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Crise de confiance à Amnesty International Bénin: Rejet du comité de médiation de Roger Gbégnonvi


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Le Président de Amnesty Internationale  Bénin, Yves Bankolé  Après le spectacle inédit du week-end dernier qui a vu le ministre en charge de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, Roger Gbégnonvi interdire manu militari la tenue du 2ème congrès de Amnesty International Bénin, l’heure est aux tractations pour aplanir les différends qui opposent le bureau sortant à ce dernier.
Ainsi, deux rencontres ont déjà eu lieu entre le bureau dirigé par Yves Bankolé et le camp du ministre Roger Gbégnonvi, par ailleurs membre fondateur du mouvement. Ces conciliabules pour amener les parties à fumer le calumet de la paix, se heurtent cependant au refus catégorique des membres du bureau sortant à se plier à une médiation menée par le comité mis en place par Roger Gbégnonvi et dont l’impartialité et la crédibilité ont été écornées par leur implication dans le différend. En effet, s’appuyant sur les déclarations de soutien exprimées par les anciens présidents et personnes ressources sur les chaînes de télévisions publiques au ministre Gbégnonvi, le camp du président Bankolé récuse ce comité, d’autant plus qu’il ne peut être juge et parfois à la fois dans cette crise de confiance. En outre, pour le bureau sortant, ce comité est entaché d’illégalité d’autant plus que sa mise en place n’est conforme à aucune des dispositions statutaires du mouvement de défense des droits de l’homme. « Roger Gbégnonvi n’a plus le statut de membre de Amnesty International Bénin depuis des années, à quel titre peut-il donc mettre en place un comité pour diriger une institution, donc détachée de sa personne ? », s’interroge l’un des responsables du mouvement. « Il n’a pas qualité pour mettre en place un comité quelconque. Seuls le bureau exécutif, le conseil National et le Congrès ont ce pouvoir. », ajoute t-il.
Tout en réaffirmant sa disponibilité à Å“uvrer pour le retour au calme à travers une autorisation expresse donnée au camp de Roger Gbégnonvi pour auditer les comptes de l’institution, le bureau sortant rejette toute médiation menée par le conseil mis en place par le ministre. En attendant, les responsables s’acquittent de leurs devoirs à la tête de l’institution.
C’est d’ailleurs dans cette optique qu’ils ont été reçus par la 2ème personnalité du pays, le président de l’Assemblée Nationale, Mathurin Coffi Nago afin d’explorer les voies et moyens d’alléger les souffrances des prisonniers au Bénin.
Jean-Claude D. DOSSA

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