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	<title>L&#039;événement Précis &#187; Manchette</title>
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		<title>Polémique autour du scandale des structures de placement d&#8217;argent: L&#8217;opposition enfonce le gouvernement, la mouvance défend Yayi</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jul 2010 04:00:53 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Manchette]]></category>
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		<description><![CDATA[(Lire en intégralité le discours du président de l&#8217;UN, Bruno Amoussou) L’Union fait la nation siffle la fin de la cohabitation pacifique avec Yayi « Nous ne serons plus toujours les seuls à faire des concessions pour la paix », Dixit  Bruno Amoussou Les leaders de l’opposition réunis au sein de la coalition l’Union fait la nation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/un-présidium-01.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3137" title="un présidium 01" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/un-présidium-01.jpg" alt="" width="225" height="169" /></a>(Lire en intégralité le discours du président de l&#8217;UN, Bruno Amoussou)</p>
<p><strong>L’Union fait la nation siffle la fin de la cohabitation pacifique avec Yayi</strong></p>
<p><strong>« Nous ne serons plus toujours les seuls à faire des concessions pour la paix », Dixit  Bruno Amoussou</strong></p>
<p>Les leaders de l’opposition réunis au sein de la coalition l’Union fait la nation (UN)  n’entendent plus croiser les bras et observer le gouvernement continuer ce qu’ils appellent des dérives contre la démocratie. Au cours d’une conférence de presse animée hier au siège de la coalition avec la présence effective et remarquable de tous les  leaders, à savoir Bruno Amoussou, Me Adrien Houngbédji, Léhady Soglo, Kolawolé Idji, Lazare Sèhouéto et autres, l’Alliance a informé l’opinion publique sur l’état déliquescent de notre système démocratique. Une situation délétère face à laquelle ils n’entendent plus se montrer passifs. « Nous ne serons plus toujours les seuls à faire des concessions pour la paix », a lancé Bruno Amoussou lors de cette sortie médiatique pour démontrer tout l’engagement de l’Union fait la nation à rompre avec la passivité,  l’inaction et la résignation  face à ce qu’ils appellent  les «comportements provocateurs du régime Yayi ». Et pour donner la preuve de  la pertinence de leur actuelle position face à la situation nationale, Bruno Amoussou, évoque comme raison, la violation permanente par le gouvernement des libertés individuelles et d’association, la gabegie et la mal gouvernance, toute chose qui de son avis  fragilise dangereusement la démocratie et tue à petit coup l’Etat de droit bâti à l’issue de la conférence nationale des forces vives de la Nation de février 1990. Selon les illustrations données par le conférencier principal, tandis que les partisans du régime sont en permanentes  marches et tournées d’explications sur les grands sujets d’actualité, l’opposition est contrainte au silence, interdite donc d’actions.  L’interdiction du meeting de Me Adrien  Houngbédji  à Zogbodomey était    le dernier acte du gouvernement jugé provocateur par les membres de l’Union fait la nation. Ceci fait bien évidemment suite selon leurs propos aux nombreux autres actes attentatoires aux libertés individuelles, notamment les interdictions de marches par le Préfet des départements du Borgou-Alibori il y a quelques mois. Bruno Amoussou tient  pour responsables,  le gouvernement et son Chef quant aux  éventuelles conséquences qui pourraient subvenir à la suite de la riposte qu’ils entendent désormais organiser pour mettre fin « aux provocations ». Car, « Nous avons toujours attiré l’attention sur les dérives du gouvernement, mais malheureusement la situation s’aggrave tous les jours », s’est justifié Bruno Amoussou. Il faut dire qu’à cette sortie médiatique, les membres de l’Union fait la nation ont reprécisé leur position quant à la responsabilité indiscutable du gouvernement dans la sulfureuse affaire Icc-services. Pour eux, le Chef de l’Etat, en laissant les responsables de Icc-services confectionner des pagnes, des calendriers et mêmes des boissons à son effigie,  ne doit pas aujourd’hui nier sa complicité avec eux. Il faut rappeler qu’à l’occasion, quelques échantillons de pagnes et de calendriers confectionnés par Tégbénou et ce à l’effigie du Chef de l’Etat ont été montrés aux hommes des médias en guise de preuves. Dans une déclaration dont nous vous proposons de lire l’intégralité, l’Union fait la nation persiste et signe que le remboursement des déposants doit commencer par le Chef de l’Etat lui-même, ce à partir de son budget de campagne. Les leaders de l’opposition exigent également que tout le dossier soit confié uniquement à la justice afin qu’elle puisse faire en toute indépendance toute la lumière qu’il faut pour la manifestation de la vérité.</p>
<p><strong>Donatien GBAGUIDI</strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Conférence de presse de l&#8217;Union fait la Nation</strong></span></p>
<p>Mesdames et messieurs les journalistes</p>
<p>Depuis quelques mois, l&#8217;affaire dite « ICC-Services » secoue notre pays. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un évènement ponctuel et sans signification mais d&#8217;une des plus éclatantes manifestations de la politique de laxisme, de clientélisme et de mobilisation permanente des structures de l&#8217;Etat au service de la réélection du Président Boni YAYI. Pour tous ceux qui se refusaient à voir la réalité en face, il s&#8217;agit d&#8217;un puissant révélateur aveuglant des graves dérives qui jalonnent l&#8217;actuel mandat présidentiel, détruisent la cohésion sociale et l&#8217;unité nationale, liquident les valeurs d&#8217;intégrité et d&#8217;honnêteté auxquelles notre peuple est toujours resté attaché.</p>
<p>C&#8217;est parce que l&#8217;Union fait la Nation (UN) a perçu très tôt l&#8217;ampleur et la profondeur de ce qui est un violent tremblement de terre, qu&#8217;elle n&#8217;a pas voulu faire des déclarations ni exprimer des prises de position précipitées que le gouvernement et ses complices gloutons ne manqueraient pas de vite classer dans la rubrique de la récupération politique. Durant plus d&#8217;un mois et avec responsabilité, patriotisme et professionnalisme, des militants et cadres de l&#8217;UN ont mené des enquêtes et amassé une somme d&#8217;informations et de documents qui démasquent les vrais acteurs et expliquent les gesticulations actuelles du gouvernement. L&#8217;UN saisit cette occasion pour remercier ces militants et ces cadres ainsi que ses sympathisants qui, dans la discrétion et avec dévouement, ont aidé à reconstituer cet immense scandale politico-financier qui conduit à la ruine des épargnants abusés.</p>
<p>Le vendredi 16 juillet, le Président Adrien Houngbédji a présenté, dans une Déclaration à la presse, les grandes lignes de nos premières conclusions en sa qualité de vice-président de l&#8217;UN et porte-parole en la circonstance. La pertinence des analyses et des propositions ont jeté l&#8217;émoi dans les rangs de tous ceux qui se camouflaient sous des costumes de sauveurs pour échapper à la colère de leurs victimes. Enregistrée, la Déclaration a fait l&#8217;objet d&#8217;un examen attentif des autorités gouvernementales qui interdirent aux média publics et à certains media privés d&#8217;assurer sa couverture et sa diffusion. Mais la pression populaire, celle des media internationaux et des pays amis ont obligé les adversaires du pluralisme politique et de la liberté d&#8217;expression à organiser une mise en scène sur l&#8217;une des chaines privées de télévision avec trois conseillers du Président de la République jouant le rôle d&#8217;amuseurs publics. Bien que limitée à un extrait, cette diffusion partielle et partiale de la Déclaration permit aux populations d&#8217;identifier les vrais auteurs de leur malheur.</p>
<p>Ce n&#8217;est certes pas la première fois que ce système d&#8217;arnaque à grande échelle est pratiqué. Le Bénin n&#8217;est pas non plus le premier pays où de telles manipulations ont permis à des escrocs de dépouiller leurs crédules victimes de leurs ressources. Mais c&#8217;est la première fois qu&#8217;un Chef d&#8217;Etat, élu parce qu&#8217;il était reconnu entre autres comme un spécialiste des questions financières, et son gouvernement, par leur complaisance, leur négligence et leur caution de toute nature, ont permis à ce système de ruiner leurs concitoyens. C&#8217;est également la première fois qu&#8217;il a été mis en œuvre par des organisations illégales, à &#8216;une si grande échelle, aussi longtemps dans un pays. C&#8217;est enfin la première fois qu&#8217;il a été utilisé pour soutenir une vaste campagne électorale en faveur d&#8217;un Chef d&#8217;Etat qui veut se succéder à lui-même lors de proches élections présidentielles. C&#8217;est cela qui est particulier au Bénin. C&#8217;est cela qui explique les vaines tentatives désespérées du Chef de l&#8217;Etat et de son gouvernement de se laver d&#8217;une houe puante indélébile.</p>
