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Le triomphe de la vérité

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Entretien avec Hervé cossi Attigla: « L’artiste plasticien doit se faire connaître avec des preuves »


Né le 11juillet 1976 à Gbéhoué dans le département du Mono, Vianney Hervé Cossi ATTIGLA alias « AVHEC » fait de son existence l’innovation de l’art plastique au Bénin et dans la sous-région. Ce jeune béninois engagé dans le métier d’art plastique, de décoration, de calligraphie et de sérigraphie depuis bientôt 10 ans a honoré son pays dans la sous-région à travers ses différentes Å“uvres. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, Hervé Cossi ATTIGLA nous parle de ses premiers coups de pinceau, de ses expositions au Bénin comme à l’étranger et son vaste programme pour la valorisation de l’Art plastique au Bénin.

L’Evénement précis : Vous êtes artiste plasticien depuis bientôt 10 ans. Dites- nous un peu comment vous y êtes parvenus ?

Hervé Attigla : C’est en 1996 que j’ai commencé le dessin dans les ateliers de fortune comme la plupart des apprentis qui n’ont pas un grand soutien. Mon talent d’élève dessinateur a très tôt séduit mon entourage. Mais le destin a voulu à un moment que j’abandonne le dessin pour continuer les études. Après quelques années sur les bancs, je suis revenu à mon atelier de dessin où j’ai commencé ma formation proprement dite. J’étais là quand, un jour, on me sollicite pour un stage au musée d’Abomey. Mon talent n’a pas laissé indifférent l’artiste plasticien béninois Ludovic FADAIRO qui m’a amené à Cotonou. C’est donc le début d’une aventure au cours de laquelle, j’ai accumulé des expériences et qui fait de moi aujourd’hui, l’un des artistes plasticiens de mon pays.

Parlez- nous un peu des difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de ce métier ?
Les difficultés sont aussi nombreuses et on ne peut pas tout le temps les énumérer. Mais il faut dire que les artistes plasticiens béninois aiment évoluer individuellement contrairement à ce qui s’observe dans les autres pays de la sous-région. C’est un défaut au niveau des artistes plasticiens béninois qui ne savent pas encore que c’est l’union qui fait la force. Ce n’est pas facile pour un artiste d’émerger seul. Nous produisons des Å“uvres que nous n’arrivons pas à vendre. Parfois, on expose les Å“uvres mais qui sont minimisées. Il faut aussi signaler qu’il y a parmi nous des brebis galeuses qui sabotent à travers leur comportement, le métier. Je ne cesse d’ailleurs jamais de leur dire chaque fois que j’ai l’occasion qu’on ne devient pas artiste, on naît artiste.

Mais malgré les difficultés, vous continuer les expositions de vos Å“uvres ?
Nous n’avons pas le choix. C’est ce que nous avions appris à faire et nous devons être heureux de le pratiquer. En toute chose dans la vie il faut tenir donc c’est la ténacité qui amène à la pensée positive et permet d’aboutir. J’ai décidé de ne plus parler de difficultés, c’est parce qu’elles sont énormes. La vie est ainsi créée mais j’ai toujours dit à mes élèves qu’à ce métier il faut vraiment s’y donner. C’est vrai que les difficultés ne seront jamais les mêmes. Moi, j’ai commencé ma formation sans le soutien de mes parents. Et depuis que j’ai aussi mon propre atelier, je me débrouille pour réaliser mes Å“uvres.

Faites-nous un bilan de vos différentes expositions ?
Je peux vous dire que j’ai exposé un peu partout au Bénin. Mes Å“uvres sont bien connues du public béninois même s’ils sont peu nombreux, les gens qui les achètent. J’ai exposé déjà au Centre Culturel Français (ccf), au Centre Culturel Chinois, au Centre Culturel Finlandais et je suis actuellement en pleine exposition au Centre Culturel Américain. Plusieurs autres lieux tels que « Art artistique Bénin », Bénin-Marina hôtel, Médiathèque des diasporas, Restaurant Chez Monique à Abomey, la mairie de Porto-Novo et chez le premier chancelier du Bénin à Porto-Novo€¦ ont aussi accueillis mes Å“uvres. Dans la sous-région, j’ai participé à des résidences à Lomé, et à Print meeting au Nigeria, j’ai participé encore à une résidence en peinture au Nigeria cette année. J’ai exposé dans la cave de petit Paris au Burkina-Faso. Je suis très sollicité dans la sous-région où mes Å“uvres sont appréciées. Je me rappelle encore mon exposition à Dakar à la salle d’exposition de Léopold Sédar Senghor et au village des arts à grand Yoff. Par ailleurs, j’ai exposé à sainte Anne Marie de Dakar, une école de grande renommée.

Vous êtes actuellement en pleine exposition de vos Å“uvres au Centre Culturel Américain de Cotonou. Qu’est-ce qui motive le choix de vos lieux d’exposition ?
Le premier souci de l’artiste qui expose ses Å“uvres, c’est de se faire connaitre et apprécier par le public. Si j’expose au CCA, c’est suite à une présentation de dossier. Mais après étude du dossier, ils n’ont pas hésité à m’appeler.
J’ai donc un mois pour exposer mes Å“uvres au CCA.

Mais pourquoi ne pas choisir le l’esplanade du Stade de l’Amitié qui est pris d’assaut par le public pendant ces vacances ?
Les Å“uvres que nous exposons ont de la valeur et il faut donc un minimum de sécurité. Il faut donc les mettre dans un environnement pour leur conservation et leur sécurité. C’est pour la première fois que j’expose au Centre Culturel Américain, mais je suis très satisfait de me faire apprécier par des personnalités qui fréquentent le lieu. C’est à travers ses expositions que nous sommes connus et critiqués. Des appréciations qui nous permettent de nous améliorer dans notre métier. Quand tu te présentes dans un pays en tant qu’artiste, on te demande tes expériences professionnelles dans ton pays. Et si dans ton dossier, on ne voit rien de consistant, tu n’as alors rien à vendre à l’étranger. Un artiste plasticien doit se faire connaître avec des preuves. Donc c’est dans cette intention que je m’étais présenté au CCA.

Comment liez-vous vos métiers secondaires c’est à dire la sérigraphie, la calligraphie et celui de plasticien ?
La sérigraphie et la calligraphie m’aident beaucoup à joindre les deux bouts.

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One thought on “Entretien avec Hervé cossi Attigla: « L’artiste plasticien doit se faire connaître avec des preuves »

  1. AHOSSI armel

    Slt patron.je recherche ce métier souvent. Calligraphie avec des grandes machines.j’en veux tout de suite,j’ai déjà mon BEPC. Aidez moi.

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