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	<title>L&#039;événement Précis &#187; Vie de soci&#233;t&#233;</title>
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		<title>Analyse d&#8217;un socioanthropologue sur la célébration du cinquantenaire de l&#8217;accession du Bénin à la souveraineté  internationale: Le Prof. Tingbé Azalou diagnostique la situation et fait des propositions concrètes</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 23:24:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie de société]]></category>

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		<description><![CDATA[Introduction Lorsque le 1er Août 1960, sur la place de l’indépendance à Porto-Novo, Son Excellence Monsieur Hubert MAGA prononçait sous les coups de canon le discours d’accession à l’indépendance de la République du Dahomey, aujourd’hui Bénin, peu avaient songé à l’avenir de ce nouvel Etat indépendant, en terme de capital humain. Il avait dit ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/Azalou.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3133" title="Azalou" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/Azalou.jpg" alt="" width="290" height="424" /></a>Introduction</strong></p>
<p>Lorsque le 1er Août 1960, sur la place de l’indépendance à Porto-Novo, Son Excellence Monsieur Hubert MAGA prononçait sous les coups de canon le discours d’accession à l’indépendance de la République du Dahomey, aujourd’hui Bénin, peu avaient songé à l’avenir de ce nouvel Etat indépendant, en terme de capital humain. Il avait dit ce lundi 1er Août, entre autres : « C’est pour nous un jour d’allégresse. Jour qui consacrera l’union de tous les enfants de ce pays pour la paix et la fraternité. »</p>
<p>Un demi-siècle plus tard, les propos du premier Président de la République résonnent encore à nos oreilles, mais semblent sonner creux ! Creux, parce qu’en cinquante années de marche forcée, nous semblons encore être très loin du développement du pays ! Creux parce qu’après le « monstre à trois têtes », la révolution et son pseudo marxisme-léninisme bon teint, la Conférence des forces vives de la nation est venue en février 1990 nous forcer à marquer un arrêt. Mais deux décennies après cette historique halte sur les sentiers de notre histoire commune, la nation semble se trouver encore face à ses vieux démons. Oui, les Dahoméens déjà connus et reconnus pour exceller dans tous les domaines de la connaissance, les dahoméens déjà encensés pour participer à l’édification de leur nation, n’ont peut-être pas très fortement moulé leur conscience de la proactivité de ce que 50 ans après, le bilan mentalitaire pourrait s’entêter à être critique ! Naturellement et bien conséquemment la rétrospective nous impose de réfléchir, en cette période de fièvre festine, à la question de savoir quel impact les comportements socioculturels de chacun de nous et de tous ont-ils sur l’unité nationale.</p>
<p><strong>Le Constat est amer </strong></p>
<p>Il est quasi très fréquent d’assister dans nos rues à l’expression de l’intolérance des citoyens, surtout lorsque le motocycliste qui vient de doubler par la droite un véhicule s’empresse le couvrir d’injures parce que son conducteur ne l’aurait pas laissé passer en premier. Il est aussi donné de constater  que la voie de la cybercriminalité est devenue un raccourci que les jeunes n’hésitent plus à prendre, avec pour démonstration bruyante, les ronflements des moteurs de ces motos qui les caractérisent. Nous savons aussi que plusieurs parents n’hésitent pas à s’accoquiner avec des filles mineures encore à la peine sur les bancs du collège. Quoi encore de curieux ?: la politique a contribué à nier la valorisation du travail rémunérateur, laissant penser qu’il suffit de s’encarter dans une formation partisane pour accéder au graal social et économique ; nous sommes quasiment tous « obligés » de corrompre le plus petit agent dans un service public pour obtenir un document administratif, nonobstant la lutte anticorruption peu ou prou menée depuis plusieurs années ; nous avons tous été témoins des violences urbaines et mêmes rurales qui ont éclaté ou failli naître lors de la question du découpage territorial; etc. Les exemples sont légions que l’on ne pourrait, de mémoire, en tenir fidèle comptabilité ici.</p>
<p>Ces signes sont pour tout observateur du social que chaque homme devrait être, les manifestations évidentes d’une crise des consciences, d’une crise des valeurs, d’une crise de la morale, d’une continuelle descente aux enfers de la mémoire collective sociétale.</p>
<p>La société béninoise actuelle est ainsi en danger, et avec elle, l’idée de nation béninoise, et nous en sommes tous conscients, témoins privilégiés de la putréfaction de la plupart de nos valeurs. Que deviendra la société sans morale que nous sommes en train de forger activement ou passivement au Bénin ? Pour preuves : le régionalisme, l’ethnicisation quasi systématique de certains postes administratifs, la prise en otage des consciences par les media, l’extraversion des mœurs juvéniles, la banalisation de l’ institution familiale en dépréciation, la perte des valeurs religieuses, l’inadéquation de l’éducation avec les réalités contemporaines de la société béninoise, la fragilisation de l’institution royale, la politisation à outrance de la vie sociale, la perte critique de la confiance dans les relations interpersonnelles. Le tonneau des Danaïdes pourrait être comblé avec une liste plus exhaustive de tendances lourdes qui retiennent la société béninoise dans la boue du passé et l’empêche, par défaut de culture d’anticipation dans les modes de gouvernance, de décoller vers des lendemains meilleurs.</p>
<p><strong>Sur les chemins d’une mentalité de développement</strong></p>
<p>La mentalité est selon le Grand Dictionnaire Hachette (1993) « un état d’esprit, une façon de penser, de se représenter la réalité. C’est un ensemble d’habitudes, de croyances propres à une collectivité et communes à chacun de ses membres». Cette définition a tété reprises par les NLTPS Bénin 2025. Ceci dit, la mentalité est une modalité de définition des groupes sociaux et des individus qui appartiennent à ces groupes et y adhèrent ou non.</p>
<p>En effet, appartenir à un collectif oblige au plan mental l’individu à adopter de nouvelles manières de penser, propres au groupe, toutes choses qu’il doit accommoder avec ses pensées propres. La mentalité est donc forgée par un corpus de jugements, de concepts et de croyances ; elle est forgée par l’éducation, la socialisation et l’expérience de chaque individu pris dans le milieu auquel il appartient. En conséquence, une mentalité apparaît dans son essence comme un système de croyances et de valeurs, qui génèrent une vision du monde par laquelle l’individu donne un sens aux choses du monde et détermine son comportement. En somme, la mentalité conditionne les comportements individuels, eux-mêmes structurant ceux collectifs. Ce substrat comportemental conditionne les modes d’être, d’agir et de penser face aux situations quotidiennes.</p>
<p>Ayant ainsi montré que le mental conditionne nos actes, et surtout nos relations avec les autres membres du groupe social dans lequel nous nous trouvons, il s’agit d’en explorer les relations avec le système social Bénin. L’analyse historique et la configuration du système social au Bénin depuis 1960 montrent que notre pays porte sur ses fragiles épaules, non pas la voûte céleste comme Atlas, mais un poids tout de même pesant : l’héritage socioculturel de la colonisation et la méfiance qu’il induit au regard des relations inter groupales.</p>
<p>Ce ratio diachronique est constitué d’une variété de comportements peu-rationnels, comme par exemple les cérémonies ruineuses, la recherche effrénée du prestige patronymique, toutes choses qui conduisent le plus souvent à des dépenses d’énergie, de ressources financières voire une mauvaise utilisation des ressources humaines ; de comportements culturels inquiétants comme la facilité à verser dans le mimétisme et le rejet insidieux des valeurs et produits endogènes.</p>
<p>Société de relations et/ou d’affaires, le système Bénin voue un culte au primat de la parenté et du régionalisme sur le primat de la citoyenneté. Il s’ensuit donc des comportements parfois sectaires tout à fait observables dans le cadre des recrutements, des nominations de cadres, de l’envoi en mission d’un travailleur, ou encore… de plus en plus gouvernée par l’argent, la famille et la religion, la société béninoise privatise ses comportements et les mets à l’échelle de ses ambitions pécuniaires, consacrant l’argent et le pouvoir à la fois comme conditions et finalités expressives d’une réalité quotidienne économiquement difficile et moralement embarrassante. Dans ces conditions, le béninois attend toujours l’opportunité de sa vie ; il guette la situation porteuse par laquelle il pourra se réaliser, fut ce aux dépens de ses concitoyens, fut-ce au désavantage de l’intérêt collectif et public.</p>
<p>Une boutade populaire dit d’ailleurs que « … en même temps est mieux… » ; Ou encore « So tcha dou tcha ». C’est dire combien l’absence d’une vision prospective a longtemps conditionné l’homme Béninois !</p>
<p>Ainsi peint, le dahoméen, disons le béninois, apparaît porteur d’une négativité inquiétante, surtout si l’on aborde le néologisme conceptuel de « béninoiserie » qui traduit aujourd’hui dans le macrocosme social, la forte capacité de nuisance du béninois à son prochain dès lors que ce dernier est entrain de réussir. Cela apparaît donc comme un mal patent qui a infesté tous les secteurs de la vie quotidienne et illustre le déficit de confiance interpersonnelle entre les béninois et la jalousie extrême qu’ils se vouent entre eux la plupart du temps, à travers des actions sournoises destinées à faire chuter leur prochain. Le caractère tout à fait systématique de cette dynamique destructive conditionne certains béninois qui n’hésitent pas à recourir aux forces occultes pour assouvir sa vengeance, satisfaire son ego, actionner gratuitement les mécanismes du mal.</p>
<p>Il va sans dire que ces comportements, en forte opposition avec les normes culturelles, dont quelques artefacts essentiels furent la solidarité et la convivialité, constituent des pesanteurs qui ne peuvent favoriser le changement social nécessaire au développement. Car le développement ne saurait se limiter à la croissance économique, au développement technologique ou encore au simple renforcement des capacités. Le développement est un état d’esprit qui cherche à positiver toutes nos actions afin de rendre pertinentes et objectives les investissements économiques et financiers, la vision technologique et sa concrétisation, la philosophie de la formation des cadres, l’environnement, etc. Bref, le développement ne peut commencer et ne commence que dans la tête, dans les comportements et dans les attitudes.</p>
<p>D’une mentalité de colonisé à celle d’indépendant, d’une mentalité de révolutionnaire à celle de démocrate, il nous faut à présent nous mettre sur la route d‘une mentalité de développement, pour entamer effectivement l’aventure collective que représente ce processus. Le défi aujourd’hui, après cinquante ans d’indépendance, est donc de pouvoir effectivement marcher sur les sentiers du développement.</p>
<p><strong>Faire de plus de quarante groupes socioculturels (ethnies), une seule nation…</strong></p>
<p>Du latin nascio ou natio qui signifie naître, le terme nation désignait les petits d’une même portée et a signifié aussi groupe humain de la même origine(Le Petit Robert, 2002). Cicéron emploie le terme natio pour désigner une peuplade, un peuple ou une partie d’un peuple. Mais, les sciences humaines, et la sociologie, définissent la nation comme « une communauté humaine identifiée dans des limites géographiques parfois fluctuantes au cours de l’histoire, mais dont le trait commun supposé est la conscience d’une appartenance à un même groupe ».</p>
<p>Pour le philosophe allemand du début du XIXe siècle, Johan G. Fichte, les caractères identifiant les membres d’une nation sont : la langue ; la religion, la culture, l’histoire et accessoirement, les origines ethniques. En tenant compte de la vision de Fichte, au Bénin l’on remarque que l’accessoire a pris le pas sur le prépondérant : l’origine ethnique prime sur la religion, l’histoire et surtout la culture. Parfois, le cocktail détonant de l’histoire, de l’ethnie et de la religion suffisent à compromettre l’idée de valeurs communes entre différents groupes sociaux.</p>
