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	<title>L&#039;événement Précis &#187; Politique</title>
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		<title>Assemblée Nationale: Ouverture ce jour d’une session extraordinairede tous les dangers</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jul 2010 04:00:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Seulement 10 jours après la clôture de la première session ordinaire de l’année 2010 qui leur donne droit à trois mois de vacances parlementaires, les députés de la cinquième législature doivent écourter leurs temps de repos pour reprendre le chemin du palais des gouverneurs à Porto-Novo. C’est en effet aujourd’hui lundi 26 juillet 2010 que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> Seulement 10 jours après la clôture de la première session ordinaire de l’année 2010 qui leur donne droit à trois mois de vacances parlementaires, les députés de la cinquième législature doivent écourter leurs temps de repos pour reprendre le chemin du palais des gouverneurs à Porto-Novo. C’est en effet aujourd’hui lundi 26 juillet 2010 que s’ouvre la session extraordinaire demandée par une quarantaine de députés  et acceptée par le bureau de l’institution parlementaire de même que la réunion de la conférence des présidents en leur séance du vendredi 23 juillet dernier. L’ordre du jour de cette session extraordinaire porte sur plusieurs dossiers dont entre autres, l’examen des lois électorales et l’étude et l’adoption de la proposition de résolution tendant au renouvellement de la confiance de la commission des lois à sa présidente ou à sa destitution. Se serait également l’occasion pour les élus de la nation de se prononcer sur la demande du chef de l’Etat de faire poursuivre devant la haute cour de justice quatre anciens ministres de la République. Il s’agit des ministre Armand Zinzindohoué dans l’affaire Icc-services, Soulémana Lawani dans l’affaire Cen-Sad, Kamarou Fassassi par rapport à la Sbee et enfin Rogatien Biaou dans l’affaire de vente frauduleuse d’une parcelle appartenant à l’Etat Béninois aux Etats-Unis. Cette session extraordinaire s’annonce très houleuse, au regard de ces dossiers qui y seront traités. Tous les regards seront donc tournés vers l’assemblée nationale qui deviendra encore une fois et dès ce lundi, le centre d’attraction de tous les débats politiques du pays.</p>
<p><strong>Hugues PATINVOH</strong></p>
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		<title>Nomination au Ministère de l’intérieur et de la sécurité publique: Boni Yayi confirme le choix de Martial Souton au haut commandement (Zinzindohoué en liberté conditionnelle)</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 04:01:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le débat est définitivement clos. Le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique a désormais pour nom Martial Souton. C’est le message véhiculé hier par le Chef de l’Etat, Dr Boni Yayi à travers la présentation officielle de son nouveau ministre au haut commandement de la police nationale. En effet, depuis la désignation de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le débat est définitivement clos. Le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique a désormais pour nom Martial Souton. C’est le message véhiculé hier par le Chef de l’Etat, Dr Boni Yayi à travers la présentation officielle de son nouveau ministre au haut commandement de la police nationale. En effet, depuis la désignation de l’ancien directeur général adjoint du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb) comme le successeur d’Armand Coovi Zinzindohoué, des rumeurs de mécontentement circulent au sein de la hiérarchie de la police au motif que ce dernier ne jouit pas d’une connaissance requise pour diriger ce département ministériel. Selon d’autres observateurs encore, le haut commandement exigerait le choix d’un des hauts gradés de la police nationale, après le général Tissou Hessou, pour mener à bien la politique de sécurisation des personnes et des biens dans notre pays.</p>
<p>Ainsi, en convoquant les hauts gradés de la police nationale pour leur exprimer de vive voix son choix définitif sur Martial Souton pour diriger ce département ministériel sensible, Boni Yayi a voulu mettre fin à la polémique et ramener la sérénité au sein des forces chargées de la sécurité publique.</p>
<p>Il va alors s’en dire que le nouveau membre du gouvernement est appelé à prendre la mesure de sa mission dans le gouvernement du Changement pour contribuer à faire de la sécurité des biens et des personnes l’un des acquis au Bénin.</p>
<p> <strong>Armand Zinzindohoué en liberté conditionnelle depuis hier</strong></p>
<p>La saisine de la Cour constitutionnelle par l’ancien ministre de l’intérieur et de la sécurité publique produit déjà des fruits. En effet, depuis hier mardi 2o juillet 2010, Armand Coovi Zinzindohoué jouit de la liberté après plusieurs jours de garde à vue dans les locaux de la compagnie de gendarmerie de Cotonou. Ainsi, soupçonné de complicité dans le dossier Icc-services qui défraie toujours l’actualité, Armand Coovi Zinzindohoué peut pousser un ouf de soulagement et respirer l’air frais de la liberté. Cependant, malgré la décision de libération de l’ex ministre, Armand Zinzindohoué fait toujours l’objet d’une surveillance surveillée de la part des forces de l’ordre qui maintiennent ainsi à son encontre à travers son maintien en résidence surveillance pour les besoins de l’enquête mise en branle par la commission spéciale d’enquête.</p>
<p>Somme toute, avec cette décision de lui permettre de rejoindre son domicile, Armand Zinzindohoué voit le gouvernement lâcher du lest à son endroit après son recours devant l’instance chargée de garantir la constitutionnalité des lois et de défendre les droits de l’homme dans notre pays.</p>
<p><strong>Jean-Claude DOSSA</strong></p>
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		<title>Professeur Roger Gbégnonvi, ancien ministre: « Le sommet de l’Etat a été atteint »</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 16:41:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Newsflash]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[L’affaire Icc-Services continue de susciter des réactions dans le rang des citoyens béninois. Hier sur la chaîne de télévision Canal 3, le Professeur Roger Gbégnonvi a situé les responsabilités sans oublier de faire des recommandations.  CANAL 3 : Votre réaction sur l’affaire Icc-Services après les limogeages du Procureur général et le ministre de l’intérieur. Il semble [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2007/11/gbegnonvi.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-83" title="L'ex ministre Roger GBEGNONVI" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2007/11/gbegnonvi.jpg" alt="" width="296" height="362" /></a>L’affaire Icc-Services continue de susciter des réactions dans le rang des citoyens béninois. Hier sur la chaîne de télévision Canal 3, le Professeur Roger Gbégnonvi a situé les responsabilités sans oublier de faire des recommandations.</p>
<p> <strong><em><span style="text-decoration: underline;">CANAL 3</span></em></strong><strong><em> : Votre réaction sur l’affaire Icc-Services après les limogeages du Procureur général et le ministre de l’intérieur. Il semble que d’autres têtes vont aussi tomber.</em></strong></p>
<p> <strong><em><span style="text-decoration: underline;">Roger Gbégnonvi :</span></em></strong><strong> </strong>Rien que ces deux limogeages dont vous venez de parler et surtout le limogeage du ministre de l’intérieur, prouve qu’avec l’affaire Icc-Services nous sommes dans un grave régime parce que dans un  régime on ne peut sauter brutalement le ministre de l’intérieur qui est le second dans l’importance du gouvernement, quand on n’est pas atteint soi-même. Et je crois que quelque part le sommet de l’Etat a été atteint. Or le procureur général de la République et le ministre de l’intérieur ne sont pas des fusibles que l’on peut sauter n’importe comment. On peut peut-être sauter un directeur général de la police mais quand c’est un ministre de l’intérieur, nous sommes dans une crise grave de régime.</p>
<p> <strong><em>Le limogeage de Roger Gbégnonvi, ministre de l’alphabétisation n’est-il pas la même chose que celui de Armand Zinzindohoué, ministre de l’intérieur ?</em></strong></p>
<p>Pas du tout. On peut limoger un ministre de l’alphabétisation  mais un ministre de l’intérieur limogé dans les conditions où cela se fait, c’est immensément grave pour notre République. </p>
<p><strong><em>Quelle première lecture faites-vous de l’affaire en elle-même ?</em></strong></p>
<p>Écoutez ! Il y deux semaines où j’ai  rencontré à l’entrée de mon portail, un jeune policier. Et tenez-vous tranquille, qu’est ce qu’il me dit ? Il a dit : « Professeur aidez-moi », il le disait en mettant la main dans la poche. Je croyais qu’il voulait sortir un révolver  quand il a sorti un carnet. Il l’a ouvert, je ne sais quelle page et me faisait comprendre qu’il y a mis toute son économie. « J’y ai mis 900.000 fcfa et je ne sais plus où mettre la tête» mais j’apprends que lui, n’est qu’un individu et qu’il y aurait des municipalités, des institutions, des centres de santé qui sont ruinés aujourd’hui, où sont sur la voie de l’être. Car ils auraient confié leur économie à cet épargne miracle qui s’est révélé être une vaste escroquerie. La formule n’est pas de moi, d’ailleurs je crois qu’elle est d’un membre du gouvernement. </p>
<p><strong><em>Suite à toutes les informations que vous avez eu sur l’affaire, vous pouviez en tant qu’éducateur informer quand vous sentez que ça  va mal.</em></strong></p>
<p>Parce que vous croyez que le rôle de Professeur est celui de la police ? Je vais vous dire quelque chose aujourd’hui, l’argent est fascinant. Et lorsqu’on a fait comprendre à des pauvres gens comme nous dont les salaires sont ce que vous savez, qu’en déposant une certaine somme d’argent vous avez 50% d’intérêt en un très peu de temps, les gens y sont allés pour voir. Ils sont allés parce qu’ils ont vu à la télévision les dirigeants de la société avec nos représentants en qui  ils ont confiance. Voyant ces gens les accompagner, ils ont cru que le gouvernement est là pour les protéger. Ils se sont dits qu’ils ne peuvent pas quand même se montrer en public avec de gens  qui sont venus pour escroquer. C’est maintenant qu’on a sû que c’était de l’escroquerie qui dure depuis 4 ans. Comment a t-on pu laisser faire ? On me dit qu’ils n’ont même pas pris d’agrément. Et là je refuse. Vous organisez une petite tontine entre vous ici. C’est votre affaire. Car l’Etat n’a rien à avoir. Mais lorsque cela se fait au niveau national, et que les gens soient passés de Cotonou à Toukountounan, on est passé nous prendre  nos épargnes, l’Etat doit avoir son mot à dire. Et moi je ne crois pas encore que l’Etat ne leur ait pas donné d’agrément parce que ça serait immensément grave qu’on laisse ces gens prendre nos épargnes sans autorisation.</p>
<p> <strong><em>Pouvait-on dire que nos dirigeants ont été dupés ?</em></strong></p>
<p>Je ne pourrai pas dire que depuis 4 ans, les autorités ont été dupées. Si j’acceptais qu’ils ont été dupées pendant 4 ans, je dirai que nous ne sommes pas gouvernés parce que à aucun moment depuis que l’affaire s’est éclatée et que la société civile s’en préoccupe, je n’entends pas parler de mise en accusation. On limogeage et on limogera mais l’affaire serait cours.</p>
<p> <strong><em>Mais les responsables de Icc-Services sont sous résidence surveillée et  on les  écoute.</em></strong></p>
<p>Excusez-moi de vous faire comprendre que Adovèlandé n’a pas été mis sous résidence surveillée. Le temps de le dire, je ne sais pas quelle faute il a commise mais on lui a reconnu une faute mais le temps de le dire, l’Etat a les moyens de ne pas mettre seulement en résidence surveillée où de mettre encore de policiers ou des gendarmes à la garde de ceux là mais il peut les mettre quelque part dans une prison où ils seront en sécurité.           </p>
<p><strong><em>Voulez-vous dire qu’au lieu de la résidence surveillée, qu’il faut les mettre en prison ?</em></strong></p>
<p>Je le dis parce que c’est grave ce qu’ils ont fait. On s’en ait pris à nos épargnes. Ce pauvre policier de votre âge qui a mis son économie de plus de 900.000 fcfa dedans qui a peut être deux enfants déjà, comment va-t-il s’en sortir ? C’est la corruption à ce niveau. On limoge c’est très bien, ce n’est pas la première fois. On a limogé un ministre des finances dans l’affaire Cen-Sad, ça a été l’arbre qui cache la forêt, la forêt est bien cachée. Je ne sais pas si on limogera quelqu’un dans l’affaire des machines agricoles. On a verbalisé les tenants du ministère et là le limogeage du ministre de l’intérieur ne peut pas être l’arbre qui cache la forêt parce que la forêt ce sont nos épargnes et nous en avons besoin. 100 milliards fcfa pour 25 milliards, nous nous sommes disputés comme des chiffonnés entre l’exécutif et le législatif. Mais nous avons fini par prendre une ordonnance pour 27 milliards fcfa. Et on continue de prêter 30.000 fcfa voire 50.000 fcfa aux femmes  les plus pauvres. Et nous voilà aujourd’hui obligés de récupérer plus de 100 milliards fcfa pour pouvoir rembourser les gens de Icc-Services. Où prendrons-nous  cette somme qu’ils ne versaient pas dans les banques ? Lesquelles banques refusaient de prendre leurs dépôts parce qu’elles ne voulaient pas avoir d’histoire.</p>
<p> <strong><em>Dites-nous tel que vous êtes ceptique, avez-vous peur ?</em></strong></p>
<p>Si vous savez, sans être spécialiste de l’économie, que lorsqu’on vous déclare en faillite, vous n’avez plus le capital ni les intérêts. Comment nous allons payer pour des gens qui nous ont volé. Je me demande si on ne va pas vers cela,  ça va être une autre crise.</p>
<p> <strong><em>L’escroquerie dans l’affaire Icc-Services dure, depuis 4 ans. On est en cause, de pointer de doigt accusateur l’appareil étatique les ministres, le Chef de l’Etat ?</em></strong></p>
<p>Je ne suis pas membre du corps de la justice mais il faut que justice se fasse. Vous êtes d’accord avec moi que le gouvernement s’est montré à travers plusieurs de ses membres ? Donc c’est dire que le gouvernement était au courant. Je vous assure que je n’ai jamais entendu parler de l’affaire Icc-Services quand j’étais au Gouvernement.</p>
<p> <strong><em>Alors s’il vous était demandé de donner un conseil au Chef de l’Etat, que direz-vous ?</em></strong></p>
<p>Je  vais lui dire, monsieur le Président et cher ami, frappez fort.</p>
<p> <strong><em>Et aux populations qui attendent d’être remboursées ?</em></strong></p>
<p>Là je suis dans l’embarras comme je l’ai été devant le policier qui m’a présenté son carnet symbolisant ses 900.000 fcfa d’économie qui sont quelque part où il ne sait lui-même. Les journaux diront que l’Etat va vous rembourser et c’est nous contribuable qui allons rembourser ce que les voleurs nous ont volé. Il n’y pas de synonyme en français mais escroquerie n’est pas très loin du vol. D’autres disent que c’est des escrocs.</p>
<p> <strong><em>Propos transcrits par Emmanuel GBETO</em></strong></p>
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		<title>Affaires acquisition de machines agricoles: Yahouédeou revient à la charge avec des preuves troublantes</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 03:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ep</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[L’affaire de l’acquisition des machines agricoles par l’Etat béninois pour le compte du programme de promotion de la mécanisation agricole (Ppma) est loin de connaître son épilogue. Le député Janvier Yahouédéou qui a affirmé depuis le début du dossier une maîtrise totale des méandres de ce qu’il qualifie de scandale financier revient, après le passage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><em><strong></p>
<div id="attachment_2957" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/Yahouédéhou-Janvier.jpg"><img class="size-full wp-image-2957" title="Le député Yahouédéhou Janvier" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/Yahouédéhou-Janvier.jpg" alt="" width="300" height="451" /></a><p class="wp-caption-text">Le député Yahouédéhou Janvier</p></div>
<p style="text-align: left;">L’affaire de l’acquisition des machines agricoles par l’Etat béninois pour le compte du programme de promotion de la mécanisation agricole (Ppma) est loin de connaître son épilogue. Le député Janvier Yahouédéou qui a affirmé depuis le début du dossier une maîtrise totale des méandres de ce qu’il qualifie de scandale financier revient, après le passage du gouvernement à l’Assemblée nationale, à la charge avec des pièces à conviction qui attestent de toute la dimension de ses investigations sur le sujet.</p>
<p>Alors que le débat a longtemps tourné autour de la différence entre le prix défendu par le député Yahouédeou et le prix annoncé par le Ppma et constituant la surfacturation soutenue par le député, ce dernier est allé au fond du dossier pour s’intéresser à la qualité-même des sociétés bénéficiaires des marchés d’achat des matériels au Bénin puis des sociétés fournisseurs. Des pièces à conviction rendues publiques par le député Yahouédéou, il s&#8217;en dégage de sérieuses matière à réflexion.<br />
<strong>Les bénéficiaires</strong><br />
Les cinq sociétés béninoises bénéficiaires de ce marché d’achat des machines agricoles que sont SPL Sarl, CENADIS, CDGA, ADJITI Sarl et LA SAVANE ont selon les révélations du député, obtenu ces marchés dans la fourchette de 1 milliard à 3milliards Fcfa à travers des marchés gré-à-gré. A travers un tableau récapitulatif, le député a mis à nu le statut de ces sociétés respectives crées pour la plupart dans la foulée de la création du Ppma et dont les propriétaires sont curieusement des parents, alliés et amis.<br />
<strong>Les fournisseurs</strong><br />
A ce niveau le député s’est livré au grand déballage sur la situation grave du fournisseur choisi par l’Etat béninois pour un marché aussi important englobant plusieurs milliards de frais du contribuable. Des Factures originales de la société Gyrotrac, de l’aveu du 3e actionnaire de Gyrotrac à la Cour des Faillites des Etats-Unis, de l’avis d&#8217;interrogatoire à l’avis de faillite de la société, Janvier Yahouédéou a confirmé toute la délicatesse de la situation de la société qui est choisie par le Bénin dans la livraison des machines agricoles.<br />
Le député conclura dans son tableau comparatif des prix que la surfacturation dans ce dossier s’évalue à 5 433 308 319 Fcfa.<br />
<strong>Wandji A</strong>.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/tableau-11.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2959" title="tableau 1" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/tableau-11.jpg" alt="" width="741" height="245" /></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Jean-Francis Zinsou, Ambassadeur plénipotentiaire du Bénin aux Nations Unies invité de &#160;&#187; Sous l&#8217;arbre à palabres &#171;&#160;:  &#171;&#160;Mon plus grand rêve est que le Bénin réalise  la vision du chef de l&#8217;Etat pour un pays émergent &#171;&#160;</title>
		<link>http://levenementprecis.com/index.php/2010/06/30/jean-francis-zinsou-ambassadeur-plenipotentiaire-du-benin-aux-nations-unies-invite-de-sous-larbre-a-palabres-mon-plus-grand-reve-est-que-le-benin-realise-la-vision-du-chef-de-letat-pou/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 10:54:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Newsflash]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[ &#160;&#187; Sous l&#8217;arbre à palabres &#171;&#160;, le ballet des personnalités politiques, économiques, sociales, culturelles et diplomatiques se poursuit.  L&#8217;Ambassadeur plénipotentiaire du Bénin aux Nations Unies Jean-Francis Zinsou était le dernier à faire face aux journalistes de la rédaction de l&#8217;Evénement Précis, pour l&#8217;entretien atypique qui revisite l&#8217;état du pays dans les domaines de compétence de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/06/Francis-Zinsou-3.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2946" title="Jean-Francis Zinsou " src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/06/Francis-Zinsou-3.jpg" alt="Jean-Francis Zinsou " width="500" height="546" /></a> &nbsp;&raquo; Sous l&#8217;arbre à palabres &laquo;&nbsp;, le ballet des personnalités politiques, économiques, sociales, culturelles et diplomatiques se poursuit.  L&#8217;Ambassadeur plénipotentiaire du Bénin aux Nations Unies Jean-Francis Zinsou était le dernier à faire face aux journalistes de la rédaction de l&#8217;Evénement Précis, pour l&#8217;entretien atypique qui revisite l&#8217;état du pays dans les domaines de compétence de l&#8217;invité. Cet exercice-ci a exploré avec un spécialiste, les dédales du monde diplomatique notamment aux Nations unies pour mieux appréhender la place du Bénin à cette haute tribune des nations. L&#8217;Ambassadeur Zinsou affiche tout au long de l&#8217;exercice, un air de satisfaction dans sa mission à New-York et se félicite de la place respectable qu&#8217;y occupe son pays.</em></strong></p>
<p><strong> </strong><strong>Vue panoramique sur les Nations Unies</strong></p>
<p>Tous les cent quatre vingt douze Etats membres de l’Organisation des Nations Unies sont représentés au Siège à New York. Leurs drapeaux flottent à la devanture de l’imposant édifice du Secrétariat. Tous les Etats Membres y sont représentés par au moins un Ambassadeur et chacun d’eux est là pour servir l’intérêt national de son pays, suivant la dynamique et les motivations qui lui sont propres. Les Représentants des Etats Membres sont en interaction continue entre eux pour traiter des questions relevant du mandat universel de l’Organisation. On traite de tout, du panier de la ménagère aux maladies endémiques, aux changements climatiques, à la situation de la lune par rapport à la terre&#8230;toutes sortes de questions que vous pouvez imaginer.   Il faut être capable de participer de manière active et de peser sur les conclusions et surtout de veiller à ce que ces conclusions respectent les droits de vos pays, de veiller à ce que rien de ce qui touche à l’intérêt national ne soit fait en votre absence  et de veiller à ce qu’on puisse parvenir à des conclusions qui arrangent tout le monde, qui vous arrangent votre pays autant que les autres. Nous sommes là, chacun de nous représentant le Chef d’Etat. Donc, à travers nous, c’est les Chefs d’Etat qui se parlent, c’est les Gouvernements qui se parlent. Et, cela veut dire qu’il faut être en contact direct avec son Gouvernement, qu’il faut avoir l’oreille de son Gouvernement et pouvoir, dans les moments critiques, appeler pour obtenir les instructions aux décideurs, après leur avoir exposé de façon très claire les enjeux des discussions que vous êtes en train de mener et présenté des options appréciables. Donc, nous nous sommes seulement des courroies de transmission et parfois des fusibles. Quand le Bénin parle aux Nations Unies, c’est le Président de la République du Bénin qui parle à travers les porte-parole que nous sommes. C’est l’Etat béninois qui s’exprime, c’est le peuple béninois qui s’exprime là-bas aux Nations Unies. Le premier mot de la Charte, c’est &laquo;&nbsp;Nous Peuples des Nations Unies&nbsp;&raquo;. L’Assemblée Générale des Nations Unies, c’est le parlement des peuples du monde qui se rencontrent là-bas pour déterminer les règles de la vie commune sur la terre, de la vie commune dans l’univers.</p>
<p> <strong>Combien de pays avez-vous dans votre juridiction? Couvrez vous aussi les Etats &#8211; Unis ?</strong></p>
<p>Vous avez raison de poser cette question parce que le Bénin a deux Ambassadeurs au moins aux Etats- Unis puisque les Nations Unies sont aux Etats-Unis, le siège est à New York qui est une ville américaine. Nous avons un Ambassadeur accrédité auprès du Gouvernement américain qui a sa chancellerie et sa résidence à Washington, à la capitale. Mais New York, c’est le siège principal des Nations Unies. Je dis principal parce qu’il y a d’autres sièges des Nations Unies. Genève est un second Office des Nations Unies, il y a d’autres Offices comme Nairobi, Vienne…mais c’est à New York, qu’est le Secrétaire Général, c’est là qu’est la centrale du secrétariat des Nations Unies. Donc, l’Ambassadeur Représentant Permanent du Bénin auprès des Nations Unies siège à New-York. Il a sa chancellerie à New York. Il a ainsi une juridiction multilatérale qui englobe les 191 autres Etats membres. Donc, notre Mission Permanente à New York est bien distincte de l’Ambassade du Bénin à Washington.  Si le Bénin a une question particulière à traiter avec les Etats- Unis, ce n’est pas moi, c’est l’Ambassadeur accrédité auprès des Etats- Unis qui est compétent. Et il est à Washington. Ici, vous avez celui qui représente notre pays auprès de l’Organisation des Nations Unies et qui traite avec les cent quatre vingt onze autres (191) Etats membres de l’Organisation y compris les Etats-Unis. Donc, Nous sommes aux Nations Unies  avec l’ensemble des autres Etats membres pour traiter des questions d’intérêt commun à l’humanité.</p>