<p>Les faits sont malheureusement là et accablants. Ni l&#8217;intimidation de la presse, sommée de ne plus en parler, ni les arrestations spectacles ne parviendront à cacher ou à faire oublier l&#8217;implication active et intéressée d&#8217;actuels dirigeants dans ce scandale. Aucun vacarme médiatique, pas plus que les marches de jeunes manipulés ou les vociférations de mercenaires politiques, ne peut les effacer de la mémoire des populations béninoises. L&#8217;audience du Chef de l&#8217;Etat, qui s&#8217;acheva par des déclarations rassurantes des escrocs à l&#8217;endroit de leurs victimes, figurait parmi les meilleures armes de propagande des animateurs d&#8217;ICC-Services. La promotion de l&#8217;image des dirigeants d&#8217;ICC-Services par le gouvernement constitue un acte suffisant d&#8217;accusation pour qu&#8217;il soit nécessaire d&#8217;en rajouter.</p>
<p>Bien des victimes affirment n&#8217;avoir succombé à la tentation qu&#8217;à cause de l&#8217;attitude des plus hautes autorités de notre pays. Beaucoup avouent avoir franchi l~ dernier pas juste au lendemain de l&#8217;audience présidentielle avec les animateurs de « ICC-Services ». D&#8217;autres encore ont été impressionnés par la présence constante de membres du gouvernement aux séances de «générosités» des escrocs, manifestations au cours desquelles les ministres vantent les « qualités » de leurs hôtes. Ils les présentent comme des citoyens modèles, à suivre, et comme des personnalités de confiance et leur tressent des couronnes de louanges.</p>
<p>Ce sont ces faits qui confèrent un caractère spécial à ce qui s&#8217;est passé chez nous. Il n&#8217;est donc pas surprenant que le Chef de l&#8217;Etat qui, de part sa profession, connaît les méfaits du système et son gouvernement éprouvent des difficultés à traiter ce dossier comme il se doit. Voulant orchestrer de quoi distraire le peuple et entretenir de faux espoirs chez les victimes, ils empruntent des voies illégales pour agir, espérant se réfugier ultérieurement derrière des décisions de justice pour justifier leur inaction. Sinon, comment comprendre l&#8217;arrestation du ministre de l&#8217;intérieur en violation flagrante de la Constitution si ce n&#8217;est la volonté de déléguer au Procureur sa mise en liberté que l&#8217;on souhaite ? Comment comprendre qu&#8217;on inflige aux présumés complices des traitements plus sévères qu&#8217;aux auteurs si ce n&#8217;est la difficulté à sévir contre des amis ? Comment comprendre le grand tapage en cours sur un recensement des victimes pendant que les auteurs brûlent des documents laissés curieusement à· leur disposition pour fausser la véritable liste des victimes et faire disparaitre les écrits compromettants? Comment comprendre que la société civile et les organes qui pourraient assurer l&#8217;indépendance des « commissions administratives » soient écarté au profit des seuls agents aux ordres ? Comment comprendre la saisine tapageuse de l&#8217;Assemblée nationale pour des faits reprochés à un seul ministre dans ce vaste scandale si ce n&#8217;est le désir d&#8217;offrir un dérivatif à la colère populaire, amuser et occuper les députés et soustraire l&#8217;immense majorité des collaborateurs compromis au châtiment de la justice grâce aux chicanes érigées sur le chemin de la commission judiciaire ?</p>
<p>Pour enterrer une affaire, dit-on souvent, il faut la confier à une commission. Le gouvernement en a créé plusieurs pour le « dossier ICC-Services » afin de rendre la tombe de cette affaire assez profonde pour éviter sa résurrection dans l&#8217;avenir. Il espère ainsi anesthésier les victimes et l&#8217;opinion publique jusqu&#8217;aux échéances électorales, seuls objectifs qui compte pour lui. Il pourra alors revêtir un habit immaculé de sauveur en saupoudrant les petits épargnants avec les miettes récupérées. Nul ne sait l&#8217;exploitation réelle prévue des listes de victimes que le gouvernement est en 1min d&#8217;établir sous sa seule responsabilité. Elles ne peuvent en aucun cas servir, seules, à évaluer le montant effectif des préjudices car les conditions même de leur confection indiquent que l&#8217;on ne souhaite pas connaître la vérité.</p>
<p>Pour l&#8217;heure, l&#8217;Union fait la Nation reste particulièrement préoccupé par la récupération de leur mise par tous les déposants. Aussi approuve-t-elle la saisie conservatoire des biens et des avoirs des auteurs de l&#8217;escroquerie par voie judiciaire. Elle demande en outre à tous ceux qui ont bénéficié des faveurs d&#8217;ICC-Services de rembourser les dons qu&#8217;ils ont reçus. Le Chef de l&#8217;Etat doit donner l&#8217;exemple en remboursant la valeur des objets de propagande et de campagne électorale confectionnés à son effigie et distribués gratuitement. Comme tout candidat à des élections, il ne peut utiliser des objets sans s&#8217;assurer de leur provenance et de leur financement. Sur son budget personnel de campagne, il devra rembourser le montant des pagnes imprimés à son effigie, le montant des cargaisons de vins étiquetées à son effigie, le montant des calendriers imprimés à son effigie, le montant des financements éventuels de marches de soutien ou d&#8217;organisation de meetings de partis politiques qui soutiennent son action, le montant des dons remis sous le patronage de membres de son gouvernement, autant d&#8217;initiatives des propriétaires et animateurs d&#8217;ICC-Services au détriment de leurs clients. Tout ceci en attendant que la justice soit rendue.</p>
<p>Il nous est également revenu que d’importante sommes appartenant à ICC-Services, seraient stockées pour servir durant la campagne électorale présidentielle et législative. Les escrocs ne manquaient d&#8217;ailleurs aucune occasion pour rappeler à leurs victimes «clients» qu&#8217;ils devront voter, le moment venu, pour les candidats recommandés par leurs «bienfaiteurs ». A présent que le système ne fonctionne plus et s&#8217;est effondré, il est du devoir des receleurs et de leurs mandants haut placés, de reverser les butins pour permettre le dédommagement intégral des victimes. Le drame humain qu&#8217;a provoqué ce pompage honteux des ressources financières de nos populations s&#8217;atténuerait si tout l&#8217;argent caché revenait dans le circuit.</p>
<p>L&#8217;Union fait la Nation insiste sur la nécessité d&#8217;éviter la politique des boucs émissaires qui protège les vrais coupables et livre à la vindicte populaire quelques seconds couteaux. Elle propose que la commission judiciaire soit dotée de tous les moyens nécessaires à l&#8217;accomplissement de sa mission. Elle insiste sur une garantie effective de l&#8217;indépendance des membres de cette commission judiciaire afin de leur permettre de traquer tous les acteurs de ce séisme politico-financier. Ils pourront ainsi agir en toute sérénité et récupérer tous les biens mal acquis et les ressources financières dissimulées. A eux et à eux seuls doit revenir la responsabilité de prendre les mesures nécessaires à la manifestation de la vérité. L&#8217;Union fait la Nation dénonce par conséquent les arrestations tapageuses et toutes les mesures qui ne respectent pas la légalité dans notre pays et qui ne sont en réalité que des tentatives d&#8217;intimidation ou des émissions de fumée destinées à faciliter la fuite des amis coupables, la destruction de documents compromettants, l&#8217;arrangement de reportages télévisuels et radiophoniques gênants, les mouvements d&#8217;argent et de comptes bancaires, autant de manipulations qui ne permettront pas le remboursement total des victimes.</p>
<p> Il reste que le véritable préjudice causé à notre pays est la honte que tout un chacun éprouve en tant que Béninoise et Béninois, citoyen d&#8217;un pays où les scandales se succèdent dans l&#8217;impunité totale, gouverné par un groupe qui ne le protège pas des méfaits des escrocs, trahi par ceux-là mêmes qui devraient le servir. L&#8217;Union fait la Nation sait que sous le couvert de la préparation d&#8217;une conférence de la CEN-SAD, le Chef de l&#8217;Etat et son gouvernement avaient vendu à leurs amis des terrains au prix de huit cent mille francs (800.000) la parcelle de 400 mètres carrés en bordure de mer à Cotonou. Ceux-ci les ont revendus à plus de trente millions (30.000.000) de francs et gardent ou partagent les énormes bénéfices ainsi réalisés. Le gouvernement a autorisé les mêmes bénéficiaires à ne pas payer la douane sur les matériaux importés et leur a fait livrer du ciment subventionné pour quatre cent villas alors qu&#8217;on avait besoin que d&#8217;une dizaine pour la conférence. C&#8217;est pourquoi il refuse de remettre à l&#8217;Assemblée nationale les plans d&#8217;attribution et d&#8217;occupation des terrains bradés. Il refuse également de livrer les documents concernant la surfacturation de l&#8217;achat gré à gré de matériels agricoles évaluée par un député à plus de cinq milliards. Pour y parvenir, il a donné des marchés publics de plusieurs milliards à des sociétés qui n&#8217;ont que quatre mois d&#8217;existence et dont les propriétaires, de très proches parents et des amis, n&#8217;ont aucune expérience dans le domaine, en violation par conséquent du code des marchés publics.</p>