<p>Certains théoriciens politiques affirment qu’une nation est avant tout une dynastie, représentant une ancienne conquête, conquête acceptée d’abord, puis oubliée par la masse du peuple (Renan, 1882). Mais, si le principe d’oubli est important pour fonder le multiculturalisme, notamment en ce qui concerne les grandes nations européennes (Italie, France, Royaume-Uni, etc.), il faut reconnaître dans le contexte africain, qu’une nation peut et doit exister sans le référent dynastique, mais avec l’amendement du principe de tolérance.</p>
<p>En effet, la République du Bénin pour le cas présent, est formée par l’amalgame de plusieurs sociétés forcées de collaborer du fait de la colonisation. Je peux citer : le royaume d’Abomey, le royaume de Porto-Novo, le royaume de Nikki, et autres peuplades unifiées de force par le projet colonial d’établissement d’un territoire unique nommé Dahomey.</p>
<p>Si, à contrepied de Fichte, la théorie dite « subjective » de Renan (1882: 9) s’est attachée à démontrer que la race, la langue, les intérêts, l’affinité religieuse, la géographie et les nécessités militaires ne suffisent pas à créer une nation, il a pris également soin d’attirer l’attention sur ce qui pouvait créer une Nation. Oui, une nation est une âme commune, un principe spirituel collectif, une communion d’esprits ne quelque sorte. La nation est un processus long et progressif d’édification d’une âme collective dans laquelle les individualités existent mais se plient sous l’intérêt rationnel collectif. La nation tient ses racines dans le passé mais ses branches dans le présent social.</p>
<p>Les  gloires communes des anciens royaumes du territoire du Bénin (Danxomè, Porto-Novo, Nikki, Kouandé, Savi et autres), l’héroïque résistance des anciens monarques face à la conquête coloniale (Béhanzin, Akaba, etc.) sont quelques sans de la mémoire sociale et historique autour de la quelle devrait se construire et reconstruire le passé commun ce notre pays. Oui, l’âme commune pour former une nation béninoise existe, et il reste à tous les intellectuels du Quartier Latin de l’Afrique, de s’en rendre compte et d’y travailler pour, en toute conscience.</p>
<p>L’époque de l’instabilité politique étant passée, l’armée ayant rejoint les casernes et amorcé sa professionnalisation, il revient donc aux politiques de commencer à travailler pour l’union des populations autour de l’idéal commun du développement. Le changement de mentalité ne peut partir que d’exemples donnés selon le modèle top-down : partir des élites pour atteindre les masses laborieuses. Il s’agit de promouvoir à tous les niveaux, une gouvernance factuelle par l’exemple !</p>
<p>Dans la littérature des sciences sociales, le concept de nation est généralement défini après une clarification du concept de société, voire de celui de peuple qui réfère à celle de communauté puis à celle de culture.</p>
<p>Spécialiste de la question nationale aux Etats-Unis, Karl Deutsch entend par société, « un groupe d’individus rendus interdépendants par la division du travail, la production et la distribution des biens et des services » puis par peuple, « un groupe d’individus liés par des habitudes communes et des possibilités de communication » Deutsch (1969 : 87).  Le raisonnement de Karl Deutsch le conduit à une évidence quasi tautologique (Bourque, 1977: 80) : une nation ou une nationalité est un groupe qui peut établir une communication entre ses membres. Deutsch reconnaît le caractère éminemment fonctionnaliste de sa conception : « L’appartenance à un peuple est très intimement liée à la communication à l’intérieur de la société. On peut la définir comme la faculté de communiquer de façon plus efficace et d’aborder un plus grand nombre de sujets avec les membres du groupe plutôt qu’avec les étrangers. Il est possible d’en arriver à ce type de communication de plusieurs façons différentes, toutes également fonctionnelles » (Deutsch, 1969: 97).</p>
<p>Un auteur non marxiste dont la contribution est essentielle dans la réflexion sur la nation est sans doute Max Weber, principalement à travers ses réflexions sur la question des groupes ou minorités ethniques ainsi que celle de la question nationale. Pour lui, les groupes ethniques sont avant tout constitués par «un isolement monopoliste conscient qui commence par reconnaître de petites différences pour ensuite les cultiver et les approfondir » (Weber 1968 : 388). L’idéalisme wébérien fait donc reposer la conception de la nation sur l’idéologie come facteur déterminant, le groupe ethnique étant en lui-même un phénomène subjectif dont le facteur de formation déterminant est le développement de ce que Weber appelle un « ethnic honor »(Weber 1968: 390).</p>
<p>Weber (1968 : 395) constate que : « Le concept de groupe ethnique, qui se dissout lorsque l’on cherche à le définir correctement, correspond à cet égard à celui de nation, l’un des plus contrariants, lorsque l’on cherche à lui donner une définition sociologique, parce qu’il est l’un des concepts les plus chargés émotivement ».</p>
<p> A son sens, l’idée de nation apparaît et se forme en étroite relation avec des éléments relevant de l’instance politique (Weber 1968, t. II, p.922) et véhicule les valeurs de pouvoir er de prestige. Définissant la nation comme « l’ensemble des citoyens d’un Etat, ensemble distinct de l’Etat »1, Marcel Mauss distingue d’abord la société comme étant : « Un groupe d’hommes vivant ensemble sur un territoire déterminé, indépendant, et s’attachant à une constitution déterminée ». Ce qui lui permet de proposer la définition suivante : « Nous entendons par nation une société matériellement et moralement intégrée à un pouvoir central stable, permanent, à frontières déterminées, à relative unité morale, mentale et culturelle des habitants qui adhèrent consciemment à l’État et à ses lois » (Mauss, 1969)</p>
<p>La notion de nation chez Mauss fait donc référence à un type spécifique de formation sociale caractérisé par un pouvoir centralisé et indépendant de l’extérieur. La définition, on l’aura noté met en pratique, sous les notions d’unité morale et mentale, une problématique entachée d’idéalisme qui fait peu de cas de la question des classes sociales. Mais, pour que la nation se construise avec pour idéal le développement collectif primant sur les intérêts individuels et égoïstes, une fois que nous nous sommes convaincus qu’il faille une mentalité de développement, il s’agit de voir comment la quarantaine de groupes ethniques qui se partagent le pays, comment la variabilité socioculturelle peut être mise à contribution. C’est pourquoi j’interrogerai à présent la question du multiculturalisme.</p>
<p>Dans un environnement culturellement aussi diversifié que celui du Bénin, il convient de se demander si le multiculturalisme peut il favoriser la construction de la nation béninoise, ou au contraire conduire à sa fragmentation. L’émergence discursive du concept de multiculturalisme tient de plusieurs faits.</p>
<p>Primo, la montée en puissance au plan international de la notion de diversité culturelle avec le dynamisme des migrations et de la mobilité humaine induit un renouvellement de la question sociale. Aujourd’hui, les microsociétés dans chaque de nos villes, départements, ou régions forment des mosaïques et invitent à une coopération transculturelle pour assurer le maintien d’une certaine stabilité sociale.</p>
<p>Secundo, la crise de l’Etat-providence au début des années 1990 avec la chute du régime militaro marxiste-léniniste du général Kérékou, combinée avec l’accession quasi brutale aux libertés démocratiques ont permis le développement d’un sentiment du « laisser-faire » au sein d’un peuple traumatisé par 17 années de restrictions et une crise sociale et économique de grande ampleur. L’affaiblissement progressif des institutions traditionnelles, et singulièrement de l’institution familiale reléguée au second plan par les media (radio, télévisions, et Internet plus récemment), conduisent au délitement du lien social dans une société qui évolue de plus en plus vers l’individualisme.</p>
<p>Le Bénin compte plus de quarante groupes socioculturels répartis sur les 112622km² de sa superficie. Forcés de vivre ensemble depuis la balkanisation de l’Afrique et surtout l’accession à l’indépendance, ces différents groupes socioculturels doivent réinventer une nouvelle forme d’ethnicité : mettre être parenthèses leurs velléités tout en conservant leur originalité, et former une seul peuple, uni derrière une seule loi, dans une république démocratique où tous œuvrent pour la paix et le développement,  conditions sine qua non de la prospérité.</p>
<p>Le multiculturalisme est une arme à double tranchant que nous devons savoir domestiquer dans l’intérêt de tous. La question des chefs lieux de sous-préfectures a failli embraser la plupart de nos villes et campagnes récemment avec des marches monstrueuses, certains villages sont divisés en plusieurs ailes alors qu’ils soutiennent un même leader politique, la partisannerie politique hier taxée d’ethnique continue de se radicaliser, et c’est un sentiment général quelqu’en soit l’angle d’observation de l’échiquier politique. Je peux encore évoquer cette brûlante affaire de placement où toutes les couches sociales sans aucune distinction ont versé dans la discrétion personnelle dans ce qu’on appelle l’appât du gain facile, mais que moi je verserai au crédit du problème général de la mentalité, thème qui nous réunit ici d’une manière ou d’une autre.</p>
<p>C’est dire que la mentalité du dahoméen n’a pas changé concurremment avec le changement de nom du Dahomey en Bénin. Cinquante ans après le départ du colon, les béninois sont demeurés dans un esclavage intellectuel et mental qui contribue à inhiber les ressources de l’ancien Quartier Latin d’Afrique à la recherche d’un passé glorieux sacrifié sur l’autel des individualités malsaines !</p>
<p><strong>L’avenir est la raison d’être du présent</strong></p>
<p>Renouer avec un passé précolonial glorieux, qui a subi plusieurs transformations déstructurantes depuis la colonisation, à travers le temps politique de notre pays, je veux parler de la succession des systèmes politiques et de leur influence sur les mentalités, est une gageure. Mais, pour le « Quartier Latin de l’Afrique », retrouver les lettres dorées de son blason est une nécessité pour consolider la jeune et enviée expérience démocratique de notre pays, tout en maintenant le cap sur le développement.</p>
<p>Il s’agit donc de reformater la conscience des béninois afin que, se débarrassant, que dis-je, en minimisant au maximum leurs velléités destructives et les antagonismes de classe, de région et de religion, qu’ils puissent ensemble bâtir une nation unitaire. Abolir les clivages ethniques, favoriser la cohabitation, créer un sentiment d’identité nationale, faire passer le ‘’nous’’ devant le ‘’je’’, primer l’intelligence collective sur l’individuelle, voilà les défis qui nous y attendent. Au-delà de l’économique et du politique, la question de la nation est tout à fait une question culturelle, et une question de culture intellectuelle.</p>
<p>50 ans après l’indépendance, le défi commun à tous est de reléguer dans les caves de l’histoire, le dahoméen qui continue de sommeiller en nous, têtu et racé, pour proclamer l’avènement du Béninois, symbole d’unité nationale, prototype de la cohabitation intelligente et complémentaire des ethnies, archétype d’une citoyenneté nationale indispensable pour une marche assurée et confiante vers le développement.</p>
<p>Le principal défi des cinquante prochaines années, c’est faire passer le Bénin de la situation d’un pays à celle d’une Nation unie et prospère, où toutes les couches sociales vivent en harmonie, dans une identité citoyenne commune, au delà des considérations ethniques, classistes et / ou religieux. C’est d’édifier une nation prospère, unie et de paix, où la liberté et la démocratie côtoient au quotidien le bonheur et la justice sociale, une nation où la tête du poisson  étant saine, empêche le reste de son corps de pourrir.</p>
