un concours de circonstances. Mais on avait cru que  parce qu’il est passé rapidement à la Boad, qu’il est capable de diriger le pays. Mais on s’est trompé, Bio Tchané n’a pas la même image. Non seulement à la Bceao, on ne peut  pas citer un  cadre sans dire Bio Tchané, mais au Bénin dans son pays, il a été ministre des finances. Les finances du pays étaient à terre mais avec son art et son calme légendaire, son dynamisme, sa rigueur, il a redressé les finances du pays et quand il partait, il a laissé un pays à l’aise au plan financier.

Bio Tchané, un gâchis pour la diplomatie béninoise
Il n’est pas allé au port comme docker. Il est parti à la Boad sur la demande des institutions internationales. Il a été directeur Afrique du Fmi. Ils sont au plus cinq à décider du sort du monde en matière de finance et en matière de gestion du pays. Mais voilà quelqu’un qui a un curriculum vitae qui en impose. En effet, c’est  une façon de reconnaître les qualités d’un cadre très sollicité. C’est clair que quand l’homme est bien sollicité, il a la peine de résister à toutes les sollicitations surtout qu’on va d’une sollicitation plus ou moins basse à une sollicitation plus élevée. Je crois que la plus grande chose qu’un citoyen doit faire, c’est de travailler pour son pays. Il était au fonds monétaire, il travaillait pour 44 Etats en Afrique et même pour le pays. Mais maintenant, il est venu à la Boad parce que les Chefs d’Etats qui l’ont soutenu ont dit qu’il veut donner une base solide, forte à la Boad. Ils veulent en faire une institution de premier rang pour pouvoir soutenir les pays dans leurs efforts de développement. C’est pour ça qu’on l’a envoyé là-bas. C’est pour une Boad deux fois, quatre fois plus importante que ce que Boni Yayi a laissé. Il s’est laissé tenter parce que ça le rapproche plus du Bénin, ça lui permet de voir, de pouvoir aider directement le Bénin. Maintenant il est sollicité pour être président de la République. Tous les Béninois, tous  les citoyens rêvent de servir leur pays au plus haut niveau. Il ne peut pas refuser cela. Je pense que voilà tout ce qui motive le changement de poste. Je crois qu’en quittant le Fmi, que Bio Tchané ne va pas d’un poste plus grand vers un poste plus petit. Je crois que ce n’est  pas le besoin d’argent. Je crois plutôt que c’est l’envie de servir son pays qui fait qu’il a voulu changer.

