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	<title>L&#039;événement Précis &#187; Sant&#233;</title>
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		<title>Dr Kone Doulaye, Coordonnateur du programme de partenariats des opérateurs africains de l’Eau (Wop-Africa), Expert Principal du séminaire international sur la gestion des boues de vidanges: « Résoudre la question de l’assainissement par l’accès aux latrines, c’est aussi l’accompagner de moyens adaptés pour vidanger et collecter »</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jul 2010 13:39:31 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Santé]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus de deux milliards d’habitants urbains dans les pays en voie de développement utilisent des installations d’assainissement individuelles telles que  les latrines les fosses sceptiques et  cabinets pour emmagasiner les excréta. Mais l’installation de ces latrines n’est pas accompagnée de politiques appropriées de gestion des vidanges. Alors que le péril fécal  constitue   tout de même  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/DR-KONE-MESRS-004.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3099" title="DR KONE MESRS 004" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/DR-KONE-MESRS-004.jpg" alt="" width="232" height="141" /></a>Plus de deux milliards d’habitants urbains dans les pays en voie de développement utilisent des installations d’assainissement individuelles telles que  les latrines les fosses sceptiques et  cabinets pour emmagasiner les excréta. Mais l’installation de ces latrines n’est pas accompagnée de politiques appropriées de gestion des vidanges. Alors que le péril fécal  constitue   tout de même  une menace pour la santé des populations. Dr Kone Doulaye, Coordonnateur du programme de partenariats des opérateurs africains de l’Eau (Wop-Africa) Expert Principal du séminaire international sur la gestion des boues de vidanges, parle dans cet entretien des motifs de cette rencontre de Cotonou, de ses objectifs et de sa nécessité notamment pour les Etats en voie de développement.</strong></p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;"> </span></em></strong><strong><em><span style="text-decoration: underline;">L’Evénement Précis:</span></em></strong><strong><em> Pourquoi la gestion de boues de vidanges ?</em></strong></p>
<p> <strong><em><span style="text-decoration: underline;">Dr Kone Doulaye:</span></em></strong> Il faut savoir que jusqu’aujourd’hui au niveau de nos Etats ainsi que de la communauté internationale, on a mis beaucoup d’effort à donner de l’eau potable aux populations. Malheureusement l’accès à l’assainissement n’a pas toujours suivi. Quand le politique veut instituer des politiques d’assainissement, il voit très souvent les problèmes de déchets solides, d’inondation et les eaux usées. Aujourd’hui chaque maison a ses latrines et de plus en plus il existe des programmes pour aider les populations à avoir des latrines. Mais personne n’est capable de vous dire quand ces latrines seront remplies, techniquement ce qu’il faut faire. Qui s’en occupe sur le plan organisationnel. Donc on ne peut pas résoudre la question de l’assainissement en donnant seulement   accès aux latrines. Mais il faut accompagner cela de moyens bien adaptés pour vidanger, et collecter. Dans la plupart de nos pays, vous verrez 95 voire 98%  des villes,  couverts par des populations qui utilisent des latrines. Mais on n’a pas mis en place la politique appropriée pour les vidanges. Je suis sûr qu’ici à Cotonou, l’on vidange clandestinement dans les rues, dans les lacs, dans les rivières etc. Il n’y a pas beaucoup d’indications sur ces lieux. Certains pays comme le Bénin font des efforts depuis des années.</p>
<p><strong><em>Quels sont les points capitaux que le séminaire international de gestion des boues de vidanges abordera au cours de cette rencontre de Cotonou? </em></strong></p>
<p>Au cours de ce séminaire international, nous essayerons de savoir sur le plan organisationnel qui sont les acteurs de la gestion des boues de vidanges et comment l’autorité peut les accompagner.   Sur le plan législatif, quels sont les textes qui existent et est-ce qu’on peut les utiliser dans leurs états ? Le secteur privé qui existe et qui se débrouille tant bien que mal, peut-il générer suffisamment de ressources et payer les redevances fiscales à l’Etat? Autant de questions que nous allons aborder au cours de ce séminaire.</p>
<p> <strong><em>Que peut-on attendre de la rencontre de Cotonou ?</em></strong></p>
<p>Ce séminaire n’est pas pour seulement constater l’état de l’organisation du secteur des vidanges mais pour aboutir à des actions. A la sortie du séminaire, c’est prévu qu’on ait des plans d’actions. Cela voudra dire que les acteurs du secteur sur le plan national et présents au séminaire s’entendent pour déterminer les priorités. Nous notre rôle est d’accompagner ces acteurs-là pour que ces actions soient mises en œuvre.</p>
<p><strong><em> </em></strong><strong><em>Quelle est l’utilité de la gestion des boues de vidanges pour les populations ? </em></strong></p>
<p>Gérer de façon efficiente les boues de vidanges, c’est déjà supprimer les pollutions afférentes aux latrines dans nos villes. En termes de santé publique, c’est une manière de protéger les populations contre les microbes qui se retrouvent dans l’environnement  pour échouer dans nos assiettes. Donc on gagne forcément en santé publique. Mais on gagne aussi sur le plan économique car à travers une bonne organisation des entreprises opérant dans le secteur des vidanges, c’est des emplois qu’on génère et des ressources qu’on crée pour l’Etat. C’est le cas de Dakar au Sénégal où avec la réorganisation du secteur, des entrepreneurs qui opéraient dans l’informel ont pu se formaliser et tourne un chiffre d’affaire autour d’un milliard de francs Cfa. Le Sénégal donc est en de bonne voie mais il ne faut pas s’attendre à ce que le même niveau soit atteint partout juste aux lendemains de ce séminaire.</p>
<p><strong><em> </em></strong><strong><em>Quelles garanties que les plans d’actions retenus seront mis en œuvre par les Etats des participants respectifs ?</em></strong></p>
<p>Le plan d’actions qui sera élaboré, comment est-ce que cela sera mis en œuvre ? Chacun de nous qui sommes  arrivés à Cotonou, sommes des Experts internationaux donc des gens qui ont un réseau. C’est des personnes qui ont déjà contribué à régler des problèmes  dans le secteur identifié et qui sont à même d’orienter vers des solutions concrètes.</p>
<p> <strong><em>Propos recueillis par Médard GANDONOU</em></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Célébration à Porto-Novo du cinquantenaire: Le tradithérapeute Cossi Dossou-Yovo apporte sa touche</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 09:26:56 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Santé]]></category>