<p>Et çà, nous le pouvons si nous le décidons tous !</p>
<p><strong>Que conclure ?</strong></p>
<p>Proclamer la prise de conscience intellectuelle pour un nouvel homme, au Bénin, citoyen à part entière. Quelques petites sentences de quelques illustres personnalités africaines au besoin:</p>
<p>S’ « il n’y a pas de dignité sans liberté », ainsi que le disait Ahmed Sékou Touré le 25 Août 1958, au Général de Gaulle en visite à Conakry,</p>
<p>Si « l’indépendance et la liberté sont des biens qui se conquièrent et se reconquièrent chaque jour » comme le déclarait Ahmadou Ahidjo le 1er janvier 1960 à l’indépendance du Cameroun,</p>
<p>Si « nous sommes maîtres de notre destin », autant que le pensait Sylvanus Olympio le 27 avril 1960 à l’indépendance du Togo,  il est sans doute temps, pour citer Patrice Lumumba lors de l’indépendance du Congo Belge le 30 juin 1960 ; donc il est sans doute tant pour nous d’«entamer un nouveau combat, un sublime combat qui conduira notre pays à la paix, la prospérité et la grandeur. Ensemble, nous allons établir la justice sociale et assurer que chacun reçoive le juste paiement de son travail». Les mots de Modibo Keita à l’occasion du nouvel An 1961 demeurent vivants : « C’est à présent que se joue l’avenir de notre pays et de notre peuple. C’est à présent que nous devons réussir ou échouer ».</p>
<p>Le jour de l’indépendance de l’Ouganda, le 9 octobre 1962, le roi Muteesa II alias « King Freddie » avait dit : «… Maintenant que nous sommes indépendants, […]. Que nos différences entre nations, religions et couleurs ne soient pas un facteur de division pour nos peuples».</p>
<p>Lors de la commémoration de l’indépendance du Kenya le 12 décembre 1964, Jomo Kenyatta déclara : «Beaucoup de gens pensent que nous avons atteint l’Uhuru [la liberté, en kiswahili], que le soleil de la liberté brille, que la richesse tombera comme manne du ciel. Moi, je vous dis que rien ne tombera du ciel. Nous devons travailler dur de nos mains pour sortir de la pauvreté, de l’ignorance et des maladies».</p>
<p> <strong>Références</strong></p>
<p>AMIN, Samir, 1970. L’Accumulation à l’échelle mondiale, Paris, Anthropos.</p>
<p>AMIN, Samir, 1979. Classe et nation dans l’histoire et la crise contemporaine, Minuit.</p>
<p>BOURQUE Gilles, 1977. L’Etat capitaliste et la question nationale, Montréal : Les Presses de l’Université de Montréal, 384p.</p>
<p>CONSTANT, Fred, xxxx, Le multiculturalisme, Coll. Dominos, Flammarion.</p>
<p>DEUTSCH, K. W., 1969. Nationalism and Socialism, Cambridge, The M.I.T. Press.</p>
<p>FERRY, Jean-Marc, 2000. La question de l’Etat européen, Gallimard.</p>
<p>MAUSS, Marcel., 1969. Œuvres complètes, Paris : Minuit, tome III.</p>
<p>RENAN, Ernest., 1882. Qu’est ce qu’une nation ? Conférence à la Sorbonne le 11 mars 1882.</p>
<p>PACE, Enzo et Michel, Patrick., 1998. La nation italienne en crise : perspectives européennes, Paris : Bayard éditions, 240p. INIST-CNRS.</p>
<p>TERRAY, Emmanuel., 1973. « L’idée de nation et les transformations du capitalisme », Les Temps modernes, nos 324-325-326, août-septembre 1973.</p>
<p>WEBER, Max, 1968. Economy and Society, New York, Bedminster Press, t. I, II et III.</p>
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		<title>Enseignement superieur en Afrique: La 1ère pierre de l’African School of Economics posée au Bénin</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jul 2010 13:54:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis hier, la première pierre de l’African School of Economics (Ase) est posée dans l’arrondissement d’Akasato à Abomey-Calavi. La cérémonie consacrant le démarrage des travaux de cette université a été rehaussée par la présence de nombreuses personnalités dont les représentants du Réseau Afrobaromètre et de la Fondation Mo Ibrahim ainsi que le directeur général de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/wantchékon.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3103" title="wantchékon" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/wantchékon.jpg" alt="" width="267" height="200" /></a>Depuis hier, la première pierre de l’African School of Economics (Ase) est posée dans l’arrondissement d’Akasato à Abomey-Calavi. La cérémonie consacrant le démarrage des travaux de cette université a été rehaussée par la présence de nombreuses personnalités dont les représentants du Réseau Afrobaromètre et de la Fondation Mo Ibrahim ainsi que le directeur général de l’Agetip-Bénin et les autorités communales d’Abomey-Calavi.</strong></p>
<p><strong> </strong>Les jalons sont désormais posés pour doter l’Afrique d’un centre de recherche et de formation d’excellence en économie publique et statistiques appliquées. Ainsi, la pose de la première pierre de cette université panafricaine destinée, à l’instar des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, de la Russie… à doter l’Afrique d’une école d’économie renommée pour la qualité de sa formation et de ses recherches, vient redorer le blason du système de formation académique du Bénin naguère considéré comme « le quartier latin » et apporter un appui qualitatif à l’enseignement supérieur africain. C’est d’ailleurs pour l’avoir compris que dans ses mots de bienvenue, le 2ème adjoint au maire de la Commune d’Abomey-Calavi, représentant à l’occasion le premier magistrat de cette ville universitaire, s’est réjoui sur le choix porté sur sa commune pour abriter ce joyau destiné à contribuer à résoudre la problématique de la formation qualitative en Afrique. Pour Bernard Loupéda, l’avènement de l’Ase sur initiative du directeur de l’Institut de recherche empirique en économie politique (Ireep), le professeur Léonard Wantchékon « vient faire rayonner le flambeau de l’enseignement supérieur au Bénin ».</p>
<p>Aussi, dira t-il «Je viens vous assurer que les autorités communales d’Abomey-Calavi ne ménagerons pas leurs efforts pour soutenir vos actions sur ce vaste chantier scientifique que constitue la formation de l’homme de demain ».</p>
<p>Cette conviction est partagée par le directeur de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public (Agetip). Pour Raymond Adékambi en effet, cette initiative suscite de grands espoirs pour la dotation du continent africain en ressources humaines de qualité. Ainsi, pour le Dg Agetip, « l’Ase vient aider les pays africains à résoudre la problématique de la fuite des cerveaux en formant des ressources qui apporteront une valeur ajoutée au marché de l’emploi».</p>
<p>Dans ses propos, le promoteur de l’African School of Economics (Ase), le professeur Léonard Wantchékon expliquera que l’Ase vise à contribuer « à l’institutionnalisation de l’excellence en Afrique ». Ainsi, prenant appui sur la riche expérience de l’Institut de recherche empirique en économie politique (Ireep) dans les domaines de l’économie et de la statistique qui lui vaut d’être le principal interlocuteur du Réseau Afrobaromètre en Afrique Francophone, l’Ase se veut une alternative crédible et moins coûteuse des meilleures universités européennes et américaines à travers un enseignement de qualité et un joyau architectural propice à l’expansion du savoir.</p>
<p>« Nous avons les moyens de nos ambitions », rassure le professeur d’économie à l’Université de New-York et promoteur du projet, Léonard Wantchékon pour témoigner de la concrétisation du projet pour l’année  2014.</p>
<p>Somme toute, cette université qui va accueillir son personnel et ses apprenants de tous les pays  africains suscite déjà de grands espoirs quant à la formation qualitative de l’élite africaine.</p>
<p><strong>Jean-Claude DOSSA</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Dr. Placide CLEDJO, Spécialiste en Aménagement du territoire : « L’inondation au Bénin va s’aggraver de jour en jour »</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 04:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie de société]]></category>

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		<description><![CDATA[Enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), le Docteur Placide CLEDJO explique à  travers cette interview accordée à votre journal, le phénomène d’inondation sur la bande côtière  du Bénin. Spécialiste des questions environnementales, il donne les raisons qui font persister le phénomène sans oublier de faire des propositions. L’Evénement Précis : Pourquoi cette grande inondation en ces moments ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/Clédjo-Placide.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3088" title="Clédjo Placide" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/Clédjo-Placide.jpg" alt="" width="290" height="435" /></a>Enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), le Docteur Placide CLEDJO explique à  travers cette interview accordée à votre journal, le phénomène d’inondation sur la bande côtière  du Bénin. Spécialiste des questions environnementales, il donne les raisons qui font persister le phénomène sans oublier de faire des propositions.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">L’Evénement Précis</span></strong><strong> : Pourquoi cette grande inondation en ces moments ? </strong></p>
<p><strong>Dr. Placide CLEDJO</strong> : Le problème d’inondation doit se multiplier parce qu’actuellement c’est un problème très sérieux lié aux changements climatiques. La température augmente et dès qu’il y a augmentation, le phénomène de fabrication de la pluie pour la formation de nuages, il y a plus de pluie. De la même manière, il aura aussi beaucoup de sécheresse. C’est les deux extrêmes que nous avons.</p>
<p><strong>Comment expliquez-vous le cas de Cotonou ?</strong></p>
<p>Nous l’expliquerons en  tenant compte de la progression de la pluie, parce que chez nous en  climatologie, il est démontré qu’il aura beaucoup de pluies par exemple en juillet. Et si Cotonou sent surtout cela, c’est parce qu’il y a plus de pluies dans un temps réduit. En un mois, on a eu près de 800 millimètres de pluies. Or habituellement, on a entre 300 et 400 millimètres. Le sol n’a pas la capacité d’absorber toute cette quantité d’eau. C’est pourquoi, ça s’est étalé et tout le monde s’affole. S’il y a un élément qui s’ajoute à ça en dehors de la température élevée, c’est que  Cotonou s’est imperméabilisé. Avec l’urbanisation, il y a beaucoup de constructions, d’infrastructures, de pavés, et il n’y a plus d’espace pour faire filtrer l’eau,  ce qui fait que l’eau s’est étalée. Alors la situation est la même à Porto-Novo et à Abomey-Calavi.</p>
<p><strong>Pensez-vous que le phénomène va s’aggraver ?</strong></p>
<p>Absolument, ça va s’aggraver de jour en jour parce que si on prend le cas de Porto-Novo par exemple, l’inondation est liée au problème d’urbanisation. Les gens construisent dans des endroits où on ne doit pas rester. Donc dans le schéma d’aménagement de ces villes là, on n’a pas prévu ces cas. A Porto-Novo par exemple, les deux bassins qui devaient recueillir l’eau, ont été construits et automatiquement, l’eau s’est déversée sur la population. L’eau est retournée automatiquement dans les assiettes qui constituent ces bassins. Nous étions allés là-bas pour vérifier. Et il faut préciser que c’est la même situation dans le Mono.</p>
<p><strong>La commune d’Abomey-Calavi vit aussi la situation. Qu’en dites-vous ?</strong></p>
<p>C’est un même scénario parce que là lorsqu’on est sur le plateau, ce qui a fait sentir la chose s’appelle les dépressions fermées.  Et lorsqu’il pleut, l’eau stagne dans les dépressions fermées. Et même dans les projets d’urbanisation, si vous ne  programmez pas d’issu pour l’eau, à la fin, elle s’étale. Donc c’est un problème lié à l’aménagement du territoire. Donc si on doit repenser la façon d’aménager le territoire et spécifiquement la façon de lotir les gens, les géomètres n’en tiennent pas compte. Ce qui fait que quand l’eau arrive tout le monde est inondé. Les dépressions fermées du plateau ne sont pas exploitées rationnellement. C’est ce qui crée encore d’autres problèmes. Il y a le fait que les gens  se sont installés dans les sites, où l’eau devrait rester. Tout va s’aggraver maintenant en septembre, on aura une grande quantité d’eau qui viendra du Nord. Ces eaux vont passer par les fleuves Mono, ensuite Nokoué et venir dans le lac Nokoué et s’étaler sur Cotonou et les autres villes du Littoral. En septembre ce sera pire et nous allons crier davantage.</p>