<p><strong>Structure de la représentation aux Nations Unies</strong></p>
<p>L’Ambassadeur Représentant Permanent du Bénin auprès des Nations Unies est à la tête de ce qu’on appelle Mission Permanente du Bénin auprès des Nations Unies. Chacun des cent quatre vingt douze Etats membres nomment un Représentant Permanent auprès des Nations Unies. Et chacun d’eux est à la tête d’une Mission Permanente. Qu’est ce que c’est, une Mission Permanente ?  La Mission Permanente s’est la représentation diplomatique auprès du secrétariat de l’Organisation. Les Ambassadeurs Représentants Permanents présentent leurs  Lettres de créance au Secrétaire Général des Nations Unies qui est la figure de proue de l’Organisation et auprès de qui il est accrédité.  Outre l’Ambassadeur Représentant Permanent qui est le Chef de Mission, il y a l’ensemble  les cadres qui sont affectés à un titre ou à un autre pour travailler avec l’Ambassadeur à la réalisation des objectifs de notre politique extérieure aux Nations Unies. Prenant la juste mesure de l’engagement du Bénin aux Nations Unies, le Chef de l’Etat vient de me donner un Adjoint qui rejoindra très prochainement son poste. Nous avons à New York, une équipe dynamique qui est à l’œuvre là-bas aux Nations Unies sous ma direction pour promouvoir les intérêts du Bénin, pour assurer une présence active du Bénin aux Nations Unies et négocier au nom du Gouvernement béninois.</p>
<p> <strong>Quelle diplomatie pour un petit pays comme le Bénin ?</strong></p>
<p>Je vais vous dire ceci. Vous voyez notre pays et vous le qualifiez de petit pays. Mais, parfois, les autres me tapent dans le dos aux Nations Unies et me disent que le Bénin est une grande puissance. Allez savoir ce qui est à l’origine d’une telle appréciation. C’est loin de ma modeste personne. C’est ce que nous faisons au Bénin, la démocratie béninoise qui nous permet de parler à haute voix là-bas, qui nous permet de nous affirmer et d’afficher notre adhésion aux principes cardinaux  de la Charte  Nations Unies, au respect de la dignité de la personne humaine aux droits de l’homme, et de participer activement aux efforts de la Communauté internationale pour promouvoir la paix et la sécurité internationales et le développement durable. Aux Nations Unies, chaque pays a une voix. Donc, notre voix compte et elle pèse. Notre présence aux Nations Unies est une manifestation du droit international, de l’égalité souveraine des Etats. Quand nous nous exprimons, notre voix compte autant que celle des autres. Vous ne pouvez pas vous imaginer ce que c’est que, pour un Etat comme le Bénin, de pouvoir vivre  comme un Etat indépendant, un Etat souverain. Notre présence aux Nations Unies nous permet de renforcer le droit international et de faire en sorte que notre pays puisse continuer d’être un Etat, préserver son identité et sa stabilité pour pouvoir survivre dans le concert des Nations en tant que telle. C’est très important. Quand un Etat se crée nouvellement, les premières des choses qu’il recherche, c’est sa reconnaissance internationale et son admission aux Nations Unies. Ceci parce que, dès qu&#8217;un Etat est admis aux Nations Unies, il acquiert la capacité d&#8217;agir comme une puissance sur l’échiquier international, comme sujet du droit international à part entière et non plus comme objet de l&#8217;histoire. Il devient un acteur effectif de la scène internationale. Imaginer à quel point il est important pour un pays de pouvoir s’exprimer là-bas aux Nations Unies. Et d’être présent et d’être reconnu comme partie prenante à législation internationale que fait l’Organisation. Parce que c’est là où se déterminent les normes du comportement régissant les relations internationales. C’est ensemble, par le consensus et parfois par le vote,  que nous déterminons ce qui doit être reconnu comme étant le comportement international légal, comme le comportement normal des Etats. La légalité internationale, c’est là-bas que cela se détermine.</p>
<p><strong> </strong><strong>Le Bénin : une voix différente des grandes Nations ?</strong></p>
<p>Ah bien sûr. Aux Nations Unies, le Benin est très loin d’être perçue comme une caisse de résonnance des positions des grandes puissances. On vous courtise pour vous avoir comme co-auteur des résolutions parce qu’on sait que vous êtes pour la bonne cause. On sait que si vous êtes partie prenante à une initiative, d&#8217;autres pays vous y suivront. Plus une résolution a de co-auteurs plus elle a de chance d’obtenir l’adhésion de l’ensemble des Etats Membres et d’être appliqué. Parce que vous êtes un pays leader d’opinion qui a un intérêt vital à la préservation du droit et qui s’engage en faveur du renforcement du droit international. On sait aussi que vous avez une équipe qui connait bien les antécédents des questions à l’Ordre du jour.Le Bénin a siégé, en 2004 et 2005, au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Le Conseil de Sécurité est composé de quinze Etats membres dont dix sont élus pour un mandat de deux ans et cinq sont là à titre de membres permanents. C’est cet organe qui porte la responsabilité primordiale pour la paix et la sécurité dans le monde. C’est cet organe qui décide de ce qu’il faut faire quand un pays est en conflit armé et qu’il faut éteindre le foyer. C’est cet organe qui décide de l’envoi des troupes étrangères dans un pays. C’est cet organe qui décide des mesures que les Etats doivent prendre pour lutter contre les menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité internationales. Nous avons été membre du Conseil de Sécurité déjà par deux fois. On vous élit sur la base de votre contribution générale au maintien de la paix et de la sécurité internationales, à la poursuite des buts et objectifs de l’Organisation. C&#8217;est-à-dire votre contribution en termes d’envoi de troupes, en termes d’envoi de policiers pour aider les autres pays qui sont en situation de conflit mais aussi votre comportement. Est-ce que votre comportement est pacifique, est-ce que votre comportement contribue au renforcement de la paix, est-ce que votre comportement contribue à la coopération internationale pour rechercher des solutions aux défis de l’humanité.  Donc, c’est sur la base de ces critères que notre pays avait été élu en 2003, membre du Conseil de Sécurité. Le mandat au Conseil de Sécurité est de deux ans seulement. Mais, vous revenez quand votre groupe régional accepte de soutenir votre candidature parce qu’il y a une rotation au niveau du groupe africain, selon les sous-régions. L’Afrique de l’Ouest compte quinze pays. Donc, c’est à tour de rôle que ces pays doivent présenter leur candidature, s&#8217;ils le veulent et s&#8217;ils peuvent assumer les engagements que l&#8217;appartenance au Conseil de Sécurité comporte, en termes de qualification professionnelle et de capacité de travail. Donc, ce n’est pas parce que vous avez présenté votre candidature que vous serez élu par l’Assemblée générale. L&#8217;ordre de rotation est établi pour donner une chance à tous les pays de la sous &#8211; région. Mais chaque candidature est appréciée à sa juste valeur par l’ensemble des cent quatre vingt douze Etats membres de l’Organisation. C’est parce que les Délégués des autres pays siégeant au Conseil reconnaissent en vous des partenaires crédibles qu&#8217;ils vous associent aux travaux de base dans l’examen des affaires sérieuses. Sinon d’habitude, les délégations des grandes puissances s’entendent entre elles et apportent aux autres les résultats de leurs travaux pour adoption. Mais, quand le Bénin siégeait au Conseil de Sécurité, les grandes puissances nous consultaient constamment. Parce que la délégation du Bénin est une délégation qui agit et réagit suivant les règles. Cela veut dire une délégation qui étudie bien ses dossiers, qui connaît la substance des questions qui sont examinées, qui a l’entregent pour approcher les Collègues des autres pays avec le respect et le tact nécessaire pour engager les autres délégations pour pouvoir obtenir des résultats. Au cours de notre mandat, le Bénin a non seulement activement contribué au traitement de toutes les situations dont le Conseil est saisi mais il s’est aussi investi pour la protection des enfants en situation de conflit armé et pour la prévention des conflits, le but visé étant de faire en sorte que les Nations Unies puissent mettre en place un dispositif efficace pour lutter contre le recrutement des enfants soldats et  prévenir les conflits et leur résurgence dans les pays qui ont eu déjà le malheur de connaître cette forme extrême d&#8217;emploi de la force qu&#8217;est un conflit armé. Imaginez vous que, grâce au travail que nous avons fait, nous avons pu mettre en place, à travers l’adoption de la Résolution 1612 (2005) que nous avons négociée pendant neuf (9) mois, un mécanisme de surveillance et de communication d’information qui permet d’identifier les parties à un conflit armé qui recrutent et utilisent les enfants, d’obtenir le relâchement de ces enfants, de procéder à leur réhabilitation et leur réinsertion dans leur communauté.   De même, nous avions pris l’initiative de négocier une résolution, la 1625 (2005) que les Chefs d’Etat sont venus approuver, le 14 septembre 2005. Elle met en place un mécanisme par lequel la communauté internationale peut réagir très rapidement s’il y a des signes avant-coureurs dans les pays qui sont en situation de crise et faire en sorte que les crises ne se transforment pas en conflits violents. Donc, je puis vous dire que ces résolutions et bien d’autres, ont été initiées, négociées par le Bénin. Quand on parle de la prévention des conflits, on ne peut pas le faire sans faire référence à ce jalon important qui a été posé à l&#8217;initiative du Bénin en 2005. Le Bénin a activement contribué aux débats menées en 2005 et qui ont permis d&#8217;opérer une  reforme des Nations Unies, entre autres par la mise en place d’un dispositif de  consolidation de la paix. Il se compose de la Commission de Consolidation de la Paix, du Bureau d’Appui à la Consolidation de la Paix et du Fonds de Consolidation de la Paix doté d’une enveloppe initiale de 250 millions de dollars US. La Commission permet la coordination des principaux organes des Nations Unies que sont le Conseil de Sécurité, l’Assemblée Générale, l’Ecosoc dans le but d’harmonier les actions de la communauté internationale en faveur de l’efficacité, pour renforcer l’action des Nations Unies dans le domaine de la prévention des conflits. Le Bureau assure le Secrétariat de la Commission et le Fonds permet de financer les mesures urgentes et catalytiques pour prévenir l’éclatement ou la reprise d’un conflit après la conclusion d’un accord de paix. Il se fait qu’aujourd’hui le Bénin, siège dans cette Commission pour y avoir été élu pour la période 2009-2010, et assure la vice- présidence de la Commission  au titre de l’Afrique, pour l’année 2010. Cela veut dire que je siège dans cette fonction pour le compte du Chef de l’Etat parce que s’il faut se réunir au niveau le plus élevé, c’est le Chef de l’Etat qui sera invité à venir siéger. Et quand je prends la parole, je dis ce que je pense que le Chef de l’Etat peut dire parce que c’est en son nom, c’est lui qui est le premier Diplomate. A travers nous, c’est lui qu&#8217;on voit là-bas aux Nations Unies. Les activités de cette Commission visent à s’assurer que les pays qui sont sortis d’un conflit puissent être maintenus sur le chemin de la paix, puissent évoluer de façon crescendo vers un état de normalité qui va leur permettre de substituer une économie de paix à l’économie de guerre qui avait prévalu pendant le conflit. On y parvient en intégrant de façon efficace les anciens combattants dans la vie active, civile, productive et en aidant ces pays à bâtir des institutions démocratiques solides et durables. C’est en cela que le Bénin a une place de choix dans cette Commission, parce que le Bénin a réalisé en 1990, une refonte totale de ses institutions nationales et a pu assurer leur fonctionnalité depuis lors. On nous admire beaucoup pour cela, pour la façon dont nous avons articulé les relations entre l’exécutif et les institutions de contre pouvoir pour résoudre par le dialogue nos propres problèmes. C’est un travail d’orfèvres que les Observateurs étrangers attribuent au génie béninois. La capacité de générer des institutions durables qui servent de creuset pour régler les problèmes du pays, pour promouvoir le développement du pays, pour promouvoir la paix dont tout un chacun de nous a besoin pour pouvoir dormir tranquillement chez lui et se réveiller chaque matin, pour vaquer à ses activités. La paix est un grand bien. Nous la devons au bon fonctionnement de nos institutions démocratiques. Cela nous vaut de l’admiration.  C’est l’une des raisons pour lesquelles le Secrétaire Général des Nations Unies vient chez nous. Il vient pour reconnaitre notre Nation, pour reconnaître l’efficacité de notre système politique et économique.</p>
<p> <strong>Procédure pour faire aboutir des propositions à l’Onu</strong></p>
<p>Les procédures des Nations Unies sont complexes. Du fait du nombre limité de pays siégeant au Conseil de Sécurité, la procédure suivie pour les prises de décision est plus simple. Il y a quinze membres au Conseil de Sécurité. N’importe Etat membre du Conseil peut prendre l’initiative d’une décision, s’il a l’idée qu’il y a un créneau pour agir. Les Nations Unies existent depuis 1945 et beaucoup de choses ont été faites dans divers domaines d’activités. Les priorités sont établies suivant les sensibilités des Etats membres. Le Conseil a son agenda qui mobilise leurs énergies.  Quand vous devenez membres du Conseil, vous définissez les objectifs stratégiques de votre mandat et vous prenez l’initiative des mesures que vous jugez nécessaires pour améliorer le dispositif de sécurité collective établi par la Charte des Nations Unies? Vous vous efforcez de faire comprendre aux autres délégations le bienfondé  des mesures que vous proposez. Si vous parvenez à obtenir leur adhésion, vous pouvez faire adopter une Résolution pour consacrer vos propositions. La Charte a pour première vocation de prévenir les conflits et pourtant bon nombre de pays sont tombés dans des conflits qui ont duré des années.  Quand un conflit éclate quelque part, ce n’est pas seulement l’échec de la classe politique de ce pays. C’est aussi l’échec de la communauté internationale. Il faut que les Nations Unies qui sont le siège de la communauté internationale puissent assumer pleinement leurs responsabilités envers les pays, envers les peuples. C’est ce qui a motivé le Bénin à travailler sur le rôle du Conseil de Sécurité dans le domaine de la prévention des conflits. Nous avions eu une vision bien inspirée, et nous avons trouvé un soutien auprès des autres Membres du Conseil pour la porter avec nous. Au départ, vous êtes seul. C’est comme une boule de neige qui prend de l’envergure et à la fin, vous vous retrouvez avec tout le monde autour de vous pour soutenir votre idée et s’asseoir avec vous pour mettre au point le projet de résolution que vous avez initié, de manière à le rendre consensuel. Pour ce faire, votre Mission Permanente convoque et préside des séances de négociations qui permettent d’amender votre projet initial et de le finaliser. Une fois que le texte est mûr, il est passé au vote. S’il obtient neuf (9) voix, y compris les celles positives des cinq membres permanents, il est adopté. A l’Assemblée Générale, la procédure est presque la même, le vote se fait à la majorité simple des Etats Membres votants. Si la résolution entraîne une incidence financière, alors son adoption est subordonnée à la présentation par le secrétariat des implications sur le budget et programme de l’Organisation. Cela permet de savoir combien coutera la mise en œuvre de la Résolution.  </p>
<p> <strong>Le mode opératoire des relations entre le Chef de l’Etat et le diplomate</strong></p>
<p><strong> </strong>Le Chef de l’Etat est le premier Diplomate de la Nation mais son action dans le domaine de la diplomatie est portée par le Ministère des Affaires Etrangères, une structure  gouvernementale qui dispose des compétences requises et qui a une bonne connaissance des us, coutumes de conduite des relations intergouvernementales et de la pratique internationale parce que c’est surtout cela qui fait la qualité de diplomatie d’un pays, en somme une bonne connaissance et un respect méticuleux des règles et usages de la communauté internationale. C’est un travail professionnel de savoir apprécier les enjeux d’une discussion qui se tient, de pouvoir appréhender les concepts utilisés et de pouvoir identifier les points sur lesquels il est nécessaire d’avoir des instructions avant de se prononcer. Les Diplomates de haut rang sont appelés des plénipotentiaires. Un Plénipotentiaire, c&#8217;est quelqu&#8217;un qui a les pouvoirs pour agir, mais il doit agir en connaissance de cause. Parce que le Chef de l’Etat, en nommant les Ambassadeurs, leur confère une capacité  de le représenter. C&#8217;est une grande responsabilité. Mais, il y a des questions qui nous dépassent, il y a des questions qui sont si importantes qu’on ne peut pas engager la Nation sans consulter celui qui assume la responsabilité suprême pour le bien et l’intérêt de l’Etat béninois. Cela se fait d&#8217;ordinaire à travers les hauts responsables du Ministère des Affaires Etrangères. Suivant l’importance de la question, on peut remonter au Ministre lui-même. Il revient au Diplomate en situation d&#8217;apprécier si c’est au Ministre qu&#8217;il doit se référer ou directement au Chef de l’Etat suivant les circonstances. Si vous commettez des impairs, cela aura des conséquences pour votre pays.  L’art du Diplomate, c’est de savoir faire en sorte que son pays puisse garder les meilleures relations possibles avec les autres. Et comment on y parvient ? En les consultant, en parlant avec leurs représentants, en maintenant de bonnes relations d’amitié et de coopération avec eux,  en s&#8217;interrogeant constamment sur les motivations des actes qu&#8217;ils posent et sur leurs démarches à votre endroit, en rendant compte aux Autorités Nationales. Car, les Etats ont des intérêts qui peuvent diverger et qui peuvent les amener à vouloir maximiser leurs gains aux dépens des autres. C’est pourquoi il faut une vigilance de tous les instants. Les Ambassadeurs ne sont pas là que pour exécuter les volontés des Autorités Nationales, mais elles ont toujours le dernier mot. La décision finale leur appartient. Si les instructions nous posent problèmes sur le plan technique, nous avons le devoir de le leur faire savoir, en exposant les faits dont nous avons connaissance. Par exemple, il est arrivé, pendant qu’on siégeait au Conseil de Sécurité, que faisant suite aux  instructions reçues du pays, on écrive pour dire aux Autorités qu&#8217;on ne peut pas les mettre en application pour les raisons bien précises. Ainsi vous faites des suggestions quant à l&#8217;attitude que vous jugez convenable pour la circonstance. Et le Ministre prend ses responsabilités. Parfois même, il est nécessaire que le Gouvernement se détermine expressément. Parce que nous sommes tenus de respecter notre Constitution. Nous sommes tenus de poser des actes qui soient en conformité avec notre légalité nationale, ce qui est légale au Bénin.</p>
<p> <strong>Comment parvenir à suspendre les travaux du Conseil de Sécurité ?</strong></p>
<p>C’est en cela qu’intervient le principe de l’égalité souveraine des Etats. Dans ce jeu, personne n’est plus fort que l’autre. Nous avons tous les mêmes droits et notre voix compte. Le Conseil de Sécurité est fait ainsi, il ne prend ses décisions que si tous les Etats membres sont en mesure de se prononcer. Pour cela, il y a la règle du délai de 24 heures. Tous les projets de résolutions doivent être portés à la connaissance des Etats membres dans leur forme définitive 24 heures avant la séance au cours de laquelle ils doivent être mis aux voix. Si lors des consultations préalables vous n’êtes pas en mesure de vous prononcer sur le texte, on vous donne le temps de saisir votre Centrale pour recevoir les instructions. Si votre délégation ne vient pas siéger à la séance, celle-ci sera levée et ajournée. Parce quand vous êtes élu au Conseil de Sécurité, vous êtes investi d’un mandat pour agir en vue de la promotion du bien commun de l’humanité. Ce mandat vous confère une responsabilité mais aussi une autorité que vous exercez. Donc, votre voix compte et vous devez l’exprimez. Et si vous n’êtes pas en mesure de l’exprimer, vous dites aux autres, que vous n&#8217;êtes pas prêts.  Cela ne veut pas dire que vous allez pouvoir ajourner une décision indéfiniment. Il y a des règles de bienséance, de convenance, il y a des limites à ne pas dépasser. Donc, vous êtes formés pour reconnaître ces limites- là. Si vous n’avez pas d’instructions, vous devez vous garder de prendre des engagements que votre pays ne peut pas honorer. Il y a des manières de le faire.</p>
<p> <strong>Savoir dire non aux Nations Unies avec la manière…</strong></p>
<p>Vous savez que c’est souvent des situations très délicates. Et c’est pour cela qu’en tant que diplomate professionnel, je suis un peu embarrassé à donner des exemples concrets. Je vous dis que ce que nous faisons aux Nations Unies est très sérieux. Quand vous dites non à un pays, il vaut mieux le dire de façon à ne pas humilier ce pays. Il faut, en toute circonstance, ménager l&#8217;avenir. Et souvent quand on dit non, c’est parce que c’est nécessaire pour défendre les valeurs auxquelles nous sommes attachées.  Donc, je ne vais pas donner un exemple concret, il y a mille exemples qui me sautent à l’esprit mais dès que j’en citerai un, cela risque de devenir une question bilatérale. Et le Bénin a un intérêt à garder de bonnes relations avec tous les pays malgré nos divergences de vues sur certaines questions. Il n’est pas indiqué qu’on donne des détails sur les dossiers délicats que nous gérons là-bas aux Nations Unies.</p>
<p> <strong>Cpi : Un dossier qui a marqué l’ambassadeur</strong></p>
<p>Le dossier où le Bénin a vraiment manifesté son indépendance, c’est le dossier de la Cour pénale internationale. C&#8217;est un pilier de la légalité internationale. Est-ce que tous les Etats doivent être assujettis ou non à la juridiction de la Cour pénale internationale.  Nous avons ici, et vous voyez en quoi les institutions nationales sont importantes, nous avions un acte de la Cour constitutionnelle qui faisait que le Bénin ne pouvait pas cautionner de la discrimination dans le traitement des personnes qui commettent des crimes relevant du ressort de la Cour. Et quand un pays voulait s&#8217;octroyer un traitement particulier en cette matière, nous ne pouvons pas lui accorder notre soutien au préjudice de nos institutions nationales. Vous voyez, c’est quelque chose de très sérieux. Je ne vais pas vous en dire davantage sur ces questions.</p>
<p> <strong>Le Bénin dans les opérations de maintien de la paix</strong></p>
<p>C’est une très belle page de notre diplomatie qui honore grandement le Bénin. Le Bénin participe aux opérations de maintien de la paix avec un effectif de près de 1340 hommes déployés à travers le monde, tant des militaires que des policiers. Vous savez qu’on a tout un bataillon en République Démocratique du Congo et qu’on a aussi des troupes en Côte d’Ivoire. Nous participons par des policiers à la MINUSTAH en Haïti et les prestations des agents déployés dans ces missions sont très appréciées. Et c’est une grande contribution que nous apportons aux efforts de la communauté internationale pour maintenir la paix et la sécurité internationales. Et cela nous est très bien compté à travers l’estime dont le Bénin jouit. Imaginez-vous que votre pays qui est 163ème (2008) suivant l’index du développement humain est le 19<sup>ème</sup> pays contributeur de contingents aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Avant nous, l’on retrouver le Nigeria, le Rwanda, le Ghana, l’Ethiopie, le Sénégal, l’Afrique du Sud, le Maroc. Sur le continent, c’est les pays qui viennent avant nous en termes d’effectifs déployés pour le maintien de la paix dans le monde.</p>
<p> <strong>Appréciation des troupes béninoises</strong></p>