Bio Tchané : candidat ou pas candidat !
Non, vous savez, Bio Tchané n’est pas un vantard, ce n’est pas un m’as-tu vu. Il est candidat d’abord pour lui-même non ? C’est d’abord pour lui et le moment de déclaration de candidature n’est pas encore arrivé. Il ne faut pas  faire quelque chose avant que l’heure de le faire  n’arrive. Le moment n’est pas encore arrivé. Néanmoins, il est déjà allé à Djougou où il a dit : ” Mes parents, j’ai une idée, j’ai un projet, si Dieu me prête vie, j’ai envie d’être candidat pour les élections. Qu’est-ce que vous en pensez ? ” Si Bio Tchané se met à faire tout le boucan que vous pensez qu’il doit faire, ce pays là va s’embraser. Voyez,  il a été rien que pour les cérémonies à Grand Popo et vous savez ce qui s’est passé après. Le Président et tout le gouvernement sont partis à Grand  Popo. Ils ont voulu aller éteindre le feu.   Non seulement il fait courir mais il fait peur. Parce qu’on a appris qu’il sera candidat, on l’interpelle pour lui dire ” si tu es candidat, je ne t’assure pas ta sécurité “. Il y a Dieu d’abord qui assure actuellement sa sécurité, parce que s’il ne tient qu’à l’homme, moi je ne sais pas, et Bio Tchané et nous mêmes, où on va être. Il y a d’abord Dieu. Il y a ensuite le peuple béninois parce que le peuple béninois est un peuple en éveil qui ne dort pas sur des choses comme ça.
Bio Tchané : un candidat pour diviser les voix du Nord
Non !  Ces questions ont une coloration trop régionaliste, ethnocentrique pour qu’on puisse en parler. Moi vraiment, j’ai honte d’en parler. Malheureusement, il faut qu’on en parle. Gbadamassi a dit que c’est pour diviser  les voix du nord mais au nom de quoi ? Je crois que les candidatures se sont exprimées spontanément. Chacun a estimé qu’il a ses chances d’être candidat. Mais fils du nord, c’est normal. Tout le monde s’appuie sur son fief, sa région pour pouvoir émerger. Mais quand vous n’avez pas un fief, dites-vous que c’est difficilement que vous allez vous faire élire. Donc chacun s’appuie sur son fief. Malheureusement, Yayi Boni et Bio Tchané sont du même fief et  ils se  battent pour le même fief. Si Yayi Boni  est en train de se plaindre  parce que Bio Tchané  est candidat, c’est parce qu’il estime  que celui-là risque de lui damer le pion. Sinon, quand Kérékou était candidat, je l’étais aussi, Sacca Lafia, Dankoro l’étaient également. Mais Kérékou ne s’est jamais plaint des candidatures des fils du Nord. Il n’a jamais dit que les fils du nord vont diviser. Mais je peux vous dire, les élections se sont faites d’elles-mêmes et  ça n’a jamais posé aucun problème. Kérékou a damé le pion à tout le monde. Moi-même à Djougou, je n’ai pas ramassé plus de 20.000 voix.  Ils n’ont qu’à laisser les choses se faire. Pourquoi les gens viennent perturber avec ce jeu là ? Yayi Boni et les siens, on ne les comprend pas. Ceux qui parlent de ce Nord là, ce fameux Nord là, mais vous les connaissez ?  Il ne faut pas vous laisser distraire par des propos qui n’ont aucun sens et qui  tendent à montrer que l’homme du Nord est encore l’homme primitif d’avant. Aucun fils du Nord ne pense aujourd’hui qu’il vote quelqu’un parce qu’il est simplement du Nord. Si les fils du Nord votent pour quelqu’un, c’est parce qu’ils lui trouvent une valeur intrinsèque, c’est parce qu’ils savent   qu’ils  veulent apporter quelque chose pour le pays.

Boni Yayi, seul à la veille des élections prochaines
Vous allez voir à un an des élections présidentielles prochaines. Moi je discute avec les gens, un an ou 6 mois avant les élections, vous allez voir ce qui restera autour de Yayi Boni. Il ne lui restera rien. Tous vont soutenir Bio Tchané. Aujourd’hui, le citoyen béninois ne regarde que ce qu’il y a dans la tête du candidat, ce qu’il est capable d’apporter au pays. Et moi, je crois que si les Béninois n’élisent pas Bio Tchané, ils auraient loupé une grande chance pour que le pays soit bien géré car je sais que Bio Tchané ne peut pas aller aujourd’hui au Fmi et qu’on lui ferme la porte.
La sécurité du député Zoumarou
Moi j’ai demandé qu’on renforce ma sécurité mais le commandant qui croit qu’il est là pour servir la Fcbe et les siens seulement, m’a opposé un refus pour défaut de personnel. C’était la même réponse quand Gbadamassi  était G13. Dès qu’il a viré, on lui en a donné quatre.  C’est depuis Avril 2009 que j’ai dit que ma sécurité n’est plus assurée en sollicitant, un deuxième garde de corps.  Il y a donc plus que deux poids deux mesures.
Zoumarou, un député transhumant ?
Moi je ne vais pas de groupe parlementaire en groupe parlementaire. Je n’ai pas renié moi mes engagements et mes convictions. J’ai été dans un groupe parlementaire pour combattre Yayi Boni.   Qui j’ai trahi ? C’est vrai j’ai été élu sur la liste de Yayi Boni au début. Mais il nous avait dit qu’on allait lutter contre la corruption, cependant, il n’en est de rien. Les marchés, on les donne aux copains et ils  s’enrichissent. Je ne peux pas m’enfermer dans cette aventure. Et je l’ai abandonné pour le G13.

