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Le triomphe de la vérité

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Bénin: L’ancienne classe politique au secours de la démocratie


L'ancienne classe politique mobilisée  Tous les artisans de la démocratie béninoise se sont retrouvés mercredi dernier au Palais des Sports de Cotonou pour dénoncer la gestion qui est faite des acquis de la conférence des Forces Vives de la Nation. Il ne manquait que le Général Mathieu Kérékou à ce premier round du combat  pour la préservation de l’unité et de la cohésion nationale.
« Le Bénin est un petit pays, mais il pèse beaucoup ». C’est l’une des récentes déclarations du président Mathieu Kérékou qui attirait l’attention de la nouvelle classe politique sur le danger qui la guette si jamais, elle trahi le peuple, un peuple mature. Plongée dans un silence profond, l’ancienne classe politique n’est pas morte comme le pensaient certains. Rosine, Léhady et Nicéphore Soglo, Adrien Houngbédji, Amoussou Bruno, Idji Kolawolé, Lazare Sèhouéto, Célestine Zannou, Salé Salifou, Rachidi Gbadamassi€¦Il ne manquait que Mathieu Kérékou pour que les artisans de la démocratie béninoise soient au complet.  Que le Kaméléon soit là ou pas, les Béninois sont unanimes pour accepter le thème de la déclaration sur la situation nationale des quatre dinosaures de la classe politique béninoise : « Oui à la démocratie ! Non à la dictature ».

Les signataires de la déclaration à savoir : la Rb, le Psd, le Madep et le Prd ont été explicites dans leurs messages. Il s’agit pour eux de lancer un vibrant appel à toutes les forces politiques, à l’ensemble des acteurs de la vie publique, à tous les démocrates ainsi qu’à toutes les organisations de la vie sociale de notre commune patrie, afin qu’ils se mobilisent, s’engagent dans la réflexion et dans des actions pertinentes, en vue de contribuer effectivement aux efforts nécessaires pour la consolidation de la démocratie, la sauvegarde de la paix sociale, la préservation de l’unité et de cohésion nationale. L’événement du mercredi dernier, même s’il est unique en son genre demeure l’apanage de la démocratie béninoise. Ce à quoi nous avons assisté n’est rien d’autre que le prolongement d’une séquence « d’événements politiques heureux » à laquelle les Béninois sont habitués depuis la conférence nationale quand la démocratie se trouve en danger. Des adversaires politiques d’hier qui se mettent très tôt ensemble pour sauvegarder la paix sociale, la cohésion et l’unité nationale chèrement acquises par le Bénin. Le président Yayi Boni doit tirer de grandes leçons de cette sortie de ceux qui l’ont précédés à la tête de notre pays.

Le président Nicéphore Soglo lors de son intervention mercredi dernier s’est posé la question de savoir : Qui aurait pu imaginer que le Prd, le Madep, la Rb et le Psd se mettraient ensemble  pour défendre la même cause ? Pour Nicéphore Soglo, c’est parce que la démocratie béninoise est en danger. Est-il nécessaire de rappeler comment il a perdu le pouvoir en 1996 et toutes les alliances spontanées qui font de notre démocratie, un exemple pour les pays du monde entier. Si l’alliance Wologuèdè a décidé de soutenir Yayi en 2006, c’est pour qu’on ait le verdict des urnes ne soit pas contesté. Bref pour la préservation de la paix. C’est donc le premier round d’un combat amical dont le seul souci reste et demeure la sauvegarde de la démocratie, la chose la mieux partagée par les Béninois. Il faut donc que le changement change. 

Gabin Euloge ASSOGBA

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