<p>Non seulement, les officiers que nous envoyons sont très bien appréciés, et le plus souvent ils deviennent chefs d&#8217;équipes sur le terrain. Jusqu&#8217;à tout récemment, l’ancien Chef d’Etat Major Général des Forces Armées Béninoises, le Général Fernand AMOUSSOU, commandait la Force des Nations Unies en Côte d’Ivoire. Le Général Fernand AMOUSSOU est vraiment une personnalité très appréciée aux Nations Unies à New York. Les hauts fonctionnaires des Nations Unies qui s’occupent des Opérations de maintien de la paix ne vous disent que du bien du Général AMOUSSOU pour le travail qu’il a eu à faire là-bas. Vraiment, la participation aux Opérations de maintien de la paix, c’est un dossier sur lequel le Bénin marche la tête haute aux Nations Unies. C’est un dossier sur lequel j&#8217;éprouve beaucoup de fierté. Au–delà de nos performances remarquables dans ce domaine, nous sommes en train de mener une action aux Nations Unies pour le renforcement des mesures de prévention des conflits. Cette action vise à faire en sorte qu’on ait moins besoin de déployer des troupes sur le terrain. Et si malgré les efforts qu’on fait pour éviter de déployer des troupes, la nécessité s&#8217;en fait sentir, nous sommes en train de faire en sorte que ce ne soit pas seulement des militaires mais qu’on synchronise l’action militaire avec des mesures de renforcement des capacités civiles et institutionnelles des Etats concernés. Ceci, parce que ce sont ces capacités qui permet l’appropriation du processus de paix par les pays. Il faut aider les pays à reconstituer leur administration, il faut aider les pays à mettre sur pied des institutions démocratiques nationales qui collent avec leurs réalités et qui permettent de maintenir durablement la paix. Et le Bénin a donné un exemple vraiment impressionnant dans ce domaine. Et actuellement, l’un des aspects que la délégation du Secrétaire Général vient examiner au Bénin, c’est de savoir comment faire profiter les autres pays, les Etats fragiles, les Etats sortant d’un conflit qu’on veut stabiliser durablement, comment faire profiter ces pays de l’expérience du Bénin en matière de mise en place des institutions nationales fonctionnelles pour assurer une gestion de l’Etat qui soit inclusive.</p>
<p> <strong>Le Bénin a une position à l’Onu ou il accompagne les autres ?</strong></p>
<p>Non, le Bénin fait mieux que d&#8217;accompagner les autres. Le Bénin a sa position, ses choix politiques qu&#8217;il défend et promeut. Vous ne pouvez pas vous imaginez le rôle que joue le Bénin dans cette arène. Un exemple : nous avions une situation où, pendant près de treize ans, les Nations Unies ont mis en place un groupe de travail pour réfléchir à la reforme du Conseil de Sécurité. Mais, ce groupe de travail tournait en rond et n’avançait pas et se contentait de tenir des débats sur débats, d’année en année. Nous avons contribué à constituer un groupe de pression autour d’une des puissances émergentes pour canaliser le processus de reformes vers des actions concrètes. En quoi faisant ? En sortant le dossier du giron du groupe de travail pour passer aux négociations intergouvernementales. Cela n’a pas été du tout facile. Tous les pays reconnaissent la nécessité de la réforme mais il y a des pays qui ne veulent pas avoir d’autres  membres permanents du Conseil de Sécurité. Ils font en sorte que la reforme ne débouche sur des résultats qu&#8217;ils ne souhaitent pas. Nous voulons un Conseil de Sécurité qui ait toute la légitimité requise.  On veut que nos délibérations aient en vue des objectifs précis. Et c’est ainsi qu’on a réussi à mettre en veilleuse le groupe de travail et à faire passer les Etats membres à la phase de  négociations intergouvernementales. Celles –ci sont en cours actuellement. Je vais vous dire quelle est la différence. Les négociations intergouvernementales mènent inexorablement à un  résultat, à terme. Le groupe de travail établit un processus où l&#8217;on recherche interminablement le consensus. Dans le groupe de travail, vous parvenez à prendre une décision, seulement quand tout le monde est d’accord et personne ne s’y oppose. Tant que quelqu’un s’y oppose, on dira qu’il n’y a pas le consensus. Cela peut être un seul Etat, on dira qu’il n’y pas le consensus. Mais quand vous êtes dans un processus de négociations intergouvernementales, vous négociez sur la base d’un texte en essayant de prendre en compte, autant que faire se peut, les préoccupations exprimées par les uns et les autres. C’est pour cela que pour conduire ce processus, on désigne un facilitateur, un négociateur en chef qui consulte tout le monde,  discute pour élaborer le texte. Quand le texte est mûr pour la décision, soit il arrange tout le monde et vous prenez la décision par consensus. S’il  n’arrange pas tout le monde,  on va au vote. La décision est prise quand les règles du vote, les critères précis régissant la prise de décision sont remplis. Et, cette décision engage tout le monde. Donc, le Bénin a fait en sorte que ce dossier puisse progresser. La vérité est que le Conseil de Sécurité a perdu de sa représentativité au fil des ans. Lorsque le Conseil de Sécurité a été mis sur pied en 1945, il comprenait cinq membres permanents et six membres non permanents. Sa composition a été modifiée en 1963, parce que dans l&#8217;intervalle un grand nombre de pays, notamment africains sont devenus indépendants et il a fallu revoir la composition du Conseil dans la catégorie des membres non permanents. De ce fait, il est passé de 11 à 15 membres. Cet amendement de la Charte est entré en vigueur en 1965 au moment où l’Organisation comptait 119 Etats Membres. Mais maintenant, la famille des Nations Unies compte cent quatre vingt douze Etats Membres. En 1945, il y avait une cinquantaine d’Etats en 1945. Actuellement ce nombre a donc presque quadruplé. Donc, il faut que la composition des organes clés soit révisée pour que les proportions soient gardées. C’est à cela que nous travaillons. La reforme du Conseil de Sécurité vise à assurer une représentation équitable des membres au sein de cet organe.  </p>
<p> U<strong>ne représentation onéreuse pour le contribuable</strong></p>
<p>Je vais vous dire que le Siège de l&#8217;Organisation des Nations Unies se trouve dans une ville des Etats -Unis où la vie est chère, New York. Les montants qu’on sort à la fin de chaque mois pour payer l’Ambassadeur que je suis, pour payer le personnel, les autres membres du personnel recrutés localement, pour leur assurance maladie et pour payer la part qui revient à l’Etat dans leurs loyers, quand vous faites les additions, vous vous pouvez vous poser des questions. Mais, c’est un calcul d’épicier parce que la souveraineté n’a pas de prix. Il faut être là pendant que l’on décide des choses qui peuvent affecter votre souveraineté. Il faut être là pendant que se déterminent les règles de la communauté internationale. Il faut être là. Il faut y être aussi parce qu’au-delà de la représentation au sein de l’Organisation, où l&#8217;on traite de toutes les questions qui concernent notre univers, vous avez la chance d’être au contact des représentants des cent quatre vingt onze autres Etats membres. Je ne sais pas s’il y a une autre ville au monde où l’on peut retrouver sur place les représentants des cent quatre vingt onze autres Etats membres. Qu’est ce que cela veut dire ? Vous avez là cent quatre vingt onze Ambassadeurs Représentants Permanents qui ont la possibilité d’appeler le Ministre des Affaires Etrangères de leur pays et dans les cas extrêmes leur Chef d’Etat. Quand vous avez un problème à régler ici à Cotonou, parfois le chemin le plus court passe par New York. Un coup de fil à l&#8217;Ambassadeur Représentant Permanent du Bénin à New York suffit car il lui est possible d&#8217;appeler directement son homologue qui peut dans la minute d&#8217;après rendre compte à ses Autorités. Souvent, il s&#8217;agit de sauver des vies humaines, ou d&#8217;obtenir des décisions urgentes, pour décanter des situations qui peuvent autrement entraîner des complications. C’est pour cela que je suis accroché à mon téléphone qui est branché vingt quatre heures sur vingt quatre. A n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit, je prends les appels entrants parce que cela peut être très important.</p>
<p> <strong>Des circonstances </strong><strong> </strong><strong>de l’information de l’arrivée de BAN Ki-moon au Bénin ?</strong></p>
<p>Le Secrétariat Général m’a appelé un jour pour me dire que le Secrétaire Général des Nations Unies a décidé d’aller chez vous. C’était pour moi une heureuse nouvelle. Parce que le Secrétaire Général qui a un calendrier très chargé est presqu’en fin de mandat. Il décide de faire une tournée en Afrique dans certains pays dont le nôtre. On m’appelle, et on me demande de faire connaître la réponse des Autorités Béninoises dans les heures qui suivent. Et le Benin a réagi en moins de trente minutes, par son plus haut Responsable.</p>
<p> <strong>Les raisons de votre présence au pays actuellement</strong></p>
<p>Le Secrétaire Général vient au Bénin. Il est d’usage que l’Ambassadeur qui représente le pays auprès de l’Organisation à New York soit là à l&#8217;accueil et  apporte sa contribution au bon déroulement de la visite. Et je vous dis que mes obligations à New York sont telles que je repars le même jour que le Secrétaire Général de l’Onu pour aller remplir d’autres engagements urgents du Bénin qui m’attendent. Le Groupe Consultatif du Conseil Economique et Social des Nations Unies sur Haïti dont je suis membre y effectue une visite  du 16 au 19 juin 2010 pour faire rapport à la session de fond en juillet prochain et le Chef de l&#8217;Etat m&#8217;a autorisé y prendre part.</p>
<p> <strong>Les vraies raisons de la visite de BAN Ki-moon au Bénin</strong></p>
<p>Le Bénin a été choisi, et le Secrétaire Général l’a dit, c’est pour marquer son attachement à la démocratie et à la bonne gouvernance. C’est pour marquer la reconnaissance du mérite du Bénin. Le Bénin est un exemple dans ce domaine. Et on nous écoute quand on parle là-bas. Et, vous le savez, ce n’était pas le fait du hasard que la dernière fois que le Secrétaire Général a organisé un Sommet sur les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), le Secrétariat a insisté pour que ce soit le Chef de l’Etat, Dr. Boni YAYI, qui préside une table ronde sur l’élimination de la pauvreté et de la faim dans le monde. Vous l’avez certainement vu ici à la télévision. Vous avez vu le Président de la République assis au podium avec plusieurs de ses Pairs présents dans la salle. C’est la reconnaissance des progrès réalisés par notre pays dans ce domaine. Vous voyez, c’est le Bénin sur le plan international. Le Bénin à la côte, notre Président de la République est connu comme le porte- flambeau d&#8217;un nouveau type de dirigeants. Tout le monde l’apprécie parce qu’à travers lui, on voit une élite d&#8217;avant- garde qui prend ses responsabilités non seulement dans les affaires nationales mais également dans la gestion des affaires du monde.</p>
<p> <strong>Et pourtant le SG/Onu a visité d’autres pays comme le Burundi ?</strong></p>
<p>Le Secrétaire Général était au Burundi parce que le Burundi est un pays qui a bénéficié de l’assistance des Nations Unies au sortir d’un conflit et qui traverse une période critique. Le Secrétaire Général est allé là-bas pour évaluer les progrès qu’ils sont en train de faire dans le domaine de la consolidation de la paix et apporter à ce pays un encouragement à continuer sur le chemin de la paix. Il n’est pas allé qu’au Burundi, il est allé au Cameroun aussi, un pays qui fait des avancées remarquables sur la voie de la réalisation des OMD.  Le Secrétaire Général vient au Bénin pour focaliser l’attention de la communauté internationale sur notre expérience démocratique, pour célébrer notre Démocratie. C’est un avantage sans prix que de pouvoir montrer à la presse internationale, à travers le travail que vous allez faire dans cette période, que le Bénin est un pays démocratique qui fait des progrès remarquables dans la réalisation des OMD. Le Secrétaire Général vient au Bénin aussi parce que le Bénin fait partie des dix (10) pays pilotes qui ont été retenus pour bénéficier de l’attention particulière de la communauté internationale dans le cadre de la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement. Ceci parce que le Gouvernement a fait un travail de fond pour évaluer les actions à engager pour que notre Pays puisse atteindre les OMD en 2015, qui est l’échéance fixée. Donc, il vient pour apprécier les progrès que nous avons réalisés, nos acquis dans le domaine de la santé, dans le domaine de l’éducation et de la protection de l’environnement. Vous savez que le Bénin a fait quelque chose de très important en proclamant l’éducation primaire obligatoire pour tous les enfants en âge d’être scolarisés, c’est quelque chose que beaucoup de pays n’ont pas encore fait. Le Bénin s’est engagé sur cette voie et fait des efforts pour réaliser cet objectif qu’il s’est fixé. Donc, c’est quelque chose qui nous place parmi les pays d’avant-garde, qui font des efforts, qui ont reconnu l’importance des OMD et mobilisent leurs ressources nationales pour atteindre ces objectifs. Cela nous vaut beaucoup de respect. C’est pour cela que le Secrétaire Général vient au Benin. Il vient aussi pour recenser les difficultés concrètes, matérielles que nous rencontrons dans les efforts que nous faisons dans ce domaine pour voir comment mobiliser davantage la communauté internationale pour nous aider. Parce qu’en 2015, on se réunira à New York comme en septembre prochain pour faire le bilan. Et il est dans l’intérêt de la communauté internationale qu’il y ait des pays africains qui aient réussi dans ce domaine. En 2007, une étude a été faite par la Commission Economique des Nations Unies pour l&#8217;Afrique et par la Commission de l&#8217;Union Africaine et qui a montré que l’Afrique est en retard sur le calendrier. Bon nombre d’autres pays d’Asie ont réalisé les objectifs du millénaire pour le développement mais l’Afrique a accusé du retard. C’est pour cela que le Secrétaire Général a mis sur un groupe de pilotage de haut niveau pour accélérer le processus de réalisation des OMD en Afrique. Ce groupe qu’il préside lui-même comprend, entre autres, le Président de la Banque Mondiale, le Président de la Commission de l’Union Africaine,  le Président de la Banque Africaine de Développement, l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement pour voir ce qu’on peut faire, soit à travers des recommandations, soit à travers la mobilisation des ressources supplémentaires sur le plan international pour aider le pays. Vous savez, je vais vous le dire, c’est cela la côte du Bénin aux Nations Unies. Ne soyez pas surpris que ce que nous faisons de bien au plan national, que la paix qui règne dans notre pays soit rémunérée au plan international.</p>
<p>  <strong>BAN Ki-moon au Bénin pour la Lepi ?</strong></p>
<p>Les Nations Unies sont impliquées dans la mise en œuvre de la Liste électorale Permanente Informatisée (LEPI) mais la Lepi, c’est un processus national. Les Nations Unies ne viendront la faire à notre place. Les Nations Unies ont un principe, un principe directeur auquel elles tiennent, c’est l’appropriation nationale des processus démocratiques. Les Nations Unies viendront seulement pour aider, pour encadrer les élections. C’est tout. Nous ne sommes pas un pays sous tutelle. Nous sommes un pays indépendant. La LEPI, c’est notre propriété, c’est notre affaire. Nous avons sollicité le soutien des Nations Unies pour financer le gap. On a mobilisé les ressources qu’il faut, on a un gap à financer et on a sollicité le soutien des Nations Unies pour venir coordonner parce qu’elles ont une expérience en la matière. Elles l’ont fait au Congo, au Togo, en Guinée…vous voyez que tous les pays qui nous entourent ont leur Lepi. Donc, les Nations Unies veulent nous aider à notre demande parce que nous avons décidé maintenant de la faire et c’est tout. Il n’y a pas autre chose.</p>
<p> <strong>Une visite pour prévenir un conflit au Bénin ?</strong></p>
<p>Vous voulez savoir si la visite du Secrétaire Général de l’Onu peut avoir un effet préventif. Mais je ne pense pas qu’il y ait des développements aussi préoccupants au point de justifier une visite sous ce motif…Qu’est ce que le Secrétaire Général vient  faire ? Il vient nous rendre visite. Quoi de plus simple ? On a reçu par le passé des visites du genre. Il vient nous rallier tous autour de sa personne et pour nous rassembler autour de ce qui est notre bien commun : la démocratie pour lequel le Bénin est si bien apprécié au plan international. Moi, je ne vois pas autre chose. Il vient pour reconnaître ce que nous avons fait au cours de ces vingt dernières années et qui est attribué à quelque chose qu’on appelle le génie béninois. S&#8217;il est vrai que nous sommes à l’aube d’une phase électorale, il est tout aussi vrai qu&#8217;une élection, c’est une épreuve, mais c’est une règle de la démocratie. Il est important que les élections aient lieu à l’échéance constitutionnelle indiquée et il est important que nous disposons de tous les moyens pour les organiser. Les Nations Unies vont nous y aider.  Si les moyens manquent, faisons ce que nous avons si souvent fait. Sollicitons l’appui de la communauté internationale dans ce domaine. Donc, de mon point de vue, et, on me l’a dit là-bas, le Secrétaire Général ne se fait aucun souci pour le Bénin. Le Secrétaire Général vient parce qu’on a un sommet en septembre prochain sur les objectifs du millénaire pour le développement. Le Bénin est l’un des modèles dans ce domaine, de par les initiatives prises. Si le Secrétaire Général vient nous voir parce que nous sommes en train d’évoluer positivement dans ce domaine, je ne vois pas pourquoi, on se ferait des idées sur autre chose.</p>
<p> <strong>Le Bénin, un leader parmi les Pays les Moins Avancés (PMA)</strong></p>
<p><strong> </strong>Le Bénin s’est distingué sur bon nombre de dossiers important aux Nations Unies  au cours de ces dernières décennies. Outre le rôle de premier plan qu’il a joué dans la conduite des négociations des conventions issues de la Conférence de Rio, dans l’organisation de la Quatrième Conférence Internationale des Démocraties Nouvelles et Rétablies, il a assuré pendant cinq ans, la présidence du Bureau de Coordination des Pays les moins avancés et plus récemment, il a présidé le Conseil d’Administration du PNUD et du FNUAP, fonction que le Ministre Jean-Marie EHOUZOU, son illustre prédécesseur  a assumée avec brio, en gérant avec une dextérité saluée les dossiers aussi délicats que celui relatifs aux activités du PNUD en Corée du Nord et l’élection controversée de l’Iran à la présidence dudit Conseil. Je ne vais pas terminer cet entretien sans m’attarder un tant soit peu sur la présidence du Bureau de Coordination des PMA par le Bénin, pendant 5 ans.  Le Bénin a assuré cette présidence, de 2002 à 2007. Ce fut un engagement très important. Parce que dans cette période, nous avons représenté les 50 PMA du monde dans l&#8217;arène internationale. On a été leur porte-parole. A ce titre, on a participé aux négociations internationales pour y défendre les intérêts des PMA. On a assuré le suivi de la mise en œuvre du Programme d’actions de Bruxelles pour les PMA et piloté la revue à mi-parcours de ce Programme d&#8217;Action. Maintenant, nous sommes en train de préparer, en tant que membre du Bureau de coordination, la 4ème Conférence des Nations Unies sur les PMA qui va se dérouler à Istanbul en Turquie en 2011. C’est quelque chose de très important pour les PMA, y compris pour notre Pays. Cette Conférence va attirer l’attention de la communauté internationale sur nos besoins spéciaux en tant que pays moins avancés, en ce qui concerne la promotion des investissements étrangers, l’augmentation de revenus nationales par tête d’habitants qui va nous permettre de sortir du Groupe des PMA. C’est un processus de négociations qui est en cours actuellement et que nous suivons à partir de New York. On a déjà tenu les deux conférences régionales préparatoires, celle d’Asie à laquelle j’ai participé en tant que représentant africain au sein du Bureau de Coordination des PMA et la réunion africaine d’évaluation de la mise en œuvre du 3e Programme d’action, qui a eu lieu à Addis-Abeba, en mars dernier. Donc c’est un aspect très important de notre travail sur le plan du développement économique et social.</p>
<p style="text-align: center;"> <strong>Carte d’identité</strong></p>
<p><strong><em>Francis est né en 1955. Il avait rêvé d’être diplomate. « Je rêvais de devenir Ambassadeur parce que j’avais un parent Ambassadeur et toutes les photos que j’avais de mon grand père maternel étaient celles des cravates » confesse-t-il. Aujourd’hui il est l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire, Représentant Permanent de la République du Bénin auprès des Nations Unions à New York. Et pourtant mentionnera-t-il « le parcours n’a pas été facile ». Dans les années 60 à 68 où il fréquentait encore l’école primaire catholique Saint Jean et l’Ecole Urbaine Centre à Cotonou, avec le Directeur Basile ATIGNON, ce rêve ne devait être que des fantasmes d’enfance. La concrétisation sera au bout du travail dont le Directeur ATIGNON lui a fait prendre le pli.</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>Après les cours primaires, il a poursuivi le collège à l’institut secondaire de Ouinmè à Porto-Novo. Il décrocha le BEPC en 3<sup>ème</sup> comme tout le monde  à l’institut secondaire de Ouinmè à Porto-Novo en 1972. Quatre ans plus tard en 1976, il va obtenir le Bac A4 au Lycée Béhanzin avec la mention assez bien.  </em></strong></p>
<p><strong><em>L’aventure universitaire est alors amorcée par le jeune Francis qui a fait un an à l’Université d’Abomey Calavi de 1976 à 1977 où il s’était inscrit dans une même année en plusieurs disciplines. Il s’était inscrit en allemand, en anglais, langues modernes et en droit. Francis va alors obtenir une bourse pour aller étudier à l’extérieur. Il a poursuivi ses études en Ukraine de 1977 à 1983. Il est revenu au bercail où il a travaillé pendant deux ans au Ministère des Affaires Etrangères. Jusque-là rien ne lui garantissait l’accomplissement de son rêve. C’est alors que vint le concours d’entrée à l’Académie diplomatique de Vienne qu’il passa avec succès.</em></strong></p>
<p><strong><em>A Vienne,  il est allé passer deux années de stage professionnel ensemble avec  la crème européenne dans une école qui est la deuxième de la diplomatie au monde. Donc après sa formation à Vienne où la diplomatie n’avait plus de secret pour lui, il est revenu au pays où il a été affecté au Cabinet du Ministre des Affaires Etrangères. Là, il a passé trois ans sous trois différents Ministres, en tant qu&#8217;Assistant du Ministre Guy Landry HAZOUME, de Daniel TAWEMA et Théophile NATA. C’est après cela qu’il a été affecté à Bonn à l’Ambassade du Bénin en raison de sa bonne connaissance de la langue allemande, la demande de l’Ambassadeur Saturnin SOGLO, A Bonn, il s’est voué à corps perdu pour la promotion de la Coopération Bénino-Allemande. </em></strong></p>
<p><strong><em>A la fin de sa mission à l’Ambassade à Bonn de 1990 à 1997, il est revenu au Bénin en octobre 1997, et a été affecté à la Direction Europe où il a été nommé Directeur adjoint l’année suivante. Il a passé 5 ans en tant que directeur adjoint chargé de la Francophonie et après des pays ACP et de l’Europe de l’Est. Après, il a été affecté à New York, poste qu’il a rejoint, à la suite d&#8217;une courte période en tant qu’Assistant du Ministre Kolawolé IDJI, de novembre 2002 à mai 2003. L’une de ces dernières prestations avant son départ a été la Communication fort appréciée qu’il a faite au Forum de Réflexion Géostratégique organisé par le Ministère de la Défense Nationale en février 2003 et qui a porté sur le thème « Les Relations Extérieures du Bénin- la rationalité d’une démarche globale».</em></strong></p>
<p><strong><em> A New York, il a assumé d’importantes responsabilités. Il a été, entre autres, Coordonnateur du Conseil de Sécurité, en 2004 et 2005, puis Vice–Président de la Commission du Désarmement et Président du Groupe de travail sur le Désarmement Nucléaire et la Non Prolifération des Armes Nucléaires. Nommé Ambassadeur en novembre 2009, il a été élu Vice- Président de la Commission de Consolidation de la Paix crée pour aider les pays sortant du conflit, et Président de la Commission du Désarmement au titre de l’année 2010. Au cours de cette même année, il a été nommé Facilitateur pour la Conférence des Nations Unies sur la Jeunesse qui aura lieu en juin ou juillet 2011.</em></strong></p>
<p><strong><em> &nbsp;&raquo;A ce titre, il me revient de négocier pour le compte du Président de l’Assemblée Générale, avec les Etats membres, les modalités d’organisation de la Conférence et le projet de document final qui va y être adopté pour définir une nouvelle vision de la communauté internationale sur les défis à relever et les stratégies à mettre en œuvre à cette fin».</em></strong></p>