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		<description><![CDATA[Fidèle à son credo, celui de valoriser la médecine ancestrale, le célébrissime tradithérapeute Philibert Cossi Dossou Yovo, inventeur du « Linkpéyo », un remède efficace contre le Vih/Sida projette profiter de la célébration à Porto-Novo du cinquantenaire de l’indépendance pour faire découvrir au public les merveilles de la médecine locale. C’est ainsi qu’il organise des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fidèle à son credo, celui de valoriser la médecine ancestrale, le célébrissime tradithérapeute Philibert Cossi Dossou Yovo, inventeur du « Linkpéyo », un remède efficace contre le Vih/Sida projette profiter de la célébration à Porto-Novo du cinquantenaire de l’indépendance pour faire découvrir au public les merveilles de la médecine locale. C’est ainsi qu’il organise des journées de réjouissances du jeudi 29 juillet au dimanche 1er août prochain. Pour le faire, il joint à son ONG l’Association de défense et d’exploitation de la tradition pour la santé des populations démunies (ADETSPD) et d’autres partenaires. Les manifestations prévues sont pour la plupart des journées portes ouvertes des structures crées par Dossou Yovo à savoir ‘’ le Musée de la feuille’’, le CIRAPEMETRADE à savoir le Centre international de recherche, d’apprentissage et de perfectionnement de la médecine traditionnelle démystifiée, l’institut de recherches en pharmacopée et médecine ancestrale, la clinique Hwlenganton et son laboratoire mixte de diagnostic et de recherche dédié à la collaboration entre médecine moderne et traditionnelle. En dehors des journées portes ouvertes Dossou Yovo organise d’autres activités dans le cadre du cinquantenaire. C’est ainsi que le jeudi 29 juillet 2010 il sera organisé un récital au cours duquel ses propres poèmes écrits seront déclamés au musée de la feuille par de jeunes élèves. Le lendemain il sera organisé des démonstrations pratiques sur la manière de fabriquer et d’administrer les médicaments traditionnels aux patients. Le samedi 31 juillet 2010 aura lieu le lancement de trois nouveaux ouvrages écrits par Dossou Yovo.</p>
<p><strong> Hugues PATINVOH</strong></p>
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		<title>Soutien aux structures sanitaires et aux couches les plus démunies du Bénin: &#160;&#187; Lendemains Soleil livre son 5ème conteneur de matériels médicaux au profit des populations béninoises</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jun 2010 09:11:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Plus de 40.000.000 de francs Cfa de don à l&#8217;hôpital de Mènontin)  Le sourire était au rendez-vous au sein des malades et du personnel de l&#8217;hôpital de Mènontin le vendredi 11 juin dernier de Cotonou. Et pour cause, l&#8217;association &#160;&#187; Lendemains Soleil &#160;&#187; y offrait un important lot de matériels sanitaires d&#8217;une valeur estimée à plus de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/06/lendemains-soleil-1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2884" title="lendemains soleil 1" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/06/lendemains-soleil-1.jpg" alt="" width="290" height="218" /></a>(Plus de 40.000.000 de francs Cfa de don à l&#8217;hôpital de Mènontin)</strong> </p>
<p><strong>Le sourire était au rendez-vous au sein des malades et du personnel de l&#8217;hôpital de Mènontin le vendredi 11 juin dernier de Cotonou. Et pour cause, l&#8217;association &nbsp;&raquo; Lendemains Soleil &nbsp;&raquo; y offrait un important lot de matériels sanitaires d&#8217;une valeur estimée à plus de 40 millions de francs Cfa.</strong></p>
<p> 33 lits médicalisés électriques, 10 lits mécaniques, 05 déambulateurs, 30 matelas anti-escarres, des fauteuils roulants, 03 appareils de rééducation, des consommables pour soins infirmiers… Ce sont là quelques uns des dons généreusement offerts par &nbsp;&raquo; Lendemains Soleil &nbsp;&raquo; à l&#8217;hôpital de Mènontin.</p>
<p> Ainsi, après de multiples initiatives en faveur des populations béninoises en l&#8217;occurrence des dons d&#8217;équipements et de vivres dans des orphelinats, de produits médicaux au profit de nombreux centres de santé béninois, cette organisation de bénévoles français et béninois, née en 2003 à la faveur d&#8217;une visite notamment de Jean-François et Odile Regnier au Bénin, soutenue par le Conseil régional de la Région Centre de France, vient une nouvelle fois au secours des malades du Bénin. Dans son mot de bienvenue à la délégation de &nbsp;&raquo; Lendemains Soleil Bénin&nbsp;&raquo; conduite par son président, le Professeur Félix Hazoumé, le Directeur de l&#8217;hôpital de Mènontin, le Dr Georges Offrin s&#8217;est réjoui du choix porté sur son centre, l&#8217;un des plus fréquentés de la capitale économique béninoise, avant de mettre en relief la valeur des dons offerts par l&#8217;association donatrice. &nbsp;&raquo; Aujourd&#8217;hui, l&#8217;Association Lendemains Soleil nous offre des fauteuils roulants et des appareils de kinésithérapie, des lits médicalisés qui n&#8217;ont rien à voir avec ce que nous observons le plus souvent puisqu&#8217;ils sont tous à l&#8217;état neuf &laquo;&nbsp;, dira t-il.</p>
<p> Emu par ce sens de partage et de solidarité, le Dr Offrin se confond en remerciements à l&#8217;endroit des généreux donateurs. &nbsp;&raquo; Merci d&#8217;être aux côtés du personnel médical de l&#8217;hôpital de Mènontin qui manque cruellement de matériels pour exercer son métier…merci d&#8217;être quotidiennement aux côtés de ceux qui en ont le plus besoin &laquo;&nbsp;.</p>
<p> A l&#8217;instar de ce dernier, le président du Conseil d&#8217;administration de l&#8217;Association médico-sociale de Mènontin (Amsm), structure en charge de la gestion de ce centre de santé, le Dr Servais Capo-Chichi témoigne toute la gratitude de son association au Professeur Hazoumé et aux membres de Ls. Puis, il plaide pour la formalisation du partenariat entre l&#8217;Amsm et &nbsp;&raquo; Lendemains Soleil &nbsp;&raquo; en vue de mettre en synergie leurs efforts au profit des populations les plus démunies de la société béninoise.</p>
<p> Pour sa part, la vice-présidente de Lendemains Soleil France (Lsf), Mme Hazoumé a fait la genèse de l&#8217;association qui s&#8217;investit depuis sa création, selon ses propos, pour le plein épanouissement des couches les plus vulnérables du Bénin.</p>
<p> &nbsp;&raquo; Depuis 2004, nous avons acheminons régulièrement au Bénin, des conteneurs de plus de 18 tonnes de matériels médicaux chaque fois, des lits médicalisés, des fauteuils roulants, des tables d&#8217;examen et autres pour améliorer les conditions d&#8217;hospitalisation des patients et également du matériel technique pour offrir de meilleures conditions d&#8217;exercice aux médecins &laquo;&nbsp;, expliquera-t-elle à cet effet.</p>