<p>Ainsi va la gestion chaotique, désastreuse et calamiteuse de notre pays à laquelle il urge de mettre fin. Ainsi galope la corruption dans notre pays. Malgré cela, il nous faut faire preuve à la fois de patience, de vigilance, de responsabilité et de détermination dans la gestion des quelques mois restants du mandat présidentiel en cours quand bien même nous aurions des raisons de nous inquiéter en ce qui concerne l&#8217;amélioration souhaitée de notre système électoral, le bon fonctionnement de l&#8217;Assemblée nationale et des hautes juridictions que sont la Cour. Constitutionnelle et la Cour Suprême, l&#8217;indépendance de la Haute Autorité de l&#8217;Audiovisuel et de la Communication, l&#8217;exercice des libertés publiques notamment la liberté d&#8217;association et de réunion, les libertés d&#8217;opinion et de presse. Qu&#8217;il vous souvienne que le Préfet du Zou vient d&#8217;emboîter le pas à celui du Borgou en interdisant la tenue de nos rencontres avec la population pendant que les partisans du régime marchaient dans les rues de Cotonou. Ne perdons jamais de vue nos principaux objectifs que sont la sauvegarde des acquis démocratiques de notre peuple et l&#8217;enracinement de l&#8217;Etat de droit, des éléments essentiels pour garantir un développement équilibré, juste et durable dans notre pays.</p>
<p>Il nous faut de la détermination pour restaurer l&#8217;image de notre pays et lui permettre de retrouver sa place au plan international. Nous voulons nous préparer, dès à présent, à réunir les conditions de mettre en place, après la victoire électorale, un gouvernement digne et compétent, respectueux des valeurs qui fondent notre identité et qui nous élèvent au rang des peuples épris de justice et de paix. Il nous faut un climat politique serein qui favorise l&#8217;activité économique, la création de richesses et d&#8217;emplois pour les jeunes en particulier, la protection de l&#8217;enfant et de la mère, la promotion des femmes dans tous les domaines et la quiétude sociale. Il nous faut remettre le fait religieux dans le domaine privé et chasser les faux pasteurs qui font honte à la foi qu&#8217;ils professent. Il nous faut engager, d&#8217;un pas assuré, une marche raisonnée et résolue vers le progrès.</p>
<p> C&#8217;est à préparer cet indispensable sursaut que l&#8217;Union fait la Nation invite tous ceux qui aiment le Bénin, y vivent ou voudraient l&#8217;aider à s&#8217;en sortir. C&#8217;est la raison de notre initiative d&#8217;union et c&#8217;est aussi l&#8217;aspiration profonde de notre peuple.</p>
<p> Tous pour l’Union !</p>
<p> Tous pour une alternance salutaire et vivifiant en 2011 !</p>
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		<title>Saisine des biens des dirigeants d’Icc-services: Deux églises saisies et militarisées</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jul 2010 04:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[et militarisées   Quel sera le sort des églises et autres biens religieux construits ou achetés par les dirigeants d’Icc-services ? C’est la question que se posent de nombreux observateurs de l’actualité nationale depuis la mise en place de la commission d’enquête judiciaire chargée d’inventorier les biens des responsables de la structure de placement en faillite [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>et militarisées </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Quel sera le sort des églises et autres biens religieux construits ou achetés par les dirigeants d’Icc-services ? C’est la question que se posent de nombreux observateurs de l’actualité nationale depuis la mise en place de la commission d’enquête judiciaire chargée d’inventorier les biens des responsables de la structure de placement en faillite et de procéder à leur vente en vue du remboursement des milliers de personnes spoliées dans cette sulfureuse affaire.</p>
<p>Ainsi, si la commission conduite par Justin Gbenameto a déjà procédé à la réquisition de plus de soixante (70) véhicules haut de gamme appartenant jusque là à Guy Akplogan, Ludovic Dohou, Emile Tégbenou…ainsi que de nombreux autres biens, le sort reservé aux lieux de cultes construits par ces derniers demeure inconnue. Procédera t-on à leur vente aux enchères ou fera t-on exception de ces biens ?</p>
<p>A en croire certaines informations, la Commission a déjà procédé à la réquisition de l’église du christianisme céleste d’Abomey-Calavi appartenant au Président directeur général (Pdg) d’Icc-services, Guy Akplogan et à celle de Malanwi dans la localité d’Adjarra dont le propriétaire est le sieur Emile Tégbéssou, infrastructures religieuses qui sont depuis lors interdites d’accès aux fidèles de ces églises et gardés par les forces de l’ordre déployés à cette fin.</p>
<p>Malgré cet état de fait, des doutes persistent quant au traitement réservé à ces édifices dont le caractère religieux pourrait constituer, selon certains analystes, une entrave pour leur vente aux enchères. Pour eux en effet, malgré la volonté du gouvernement à œuvrer pour permettre aux épargnants grugés d’entrer dans leurs fonds, il se se résoudra favoriser l’acquisition de ces édifices par l’église du Christianisme céleste.</p>
<p>Pour d’autres par contre, fruits des épargnes spoliées aux populations béninoises, les églises construites par les responsables d’Icc-services subiront le même sort que les autres biens déjà saisis dans le cadre de l’enquête en cours. Dès lors, pour eux, le caractère religieux de ces édifices ne constitue pas un obstacle pour leur cession en vue du remboursement des victimes d’Icc-services.</p>
<p>Somme toute, les regards sont tournés vers le président Justin Gbenameto et les siens pour apporter des réponses aux interrogations de l’opinion publique.  </p>
<p><strong> </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">Encadré</span></strong></p>
<p><strong>La traque et ses fruits</strong></p>
<p>La traque aux biens des dirigeants de Investment corporating and compulsory (Icc-services) se poursuit. Ainsi, à la faveur d’une sortie médiatique le week-end écoulé, le président de la commission d’enquête judiciaire, Justin Gbenameto a fait part des avancées dans la saisine des biens de Guy Akplogan, Ludovic Dohou, Emile Tégbénou et consorts. ainsi, selon ses propos, ce sont plus de 70 véhicules haut de gamme qui ont déjà été saisi contre plusieurs biens immeubles telles que des résidences appartenant aux responsables de la structure de placement d’argent en faillite.</p>
<p>Se prononçant sur le prêt supposé de cinq (05) milliards de francs d’Icc-services au gouvernement, le président de la Commission d’enquête judiciaire estime qu’il s’agit « d’un pur montage » d’autant, plus qu’au terme des différentes investigations menées à cet effet n’ont abouti qu’au constat de l’inexistence d’un quelconque contrat liant l’Etat Béninois à Icc-services.</p>
<p>A l’occasion, Justin Gbenameto, face à la fluctuation des montants engloutis dans cette affaire, a noté qu’entre les 15 milliards de francs avancés par les responsables d’Icc-services et les 50 à 100 milliards avancés par le gouvernement, le recensement en cours permettra, selon lui, de dire avec précision le montant.</p>
<p> <strong>Jean-Claude DOSSA</strong></p>
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		<title>Saisine de la Haute Cour de Justice: Yayi décide de transmettre les dossiers des ministres Zinzindohoué, Lawani et Biaou</title>
		<link>http://levenementprecis.com/index.php/2010/07/23/saisine-de-la-haute-cour-de-justice-yayi-decide-de-transmettre-les-dossiers-des-ministres-zinzindohoue-lawani-et-biaou/</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Jul 2010 10:29:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La mise en examen du ministre de l&#8217;intérieur Armand Zinzindohoué par la haute cour de justice dans l&#8217;affaire ICC services  pourrait être bientôt une réalité. C&#8217;est du moins ce qui se chuchote depuis hier au Palais de la Marina mais aussi au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. De sources dignes de foi, on apprend que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/Armand-Zinzindohoué-14.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3045" title="Armand Zinzindohoué 14" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/Armand-Zinzindohoué-14.jpg" alt="" width="191" height="155" /></a>La mise en examen du ministre de l&#8217;intérieur Armand Zinzindohoué par la haute cour de justice dans l&#8217;affaire ICC services  pourrait être bientôt une réalité. C&#8217;est du moins ce qui se chuchote depuis hier au Palais de la Marina mais aussi au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. De sources dignes de foi, on apprend que le gouvernement est sur le point de transmettre au parlement le dossier de poursuite du ministre Armand Zinzindohoué devant la haute juridiction. A cet effet, le Chef de l&#8217;Etat avant son départ en voyage, aurait instruit le service juridique de la Présidence aux fins de lui apprêter non seulement le dossier du ministre Armand Zinzindohoué,  mais ceux en attente depuis quelques temps. Il s&#8217;agit des dossiers des anciens ministres  Soulémana Lawani et Rogatien Biaou.</p>