<p><strong><em> Son parcours aux Nations Unies, l’Ambassadeur l’explique de cette manière : «je suis allé à New York, en tant que Ministre Conseiller chargé des Affaires Politiques et Juridiques pour préparer l’entrée du Bénin au Conseil de Sécurité. Ce n’était pas une entreprise gagnée d’avance. Le Bénin était en compétition avec un autre pays africain pour le même siège. La Diplomatie béninoise a réussi à le convaincre de se retirer et cela nous a aussi donné du crédit. C’est à un mois des élections à l’Assemblée Générale que ce pays s’est désisté en notre faveur. En échange, le Bénin avait promis de soutenir, à son tour, sa candidature au Conseil s&#8217;il se présente à nouveau.</em></strong></p>
<p><strong><em>Au Conseil de Sécurité, le Bénin a été un partenaire crédible du point de vue de sa capacité de négocier et d’appréhender les enjeux de la politique internationale. Notre attachement aux principes que nous y avons défendus s’est manifesté tout au long de notre mandat et nous a permis d’assurer le rayonnement de nos valeurs nationales.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Intimité</strong></p>
<p><em>Derrière tout grand homme se cache une grande femme dit-on. L’Ambassadeur Francis Zinsou ne démentira pas ce dicton. Au contraire il le certifie. « Un de mes patrons m’avait dit un jour, raconte-t-il, je vous sais bon travailleur, je vais aller demander à votre épouse si vous êtes un bon mari ». A cela il répondit : «La valeur d’un diplomate n’est pas d’être un bon mari ; c’est d’avoir une bonne épouse. » Ceci parce que c’est la femme qui fait l’homme ».</em></p>
<p><em>Son Epouse en est pour beaucoup dans son ascension et même dans les résultats personnels enregistrés par celui-ci. Une femme déterminante dans sa vie dont il se rappelle et raconte malgré quelques réticences d’ordre pudique, les premiers moments en ces termes : « J’ai rencontré l’âme sœur à Kiev. Elle s’appelle Colette. Quand j&#8217;étais au pays, on me disait qu’il fallait se marier dans sa ville, dans son quartier et si possible dans sa maison.<strong></strong></em></p>
<p><em>Alors quand j’étais là-bas, et au moment où était arrivée l’heure du mariage, j’ai épousé une fille qui était dans la même ville que moi, dans le même immeuble et au &#8211; dessus de mon appartement. Elle est Malgache d&#8217;origine et a fait les mêmes études universitaires de base que moi ». <strong></strong></em></p>
<p><em>Pour ce qui est de la gastronomie de l’homme, son séjour dans les entrailles dorées des Nations Unies n’a pas réussi à changer ses habitudes béninoises. Francis adore la pâte noire du Bénin avec tout ce qu’on peut trouver d’ordinaire pour accompagnement. « je suis donc plus tubercule que céréales » précise-t-il. Sa fonction néanmoins lui impose un rythme de restauration peu ordinaire qui se justifie tout de même. « Je mange le matin avant de sortir. Souvent, vous savez quand vous sortez mais pas quand vous rentrez », explique l’Ambassadeur.<strong></strong></em></p>
<p><em>Sur la fidélité conjugale de l’homme, on ne parierait pas beaucoup tant son physique n’est pas pour laisser indifférent les filles de New York ou de Cotonou. Mais il n’en est rien. L’Ambassadeur estime avec conviction que « chacun doit savoir les risques qu’il prend dans la vie et savoir sur quoi il dépense son énergie ». « J’ai une femme que j’aime beaucoup et elle m’a fait quatre enfants, trois garçons et une fille. On m&#8217;a appris  que ce n’est pas toutes les fleurs que l&#8217;on rencontre sur son chemin que l&#8217;on cueille.<strong></strong></em></p>
<p><em> <strong>Loisirs,</strong></em></p>
<p><em>L’Ambassadeur aime la musique, les ouvrages historiques, et la poésie. Mais au-delà, « le Diplomate, révèle-t-il, trouve un grand plaisir à découvrir du nouveau&#8230; une information qu’il pourra utiliser au bon moment». Les réceptions diplomatiques offrent des occasions exceptionnelles. «Vous ne pouvez pas savoir combien il est important pour un Diplomate d’aller à une réception diplomatique. C’est là que vous pouvez aborder les personnes qui sont importantes et qui ont un calendrier serré. Quand on y va malgré nos multiples occupations, c’est pour chercher des informations. Quand vous avez un sujet qui vous préoccupe, vous  profitez de ces occasions. Quand le Ministre vous téléphone par rapport à une situation et que vous ne savez où rencontrer celui-là qui détient la solution, c’est en ces lieux. C’est souvent là que se font d&#8217;important arrangements, les &laquo;&nbsp;gentlemen agreements&nbsp;&raquo;, que se règlent les questions très compliquées, C&#8217;est là que ceux qui en ont la charge s’approchent pour discuter et s&#8217;entendre sur l&#8217;essentiel. Les réceptions sont un instrument très délicat de travail». L’Ambassadeur ZINSOU c’est aussi un homme rigoureux car soutient-il « la rigueur, on en a besoin en tant que Diplomate parce que si vous ne mettez pas la rigueur dans le travail, vous allez porter préjudice à votre pays et ce qui différencie le Diplomate par nature c’est le patriotisme». A la fonction qu’il occupe, il nourrit un rêve. « Mon plus grand rêve est que le Bénin puisse réaliser la vision que le Chef de l’Etat, Dr. Boni YAYI, a  décrite en arrivant au pouvoir en 2006, qui est de devenir un pays émergent». L’Ambassadeur ZINSOU dit travailler d’arrache -pied pour contribuer à le concrétiser.</em></p>
<p><em> </em></p>
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		<title>Activités politique en marge des obsèques du Pasteur Agbaossi: Bio Tchané rencontre le groupe parlementaire de Alia et Kamarou Fassassi</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 11:18:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le samedi 5 juin 2010 à Porto-Novo, les obsèques du Suprême évangéliste Benoît Agbaossi qui ont réunit diverses délégations socioreligieuses nationales et internationales, ont été également le champ de bataille rangée entre les acteurs politiques nationaux. Le Président de la Boad Abdoulaye Bio Tchané (ABT) annoncé comme candidat à la présidentielle de 2011, en marge [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le samedi 5 juin 2010 à Porto-Novo, les obsèques du Suprême évangéliste Benoît Agbaossi qui ont réunit diverses délégations socioreligieuses nationales et internationales, ont été également le champ de bataille rangée entre les acteurs politiques nationaux. Le Président de la Boad Abdoulaye Bio Tchané (ABT) annoncé comme candidat à la présidentielle de 2011, en marge de ces cérémonies, s’était servi de cette occasion pour effectuer des rencontres politiques en vue de l’élargissement de son électorat.</strong></p>
<p> L’appétit vient en mangeant. Des personnalités politiques aux mouvements politiques puis aux partis politiques, le Président de la Banque Ouest africaine de développement ABT a effectué un grand pas vers la conquête de la classe politique nationale. Son dernier passage au Bénin le samedi 5 juin dernier, à l’occasion des funérailles du Pasteur mondial des chrétiens célestes Benoît Agbaossi à Porto-Novo, a davantage confirmé et donner l’ampleur des ambitions de celui qui est annoncé pour candidat à l’élection présidentielle de l’année prochaine. En marge des funérailles, ABT a eu un entretien avec les députés du groupe parlementaire Sursaut patriotique, issus de plusieurs partis politiques et en majorité élus sur la liste du Président de la République Boni Yayi. Il s’agit essentiellement des députés Affo Djobo, Eloi Aho, Sam Adambi et autres ayant la réputation de « rebelles » de la majorité présidentielle parlementaire.</p>
<p>L’hyperactivité politique qu’a développée le Président Bio Tchané  ce week-end s’est étendue aussi aux anciens candidats aux présidentielles béninoises. C’est le cas de l’ancien candidat à la présidentielle de 2006 Kamarou Fassassi. C’est à son domicile privé que celui-ci a reçu la visite du Président Bio Tchané pour des entretiens qui, à en croire certaines sources proches de l’hôte, ont été très riches et déterminants pour la suite de leur rapport politique en vue des échéances électorales prochaines.</p>
<p>Dans le même temps pour consolider ses acquis politiques  et électoralistes, le probable candidat de l’élection présidentielle de 2011 a eu des échanges avec les alliances politiques oeuvrant déjà pour sa cause dans la population. A cet effet, la Coalition ABT 2011 et l’Alliance des Partis politiques (APP) soutenant sa candidature ont été reçu par Bio Tchané pour un bilan de leurs actions en vue des élections présidentielles et législatives de 2011.</p>
<p><strong> Wandji A.</strong></p>
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		<title>Jean-Baptiste Elias, Président de l&#8217;Observatoire de lutte contre la Corruption (OLC) SOUS « L&#8217;Arbre à palabres »: &#160;&#187; La corruption n&#8217;a pas régressé sous le Changement&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jun 2010 14:32:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean-Baptiste Elias, Président de l&#8217;Observatoire de Lutte contre la Corruption (Olc) est notre invité sous la rubrique exclusive du Quotidien L&#8217;Evénement Précis &#160;&#187; Sous l&#8217;arbre à palabre &#171;&#160;. Sans autre forme de protocole, l&#8217;homme a accepté avec une disponibilité déconcertante, faire face aux questions des journalistes de la Rédaction. Acteurs rompus des débats télévisés, l&#8217;exercice [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/06/elias.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2800" title="elias" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/06/elias.jpg" alt="" width="290" height="387" /></a>Jean-Baptiste Elias, Président de l&#8217;Observatoire de Lutte contre la Corruption (Olc) est notre invité sous la rubrique exclusive du Quotidien L&#8217;Evénement Précis &nbsp;&raquo; Sous l&#8217;arbre à palabre &laquo;&nbsp;. Sans autre forme de protocole, l&#8217;homme a accepté avec une disponibilité déconcertante, faire face aux questions des journalistes de la Rédaction. Acteurs rompus des débats télévisés, l&#8217;exercice ne lui a pas constitué une épreuve trop éprouvante. Très relaxe, il a abordé la question de la corruption au Bénin dans ces différents aspects. Il a passé dans cet entretien en revue les grands dossiers de corruption, la méthode Olc et Fonac dans un tableau peu reluisant sur l&#8217;état de la corruption au Bénin. Néanmoins l&#8217;exercice a été plus difficile pour le tonitruant acteur de lutte contre la corruption quand il s&#8217;est agi de faire une incursion dans sa vie privée. Laconique, Prudent, réservé, …, l&#8217;homme ne sera plus le même. Un entretien passionnant qui va au-delà du Jean-Baptiste ELIAS que vous connaissez !</strong></p>
<p> <strong>LA CORRUPTION SELON JEAN-BAPTISTE !</strong></p>
<p> Pour permettre à vos lecteurs et aux populations de comprendre ce que veut dire le terme &nbsp;&raquo; Corruption &laquo;&nbsp;, je dirai simplement que la corruption est égale &nbsp;&raquo; tout ce qui est pourri &laquo;&nbsp;. Tout ce qui est pourri est égal à la corruption. Sinon on fera des démonstrations scientifiques pour dire que même les détournements de deniers publics font parti de la corruption. La prévarication, la mauvaise volonté font partie de la corruption. Tenez vous tranquille, la corruption n&#8217;est pas seulement une affaire d&#8217;argent. Les filles que les professeurs &nbsp;&raquo; détournent &nbsp;&raquo; au niveau des collèges, et couchent avec elles pour leur donner des notes, c&#8217;est de la corruption aussi.</p>
<p><strong>L&#8217; OLC EN QUESTION</strong></p>
<p> L&#8217;Observatoire de lutte contre la corruption (Olc) est une institution de la République qui compte trois volets. Il y a les représentants de l&#8217;Etat, deux députés et un représentant du ministre de la Justice, de l&#8217;intérieur, de la décentralisation, des Finances. Le Chef de l&#8217;état est représenté par l&#8217;Inspecteur général d&#8217;Etat. Il y a ensuite la société civile représentée par un magistrat, un Journaliste, un Avocat, un Expert comptable, deux Syndicalistes, deux Représentants d&#8217;Ong et le secteur privé représenté par deux élus de la Chambre de commerce et d&#8217;industrie du Bénin (Ccib). C&#8217;est donc tous ceux-là qui constituent l&#8217;Olc et c&#8217;est au sein de ces 19 membres qu&#8217;un bureau est élu. Actuellement j&#8217;en suis le Président. Je suis le 1er Vice président et Porte parole du Fonac qui est une Ong.</p>
<p><strong>ETAT DE LA CORRUPTION AU BENIN</strong></p>
<p> Par rapport aux années antérieures, nous avons présenté le livre blanc sur l&#8217;état de la corruption au Bénin. C&#8217;est une obligation faite à l&#8217;Olc de publier chaque année un livre blanc sur l&#8217;état de la corruption au Bénin. La troisième édition est en cours de préparation et sera publiée dans quelques semaines ou mois. Ceci se réalise avec l&#8217;aide des techniciens, des planificateurs et autres ingénieurs que nous envoyons sur le terrain pour la rédaction des éléments qui constituent le document. Alors aujourd&#8217;hui, je suis malheureusement au regret de vous annoncer que la corruption n&#8217;a pas régressé et il suffit de poser la question à votre entourage. Vous savez la lutte contre la corruption est une affaire de comportement, c&#8217;est un travail de longue haleine. Nous avons un volet important dans la lutte contre la corruption que nous appelons prévention et l&#8217;éducation pour le changement de comportement pour faire reculer la corruption mais le second volet est la répression qu&#8217;on appelle punition. Alors sur les plans éducatif et de prévention, on a pu faire le maximum mais le deuxième volet qui doit décourager ceux qui sont pour la corruption, n&#8217;est pas au rendez-vous. C&#8217;est la répression qui ne relève pas de nous ni de l&#8217;observatoire de lutte contre la corruption (Olc), ni du Fonac ni d&#8217;aucune autre structure de lutte contre la corruption. Mais la répression dans la lutte contre l&#8217;impunité relève de l&#8217;autorité du pays. C&#8217;est d&#8217;abord la Justice et l&#8217;exécutif qui sont habilités par la loi béninoise pour donner les sanctions qu&#8217;il faut. La justice qui est submergée par beaucoup de dossiers et qui prend son temps à rendre la justice dans la sérénité, n&#8217;arrive pas à punir à temps pour décourager à jamais tous ceux qui ont des velléités pour cette pratique-là. Mais malheureusement ! De même, le relais doit être pris par l&#8217;administration pour que l&#8217;agent fautif soit puni avec des sanctions qui vont de l&#8217;avertissement jusqu&#8217;à sa révocation. Ce que nous, nous avons à faire est de dénoncer les cas, de suivre l&#8217;évolution de la corruption, de faire des actions de prévention et d&#8217;éducation. C&#8217;est une course de relais. Il doit être pris par l&#8217;exécutif qui doit mettre en place les conseils de discipline. Nous ne pouvons pas dire aux gens de démissionner, cela ne changera rien. Lorsque nous avons lancé ce &nbsp;&raquo; livre blanc &laquo;&nbsp;, nous avons écrit à toutes les institutions pour leur demander d&#8217;envoyer des représentants. Et chaque ministère a envoyé des délégués pour suivre. Mais nous n&#8217;avons vu aucun représentant des ministères ou des institutions, contester ce qui est écrit dans le livre. Cela veut dire que c&#8217;est réel. Maintenant que nous avons joué notre partition, la balle est dans l&#8217;autre camp c&#8217;est-à-dire la fonction publique qui doit mettre en place les conseils de discipline pour que les sanctions administratives soient administrées à tous ceux qui sont les mauvais agents permanents de l&#8217;Etat. Et puis au niveau de la justice pour qu&#8217;elle puisse étudier de façon rapide pour que les sanctions tombent. Et je vous rappelle qu&#8217;en 2007 nous avons mis à nu le dossier concernant la Sbee, la soneb et autres que vous connaissez. Il ne revient pas à l&#8217;Olc ou au Fonac de lever l&#8217;immunité parlementaire des députés et d&#8217;engager des poursuites contre eux. La loi a défini clairement la procédure à suivre pour les sanctionner. Donc tout en étant Président de l&#8217;Olc, nous sommes dans un Etat de droit où chaque institution doit jouer sa partition. Nous avons déjà fait ce qu&#8217;on doit faire en dénonçant ces agents-là. Maintenant le relais doit être pris par les institutions compétentes. LA CORRUPTION SOUS LE CHANGEMENT Nous ne caricaturons pas le travail que nous faisons sous l&#8217;ère d&#8217;un régime ou d&#8217;un autre. Qu&#8217;il y ait régime ou pas, notre travail est technique. Le &nbsp;&raquo; Livre blanc &nbsp;&raquo; par exemple est un document qui n&#8217;a pas été élaboré par une seule personne. Il y a des sociologues, démographes, et autres qui ont fait le travail avec l&#8217;ensemble des membres de l&#8217;Olc. L&#8217;inspecteur général d&#8217;Etat l&#8217;Inspecteur Général des Finances, l&#8217;Inspecteur Général du MRAI, l&#8217;Inspecteur des Services Administratifs du Ministère de la Décentralisation tous membres de l&#8217;OLC ont participé de bout en bout à sa rédaction. Vous savez très bien que la corruption n&#8217;est pas un élément quantifiable. Toutes les réponses qui sont données à toutes les questions qui sont posées par toutes les administrations de l&#8217;Etat ont conduit aux résultats qu&#8217;on a mis dans le document. Vous devez le lire pour mieux apprécier la situation.</p>
<p><strong>DOSSIER CEN-SAD TOUJOURS VIVANT</strong></p>
<p> Je confirme que le dossier de la Cen-sad est envoyé au ministère de la justice et que la justice l&#8217;a envoyé au tribunal qui à son tour l&#8217;a envoyé à la police judicaire pour que l&#8217;enquête préliminaire soit lancée afin de déclencher l&#8217;opération de poursuite. Le dossier n&#8217;est pas mort. Aucun des dossiers, n&#8217;est mort. Au cours d&#8217;une conférence de presse j&#8217;ai affirmé que le dossier de la Sbee est par exemple à la justice. Et que des tentatives sont en train d&#8217;être faites pour que ça évolue afin qu&#8217;on écoute ceux qu&#8217;on doit écouter. Et qu&#8217;on écoute par la suite ceux qui sont sous protection de l&#8217;immunité parlementaire. C&#8217;est justement ce que je vous expliquais. A ma connaissance, je peux vous confirmer que les dossiers ne sont pas encore enterrés. Il y a des problèmes sur des dossiers certes mais on cherche les formules nécessaires pour que ces difficultés soient levées. A ma connaissance, je suis en mesure de vous dire que les dossiers sont transmis du ministère de la justice vers le palais de justice et de la justice vers les Opj pour qu&#8217;une enquête préliminaire soit faite.</p>
<p><strong>TENTATIVE DE LEVEE D&#8217;IMMUNITE DE CERTAINS DEPUTES PAR LE CHEF DE L&#8217;ETAT</strong></p>
<p>Vous savez que c&#8217;est ce que j&#8217;ai vu que je dis. Nulle part, je n&#8217;ai appris qu&#8217;un papier est envoyé à un niveau donné pour demander la levée d&#8217;immunité d&#8217;un parlementaire impliqué dans une affaire de corruption au Bénin. Quand je l&#8217;aurais vu, je vous le dirai. Par contre, quand je vous ai dit que le dossier de la Cen-Sad est suivi, c&#8217;est parce que j&#8217;ai vu le papier de transmission. Aussi si je vous ai dit que les autres dossiers sont à la justice c&#8217;est parce que j&#8217;ai connaissance des dossiers. Les lettres par lesquelles le processus se poursuit, je les ai vu. Je peux le dire et le répéter si on m&#8217;interpellait. La procédure de levée d&#8217;immunité parlementaire ne s&#8217;opère pas telle que l&#8217;on l&#8217;évoque dans la rue. Il faudrait expliquer aux populations que la procédure est toute autre. Nous sommes dans un Etat de droit où il y a la séparation des pouvoirs. La levée d&#8217;immunité parlementaire ne se fait pas n&#8217;importe comment. D&#8217;abord, il y a le règlement intérieur de l&#8217;Assemblée nationale qui fait avec la constitution le bloc de constitutionnalité. Les conditions dans lesquelles on peut lever l&#8217;immunité parlementaire sont donc assez complexes. Une fois que l&#8217;enquête est faite, le juge estime que l&#8217;état du dossier tel qu&#8217;il est, nécessite qu&#8217;il écoute le député concerné. Et c&#8217;est le juge qui engage la procédure de levée de l&#8217;immunité. Il envoie cette demande au parquet qui l&#8217;envoie au procureur général et lui à son tour l&#8217;adresse au ministère de la justice qui, le transmet au président de l&#8217;Assemblée nationale qui se charge de l&#8217;étudier au niveau du bureau de l&#8217;Assemblée. Et là l&#8217;Assemblée nationale va le programmer et en plénière, une majorité qualifiée va voter ou non la levée d&#8217;immunité de ce député. Une fois que cette levée est faite, on invite l&#8217;individu à se mettre à la disposition de la Justice. La procédure n&#8217;est pas du ressort du Président de la République qui va écrire pour demander à ce qu&#8217;on lève l&#8217;immunité parlementaire de qui que ce soit. Il faut savoir que nous sommes légalistes et tout le peuple béninois a voté la constitution comme cela. Il faut ajouter que les députés ont fait leur règlement intérieur qui a été validé par la cour constitutionnelle et qui fait bloc de constitutionnalité. Alors c&#8217;est important en tant que pays de droit d&#8217;observer les règles et procédures car il y a quelque chose que nous appelons le droit de la défense. Si elle n&#8217;est pas respectée et nous voulons faire comme nous le souhaitons, on aura à faire à une dictature qui ne dit pas son nom et qui sera nuisible pour nous tous. Vous savez bien que dans une partie de notre pays par exemple sous prétexte de quelqu&#8217;un qui est venu voler les enfants, on prend les gens et on les brûle. Maintenant notre constitution a pris des mesures pour que le droit de la défense soit respecté. Il est que nous puissions demander à nos députés de comprendre que le peuple qui les a élu a soif de connaître la vérité et que la levée de l&#8217;immunité parlementaire de quelqu&#8217;un ne veut pas dire forcement qu&#8217;il est fautif. Si les intéressés ont déclaré qu&#8217;ils sont blancs comme neige et qu&#8217;ils sont sûrs d&#8217;eux-mêmes, il n&#8217;y a pas de raisons que la Justice ne les blanchisse. Mais pourquoi on n&#8217;essaie de ne pas aller à la levée de l&#8217;immunité et que les choses traînent pour démotiver tout le monde.</p>
<p><strong>LES MINISTRES, UN AUTRE CAS ?</strong></p>
<p> Pour les ministres par exemple, il y a aussi un problème. On dit qu&#8217;il est une partie de l&#8217;exécutif, il prend des décisions qui peuvent plaire ou ne pas plaire. Alors il ne faut pas pour un oui ou un non, qu&#8217;on le conduise devant la Justice. Maintenant, si ces dispositions ne sont pas bonnes, il est question de faire une révision de la constitution afin que les populations puissent dire quelles procédures s&#8217;adaptent le mieux à la bonne gouvernance, pour lutter contre la corruption, pour qu&#8217;il ait l&#8217;éthique et pour qu&#8217;il ait la morale. Se prononcer sur ce passage qui dit que l&#8217;acte qu&#8217;il a posé en temps que ministre ne peut qu&#8217;être qualifié si une majorité qualifiée de l&#8217;Assemblée le vote. En France par exemple, l&#8217;ancien président de la République Jacques Chirac est devant la justice sans tapage.</p>
<p><strong>LE VERROU DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE</strong></p>
<p> Nous sommes tous d&#8217;accord pour qu&#8217;on allège la procédure de saisine de la Haute Cour de Justice. La preuve, c&#8217;est que les hauts juges qui sont à la Haute cour de justice n&#8217;ont jamais pu trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Ils n&#8217;ont personne à juger parce que la procédure est telle que pour en arriver-là, il faut vraiment franchir beaucoup d&#8217;étapes de sorte que la Haute cour de justice est mise là depuis des années et ça n&#8217;a jamais jugé personne. Et si ça reste comme cela ça ne jugera personne. Pour revenir un peu en arrière, je suis passé sur une chaîne de télévision pour parler du dossier Cen-Sad. Par rapport à ce dossier, j&#8217;ai été le premier et l&#8217;unique à appeler le nom des entreprises impliquées dans ce dossier avec les noms des chefs d&#8217;entreprise impliqués dans ce dossier. Durant 2 heures 45 minutes, j&#8217;ai décortiqué le dossier sur une chaîne de télévision et jusqu&#8217;à ce jour, personne n&#8217;a pu dire que ce que j&#8217;ai dit est faux parce que j&#8217;ai tous les papiers sur moi. J&#8217;ai toujours toutes les preuves avant de parler. Pour la petite histoire, il y a un responsable d&#8217;entreprise qu&#8217;on a conseillé de me poursuivre devant la justice. Et c&#8217;est lui-même qui me l&#8217;a dit et je vais vous dire dans qu&#8217;elle condition, puisqu&#8217;il a été compromis dans un autre dossier après celui de la Cen-Sad et je l&#8217;ai pris la main dans le sac. J&#8217;ai demandé de le sanctionner et on l&#8217;a fait. Après il est venu me dire, monsieur le président &nbsp;&raquo; j&#8217;ai un peu de chance sinon la sanction que vous avez proposée contre moi, de deux ans aurait pu être plus. Ceci parce que le jour où vous avez appelé mon nom dans le dossier Cen-Sad, on m&#8217;a dit si et ça et je n&#8217;ai pas voulu. Si j&#8217;avais fait cela, j&#8217;aurais eu la sanction plus forte. Donc aucune des personnes interpellées n&#8217;a tenté une action en justice.</p>