L’avion présidentiel
Votre avion présidentiel, personne n’est encore rentré dedans. Et c’est déjà aller en révision. Si on vous envoie la facture de la révision, vous verrez ce que ça fait. N’avez-vous pas vu l’avion en question ? On dirait un avion qu’on a retapé  plusieurs fois. Soyons sérieux. Avant Yayi Boni, les autres présidents n’allaient-ils pas en mission ? On dit que c’est un acte de souveraineté. Ce sont les autres qui vous donnent de l’argent pour compléter votre budget et vous parlez de souveraineté. Les pays qui sont souverains ont des ressources qui leur permettent d’acheter leur avion. Ils ne tendent pas la main pour après aller s’acheter un avion. Si c’était un avion plus ou moins correct, on comprendrait. C’est un vieil avion retapé qui  ne coûte même pas un milliard et qu’on a facturé à 4 ou 5 milliards. C’est la même chose que ce qui se passe dans l’affaire des marchés de la Cen sad. On multiplie les marchés par trois, par quatre et puis,  ils ont leur pourcentage. L’avion n’est pas digne de celui d’un Chef d’Etat. Ce n’est pas pour laisser un avion en bon état de marche à son successeur. Vous allez voir cet avion six mois après. Ce n’est pas une malédiction.

L’Etat d’urgence
Normalement, si on doit suivre les règles démocratiques et constitutionnelles du Bénin, on doit consulter les députés avant de décréter l’Etat d’urgence.  De toute façon, le Chef de l’Etat Yayi Boni n’a aucune considération pour l’Assemblée. Il donne des ordres au Président et puis nous on les exécute. Sinon, cette décision devrait faire l’objet d’un débat à l’Assemblée. Pourquoi l’Etat d’urgence pour ces choses là ? Ce qui s’est passé, on le savait d’avance. Ce n’est pas pour la première fois qu’il y a des inondations. On  aurait pu le prévoir. Démarrer un truc qui ne peut pas être fait en un an, mais qui peut se faire sur cinq ou six ans. Mais depuis, les gens ne font rien. Ils sont là, mais ils ont de l’argent pour acheter des avions. Ils ont l’argent pour faire des soi-disant échangeurs alors que  les populations dorment dans l’eau. Ce sont les populations qui sont les plus touchées. Il faut s’attaquer au mal qui les mine.

La législature actuelle!
Une législature décevante Vraiment, la 5ème législature est une législature très décevante. Au niveau législatif, on a pensé que ce sont des gens qui sont venus pour permettre au pays de se développer. Mais malheureusement, ces  gens sont devenus des corrompus. Et c’est la faute du pouvoir en place. Je n’ai pas peur de le dire. Au niveau de l’Assemblée, ma déception a été grande parce que depuis que je siégeais, c’est la première fois que j’ai honte de ce qui se passe à l’Assemblée. Que les gens soient là et qu’on les traite comme des gens qu’on peut acheter, c’est regrettable. Cela ne fait pas honneur à des gens qu’on dit ” élus du peuple “. Me demander de démissionner est un faux-fuyant. Je ne peux pas démissionner. J’ai un mandat et je n’ai jamais failli. Je n’ai pas dit que tous les députés sont mauvais. Il y a des exceptions. Il y a des gens qui se respectent et je peux vous dire que quand je les rencontre, je leur tire chapeau. Parce que je sais qu’ils se battent pour la juste cause. Par contre, beaucoup d’entre eux sont là pour avoir quelques avantages. Quelqu’un comme Tidjani Serpos,  je lui tire chapeau, aussi quelqu’un d’assez pondéré comme le ministre Laourou, bien qu’étant Fcbe, m’inspire respect. Il est dans la logique. Par contre, je ne peux pas vous dire autant des autres. Permettez-moi de m’arrêter là.  Quant à notre président de l’Assemblée, il est sous ordres. Si les ordres auxquels il répond sont mal donnés et qu’il les exécute, il ne peut pas bien faire. L’Assemblée est un contre pouvoir. Elle ne peut pas être à la solde de l’Exécutif. Si les ordres doivent toujours venir de l’Exécutif et que nous, nous n’avons pas notre autonomie, un minimum d’indépendance vis-à-vis de  l’Exécutif, alors, on a failli à notre mission. Notre Parlement n’a pas sa personnalité et son autonomie. C’est ce qui se passe. Regardez comment on a désigné les 7 membres de la Cour constitutionnelle. On était à trois mois et ça s’est passé comme si c’était du vol. Il n’y a eu aucune transparence autour de cette nomination.