<p><strong>Que dites-vous alors des cas récents de Comè, Grand-Popo et Athiémé ?</strong></p>
<p>C’est lié à l’urbanisation et ils vont subir le même sort. Partout, où il y a plateau c’est qu’il faut penser à un bon schéma d’aménagement. A l’avance, il faut éviter de construire dans les assiettes des eaux.</p>
<p><strong>Les constructions des bassins XX peuvent-elles permettre de remédier au problème ?</strong></p>
<p>Ces constructions des bassins XX à Cotonou ne sont pas inventées. C’est un logiciel qui a permis de voir là où on peut faire passer l’eau pour que Cotonou puisse avoir plus de répit en matière d’inondation. Et c’est cela qui est en train d’être réalisé sur les bassins mais en réseau. C’est quand ça ne sera pas en réseau que le problème va persister. Dans le même moment,  il y a les bassins AA qu’il faut construire pour pouvoir reprendre ces eaux-là vers le lac Nokoué.</p>
<p><strong>Pour ce qui est des épis qui se construisent pour lutter contre l’érosion côtière, ne pensez-vous pas que cela peut augmenter le fait ?</strong></p>
<p>Non, ces constructions n’ont rien à avoir avec l’inondation. C’est plutôt le phénomène d’érosion côtière. Les épis qui sont en train d’être construits,  sont pour stabiliser la côte. Ce n’est pas pour l’inondation. Ce phénomène est lié à la dérive littorale du golfe de Guinée. Il y a le port de Cotonou qui bloque ce qui est en avant du port  et il y a dépôt et tout ce qu’il y a après le port, il y a départ. C’est ça qui explique le phénomène d’érosion dans le golfe de Guinée en général. Donc ce n’est pas seulement au Bénin. L’inondation est là mais il y a l’érosion côtière qui est un autre problème.</p>
<p><strong>En tant que spécialiste des questions environnementales, quelles solutions préconisez-nous ?</strong></p>
<p>Il faut simplement repenser les schémas d’aménagement du territoire. Tout d’abord c’est bon qu’on ait lancé l’agenda spatial, donc il y a le schéma national d’aménagement du territoire. Toutes les communes peuvent faire le schéma directeur d’aménagement de leur commune qu’on appelle Sdac. A ce niveau, si elles doivent nécessairement tenir compte de ce système, vous verrez que le phénomène va régresser. De tout ceci, ce que nous expliquons de façon locale, il y a le fait que dans les études scientifiques avec l’augmentation de la température, d’ici 2015 ou 2030, de tout ce que nous disons, il y aura de l’eau  qui doit arriver indépendamment de la pluie et sous forme d’inondation. C&#8217;est-à-dire que Cotonou n’existera plus. C’est ça qui nous guète actuellement. Et il faut souligner que c’est l’utilisation à outrance du pétrole qui entraîne cela. Nous devons revoir les sources d’énergie que nous utilisons et privilégier l’énergie solaire. Il faut donc revenir sur les sources non renouvelables notamment l’énergie solaire et celle éolienne.  Voilà pour ce qui est de la température jusqu’au relèvement des mers. Mais quant à l’inondation de façon locale, c’est qu’il faut refaire les schémas directeurs d’inondation des communes. Aujourd’hui, il est question d’encourager les gens à faire leur schéma d’aménagement avant les lotissements pour qu’en implantant leur bâtiment que l’inondation ne vienne pas au rendez-vous.</p>
<p><strong>Pourquoi pleut-il sur la bande côtière et pas dans les villages ?</strong></p>
<p>Ce n’est donc pas qu’il pleut plus à Cotonou et à Abomey-Calavi, c’est que plus nous utilisons le pétrole plus la température s’augmente. Et là où on utilise plus de pétrole, il y aura plus de température. C’est pourquoi dans les villes, on voit que la température augmente et survient la pluie.</p>
<p><strong>                                               Propos recueillis par Emmanuel GBETO</strong></p>
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		<title>Visite de travail du journal « Le Flambeau » au Bénin: 8 étudiants maliens à l’école de la presse béninoise</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 07:48:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Du 24 juin  au 03 juillet dernier,  huit (08) étudiants  de l’Université de Bamako ont effectué une visite de travail au Bénin. Membres  du journal « Le Flambeau » de cette université, ils ont bénéficié de la part de la presse universitaire béninoise, des techniques d’écritures en journalisme et à la visite de certains lieux.Pépinière de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/malien.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2944" title="malien" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/malien.jpg" alt="" width="290" height="188" /></a>Du 24 juin  au 03 juillet dernier,  huit (08) étudiants  de l’Université de Bamako ont effectué une visite de travail au Bénin. Membres  du journal « Le Flambeau » de cette université, ils ont bénéficié de la part de la presse universitaire béninoise, des techniques d’écritures en journalisme et à la visite de certains lieux.Pépinière de la presse béninoise, le premier journal des étudiants du Bénin continue de faire la fierté du Bénin.  « Le Héraut » demeure  une référence de part son ancienneté et les produits qu’il a souvent fabriqués à la presse nationale. A ce titre, huit (08) étudiants  maliens ont choisi venir à la source du journalisme. Il s’agit de Daouda Kinda, Mamoutou, Tangara, Lassana Kéiti, Chata Sangaré, Kumba Sangaré, Mariam Sanogo, Idrissa Kontao, avec à leur tête, Fousseyni Maïga, le directeur de publication. Tous du journal universitaire malien « Le Flambeau », ils se sont faits renforcer du 24 juin au 03 juillet 2010  leurs compétences sur plusieurs  notions journalistiques. A cet effet, une équipe du bureau directeur de « le Héraut » assistée de quelques anciens journalistes ont répondu à cette nécessité. Les séances ont porté en effet sur les genres journalistiques,  la notion de sujet et d’angle de traitement, les principes et démarches de l’investigation journalistique. A travers cette visite de travail, la délégation malienne a effectué des sorties dans certaines institutions. C’est ainsi que dans leur découverte, ils sont allés dans les locaux de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). A ce niveau, ces amis de la plume ont été reçus par le vice Président de cette institution de régulation, Edouard Loko. A cette même occasion, le jeudi dernier, la délégation a visité le journal « Aube Nouvelle » avant d’être reçu en audience par le Président Directeur général du Groupe de presse « Le Matinal », Charles Toko. A ces différents niveaux, les hôtes de « le Héraut » ont bénéficié des conseils en journalisme des anciens dirigeants de leur journal d’accueil. A la fin de leur séjour, ces étudiants ont eu droits à des sorties récréatifs. Ils ont à cet effet visité le jardin botanique de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), l’exposition de la Fondation Zinsou sur le cinquantenaire du Bénin à Kouhounou, et la Plage de Togbin dans la commune d’Abomey-Calavi. Voilà qui vient donner un autre éclat à la presse béninoise dans la sous région.</p>
<p><strong> Emmanuel Gbeto</strong></p>
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		<title>Colonel Azizou El Hadj Issa, Directeur général des forêts et des ressources naturelles: « Le Bénin a mis en terre plus de 94 millions de plants depuis le démarrage de la Journée de l’arbre »</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jun 2010 15:17:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie de société]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Bénin a abrité hier mardi 1er juin 2010, la 26ème édition de la Journée nationale de l’arbre. A la faveur de cette manifestation annuelle dont le thème est « Plantons des arbres dans nos villes et campagnes pour lutter contre les effets néfastes des changements climatiques », le Directeur général des forêts et ressources naturelles, Colonel Azizou El [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/06/dg-forêt.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2807" title="dg forêt" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/06/dg-forêt.jpg" alt="" width="290" height="218" /></a>Le Bénin a abrité hier mardi 1er juin 2010, la 26ème édition de la Journée nationale de l’arbre. A la faveur de cette manifestation annuelle dont le thème est « Plantons des arbres dans nos villes et campagnes pour lutter contre les effets néfastes des changements climatiques », le Directeur général des forêts et ressources naturelles, Colonel Azizou El Hadj Issa explique les motivations de cette journée et invite les populations s’approprier la politique de reboisement initiée par sa structure.</strong></p>
<p> <strong><em><span style="text-decoration: underline;">L’Evénement Précis</span></em></strong><strong><em>: Monsieur le Directeur, Quelle importance revêt la célébration de la Journée nationale de l’arbre ?</em></strong></p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;"> </span></em></strong><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Colonel Azizou El Hadj Issa</span></em></strong><strong><em>:</em></strong> Cette manifestation du 1er juin instaurée depuis 1985 dans notre pays et qui est cette année à sa vingt sixième (26ème) édition vise en réalité à faire en sorte que le Bénin ne devienne pas un pays sahélien ou désertique et au-delà de ça, qu’on puisse profiter des bienfaits de l’arbre. Donc, voilà la raison pour laquelle en 1985, le régime qui était en place a choisi cette option.  Essentiellement, c’est ce qu’on peut dire. Mais aujourd’hui, nous constatons qu’au-delà de ce que je viens de dire, l’arbre participe également à l’assainissement de l’environnement. Si vous prenez nos grandes villes surtout Cotonou, vous voyez combien de fois les gaz à effet de serre sont émis dans l’atmosphère. Et là, il n’y a que l’arbre de façon naturelle qui puisse les absorber.</p>
<p><strong><em> </em></strong><strong><em>Colonel, peut-on dire que depuis 1985, les objectifs assignés à cette journée ont été atteints ? </em></strong></p>
<p>Il faut dire que c’est un peu moins de 6.000.000 d’arbres qui auraient été plantés de la sorte uniquement au cours de la Journée de l’arbre. Mais au-delà de ça, il faut reconnaître que l’entretien n’a pas toujours suivi. Et même dans les cas où l’entretien ou les protections de ces arbres devraient être fait, on s’est rendu compte que c’est encore d’autres arbres qui sont coupés, transformés en planches imbriquées l’un dans l’autre pour pouvoir protéger les jeunes plants. Ce sont des choses qu’on ne devrait pas faire normalement parce qu’il ne faut pas aller couper un gros arbre dont l’utilisation peut être plus efficace ailleurs. Or, l’homme, pour ses meubles, la toiture de sa maison… quoiqu’on fasse, coupé l’arbre. Donc en principe, pour protéger ces jeunes plants, les plantes qui ont été utilisées ces dernières années auraient pu être utilisées autrement pour que les déchets issus de cette exploitation servent plutôt à fabriquer ces cages de protection pour les plants. Parce qu’après les déchets qu’on aurait utilisés pour protéger les plants, quatre (4) ans ou cinq (5) ans après quand le plant va partir, on peut encore récupérer ces mêmes déchets pour l’utilisation en tant qu’élément entrant dans  la cuisson des aliments… globalement pour le ménage. Donc voilà, il y ces genres de ratées. Mais, au-delà de ça, il faut reconnaître que quelque part,  même si certains plants sont arrivés à maturité, les populations, surtout en milieu urbain doivent encore apprendre à vivre avec l’arbre, à entretenir l’arbre pourquoi pas à planter tout simplement et guetter n’importe quel évènement, leur mariage, un baptême ou même des évènements malheureux comme les décès pour qu’on essaie d’immortaliser ces occasions en plantant ne serait-ce qu’un seul arbre. C’est ce qu’on conseille aux populations. Nous avons un programme qui existe depuis un certain nombre de temps et qui fait du reboisement surtout dans les zones urbaines mais le respect de ces plants par les riverains n’est pas ce qu’on espérait. Donc, ce sont des choses qu’on doit changer. Et si on avait un bilan à faire de la journée de l’arbre et de la campagne, globalement, depuis ces vingt cinq ans dans le cadre de ces deux opérations, c’est plus de quatre vingt quatorze millions (94.000.000) de plants qui ont été mis en terre. Mais je crois que c’est à peine 40% de plants qu’on a pu emmener à maturité ou qui ont pu réussir. Donc, on a perdu plus de la moitié de ces plants soit par la sécheresse, parce que le milieu était sec mais surtout par défaut d’entretien.</p>