<p><strong>DES &nbsp;&raquo; LAMPISTES &nbsp;&raquo; SANCTIONNES AU MINISTERE DES FINANCES</strong></p>
<p>Je vais répéter exactement ce que j&#8217;ai dit lors d&#8217;une conférence de presse qui a été relayée. Nous, nous sommes pour la justice et contre l&#8217;injustice. Les agents du ministère des finances qui ont été sanctionnés ne sont que des menus fretins. Ce sont des lampistes, de menus fretins qui ne sont que des exécutants. C&#8217;est moi même qui en juillet 2009 ai proposé qu&#8217;on mette sur pied une Commission pour vérifier comment les entreprises qui ont travaillé dans l&#8217;affaire Cen Sad ont été recrutées. Mais ni le Fonac ni l&#8217;Olc n&#8217;avait été associé pour donner les informations que nous détenons sur ce dossier à la commission. Nous sommes pour qu&#8217;on sanctionne tous les auteurs de malversations sans distinction. Et c&#8217;est là que nous avons appelé le nom du Directeur de cabinet d&#8217;un ministère qui a crié partout pour dire qu&#8217;il va nous assigner en justice. Mais à ce jour, il n&#8217;a jamais tenté le procès. Il a su qu&#8217;il a dit des choses qu&#8217;on n&#8217;a pas eu à dire nous autres. Quand on lui a passé la bande après, il s&#8217;est calmé et puis on est resté là. Nous continuons de dire que ce directeur est un agent permanent de l&#8217;Etat. Le conseil des ministres d&#8217;août 2009 a bien dit que les experts sont aussi fautifs. Alors si c&#8217;est le cas, pourquoi sur le plan administratif on ne lui a pas donné une sanction en tant que Directeur de cabinet et on va prendre les petits fretins qu&#8217;on va punir. Et c&#8217;est ça l&#8217;impunité dont je vous parlais toute à l&#8217;heure. MARCHE VERTE CONTRE LA CORRUPTION Je suis incapable de vous dire si cette marche a eu des effets dans la lutte contre la corruption. Je suis incapable de vous dire si une volonté réelle existe aujourd&#8217;hui dans la lutte contre la corruption. Le Chef de l&#8217;Etat dans son programme d&#8217;actions, a accordé une place de choix à la lutte contre la corruption. Mieux quand le chef de l&#8217;Etat est venu, les premières actions entrent parfaitement dans l&#8217;assainissement des moeurs, de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance. Je le lui ai rappelé le 24 juin 2006. Moins de trois mois après son arrivée au pouvoir par exemple, il a signé un décret de sa main pour définir les compétences et qualifications des cadres à nommer au niveau des ministères. Voici les profils que vous devez avoir, des directeurs centraux et techniques etc. Ceux qui avaient appris la nouvelle avaient comme nous applaudi. On s&#8217;est dit que c&#8217;est de la technicité pure et ça doit pouvoir aller. Mais aujourd&#8217;hui nous l&#8217;avons dit au cours de l&#8217;une de nos conférences de presse. Sur les trente ministères, vous ne trouverez pas deux (02) qui aient des cadres remplissant les conditions de nomination exigées et signées par le Chef de l&#8217;Etat lui-même. Quand je sais que je suis nommé à un poste dont je n&#8217;ai pas les profils, je cours vite pour me remplir les poches ou pour faire ce qu&#8217;on me demande de faire même si ce n&#8217;est pas bon parce que celui qui m&#8217;a mis là risque de m&#8217;enlever. C&#8217;est ce qui fait que la mauvaise gouvernance continue. Tout simplement parce qu&#8217;on a mis des gens à des postes qu&#8217;ils ne méritent pas. Mieux en décembre 2006, le Chef de l&#8217;Etat a signé un décret traçant les profils pour être inspecteur général d&#8217;un ministère. Les profils sont donnés. Et à l&#8217;occasion on a dit que pour éviter des règlements de compte, que celui qui sera mis à ce poste ait un certain profil. Et il ne peut plus être enlevé avant trois ans sauf s&#8217;il commet une faute très grave, ou s&#8217;il démissionne ou s&#8217;il est admis à valoir ses droits à la retraite. Voilà les trois conditions. Mais des ministres sont arrivés et ont vu gênant des Inspecteurs à leur poste et les ont enlevé sans autre forme de justificatifs. L&#8217;OCBN, UN NOUVEAU DOSSIER ? Quand vous êtes dans la même maison et que vous avez des visions différentes sur le même sujet, c&#8217;est souvent difficile. Oui je vous confirme que nous avons connaissance du dossier. Oui je vous confirme que nous avons rencontré les autorités de l&#8217;Ocbn. Oui je vous confirme que nous avons rencontré le ministre d&#8217;Etat sur le dossier de l&#8217;Ocbn. Je confirme aussi que nous avons beaucoup de dossiers sur l&#8217;Ocbn. Nous avons écouté les camps. Vous savez qu&#8217;au niveau de l&#8217;Ocbn, il y a 4 syndicats. Nous avons déjà écouté deux qui ont des positions diamétralement opposées. Nous qui ne sommes pas de la maison que voulez vous qu&#8217;on fasse ? Trouver la vérité ! Et c&#8217;est ça que nous sommes en train de chercher, on na&#8217; pas fini. Mieux, vous savez que l&#8217;Ocbn n&#8217;est pas seulement que l&#8217;affaire du Bénin, il y a le Niger qui est partie prenante. Alors nous avons essayé de voir au niveau des autorités béninoises les informations que nous avons recueillies. Tant qu&#8217;on n&#8217;aura pas fini de faire tout le tour et avoir une idée claire de l&#8217;affaire, je ne pourrai rien dire dans la presse. Au moment opportun, on fera une conférence de presse pour mettre les choses au clair.</p>
<p><strong>SCANDALE DE LA SONAPRA</strong></p>
<p> Il faut faire attention, il s&#8217;agissait de la certification du compte de la Sonapra. Les auditeurs n&#8217;ont pas certifié les comptes. Je vous le confirme. Maintenant le dossier est passé au niveau de l&#8217;Assemblée nationale. Elle a déjà écouté l&#8217;intéressé et ça suit son cours. Nous, nous sommes en possession du dossier. C&#8217;est dire que si nous n&#8217;avons pas les 100% d&#8217;éléments, nous ne parlons pas, parce que si vous êtes restés à 98%, c&#8217;est les 2% qui restent que votre adversaire va prendre pour vous poursuivre. Nous avons les 100% malgré ça les gens contestent. Ce que nous constatons simplement, la lutte contre l&#8217;impunité n&#8217;est pas au rendez-vous et c&#8217;est un facteur qui fait que la corruption prend de l&#8217;ampleur. Quand nous faisons le travail d&#8217;éducation que nous mettons à la portée des autorités qui doivent prendre le relais, cela n&#8217;est pas bien pris. Elles doivent pouvoir mettre en place les conseils de disciplines pour que des sanctions soient infligées aux agents indélicats. Nous sommes partis au ministère de la fonction publique à plusieurs reprises pour pousser la mise en place des conseils de discipline. Mais ça n&#8217;a jamais abouti. Deuxièmement les dossiers au niveau de la justice doivent pouvoir prospérer et très rapidement pour qu&#8217;on puisse sanctionner les mis en cause. Tant que ça ne sera pas fait, le phénomène va toujours s&#8217;amplifier. Permettez- moi de vous dire qu&#8217;actuellement, beaucoup de pays viennent prendre l&#8217;exemple chez nous ici.</p>
<p><strong>TENTATIVE D&#8217;ASSASSINAT CONTRE VOTRE PERSONNE</strong></p>
<p> Effectivement, le commanditaire a été arrêté par la suite et la justice s&#8217;est occupée de lui. Nous n&#8217;avons pas voulu en faire une affaire grandiose. Je vous surprendrai en disant que nous n&#8217;avons même pas voulu suivre ce que la justice a fait de l&#8217;intéressé. Je vous dirai plus, puisqu&#8217;il y a eu un autre cas de tentative d&#8217;assassinat sur ma modeste personne qui a été presque perpétrée. Les gens auraient recruté des tueurs à gage d&#8217;un pays voisin et les gens sont arrivés à la frontière du Bénin, ils devraient rentrer au Bénin et plus précisément venir à Cotonou une nuit m&#8217;assassiner et repartir pour qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de traces. Mais il y a eu un d&#8217;entre eux qui est béninois qui a vendu la mêche. Lui est béninois et dit qu&#8217;il n&#8217;était pas dans le coup et que lui était dans le véhicule qui a convoyé les tueurs engagés. Et il les a quitté à la frontière là-bas pour venir au Bénin se confesser. Il est venu à mon bureau pour relater les faits. Il a dit qu&#8217;on doit m&#8217;exécuter le 31 juillet 2008. Je lui ai demandé s&#8217;il est sûr, il a dit oui et m&#8217;a indiqué où ils sont. Je l&#8217;ai mis à l&#8217;aise et j&#8217;ai appelé la direction générale de la police nationale. Deux commissaires sont venus avec deux inspecteurs et ils ont tout entendu de ce que disait le monsieur. Ils sont entrés pour lui mettre la menotte. On l&#8217;a emmené et on a fait le procès verbal et on l&#8217;a déféré à la justice. La justice l&#8217;a écouté. On lui a demandé de donner le nom le celui qui a commandité l&#8217;opération. A ce jour, il n&#8217;a jamais donné le nom. Il a été condamné et il a fait douze mois de prison ferme. Il est sorti et il m&#8217;a téléphoné pour me dire qu&#8217;il veut me voir. Maintenant, je veux vous dire la chose. Je lui ai donc dit de venir. J&#8217;ai pris mes dispositions bien entendu. Ce jour là, il est venu et tout mon bureau était barricadé par les forces de sécurité publique. Il est arrivé avec une moto et quand il a vu tout l&#8217;environnement là, il s&#8217;est dit qu&#8217;on risque de le reprendre encore. Il est parti loin et m&#8217;a appelé pour dire président, je veux vous dire tout et vous avez mis des policiers partout pour me reprendre. Je sais bien que c&#8217;est un risque ce que nous faisons.</p>
<p><strong> LE BOUCLIER DE ELIAS : UN GRIS-GRIS OU LA FAMILLE?</strong></p>
<p> Je ne vais jamais au village. Je suis toujours à Cotonou. Quand nous avons commencé le travail, je reconnais que toute la famille a pris peur y compris ma maman. Mais, un an, deux ans après, ils sont tous rassurés et disent qu&#8217;au fond, le travail que je fais, c&#8217;est pour le bien de la nation. «Même si tu te sacrifies pour la nation, il faut bien des gens pour le faire, allez, continue», me rassurent-ils. Je n&#8217;ai pas de gris-gris. Pour faire rire un peu, je vous raconte cette anecdote. Je revenais d&#8217;un voyage un jour et puis à l&#8217;aéroport en escale où d&#8217;autres béninois qui étaient aussi en escale m&#8217;ont vu et ont dit en langue fon &nbsp;&raquo; Elias, comment c&#8217;est toi ? Tu vis encore ? Nous t&#8217;avons lancé des sorts en vain &laquo;&nbsp;. Et tout le monde s&#8217;est mis à rire. Et j&#8217;ai dit Ah! Bon. Je n&#8217;ai aucune arme. C&#8217;est la nature qui me protège. Je n&#8217;ai pas des amulettes. Quand le téléphone sonne, je n&#8217;ai pas peur, je prends toujours. Je décroche toujours mes téléphones même les appels masqués. Il n&#8217;y a pas d&#8217;incantations au bout du fil qui tiennent. Si quelqu&#8217;un essaie, ça fait son affaire. Mais, je vous dis une fois encore que la nature est là. Je vous dis que jamais, ni Jean-Baptiste ni aucun membre de l&#8217;observatoire de lutte contre la corruption ni aucun membre du Fonac ne va nuire à quelqu&#8217;un tout simplement parce que nous avons envie de nuire à quelqu&#8217;un. Le sujet est tellement important et grave que nous étions obligés de faire et de donner des noms pour notre crédibilité parce que vous-même les journalistes, vous souhaitez savoir. Et nous le faisons, preuves en main. Jamais, nous ne faisons pour nuire à quelqu&#8217;un. Si nous le faisons, sachez que c&#8217;est toujours pour que ça change positivement pour que d&#8217;autres disent attention, on appelle le nom des gens. Il ne faut pas que je fasse la même chose pour qu&#8217;un jour, mon nom aille à la télévision. Voilà ce pourquoi nous procédons ainsi.</p>
<p><strong>DOSSIER GSM</strong></p>
<p> Ce dossier est beaucoup plus traité par Me Lionel Agbo. Vous le savez bien. La bataille des cellulaires au Bénin, c&#8217;est le chouchou de Me Lionel Agbo. Nous en avons parlé un tout petit peu entre temps mais c&#8217;est vrai que je suis au courant que tous les opérateurs économiques n&#8217;ont pas payé. C&#8217;est vrai, ce n&#8217;est pas faux. Maintenant, l&#8217;organe de régulation est à pied d&#8217;œuvre pour voir avec les opérateurs économiques par quels voies et moyens les emmener à payer ce qu&#8217;ils n&#8217;ont pas pu payer jusque là ou à comprendre ce qui a fait qu&#8217;ils n&#8217;ont pas payé. Est-ce des difficultés qu&#8217;ils ont, des difficultés momentanées et passagères et à quel moment on pourrait rééchelonner ce qu&#8217;ils doivent à l&#8217;Etat pour qu&#8217;ils le payent. C&#8217;est l&#8217;organe de régulation qui est actuellement à pied d&#8217;œuvre.</p>
<p> <strong>RELATIONS AVEC LE CHEF DE L&#8217;ETAT</strong></p>
<p>Parfois, oui, il nous fait l&#8217;honneur de nous appeler. Nous discutons, nous échangeons. Et vous savez que le Chef de l&#8217;Etat a beaucoup de préoccupations. Il ne va certainement pas pouvoir nous appeler à tout moment. Quand il y a des sujets et surtout quand nous sortons et que nous faisons le point des dossiers à la nation, parfois il est intéressé de discuter avec nous, de comprendre et de comprendre davantage. Parce qu&#8217;au cours d&#8217;une conférence de presse, nous parlons peut-être pendant deux heures et vous journalistes, vous ne relayez peut-être que trois (03) minutes pour les audiovisuels. Vous comprenez que ce qu&#8217;on a dit en deux heures, prendre trois minutes là-dedans, lui, il ne comprendra pas grand-chose. S&#8217;il est intéressé par un sujet, il nous appelle, il nous demande et on le lui dit &nbsp;&raquo; Monsieur le président, voici les dossiers &laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>L&#8217;ORIGINE DE L&#8217;ENGAGEMENT DANS CETTE LUTTE</strong></p>
<p> Il y a eu un forum national les 26, 27 et 28 mars 1998 pour mobiliser la société civile contre la corruption. C&#8217;était au Plm Alédjo. J&#8217;étais donc de ce forum là. J&#8217;ai participé comme bien d&#8217;autres et à la fin, on a dit qu&#8217;il faudrait que nous puissions pérenniser les actions de lutte contre la corruption. Après, nous avons fondé le Fonac et depuis lors, le Fonac est en place depuis mai 1998. Quant à l&#8217;Olc, il n&#8217;est créé que depuis 2004.</p>
<p><strong>CORRUPTION, UNE LUTTE VOUEE A L&#8217;ECHEC AU BENIN?</strong></p>
<p>La lutte contre la corruption, quand on me dit que nous sommes dans un pays pauvre, je réponds souvent que c&#8217;est le serpent qui se mord la queue. Que faut-il comprendre par là ? Si nous sommes pauvres, nous devons tout faire pour être riches. Et pour être riches, il faut qu&#8217;à défaut d&#8217;enrayer complètement la corruption, nous puissions la réduire sensiblement. J&#8217;ai toujours dit aux travailleurs que si nous réduisons la corruption et que l&#8217;argent rentre dans les caisses de l&#8217;Etat, nous sérions les premiers à dire maintenant qu&#8217;on a fait les recettes, redistribuez-les. Tenez ! Prenez le livre blanc sur l&#8217;état de la corruption et vous verrez que le secteur le plus corrompu au Bénin, c&#8217;est la douane. Le jour où j&#8217;ai rendu public ce livre blanc, les douaniers étaient dans la salle. Aucun d&#8217;eux n&#8217;a dit que c&#8217;est faux. L&#8217;inspecteur général des services de douane s&#8217;est rapproché de moi après et m&#8217;a dit &nbsp;&raquo; je suis mal à l&#8217;aise. Nos collègues font tellement de bêtises que quand je viens à des réunions comme ça et qu&#8217;on sort quelque chose sur nous, je suis obligé de me taire &laquo;&nbsp;. Mais, si le travail que nous faisons et les recettes qui devraient rentrer dans les caisses de l&#8217;Etat rentrent réellement dans les caisses de l&#8217;Etat et que la caisse est renflouée, c&#8217;est nous même qui allons dire aux autorités de revoir à la hausse le salaire des agents permanents de l&#8217;Etat, des contractuels. La pauvreté va diminuer. Je sais que derrière chaque agent de l&#8217;Etat, il y a de nombreuses familles. Le père, la mère, la femme, la belle-mère, les neveux, les oncles…mais si au lieu d&#8217;avoir 100.000 francs, il a 200.000 francs, il va satisfaire davantage les gens. Si au lieu d&#8217;avoir 200.000 francs, il a 250.000 francs, il prend 50.000 francs pour donner à une de ses sœurs comme capital pour un petit commerce, cette dernière sera libérée. Il en fait autant avec un autre ainsi de suite, on pourra enrayer un peu la pauvreté. Mais, si nous disons qu&#8217;il faut d&#8217;abord l&#8217;argent avant que la corruption ne cesse, ça ne cessera jamais.</p>
<p><strong> LA CORRUPTION N&#8217;EST PAS LE SEUL FREIN AU DEVELOPPEMENT</strong></p>
<p>La corruption n&#8217;est pas le seul frein au développement La pauvreté, je le dis une fois encore, n&#8217;est pas essentiellement liée à la corruption. Il y a des pays qui sont riches et où il y a la corruption aussi. Donc, la corruption, ce n&#8217;est pas ça qui entraine la pauvreté. Pas du tout. Prenez l&#8217;exemple des pays les plus industrialisés au monde. Quand vous touchez des cas de corruption là-bas, c&#8217;est toujours des centaines de millions et des centaines de milliards qui sont en jeu. Je ne veux pas appeler des noms. Et pourtant, c&#8217;est des pays bien développés. La corruption sévit également dans ces pays là et on ne peut pas dire que c&#8217;est notre pauvreté à nous qui fait que la corruption existe. LE FETICHE FAIT-IL ENCORE PEUR ? Il fait peur. La seule chose que nous n&#8217;avons pas encore réglé au Bénin, c&#8217;est la lutte contre l&#8217;impunité. Et ça là, il faut que tous ensemble, nous y travaillons pour que ça devienne une réalité. Une fois qu&#8217;on va commencer à punir réellement les gens maintenant, si la punition commence dans les trois prochains mois, je vous dis que vous allez voir qu&#8217;il y aura un recul sensible de la corruption.</p>
<p><strong>LE PROJET DE LOI CONTRE LA CORRUPTION</strong></p>
<p> Nous avons un projet de loi à l&#8217;Assemblée Nationale sur la lutte contre la corruption au Bénin. C&#8217;est le président Mathieu Kérékou qui a introduit ce projet de loi le 6 mars 2006 qui prend en compte beaucoup de volets. On a amélioré le projet qui se trouve à l&#8217;Assemblée. Et en septembre 2009, sous la conduite du président de l&#8217;Assemblée Nationale du Bénin, un séminaire parlementaire de deux jours s&#8217;est tenu au centre international de conférences sur ce projet de loi là. Les députés ont promis le sortir mais ce n&#8217;est pas encore sorti. C&#8217;est inscrit au N°3 de l&#8217;ordre du jour de la présente session de l&#8217;Assemblée nationale. Les députés, au niveau de la Commission des lois, ont promis l&#8217;étudier. Si cette loi était adoptée, on va régler un peu ce que vous dites parce que des dispositions sont prises pour que les sanctions prennent de l&#8217;ampleur. Je vais vous donner un exemple. Aujourd&#8217;hui, le droit béninois n&#8217;a pas prévu des mesures pour la surfacturation. Si vous avez un cas de surfacturation aujourd&#8217;hui que vous emmenez à la justice du Bénin, le juge a deux possibilités. Ou bien, il relaxe l&#8217;intéressé simplement pour dire que le droit béninois n&#8217;a pas prévu la surfacturation ou alors il qualifie autrement le délit. Mais, il y a des avocats qui vont se lever pour dire que ce qualificatif n&#8217;est pas bon parce qu&#8217;il s&#8217;agit bien de la surfacturation. Le juge sera obligé de le libérer parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas de délit de surfacturation actuellement. Mais, dans ce projet là, il y a cette infraction. Tout ce qui était absent de notre droit positif est contenu dans le projet de loi. Et pour la petite histoire, certains députés qui sont un peu habitués à moi me disent &nbsp;&raquo; Mais Elias, pourquoi tu veux que nous-mêmes on te donne le bâton avec lequel tu vas nous chicoter après ? &laquo;&nbsp;. Et on a rigolé. Mais c&#8217;est significatif.</p>
<p><strong> DON DU CHEF DE L&#8217;ETAT AUX CONFESSIONS RELIGIEUSES</strong> …</p>
<p> C&#8217;est difficile d&#8217;apprécier parce que dans l&#8217;Etat de droit, il est prévu que l&#8217;exécutif a la possibilité de venir en aide à des structures ou à des individus qui sont dans le besoin. Je sais qu&#8217;une des confessions religieuses a refusé de prendre. Donc cette confession là est supposée comme n&#8217;étant pas dans le besoin. Mais d&#8217;autres ont pris. Celles-là sont donc supposées comme étant dans le besoin. A partir du moment où les textes de la République disent que le Chef de l&#8217;Etat, père de la Nation est en mesure d&#8217;apporter l&#8217;aide à ceux qui en ont besoin et c&#8217;est lui qui apprécie, moi, je ne suis pas en mesure de dire que c&#8217;est bon ou que ce n&#8217;est pas bon. C&#8217;est bien ce que les textes ont prévu. Malheureusement, c&#8217;est ça.</p>
<p><strong>JEAN-BAPTISTE ELIAS UNE FOIS CORROMPU ?</strong></p>
<p> J&#8217;ai toujours dit aux gens que je serai heureux qu&#8217;un jour quelqu&#8217;un vienne à la place publique et dise monsieur Elias, vous avez fait telle chose, voici les preuves, qu&#8217;en dites-vous ? Je n&#8217;ai pas d&#8217;acte de corruption. C&#8217;est ce que je dis aux gens et qu&#8217;ils ne comprennent pas. Si avant, je m&#8217;étais mêlé d&#8217;une quelconque affaire louche, pourrie comme je vous l&#8217;ai dit, je n&#8217;oserai jamais faire ce que je fais là. Je vais vous donner un exemple. Quand le 21 juin 2007 nous avons fait les révélations sur le dossier Sbee, en juillet 2007 malheureusement avec la complicité de certains organes de presse, on a écrit partout &nbsp;&raquo; Elias Jean-Baptiste, l&#8217;arroseur arrosé &laquo;&nbsp;, on va sortir des dossiers sur lui, comment il a géré le Pacipe, comment il a géré les infirmiers, on va sortir des dossiers sur lui, on l&#8217;attend. La presse écrite l&#8217;a fait et la presse audiovisuelle l&#8217;a fait avec des revues de presse. Depuis juillet 2007 à ce jour, on attend toujours qu&#8217;on sorte les dossiers sur Jean-Baptiste Elias. On n&#8217;a jamais sorti les dossiers et on attend. Moi, je rigolais seulement. Même les Infirmiers diplômés d&#8217;Etat qu&#8217;on a cité pour dire que j&#8217;ai géré les infirmiers diplômés d&#8217;Etat, se sont levés pour dire qu&#8217;ils iront à la télé pour faire une déclaration. J&#8217;ai dit d&#8217;attendre d&#8217;abord qu&#8217;on emmène le dossier avant qu&#8217;ils ne se prononcent là-dessus. On n&#8217;a pas encore le dossier et vous voulez aller dire quoi là-bas. Les responsables du Pacipe ont dit qu&#8217;il y a eu six pays qui ont connu le Pacipe. Des six pays, le Pacipe financé par l&#8217;Union Européenne, le Bénin est le seul et unique à avoir bien géré le Pacipe sous Elias Jean-Baptiste. Nous avons des lettres de félicitations. La commission de l&#8217;Union Européenne qui a mis en cause Mme Edith Cresson alors patronne de l&#8217;Union Européenne, composée des auditeurs chevronnés est arrivée ici au Bénin pour auditer Elias Jean-Baptiste dans les travaux au niveau du Pacipe. J&#8217;en suis sorti avec les félicitations. J&#8217;ai les documents sur moi. Alors laissez-les faire. Nous attendons. Gardez votre calme, n&#8217;allez pas vite en besogne. Et depuis juillet 2007, ça fait trois ans, on n&#8217;a jamais vu un dossier quelconque. J&#8217;attends toujours. Peut-être qu&#8217;ils prennent leur temps. Dès qu&#8217;ils seront prêts, on verra.</p>
<p><strong>EST-CE QU&#8217;ON ESSAIE DE VOUS CORROMPRE ?</strong></p>
<p>Ce que je fais aujourd&#8217;hui ne permet même pas à quelqu&#8217;un de tenter. Parce qu&#8217;il sait que s&#8217;il fait ça, il est foutu.</p>
<p><strong>JEAN-BAPTISTE ELIAS ET LES FEMMES</strong></p>
<p> Le travail que je fais ne me permet pas de courir les femmes. Je ne peux pas courir les femmes parce que si je cours les femmes, c&#8217;est le moyen le plus indiqué pour me tuer. Si une femme me court et que je ne donne pas suite, ça finira par s&#8217;estomper. Même de temps en temps, je n&#8217;en donne pas suite pour la simple raison que je suis conscient que ce que je fais est très dangereux. De ce point de vue, il faut prendre toutes les précautions. J&#8217;espère que ce ne serait pas un secret pour vous de dire que je ne vais pas dans une boîte de nuit, ce ne serait pas secret pour vous de vous dire que je ne vais pas dans un restaurant pour manger, dans le bistrot. Parce que si vous fréquentez ces coins, on vous fera la fête très vite. Je suis vulnérable mais je suis prudent.</p>
<p> <strong>CANDIDATURE UNIQUE DE L&#8217;UN</strong></p>