<p> &nbsp;&raquo; Nous assistons encore une fois à la concrétisation de nos objectifs, à savoir, permettre aux personnes souffrantes et démunies de trouver dans les structures de santé, confort et mieux-être, grâce au matériel technique d&#8217;assistance approprié &laquo;&nbsp;, se réjouira pour sa part, le président de Lendemains Soleil Bénin (Lsb), le Professeur Félix Hazoumé.</p>
<p> Cet engagement pour la cause du malade béninois est d&#8217;autant plus fort que, selon ses propos, ni les multiples démarches nécessaires à l&#8217;acheminement des matériels acquis en France ni les frais de douane exorbitants pour leur entrée en territoire béninois, n&#8217;émoussent guère l&#8217;ardeur des membres de &nbsp;&raquo; Lendemains Soleil &nbsp;&raquo; qui espèrent la signature d&#8217;un accord de siège avec le gouvernement. Car, révèle le président Hazoumé, &nbsp;&raquo; Nous avons déjà un 6ème conteneur en attente pour répondre aux besoins des populations béninoises et particulièrement de l&#8217;orphelinat la Paix de Natitingou&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Notons qu&#8217;au terme de cette cérémonie à laquelle ont pris part le personnel et des patients de l&#8217;hôpital de Mènontin, désormais érigé en Hôpital de Zone, la délégation de &nbsp;&raquo; Lendemains Soleil &nbsp;&raquo; et la direction de l&#8217;hôpital bénéficiaire se sont engagés à faire fructifier leur partenariat pour contribuer à faciliter l&#8217;accès à des soins de qualité aux milliers d&#8217;usagers de ce centre de santé.</p>
<p><strong> Jean-Claude DOSSA</strong></p>
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		<title>Pharmacie: Ubipharm Bénin s&#8217;installe en toute légalité</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Apr 2010 01:24:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est en juin 2009 que l&#8217;ordre national des pharmaciens du Bénin a autorisé l&#8217;installation de la société Ubipharm Bénin. Cette autorisation est venue conforter la position de tous les actionnaires de la société, eux qui sont désireux de rendre plus fluide la distribution des produits pharmaceutiques sur toute l&#8217;étendue du territoire national. Mais le nom [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/04/Issifou-Takpara-01.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2573" title="Issifou Takpara  01" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/04/Issifou-Takpara-01.jpg" alt="" width="290" height="193" /></a>C&#8217;est en juin 2009 que l&#8217;ordre national des pharmaciens du Bénin a autorisé l&#8217;installation de la société Ubipharm Bénin. Cette autorisation est venue conforter la position de tous les actionnaires de la société, eux qui sont désireux de rendre plus fluide la distribution des produits pharmaceutiques sur toute l&#8217;étendue du territoire national. Mais le nom de la nouvelle société, Ubipharm Bénin, a pu faire croire qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une forme de concurrence déloyale opérée par la grande Ubipharm International vis-à-vis de ses clients béninois. En effet, Ubipharm International distribue les produits pharmaceutiques à une bonne partie des grossistes répartiteurs béninois et africains. Si elle en vient à s&#8217;installer sur le territoire de ses clients, cela revient à leur faire une concurrence pour le moins malhonnête. De sorte que des voix s&#8217;élèvent pour faire entendre que Ubipharm Bénin ne devrait pas être autorisé par le ministre de la santé, de peur d&#8217;entraîner la mort des grossistes opérant sur le terrain. Seulement voilà, ces allégations sont fausses, selon le docteur Onifadé Ismaïl, un des actionnaires de la nouvelle société. Contacté, ce pharmacien bien connu de la place indique simplement : &nbsp;&raquo; ce n&#8217;est pas Ubipharm International qui s&#8217;installe au Bénin. Ce sont des Béninois qui ont créé leur société &laquo;&nbsp;. Ubipharm Bénin est en effet une société de droit béninois dont l&#8217;actionnariat est composé d&#8217;une majorité de Béninois. Ainsi, 72% du capital est constitué par des pharmaciens béninois qui se sont mis ensemble pour créer librement et légalement leur entreprise. Il s&#8217;agit de la plupart des grandes officines opérant actuellement dans notre pays, qu&#8217;il s&#8217;agisse par exemple de la Pharmacie du Camp Ghézo, de la Pharmacie Jonquet ou de celle des Quatre Thérapies. Ces actionnaires largement majoritaires dirigent le conseil d&#8217;administration. De même, tout le personnel ainsi que la direction dans son ensemble sont des Béninois à part entière. Ubipharm Bénin n&#8217;est donc en rien la succursale de Ubipharm International. Les deux sont simplement liées par des accords visant à assurer la sécurité et l&#8217;efficacité de l&#8217;approvisionnement. Il ne saurait en être autrement puisque dans notre sous-région, cette formule est largement pratiquée. Sous diverses dénominations, des sociétés partenaires de Ubipharm International opèrent en Côte-d&#8217;Ivoire, au Gabon, au Congo, au Sénégal, au Niger et même au Togo. Les associés béninois ont simplement choisi une dénomination semblable à celle de leur fournisseur. Ils auraient pu en choisir d&#8217;autres, sans problème. Au demeurant, le problème de la concurrence déloyale aurait pu se poser si Ubipharm International était une société productrice. Dans les faits, elle est une centrale d&#8217;achat, une espèce de magasin dont la mission est de distribuer la production de laboratoires agréés à cet effet. Pour le docteur Onifadé Ismaïl, le faux débat instauré sur ce sujet découle de la panique qui gagne un certain grossiste craignant pour son chiffre d&#8217;affaires. Ce n&#8217;est qu&#8217;un groupuscule d&#8217;individus qui prêchent simplement pour leur paroisse, alors qu&#8217;ils savent très bien les difficultés d&#8217;approvisionnement du Bénin en produits pharmaceutiques. Le marché des produits pharmaceutiques est évalué à plus de 40 milliards et s&#8217;accroit de 10% chaque année, obligeant l&#8217;Etat à favoriser la création de nouvelles sociétés pour couvrir les besoins qui augmentent. Résultat, il y a de la place pour de nouveaux grossistes. D&#8217;autant qu&#8217;au Togo tout près, un pays de quatre millions d&#8217;habitants, il y a cinq grossistes. Au Bénin, on ne peut refuser qu&#8217;il y en ait un quatrième, avec huit millions d&#8217;habitants qui ont aussi droit à une plus grande facilité d&#8217;accès aux médicaments.</p>
<p><strong>Olivier ALLOCHEME</strong></p>
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		<title>Visite d&#8217;une forte délégation de la Fondation GSK à l&#8217;Hôpital d&#8217;Instruction des Armées (HIA) du Bénin: L&#8217;ancien ministre français Michèle Barzach et son équipe saluent un modèle de prise en charge efficace et exemplaire</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Apr 2010 12:47:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>