<p> <strong><em>Qu’est-ce qui justifie le peu d’entretien populations béninoises à planter des arbres ?</em></strong></p>
<p>C’est une question de culture. Vous savez, ce qu’on a naturellement, on ne sait pas le respecter. C’est l’homme qui est fait comme ça. Ce qu’il a, il ne le respecte pas. On ne va pas le souhaiter mais le jour où nous allons perdre la majorité de nos ressources, je crois qu’on va beaucoup plus respecter les ressources forestières dans ce pays. Il ne faut pas souhaiter qu’on en arrive là. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle la journée de l’arbre est instaurée. Conscientiser les populations sur les bienfaits des arbres pour qu’elles continuent à planter avant que ça ne finisse.</p>
<p> <strong><em>Quelles sont vos actions face à la destruction des arbres au profit des constructions d’habitats et d’infrastructures ?</em></strong></p>
<p>C’est une situation très complexe et je crois aujourd’hui qu’à l’heure où on est, ce n’est pas la direction générale ou le secteur forestier que nous représentons, l’administration à elle seule ne peut pas résoudre ce problème. Les ressources sont avec les populations qui les utilisent chaque jour. Nous, nous sommes chargés de réguler, de réglementer selon les textes conçus par l’Etat béninois. Donc, notre rôle s’arrête à ça. Mais, depuis deux décennies, on a voulu faire une gestion concertée avec les populations. Et aujourd’hui, on est obligé d’intégrer également les communes décentralisées parce que sans elles, on ne peut rien. On ne peut pas agir avec les populations sans les utiliser comme trait d’union. Donc, au delà de tout ça, il faut   savoir que le désordre qu’on constate aujourd’hui, du côté de l’administration ce qui peut se faire, c’est de ramener les agents au niveau des chefs-lieux de commune directement sous un cadre forestier et sous le maire, ce qui va permettre un peu d’endiguer les actions individuelles de ces agents. Mais, au niveau des populations, tant que le besoin se fait sentir, vous ne pouvez rien. C’est de tout faire pour que les espaces nus ou dénudés du fait de l’exploitation forestière bénéficient de reboisement et de boisement. Il faut aller planter. Ce à quoi nous sommes en train de penser dans les campagnes de reboisement, c’est de pouvoir déterminer avec les différentes communes de grands espaces de 500, 1.000, 2.000 hectares. En tout cas des milliers d’hectares pourquoi pas même à l’orée des forêts classées et faire des reboisements de façon dense pour que de façon artificielle, que ce qu’on recherche dans la nature, que nous-mêmes, nous l’apportions à la nature. Et qu’au bout de la maturité de la ressource, on puisse l’exploiter au lieu de solliciter, de faire pression sur essentiellement sur la nature. Donc, voilà ce qu’on est en train de préconiser.</p>
<p> <strong><em>Votre mot pour conclure cet entretien</em></strong></p>
<p>Il y a un engouement à la coupe, à l’utilisation du bois. Nous devions maintenant essayer de réfléchir et surtout nous penser beaucoup plus sur les besoins nationaux, essayer de faire en sorte, le Bénin n’est pas un pays forestier, à ne pas essayer de satisfaire l’extérieur coûte que coûte parce qu’au niveau intérieur déjà, si on fait bien les calculs, c’est à peine que  nous pouvons arriver à satisfaire les besoins intérieurs. Donc, il faudrait que ceux qui sont dans ce secteur là commencent à penser à la nouvelle orientation à donner à leur activité. On peut importer du bois de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’est qui ont suffisamment et qui pourront mettre ça à notre disposition au lieu que tout soit envoyé vers l’Europe. Ça nous permet de conserver quelques bouts de forêts et de procéder au reboisement et d’attendre que nos propres produits mis en terre arrivent en terre et faire l’exploitation.</p>
<p> <strong><em>Entretien réalisé par Jean-Claude DOSSA</em></strong><strong><em> et Emmanuel GBETO</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Afrique de l’Ouest: Un réseau régional des professionnels des médias mis sur pieds à Dakar</title>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 12:43:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie de société]]></category>

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		<description><![CDATA[  Les journalistes de la sous région ouest africaine font d’une pierre plusieurs coups. Profitant de leur  séjour à Dakar au Sénégal dans le cadre du stage de perfectionnement qu’a organisé à leur intension l’Institut International de Journalisme d’ Inwent sur les enjeux journalistiques de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, ils ont mis sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;"> </span></em></strong></p>
<p><em><strong>Les journalistes de la sous région ouest africaine font d’une pierre plusieurs coups. Profitant de leur  séjour à Dakar au Sénégal dans le cadre du stage de perfectionnement qu’a organisé à leur intension l’Institut International de Journalisme d’ Inwent sur les enjeux journalistiques de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, ils ont mis sur pied un réseau régional de lutte  contre le blanchiment d’argent (REJOBA). L’Assemblée générale constitutive dudit réseau s’est tenu à Djoloff hôtel le 4 mars</strong></em></p>
<p>Informer et sensibiliser les populations sur le blanchiment d’argent, faire des productions écrites et audiovisuelles sur le blanchiment d’argent en dénonçant les auteurs etc, sont les objectifs du Réseau des Journalistes Ouest Africains pour la lutte contre le Blanchiment d’Argent  (REJOBA). Partageant la préoccupation du Directeur Général du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent Dr Abdullahi SHEHU, les professionnels des médias venus de la sous région ont approuvé l’urgence de mettre en place une structure des médias impliquée dans la lutte contre du blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest. Car pour arrêter les effets néfastes de ce phénomène qui menace dangereusement les économies des pays de la CEDEAO, seule une mobilisation à tous les niveaux est indispensable. C’est pourquoi, les journalistes, ayant compris qu’ils ont un important rôle à jouer en vue d’accompagner les actions de GIABA dans le sens de la lutte contre ce phénomène, ont donc décidé de se mettre en réseau afin d’être plus efficace.</p>
<p>Pour atteindre les objectifs fixés, les membres  du réseau ont, de façon consensuelle, mis sur pied un bureau de onze (11) membres. Il se présente comme suit</p>
<p> <strong><em>                                                       <span style="text-decoration: underline;">BUREAU DU REJOBA</span></em></strong></p>
<p>1-    <strong><em><span style="text-decoration: underline;">Coordonnateur</span></em></strong> :  </p>
<p>Moussa Traoré   (Cote d’Ivoire)</p>
<p><strong><em>2-    </em></strong><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Coordonnateur adjoint :   </span></em></strong></p>
<p>Djibril SAIDOU   (Niger)</p>
<p> <strong><em>3-    </em></strong><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Secrétaire Général :   </span></em></strong></p>
<p>   Gérard AGOGNON   (Bénin)</p>
<p> <strong><em>4-    </em></strong><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Secrétaire Général Adjoint : </span></em></strong></p>
<p> Babacar DIONE  (Sénégal)</p>
<p> <strong><em>5-    </em></strong><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Secrétaire  à l’Information Communication : </span></em></strong></p>
<p>                             Jean Paul  IBIKOUNLE (Bénin)</p>
<p> 6-    <strong><em><span style="text-decoration: underline;">Chargé de Programmes </span></em></strong>:  </p>
<p>Alassane DIARRA    (Mali)</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;"> </span></em></strong>7-    <strong><em><span style="text-decoration: underline;"> Trésorier général </span></em></strong>:</p>
<p>Kpenahi TRAORE  (Burkina Faso)</p>
<p> 8-    <strong><em><span style="text-decoration: underline;"> Trésorier général Adjoint </span></em></strong>:</p>
<p>Mireille AMOIN KOUAME (Cote d’Ivoire)</p>
<p> <strong><em>9-    </em></strong> <strong><em><span style="text-decoration: underline;">1<sup>er</sup> Secrétaire à l’organisation : </span></em></strong></p>
<p>        Souleymane  Mazou    (Niger)</p>
<p> <strong><em>10- </em></strong><strong><em><span style="text-decoration: underline;">2<sup>e</sup> Secrétaire à l’organisation : </span></em></strong></p>
<p>           Assana SAMBU (Guinée Bissau)</p>
<p> <strong><em>11- </em></strong><strong><em><span style="text-decoration: underline;">3<sup>ème</sup> Secrétaire à l’organisation : </span></em></strong></p>
<p>                 NIANG Bassirou (Sénégal)</p>
<p> <strong>Commissaire aux Comptes (2) : </strong></p>
<p> BALDE Abdoulaye (Guinée)</p>
<p>Abdoulaye THIAM (Sénégal)</p>
<p> Le Bureau ainsi élu a un mandat de trois(3) ans.</p>
<p>  <strong><em><span style="text-decoration: underline;">LES MEMBRES FONDATEURS</span></em></strong></p>
<p> 1-         Alain TOSSOUNON  (Bénin)</p>
<p>  2-         Gerard AGOGNON (Benin)   </p>
<p>   3-          Jean Paul IBIKOUNLE (Bénin)</p>
<p> 4-           Moussa Traoré  (Cote D’Ivoire)  </p>
<p> 5-            Kpénahi TRAORE   Burkina Faso</p>
<p> 6-            Abdoulaye BALDE (Guinée)    </p>
<p> 7-            Assana  SAMBU Guinée Bissau </p>
<p> 8-            Boubacar DIAKITE (Mali)  </p>
<p> 9-             Alassane DIARA (Mali) </p>
<p> 10- Djibril SAIDOU (Niger) </p>
<p> 11- Souleymane MAAZOU (Niger)</p>
<p> 12- Babacar DIONE (Sénégal)</p>
<p> 13- Bassirou NIANG (Sénégal)  </p>
<p> 14- Abdoulaye THIAM (Senegal)</p>
<p> 15- AMOIN Mireille Olga KOUAME (Cote d’Ivoire)</p>
<p> <strong>Gérard AGOGNON</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Mme Morèle Déhy, Directrice d’Amnesty International Bénin:  &#160;&#187; Amnesty International invite à l’abolition de la peine de mort au Bénin&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 07:02:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie de société]]></category>

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		<description><![CDATA[A la faveur de la 2ème conférence régionale sur la peine de mort qui se tient à Cotonou du 12 au 15 avril 2010, la Directrice d’Amnesty International  Bénin (AIB), Mme Morèle Déhy donne à travers cet entretien son appréciation sur cette rencontre et fait part de ses attentes vis-à-vis des autorités béninoises dans le combat [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/04/Mme-Morèle-Déhy-Directrice-exécutive-de-Amnesty-International-Bénin.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2476" title="Mme Morèle Déhy, Directrice exécutive de Amnesty International Bénin" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/04/Mme-Morèle-Déhy-Directrice-exécutive-de-Amnesty-International-Bénin.jpg" alt="" width="290" height="218" /></a>A la faveur de la 2ème conférence régionale sur la peine de mort qui se tient à Cotonou du 12 au 15 avril 2010, la Directrice d’Amnesty International  Bénin (AIB), Mme Morèle Déhy donne à travers cet entretien son appréciation sur cette rencontre et fait part de ses attentes vis-à-vis des autorités béninoises dans le combat que mène son organisation pour l’abolition de la peine de mort au Bénin.<strong><em><span style="text-decoration: underline;">L’Evénement Précis:</span></em></strong><strong><em> Quelle est votre appréciation de la tenue de la 2è conférence régionale sur la peine de mort qui se tient actuellement à Cotonou?</em></strong></p>