 

Wallys Zoumarou signant le livre d'or au siège de l'Evénement Précis

Wallys Zoumarou signant le livre d'or au siège de l'Evénement Précis

Carte d’identité

Du champ de Sèmèrè à Neuilly-Sur-Seine à Paris
Le ” petit Wallys ”  vient d’un petit village, mais qui est le plus gros village de l’Atacora-Donga. Son père est d’abord  un paysan avant d’être chef. Et ce n’est pas parce qu’il est devenu chef qu’il a cessé  d’aller au champ. Et ” petit Wallys ”  même, a été au champ et a cultivé  comme  n’importe quel  fils de paysan de Sèmèrè. Pendant les vacances, son père l’amenait, lui et les autres enfants de son âge et les conduisait dans des fermes à environ 15 kilomètres de Sèmèrè. Tous les matins, il allait au champ. Cet environnement a vraiment formé l’homme et il est fier de dire ” je suis un petit agriculteur “. Il n’approuve pas ceux qui estiment que sa réussite dans la vie serait liée au fait que ses parents sont des fonctionnaires. ” Si mon père a trop étudié, c’est peut-être jusqu’au CE1. Ma mère est ménagère. Elle n’a jamais été à l’école “, précise-t-il. Wallys est le fils aîné d’une famille de 6 enfants au départ, mais dont un est décédé. Son père quant à lui a une trentaine d’enfants. Il a commencé la première année d’étude primaire à Sèmèrè grâce à son père qui avait une grande vision pour ses enfants. Très tôt, il a estimé que l’école du village n’assure pas un avenir certain aux enfants. Là, il  les a amené à Djougou, la capitale du département. Le ” petit Wallys ”  a eu le Cep à Djougou et il est allé au collège. ” J’ai fait le Csp, puisque l’année à laquelle j’ai réussi au Cep, j’ai été mal classé. J’ai fait 4 ans au Csp et j’ai eu le Bepc. Après les 4 ans, pour aller au second cycle, on passe un examen spécial “. En général, cet examen est pour aller au lycée Béhanzin car en  ce temps, il y avait le lycée Béhanzin et le collège Père Aupiais qui était lui privé. Alors, si on réussit à cet examen public, on allait au lycée Béhanzin. Ils étaient, en ce temps, trois de son collège à décrocher l’examen spécial. Après trois années, il a eu le Bac en 1963. Les deux autres n’étaient pas reçus. Le Bac série Philosophie en poche, cap est alors mis sur l’université de Dakar où il a eu une licence en droit public et sciences politiques. C’est l’équivalent de la maîtrise au Bénin puisque c’est en 4 ans qu’on obtient à l’époque la licence. Après ça, Wallys a été à l’école des douanes où il a passé 2 ans et a obtenu un diplôme d’étude supérieur de l’école nationale des douanes de Neuilly-Sur-Seine à Paris. C’est une école française où on forme les inspecteurs des douanes. Et c’est la vie professionnelle qui s’ouvre au fils de Sèmèrè. Il le raconte en ces termes : ” Je suis revenu et j’ai commencé à travailler vers le 03 Août 1970 dans la fonction publique. Dans le temps, il n’y avait pas beaucoup de cadres et donc tout de suite, j’ai été nommé directeur national des enquêtes douanières. Après ça, il y avait une crise à la Snada. Dans toutes les sociétés d’Etat, il y a des remue-ménages, des actes de détournement. Ils ont liquidé toute l’équipe en place, car à l’époque, on était à la révolution. Mais parmi nous, ils ont sélectionné des gens. J’ai été alors sélectionné et avec les autres, on nous a envoyé là-bas. Moi j’étais directeur commercial et financier de la Snada. M.Gédéon Dassoundo, l’oncle de l’honorable Dassoundo, un très bon cadre d’ailleurs était le directeur général. Moi j’étais un peu comme son adjoint car, c’est moi qui assure son intérim quand il n’est pas là. J’y ai passé  deux à trois ans. C’était aussi l’époque des grandes nationalisations. Les gens ont estimé qu’on a bien travaillé et ont dit qu’il faut qu’on ait une promotion, plus particulièrement moi, puisque j’étais directeur commercial. Ils ont