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		<description><![CDATA[ Le Service de pédiatrie de l&#8217;Hôpital d&#8217;Instruction des Armées (HIA) était à l&#8217;honneur le vendredi 09 avril dernier. Et pour cause,  une forte délégation de la Fondation GlaxoSmithKline (GSK) conduite par sa présidente, l&#8217;ancienne ministre française de la santé, Dr Michèle Barzach y effectuait une visite dans le cadre du partenariat entre les deux structures [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/04/délégation-de-la-Fondation-GSK.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2503" title="délégation de la Fondation GSK" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/04/délégation-de-la-Fondation-GSK.jpg" alt="" width="290" height="218" /></a> Le</strong> <strong>Service de pédiatrie de l&#8217;Hôpital d&#8217;Instruction des Armées (HIA) était à l&#8217;honneur le vendredi 09 avril dernier. Et pour cause,  une forte délégation de la Fondation GlaxoSmithKline (GSK) conduite par sa présidente, l&#8217;ancienne ministre française de la santé, Dr Michèle Barzach y effectuait une visite dans le cadre du partenariat entre les deux structures pour la prise en charge pédiatrique du VIH/SIDA au Bénin.</strong></p>
<p> Les performances du département de pédiatrie de l&#8217;Hôpital d&#8217;Instruction des Armées (HIA) continuent de susciter l&#8217;admiration au delà des frontières du Bénin. En effet, après la descente de plusieurs partenaires techniques et financiers dont une délégation de parlementaires italiens de la section italienne d&#8217;Unicef le 12 janvier dernier pour se féliciter de l&#8217;approche novatrice adoptée par le Département de pédiatrie du HIA, c&#8217;est au tour de la Fondation GlaxoSmithKline (GSK) de saluer les efforts déployés par les responsables de ce centre de référence dans le traitement et la prise en charge des enfants exposés ou infectés au VIH/SIDA.</p>
<p>Dans ses propos, le Prof. Colonel Rafiou Lawani, représentant à l&#8217;occasion le Directeur du Service de santé des Armées (Dssa), s&#8217;est réjoui de cette visite de la délégation de la Fondation GSK qui témoigne du partenariat stratégique qui unit la Dssa à cette institution créée en 1998 dans l&#8217;objectif d&#8217;améliorer l&#8217;accès et la qualité des soins en particulier des enfants et des femmes dans le domaine des maladies infectieuses en Afrique subsaharienne. En outre, le Colonel Lawani a assuré la délégation de la Fondation GSK de la disponibilité des autorités du service de santé militaire et du gouvernement à accompagner ce partenariat fructueux avant de formuler le souhait de voir les résultats démultipliés dans la perspective de l&#8217;atteinte effective des objectifs définis par les deux entités. Pour sa part, la présidente de la Fondation GSK, l&#8217;ancienne ministre de la santé de France, Dr Michèle Barzach, expliquant que cette descente dans les locaux du département de pédiatrie de l&#8217;Hôpital d&#8217;Instruction des Armées (HIA) vise à &nbsp;&raquo; se rendre compte du travail qui est fait &laquo;&nbsp;, s&#8217;est félicitée du développement d&#8217;un &nbsp;&raquo; programme efficace et exemplaire &nbsp;&raquo; au sein de ce centre de référence.</p>
<p>En effet, pour le Dr Barzach, l&#8217;Unité de Prise en charge des enfants exposés ou infectés au VIH/SIDA (Upeiv) de l&#8217;HIA s&#8217;illustre par son approche novatrice basée sur une prise en charge sanitaire, psychologique, sociale et communautaire, assurée par l&#8217;Ong Optima, qui a contribué à atteindre des résultats unanimement salués par les acteurs de la santé; toute chose qui fait de l&#8217;Hôpital d&#8217;instruction des Armées le centre d&#8217;excellence en matière de prise en charge des personnes et particulièrement des enfants exposés ou infectés au VIH au Bénin.</p>
<p>Par ailleurs, estime l&#8217;ancienne ministre français de la santé, la mise en œuvre du programme de Prévention de la Transmission Mère-Enfant (Ptme) à l&#8217;Upeiv de l&#8217;HIA est salutaire d&#8217;autant plus que, selon elle, &nbsp;&raquo; Il ne devrait plus y avoir d&#8217;enfant qui naisse infecté au VIH &laquo;&nbsp;.</p>
<p>Pour sa part, le Chef du Service de pédiatrie de l&#8217;Hôpital d&#8217;Instruction des Armées, Lieutenant Colonel Alain Azondékon, rappelant que l&#8217;implication du Service de Santé des Armées dans la lutte contre le sida remonte à 1986 avec la découverte du premier cas d&#8217;infection au VIH/SIDA, a expliqué que le partenariat liant son service à la Fondation GSK a démarré par la signature d&#8217;une convention en août 2005 pour la mise en œuvre du projet d&#8217;éducation thérapeutique dans le cadre de l&#8217;appui aux activités de l&#8217;Unité de Prise en charge de l&#8217;Enfant Exposé ou Infecté au VIH/SIDA (UPEIV) du Service de Pédiatrie des Armées (SPA) de Cotonou . Depuis lors, le soutien constant de cette fondation à vocation humanitaire, dira t-il, a contribué à favoriser la recherche de l&#8217;excellence dans la prise en charge des patients comme l&#8217;attestent avec éloquence les performances réalisées.</p>
<p>Ainsi, se félicitant de la disponibilité de la Fondation GSK à soutenir davantage les efforts déployés à l&#8217;HIA, le Lieutenant Colonel Alain Azondékon a pris l&#8217;engagement, avec ses collaborateurs, de poursuivre sur la même lancée avec le soutien des autorités militaires en vue de contribuer à une meilleure prise en charge des enfants infectés au Bénin.</p>
<p>Notons que la délégation conduite par l&#8217;ancienne ministre française de la santé, Dr Michèle Barzach, est repartie avec la conviction de contribuer véritablement, grâce aux performances de l&#8217;Hôpital d&#8217;Instruction des Armées et plus particulièrement de son département pédiatrique à l&#8217;amélioration de la prise en charge sanitaire des populations béninoises et plus spécifiquement de l&#8217;enfant dans le contexte du VIH.</p>
<p> <strong><em>Jean-Claude DOSSA</em></strong></p>
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		<title>Professeur  Anta Tal Dia, Directeur de l’Institut de santé et Développement du Sénégal: « Notre challenge est que nos recherches soient bien comprises des populations et des décideurs »</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 13:54:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>

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		<description><![CDATA[Au terme de trois (03) jours de présence à Cotonou, la capitale béninoise, dans le cadre de la première rencontre africaine des acteurs en approche écosystème et santé humaine, le professeur titulaire de santé publique à la Faculté de médecine, pharmacie, odontologie de l’université Cheick Anta Diop de Dakar et Directeur de l’Institut de santé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/03/Professeur-Anta-Tal-Dia.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2264" title="Professeur Anta Tal Dia" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/03/Professeur-Anta-Tal-Dia.jpg" alt="" width="290" height="218" /></a>Au terme de trois (03) jours de présence à Cotonou, la capitale béninoise, dans le cadre de la première rencontre africaine des acteurs en approche écosystème et santé humaine, le professeur titulaire de santé publique à la Faculté de médecine, pharmacie, odontologie de l’université Cheick Anta Diop de Dakar et Directeur de l’Institut de santé et Développement du Sénégal, Anta Tal Dia livre à travers cet entretien, ses impressions sur ces assises organisées par la Communauté de pratique écosystème et santé humaine en Afrique de l’Ouest et du Centre (Copes-Aoc), explique l’approche écosystème et santé et plaide pour des travaux de recherche accessibles aux populations et aux décideurs en vue de leur appropriation.</strong></em><br />