<p>Rappelons qu&#8217;il est reproché au ministre Zinzindohoué, la signature de port d&#8217;arme au sieur Emile Tégbénou, l&#8217;un des responsables du réseau ICC Services ainsi que la mise à sa disposition des gardes de corps policiers. Les mêmes sources révèlent que c&#8217;est aux environs de 18 heures 30 minutes hier jeudi 22 juillet, que les occupants d&#8217;une voiture 4&#215;4 pick up double cabine du ministère de la justice précédée par  deux motards ont apporté ledit dossier au secrétariat du président de l&#8217;Assemblée Nationale. Si cette information se confirmait le ministre Zinzindohoué serait donc le deuxième ministre ayant été traduit devant la haute juridiction après l&#8217;ancien ministre chargé des relations avec les institutions de la République sous le régime du président Mathieu Kérékou, Alain François Adihou.  L&#8217;ancien ministre des finances du président Boni Yayi Soulé Mana Lawani est également poursuivi dans le dossier Cen Sad. Idem pour l&#8217;ancien ministre sous le régime du président Mathieu Kérékou, Rogatien Biaou poursuivi pour vente d&#8217;une parcelle appartenant à l&#8217;Etat béninois aux Etats-Unis. Le nom de l’ancien ministre de l’énergie Kamarou Fassassi est également évoqué parmi les mis personnalités mises en cause.</p>
<p>Si cette transmission s&#8217;opérait dans les prochains jours, conformément aux dispositions du règlement intérieur de l&#8217;Assemblée Nationale et de la constitution du 11 Décembre 1990, le sort de ces ministres seront entre les mains des députés de la cinquième législature qui voteront pour ou contre leur envoie devant la haute juridiction.</p>
<p><strong> Hugues PATINVOH</strong></p>
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		<title>Sanction contre la mauvaise gestion de la Commune d’Allada: 14 conseillers chassent le maire Lucien Houngnibo</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 04:00:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Au terme d’un bras de fer qui aura duré plusieurs mois, le maire Lucien Houngnibo a été destitué hier mardi 20 juillet 2010. Quatorze conseillers sur les dix-neuf que compte la commune estiment qu’il fait une gestion opaque et solitaire.  La session extraordinaire du conseil communal d’Allada débuté lundi dernier  s’est conclue hier mardi  sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au terme d’un bras de fer qui aura duré plusieurs mois, le maire Lucien Houngnibo a été destitué hier mardi 20 juillet 2010. Quatorze conseillers sur les dix-neuf que compte la commune estiment qu’il fait une gestion opaque et solitaire.</strong></p>
<p> La session extraordinaire du conseil communal d’Allada débuté lundi dernier  s’est conclue hier mardi  sur la destitution du maire Lucien Houngnibo. Celui-ci s’est longuement débattu avant de partir, emporté par la contestation de ses pairs qui lui reprochent beaucoup de choses. Tout a commencé ce lundi matin. Convoqués en session extraordinaire pour 8h30 mn, la majorité des conseillers étaient arrivés à l’heure. A dix-heures 22, le Premier adjoint au maire, Grégoire Houadjèto décide d’ouvrir la séance, constatant l’absence du maire Lucien Houngnibo. Ainsi fut fait. Une vingtaine de minutes après le démarrage effectif des travaux, coup de théâtre, le maire Lucien Houngnibo fait son apparition, escorté de quelques conseillers et de son garde du corps. Le premier adjoint tente alors de lui faire le point du démarrage de la séance, mais c’est peine perdue. Le maire lui arrache la parole et lui dénie le droit de se substituer à lui en son absence. Soutenu par quelques conseillers de son camp, il refuse de reconnaître que la session ait effectivement démarré et engage la bataille de l’ordre du jour en contestant celui retenu par les conseillers présents avant son entrée. Il maintient donc l’ordre du jour qu’il a annoncé sur la convocation. La question relative au bon fonctionnement de la mairie d’Allada, point de l’ordre du jour qu’il dit ne pas comprendre, sera examinée dans les divers. « Mettez la balle à terre et nous allons nous entendre », a-t-il lancé.  La séance, électrique depuis son arrivée, s’apaise quelque peu. Dès le premier point de l’ordre du jour, les dés sont jetés. Les conseillers qui avaient accepté de faire le jeu du maire ont rejeté son rapport d’activité pour le premier semestre de l’année. Depuis son installation en 2008, c’est la première fois que le maire Lucien Houngnibo procède à cet exercice capital de la gestion d’une institution digne du  nom. Selon le conseiller Dansoukpèvi Marcellin par exemple, cette situation dénote de la gestion solitaire du maire qui n’associe par les autres membres du conseil au processus de  prise de décision. Il souligne d’ailleurs que le rapport d’activité devrait parvenir aux conseillers en même temps que la convocation pour leur permettre d’en juger dans la sérénité. Ce qui n’a pas été le cas. « C’est le moment de corriger les imperfections », lui a rétorqué le maire. En fait, tous les trois mois, le maire devrait présenter un rapport succinct de ses activités devant le Conseil communal. En ne le faisant pas deux ans durant, Lucien Houngnibo a reconnu lui-même avoir violé la loi. Le rapport d’activités étant rejeté, les quatorze conseillers contestataires s’unissent pour rejeter également les comptes administratifs 2009 présentés par le maire. Les conseillers le soupçonnent d’avoir mal géré les deniers de la commune. A partir de là les carottes étaient cuites pour Lucien Houngnibo. Tous les autres points de l’ordre du jour ont été rejetés, y compris la fête du 1<sup>er</sup> août que les conseillers, dans leur grande majorité, ont souhaité sobre et sans tapage, à l’arrondissement central au lieu de Sékou proposé par le maire. Hier mardi, deuxième et dernier jour de la session, les conseillers ont décidé de la destitution du maire. Un vote de défiance a été émis à son encontre par l’ensemble des quatorze conseillers contestataires, soit les 2/3.  Refusant d’assister à l’opération, Lucien Houngnibo s’est levé quelques minutes avant le vote de défiance suivi des conseillers de son camp. Néanmoins, l’opération est allée jusqu’à son terme. Pour le moment, Grégoire Houadjèto, le premier adjoint au maire, est chargé de son intérim.</p>
<p><strong>L’inaction du Préfet</strong></p>
<p>La situation a atteint ce niveau de déliquescence du fait du mutisme embarrassé du Préfet de l’Atlantique Littoral, Jules Honorat Hessou. Depuis le 27 mai, treize conseillers sur dix-neuf ont demandé au maire Lucien Houngnibo de convoquer une session extraordinaire en vue de se prononcer sur un vote de défiance en son encontre. Conformément à la loi, le Préfet de l’Atlantique Littoral s’est vu contraint de constituer un comité de conciliation présidé par le Colonel Sébastien Amétépé. Celui-ci devait déposer son rapport au plus tard le 25 juin dernier. Mais la conciliation a échoué. Au terme de l’article 7 du décret 2005-376 du 23 Juin 2005, le maire est alors tenu de convoquer sans délai le Conseil communal pour enclencher le processus de sa destitution. L’article 8 du décret oblige d’ailleurs le Préfet à se substituer au maire pour faire appliquer la loi. Mais depuis, Jules Honorat Hessou est resté muet, obligeant les quatorze conseillers frustrés et amers à passer à l’acte hier.</p>
<p><strong>Olivier ALLOCHEME</strong></p>
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		<title>Affaire ICC-Services: Houngbedji assomme le gouvernement, Elègbè rassure les épargnants</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 08:45:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après le long silence de l’opposition sur le scandale Icc Services, l’Union fait la Nation à travers son candidat unique Adrien Houngbédji est monté au créneau à travers un point de presse ce vendredi 16 juillet 2010 à Cotonou, pour donner la position de l’Opposition.  « L’Union fait la Nation constitue un parti de gouvernement, nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après le long silence de l’opposition sur le scandale Icc Services, l’Union fait la Nation à travers son candidat unique Adrien Houngbédji est monté au créneau à travers un point de presse ce vendredi 16 juillet 2010 à Cotonou, pour donner la position de l’Opposition.</strong></p>