voulu faire de moi, le directeur général de l’office national des pharmacies. Moi, je souhaitais bien être à la Snada parce que j’étais dynamique et en contact avec l’extérieur et c’était également passionnant puisque la société marchait très bien. Mais à l’époque, on nous imposait les choses. On m’a alors bombardé Directeur général de l’office national des pharmacies. C’est nous qui importions tous les produits pharmaceutiques. On fait le groupage chez nous ici et les pharmaciens venaient s’approvisionner. Il y a également aujourd’hui, des sociétés qui font le groupage contrairement à l’époque dont je vous parle. J’ai été donc Directeur de l’office pendant deux ans et demi. Et puis, à Parakou également, il y avait un problème, plus précisément à Ibetex. C’est un Blanc qui gérait la société ça et on lui a flanqué  un Africain comme adjoint. Ayant constaté que la collaboration n’est pas bonne entre les deux responsables et les employés, les gens ont repris entièrement la société et moi j’ai été nommé directeur. Je suis resté à la tête l’Ibetex pendant environs 8 ans. A ce poste,  je m’ennuyais parce que c’était une société qui avait des difficultés majeures. Même dans  sa conception, on n’arrivait jamais à atteindre le seuil de rentabilité. C’était un truc conçu pour faire les produits de grande consommation. Et pour cela, il fallait avoir un grand débit, mais malheureusement, on ne l’a jamais eu. Quand la société a commencé par flotter, moi j’ai demandé à partir après 7 ans et je suis alors revenu à la douane. J’ai passé 6 mois à me recycler et après ça, j’ai été nommé Inspecteur général à la Douane. Là également, j’ai été nommé Directeur de la région douanière de l’Atlantique, disons que c’était toute la douane puisque tous les bureaux de douane qui sont là sont sous ma responsabilité. J’ai fait 2 ans à ce poste là et il y a eu le renouveau démocratique. J’ai été alors nommé Directeur général adjoint de la douane. J’ai passé 5 ans à ce poste. Je faisais la politique aussi. Le directeur général et moi étions les deux personnes les plus gradées à la douane à l’époque. En tant que militant donc, on avait la capacité de gérer les ressources humaines et on nous fait confiance pour cela. Tout le temps, j’ai été directeur adjoint, mais j’étais l’homme à tout faire, car le directeur était un peu effacé. En temps que militant et cadre, c’est nous qui avons envoyé nos représentants à la Conférence nationale. Après la Conférence, on a voulu que moi je sois  ministre, mais j’ai préféré rester à la douane puisque là-bas, c’est plus tranquille que la fonction du ministre. Un de nos militant a été  nommé ministre, mais il n’était pas dynamique pour assumer les activités politiques comme cela se doit, donc il a été sauté. Entre temps, moi j’ai pris la présidence du parti. Puisque les élections approchaient, le président  Nicéphore Soglo avait jugé nécessaire de remanier son équipe pour mieux préparer le scrutin. Il avait alors fait appel à des gens qui ont une certaine popularité. C’est ainsi que je suis devenu le ministre de l’industrie, des petites et moyennes entreprises en 1995. J’ai fait un an et quelques mois à ce poste puisque c’était à la veille des élections. On a fait les élections, bien entendu, nous avons soutenu notre Chef de l’Etat, le Président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo mais il a perdu et nous avons quitté le pouvoir. Moi j’étais revenu à la douane jusqu’à mon départ à la retraite en 1998. Je peux vous dire que je n’ai pas été fonctionnaire malheureux. Je subvenais largement à mes besoins. Mais je n’ai pas amassé de l’argent comme vous le dites puisque je n’avais pas ça dans ma tête. Car, si c’était le cas, je pouvais me faire assez d’argent quand j’étais à la Snada et à d’autres sociétés “.