<strong><span style="text-decoration: underline;">L’Evénement Précis:</span> Au terme de cette première rencontre africaine des acteurs en écosanté, quel est votre sentiment ?</strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Professeur Anta Tal Dia</span></strong>: C’est la première fois que tous les acteurs travaillent ou qui ont l’intention de travailler avec l’approche écosystème santé, ont l’opportunité de se réunir pour échanger. Vraiment, il faut rendre hommage au Professeur Benjamin Fayomi d’avoir pu réussir cette prouesse. Car tous, nous venons d’horizons divers. Vous savez, l’un des piliers de l’approche écosanté, c’est la transdisciplinarité. Donc, cette rencontre a permis de regrouper des acteurs travaillant aussi bien dans la santé, dans l’environnement mais également dans les autres sciences connexes telles que l’agriculture, l’élevage, la climatologie etc. Ce sont des gens qui sont très pris à tous les niveaux, qui ont des postes de responsabilité. Et on a eu cette chance de nous rencontrer ici pour échanger. Je disais que c’est très important parce que ces rencontres ont lieu en général dans l’hémisphère nord. Nous en sommes à la troisième rencontre mais toutes les rencontres se sont déroulées dans l’hémisphère nord. La dernière s’est déroulée au Mexique et la prochaine va se dérouler à Londres. Mais, il était important que nous autres, acteurs africains, que nous nous réunissions pour échanger parce que nous avons en fait le changement climatique qui est global et il doit être envisagé aussi sur le plan régional et non sur le plan local. Et ces trois (03) jours que nous venons de passer ensemble sont d’une importance capitale. Nous avons pu échanger sur les généralités sur les changements climatiques, l’approche écosystémique, la santé…et ce qui est important également, c’est que nous avons pu partager les différentes expériences qui sont menées dans les différents pays aussi bien du côté de l’Afrique de l’Ouest que de l’Afrique centrale. A partir de ces recherches, nous avons initié des démarches d’intégration, c’est l’essentiel. Comme on l’a dit, ce que une personne peut, deux le peuvent encore mieux. Donc, si nous nous mettons ensemble, nous allons former une masse critique de compétences qui permettront de faire des recherches et surtout des recherches qui seront destinées à donner des solutions en terme de changements climatiques et en terme de relation entre la santé et l’environnement.</p>
<p><strong><em>Ne craignez-vous pas que cette approche ait, à l’instar de celles qui l’ont précédées,  une connotation trop occidentale ?</em></strong><br />
Vous avez raison. La plupart du temps, les démarche que nous adoptons nous sont parachutées de l’hémisphère nord. Donc, c’est pour souligner une fois de plus l’importance de cette rencontre. Parce que, la démarche va être la suivante. Nous allons à partir des évidences scientifiques essayer de voir quelles sont les démarches qui sont adaptées à notre environnement propre. Ainsi, nous serons à même de prendre de bonnes décisions qui seront les plus adaptées aux pays de l’Afrique subsaharienne. Donc, c’est une rencontre qui est vraiment essentielle parce que la plupart du temps, nous nous rencontrons avec les collègues du nord qui ont plus de ressources et qui sont toujours un peu plus avancés dans la réflexion, sur les démarches, les solutions proposées. Donc, cette fois-ci, nous avons l’opportunité de nous approprier de ces outils et de les adapter à notre contexte, à notre environnement. Ainsi, cette démarche va déboucher sur des solutions. Donc, c’est vraiment une démarche qui est innovante.</p>
<p><em><strong>Que comptez-vous faire pour susciter l’intérêt des gouvernements vis-à-vis de cette approche ?</strong></em><br />
Vous savez, depuis le début, nous avons attiré l’attention sur l’importance des communicateurs. Parce que chacun a son métier. Nous, chercheurs, notre métier, c’est de faire de la recherche. Mais il faut maintenant que les résultats de cette recherche soient traduits en terme compréhensible de telle sorte que d’une part, les parlementaires, par exemple, qui ont à charge de cadrer les politiques gouvernementales, qui votent le budget de l’Etat, puissent être à même de comprendre les résultats de la recherche pour qu’ils puissent plaider auprès des gouvernements pour que ces derniers les inscrivent dans les politiques publiques. Et là aussi, c’est un des piliers de l’approche écosanté. Parce que l’approche écosanté se repose sur la communauté. Quand nous faisons des recherches en adoptant l’approche écosanté, il faut que la communauté soit au début des réflexions qui vont porter sur le protocole de recherche. Il ne s’agit pas d’être universitaire, d’élaborer un programme de recherche ensuite de venir convaincre la communauté. Non! Dès la problématique, il faut impliquer les populations. Parce que ce sont les populations qui vivent ces problèmes d’impact de l’environnement sur la santé, du changement climatique sur la santé sont à même de mieux nous dire ce qui se passe et où se trouve le problème parce qu’elles le vivent. Donc, vous voyez la démarche. Donc, tout faire avec les communautés, c’est comme ça que les communautés vont accepter les solutions que nous leur proposons. Avec l’aide des communicateurs, nous allons les rendre plus compréhensibles aux leaders communautaires qui vont le répercuter auprès des gouvernements pour que ces derniers les prennent en compte dans leurs politiques de prise en charge de ces problèmes de santé liés aux changements climatiques et à la dégradation de l’environnement.</p>
<p><strong><em>Votre mot pour clore cet entretien</em></strong><br />
Ma conclusion est de dire que le changement climatique est là. Nous le percevons tous les jours avec les catastrophes qui surviennent, les inondations, les sécheresses etc. nous devons faire avec mais pour faire avec, il faut qu’il y ait mobilisation de toutes les compétences, les compétences entre chercheurs, l’implication des communautés et je veux souligner que maintenant notre challenge est que toutes ces recherches qui vont être faites en matière de relation santé environnement soient bien comprises par les populations et par les décideurs. Et là, les communicateurs vont jouer un rôle central.</p>
<p><strong><em>Entretien réalisé par Jean-Claude DOSSA</em></strong></p>