<p> « L’Union fait la Nation constitue un parti de gouvernement, nous avions l’obligation non seulement d’éviter la logique de provocation, mais de nous donner le temps, le recul nécessaire pour nous informer, pour faire des investigations et pour recueillir les éléments qui nous permettent de donner notre point de vue sans grand risque de contestations » voilà selon les propos de Me Adrien Houngbédji, quelques raisons qui justifient le long silence observé de la part de l’Union fait la Nation dans l’Affaire dite ICC Services. L’opposition s’est donc donnée le temps et les moyens d’investiguer sur le dossier pour avoir une maîtrise entière des détails qui le composent. A cet effet, une Commission de quatre personnes compétentes sur le dossier aurait été constituée par l’UN pour étudier le dossier dans ses différents aspects et a déposé son rapport dans la semaine dernière. C’est donc fort de ce rapport, que le candidat unique Me Houngbédji a planché hier pour situer les responsabilités et proposer des modalités de remboursement des créanciers de Icc Services.</p>
<p> <strong>Faire payer les populations sur l’actif de Boni Yayi</strong></p>
<p>Après avoir procédé à une appréciation juridique, administrative et politique du scandale financier Icc Services, le Candidat de l’Union fait la Nation a sans ambages établi les niveaux de responsabilités au sommet de l’Etat. De cette appréciation, Me Adrien Houngbédji formule une démarche assez simple de désintéressement des épargnants qui se base sur la complicité du gouvernement et de son Chef dans la commission du forfait d’escroquerie réalisé par la société Icc Services. « Je crois que la justice et l’équité veulent que les premiers qui soient astreints à rembourser, soient ceux qui ont protégé ICC, qui ont couvert ses activités, qui ont profité de ses largesses et par conséquent, l’UN dit que c’est le docteur Yayi Boni en personne qui doit commencer à rembourser de ses deniers, de sa poche, les pauvres épargnants. Nous disons ensuite que doivent rembourser les ministres concernés. Car c’était à eux d’empêcher ICC de travailler, d’empêcher ICC de fonctionner comme il l’a fait », soutient-il avec force et conviction. Pour établir cette complicité, l’UN s’est basé sur le caractère illégal des opérations de Icc Services qui ne se retrouvent ni dans la catégorie édictée par la loi du 27 Juillet 1990 qui porte réglementation bancaire ni celle prévue par  la loi du 08 Aout 1997 qui porte réglementation des institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit, mais qui a opéré quatre années dans le pays. Cette passivité de l’Etat face aux activités illégales de Icc Services est doublée selon Me Adrien Houngbédji par une complicité active qui aurait consisté pour le gouvernement à mettre « la police et la gendarmerie pour protéger leurs activités » et les autoriser à détenir et à porter des armes ».</p>
<p> <strong>« Pour voir les dirigeants de Icc Services, il suffit de s’asseoir à la Présidence de la république »</strong></p>
<p>Dans la déclaration de Me Adrien Houngbédji qui soutient la culpabilité du sommet de l’Etat dans l’Affaire Icc Services, le candidat de l’Un ne s’est pas privé de quelques sarcasmes dont il a le secret mais qui illustrent de fort belle manière, la connaissance et la conviction de l’homme sur le degré d’implication du gouvernement. « … il leur suffisait pour rencontrer les dirigeants d’ICC d’aller s’asseoir à la Présidence de la République, ils les auraient certainement rencontré » répond-il au gouvernement qui dans sa réponse à la représentation nationale sur les questions orales à lui adressées dans l’affaire Icc Services, soutient que le manque d’information sur les activités de ladite société est lié à l’impossibilité pour la mission de rencontrer les dirigeants de ICC Services.</p>
<p>En somme, Me Adrien Houngbédji et l’UN croient avec conviction que le scandale Icc Services qui compte des victimes par centaine de milliers dans le rang des populations a des complices au haut sommet de l’Etat et cache bien encore en son sein d’insoupçonnables complices qui n’ont pas de communes mesures avec ceux sous mandat de dépôt et que le candidat de l’Un désigne de « lampistes ».</p>
<p><strong>Houngbédji dans la peau du Président de la République</strong></p>
<p>L’homme d’Etat, ancien premier ministre sous Mathieu Kérékou, Président de l’Assemblée nationale mais aussi plusieurs fois candidats malheureux aux élections présidentielles se taille progressivement une peau de Chef d’Etat. Atmosphère, décor, sécurité, protocole, allure ont prêté des leurs pour imposer dans les entrailles majestueuses des villas Laico de l’Avenue Cen Sad, Me Adrien Houngbédji dans les postures d’un Homme d’Etat. Et le candidat de l’Un joue, tel un bon acteur, joue à fond sur ces détails pour soigner son image. Journalistes installés dans un cadre verdoyant de jardin naturel que fait face un pupitre isolé à la manière de l’Oncle Sam. Un dispositif sécuritaire déroutant que meuble une cargaison d’Agents de sécurité civile dits « Gros bras » qui du regard vous tiennent au respect, une apparition et une disparition du candidat protocolaire…. Bref la déclaration du vendredi avait les allures d’une sortie présidentielle, avec le bémol d’un lourd retard dans le démarrage qui rappelle bien la notion de temps sous les tropiques. Cette démarcation avec le régime actuel se note non seulement dans l’apparence mais aussi dans le fond du traitement des dossiers en l’occurrence celui ICC Services. Dans le fond, l’UN a commis dans son rang des personnes qualifiées pour investiguer sur le sujet et produire un rapport. Ce qui constitue une nette rupture avec la méthode de gestion publique actuelle. Dans la forme et dans le fond, Me Adrien Houngbédji se donne les moyens pour s’offrir une carapace de Chef avant l’échéance de la présidentielle de 2011.</p>
<p> <strong>Médard GANDONOU</strong></p>
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		<title>Manoeuvres maladroites dans la gestion de l’affaire Icc-Services: Le Procureur général Amoussou et Zinzindohoué victimes d’une détention illégale</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 13:34:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Les magistrats exigent la libération du Procureur général et menacent)  Depuis la semaine dernière, l’ancien ministre de l’intérieur et de la sécurité publique Armand Coovi Zinzindohoué et le procureur général près la Cour d’Appel de Cotonou, Georges Amoussou liment leurs dents contre les fers de la prison. Soupçonnés d’être impliqués dans le scandale Icc-services, ils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/Armand-Zinzindohoué-14.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3045" title="Armand Zinzindohoué 14" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/Armand-Zinzindohoué-14.jpg" alt="" width="191" height="155" /></a>(Les magistrats exigent la libération du Procureur général et menacent)</strong></p>
<p> Depuis la semaine dernière, l’ancien ministre de l’intérieur et de la sécurité publique Armand Coovi Zinzindohoué et le procureur général près la Cour d’Appel de Cotonou, Georges Amoussou liment leurs dents contre les fers de la prison. Soupçonnés d’être impliqués dans le scandale Icc-services, ils font les frais de leur laxisme voire de leur complicité dans la gestion de ce scabreux dossier. Ces arrestations ne sont cependant pas sans susciter des réactions au sein des observateurs de la vie nationale et surtout de la grande famille de la justice. Car, la mise aux arrêts de ces personnalités constitue en réalité une flagrante violation des textes en vigueur au Bénin. En effet, selon l’article 136 de la Constitution du 11 décembre 1990, <strong>« </strong>La Haute Cour de Justice est compétente pour juger le Président de la République et les membres du Gouvernement à raison de faits qualifiés de haute trahison, d’infractions commises dans l’exercice où à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’État. Les juridictions de droit commun restent compétentes pour les infractions perpétrées en dehors de l’exercice de leurs fonctions et dont ils sont pénalement responsables ».  Pour sa part, l’article <strong>137</strong> dispose « La Haute Cour de Justice est liée par la définition des infractions et par la détermination des sanctions résultant des lois pénales en vigueur à l’époque des faits. La décision de poursuite puis la mise en accusation du Président de la République et des membres du Gouvernement est votée à la majorité des deux tiers des députés composant l’Assemblée Nationale&#8230;».</p>
<p>Or, dans le cas d’espèce, l’ex ministre Armand Zinzindohoué est accusé d’avoir offert, alors qu’il jouissait encore des attributs de ses fonctions, de privilèges aux responsables d’Icc-services. Dès lors, l’interpellation manu militari de l’ex bras droit de Boni Yayi laisse entrevoir un profond mépris du gouvernement à l’endroit de la loi fondamentale béninoise et fait dire à certains observateurs que ces arrestations traduisent une volonté du Chef de l’Etat de faire du folklore autour de ce dossier. Pour eux en effet, à travers l’arrestation spectaculaire de ces deux personnalités, Boni Yayi se livre une nouvelle fois en spectacle aux yeux de l’opinion publique qu’il s’évertue ainsi à amadouer.</p>
<p> <strong>Les Magistrats en colère, menacent…</strong></p>
<p>Choqués par l’absence de toute procédure dans l’arrestation de leur collègue, le procureur général près la Cour d’Appel de Cotonou, Georges Amoussou, les magistrats béninois ne cachent pas leur ferme volonté d’en découdre avec le gouvernement en cas de maintien de ce dernier dans les liens de la détention.</p>