<p> Je crois que tous les citoyens que nous sommes, nous avons souhaité qu&#8217;il y ait moins de partis politiques. C&#8217;est possible. Parce que plus il y en a, plus c&#8217;est difficile à comprendre et c&#8217;est difficile à gérer aussi. Tenez, il y avait vingt six candidats aux élections de 2006. C&#8217;est trop pour un petit pays. Dans d&#8217;autres pays, c&#8217;est trois , quatre, cinq. Pourquoi allons-nous chercher alors à multiplier les partis politiques. Il est à souhaiter que d&#8217;autres se fondent ensemble mais vous savez bien pourquoi il y a des partis politiques multiples. C&#8217;est tout simplement le problème de leadership. Je veux être numéro un, je ne veux être sous personne. Si les gens veulent rester ensemble, pourquoi pas ? D&#8217;autres n&#8217;ont qu&#8217;à arriver encore pour faire des unions afin que l&#8217;échiquier politique national puisse se réduire à deux, trois quatre…partis et puis c&#8217;est bon pour nous. Si on a quatre, cinq…candidats, les contestations seront moindres, je ne sais pas. Carte d’identité Jean-Baptiste Elias est un infirmier diplômé d&#8217;Etat. C&#8217;est sa première profession et c&#8217;est avec une fierté qu&#8217;il revendique cette identité. Mais avec toute la dimension qu&#8217;a prise l&#8217;homme, beaucoup de béninois qui le connaissaient infirmier diplômé d&#8217;Etat s&#8217;interrogent sur cette ascension fulgurante et cette facilité à s&#8217;inscrire sur le registre du droit et de son lexique, de l&#8217;économie et de son lexique du jour au lendemain. C&#8217;est l&#8217;autre face de la vie de l&#8217;homme qu&#8217;il ne se vante pas de divulguer. En effet, né à Ouidah en 1947 d&#8217;André Elias qui est déjà décédé et d&#8217;Elisabeth Elias née DAGNON qui est encore vivante, Jean-Baptiste est d&#8217;une famille de six enfants, trois filles et trois garçons. Mais lui-même n&#8217;a eu que des filles, quatre. L&#8217;absence de bague de mariage à ses doigts ne doit point étonner les curieux sur sa vie conjugale car il en est allergique. &nbsp;&raquo; Si vous avez quelque chose qui compromet votre santé, la première des choses, c&#8217;est de vous en débarrasser&nbsp;&raquo;, précise-t-il. Le petit Jean-Baptiste a fait l&#8217;école primaire à l&#8217;école privée catholique de Ouidah en 1953. Il raconte en ces termes son cursus scolaire et universitaire. &nbsp;&raquo; J&#8217;ai obtenu mon certificat d&#8217;études primaire (Cep) dans cette école. Par la suite, j&#8217;ai été au cours secondaire Léon Bourgine à Porto-Novo. Et les parents chez qui j&#8217;étais à Porto-Novo sont affectés à Cotonou. Donc, je suis venu faire le cours secondaire des cheminots à Cotonou pour finir. Et j&#8217;ai passé le concours d&#8217;entrée à l&#8217;école des infirmiers diplômés d&#8217;Etat, Inmes à Cotonou. J&#8217;ai été placé chez des parents et je n&#8217;ai aucune honte à le dire. Mieux, au Cm2, quand j&#8217;allais faire mon Cep, mes parents étaient bien à Ouidah et pourtant, on m&#8217;a placé chez mon maître d&#8217;école. Donc, je suis resté chez l&#8217;enseignant et je n&#8217;ai pas regretté qu&#8217;il m&#8217;est tabassé un peu. Au contraire, quand je le vois aujourd&#8217;hui, je le remercie. Après le Cep, je suis parti à Porto-Novo. Après ça, j&#8217;ai fait le cours secondaire des cheminots. Après ça, j&#8217;ai fait mon diplôme d&#8217;Etat d&#8217;infirmier en 1969. Je n&#8217;ai pas fait le Bac mais j&#8217;ai fait l&#8217;examen direct d&#8217;entrée à l&#8217;université. J&#8217;ai fait l&#8217;Inmes d&#8217;où je suis sorti en 1969 &laquo;&nbsp;. Son premier poste a été la circonscription médicale de Cotonou. C&#8217;était à une période où après la sortie des écoles professionnelles, tout le monde est déversé dans la fonction publique qui en avait besoin tellement. Un an après, il y avait un concours pour aller faire la spécialisation de santé publique. Jean-Baptiste est admis à ce concours et a été faire le diplôme de santé publique à Bobo dioulasso à l&#8217;époque en Haute Volta en 1971. Mais dans les années 1972 , quand il était à Djougou pour le Ministère de la santé, il a passé le concours d&#8217;entrée à l&#8217;université pour faire la Faculté des sciences juridiques, économiques et politiques. Et en 1978, il a fait sa Maîtrise en Sciences juridiques, Option Droit des affaires et carrières judiciaires. Il cumulait alors le travail à l&#8217;inspection médicale du travail et il allait au cours. Pas facile pour un enfant de pauvre ! Alors en 1981, tout en étant au ministère de la Santé, il y a eu une bourse de l&#8217;Oms qui est arrivée pour faire le doctorat en économie option économie de santé. Il y a postulé tout en étant juriste. Et puis, il est admis et il est parti à l&#8217;Université de Clermont-Ferrand pour faire son Diplôme d&#8217;Etude Approfondie en Economie puis son doctorat de 3ème cycle. Il a réussi également le Diplôme d&#8217;étude approfondie et a réussi le doctorat en économie. Il conclut fièrement ce cursus en ces termes &nbsp;&raquo; Donc, je suis docteur en économie. Je suis juriste, je suis économiste et je suis homme de santé &laquo;&nbsp;. Mais l&#8217;aventure Elias ne s&#8217;arrêtera pas en si bon chemin. Il raconte la suite : &nbsp;&raquo; je suis rentré pour repartir encore au ministère de la santé publique où j&#8217;étais chef de service. Et en 1996, j&#8217;ai été admis, après un test pour occuper le poste de directeur du Programme d&#8217;assistance à la communication et à l&#8217;information sur la protection de l&#8217;environnement (Pacipe) qui est un projet de l&#8217;Union Européenne. Quand j&#8217;étais à Clermont-Ferrand, j&#8217;ai fait un diplôme de communicateur, donc je suis un communicateur. J&#8217;ai occupé ce poste de 1996 à 1999. Et en 1999, j&#8217;ai été élu au Conseil économique et social (Ces), poste que j&#8217;ai occupé pendant dix ans. J&#8217;ai fini mon dernier mandat en juillet 2009 &laquo;&nbsp;. La lutte contre la corruption, Jean-Baptiste Elias l&#8217;a commencé en 1998 avec une Maman qui aujourd&#8217;hui l&#8217;y soutient fortement. Une maman qui aime voir son fils Jean-Baptiste le téléphoner pour lui demander de venir la voir. Jean-Baptiste même affirme qu&#8217;il est un enfant chéri pour sa mère. Et il en donne la raison ; &nbsp;&raquo; Quand elle m&#8217;a mis au monde, elle me l&#8217;a raconté, que j&#8217;étais malade et que j&#8217;allais mourir. Et on a demandé de faire des médicaments, des infusions. Ce qui a été fait et petit à petit, la fièvre que j&#8217;avais a cessé. Elle avait peur que je meure &laquo;&nbsp;. Mais ce pan de sa vie privée ne sera qu&#8217;un des rares évoqués aisément par Elias. Sur sa vie conjugale, il est quelque peu mal-à-l&#8217;aise. Néanmoins il se justifie &nbsp;&raquo; je n&#8217;ai peur de rien. Je suis seulement prudent &laquo;&nbsp;. Intimité Les parents de Jean-Baptiste sont catholiques. Ils ont mis leur fils dans cette religion, il n&#8217;en sera pas pratiquant. Comme il ne sera d&#8217;ailleurs pratiquant de rien. &nbsp;&raquo; Je respecte toutes les religions mais je ne pratique rien &nbsp;&raquo; avoue-t-il. Il croit en l&#8217;amitié mais face à tout ce qu&#8217;il observe autour de lui, il estime qu&#8217;il faut parler de l&#8217;amitié avec circonspection. Il préfère d&#8217;ailleurs être ami à tout le monde mais rester prudent car dit-il &nbsp;&raquo; Celui qui vous dit qu&#8217;il est un ami à vous, peut vous créer des torts volontairement ou involontairement &laquo;&nbsp;. Il a un respect particulier pour l&#8217;homme pourvu que celui-ci exerce un travail. En retour il souhaite ardemment que l&#8217;autre le respecte. Jean-Baptiste évite beaucoup de manger dans les restaurants et de se distraire dans des discothèques. La sécurité personnelle en est la raison fondamentale. Mais si un jour, il doit être votre invité, évitez lui la viande rouge et de l&#8217;alcool. Il n&#8217;est pourtant pas végétarien puisqu&#8217;il est consommateur de la viande blanche. Savez-vous que Jean-Baptiste était un grand footballeur ? Non ! Et pourtant c&#8217;était un vrai gardien de but. Mais maintenant, il ne le pratique plus. Il poursuit cette passion devant les écrans de télévision. Mais sa grande distraction devant la télé ce n&#8217;est pas le football mais les débats. Lui-même d&#8217;ailleurs étant un des plus célèbres acteurs télévisés des débats contradictoires. D&#8217;un autre côté, il est un acteur de théâtre. Il est même un des membres fondateurs des Muses du Bénin. Il y a quand même une qualité qu&#8217;il apprécie bien chez lui-même. &nbsp;&raquo; Ce que j&#8217;apprécie chez moi, c&#8217;est que je suis un bon travailleur, infatigable, prêt, dévoué à tout, à tout moment. Moi, je n&#8217;ai pas de repos. Je travaille samedi, je travaille dimanche. Et j&#8217;ai du mal à suivre ceux qui s&#8217;adonnent à la paresse &laquo;&nbsp;. Sur le plan politique ne cherchez pas outre mesure à lui coller une étiquette : &nbsp;&raquo; Je ne suis d&#8217;aucun parti politique et je ne le serai pas parce que ce que je fais aujourd&#8217;hui là, je suis à l&#8217;aise, je lève la tête &laquo;&nbsp;.</p>
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		<title>Rumeurs de démission au sein de l’Alliance de l’opposition: Léhady Soglo réaffirme  l’appartenance de la Rb à l’UN</title>
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		<pubDate>Sat, 29 May 2010 18:39:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ep</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Newsflash]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[« L’Union fait la Nation est désormais l’affaire du peuple Béninois tout entier et je n’en serai jamais le fossoyeur ». Cette déclaration du Premier Adjoint au Maire de Cotonou Léhady Vinagnon Soglo, membre de l’Alliance UN faite ce 29 mai 2010 au siège de la Renaissance du Bénin à Cotonou résume bien la position du parti [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/05/Léhady-Soglo-1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2776" title="Léhady Soglo 1" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/05/Léhady-Soglo-1.jpg" alt="" width="248" height="254" /></a>« L’Union fait la Nation est désormais l’affaire du peuple Béninois tout entier et je n’en serai jamais le fossoyeur ». Cette déclaration du Premier Adjoint au Maire de Cotonou Léhady Vinagnon Soglo, membre de l’Alliance UN faite ce 29 mai 2010 au siège de la Renaissance du Bénin à Cotonou résume bien la position du parti face à la crise annoncée par la presse au sein de cette alliance. A travers une déclaration de presse aux allures d’un meeting politique où militants et sympathisants ont pris d’assaut le siège de Vidolé, le porte flambeau de la Rb à l’élection présidentielle de 2006 a mis un terme à la polémique de plus en plus nourrie par les médias sur son éventuelle démission de l’Union. « …personne n’a le droit d’hypothéquer la marche vers son accomplissement. Personne n’a le droit de tuer dans l’œuf l’instrument fondamental de cette lutte « l’Union fait la Nation » à plus forte raison, l’initiateur principal de l’Union » a rassuré Léhady dont l’absence répétée sur le terrain aux côtés des autres leaders de l’UN a nourrit la polémique.  </p>
<p><strong>Médard GANDONOU</strong></p>
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		<title>Georges SACCA, Président de l&#8217;Union des forces démocratiques (Ufd) &#160;&#187; Sous l&#8217;Arbre à Palabres &#160;&#187; « Abt n&#8217;a pas encore indiqué une alliance qui est la sienne »</title>
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		<pubDate>Mon, 24 May 2010 09:51:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Président de l&#8217;Union des forces démocratiques (Ufd) Georges Sacca était l&#8217;invité de notre rubrique &#160;&#187; Sous l&#8217;Arbre à Palabres &#171;&#160;. Face aux journalistes du Comité de rédaction de l&#8217;Evénement Précis,  l&#8217;ancien Directeur Adjoint des Impôts s&#8217;est prononcé sur la situation économique et financière du Bénin sous le régime du Changement ainsi que plusieurs  secteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/05/sacca-georges-traité.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2737" title="sacca georges traité" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/05/sacca-georges-traité.jpg" alt="" width="290" height="387" /></a>Le Président de l&#8217;Union des forces démocratiques (Ufd) Georges Sacca était l&#8217;invité de notre rubrique &nbsp;&raquo; Sous l&#8217;Arbre à Palabres &laquo;&nbsp;. Face aux journalistes du Comité de rédaction de l&#8217;Evénement Précis,  l&#8217;ancien Directeur Adjoint des Impôts s&#8217;est prononcé sur la situation économique et financière du Bénin sous le régime du Changement ainsi que plusieurs  secteurs de la vie politique et sociale. Quant à sa ligne politique pour la présidentielle de 2011, il ne voile pas sa décision d&#8217;œuvrer résolument pour l&#8217;élection du Président de la Boad Abdoulaye Bio Tchané.  C&#8217;est avec la même conviction qu&#8217;il croit que le départ de l&#8217;actuel Chef de l&#8217;Etat Boni Yayi du pouvoir en 2011 est irréversible. Il en donne quelques raisons… mais plus de convictions… Un come back sur son parcours scolaire…Un détour dans sa vie privée…Sous l&#8217;arbre à Palabres est un véritable cocktail d&#8217;informations !</p>
<p>Sacca, sur l&#8217;échiquier politique</p>
<p>Je vais d&#8217;abord vous rappeler que je suis membre d&#8217;un parti politique. L&#8217;Union des forces démocratiques (Ufd). Dès le départ,  avant même la création de ce parti, notre intention était de susciter la candidature de Bio Tchané, c&#8217;est-à-dire avant même 2005. En 2006, on était pris de court par rapport à la déclaration du Président Mathieu Kérékou qui a laissé tenir les élections présidentielles. Maintenant, les présidentielles de 2011 auront lieu, c&#8217;est pourquoi nous nous sommes donnés la tâche de travailler sur le terrain et de pouvoir susciter sa candidature. Je suis donc Abt 100%. </p>
<p>Régionaliste dans le choix ?</p>
<p>La présidentielle n&#8217;est pas une affaire du Sud ou du Nord, de l&#8217;Est ou de l&#8217;Ouest. C&#8217;est une affaire de compétence, une affaire de personnalité pour gérer le pays. Donc l&#8217;origine du candidat importe peu.</p>
<p>Pourquoi Amoussou plutôt que Yayi en 2006 ?</p>
<p>C&#8217;est vous qui nous avez appris que Boni Yayi est un financier. On nous a dit qu&#8217;il est un Docteur en économie et c&#8217;est justement cela qui a trompé tout le monde. Ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on a travaillé dans une banque qui fait un financier. Nous, nous l&#8217;avons rencontré en 2005 et en 2006 quand il voulait être candidat. De nos échanges à l&#8217;époque, nous avions déjà compris qu&#8217;il ne pouvait pas gérer le pays. En fait, il n&#8217;avait même pas un projet de société. Nous le lui avions demandé il ne l&#8217;avait pas montré. On lui a demandé également pourquoi il était candidat et ce qu&#8217;il fera dès qu&#8217;il sera élu Président. Mais il ne nous a donné aucune réponse convaincante. C&#8217;est de là que nous, on avait pris la décision de soutenir le candidat Amoussou Bruno à l&#8217;époque avec lequel on a discuté. Lui, si c&#8217;est la carrure il l&#8217;a, les problèmes du pays, il les connaît et il a des apports de solution. C&#8217;est pour cela que nous avions soutenu sa candidature. On n’a pas manqué de dire à ceux qui voulaient bien nous entendre que Boni Yayi Président ne pouvait rien faire pour nous.</p>
<p>La crise économique n&#8217;en est pour rien dans le fiasco</p>
<p>Prenez par exemple le domaine économique. Mais tout va mal. Longtemps on a trompé le peuple en mettant le fiasco sous le compte de la crise économique. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on a à y voir. Avons-nous aussi placé notre argent dans les banques étrangères pour que la crise nous frappe ?  Vous savez bien que l&#8217;Europe n&#8217;en avait pas souffert. L&#8217;Europe a eu ses propres problèmes. La preuve, la parité que nous avons avec l&#8217;Euro et le Fcfa n&#8217;avait connu aucun problème. Comme je vous l&#8217;ai dit, nous, nous sommes habitués au terrain. Je suis du Nord. Le Chef de l&#8217;Etat a annoncé 600.000 Tonnes de coton en 2006, comme en 2007, mais aujourd&#8217;hui, la réalité est que nous sommes à moins de 140.000Tonnes. Cette année, si certaines conditions ne sont pas remplies, c&#8217;est sûr que nous n&#8217;atteindrons pas 50.000 Tonnes. Les dysfonctionnements sont de plusieurs ordres. Le premier élément est que nous avons abandonné notre agriculture à des paysans analphabètes qui n&#8217;ont aucune notion du rendement et de la rentabilité. Vous comprenez que même si vous mettez toutes les techniques en place, les résultats escomptés ne pourront pas être atteints. Deuxièmement, le paysan n&#8217;est pas riche, mais les égraineurs et ceux qui vendent le coton sont très riches. Cela veut dire que les paysans ne vivent pas du fruit de leur labeur. Ils ne peuvent pas donc continuer ce commerce là. L&#8217;Etat fait des exonérations sur les intrants et c&#8217;est toujours ceux qui vendent ces intrants-là qui sont riches. Donc, les paysans ne sentent pas ça.</p>
<p>Des fruits de la continuité de l&#8217;administration</p>
<p>Il est vrai qu&#8217;il y a continuité dans l&#8217;Etat. Ce n&#8217;est pas pour autant qu&#8217;il faut mettre à son seul actif tous les chantiers qui étaient prêts et qu&#8217;il est venu exécuter. Pour moi, ce n&#8217;est pas lui qui a réalisé.  Vous êtes tous témoins que quand il est arrivé il a été à Abomey mais la route reste dans son état dégradé ; la route Comé-Lokossa est aussi toujours en dégradation de jour en jour, mais il n&#8217;a rien fait. La voie Parakou-Gogounou, jusqu&#8217;à présent demeure dans son état défectueux. Certes, la voie Kandi-Banikoara comme vous le mentionnez est réalisée mais je dirai que c&#8217;est mieux de parler de continuité de l&#8217;Etat  dans ce cas aussi. Je vous apprends que ce projet-là date de très longtemps avant l&#8217;arrivée du Président Boni Yayi. C&#8217;est bouclé avant son arrivée. Seule l&#8217;exécution a eu lieu pendant qu&#8217;il est Président. L&#8217;entrepreneur était connu, le financement est là.</p>
<p>Rien de bon sans la méthode</p>
<p>Vous me parlez de la gratuité de la césarienne, de l&#8217;enseignement primaire, des micro-crédits aux plus pauvres, du reversement des enseignants contractuels dans la fonction publique. Ce sont peut-être des actions à encourager. Mais moi j&#8217;aurais souhaité qu&#8217;il le fasse avec méthode et un savoir-faire. On a mis beaucoup plus d&#8217;argent pour faire de la publicité autour des actions. Et là, le résultat n&#8217;est jamais à la hauteur de la publicité qui l&#8217;a annoncé. Vous parlez de la gratuité de la césarienne. C&#8217;est grave de nous mettre dans la tête qu&#8217;on peut avoir des choses gratuitement. Nous n&#8217;avons plus envie de faire un effort. Gratuité de ceci, gratuité de cela, c&#8217;est une méthode suicidaire. Les recrutements massifs ? Tout ça me fait rire. Si vous mettez ça à l&#8217;actif des syndicalistes, je serai d&#8217;accord avec vous. Ce sont eux qui ont réclamé tout ça. Ce n&#8217;est pas Boni Yayi. Il a cédé devant la pression des travailleurs comme il en a l&#8217;habitude. J&#8217;ai entendu dire que globalement, son bilan est bien. Moi je dirai le contraire. Globalement, c&#8217;est très  mauvais. Les femmes qui bénéficient de la césarienne gratuite, c&#8217;est bien. Des gens qui ont été reversés, même si ce n&#8217;est pas fait dans les règles de l&#8217;art, certains ont trouvé de job. Tous n&#8217;ont pas été reversés. Tous n&#8217;ont pas encore non plus le salaire. Les textes réglementaires n&#8217;ont pas été non plus pris. Tout ça là, c&#8217;est un savoir-faire. Vous dites que jamais, un Président n&#8217;a fait entrer dans la fonction publique, 30.000 personnes. Laissez moi vous dire que moi je suis entré dans la fonction publique par communiqué radio. On disait que tous les étudiants en fin de cycle sont invités à rentrer dans la fonction publique. Combien on était à l&#8217;époque, je ne sais pas. Donc, ce n&#8217;est pas la première fois que les gens sont reversés aussi massivement comme vous le dites dans la fonction publique.</p>
<p>Au moins une bonne action de Yayi</p>
<p>Franchement, je ne sais pas ce que le Chef de l&#8217;Etat a fait depuis son arrivée de bien, exempt de toute critique. Tout ce qui n&#8217;a pas été fait aussi est mauvais. Chez moi, son bilan est catastrophique. Car, quand on met ce qu&#8217;il fait de bien et ce qu&#8217;il fait de mauvais sur la balance, on remarque que le mauvais neutralise largement le bien.</p>
<p>Un soutien de 2è tour par solidarité de groupe</p>
<p>Vous savez, en 2006 j&#8217;ai fait partie d&#8217;une alliance de partis politiques qui a choisi voter pour lui au second tour. Même si vous êtes contre ce choix, étant donné que la majorité décide autrement, vous ne pouvez plus rien. Solidarité du groupe. A l&#8217;époque, moi j&#8217;ai été contre le fait que l&#8217;Alliance ait décidé de le soutenir au second tour. Mais ceux qui étaient pour étaient plus nombreux. Si c&#8217;est comme ça qu&#8217;on est comptable du bilan de quelqu&#8217;un, tant mieux. Si j&#8217;en étais capable, la page Yayi, je l&#8217;aurais tournée depuis 2006, depuis qu&#8217;il a prêté serment. Ce n&#8217;est pas de l&#8217;extrémisme. C&#8217;est vous dire que depuis lors, il n&#8217;a pas ma confiance. Et  je travaillerai de toutes mes forces pour qu&#8217;on ait l&#8217;alternance en 2011.</p>
<p>ABT n&#8217;a pas encore une alliance</p>
<p>Des alliances se forment pour susciter la candidature de Bio Tchané. Le jour où il va intervenir lui-même et accepter se présenter, il va certainement former lui-même une alliance dans laquelle nous tous, nous allons nous mettre. Donc, au jour d&#8217;aujourd&#8217;hui, Abt n&#8217;a pas encore indiqué une alliance qui est la sienne. Ce sont des personnes, des partis politiques qui se retrouvent pour former leur alliance afin de susciter sa candidature. Moi-même je suis dans une coalition en cours de formation. Les amis Abt et les autres, c&#8217;est pour en fait préparer le terrain. Ce n&#8217;est pas une coalition.</p>
<p>Un parti créé pour soutenir ABT</p>
<p>Au départ, je disais que l&#8217;Union des forces démocratiques est créée pour soutenir Abt et pas les autres. Les présidentielles, ce n&#8217;est pas un jeu d&#8217;enfant. Si vous avez des capacités, non seulement intellectuelles, mais aussi morales, il faut en plus avoir l&#8217;expérience avant de prétendre être candidat à une présidentielle. Donc, ce n&#8217;est pas une affaire d&#8217;ambitions personnelles. C&#8217;est cela le problème. Si nous lisons en quelqu&#8217;un, les capacités d&#8217;un présidentiable, on préfère, s&#8217;il est dans notre groupe, le prendre. S&#8217;il est dans un autre groupe, il faut susciter sa candidature et le soutenir. D&#8217;après nos analyses, cette personne, on ne  l&#8217;a pas trouvée dans notre groupe. On a retrouvé ces qualités en la personne de Abdoulaye Bio Tchané.  Si ABT est ici et que vous lui posez la question, il vous répondra &nbsp;&raquo; ma candidature est irréversible &laquo;&nbsp;. Mais comme les conditions dans lesquelles il est à la Boad ne lui permettent pas de faire des déclarations et lui-même étant légaliste, il ne dit encore rien. Vous savez que sa situation de Président de la Boad à Lomé ne lui permet pas d&#8217;être partisan. Ensuite, les campagnes ne sont pas officiellement ouvertes  pour qu&#8217;il commence à se prononcer sur sa candidature. Ce qui est bien différent du cas de l&#8217;Union fait la Nation avec Me Adrien Houngbédji. Il y a un groupe de partis politiques qui se sont regroupés pour l&#8217;alternance en 2011. Ils ont dit dans leur convention, il faut qu&#8217;on désigne une seule personne pour être candidat et ils l&#8217;ont fait. Me Adrien n&#8217;a pas déclaré sa candidature. Houngbédji n&#8217;a pas donc déclaré qu&#8217;il est candidat en 2011. C&#8217;est alors la même chose avec Bio Tchané.</p>
<p>Sûr de la candidature de ABT ?</p>
<p>Si vous suivez bien l&#8217;actualité, vous comprendrez comment Abt a graduellement évolué au sujet de sa candidature. &nbsp;&raquo; On verra en 2011.. &laquo;&nbsp;, puis &nbsp;&raquo; Si Dieu me prête vie… &nbsp;&raquo; et enfin, il a dit sur la chaîne internationale &nbsp;&raquo; Africa 24 &laquo;&nbsp;,  &laquo;&nbsp;S&#8217;il faut que je sois candidat en 2011, je le serai &laquo;&nbsp;. Ces propos changent tout. Graduellement, il dit qu&#8217;il est candidat.</p>
<p>Je vais vous dire quelque chose. Quand j&#8217;entends dans les rues que Abt désistera en faveur de Yayi Boni en 2011 pour se positionner en 2016. Je peux vous assurer que ce n&#8217;est pas de son genre. Il ne prend jamais les choses à la légère. Il calcule et pèse tout avant de prendre sa décision. Une fois sa décision prise, je crois qu&#8217;elle est définitive.</p>
<p>La nature du Ccsd avec l&#8217;UN</p>
<p>Le cadre de concertation entre l&#8217;Union fait la nation et le groupe Abt n&#8217;est pas une union. Les gens se sont juste retrouvés pour sauver la démocratie et je crois que tout Béninois est invité à participer à cette concertation. Vous savez très bien que la démocratie est en danger.</p>
<p>La lépi</p>