<p> <strong><em><span style="text-decoration: underline;">Morèle Déhy:</span></em></strong> La tenue à Cotonou de la deuxième conférence régionale sur la peine de mort organisée par la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples est un grand pas du continent qui , suite à la Conférence sous régionale de Kigali au Rwanda pour débattre de l’abolition de la peine de mort dans les régions du centre, de l’est et du sud de l’Afrique, confirme que le continent est résolument engagé sur la voie de l’abolition de la peine de mort . Il y a quelques jours, notre mouvement Amnesty International a publié un rapport sur les Condamnations à mort et exécutions recensées en 2009. Il en ressort que des condamnations à mort continuent d’être prononcées et que des exécutions se pratiquent encore. Notre organisation faut-il le rappeler s’est toujours opposée à la peine de mort sous quelle que forme que ce soit et trouve en cette rencontre régionale l’opportunité pour le continent africain de se débarrasser de cette barbarie. Nous souhaitons que la Commission accompagne les décisions qui seront prises d’actes concrets afin que la peine de mort soit désormais du passé en Afrique. C’est également un signal fort pour la République du Bénin qui abrite cette conférence. Il est temps pour le pays de passer à l’abolition proprement dite.</p>
<p> <strong><em>Quelles sont les actions que mène Amnesty International pour l’abolition de la peine de mort au Bénin ?</em></strong></p>
<p>Amnesty International a été à l’origine des changements intervenus à propos de la peine de mort dans le monde, en Afrique et au Bénin. Nous avons travaillé aux côtés des gouvernants du Bénin pour la signature du moratoire sur la peine de mort. En 2008, nous avons mené une action en direction des honorables députés de l’Assemblée nationale du Bénin qui connaissent désormais les raisons pour lesquelles Amnesty International milite et œuvre pour l’abolition de la peine de mort. Notre conférence de presse en octobre 2009 ajoutée aux actions de lobbying personnalisées en direction de plusieurs personnalités et autorités du Bénin ont contribué à faire avancer le débat sur la nécessité d’abolir cette sentence de l’arsenal juridique du pays. Le mouvement prévoit également cette année d’autres actions pour que le Bénin progresse d’Etat abolitionniste de fait vers un Etat abolitionniste en droit.</p>
<p> <strong><em>Quelles sont vos attentes vis-à-vis des autorités béninoises et plus précisément des députés ?</em></strong></p>
<p>Amnesty International souhaite que les autorités béninoises notamment les députés se penchent sur le projet de nouvelle constitution du Bénin sur la table du Président de l’Assemblée nationale et qui fait mention de cette abolition. Le Bénin a déjà fait deux (02) décennies sans exécutions et a donc eu le temps d’apprécier la requête de notre mouvement en faveur de cette abolition. Il urge donc qu’au sortir de cette conférence, le grand pas soit franchi. L’histoire le retiendra !</p>
<p> <strong><em>Entretien réalisé par Jean-Claude D. DOSSA</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Première réunion de bureau des maires à Glazoué: L’Ancb unie se lance de nouveaux défis de développement local</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 10:13:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ep</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie de société]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) a tenu à Glazoué le 8 et 9 avril 2010, sa première réunion de bureau de l’année. D’importants points touchant au développement local ont été abordés au cours de cette réunion qui a par ailleurs adopté le budget de l’Association pour l’exercice 2010. C’est désormais avec un budget [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_2426" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><strong><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/04/Ancb-traité.jpg"><img class="size-medium wp-image-2426" title="Les membres du bureau de l'ANCB en session à Glazoué" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/04/Ancb-traité-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></strong><p class="wp-caption-text">Les membres du bureau de l&#39;ANCB en session à Glazoué</p></div>
<p><strong>L’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) a tenu à Glazoué le 8 et 9 avril 2010, sa première réunion de bureau de l’année. D’importants points touchant au développement local ont été abordés au cours de cette réunion qui a par ailleurs adopté le budget de l’Association pour l’exercice 2010.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>C’est désormais avec un budget annuel de 209.390.801 Fcfa contre 161.000.000 l’année dernière que l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) fonctionnera cette année 2010. Ce budget adopté est l’expression financière du Plan de travail Annuel (PTA) retenu au cours de cette réunion de bureau de Glazoué qui s’est également penché sur plusieurs questions essentielles liées au développement réel des communes du Bénin. Ainsi au cours de cette réunion de bureau qui est la première de l’année mais aussi de l’Ancb réunifiée et qui statutairement tient tous les deux mois, les questions de renforcement de l’autonomie financière de l’Ancb et de visibilité de l’Association au niveau des Communes membres ont été abordées. L’adoption du Plan de travail Annuel (PTA) de l’Association a été le premier point inscrit l’ordre du jour de cette réunion. Ce volet a été évacué par le vote du document qui fait état pour l’exercice 2010 d’un budget de d’environ 209 millions de francs Cfa comparativement à l’année dernière où l’association a fonctionné sur un budget de 161 millions. Pour le Président de l’Ancb Soulé Allagbé, ce budget adopté est l’expression manifeste « de la volonté affichée du bureau actuel de faire face aux défis réels de l’Ancb mais aussi de l’augmentation des cotisations et l’implication active de certains partenaires techniques t financiers ». Cette réunion s’est employée par ailleurs à aborder le point crucial de gestion des déchets solides qui se pose comme un défi capital des communes. A cet effet, un réseau des Ong a été écouté par le bureau de l’Ancb au cours de cette réunion sur leur expérience en matière de gestion des déchets afin de mieux fonder la politique de l’Association dans ce secteur. Plusieurs autres ponts ont été discutés par le bureau dont notamment la situation de l’actuel Maire de la Commune de Savè gardé dans les liens carcéraux. Une délégation est alors retenue pour rendre visite au Maire Félix Adimi en prison. En somme, cette première réunion de bureau de l’année au-delà du fait qu’il a présenté une Association unie confirme un bureau conscient des enjeux de développement local et qui s’emploie à les relever.</p>
<p><strong>Médard GANDONOU</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Prof. Martin Gninafon, Coordonnateur du Programme national contre la Tuberculose (Pnt) du Bénin: « Le Bénin se trouve en tête de peloton dans la lutte contre la tuberculose parmi les pays de la sous-région»</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 13:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Newsflash]]></category>
		<category><![CDATA[Vie de société]]></category>

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		<description><![CDATA[ Maladie invalidante, la tuberculose demeure au Bénin un véritable problème de santé publique. Ainsi, à l’occasion de la célébration ce mercredi 24 mars de la Journée internationale contre la tuberculose, le Coordonnateur du Programme National contre la tuberculose (PNT) et Médecin-chef du Centre national hospitalier de pneumo-phtisiologie (Cnhpp) de Cotonou, Martin Gninafon, fait l’état des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/03/Martin-Gninafon-traité.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2352" title="Martin Gninafon traité" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/03/Martin-Gninafon-traité.jpg" alt="" width="290" height="387" /></a> </em></strong>Maladie invalidante, la tuberculose demeure au Bénin un véritable problème de santé publique. Ainsi, à l’occasion de la célébration ce mercredi 24 mars de la Journée internationale contre la tuberculose, le Coordonnateur du Programme National contre la tuberculose (PNT) et Médecin-chef du Centre national hospitalier de pneumo-phtisiologie (Cnhpp) de Cotonou, Martin Gninafon, fait l’état des lieux de la maladie dans notre pays, parle des initiatives prises par le Bénin dans le cadre de la lutte contre ce mal et invite les populations béninoises à s’approprier les stratégies développées pour leur meilleure prise en cas d’infection par le bacille de Koch.<span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">L’Evénement</span></em></strong><span style="text-decoration: underline;"> <strong><em>Précis</em></strong></span><strong><em> : Professeur, quel état des lieux peut-on faire aujourd’hui de la tuberculose au Bénin ?</em></strong></p>
<p> <strong><em><span style="text-decoration: underline;">Professeur Martin Gninafon</span></em></strong> : Il faut dire qu’à l’étape actuelle, le Pnt détecte environ quatre mille (4.000) cas de tuberculose toutes formes confondues dans notre pays dont plus de 80% sont des cas de tuberculose contagieuse. Par rapport à la prise en charge des patients diagnostiqués, il faut dire que tous les malades qui sont détectés sont traités avec des médicaments qui sont fournis gratuitement et le résultat des différentes cohortes annuelles démontre bien que nous assurons presque que 90% de succès de traitement par rapport à ces patients là. Ce qui est, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), un bon score du point de vue de la prise en charge des patients. </p>
<p><strong><em>Quelles sont les différentes actions que mène le Pnt dans le cadre de la lutte contre la tuberculose ?</em></strong></p>
<p>Le but poursuivi par le Pnt, c’est de réduire progressivement l’ampleur de la maladie en identifiant surtout les cas qui sont contagieux, en les traitant, en les guérissant pour supprimer les sources de transmission de la tuberculose dans notre pays. Pour ce faire, il y a tout un dispositif qui est mis en place à travers le territoire national à savoir ce que nous appelons les centres de dépistage et de traitement (Cdt) de la maladie qui sont des centres où existent les moyens qui sont mis à leur disposition par le programme national contre la tuberculose pour assurer le diagnostic. Il existe également les moyens pour pouvoir prendre en charge ces patients là. Alors, comme ces structures sont des structures qui sont intégrées au système général de santé sur l’ensemble du pays, le programme accompagne les acteurs du terrain par un certain nombre d’activités dont la formation du personnel, le recyclage du personnel impliqué dans les actions de lutte contre la tuberculose. Il y a également un système de supervision qui est organisé trimestriellement pour vérifier si les recommandations du programme sont mises en jour tel que le programme le recommande. Il faut dire aussi qu’avec les partenaires sur le terrain, nous essayons aussi d’entreprendre des actions de sensibilisation, de communication en direction des populations pour qu’elles comprennent le sens et la nature même de la maladie et surtout qu’elles adhèrent aux stratégies proposées pour contenir cette maladie là. Donc, c’est grâce au concours des partenaires et des professionnels de la communication que nous essayons de faire en sorte que ces détails là soient traduits en des termes qui soient compréhensibles par les populations.</p>
<p> <strong><em>Peut-on alors affirmer que grâce à ces initiatives, il y a une meilleure connaissance de la tuberculose au sein des populations ?</em></strong></p>
<p>Je pense qu’il y a tout un tabou qui entoure la maladie et des considérations qui varient en fonction des populations des liens géographiques, mais compte tenu des messages que nous essayons de véhiculer à travers les populations, je pense bien qu’à l’heure, la population a une idée plus ou moins claire de la maladie. Puisque avant le phénomène de stigmatisation était très affirmé mais je pense que, lorsque vous arrivez ici, vous avez vu nos portails sont ouverts, les gens entrent et sortent comme ils veulent alors que auparavant, c’était difficile d’imaginer que quelqu’un puisse entrer aussi aisément. Donc, nous pensons que les populations comprennent de plus en plus la nature de la maladie et surtout elles comprennent qu’avec les médicaments, on peut arriver à traiter efficacement cette maladie et à la guérir.</p>