<p>Pour eux en effet, la mise aux arrêts d’un magistrat de ce rang, fut-il du parquet, obéit à des règles clairement édictées par les textes en vigueur et notamment faire l’objet d’une consultation du Conseil supérieur de la magistrature dont l’avis est requis lors de la nomination du procureur général. C’est donc fort de cet état de fait qu’à la faveur d’une réunion intervenue hier, les magistrats menacent d’opter pour des actions hardies à l’encontre du gouvernement afin d’obtenir dans les plus brefs délais la libération sans condition de leur collègue. Car pour eux, cautionner de telles arrestations violant les dispositions des textes, c’est fragiliser l’Etat de droit au Bénin et poser les jalons pour faire de notre pays une République bananière.</p>
<p><strong> Jean-Claude DOSSA</strong></p>
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		<title>Polémique autour du rôle du gouvernement dans l&#8217;affaire Icc-services: Boni Yayi s’interpose entre clients et dirigeants de Icc-services</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 04:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Halte aux amalgames) Le scandale économico-financier Icc-services, tel un épisode, continue d’alimenter la polémique au sein des populations avec son lot quotidien de déballages. Ainsi, après la mise aux arrêts des dirigeants de cette structure illégale de placement d’argent , aujourd’hui en faillite, c’est le tour des plus proches collaborateurs du Chef de l’Etat de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(Halte aux amalgames) </strong></p>
<p>Le scandale économico-financier Icc-services, tel un épisode, continue d’alimenter la polémique au sein des populations avec son lot quotidien de déballages. Ainsi, après la mise aux arrêts des dirigeants de cette structure illégale de placement d’argent , aujourd’hui en faillite, c’est le tour des plus proches collaborateurs du Chef de l’Etat de faire les frais de ce dossier déjà considéré comme l’un des plus grands scandales enregistré dans notre pays en raison de l’ampleur de ses conséquences au sein des populations. S’il s’observe qu’une médiatisation rarement atteinte et une levée de boucliers contre le gouvernement autour de cette affaire. Il n’en demeure pas moins, selon plusieurs observateurs de la vie nationale, que la confusion autour du rôle du gouvernement dans cette affaire soumet ce dernier à un vif amalgame au sein des populations. Car, selon ces derniers, en dépit de sa responsabilité indéniable dans cette affaire, le gouvernement n’aura pas été coupable d’une quelconque absence de réaction dès les premiers soupçons à l’encontre de cette activité dont les effets néfastes ont déjà fait de nombreuses victimes dans plusieurs pays tels que l’Albanie, la Côte d’Ivoire… ; pays dont la réaction des dirigeants ne peut prétendre aux actions hardies actuellement en cours au Bénin. En effet, dès les premières alertes de la Bceao, Boni Yayi et son gouvernement se sont attelé, par le biais du ministère de l’économie et des finances, à prévenir des nombreux risques de duperie que faisait planer cette activité à travers de multiples communiqués dans les médias béninois. Néanmoins, en raison de l’option libérale faite par le Bénin à la Conférence nationale des forces vives de la nation en 1990, le gouvernement s’est retrouvé confiné dans un rôle de prévention face à cette activité à mettre à l’actif d’une structure à caractère privée Icc-services et dont les promoteurs sont des citoyens béninois. Mais alors, peut-on, au motif de sa mission régalienne, faire le grief au gouvernement de n’avoir pas renié ses engagements de favoriser l’initiative privée et d’avoir fait preuve de négligence dans ce dossier ? Assurément non, estiment bien des observateurs. Car, à la suite de ses actions de prévention en direction des populations, le gouvernement s’est résolument engagé, sous l’impulsion de son chef, à mettre fin à la vaste escroquerie à travers l’audition et la mise aux arrêts des dirigeants d’Icc-services.</p>
<p><strong>Les intouchables de la république inquiétés</strong></p>
<p> Depuis lors, les plus proches collaborateurs du Chef de l’Etat, considérés jusqu’à une période récente encore comme « les intouchables du régime » font les frais devant la justice comme le témoignent les limogeages du procureur général de la Cour d’Appel et du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique qui sont actuellement gardés à vue dans les locaux de la Brigade économique et financière (Bef). Ainsi, pour convaincre de la bonne foi de son gouvernement et de sa non implication personnelle dans ce dossier, Boni Yayi fait appel à la justice en faisant fi de ses accointances avec certaines personnalités citées dans le dossier, dans la perspective de défendre au mieux, conformément à son serment du 06 avril 2006, l’intérêt général et surtout ceux de ses compatriotes victimes d’Icc-services. Par ailleurs, le Chef de l’Etat a décidé de la mise sur pied d’un comité de crise ainsi que d’une commission d’enquête chargée de recenser tous les clients spoliés de cette structure de placement ainsi que de faire l’inventaire des biens de ses dirigeants en vue de du remboursement de toutes les victimes de même que de faire le point des dons « piégés » des dirigeants d’Icc-services aux membres de l’entourage présidentiel ainsi qu’à plusieurs autres personnalités publiques. D’ailleurs, à la lumière des résultats mitigés des interrogations du responsable des départements de l’Ouémé et du Plateau d’Icc-services, le sieur Tégébénou dont les propos frisent un chantage et une volonté manifeste de freiner la bonne marche des enquêtes, les enquêteurs s’accordent à qualifier de préméditer cette vaste escroquerie dont se sont rendus coupables les promoteurs de cette structure dans leur cupidité sans limite.</p>
<p><strong>Wandji A</strong></p>
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		<title>Passivité dans la gestion du scandale financier ICC services: La Coalition ABT condamne la négligence du pouvoir en place</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 08:57:22 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A travers une conférence publique tenue au Palais des congrès de Cotonou en soutien aux victimes de Icc services, la Coalition ABT a passé en revue les différents scandales financiers sous le régime du Changement avant de conclure dans le feu du dernier scandale dit Icc Service à la nécessité d&#8217;une démission du Chef de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A travers une conférence publique tenue au Palais des congrès de Cotonou en soutien aux victimes de Icc services, la Coalition ABT a passé en revue les différents scandales financiers sous le régime du Changement avant de conclure dans le feu du dernier scandale dit Icc Service à la nécessité d&#8217;une démission du Chef de l&#8217;Etat lui-même de la tête du pays.</strong></p>
<p> Affaire compte non certifié de la Sonapra, affaire gestion des fonds de l&#8217;escorte douanière, affaire Cen Sad, dossier avion présidentiel, surfacturation et délit d&#8217;initié dans l&#8217;acquisition des machines agricoles, affaire Icc service et l&#8217;affaire Papme etc. Le tableau des scandales sous le régime du Dr Boni Yayi présenté par la Coalition Abt lors de sa conférence publique n&#8217;est pas exhaustif. Et c&#8217;est avec des spécialistes des secteurs des finances, de la micro-finance et du droit que la Coalition ABT  s&#8217;est fait inviter dans le débat national sur la gestion des affaires publiques notamment quant aux aspects mis en relief par le dernier scandale dit affaire Icc service. Un arsenal technique appuyé par un gradin impressionnant de personnalités politiques, culturelles et intellectuelles.</p>
<p> <strong>Et le début de la responsabilité du Chef de l&#8217;Etat ?</strong></p>
<p>C&#8217;est la question que s&#8217;est posé le juriste mandaté de la coalition ABT Grégoire Mougni pour se prononcer sur les multiples scandales enregistrés sous le pouvoir actuel. Cette interrogation est suscitée par la récurrente facilité observée à disculper le Président de la République dans les différentes affaires qui naissent. Pour Grégoire Mougni qui s&#8217;est référé au débat du ministre des finances sur la chaîne de télévision nationale et soutenant l&#8217;effectivité du cadre légal qui réglemente l&#8217;exercice du placement d&#8217;argent, &nbsp;&raquo; si ce cadre existe, l&#8217;Etat est responsable pour n&#8217;avoir pas veillé à l&#8217;application de la loi &laquo;&nbsp;. Il conclut &nbsp;&raquo; qu&#8217;il ne s&#8217;agira pas dans ce dossier de nous jeter en pâture un ministre car nous avons élu un Président &laquo;&nbsp;.  Et c&#8217;est fort de cette responsabilité unique et publique du Chef de l&#8217;Etat que le juriste s&#8217;étonne de l&#8217;aisance de sa disculpation dans les différents scandales pour s&#8217;interroger &nbsp;&raquo; à quel moment le Président que nous avons élu est-il responsable devant nous ? &laquo;&nbsp;. Le juriste soutient d&#8217;ailleurs qu&#8217;aux termes de la loi bancaire, le Ministère de l&#8217;intérieur n&#8217;a rien à avoir avec l&#8217;installation des sociétés de placement.</p>