<p>Moi, je ne pense pas qu&#8217;un Béninois éclairé puisse boycotter la Lépi. Au contraire, tout le monde doit l&#8217;applaudir. Le problème aujourd&#8217;hui, c&#8217;est pourquoi, les procédures ne sont pas suivies. La méthode est bancale. C&#8217;est ça que les autres refusent. Ne pensez-vous pas que quand une procédure couve des erreurs qu&#8217;il ne faille pas s&#8217;arrêter pour y apporter des corrections ? Pourquoi alors le pouvoir refuse de corriger les failles soulignées et communément partagées ? Et pourtant la Lépi est contenue dans une loi. Et donc il s&#8217;agit de l&#8217;application de la loi. La première étape de la Lépi est bâclée et on saute à la deuxième étape. Il faut combattre cette méthode de travail qui foule au pied les textes. Et c&#8217;est cela que nous faisons. Dans l&#8217;exécution des tâches, je dirai qu&#8217;il y a cacophonie. C&#8217;est ça la méthode Yayi.</p>
<p>Et la bonne volonté de Yayi à propos de la Lepi !</p>
<p>Si j&#8217;ai bonne mémoire, vous connaissez le dossier Alain Adihou. Son, prédécesseur avait déjà été disposé à la mise en œuvre de la Lépi. Dire que c&#8217;est lui qui le fait, je dis non. Si cela n&#8217;avait pas été fait sous Kérékou, c&#8217;est parce qu&#8217;on s&#8217;est rendu compte qu&#8217;il y avait détournement, sinon, ça aurait été déjà fait. Le Président Yayi a repris tout simplement le processus qui était déjà lancé. Quand on veut faire une chose et on le fait de la plus mauvaise façon possible, on ne peut dire que c&#8217;est un acquis. Les hommes les plus avisés montent au créneau et protestent contre la façon dont le processus se poursuit et pourtant il continue. Les partenaires techniques et financiers ont fait des promesses pour nous soutenir à réaliser la Lépi compte tenu de leurs engagements. Mais si vous voyez leur rapport, ils sont tous contre la façon dont elle s&#8217;exécute. Le fait qu&#8217;ils honorent leurs engagements ne veut pas dire qu&#8217;ils soutiennent le Chef de l&#8217;Etat. Quand vous les entendez répéter le mot passe partout &nbsp;&raquo; Lépi consensuelle &laquo;&nbsp;, cela veut dire qu&#8217;ils ne cautionnent pas la médiocrité. La Lépi doit être faite au vu et au su de tout le monde. Personne ne doit s&#8217;en accaparer tout seul.</p>
<p>Non, je vais vous l&#8217;expliquer. On a dit que les premières étapes ont été bâclées et on a dit que ce n&#8217;était pas la peine de continuer l&#8217;étape suivante. On a demandé de nous arrêter pour corriger ce qui est mal fait avant de continuer. Mais en dépit de tout, ils ont poursuivi. Je me demande par exemple ce qu&#8217;adviendrait de ceux qui ne sont pas recensés.  Or les travaux de recensement, ce n&#8217;est pas seulement pour les élections. Ça peut aussi permettre aux gens d&#8217;avoir leur acte de naissance. Donc personne ne peut le refuser.</p>
<p>Manque de constance dans les positions</p>
<p>Premièrement, nous ne contestons pas la Lépi. On a juste dit que le travail est mauvais et qu&#8217;il faille le corriger. Le pouvoir même l&#8217;a reconnu. Les rapporteurs aussi. Donc, nous disons de corriger les erreurs. Il ne s&#8217;agit alors pas de contestation. On a fait les communales et les municipales en même temps. Quel problème ça a créé ? Aucun. Si on continue de gérer les contentieux, c&#8217;est à cause des fraudes. Et ces fraudes là, ce n&#8217;est pas la Lépi qui va corriger ça. A Nikki par exemple, après le vote, l&#8217;urne n&#8217;est même pas passée par les arrondissements. C&#8217;est directement envoyer à la commune. Nous avons dû prendre les imprimés et c&#8217;est seulement alors que nous avons compris la situation de nos résultats. On nous donne 100 voix par exemple, ce qui est inférieur à ce que nous avons réellement eu. Ces résultats vont à la Préfecture, qui a son tour nous crédite de 70, je ne sais sur quelle base. Les mêmes résultats viennent à Cotonou et on nous donne 40. De quelle manière, nous ne l&#8217;avons jamais su. Vous pensez que c&#8217;est la Lépi qui va corriger ça ?  Chaque fois que Yayi perd, on trouve des solutions pour le faire gagner. Moi je ne sais pas si par le passé, il y a eu autant de réclamations. Ce n&#8217;est pas la Lépi qui va régler ces problèmes là. Chaque Béninois a intérêt à être vigilant. Au jour d&#8217;aujourd&#8217;hui, nous avons compris tout ce qui s&#8217;était passé au moment des élections communales et municipales. Ceux qui ont organisé ces fraudes là se vantent d&#8217;ailleurs aujourd&#8217;hui. C&#8217;est la conviction que le Bénin ne peut se tromper une seconde fois qui nous fait dire qu&#8217;au soir des élections de 2011, c&#8217;est Bio Tchané qui sera élu Président de la République. En élisant en 2011 Me Adrien Houngbédji, le Bénin se tromperait. Parce que moi je connais bien mon candidat. J&#8217;ai travaillé avec lui. J&#8217;ai collaboré avec lui quand il était ministre des finances. Quand Me Adrien Houngbédji était aussi premier ministre, je l&#8217;ai vu faire. Dans les négociations entre partis politiques, je le connais aussi. Donc pour moi, il n&#8217;est pas le candidat idéal pour le Bénin en 2011.</p>
<p>Et si Bio Tchané était l&#8217;arbitre ?</p>
<p>Pourquoi voulez-vous que Bio Tchané joue à l&#8217;arbitre entre Yayi Boni et Me Adrien Houngbédji en 2011 ? Chez moi, c&#8217;est un schéma exclu. Le pire des cas, c&#8217;est qu&#8217;il est au second tour, sinon, ce serait le chao.</p>
<p>Les qualités de Bio Tchané ?</p>
<p>Bio Tchané a beaucoup de qualités. C&#8217;est d&#8217;ailleurs quelqu&#8217;un que je connais depuis le Lycée Béhanzin. Je le connaissais bien avant qu&#8217;il aille à la Bceao. Je connais sa force de travail. Par rapport à lui, je peux dire que moi je suis un paresseux. Moi j&#8217;ai la faculté auditive. Quand moi je suis un cours, en devoir, j&#8217;aurai au moins 12 de moyenne même si je n&#8217;apprends plus. Mais lui, à la recherche de l&#8217;excellence, vous le verrez toujours en train de travailler. Ça, c&#8217;est une qualité. Je l&#8217;ai également vu en tant que ministre des finances. Pendant trois ans et demi, c&#8217;est une collaboration étroite. Pour assainir les finances publiques de notre pays, je crois qu&#8217;il faut avoir quelqu&#8217;un comme lui. Quand il quittait la Bceao, il avait dans le compte,  plus de 100 milliards et nos finances n&#8217;étaient pas en difficulté. Si c&#8217;est l&#8217;expérience donc, il l&#8217;a, si c&#8217;est la formation, il l&#8217;a également. Quand il était au ministère des finances, il auditait régulièrement les différentes structures de l&#8217;Etat. C&#8217;est le cas des frais de justice criminelle. Il y avait des détournements là, mais personne ne s&#8217;était rendu compte. Il a suffi qu&#8217;il opère un audit à ce niveau et le pot aux roses  a été découvert. C&#8217;est cela qu&#8217;il faut pour gouverner un pays. Pendant 18 ans et plus qu&#8217;il était au Fmi, il ne faisait qu&#8217;auditer les budgets et donner des conseils aux gouvernants. Si vous prenez votre budget dans telle forme, vous allez réussir. Ce sont là des conseils qu&#8217;il donnait aux gouvernants africains. Et ça, il l&#8217;a fait pendant des années.</p>
<p>Les impôts plus actifs maintenant que par le passé</p>
<p>Je vais vous dire quelque chose. Si vous voyez  beaucoup de banderoles  placées à la porte des sociétés, cela veut dire pour les impôts que  le travail n&#8217;est pas bien fait. Alors, les impôts devraient revenir dans leur bureau et repenser la chose. Des redressements fiscaux aux opposants, en tout cas le Président que j&#8217;ai connu ne l&#8217;a jamais fait. Je dois vous clarifier aussi quelque chose. Ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on vous demande de régulariser votre situation fiscale que systématiquement vous allez dire qu&#8217;on vous harcèle. Je dis non et c&#8217;est ce que beaucoup pensent. Quand vous devez à quelqu’un, vous devez payer. Maintenant, vous avez la possibilité de vous adresser à l&#8217;administration fiscale pour négocier avec elle des échéanciers de paiement.</p>
<p>Le budget en pleine croissance</p>
<p>Il faut être sérieux. J&#8217;ai vu un ministre des finances togolais se moquer de nous. J&#8217;ai ri et j&#8217;ai pleuré à la fois parce qu&#8217;il a dit la vérité. Il a dit que c&#8217;est un budget démagogique et c&#8217;est vrai. Vous n&#8217;avez pas vu qu&#8217;après avoir voté le budget qu&#8217;aujourd&#8217;hui ils sont en train de faire des abattements ? Oui, ils le font au niveau de chaque ministère. Moi, en quittant les impôts il y a 5 ans, je sais qu&#8217;à cette année, on ne peut pas être à 1000 milliards.</p>
<p><strong>Carte d’Identité : Sacca Georges, l&#8217;obsédé de la justice !</strong></p>
<p>Né à Parakou, de la famille princière de Nikki, Sacca Georges est un cadre attaché à la vertu. Fiscaliste de renommée, l&#8217;homme fait valoir ses droits à la retraite depuis 5 ans déjà. Sacca Georges, fiscaliste, rien ne le prédestinait pourtant à une telle carrière. Il rêvait à une profession libérale, celle d&#8217;Avocat, étant épris de justice. Mais très tôt, il sera désabusé et contraint de changer le cours de son destin. De sa volonté acharnée de s&#8217;investir pour l&#8217;équité et la justice sociale,  Sacca Georges voulait être le porte-voix des opprimés, l&#8217;Avocat de la veuve et de l&#8217;orphelin, bref, le défenseur des laissés pour compte de la société. Il ne respirait en réalité que pour cette carrière d&#8217;une noblesse incontestable. Pour lui, c&#8217;était la meilleure mission qu&#8217;un homme pouvait accomplir sur cette terre où l&#8217;injustice règne en maître. Pour cela d&#8217;ailleurs, l&#8217;homme s&#8217;investit à avoir une formation littéraire très remplie, dans le souci acharné de pouvoir se faire une bonne carapace pour irréversiblement accomplir son rêve. Il obtiendra pour cela, un Baccalauréat A&#8217;, c&#8217;est-à-dire littéraire. Par la suite, plus que jamais engagé, il s&#8217;inscrira à la faculté de droit et des sciences politiques de l&#8217;Université nationale du Bénin, l&#8217;actuelle Université d&#8217;Abomey-Calavi. Brillamment, Sacca Georges a réussi à ses différents examens dans cette faculté avant de se rendre à l&#8217;évidence une fois en année de Licence. C&#8217;est bien là qu&#8217;il changera d&#8217;avis quant à sa volonté de réaliser son rêve le plus cher, celui de devenir un Avocat de grande probité et de renommée internationale. Qu&#8217;est-ce qui en est la cause fondamentale ? Ce sont les fameuses erreurs judiciaires. &nbsp;&raquo; Je voulais tout faire pour devenir avocat, mais après l&#8217;étude de quelques cas d&#8217;erreurs judiciaires commises sur des justiciables, j&#8217;ai du rebrousser chemin. Je ne pouvais pas supporter une telle injustice où pour de simples questions de procédures, tout un procès peut être annulé et le criminel peut être libéré sans autre forme de procès. Cela me paraît absurde et je ne me l&#8217;explique pas. Franchement,  moi qui aime que la justice soit toujours rendue à ceux qui en ont besoin,  je n&#8217;accepterai jamais que leurs droits soient bafoués de cette façon là. Ce qui m&#8217;écoeure même, ce sont les avocats qui jouent ce sale rôle qui consiste à défendre le criminel qui pour une simple question de procédure, peut être libéré au grand malheur de sa victime. Je ne peux exercer une telle fonction &laquo;&nbsp;, a-t-il confessé. Toujours déterminé, Sacca Georges, une fois désabusé, s&#8217;engage alors sur la voie de sa nouvelle carrière, celle que le Destin lui servira. Une fois sa Maîtrise en poche, l&#8217;homme ne fera pas plus d&#8217;une année à la maison  à galérer. Le pays étant en manque criard de cadres à l&#8217;époque, il sera informé d&#8217;un communiqué gouvernemental recruteur de fonctionnaires permanents de l&#8217;Etat pour lequel il répondra et sera ainsi recruté aux impôts. Un secteur qu&#8217;il apprendra à connaître n&#8217;ayant aucune vocation et n&#8217;ayant point opté pour cette carrière. Il insistera que c&#8217;est l&#8217;Etat pourvoyeur d&#8217;emplois qui lui a proposé cette carrière après qu&#8217;il ait rejeté la première offre d&#8217;entrée à la Douane. C&#8217;est alors à l&#8217;œuvre qu&#8217;il apprendra à découvrir les Impôts où il exercera toute sa vie professionnelle. Après avoir franchi toute la hiérarchie de cette structure sans pour autant se tacher par des actes de corruption ou de malversations financières, Sacca Georges aura été précédemment fait Directeur adjoint des impôts, poste qu&#8217;il occupe avant d&#8217;être admis à la retraite, il y a 5 ans. Aujourd&#8217;hui, l&#8217;homme rêve toujours grand pour son pays et travaille d&#8217;ailleurs pour cela. Il fait surtout partie de ceux qui oeuvrent pour l&#8217;alternance en 2011. Il en fait un  véritable souci qui le hante. &nbsp;&raquo; Mon plus grand souci aujourd&#8217;hui, c&#8217;est l&#8217;alternance au pouvoir en 2011 &laquo;&nbsp;, nous-a-t-il confié. Mais pour lui, il n&#8217;aura pas meilleur Chef d&#8217;Etat à la tête du Bénin  en 2011 que le Président de la Boad, Abdoulaye Bio Tchané pour qui il roule avec conviction. &nbsp;&raquo; Je n&#8217;ai pas d&#8217;autres schémas à faire que d&#8217;affirmer que le prochain Président de la République du Bénin est Abdoulaye Bio Tchané. Je le connais personnellement et je sais qu&#8217;il est capable de gérer convenablement  notre pays. C&#8217;est ma conviction &laquo;&nbsp;, a-t-il laissé entendre.</p>
<p><strong>Intimité</strong></p>
<p>Sacca Georges est un homme en quête perpétuelle de l&#8217;Excellence. Et justement, cette culture effrénée de l&#8217;excellence transparaît dans toutes les dimensions de sa vie. Même en amour, le choix de l&#8217;âme sœur repose sur un critère principal : l&#8217;excellence. Et c&#8217;est d&#8217;ailleurs bien par rapport à ce critère particulier  auquel il résiste rarement qu&#8217;il a pu arracher le cœur de la jeune brillante lycéenne de l&#8217;époque qui aujourd&#8217;hui est son épouse pour qui il dit avoir beaucoup d&#8217;admiration. Avec une épouse médecin d&#8217;Etat et Professeur, Georges Sacca peut affirmer avec orgueil avoir eu la femme de son rêve. &nbsp;&raquo; Ma femme, je suis fier d&#8217;elle. Je l&#8217;ai découverte au Lycée Béhanzin. Je vous assure qu&#8217;elle était brillante. C&#8217;est elle qui avait même pratiquement tous les prix d&#8217;excellence de sa classe à l&#8217;époque. Cela a compté beaucoup quant à ma détermination à l&#8217;avoir comme épouse. C&#8217;est très important d&#8217;avoir une femme intelligente &laquo;&nbsp;, a-t-il confessé.  En amitié, Sacca Georges tient beaucoup à la franchise et à la vérité. Sans ces qualités, ne prétendez jamais faire partie du cercle fermé des amis du prince de Nikki. Chez la femme, c&#8217;est l&#8217;intelligence et la compréhension qui le fascinent. Avez-vous peut-être envie d&#8217;inviter Sacca Georges à table. Apprêtez-lui un bon plat d&#8217;igname pilée et du bon vin. Ainsi, vous pouvez être fier d&#8217;affirmer : &nbsp;&raquo; J&#8217;ai bien reçu Sacca Georges &laquo;&nbsp;.</p>
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		<title>Eugène Azatassou Coordonnateur FCBE,  invité de Sous l’Arbre à Palabres: « Le peuple ne commettra pas avec Boni Yayi, l’erreur de 1996 »</title>
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		<pubDate>Wed, 05 May 2010 22:12:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Sans protocole et sans se faire prier, l’Invité qui a accepté affronter les questions du comité de rédaction du Quotidien l’Evénement Précis au titre de votre rubrique préférée « Sous l’Arbre à Palabres » se nomme Eugène Azatassou. Coordonnateur National de l’Alliance politique la plus en vue de la mouvance présidentielle soutenant les actions du Chef de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Sans protocole et sans se faire prier, l’Invité qui a accepté affronter les questions du comité de rédaction du Quotidien l’Evénement Précis au titre de votre rubrique préférée « Sous l’Arbre à Palabres » se nomme Eugène Azatassou. Coordonnateur National de l’Alliance politique la plus en vue de la mouvance présidentielle soutenant les actions du Chef de l’Etat Boni Yayi, la Fcbe, M. Azatassou est aussi Maire de l’ilot politique que représente la Commune d’Agbangnizoun au cœur du plateau d’Abomey acquis entièrement à la cause de l’opposition en occurrence la Renaissance du Bénin. Dans cet entretien à bâton rompu, l’homme dont l’ascension à la tête de l’Alliance est perçu par nombre de Béninois comme un hasard, démontre son parcours. Dans cet entretien, il apprécie les quatre années de pouvoir sous le Changement pour entrevoir l’avenir avec sérénité et assurance. L’opposition n’est pas sortie indemne de cet exercice du premier ardent défenseur de la cause de Boni Yayi. Un entretien qui lève par ailleurs, un coin de voile sur l’intimité de l’homme qui cache derrière l’apparence sévère de son faciès, un homme aimable et courtois  mais surtout très engagé. </em></strong></p>
<p>  <strong>Le pays va mal, selon l&#8217;opposition</strong></p>
<p>Lorsque l&#8217;opposition estime que le pays va très mal, elle est dans son rôle. Mais j&#8217;aurais souhaité qu&#8217;en tant que béninois capable de diriger, qu&#8217;on soit un peu objectif. Actuellement dans la situation socioéconomique du Bénin, il y a deux composantes qu&#8217;il faut prendre en compte. Il y a cette crise sévère qui s&#8217;apparente à celle de 1929 qui a vu le déclenchement de la 2ème guerre mondiale. Une crise qui sévit dans le monde actuel  dont les effets sont perceptibles dans tous les autres pays du monde comme l&#8217;Irlande, la Grèce, l&#8217;Afrique du Sud etc. Cette crise a atteint de plein fouet le Bénin parce que nous sommes dans le monde qui est un village planétaire. Aussi parce que nous sommes à côté du Nigeria qui occupe une place financière capitale en Afrique de l&#8217;ouest. Aussi  parce que nous sommes alliés au Franc Cfa. Cette crise en effet est alimentaire, politique et surtout financière. Donc il y a ce premier handicap.  La situation de mévente et autres est donc arrivée sous cette crise qui sévit de la même manière dans le monde. L&#8217;autre dimension de la situation actuelle est que nous nous trouvons dans un pays qui a promis l&#8217;émergence au peuple. Et nous avons un gouvernement qui  y travaille et a entrepris beaucoup de choses notamment  beaucoup de chantiers ouverts. Quand bien même un béninois aspire au pouvoir, il ne peut estimer que le gouvernement ne fait rien. Je pense que c&#8217;est légitime de rechercher le pourvoir quand on l&#8217;a perdu. C&#8217;est légitime de rechercher le pouvoir quand on ne le possède pas. Mais le conseil que je donnerai est d&#8217;être plus objectif dans cette quête pour que le peuple puisse voir la légitimité de votre aspiration.</p>
<p> <strong>L&#8217;Agriculture, un désaveu cinglant à l&#8217;opposition</strong></p>
<p>Le gouvernement a créé des conditions pour la production agricole. Cela a commencé par le coton avec plus ou moins de bonheur et c&#8217;est parce que ce secteur était en difficulté depuis longtemps et tous les efforts ont été sans consécration. Je crois que la reforme doit continuer et le chef de l&#8217;Etat poursuit des actions dans ce sens. Mais en dehors du coton, le secteur agricole a porté de bons rendements cette année. Je crois qu&#8217;en ce qui concerne nos céréales, on a de réels  motifs de satisfaction. Mais nous pouvons mieux, seulement le problème est que nous ne produisons  pas en quantité industrielle. C&#8217;est ce qui fait que nous nous sommes livrés à la crise. Mais vous vous rappelez que le gouvernement très sensible à la situation sociale, avait procédé par ce qu&#8217;on appelle les subventions. Et tout l&#8217;argent des citoyens allait dans cette subvention. On avait l&#8217;impression que le gouvernement béninois subventionnait l&#8217;univers entier puisque lorsque les produits viennent d&#8217;ailleurs, c&#8217;est ce lieu de fabrication que vous subventionnez et quand c&#8217;est de plus en plus chère, c&#8217;est que vous faites écouler la richesse du pays. Mais à un moment donné, je crois que ces subventions ont été réduites et surtout dans un certain nombre de secteurs. Cela a permis  de relancer d&#8217;autres secteurs de l&#8217;économie.</p>
<p> <strong>Quel bilan après 4 ans de gestion ?</strong></p>
<p>Après 4 ans, je dirai que beaucoup de chantiers ont été ouverts. C&#8217;est vrai qu&#8217;avec la crise on ne s&#8217;en aperçoit pas aisément. Mais des villes comme Porto-Novo, Parakou, Lokossa et autres sont des exemples d&#8217;un effort louable du gouvernement. Quant aux infrastructures routières, il y a d&#8217;autres chantiers qui sont ouverts. Les routes qui sont plus proches des populations surtout au niveau des campagnes restent à faire. A ce niveau tout l&#8217;effort reste à consentir. Donc on ne peut pas dire que rien n&#8217;est fait.  C&#8217;est un chantier ouvert et ce chantier sera poursuivi car l&#8217;homme qui l&#8217;a ouvert est toujours là et il est capable de l&#8217;achever. C&#8217;est la preuve que nous entrons dans l&#8217;émergence. Cela veut dire que dans tous les secteurs, il y a des  chantiers. Si vous prenez le secteur des micros crédits,  c&#8217;est aussi un chantier. De l&#8217;argent a été distribué aux femmes pour s&#8217;insérer dans le commerce. C&#8217;est clair que 30.000 fcfa, 50.000 fcfa ne peuvent pas permettre aux femmes  de s&#8217;insérer conséquemment dans le système commercial. Donc c&#8217;est un chantier. C&#8217;est dire que les femmes qui savent s&#8217;organiser on doit pourvoir les aider à aller plus loin.</p>
<p> <strong>La bonne question pour 2011 !</strong></p>
<p>Alors la question qu&#8217;il faut se poser  en 2011 est de demander s&#8217;il faut fermer ou poursuivre tous ces chantiers ouverts. Moi je pense que le peuple béninois répondra que cela doit être poursuivi.</p>
<p> <strong>Et la mécanisation de l&#8217;agriculture ?</strong></p>
<p>L&#8217;objectif de la mécanisation, c&#8217;est de travailler le sol à grande échelle car avec la houe et le coupe-coupe, la production est limitée. Aujourd&#8217;hui avec des machines, quelles soient en bon état ou en mauvais état, l&#8217;intention est de vite cultiver le sol à grand échelle.  C&#8217;est ce que moi je retiens. Et je sais que  c&#8217;est par la production  que nous aurons  la victoire sur la crise, car les Béninois mangeront à leur faim. C&#8217;est une vision qui va de paire avec la politique de construction des voies car même si certains ont dit   qu&#8217;on ne mange pas les pavées, on sait bien que les pavées permettent le transort rapide des marchandises. Quand vous passez deux heures, trois ou quatre dans un bouchon cela ralentit l&#8217;économie du pays.</p>
<p>  <strong>Quelques reproches à la gestion de Boni Yayi</strong></p>
<p>Ce qui a mal marché sous ce régime, je parlerai plutôt beaucoup plus de moi-même. Parce que je voudrais que chaque béninois dise que voilà un homme qui a une vision pour le pays. Qu&#8217;est ce qu&#8217;il faut faire pour l&#8217;aider. Ce qui a mal marché, je dirai par exemple la rapidité d&#8217;organisation politique, l&#8217;accompagnement de tout ce qui est fait. Tout cela n&#8217;a pas bien marché et cela n&#8217;est pas la faute au Chef de l&#8217;Etat. C&#8217;est la faute à chacun de nous et surtout aux hommes politiques. C&#8217;est Boni Yayi qui est élu, c&#8217;est vrai mais il  ne  peut pas travailler seul. Il est tenu de travailler avec des hommes et tout le monde est tenu de l&#8217;accompagner. Je parle en qualité du maire d&#8217;Agbangnizoun. Si on me laisse seul en tant que maire de cette commune travailler, sans m&#8217;accompagner, vous verrez que la localité ne va jamais évoluer.</p>
<p> <strong>Et les différents scandales financiers !</strong></p>