<p><strong><em>Qu’est-ce qui caractérise la lutte contre la tuberculose dans notre pays ?</em></strong></p>
<p>Il faut dire que le Bénin a une longue expérience de la lutte contre la tuberculose. Et comme vous le savez, la stratégie développée actuellement à travers le monde, c’est ce qu’on appelle la stratégie DOTS c’est-à-dire une stratégie qui recommande l’utilisation des protocoles de traitement de courte durée et sous administration directe des médicaments aux patients. Les premières expériences concernant cette stratégie ont été entreprises dans notre pays au Bénin, ce qui fait que le Bénin peut revendiquer une certaine paternité par rapport à  cette stratégie. Donc, ayant cette longue expérience de la maladie, je pense que c’est ça qui justifie les succès que nous avons actuellement non seulement par rapport à la détection des cas puisque l’Organisation mondiale de la santé estime que nous diagnostiquons plus de 70% de tuberculose intervenant dans notre pays. Ce qui est un excellent score. Et que l’Oms estime également que nous arrivons à guérir plus de 85% des malades que nous prenons en charge. Ce sont des résultats qui sont rarement rencontrés dans les autres pays de la sous-région. Et nous pouvons aisément dire qu’en matière de performance, le Bénin se trouve tout à fait en tête de peloton parmi les pays de la sous-région. </p>
<p><strong><em>En ce qui concerne la couverture du territoire national par vos services, est-elle déjà une réalité ?</em></strong></p>
<p>Actuellement, nous avons sur l’ensemble du territoire national cinquante sept (57) centres de dépistage et de traitement  qui sont intégrés aux services généraux de santé en l’occurrence les centres de santé des communes et parfois nous allons au niveau des arrondissements. Mais la  spécificité dans ce domaine, c’est que nous ne tenons pas compte seulement de centres publics. Nous nous intégrons aussi dans la mesure du possible dans les structures privées qui sont bien fréquentées tel que l’hôpital évangélique de Bembèrèkè ou le centre de santé de Gouko de Papané qui est un centre privé. Donc, nous essayons de décentraliser aussi autant que nous pouvons. Mais, il faut dire qu’au-delà des centres de dépistage et de traitement, nous essayons de toucher également les centres de santé qui n’abritent pas les Cdt parce que les malades consultent dans les centres de santé, ce n’est pas seulement dans les Cdt que ces malades consultent, nous estimons que quel que soit l’endroit le malade arrive dans le système de santé de notre pays, il faudrait que le personnel soit informé et soit formé également pour pouvoir identifier ces patients là et les retourner éventuellement dans le Cdt pour le diagnostic et la prise en charge.</p>
<p> <strong><em>Il s’observe parmi vos patients de nombreux malades en provenance de pays étrangers. Qu’est-ce qui explique ce fait ?</em></strong></p>
<p>Il faut dire que la plupart de ces patients que l’on voit ici viennent de notre géant voisin de l’est (Ndlr : Le Nigeria). Je pense que ceci est lié essentiellement à la qualité des offres de service que le Bénin développe par rapport à la tuberculose. Ce qui naturellement exerce un attrait sur les populations des pays voisins de notre pays. Il faut aussi dire que quand quelqu’un arrive quelque part et qu’on assure sa guérison, ce patient va servir d’amplificateur pour pouvoir indiquer aux autres qu’il y a tel endroit où on peut avoir la guérison. Et je pense c’est ça qui fait cet appel d’air que l’on constate par rapport aux étrangers dans notre service ici. Certainement aussi, cela s’observe au niveau du centre de Porto-Novo qui est à proximité du Nigeria. Mais il faut dire que globalement dans le pays, on peut compter environ un (01) étranger pour cinq (05) patients pris en charge ; ce qui représente environ 20% d’étrangers. Donc, les propos qui estiment qu’il y a plus de patients étrangers que de béninois dans notre service ne sont pas vrais. Il y a aussi le fait que ce n’est pas la grande majorité des patients sur Cotonou qui sont traités hospitalisés dans ce centre. La plupart de ces malades sont traités ambulatoirement. Ils sont chez eux. Ils prennent les médicaments soit ici soit dans les formations sanitaires où nous positionnons ces médicaments parce que l’essentiel pour nous, une fois que le patient est diagnostiqué, c’est qu’il prenne ses médicaments. Donc, il peut tout à fait rester chez lui et continuer à prendre les médicaments. Ça n’ajoute aucun dommage aux populations par rapport à ce qui s’est passé avant même que le malade ne soit diagnostiqué. Or, malheureusement, c’est en ce moment quand on dit que quelqu’un est diagnostiqué que les  gens commencent à avoir peur. Alors que quand le malade prend les médicaments, il n’ajoute plus de dommage aux populations. </p>
<p><strong><em>Vos campagnes de sensibilisation et d’information autorisent-elles aujourd’hui à affirmer que le phénomène de la stigmatisation a disparu au sein des populations ?</em></strong></p>
<p>On ne peut pas dire que la stigmatisation a totalement disparu. Mais, il faut dire que c’est un phénomène qui a énormément diminué dans la mesure où on fournit des explications claires aux patients, à leur entourage. Et les gens sont bien conscients aujourd’hui que quand quelqu’un a la maladie et qu’il est traité, ça n’ajoute pas aux dommages qu’il avait causé avant même qu’il ne soit diagnostiqué. Donc, c’est un phénomène qui persiste mais il faut avouer quand même que son ampleur a beaucoup diminué, que les choses ont évolué, que les populations comprennent de plus en plus les enjeux. Et ça ne nous pose plus tellement de problèmes.</p>
<p> <strong><em>En plus de la gratuité des médicaments et du logement, vous offrez aussi aux malades une alimentation gratuite. Quel est l’impact de cette mesure sur le processus de guérison des patients ?</em></strong></p>
<p>Il faut avouer que la tuberculose est une maladie invalidante. Nous avons constaté surtout en milieu rural que, une fois que les populations sont malades, elles n’arrivent plus à subvenir à leurs besoins notamment à s’alimenter. Et ça pose d’énormes problèmes. Et c’est compte tenu de ce constat que notre Etat, ayant été sensibilisé, a commencé par fournir un budget pour qu’il serve à acheter des vivres et pouvoir appuyer les patients pendant le moment où ils sont traités. Et je pense que c’est un élément assez porteur de façon qu’avec l’appui de nos partenaires, nous avons essayé de renforcer cet appui, non seulement pour fournir des vivres de qualité mais aussi la quantité suffisante pour que le malade puisse se nourrir régulièrement pour que ça ne pose pas de problèmes pour leur prise en charge.</p>
<p> <strong><em>Peut-on affirmer qu’avec l’appui du Fonds mondial, vous disposez de moyens suffisants pour mener à bien vos actions en faveur des populations ?</em></strong></p>
<p>Je pense que l’Etat béninois essayait de fournir les moyens pour que la maladie soit prise en charge au niveau de notre pays. Mais, il faut avouer que ces moyens étaient vraiment insuffisants. Donc, l’avènement du Fonds mondial a permis d’accroître considérablement ces moyens et surtout de développer de nouvelles stratégies qui ont permis d’améliorer très nettement les résultats. Maintenant, nous attendons plus de moyens  pour assurer la pérennité même des moyens. Je pense que, dans la mesure où l’Etat prendra conscience des résultats que nous enregistrons actuellement dans la prise en charge de la maladie, lorsque les ressources extérieures vont peut-être diminuer ou bien s’arrêter, je pense bien que l’Etat pourra prendre efficacement la relève pour que les activités ne s’interrompent pas et que surtout les résultats ne soient pas remis en cause. </p>
<p><strong><em>Quel appel avez-vous à lancer aux populations ?</em></strong></p>
<p>L’appel, c’est que les populations puissent faire confiance au programme et puissent adhérer aux stratégies que nous préconisons pour pouvoir aider les populations à se débarrasser de la maladie. Donc, je dirais pour l’ensemble des populations, puisque les malades sont au sein des communautés, s’il y des personnes qui toussent et que ça dépasse trois (03) semaines et qu’il n’y a pas de solutions qui arrivent à soigner correctement cette toux, il faut aller consulter dans les centres de santé et les agents de santé sont informés que toute toux qui traîne, qui dure chez quelqu’un, il faut rechercher s’il n’y a pas la tuberculose qui est derrière. Et s’il y a la tuberculose derrière, nous avons quand même les moyens pour traiter et guérir parfaitement ces malades là. Donc, c’est aux populations de savoir que quand on tousse et que ça traîne, ce n’est pas une situation normale. Il faut aller voir est-ce que la tuberculose n’est pas derrière. Et une fois que le diagnostic est produit, ils seront pris en charge de façon entièrement gratuite.                                                                   </p>
<p><strong><em>Entretien réalisé par Jean-Claude DOSSA               </em></strong></p>
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		<title>Urbain Amègbedji, président de la coordination de Fors-Lepi: « Fors-Lepi est heureux que les acteurs politiques se parlent enfin»</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 12:59:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Vie de société]]></category>

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		<description><![CDATA[Secrétaire national du Centre Afrika Obota, Urbain Amègbédji est aussi le président de la Coordination du Front des Organisations de la Société civile pour la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Fors-Lepi). Dans cet entretien, ce militant engagé pour les causes publiques se réjouit de la décrispation intervenue entre les acteurs politiques, se prononce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/03/Urbain-Amégbedji-2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2322" title="Urbain Amégbedji (2)" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/03/Urbain-Amégbedji-2.jpg" alt="" width="290" height="387" /></a>Secrétaire national du Centre Afrika Obota, Urbain Amègbédji est aussi le président de la Coordination du Front des Organisations de la Société civile pour la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Fors-Lepi). Dans cet entretien, ce militant engagé pour les causes publiques se réjouit de la décrispation intervenue entre les acteurs politiques, se prononce sur l’élection de l’honorable Arifari Bako à la tête de la Cps-Lepi et en appelle à un esprit de dialogue pour mener à bon port la mise en œuvre de la Lepi dans notre pays.</em></strong><br />
<strong><span style="text-decoration: underline;">L’Evénement Précis</span> : Quel est votre sentiment avec le retour au consensus qui semble être amorcé par les acteurs dans le cadre de la Lepi ?</strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Urbain Amégbédji:</span></strong> Vous nous en voyez heureux. Nous sommes heureux que finalement les acteurs aient décidé de se parler, de se rencontrer pour identifier les griefs des uns et des autres, les différents blocages afin d’y trouver une solution. Depuis le mois de novembre que la crise s’est installée entre les acteurs de mise en œuvre de la Lepi d’une part et les partis politiques d’autre part, il fallait faire quelque chose pour amener à un dénouement heureux qui amène le processus à se poursuivre. Fors-Lepi a pris cette initiative, a écouté les acteurs, a produit un rapport validé par les mêmes acteurs le 28 décembre, rapport que nous avons discuté avec le Chef de l’Etat le 07 janvier 2010. Au sortir de cette audience que nous avons eue avec le Chef de l’Etat, nous avions retenu de poursuivre le processus mais auparavant, il fallait que les structures, Cps et Mirena, fassent une évaluation d’étape aux fins de nous sortir les forces et faiblesses, l’étape de la cartographie censitaire et de la mise en place des différentes structures afin de corriger éventuellement toutes les imperfections avant d’entamer la seconde phase. Je crois qu’aujourd’hui, où nous nous sommes rencontrés à nouveau pour apprécier les différents rapports, nous avons été heureux que les acteurs aient pu se prononcer sur ces rapports et que, ensemble avec le gouvernement, les présidents des institutions, les partis politiques, la société civile, nous nous soyons entendus de mettre ensemble un groupe de travail qui va travailler à lever tous les goulots d’étranglement, qui va travailler à faire des recommandations sur toutes les faiblesses notées dans le processus jusqu’à maintenant afin de nous permettre de les corriger et d’avancer. Nous sommes donc très heureux que le fil du dialogue soit renoué. Nous sommes heureux que les acteurs politiques aient décidé enfin de s’asseoir autour d’une table pour parler. Cela est bénéfique pour le processus et nous ne pouvons qu’encourager cela.</p>