<p><strong>L&#8217;Etat complice ?</strong></p>
<p>L&#8217;Administrateur des finances Claude Djankaki au regard de l&#8217;ampleur des épargnes manipulées par la société Icc Service estimées environ à une centaine de milliards de francs Cfa, estime que c’est une opération financière  de grande envergure dont le Bénin dans sa dimension économique ne peut se prévaloir méconnaître. A titre comparatif, M. Djankaki présente l&#8217;Etat Béninois il y a 20ans avec un budget national estimé seulement à 190 milliards Fcfa. Ce qui fait talonner le budget national annuel du Bénin en 1990 par le volume des opérations menées par la seule société Icc Service. Pour l&#8217;Administrateur des finances Djankaki, une opération d&#8217;appel aux fonds publics de cette envergure ne saurait s&#8217;opérer dans un Etat sérieux sans que le sommet de l&#8217;Etat ne soit informé.</p>
<p>Pour la Coalition ABT, la priorité dans ce scandale Icc Services est la diligence pour le gouvernement de poursuivre les responsables d&#8217;Icc services sur leurs biens afin d&#8217;une réalisation de leurs actifs afin de désintéresser dans les meilleurs délais, les populations déboussolées.</p>
<p> <strong>La démission réclamée !</strong></p>
<p>Au moment où les techniciens de la Coalition ABT s&#8217;investissaient à démontrer et à démonter les failles du gouvernement dans les différents scandales, les politiciens eux ont enfourché la trompette alarmiste pour réclamer la peine maximale aux responsables dans ces différents scandales notamment le Chef de l&#8217;Etat qui selon eux ne sauraient aucunement se prévaloir du défaut d&#8217;information. Pour Andoche Amègnissè Président du parti Nord Sud, face aux scandales qui se succèdent, il n&#8217;y a que deux solutions : &nbsp;&raquo; la voie parlementaire qui est constitutionnelle et la voie populaire &laquo;&nbsp;. Il s&#8217;agit donc selon le leader des Tsyb-2011, pour les députés de l&#8217;Assemblée nationale, jusqu&#8217;au 3O juillet prochain de traduire le Chef de l&#8217;Etat devant la Haute Cour de Justice. Passé ce délai, Andoche Amègnissè se donne le droit de lancer un soulèvement populaire pour réclamer le départ du Chef de l&#8217;Etat. L&#8217;ancien député Assan Séibou ne sera pas moins amer face au régime du Changement  qu&#8217;il estime le pire régime sous l&#8217;ère démocratique au Bénin.</p>
<p>La démission du Chef de l&#8217;Etat Boni Yayi sera la sentence finale de cette conférence publique dont la déclaration finale lue par l&#8217;Honorable Wally Zoumarou conclut à un &nbsp;&raquo; amateurisme jamais égalé dans l&#8217;histoire nationale dans la gestion des affaires publiques &laquo;&nbsp;. Face à la longue liste des scandales financiers en quatre années de gestion du pouvoir, la Coalition déduit simplement une défaillance du gouvernement quant à son obligation constitutionnelle de protéger ses citoyens. Le professeur Guy Midjohouan qui faisait office de modérateur de cette conférence publique, conclura à son tour en interpellant sur &nbsp;&raquo; la fidélité à son serment et le sens de l&#8217;honneur qui doivent le Président de la République à démissionner &laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>Médard GANDONOU</strong></p>
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		<title>Rocambolesque affaire Icc-services: Boni Yayi appelé à frapper plus fort</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 16:52:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le limogeage du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique suscite déjà des réactions au sein de la classe politique. Dans le rang des députés, les avis sont partagés. Si pour les mouvanciers, cette décision du chef de l’Etat est salutaire, les députés de l’opposition par contre pensent que le chef de l’Etat doit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/boni-yayi-225.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2987" title="boni yayi 225" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/boni-yayi-225.jpg" alt="" width="225" height="283" /></a>Le limogeage du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique suscite déjà des réactions au sein de la classe politique. Dans le rang des députés, les avis sont partagés. Si pour les mouvanciers, cette décision du chef de l’Etat est salutaire, les députés de l’opposition par contre pensent que le chef de l’Etat doit aller dans le fond de ce dossier afin de démontrer son innocence dans cette affaire d’escroquerie. D’autres sont allés loin en portant un doigt accusateur sur le président de la République lui-même. Selon ces derniers, le chef de l’Etat serait le cerveau même de ce réseau de malfaiteurs qui a mis tout un peuple à genoux.</p>
<p><strong>ZACHARIE YOLOU : DEPUTE FCBE</strong> « Pas de complaisance lorsqu’il y a faute »</p>
<p>Le chef de l’Etat est un homme responsable et il ne doit fait aucune complaisance lorsqu’il y a des fautes. Encore une fois, il se caractérise par sa rigueur, par son souci de la gestion consciente de notre cité.</p>
<p><strong>VICTOR DANGNON : DEPUTE FCBE</strong> « Avec le temps tous ceux qui sont mêlés à cette affaire seront détectés et sanctionnés… »</p>
<p> C’est clair aujourd’hui, un ministre, c’est un collaborateur du chef de l’Etat. Et lorsqu’un collaborateur pose des actes de nature à souiller toute l’équipe, le chef de l’Etat a quand même de bonne raison de l’écarter pour voir clair dans ce qui se passe. C’est déjà une machine qui se met en branle, c’est un système qui démarre avec comme vous le dite dans la presse, la tombé des têtes. On a pas encore tiré toutes les conclusions, on a pas encore fait toutes les enquêtes, je pense qu’avec le temps, tous ceux qui de près ou de loin sont mêlés à cette affaire seront détectés et sanctionnés conformément à la loi.</p>
<p><strong>SACCA FIKARA : DEPUTE G13</strong> « Le président Boni Yayi lui-même est au centre de ce gang »</p>
<p> Le chef de l’Etat a limogé le ministre Zinzindohoué. Zinzindohoué ne fait rien sans l’avale du chef de l’Etat, et principalement dans l’affaire Icc-Services, c’est le président de la République qui a donné sa caution pour que Icc-Services s’installe au Bénin. Puisque les responsables béninois sont venus voir le président de la République avec des colombiens pour lui présenter le produit Icc, on ne vient pas voir un chef d’Etat sans lui parler de ce qu’on veut faire. Quand les responsables de Icc-Services béninois et leurs parrains à l’international sont allés chez le président, ils n’y sont pas allés uniquement pour lui sourire, ils y sont allés pour lui expliquer de quoi il s’agit. Et nous sommes quand même dans un pays, et je crois qu’il y a encore un minimum de sérieux. Ces gens là ont fait des dégâts en Côte d’Ivoire, on les chasse de la Côte d’Ivoire, le président les reçoit ; les citoyens qui ont vu le président de la République avec les responsables de ce gang, se sont dit qu’il n’y a pas de problème. Donc, c’est le président qui a poussé les populations à faire confiance à Icc-Services dans cette vaste escroquerie. L’Etat béninois a mis à la disposition de ce gang, des institutions militaires de notre pays ; la police, la gendarmerie et l’armée. On a l’impression que notre Etat a donné toutes ces institutions pour cautionner la chose et puis le peuple a été allègrement grugé et maintenant que le peuple a commencé à se soulever, on limoge deux personnes. Je dis non. Quand les gens de Icc-Services organisaient les réunions Icc-Services au palais de la République, que disait le président Boni Yayi en ce moment ? Quand ils finançaient les repas des femmes qui soutiennent les actions du président de la République, que disait-il en tant que première autorité de ce pays ? Le président ne peut pas s’en laver les mains, il est au centre; il est l’auteur principal de ce qui nous arrive aujourd’hui. Au niveau de l’opposition, nous sommes en train de travailler sérieusement sur le dossier et en son temps le peuple saura toute la vérité.</p>
<p><strong>ADAM BONI TESSI : DEPUTE FCBE</strong> « C’est une réaction prompte et moi je le lui recommande vivement »</p>
<p> C’est les actions que nous attendons depuis. Chaque fois qu’il y a des branches mortes, il faut les couper. Le pouvoir est d’essence divine d’accord, mais, quand vous l’avez dit, il faut l’exercer. On ne tient pas le pouvoir pour le tenir ; si vous êtes responsables, il faut assumer la responsabilité jusqu’au bout. Il est le seul élu et celui qui répondra devant la nation de tous les actes qui sont posés par ses collaborateurs. Et par rapport à ça, ses collaborateurs, quelque soit leur niveau, quelque soit les relations qui les lient à lui, il doit s’en défaire, chaque fois que le besoin se fait sentir. Nous qui le soutenons et qui sommes autour de lui, nous sommes souvent gênés d’entendre des choses et que les réactions n’arrivent pas. Celle-ci a été une réaction prompte et moi je le lui recommande.</p>