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		<title>Lutte contre les faux médicaments dans le monde: Jacques Chirac et 6 Chefs d’Etats africains mobilisent la communauté internationale</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 13:23:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ep</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>

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		<description><![CDATA[Six Chefs d’Etat africain, des dizaines de chefs de délégation et représentants d’organisations internationales  ont signé aux côtés de l’ancien Président français Jacques Chirac,  ce lundi 12 octobre 2009 dans la capitale béninoise un appel en faveur d’une mobilisation internationale contre les faux médicaments. Initiative  de la Fondation Chirac, « l’Appel de Cotonou » vise à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong></p>
<div id="attachment_1680" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2009/10/les-Présidents-Chirac-et-Yayi-signant-lAppel-de-Cotonou.jpg"><img class="size-full wp-image-1680" title="les Présidents Chirac et Yayi signant l'Appel de Cotonou" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2009/10/les-Présidents-Chirac-et-Yayi-signant-lAppel-de-Cotonou.jpg" alt="les Présidents Chirac et Yayi signant l'Appel de Cotonou" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">les Présidents Chirac et Yayi signant l&#39;Appel de Cotonou</p></div>
<p>Six Chefs d’Etat africain, des dizaines de chefs de délégation et représentants d’organisations internationales  ont signé aux côtés de l’ancien Président français Jacques Chirac,  ce lundi 12 octobre 2009 dans la capitale béninoise un appel en faveur d’une mobilisation internationale contre les faux médicaments. Initiative  de la Fondation Chirac, « l’Appel de Cotonou » vise à la fois,  à sonner  le glas de l’inertie observée dans la lutte contre les faux médicaments  sur le continent et à créer une synergie d’actions en vue d’exiger  le vote d’une convention contre les médicaments falsifiés au cours d’une conférence internationale prévue en 2010 à Genève.</p>
<p></strong></p>
<p> </p>
<p>Selon l’organisation Mondiale de la santé, un médicament sur quatre  utilisé dans les pays en développement est un faux. Les mêmes statistiques révèlent  que 200.000 décès  par an pourraient être évités, si les médicaments prescrits contre le paludisme étaient conformes à la réglementation et capables  de traiter réellement la maladie. A la tribune, le Président Boni YAYI du Bénin, a fait savoir que  plus de 85% des béninois s’approvisionnent sur le marché informel. Une situation qui engendre, outre les échecs  thérapeutiques, la pharmaco résistance, la toxicité,  un manque à gagner annuel de plus de trente (30) milliards   pour les pharmacies et quatre milliards de perte de recettes fiscales pour l’Etat. C’est pourquoi, en se réjouissant de l’appel de la Fondation Chirac contre les faux médicaments, le Président Boni Yayi  a salué le parcours exceptionnel d’un homme d’Etat qui a su comprendre les attentes de l’Afrique et œuvre  inlassablement pour le développement durable de l’Afrique. Pour le Dr  Ponmek  Delaloy, représentant de l’Etat du Laos aux assises de Cotonou, « la santé et l’environnement constituent  le but ultime du développent durable car notre vie est éphémère ». Le Représentant du Secrétaire Général des Nations unies a fustigé l’envahissement des hôpitaux, des pharmacies par les faux médicaments avant de plaider pour un combat sans merci contre les criminels et autres falsificateurs de médicaments au mépris de la vie des populations notamment celle des pays les plus pauvres. Dans son intervention, le Président sénégalais Abdoulaye Wade  a fait remarquer que la contrefaçon n’est pas limitative aux médicaments mais  aussi  aux produits cosmétiques et d’hygiène de même qu’à l’eau minérale. Pour Me Wade, il faut attaquer le mal par la racine en remontant aux usines spécialisées dans la contrefaçon  médicale. Dans cette perspective, il a plaidé pour la mise en place d’une inspection générale des médicaments en Afrique. Pour sa part, le Président Blaise Compaoré du Burkina-Faso, a exprimé au nom de ses pairs, la gratitude de l’Afrique envers la Fondation Chirac  pour son initiative salutaire pour les populations d’Afrique.</p>
<p><strong>« De toutes les inégalités, la plus blessante est l’inégalité devant la santé »<br />
</strong>Initiateur de cette campagne d’envergure mondiale, l’ancien Chef d’Etat français  Jacques Chirac,  président de la Fondation Chirac  a réaffirmé l’engagement de sa fondation à servir la paix et à faire de l’accès aux médicaments de qualité l’un de ses objectifs prioritaires. Car, « de toutes les inégalités, la plus blessante est l’inégalité devant la santé », dira t-il pour expliquer son combat en faveur de l’accès de tous à des soins de santé appropriés. Ainsi, parce  « qu’elle s’attaque aux pays les plus pauvres, et, en leur sein, à des familles sans protection sociale et sans moyens, concerne les médicaments les plus indispensables à la santé individuelle et collective… », dira le Président Chirac, « l’économie criminelle des faux médicaments me révolte ».  C’est donc en écho à cette action de portée salutaire pour les pays en voie de développement que tour à tour, les présidents Boni Yayi, Jacques Chirac,  Abdoulaye Wade, Mamadou Tandja, Faure Gnassingbé, François Bozizé et Denis Sassou  N’guésso ainsi que les Chefs de délégation ont signé l’appel de Cotonou contre les faux médicaments. Par cet acte, les décideurs présents à Cotonou marquent leur volonté à mettre un terme à l’économie criminelle des faux médicaments pour faire de la santé le premier facteur de développement des nations.<br />
Notons que cet appel, acte fondateur d’une campagne devant aboutir au vote d’une convention d’interdiction de la production et du commerce des faux médicaments devant les Nations Unies après la tenue d’une conférence internationale à cette fin à Genève en Suisse, s’est poursuivie par une visite des locaux du Laboratoire national de contrôle de la qualité des médicaments, structure de référence bénéficiant de l’appui de la Fondation Chirac.<br />
<strong>Jean Claude Dossa</strong></p>
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		<title>EDITORIAL:Le pétrole béninois</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Jan 2009 12:30:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ep</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Vie de société]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans trois ans, le Bénin aura son pétrole. Aux larges de nos côtes, la découverte faite mercredi par la société SAPETRO est un événement exponentiel dont nous ne maîtriserons l&#8217;ampleur que lorsque les premières gouttes du précieux liquide vont commencer à tomber dans nos réservoirs. Le bloc mis au jour par cette petite compagnie est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans trois ans, le Bénin aura son pétrole. Aux larges de nos côtes, la découverte faite mercredi par la<br />