<p><strong>Pensez-vous que l’implication personnelle du Chef de l’Etat était opportune pour infléchir les positions?<br />
</strong>Bien entendu, le Chef de l’Etat devrait jouer un rôle important dans ce dialogue parce que, même s’il n’était pas partie prenante directement dans les structures de la Lepi, le Chef de l’Etat y a ses représentants. Deux de ses ministres ils y sont et lui rendent compte. Donc, ayant désigné deux ministres qui participent à la Cps et au vu de la crise qui prévalait avec comme épée de Damoclès l’abrogation de la loi qui planait au parlement, je crois qu’il n’aurait pas été sage de la part du Chef de l’Etat de ne pas s’impliquer. Et je crois que  s’impliquer était non seulement de son devoir mais était de faire preuve de sagesse. Et nous saluons cette implication et voudrions l’encourager à aller plus loin c’est-à-dire discipliner un temps soit peu les gens de son camp, les amener à des concessions parce que quand l’on va à la table de négociation, l’on est prêt à faire des concessions, l’on est prêt à donner et à recevoir ; être dans une attitude qui permette d’avancer dans le dialogue. Que nous puissions solutionner les problèmes qui ont été identifiés dans un esprit d’ouverture et non dans un esprit de tout pour moi ou je dois avoir raison nécessairement. C’est pour cela que nous voudrions continuer par encourager le Chef de l’Etat, le féliciter pour ce qu’il a déjà fait mais l’encourager à aller plus loin, à jouer au facilitateur de telle manière que les uns et les autres, tout en se parlant, nous puissions avancer dans le processus et que le processus ne piétine point.</p>
<p><strong>Quelle lecture faites-vous de l’instabilité à la tête des structures de mise en œuvre de la Lepi avec la destitution du président de la Mirena et la démission du coordonnateur général de la Cps?</strong><br />
C’est simplement qu’il faut remarquer que le départ du Professeur Adam Sikirou de la tête de la Mirena et par la suite le départ de l’honorable Epiphane Quenum de la tête de la Cps démontrent, s’il en était encore besoin,  du niveau de dysfonctionnement au sein de ces structures. Je crois qu’en novembre et en décembre quand Fors-Lepi parlait de dysfonctionnement, de malaise, de crise qu’il fallait résoudre, il y avait encore quelques langues qui disaient que c’est parce que tel ou tel autre ne veut pas que nous en sommes là. Je ne crois pas cela. Je crois que la crise est profonde au sein de ces deux (02) structures, qu’il y a de réels problèmes au sein de ces deux structures. Et les deux évènements nous prouvent éloquemment qu’il y avait quelque chose à faire pour remettre ces deux structures sur les rails. Je ne sais pas si le départ de ces deux personnes va résoudre définitivement la crise. Je crois que si ces deux personnes étaient un problème pour l’avancement du processus, il y a lieu de reconnaître qu’il y a un état d’esprit qui anime certains membres de ces deux structures qui également, ne permet pas à ces structures d’avancer et de fonctionner normalement. Il y a donc lieu que ces personnes doivent revenir à un nouvel état d’esprit ; l’état d’esprit qui consiste à dialoguer, l’état d’esprit qui consiste à associer tout le monde ; l’état d’esprit qui consiste à faire en sorte que l’intérêt national prévale sur les intérêts particuliers, les intérêts partisans. Je crois que si nous sommes dans cet état d’esprit et dans cette ouverture, nous allons avancer, nous allons trouver des solutions idoines à nos problèmes. C’est cela que je souhaite pour que nous allions au delà des destitutions pour résoudre les réels problèmes. Et je crois que c’est ce que nous allons faire afin de pouvoir avancer définitivement.</p>
<p><strong>Avec la relance du processus, croyez vous, comme l’Union fait la Nation, qu’il faut abroger la Lepi?<br />
</strong>Je crois que nous avançons progressivement vers une rectification ou une amélioration de l’ancienne loi. S’il y a une constante que les rapports de la Cps et de la Mirena ont eux mêmes révélée, c’est que l’application de la loi 2009-10 du 13 mai 2009 s’avère difficile. Lorsqu’on parcourt le rapport du superviseur général et celui de la présidente de la Mirena, on note qu’il y a une divergence profonde dans l’interprétation des articles de la loi. On note qu’il y a un certain nombre d’incohérences entre certains articles. Toutes ces incohérences, ces difficultés d’interprétations nous amènent inéluctablement vers une modification, une amélioration de la loi que nous allons voter. Devrions-nous passer par une abrogation ? Peut-être pas. Mais, nous devrons absolument passer par une réforme de cette loi probablement afin de trouver les meilleures applications qui nous permettent de faire avancer le processus. Parce qu’il ne faut pas non plus faire de la loi un fétichisme. La loi est faite pour les hommes et non les hommes pour la loi. Dans cette condition, lorsque la loi nous empêche d’avancer, nous devons nous rendre compte que la loi que nous avons faite n’est pas parfaite et nous devrons l’améliorer. En ce qui nous concerne, ce que nous souhaitons, c’est que nous puissions consensuellement nous entendre sur les imperfections de la loi et procéder à leur correction de manière rapide et urgente pour nous permettre d’avancer. Je crois que dans cet état d’esprit où nous sommes actuellement au travers du résultat du groupe de travail, nous pourrions peut-être éviter l’abrogation et aller à la correction, à la révision de la loi.</p>
<p><strong>Pensez-vous qu’avec l’arrivée de l’honorable Arifari Bako à la tête de la Cps-Lepi, le processus peut à nouveau amorcer sa phase de croisière ?<br />
</strong>Je connais particulièrement l’honorable Bako Arifari ; il a été mon responsable à l’université. Je le connais pour son engagement, je le connais pour son intelligence, je le connais pour sa sagesse également. Et j’ose croire qu’avec tout ce qui s’est passé et qu’étant un homme de science, étant un observateur averti et également un politicien, je crois qu’il saura tirer leçon de tous les avatars et de tous les problèmes que son prédécesseur a connus pour prendre les mesures idoines qui lui permettent de sauver son honneur et de démontrer qu’il peut faire mieux. En tout cas, en ce qui nous concerne, nous lui faisons confiance. Nous faisons confiance à sa sagesse pour qu’il puisse prendre les dispositions qu’il faut pour que la Cps prenne réellement son envol, pour que la Cps soit une structure et non ramenée à une personne. Je le connais et je sais que l’honorable Bako, pour avoir été déjà un vrai militant, ne pourra pas se laisser prendre au piège. Et je crois qu’il pourra contribuer valablement au-delà des questions partisanes à ce que la Lepi puisse sortir du bourbier dans lequel elle est actuellement. Nous l’encourageons et nous allons le soutenir dans la mesure de nos possibilités, dans la mesure également de son ouverture d’esprit. Nous serons également à sa disposition pour faire ce qui est de notre possible pour qu’il puisse réussir son mandat.</p>
<p><strong>Avec l’évolution des différentes positions, peut-on croire que les élections de 2011 se feront avec la Lepi ?<br />
</strong>On dit souvent « qui vit d’espoir, ne mourra pas de faim ». Nous, nous voulons vivre d’espoir. C’est vrai que le processus devient ardu, et laborieux. Et, à avoir les péripéties que nous avons connues pour la première phase à savoir la cartographie censitaire, des inquiétudes sont légitimes aujourd’hui par rapport  à l’achèvement de la Lepi pour les élections de 2011. Mais qu’à cela ne tienne, continuons le processus. Travaillons à faire ce qui est de notre mieux et nous verrons en 2011 de quoi disposons-nous, est-ce la Lepi, est-ce une partie de la Lepi et en son temps nous aviserons de ce que nous pourrions faire. Je ne puis pas, en ma qualité d’observateur,  de facilitateur aujourd’hui, vous dire avec certitude et force que nous aurons absolument la Lepi pour les élections de 2011. Et même les acteurs pourront-ils prendre le risque de prendre cet engagement là ?<br />
Mais vivons et restons dans l’espoir que nous pouvons y parvenir autant que les spécialistes nous disent que c’est possible encore dans le délai. Vivons de cet espoir et travaillons à avancer méthodiquement, patiemment, consensuellement et nous verrons en 2011 ce que nous avons et ce que nous pouvons faire.</p>
<p><strong>Dès lors, pensez-vous que l’implication de Fors-Lepi a contribué à faire baisser la tension pour remettre le processus sur les rails ?<br />
</strong>Nous ne pouvons pas apprécier. Nous, nous ne faisons qu’un travail de citoyens. C’est un engagement citoyen que nous faisons. Nous ne faisons que notre devoir. Il reste à la communauté béninoise, à la population et aux acteurs d’apprécier et de voir si notre contribution est positive et permet d’apporter un plus au processus. C’est ce que nous, nous croyons. C’est notre foi et c’est notre engagement de pouvoir aider, de pouvoir faire quelque chose pour que nous puissions y arriver. Mais, est-ce que ce que nous apportons aujourd’hui a un impact, c’est à vous de le dire. Ce n’est pas à nous de le proclamer. C’est pour cela que nous laissons aux béninois leur libre appréciation des initiatives et des activités que nous faisons. Ils pourront au soir de la réalisation de la Lepi dire si fondamentalement, Fors-Lepi y a été pour quelque chose. Mais qu’à cela ne tienne, nous ne tenons pas aux fleurs et aux honneurs à recevoir par rapport à la réalisation de la Lepi. Un citoyen qui s’engage ne doit pas s’attendre à des félicitations ou à des honneurs. Demandes-toi ce que tu peux faire pour ta République et non ce que ta République peut faire pour toi. Tel est notre engagement et nous allons continuer même si nous ne recevons pas de fleurs pour cela. C’est un engagement citoyen, nous devons le faire et nous continuerons à le faire.</p>
<p><strong>Votre appel pour conclure cet entretien</strong><br />
Mon appel ira d’abord aux acteurs principaux de réalisation de la Lepi, au Chef de l’Etat, aux différents partis politiques aussi bien de la mouvance que de l’opposition, aux responsables de structures mises en place, Cps et Mirena. Nous voudrions les appeler à leur responsabilité. Le peuple béninois les attend et les regarde. Les Béninois ne leur pardonneront pas de les avoir floués ou de les avoir trompés. Autant, nous n’acceptons pas de continuer des élections mal organisées, de continuer la fraude ou de continuer à utiliser un fichier manuel archaïque, autant nous n’acceptons pas non plus une Lepi manipulée, une Lepi non consensuelle. C’est pour cela que nous les appelons à faire un effort pour laisser de côté les intérêts partisans afin de privilégier l’intérêt national qui nous permettra de sortir de cette ornière là. Quant à la population béninoise, nous voudrions les encourager et leur dire de garder espoir et de répondre à tous les appels que leur lanceront les structures en place, Cps et Mirena, que leur lancera la société civile pour les sensibiliser, pour les informer sur le processus de manière à ce que la population également apporte son soutien. Que ceux qui sont fâchés et qui chassent les agents cartographes ou recenseurs, se ravisent. J’ai l’habitude de leur dire que l’Union fait la Nation, les partis d’opposition n’ont jamais demandé aux populations de ne pas recevoir les agents. Même s’ils ont des récriminations contre le processus, ils disent aux populations de ne pas chasser les agents. C’est ce que je voudrais leur conseiller aussi, de ne pas chasser les agents, de bien les accueillir et de leur donner toutes les informations.</p>
<p><strong>Entretien réalisé par Jean-Claude D. DOSSA</strong></p>
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