INTIMITE

Wallys Zoumarou  en photo de famille avec les journalistes de la rédaction

Wallys Zoumarou en photo de famille avec les journalistes de la rédaction

Moi, je peux vous dire que je suis un gentleman. A Cotonou ici, c’est nous qui avions appris aux gens à s’habiller, à aller danser. A l’époque, il n’y a pas une boîte de nuit où on ne me connaît pas. Si je ne suis pas là, c’est que cela n’a pas ouvert. Je suis donc un bon viveur. Et les femmes, je les appréciais aussi. Je me suis marié un peu tard, car j’ai vraiment vécu. Il n’y a pas dans une relation, qu’aller au lit avec une femme et tenir des rapports sexuels avec elle. Moi je ne considère pas que l’acte sexuel dans les relations entre l’homme et la femme est le plus important. Ce que j’aime chez la femme, c’est sa tendresse. Car, la différence qu’il y a entre un homme et une femme, c’est la tendresse. Se sentir aimé et aimer quelqu’un, c’est un charme que je cultive.  J’ai 5 enfants, non pas avec une seule femme parce que j’ai eu une fille l’année où j’ai eu le Bac, donc en 1963. C’est après ça que je me suis marié et ma dernière fille a 16 ans et elle passe le Bac actuellement. En fait, j’ai voulu me marier dans les conditions normales, c’est à dire, avoir une famille équilibrée, stable et pas nombreuse. Je suis issu d’une famille nombreuse. Mon père a une trentaine d’enfants. Quand j’ai étudié en France, ça m’a donné l’envie d’avoir une famille monogamique et pas nombreuse. J’aime bien être un homme du monde, parler avec des gens qui aiment parler du monde. Je peux vous dire aussi  que j’aime jouer au ballon. Je suis sur les tablettes du Bénin, car j’ai été champion du Bénin aux 200 et 400 m. J’ai joué dans l’équipe nationale. J’ai joué dans l’équipe qui a gagné la première coupe du Dahomey à l’Etoile en 1961. J’ai pratiqué tous les sports. Tout dernièrement, comme je ne pouvais plus  faire des sports violents, j’ai joué au tennis et j’ai gagné plus de 7 coupes. C’était pour ça que j’ai un terrain dans ma maison à Sèmèrè. A mes enfants, j’ai essayé de les initier au tennis.
Pour ce qui est de mon plat préféré, actuellement, j’aime une bonne sauce gombo bien faite avec de la pâte. Ce sont mes repas préférés. Avant, je pouvais manger l’igname pilée une fois par semaine. Mais maintenant, je n’en peut plus car quand ce n’est pas bien pilé, cela peut laisser des gaz dans le ventre et causer d’autres problèmes. Avant, je mangeais des plats européens, mais plus maintenant. Donc, actuellement, aucun met européen ne m’intéresse. Je bois du vin, mais je n’en  suis pas un grand buveur. Quand je le vois, je saute dessus, mais à peine un verre bu, cela me suffit.

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3 thoughts on “Wallys Zoumarou, Député de la 5ème législature de l’Assemblée nationale: « Bio Tchané est meilleur gestionnaire que Yayi»

  1. AVOKANDOTO

    Merci à l’honorable député,il à fait son point de vue sur la gestion du président Yayi,mais ce que je n’aimes pas,le Béninois est à la fois bon et mauvais comme tout homme.Aujourd’hui on parle mal de Yayi Boni et on parle bien de son frère Bio tchané,Yayi était comme Bio tchané dans le sens qu’il venait seulement au pays,mais ne connaissait pas bien ses frères Béninois,ce qui s’est passé avec le président SOGLO,c’est toujours les Béninois qui courent derrière Yayi,mais ce dernier leur fait confiance,mais après on le traite de tous le mots,Yayi n’en ai pour rien,car ses propres frères l’ont déçus,tout le monde veut manger dans la marmite.Pourquoi il y à tellement de création de parti politique pour soutenir les actions du président Boni,eh oui le Béninois est mauvais,là ou il trouve à manger c’est la fete et là ou il ne trouve pas à manger c’est la guerre,je suis un Béninois mais j’ai peur de mes frères Béninois et des dirigeants Béninois et meme des députés ce sont les vrais fossoyeurs du Bénin ,ils mettent le Bénin à genou,ils ne font rien,mais à la fin du mois ils perçoivent leur salaire et ils doivent beaucoup au gouvernement,si on va controler les abus qu’ils ont fais au gouvernement,ilserait mieux pour eux de ne pas ouvrir la bouche pour parler.Il y à des pauvres qui meurent jour et nuit et eux autres ils roulent dans de belles voitures,ils ont des villas et mangent bien et dorment bien et en plus ils trouvent de l’argent pour faire ou préparer les campagnes,eeh,mon frère Wallys Zoumarou qu’es ce que tu fais de bon ou social pour les pauvres au Bénin?prends le salaire que tu gagne un mois et fais quelque chose de bon pour les pauvres,ne parle pas pour parler,c’est bon de voir ce que l’autre fait de mauvais et meme critiquer,mais lorsqu’on nous met là c’est le caos total,tu fais parti des personnes qui seront très prochainement derrière Bio tchané pour le soutenir aux elections présidentielles et après nous allons voir,parce qu’au Bénin ce sont les memes personnes et politiciens qui passent de gouvernement en gouvernement pour chercher à manger et après cracher au visage de celui qui les à mis dans son gouvernement.Je suis content de Bio Tchané et qu’il vient pour gouverner le Bénin,mais il trouvera toujours ses frères Béninois à la conquete du gain facile et à la conquete de la corruption,c’est vraiment désolant pour le Bénin,tout le monde veut gouverner au Bénin.