société SAPETRO est un événement exponentiel dont nous ne maîtriserons l&#8217;ampleur que lorsque les premières gouttes du précieux liquide vont commencer à tomber dans nos réservoirs. Le bloc mis au jour par cette petite compagnie est une bonne nouvelle pour notre pays pour au moins trois raisons.<br />
Premièrement, le bol pétrolier qui nous échoit nous propulse de nouveau dans le  club fermé des pays producteurs d&#8217;or noir. Ce n&#8217;est pas la moindre des publicités pour notre si petit Bénin à côté du géant Nigeria qui a bâti sa grandeur autour des hydrocarbures. Voir couler le pétrole, c&#8217;est être crédité d&#8217;un prestige  inestimable auprès des investisseurs. Pour le Bénin, c&#8217;est l&#8217;étiquette largement répandue de &nbsp;&raquo; petit pays aux ressources limitées &nbsp;&raquo; qui est en passe d&#8217;être déphasée. Ces épithètes péjoratives rendaient en effet peu fiables les arguments de proximité exhibées pour motiver les investisseurs à injecter leurs devises dans le 37è Etat du Nigeria. Aujourd&#8217;hui, nous pouvons dire que le pétrole fait partie de nos ressources et que celles-ci ne sont plus &nbsp;&raquo; limitées &laquo;&nbsp;.<br />
Deuxièmement, ces découvertes ouvrent de nouvelles perspectives alléchantes à l&#8217;exploration pétrolière au Bénin. D&#8217;autant plus que d&#8217;autres gisements comme ceux de Sèmè et les blocs off-shore et on-shore qui attendaient d&#8217;être explorés, ont de nouvelles chances de trouver des preneurs pour la recherche. C&#8217;est dire que cette première pierre posée par SAPETRO ouvre des horizons encore nébuleux mais porteurs d&#8217;espoirs pour le futur. A cette aune, le Bénin pourra-t-il devenir bientôt un Etat pétrolier ? C&#8217;est ce qui va se passer dans les prochaines années. Et pour le moment, il faudra attendre de voir s&#8217;il s&#8217;agit de gisements d&#8217;importance pour prétendre inviter les majors dans nos sous-sols. Ces grandes compagnies aux politiques commerciales parfois  contestables, sont des gages de réussite pour l&#8217;aventure du Bénin dans les hydrocarbures. </p>
<p>Troisièmement, le pétrole nous sauvera. Face aux petites misères actuelles de notre pays, on se deman<br />
dait en effet où nous allons bien pouvoir dénicher les ressources capables de nous propulser vers les cimes de l&#8217;émergence. Cette perspective de développement économique et technologique sera encore de l&#8217;ordre du rêve et de l&#8217;incantation tant que les ressources disponibles resteront  comme aujourd&#8217;hui largement en dessous des besoins les plus élémentaires. Avec  le pétrole cependant, si les gisements mis au jour sont substantiels, le Bénin sera à même de financer ses projets de développement sans être obligé comme aujourd&#8217;hui de tendre la main à l&#8217;extérieur.<br />
La conséquence directe de tout ceci, c&#8217;est non pas l&#8217;émergence elle-même qui est d&#8217;abord un défi humain avant d&#8217;être un impératif économique, mais un accroissement immédiat de nos potentialités. Comme en Guinée Equatoriale passée en quelques années seulement du rang de pays très pauvre à celui de pays à revenu intermédiaire, le Bénin sera un eldorado pétrolier et même minier. Surtout que depuis décembre, les chercheurs béninois ont découvert du coltan dans notre sous-sol. Exploiter cette ressource très rare mais très recherchée dans l&#8217;électronique, permettra de donner au pays son boom pétrolier et minier. Le regain économique indéniable que cela annonce est le signe que l&#8217;émergence est encore possible.<br />
Mais alors quoi ? Je vois d&#8217;ici les sceptiques, ceux qui voient déjà les feux de la guerre s&#8217;allumer à nos portes à l&#8217;évocation de toutes ces richesses. Le diamant a allumé la guerre en Sierra-Léone comme le coltan a saccagé le Congo. Notre pauvreté a entretenu jusqu&#8217;ici la paix dans notre pays. C&#8217;est qu&#8217;aujourd&#8217;hui, mieux que dans ces pays dévastés par des années d&#8217;inconscience collective, il faut relever le défi humain du développement en redonnant du lustre à l&#8217;éducation pour préserver les jeunes des tentations néfastes des hommes politiques. Sans la qualité des hommes, toutes les ressources pétrolières et minières sont vaines.<br />
<strong>Olivier</strong> Djidénou</p>
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		<title>EDITORIAL:Le kpayo aux abois</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jan 2009 13:49:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ep</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Vie de société]]></category>

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		<description><![CDATA[La guerre contre le kpayo  a repris. Sur les ondes, à la télé comme le long des trottoirs, elle fait rage à Cotonou. Les raisons de ce regain de civisme anti-trafic ? L&#8217;incident du 16 janvier où quatre personnes ont été sauvagement &#160;&#187; braisées &#160;&#187; par les flammes d&#8217;essence. L&#8217;horreur insoutenable des images a provoqué [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La guerre contre le kpayo  a repris. Sur les ondes, à la télé comme le long des trottoirs, elle fait rage à Cotonou. Les raisons de ce regain de civisme anti-trafic ? L&#8217;incident du 16 janvier où quatre personnes ont été sauvagement &nbsp;&raquo; braisées &nbsp;&raquo; par les flammes d&#8217;essence. L&#8217;horreur insoutenable des images a provoqué la compassion de l&#8217;opinion publique, mais a réveillé aussi le gouvernement qui ne pouvait que reprendre la lutte là où il l&#8217;avait laissée : au point zéro. Les forces de l&#8217;ordre ont donc recommencé à &nbsp;&raquo; casser &nbsp;&raquo; les étalages des vendeurs illicites, à sensibiliser les responsables en charge du secteur formel des hydrocarbures, à diffuser des mises en garde &nbsp;&raquo; sévères &nbsp;&raquo; contre les trafiquants. Les images télé pour le moins agressives ne laissent pas de doute pourtant, et le citoyen consciencieux devrait s&#8217;en tenir aux flammes dévorant des innocents, menaçant vous et moi à chaque coin de rue. Qui sait à qui le tour demain…<br />