<p>Vous  avez parlé des scandales. Vous savez la corruption allait à pas grandissant dans notre pays. Le peuple était fatigué et a estimé que le seul qui pourra sauver la nation est le docteur Boni Yayi. Le peuple était fatigué des dysfonctionnements au sein des administrations.  Une correction a été faite. Et c&#8217;est l&#8217;une des attentes des populations. J&#8217;ai pensé  que la façon dont la corruption était ancrée depuis le bas au sommet, croire qu&#8217;un seul homme ferait disparaître cela à l&#8217;aide d&#8217;un bâton magique c&#8217;est des illusions. Le peuple doit savoir que ce qu&#8217;il est possible de faire est de jeter des jalons, ouvrir des pistes et de les suivre du début jusqu&#8217;à la fin. je crois que le chef de l&#8217;Etat l&#8217;a fait en mettant en place des organismes de contrôle, les IGM, IGF, IGE…et en les mettant au travail sur les dossiers brûlants de l&#8217;Etat. J&#8217;ai reçu l&#8217;Ige à la mairie de Agbangnizoun pourtant je suis le Coordonnateur de la Fcbe. Donc en les mettant en œuvre indistinctement en  ne tenant pas   compte des positions politiques, je crois que c&#8217;est la meilleure manière. Il a montré le chemin en mettant des collaborateurs dans des positions où ils ne peuvent pas entraver la manifestation de la vérité. Il ne s&#8217;agit pas  seulement de découvrir des dossiers, il s&#8217;agit que les responsabilités soient situées. À ce niveau c&#8217;est la réforme judiciaire qui n&#8217;a pas encore totalement suivie. Je suppose que ça va être le second volet de l&#8217;acte du chef de l&#8217;Etat.  Ceux qui sont sur le secteur de la justice doivent aider le Chef de l&#8217;Etat à mieux réussir sur ce volet. Compte tenu du contexte, l&#8217;apparition des affaires ne me parait pas moi une chose qu&#8217;il faut mal comprendre.  L&#8217;attente du peuple peut être légitime. Mais on ne peut pas s&#8217;attendre à ce que la mauvaise gouvernance disparaisse par un coup de bâton magique comme je l&#8217;avais dit si haut. Ce à quoi on peut s&#8217;attendre est que ces pratiques soient traitées pour qu&#8217;on puisse prendre un autre tournant. La mauvaise gestion n&#8217;est pas un phénomène imaginaire. Ce sont les hommes qui sont à la base de cela et ces hommes ont toutes les facultés pour contourner tout ce que l&#8217;on met en place. A partir de ce moment, il faut chercher des voies et moyens pour l&#8217;éradiquer. C&#8217;est ça l&#8217;essentiel à mon avis.</p>
<p> <strong>Une mouvance ou des mouvances…..</strong></p>
<p>Je ne sais pas ce que vous appelez des mouvances. Quelles que soient les conditions, ce sera une  mouvance. Etant entendu que dans la mouvance, il y a plusieurs partis et regroupement de force politique, social et culturel. Actuellement il y une organisation d&#8217;artisans qui soutiennent le chef de l&#8217;Etat. L&#8217;alliance Fcbe est déjà constituée de plusieurs partis et organisations. Même s&#8217;il y a des forces qui viennent s&#8217;ajouter, ce sera la mouvance même s&#8217;il y a des problèmes internes. Que le parti qui n&#8217;a pas de problème interne vienne nous jeter la première pierre.</p>
<p> <strong>Guerre de leadership entre Fcbe et Umpp</strong></p>
<p>L&#8217;Umpp est un cadre de concertation où nous nous retrouvons pour nous concerter. Je ne suis pas membre du bureau. Je suis seulement coordonnateur de la Fcbe. C&#8217;est l&#8217;honorable Grégoire Laourou qui a été désigné par  les membres. Il faut vous dire que l&#8217;Umpp est né du fait que plusieurs partis veulent soutenir le Chef de l&#8217;Etat mais ne veulent pas se reconnaître membre Fcbe. Or dans nos textes de base, la chose était prévue. Il faut mettre tout le monde à l&#8217;aise si tant est qu&#8217;il veut être de la mouvance. Nous discutons entre nous et faisons nos planifications ensemble. L&#8217;alliance Fcbe n&#8217;est pas un parti politique donc il peut recevoir en son sein d&#8217;autres partis. La mouvance est un cadre de concertation.  Ce ne serait pas bon qu&#8217;on crée un parti à l&#8217;intérieur d&#8217;un parti mais à l&#8217;intérieur d&#8217;une alliance, je crois que la chose est faisable. La Fcbe fait son bonhomme de chemin. Nous nous sommes appelés à mettre en place des structures qui sont verticales, horizontales. Parfois on en a jusqu&#8217;au village et arrondissement.  Dans beaucoup de villages, il a des gens qui répondent aux Fcbe. Ce qui me semble capital, c&#8217;est le quadrillage politique sur le terrain ou le combat comme le diraient les autres, le combat face à face sur le terrain à la base.</p>
<p>  <strong>Les Fcbe ont-ils les moyens d&#8217;amener Yayi en 2011 ?</strong></p>
<p>Ce n&#8217;est pas la Fcbe qui amènera Boni Yayi en 2011, mais plutôt les populations qui continuent de croire en lui. Le peuple béninois est un peuple conscient et le moment venu il prendra sa décision on a confiance. Le travail que nous faisons va compter. Le Chef de l&#8217;Etat n&#8217;a pas parlé de sa candidature mais nous on se bat pour qu&#8217;ils reviennent. Si jamais il voulait se détourner, nous nous allons pousser dans le dos pour qu&#8217;il revienne. On va mettre les populations béninoises à sa trousse pour qu&#8217;il continue ses œuvres salvatrices. Il va poursuivre les chantiers qu&#8217;il a ouverts.</p>
<p> <strong>Le candidat unique de  l’UN Houngbédji</strong></p>
<p>Je dois dire que cette fois ça été plus loin que d&#8217;habitude. Les autres fois on n&#8217;a pas été jusqu&#8217;à ce niveau. En ce qui me concerne, je m&#8217;y attendais. Je ne vois pas beaucoup d&#8217;hommes qui ne seront pas près à tout en demandant pardon sans expliquer le pourquoi. Ils  se sont entendus pour démettre le président Soglo. Mais malheureusement ça ne suffira pas pour 2011. La vie est faite de tout. Dans ce schéma nous faisons aussi un travail politique. Quand vous prenez le candidat unique, son rêve ce n&#8217;est plus d&#8217;être maire, ni député. Son rêve c&#8217;est d&#8217;être chef d&#8217;Etat. Alors il a manifesté ce rêve depuis. S&#8217;il a été premier ministre, c&#8217;était en vision de cela.</p>
<p>L&#8217;autre chose est que ce sont des voix d&#8217;hommes qu&#8217;on met ensemble lors des élections. Je crois que c&#8217;est des hommes qui voteront et non des pierres et je ne suis pas dans cette logique d&#8217;addition mécanique de voix de 2006 pour conclure à l&#8217;élection de Me Adrien Houngbédji. Je ne dirai pas qu&#8217;il sera élu au premier tour mais il faut savoir que le peuple ne recommencera pas constamment l&#8217;erreur de 1996. Il l&#8217;avait fait sous prétexte qu&#8217;on ne mangera pas du pavée. Il y  avait une crise et on s&#8217;en est prévalu pour insinuer c&#8217;est lui qui avait amené la dévaluation. On ne peut pas dire que tout ce que Yayi a fait est rose. Il faut le prendre dans sa dimension d&#8217;homme. Il mérite de critique comme tous. J&#8217;ai entendu dire qu&#8217;au lieu de construire des échangeurs, il vaut mieux aller fermer les baffons. Or on a vu ce que la fermeture des baffons a donné dans ce pays. La fermeture du baffons de Houéyiho a été un véritable problème aux populations d&#8217;Agla.</p>
<p> <strong>Et les aveux de Boni Yayi face aux syndicalistes ….</strong></p>
<p>C&#8217;est un syndicaliste qui, à la sortie d&#8217;une audience  a dit que le Chef de l&#8217;Etat a renoncé aux élections en 2011. Ne prenez pas ces informations de cette manière. Je pense que mon analyse personnelle quand vous sortez du bureau d&#8217;une personnalité de ce rang, on sort en faisant le point de ce qui vous a amenés. Si vous avez un peu d&#8217;estime pour votre patron vous devez comprendre qu&#8217;il a dit certaines choses sous l&#8217;effet de la colère qui ne serait pas nécessaire de redire dehors. Cette déclaration prouve que ses relations avec le chef de l&#8217;Etat ne sont pas des relations d&#8217;amitié. C&#8217;est des relations un peu conflictuelles et dans cet état d&#8217;esprit, je suis obligé de prendre avec des pincettes tout ce que lui-même dit. Il peut prolonger ce que l&#8217;autre a dit de la façon dont lui, il a compris. Il ne nous a pas déroulé un magnétophone, on n&#8217;a pas entendu les thèmes précis. Par conséquent, j&#8217;ai compris qu&#8217;il y a eu de l&#8217;énervement de la part du Chef de l&#8217;Etat face aux enseignants intransigeants malgré  la  situation  économique dans laquelle le pays est et qu&#8217;on sait. Il faut avoir fait un certain nombre de sorties. Mais le Chef de l&#8217;Etat ne pourra pas dire  qu&#8217;il ne sera pas candidat en 2011. A qui il laissera tous les chantiers ouverts ? A qui il laissera toute sa grande vision pour l&#8217;émergence du Bénin ? Vous me direz que tout le monde peut diriger le Bénin. Le coordonnateur national des Fcbe que je suis,  n&#8217;est pas prêt pour diriger le Bénin en 2011. Je ne serai pas candidat.  Cette affirmation, vous pouvez la prendre fermement car elle vient de moi. Mais ce que vous n&#8217;avez pas entendu du Docteur Boni Yayi lui-même, n&#8217;essayez pas de l&#8217;utiliser. Ce ne serait pas  bien. On est 8 millions de Béninois d&#8217;accord, mais on en a eu parmi eux qui ont pillé à bras le corps le pays. Le Chef de l&#8217;Etat, c&#8217;est l&#8217;un des 8 millions de personnes qui a une certaine vision, qui a abattu un certain travail et il faut qu&#8217;il le poursuive tout simplement. Comme ça, il amènera le Bénin à un point où n&#8217;importe quel autre des 8 millions de Béninois pourra  le prendre puisque le mandat n&#8217;est pas indéterminé.</p>
<p> <strong>L&#8217;exploit des Fcbe à Agbangnizoun !</strong></p>
<p>On vit en prenant des moyens chez certain de nos militants. C&#8217;est comme ça que nous vivons. Non. On a fait un certain travail, mais le plus important, ce n&#8217;est pas le travail qu&#8217;on a fait. L&#8217;important, c&#8217;est que les populations d&#8217;Agbangnizoun se sont données à un moment donné, une autre orientation. Donc, je  leur rends hommage  pour  avoir choisi à un moment de s&#8217;orienter autrement. Ce n&#8217;est pas facile à un homme d&#8217;abord, ensuite à une population, à tout un peuple. Vous savez, à une certaine époque, Agbangninzoun était à 97%, voir 98% Renaissance du Bénin. C&#8217;était déjà ancré dans les habitudes, dans le sang. Si la population n&#8217;avait pas décidé  de se réorienter, on   aurait suivi massivement la même voie, on aurait eu d&#8217;autres personnes à la tête de la Municipalité. Donc, Agbangninzoun aurait pu voter autrement. D&#8217;abord aux présidentielles, le score fait  par le Chef de l&#8217;Etat actuel était élogieux. C&#8217;est vrai que la Rb  nous avait battus. Mais on avait réalisé un score appréciable. Aux Législatives, le score a encore remonté davantage et puis encore davantage aux communales.</p>
<p> <strong>Les candidatures sérieuses en 2011</strong></p>
<p>Nous prenons toutes les candidatures au sérieux parce que ce sont des personnalités qui font déjà le travail de terrain. Nous les rencontrons sur le terrain d&#8217;ailleurs. Donc nous les prenons au sérieux. Nous disons au peuple béninois de prendre tout ça au sérieux et de ne pas rigoler avec parce qu&#8217;on risque d&#8217;être surpris et de se retrouver à une situation qu&#8217;on n&#8217;a pas voulu.  La situation serait  délicate dans le cas où on serait obligé de faire confiance à d&#8217;autres qui pourrait arrêter tous ces chantiers aujourd&#8217;hui ouverts par le Chef de l&#8217;Etat actuel. Lui, il fait ses 5 ans en plus, il achève et puis les autres pourront venir après.</p>
<p> <strong>Et la candidature de Bio Tchané</strong></p>
<p>Moi je n&#8217;ai pas à penser  ou non que le Président de la Boad soit candidat. Je pense que le Président Abdoulaye Bio Tchané est un citoyen béninois. Il jouit de tous ses droits civiques, donc il peut être candidat. C&#8217;est son analyse personnelle qui le fera candidat ou non aux élections présidentielles de 2011. Il faut penser aux alliances, c&#8217;est sûr. Moi je n&#8217;ai pas à vous dire là maintenant les alliances auxquelles nous pensons. Il ne manquerait que ça. Je ne peux pas vous dire non plus si le Président Bio Tchané sera candidat ou non. Ce sera à lui personnellement de le dire. Je le connais personnellement. Je l&#8217;ai vu aussi en tant que ministre. Je sais aussi que c&#8217;est un homme très important. Il décidera de ce que sa conscience lui dira.</p>
<p> <strong>Les interdictions de manifestations</strong></p>
<p>Les interdictions de manifestations ont été évoquées  comme des atteintes à la démocratie. Ce que je voulais dire, c&#8217;est que l&#8217;administration a le pouvoir d&#8217;analyser une situation donnée et de dire telle manifestation peut conduire au trouble à l&#8217;ordre public. L&#8217;administration, dans tous les pays du monde, même les plus démocratiques a ce pouvoir qui est en même temps un devoir qu&#8217;elle peut exercer à divers endroits. Il faut le reconnaître d&#8217;abord. Dans la mesure où ça peut être pris en compte, cela peut frapper indistinctement. Par exemple, le Conseil des ministres a pris récemment la décision, à cause du recensement, qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de manifestations. J&#8217;estime que c&#8217;est une décision administrative qui est opportune. Ce qu&#8217;il faut demander aux responsables de l&#8217;administration, c&#8217;est que,  dans ce domaine, une analyse soit bien faite pour que les décisions ne reposent pas sur l&#8217;arbitraire. C&#8217;est tout ce qu&#8217;on peut demander et c&#8217;est à eux d&#8217;intérioriser cela et de le faire peser dans leurs décisions. Mais on ne peut pas leur ôter le pouvoir de prendre des mesures d&#8217;ordre sécuritaire par rapport à telles ou telles autres manifestations.</p>
<p> <strong>Le séjour à la tête de la Fcbe</strong></p>
<p>A la tête de la Fcbe, je suis élu pour trois ans. Je le suis depuis octobre 2008.  En dehors des installations de nos structures que nous avons effectuées dans toutes les localités du pays, nous avons animé un peu la vie politique, mais de façon conséquente. Je vous disais tout à l&#8217;heure qu&#8217;il y avait des difficultés. Nous avons animé la vie politique à notre manière, mais ce que nous avons surtout fait, c&#8217;est le quadrillage du terrain avec les difficultés qui l&#8217;accompagnent. Ce n&#8217;est pas nécessairement vrai de dire qu&#8217;à la Fcbe, on ne cotisait pas. Je vais vous dire pourquoi ce n&#8217;est pas nécessairement vrai. Je vous dis que nous comptions sur nos militants qui ont un peu plus de moyens que d&#8217;autres. Dans la mesure des moyens qu&#8217;ils ont, nous pouvons avoir leur aide pour organiser les activités. C&#8217;est tout ce que je peux répondre.</p>
<p> <strong>Azatassou à la tête de Fcbe, un hasard ?</strong></p>
<p>S&#8217;il faut parler de Fcbe et du soutien au Chef de l&#8217;Etat, je suis depuis 2004 où le parti auquel j&#8217;appartiens, le Mouvement pour le Développement et la Liberté a décidé  de soutenir le candidat Boni Yayi.  J&#8217;ai fait le travail principalement dans le Zou. La campagne présidentielle à Agbangninzoun, c&#8217;est moi qui l&#8217;ai gérée en 2006. Et depuis, je suis dans les structures. Cela veut dire que je peux être bien à la tête des Fcbe comme ça aurait pu être d&#8217;autres. C&#8217;est vrai que je n&#8217;étais pas le plus souvent en vue par rapport à d&#8217;autres. Mais c&#8217;est le Congrès qui a estimé que celui qu&#8217;il fallait pour la période là, que ce soit quelqu&#8217;un comme moi.</p>
<p> <strong>Fcbe malade dans le Zou</strong></p>
<p>Qu&#8217;est-ce qui vous fait dire que la Fcbe est malade dans le Zou ? Le député Eloi Aho est toujours un député Fcbe. A un moment donné, il peut faire des déclarations en exprimant ce qui est dans sa conscience comme d&#8217;autres le font. Mais ça ne veut pas dire qu&#8217;ils ne sont plus Fcbe. En ce qui concerne les autres choses dont vous parlez, je vous ai dit que Fcbe est un regroupement de partis et de mouvements politiques. Donc, quelqu&#8217;un qui crée son parti, s&#8217;il ne sort pas du regroupement, il est toujours dans les normes. Nous ne sommes pas un parti. Donc le parti de Francis Aguénoukoun,  ce n&#8217;est pas un phénomène extraordinaire puisqu&#8217;il n&#8217;a jamais déclaré que son parti est créé en dehors de Fcbe. Convergence 2011 est un mouvement membre de Fcbe et son Président Edgar Soukpon peut vous le confirmer. Le ministre Zinzindohoué quant à lui, se charge d&#8217;animer les structures du regroupement que nous constituons, je veux parler des  Fcbe. </p>
<p>  <strong>Boni Yayi à Agbangnizoun : hasard ou gratitude aux électeurs ?</strong></p>
<p>Je sais que le Chef de l&#8217;Etat est proche des populations en général. Maintenant, il se fait qu&#8217;Agbangninzoun a été sinistré. Beaucoup d&#8217;arbres ont été déracinés, des toitures enlevées,  beaucoup de sans abris enregistrés avec un décès à la clé. Le Chef de l&#8217;Etat ayant appris ça a voulu nous assister et nous dire sa compassion. C&#8217;est vrai qu&#8217;il y a eu tornade à Covè, mais comprenez quand même que le Chef de l&#8217;Etat ne peut pas aller à tous les lieux de sinistres. Il a un calendrier à gérer et on ne peut pas lui exiger cela.  Il peut se rendre symboliquement à un endroit donné pour manifester sa compassion avec l&#8217;ensemble du peuple béninois.</p>
<p><strong>La crise de royauté à Abomey</strong></p>
<p>Je suis du Plateau d&#8217;Abomey.  Au niveau de la royauté actuellement, il y a une crise. C&#8217;est clair que les princes sont à pied d&#8217;œuvre pour régler la crise et je pense que cela va arranger les populations. Il y a des solutions qui sont envisagées, j&#8217;espère qu&#8217;elles vont aboutir pour le bonheur des populations. C&#8217;est vrai qu&#8217;il y a un roi actuellement élu qui siège au Palais central, mais il y a aussi un débat autour et je crois que les princes s&#8217;affairent afin que les esprits se calment.</p>
<p> <strong>Le combat de Fcbe pour la Lépi</strong></p>
<p>Nous avons mené beaucoup de combats pour la réalisation de la Lépi. Nous avons déjà fait une déclaration. Mais ça a été coïncidé par un événement qui a fait que la Presse n&#8217;en avait pas beaucoup  parlé. Nous avons fait récemment une seconde déclaration. Nous avons fait également beaucoup de séances de travail avec l&#8217;Union fait la nation, des structures comme la Cps et la Miréna. Nous avons constamment donné nos points de vue pour pouvoir faire évoluer les choses. Maintenant je suis heureux que la seconde phase du recensement ait démarré. J&#8217;ai appris que l&#8217;Union fait la nation a fait passer un communiqué pour appeler ses militants à aller s&#8217;inscrire. C&#8217;est une bonne chose. Je sais que ce sont des hommes intelligents qui savent réfléchir. Je n&#8217;attendais pas qu&#8217;ils restent dans cette position de boycott jusqu&#8217;à la fin. Parce que, si vous êtes candidat et que vos militants ne prennent pas les cartes d&#8217;électeurs, je me demande ce que ça va donner comme résultats. Je les félicite donc pour cette avancée et je voudrais demander qu&#8217;ils coopèrent maintenant et que leurs militants au niveau de la Cps réintègrent  les différentes structures. Je suis heureux qu&#8217;ils aient maintenant compris qu&#8217;il faut utiliser les articles 8 et 22 qui stipulent que toutes les formations politiques peuvent suivre la Lépi dans tous ces compartiments.</p>
<p> <strong>En guise de conclusion</strong></p>
<p>Je voudrais vous remercier pour m&#8217;avoir invité sous votre rubrique et de permettre d&#8217;intervenir sur des sujets d&#8217;actualité et autres et pour faire connaître davantage la vision de l&#8217;alliance Fcbe sur les sujets préoccupants de la Nation. Je sais que c&#8217;est un travail formidable que vous venez d&#8217;accomplir à ma faveur. Je demanderais de continuer dans ce sens. Ça permet de mener le débat politique et de faire connaître les points de vue car c&#8217;est avec le débat qu&#8217;on peut faire enraciner la paix sociale. Vous y avez beaucoup contribué et je vous en remercie.</p>
<p> <strong>Carnet d’Identité : Un homme aux convictions imperturbables</strong></p>
<p>Marqué par plusieurs événements douloureux dans sa vie d&#8217;enfance, Eugène Azatassou ne révèle  quasiment jamais avec précision, son année de naissance.  En complicité avec ses parents, il gardera l&#8217;année 1951 comme celle de sa naissance même si précisément, il est né en 1950. Né d&#8217;un père Grand féticheur célèbre d&#8217;un village d&#8217;Agbangnizoun,  cela ne l&#8217;épargnera pas pour autant des péripéties de la vie. Tristement, l&#8217;homme raconte : &nbsp;&raquo; Il y a eu beaucoup d&#8217;événements qui se sont passés à ma naissance. Par exemple, j&#8217;ai perdu ma mère quand je marchais à quatre pattes &laquo;&nbsp;. Le &nbsp;&raquo; petit Eugène &nbsp;&raquo; va alors apprendre à connaître la vie aux côtés de sa grande sœur qui était enseignante et qui va justement décidé de son acte de naissance pour fixer sa date de naissance vers 1951. Mais tout ceci, ne l&#8217;a pas empêché d&#8217;accomplir son destin. Alors commença pour lui l&#8217;aventure de la vie où au terme il sera nanti d&#8217;un Doctorat de 3ème cycle à Toulouse en France. Et pourtant quelques décenies à l&#8217;avance, rien ne présageait d&#8217;un avenir aussi radieux au &nbsp;&raquo; petit &nbsp;&raquo; Eugène Azatassou qui aura mis pour la première fois pied à l&#8217;école à la Mission catholique. Il sera d&#8217;ailleurs à divers endroits dans son cursus scolaire étant donné qu&#8217;il était resté aux côtés de sa grande sœur institutrice qui tout le temps est affectée dans différentes régions du pays. Ainsi, de Toviklin dans le Mono-Couffo en passant par Pénessoulou entre Djougou et Bassila, Eugène Azatassou finira par obtenir son entrée en 6ème à Glazoué avant de poursuivre ses études secondaires au Collège Monseigneur Steinmetz de Bohicon. C&#8217;était en 1964. 4ans après, il obtient son Bepc et s&#8217;inscrit au Lycée Béhanzin où il obtiendra avec mention &nbsp;&raquo; Assez bien &laquo;&nbsp;, son Baccalauréat série C. Par la suite, il fera 3 ans à l&#8217;Université du Dahomey avant de s&#8217;envoler sur Toulouse, en France où il obtiendra son diplôme d&#8217;étude approfondie avant de retourner au bercail pour intégrer le département des &nbsp;&raquo; Mathématiques &nbsp;&raquo; à l&#8217;Université du Dahomey. Mais très ambitieux, le jeune Azatassou de l&#8217;époque refuse de se limiter à ce diplôme. Alors, il retourna à Toulouse pour préparer une thèse de  3ème cycle, à laquelle il réussit brillamment avant de revenir au pays pour continuer à servir au département des &nbsp;&raquo; Mathématiques jusqu&#8217;à ce jour &laquo;&nbsp;. Cela fait aujourd&#8217;hui 31 ans qu&#8217;il enseigne.  Il entreprendra d&#8217;abord de militer dans les associations d&#8217;élèves, d&#8217;étudiants  puis dans les associations de développement et les organisations syndicales. A l&#8217;époque, la Révolution battait son plein. Comme la plupart des jeunes de sa génération qui partagent le désir de changer ce système politique basé surtout sur l&#8217;arbitraire, la torture et les exactions de toute sorte, Eugène Azatassou fera également l&#8217;expérience de Ségbana où il a séjourné pendant 4 ans bien comptés séparé de sa famille. Mais pour autant, l&#8217;homme ne regrette pas ses souffrances. Il propose d&#8217;ailleurs que l&#8217;histoire soit enseignée à la génération montante afin qu&#8217;elle puisse  apprendre qu&#8217;on peut accepter vivre le pire  pour faire valoir ses convictions.</p>
<p>&nbsp;&raquo; Moi je ne suis pas des gens qui apprécient l&#8217;histoire en la ramenant à notre vie d&#8217;aujourd&#8217;hui. Je replace toujours l&#8217;histoire dans son contexte. Personne ne nous obligeait à faire ce qu&#8217;on a fait. On avait une certaine conviction et par conséquent, on ne peut pas dire que c&#8217;était à oublier. Je dis non. Il faut nécessairement enseigner l&#8217;histoire aux générations montantes pour leur montrer qu&#8217;il faut être déterminé et convaincu &laquo;&nbsp;, déclare-t-il. Et c&#8217;est fort de ses convictions que  l&#8217;homme s&#8217;est investi dans l&#8217;avènement du changement dès 2004 avec son parti &nbsp;&raquo; Le mouvement pour le développement et la liberté. Il raconte les motifs du choix de son parti sur le candidat de l&#8217;époque, Docteur Boni Yayi : &nbsp;&raquo; En 2006, il était donc posé la problématique de la succession à la tête de l&#8217;Etat, étant donné que les deux grands Chefs d&#8217;Etat que nous ayons connu, je veux parler du Général Mathieu Kérékou et du Président Nicéphore Soglo,  n&#8217;étaient plus qualifiés pour être Présidents de la République. Il fallait alors que le peuple béninois puisse choisir un homme qui pourra réellement prendre leur place  pour l&#8217;amener vers le développement. On s&#8217;est dit alors entre cadres que celui qui succèdera à eux soit un homme de cœur  pouvant conduire le pays vers le développement. C&#8217;est ainsi que nous nous sommes dits, qu&#8217;au lieu de rester uniquement dans les associations de développement et dans les syndicats, il faut qu&#8217;on aille mettre le pied dans quelque chose d&#8217;autre qui puisse nous permettre de réaliser cette forme de politique. D&#8217;où la création de notre parti &nbsp;&raquo; Mouvement pour le développement et la liberté &nbsp;&raquo; dirigé par le Président Rigobert Azon. D&#8217;abord, on a commencé par faire un travail de terrain avant d&#8217;en arriver là où je suis actuellement, c&#8217;est-à-dire le choix du Docteur Boni Yayi, candidat en 2006 et puis ma candidature pour les communales de 2008, et aujourd&#8217;hui coordonnateur national des Fcbe &laquo;&nbsp;. Mais il faut retenir que l&#8217;homme était avant tout, un membre actif du parti communiste du Bénin sans pour autant partager la vision du régime communiste du camarade Mathieu Kérékou. C&#8217;est cela d&#8217;ailleurs qui lui a valu ses années de séjour à Ségbana.</p>
<p><strong> La Rédaction</strong></p>
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