  2. AVOKANDOTO

    C’est à l’oeuvre qu’on connait l’artisan,Yayi était un sauveur et un bon,mais aujourd’hui il ne l’ai plus parce que ses propres frères l’ont trahis,ce qu’ils ont fais avec Soglo dans le passé.Aujourd’hui Bio Tchané est un bon gestionnaire sans le voir à l’oeuvre,il dirige la BOAD ce n’est pas la meme chose que diriger un pays comme le Bénin,il y aura toujours ceux qui voudront manger et détourner,ils sont aujourd’hui contre Yayi et vont soutenir Bio Tchané et après lui lancé des tomates parce qu’ils n’ont pas manger dans le meme plat,ça fait pitié,ce sont les memes politiciens qui tournent en rond le Bénin,je ne crois plus en personne.

  3. Soule Abderamane

    Pauvre de toi cher Wallis Zoumarou! Tu declares aujourd’hui de ne pas etre le genre a applaudir et de te taire. Mais que fais-tu maintenant ? J’aimerais bien te rafraichir ta memoire perdue. D’abord sous les trente ans de gachis de Kerekou peux-tu oser tenir un tel propos? N’as-tu pas applaudi Kerekou cependant que tu te faisais payer ton salaire des millions de frs par mois sans compter les nombreux detournements a ton actifs ayant conduit SOBETEX a la faillite au moments ou tu tenais sa direction? Tu passais le plus clair de ton temps a Cotonou et obligeais au travail les pauvres ouvriers travailler sans salaires. En ce moment-la, tu ne te fais pas un etat d’ame.
    Aujourd’hui tu parles maintenant sans t’obliger de savoir que tes propos sont pour aduler Bio Tchane comme s’il etait ton dieu? Si tu veux te faire faiseur de roi il ne faut allumer le flambeau de la division que tu as souvent animee. Certes Bio Tchane est un fonctionnaire competent. C’est incontestable mais il n’a pas besoin d’un chantre pour gagner les elections s’il presentait sa candidature car les beninois savent bien faire la lecture du personnage de leur candidat. Toi le douanier, tu t’anticipes deja ainsi clown du Roi pendant que le Roi n’est pas encore intronise. Le peuple te connait comme l’un des grands predateurs de son economie. C’est pourquoi elle a manifeste pour contrer ta nommination a la direction de la douane ou tu esperais encore te refaire les poches, apres tes promenades destructives de rapace avise a des postes juteux. Ici et la. tu n’as jamais rien transforme. Il vaudrait mieux que tu te tusses. Car tel incapable tu as declare Yayi Boni contre qui, tu aiguises tes dents de rancoeurs, tu oublies que tu avais ete un baron parmi les predateurs de l’Economie beninoise sous l’ere Kerekou. Boni connait aussi bien tes incapacites pour se donner des raisons qui l’ont persuade a ne jamais te nommer aux postes que tu voulais dicter a qui tu veux. Mais pas a lui. L’image que je garde de toi, est celle du minable loup sorti de la bergerie et qui veut revenir dans le poulailler travesti en renard. Yayi Boni n’est pas si ignard comme tu le declares avec vehemence sans oser faire un regard introspectif sur ton passe d’APE beninois. Tu es un chantre qui chante faux. Il a un merite. Celui d’avoir rassemble les electeurs autour de lui sans l’aide d’un parti. Et ce ne sont pas absolument les banquiers qu’il faut pour developper le Benin. Un Instituteur, un infirmier, un agronome, un medecin, un professeur… Il faut savoir si on n’est pas un psychopate que la gestion de la chose publique s’apprend dans les rangs d’ un parti digne de ce nom pouvant faire bon et humble President un simple militant d’un parti. Admets-le.

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