Malgré le caractère titanesque de cette lutte engagée à nouveau par les autorités, il faut féliciter leur courage à s&#8217;attaquer à un phénomène d&#8217;une si grande importance sociale. On sait les déconvenues de Soumanou Moudjaïdou en la matière. Il récolta les quolibets du Chef de l&#8217;Etat en personne, et fut sorti de l&#8217;équipe gouvernementale sous le soupçon que ses agissements visaient à rendre impopulaire le Chef de l&#8217;Etat auprès des 95% des Béninois qui fréquentent assidûment les stations-trottoirs. Sa réhabilitation ultérieure et la reprise de la lutte depuis la semaine passée ne viennent que confirmer la justesse de sa position : aucun gouvernement sérieux ne saurait croiser les bras devant ce mal hideux.   Mais tout porte à croire que la hargne de l&#8217;Etat n&#8217;est pas faite pour durer. Qu&#8217;elle ne durera précisément que le temps de l&#8217;embellie pétrolière passagère qui a cours actuellement sur le marché international. Il suffirait que les cours du pétrole montent pour que les prix à la pompe s&#8217;envolent. Dès lors, les stations-trottoirs vont reprendre du poil de la bête, dopés par la fréquentation de la population adepte des bas prix, inconsciente des dangers affolants qui nous guettent tous. C&#8217;est-à-dire que la détermination policière d&#8217;aujourd&#8217;hui a tout d&#8217;une opération épidermique à court terme. La  lutte actuelle, circonscrite aux artères principales de Cotonou, ne concerne même pas encore les quartiers populeux où les vendeurs illicites ont érigé leurs nids et continuent allègrement de mener leurs activités. Comme avant. Les embarcadères où sont débarquées chaque jour les bidons chargés du dangereux liquide, continuent de déverser sur la ville des milliers de litres d&#8217;essence. Comme avant, des agglomérations entières vivent  de ce trafic à Avrankou, Ifangni, Kilibo ou Akassato. Qui pourrait tenter par exemple de lutter contre ce trafic à Igolo, ville frontalière vivant de l&#8217;informel ? Ou même à Oké-Owo dans la commune de Savè ?</p>
<p>Rouler des muscles à Cotonou, c&#8217;est faire l&#8217;impasse sur l&#8217;ancrage social du phénomène devenu une activité à part entière pour une frange  importante de la population. La combattre, c&#8217;est  risquer l&#8217;impopularité. Le régime actuel, sourcilleux sur son image au sein de la masse, ne pourrait jamais aller au bout de sa logique sans s&#8217;attirer les foudres de la population. Les opérations cosmétiques démarrées la semaine dernière n&#8217;ont donc aucune chance de prospérer, parce que Boni Yayi ne saurait risquer une fronde sociale supplémentaire, d&#8217;autant qu&#8217;elle concernerait cette fois 95% de la populations constitués des gagne-petits, des menuisiers, des soudeurs, des pêcheurs, des paysans, des sans-emplois, des femmes, c&#8217;est-à-dire du peuple réel, de l&#8217;électeur potentiel de 2011.  Autant dire que le régime qui doit lutter efficacement contre ce fléau social, n&#8217;a pas encore vu le jour. Il est pour après 2011.<br />
   <br />
<strong>Olivier Djidénou</strong></p>
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		<title>Chasse aux commerçants d’essence frelatée à Cotonou: Le « Kpayo »  toujours présent dans les réservoirs</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jan 2009 13:33:45 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Vie de société]]></category>

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		<description><![CDATA[Le gouvernement a pris depuis la semaine passée, son bâton de pèlerin pour mettre fin une fois pour de bon au commerce illicite de l’essence. Mais pendant que la police se frotte les mains d’avoir accompli sa mission, les commerçants de l’essence Kpayo changent de stratégie en gardant le contact avec la clientèle.   Arrestations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong></p>
<div id="attachment_1025" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-1025" title="un étalage informel de vente d'essence  " src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2009/01/essnce-150x150.jpg" alt="un étalage informel de vente d'essence  " width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">un étalage informel de vente d&#39;essence </p></div>
<p>Le gouvernement a pris depuis la semaine passée, son bâton de pèlerin pour mettre fin une fois pour de bon au commerce illicite de l’essence. Mais pendant que la police se frotte les mains d’avoir accompli sa mission, les commerçants de l’essence Kpayo changent de stratégie en gardant le contact avec la clientèle.</p>
<p></strong></p>
<p> <br />
Arrestations de transporteurs de l’essence de contrebande sur des engins, saisies de bidons d’essence au bord des trottoirs, destruction d’étalages…La police est passée cette fois-ci à la vitesse supérieure en ce qui concerne la lutte contre la vente de l’essence frelatée aux abords des rues dans la capitale économique de notre pays. L’opération a connu une réussite parfaite lorsqu’on sait que ce produit est devenu rare sur les trottoirs de nos artères. Mais la question qu’on se pose aujourd’hui est de savoir si les commerçants de ce produit ont jeté définitivement l’éponge ou si c’est un recul tactique auquel on a souvent assisté ? En tout cas, c’est la première fois où, pendant 72 heures, le Kpayo a déserté les artères de nos villes même si ce liquide continue de faire le bonheur des carters de certains moteurs. Ce qui est marrant, malgré l’absence des vendeurs de ce produit pétrolier illicitement commercialisé, les stations de pompage n’ont pas connu l’affluence habituelle. Il y a donc de quoi se poser des questions sur la destination du Kpayo. « Ma moto ne consomme que l’essence Kpayo », affirme un conducteur de taxi-moto qui est sceptique en ce qui concerne la lutte contre l’essence frelatée. Nombreux sont les Béninois qui plébiscitent l’essence Kpayo pas à cause de son prix de vente, mais par nostalgie ou pour satisfaire leur moteur qui résiste à l’essence de la pompe. La police a joué son rôle, celle de réprimer mais le revers de la médaille ne rassure point.</p>
<p><strong>Les bidons d’essence dans les cuisines</strong><br />
Si le gouvernement a décidé d’engager une lutte efficace contre ce commerce, c’est principalement parce que les acteurs occasionnent de fréquents incendies aux bilans très lourds. Mais les conséquences de cette lutte du gouvernement seront plus incommensurables lorsqu’on sait que ce liquide inflammable se retrouve sur les lits, dans les toilettes et dans les cuisines. Le vendeur attaché au nerf de la guerre n’a jamais pensé un instant aux dégâts de ce produit qui continue de braiser des âmes innocentes dans notre pays. La chasse aux vendeurs de Kpayo engagée par le Commissaire de la ville de Cotonou aura connu toutes les réussites sans mettre fin aux dégâts de ce liquide très dangereux. Au contraire, le risque d’un incendie difficilement maîtrisable s’annonce dans des foyers et les sapeurs pompiers auront fréquemment du boulot.  Tel le pétrole ou l’huile de palme, l’essence Kpayo a rejoint les maisons. Les clients savent où aller pour s’en procurer. Dans une clôture vide sise au quartier Zogbohouè, c’est des centaines de bidons qui sont empilés pour le bonheur des réservoirs des clients. Et bonjour le revers de la médaille de la lutte du gouvernement dont les inconvénients seront plus alarmants. La lutte contre le Kpayo est pour le moment hypothéquée si le gouvernement ne change pas de stratégie vis-à-vis de ces commerçants indélicats. Pourquoi ne pas aller combattre l’arrivée des bidons d’essence sur le territoire national lorsqu’on connaît l’itinéraire de ces commerçants. Car, une fois sur le territoire béninois, l’essence Kpayo va continuer non seulement à  alimenter les moteurs mais aussi de brûler.<br />
<strong>Gabin Euloge ASSOGBA</strong></p>
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