<p><strong>TIMOTHEE GBEDIGA : DEPUTE PRD</strong> « Il faut qu’on aille au fond de ce dossier »</p>
<p> Le dossier de Icc-services, est un dossier assez profond. On ne peut pas se permettre de relever le procureur général près la cour d’appel de Cotonou, et de relever un ministre pour dire qu’on est en train de le régler. Tout cela, c’est de la comédie, c’est un faux problème ; c’est pour noyer le dossier qu’on a relevé le ministre. L’essentiel n’est pas encore là. Il faut qu’on aille au fond de ce dossier. SOULE SABI MOUSSA : DEPUTE FCBE « J’encourage le chef de l’Etat à continuer dans ce sens pour le rétablissement de la morale au Bénin » Nous ne sommes pas aujourd’hui en mesure de dire le niveau d’implication de ces personnalités. Seul le chef de l’Etat peut le dire. Mais, comme le chef de l’Etat ne peut pas agir pour punir inutilement, nous avons l’impression que tous ceux qui sont en train d’être impliqués, ont contribuée négativement à ce que nous sommes en train de constater. En ce qui me concerne, et je crois qu’il l’a déjà fait en d’autres occasions, je l’encourage à continuer de cette façon là, pour qu’enfin, nous rétablissons ce que nous appelons la morale, afin que notre pays aille de l’avant. EDMOND ZINSOU : DEPUTE PRD « C’est maintenant que le chef de l’Etat veut faire le changement » C’est maintenant que le chef d’Etat veut faire le changement. Pour une fois, il a réagi en quelqu’un qui veut réellement le développement de ce pays. La décision pour moi est salutaire. Ce qui reste c’est que le chef de l’Etat aille encore plus loin, parce qu’il reste encore d’autres personnes tapis dans l’ombre, qui sont plongés de la tête au pied dans cette affaire, qui n’ont pas fait leur travail. Quelque part, je pense à mon avis que c’est déjà important. Et j’invite le chef de l’Etat à poursuivre ce genre de réaction pour montrer à l’opinion publique qu’il n’en ait pour rien.</p>
<p><strong>Propos reccueillis par Hugues E. PATINVOH</strong></p>
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		<title>Entretien avec Madame Vicentia Boco, Présidente de l’INPF« Le microcrédit devrait être couplé d’une formation obligatoire pour toutes femmes »</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 03:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ep</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Manchette]]></category>
		<category><![CDATA[Newsflash]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis le 14 avril 2010, l’ex-Directrice de campagne du candidat Boni Yayi et ancien ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Madame Vicentia Boco est nommée Présidente de l’Institut National pour la Promotion de la Femme (Inpf). Et pourtant après sa sortie imprévisible du gouvernement, beaucoup de béninois l’espéraient aux côtés de l’opposition. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/Boco-site.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2950" title="Madame Vicentia Boco, Présidente de l’Institut National pour la Promotion de la Femme" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/Boco-site.jpg" alt="Madame Vicentia Boco, Présidente de l’Institut National pour la Promotion de la Femme" width="400" height="529" /></a>Depuis le 14 avril 2010, l’ex-Directrice de campagne du candidat Boni Yayi et ancien ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Madame Vicentia Boco est nommée Présidente de l’Institut National pour la Promotion de la Femme (Inpf). Et pourtant après sa sortie imprévisible du gouvernement, beaucoup de béninois l’espéraient aux côtés de l’opposition. A travers cet entretien, la Présidente de l’Inpf reprécise le sens de sa nomination à la tête de cette nouvelle structure toujours aux côtés du Chef de l’Etat et sa vision pour cet organe qu’elle espère un outil de grande promotion au service de la femme béninoise.</em></strong></p>
<p><strong>L’Evénement Précis :</strong> <em>Madame la Présidente, quel est le sens que vous donnez à votre nomination à la tête de l’Institut National pour la Promotion de la Femme au terme du conseil des ministres du 14 avril ? Une récompense politique ou un mérite ?</em></p>
<p><strong>Madame Vicentia Boco</strong> : Merci Monsieur le Journaliste. L’interprétation que je fais de ma nomination à la tête de l’Inpf est que le Chef de l’Etat a pensé, dans le domaine où il savait que j’œuvrais déjà un peu, que je pourrai faire ce combat ou tout au moins apporter une contribution dans la réalisation de son souhait de créer un Institut pour la promotion des femmes. Je crois qu’il est à la recherche de compétence dans divers domaines et puisqu’il m’a vu à l’œuvre, il a sans doute estimé que je pourrai l’aider. Ce n’est donc pas une récompense politique.</p>
<p><em>De la Présidente du Comité d’Installation de l’Institut de la Femme à la Présidente de l’Institut National pour la Promotion de la Femme, votre mission a-t-elle varié ?</em></p>
<p>Ma mission a évolué. Entant que Présidente du Comité, j’avais à charge de réfléchir afin de faire des propositions pour le type d’institut qu’on pouvait faire. Lorsqu’on observe bien, il y a différents types de structures dédiées aux femmes. Il y a des structures qui se présentent comme des lieux d’échange et de vie pour les femmes qu’on appelle un peu les « Maisons de la femme ». Un lieu où les femmes peuvent se retrouver entre elles, les associations de femmes y ont leur siège, où les femmes peuvent faire différentes activités, recevoir des formations etc… c’est aussi une forme d’Institut. Mais il y a aussi une autre forme d’institut qui est plutôt une instance de réflexion et de prospective. C’est celle-là que nous avons choisie. Un institut qui va beaucoup observer ce qui se passe, identifier les points où l’on peut valablement intervenir, repérer les goulots d’étranglement par rapport à la situation des femmes, attirer l’attention des uns et des autres sur ces goulots d’étranglement et surtout faire des proposition pour des corrections. Donc le Bénin a fait l’option d’un Institut d’étude, de prospective, de recherche et de propositions. Après voir visité quelques instituts de la femme, c’est cette forme que nous avons retenue parce qu’il nous a semblé au regard du niveau des femmes, si on veut vraiment que cela change d’éviter les actions disparates, ponctuelles, non coordonnées. Il nous semble indispensable de concevoir des programmes sur le long terme qui seront exécutés avec échéances de manière à réaliser ce que j’appelle des bonds qualitatifs pour la vie des femmes. C’est ce type d’institut qui a paru à la Commission, la plus pertinente. Toutefois, dans nos réflexions nous avons dit que d’ici quelques années nous allons aboutir à ces « Maisons de la femme » qui devront être réalisées dans tous les départements au moins ou si possible dans toutes les communes. Mais à la date d’aujourd’hui, cela ne constitue pas la priorité à notre niveau. Il y a déjà le ministère de la famille, le ministère de la micro finance qui s’occupent des femmes. Tout ceci un peu de façon disparate. Il y a de bonnes intentions mais quand on se rend dans les villages, la situation des femmes demeure toujours ce qu’elle est. L’Institut aura alors à réfléchir et à proposer des politiques, des programmes, des actions qui seront validés avant d’être proposés pour que le législateur, l’exécutif, les partenaires au développement s’en saisissent pour les faire exécuter.</p>
<p><em>Est-ce à dire Madame la Présidente, que l’Institut n’exécutera pas les programmes qu’il conçoit ?</em></p>
<p>Je le précise, l’Institut n’aura pas à exécuter ses programmes. Il va concevoir des programmes qui seront exécutés par les ministères sectoriels et en particulier par les Ong.</p>
<p><em>Parlant du cadre légal, pensez-vous que cela est favorable à l’accomplissement de votre vision à la tête de l’Institut pour la promotion de la femme ?</em></p>
<p>Le cadre légal n’est pas un préalable. Mieux je dirai que celui qui ne combat pas n’a aucune chance de gagner. Ce cadre n’existe pas aujourd’hui mais c’est progressivement que nous allons le bâtir pour aboutir au meilleur environnement légal pour la promotion de la femme. Dans certains pays, ces instituts sont affiliés au ministère de la famille mais jouissent d’une très grande autonomie. Or au regard du fonctionnement des ministères au Bénin, nous sommes presque certains que si l’Institut était sous le ministère de la famille, ce serait très lourd à piloter. Dans d’autres pays, l’Institut est directement rattaché au Premier ministre. Ailleurs c’est lié au ministère du plan et du développement. Il n’y a donc pas de solution unique et il faut s’adapter au contexte. Au Bénin, nous avons un passé politique tumultueux caractérisé pour la plupart du temps par une discontinuité dans les actions d’un gouvernement à un autre ou d’un régime à l’autre. Alors pour ce démarrage, le Chef de l’Etat a préféré que cet institut soit sous la direction immédiate de manière à ce qu’il puisse s’impliquer dans ce qui se fera. Nous espérons que ce sera un stade provisoire et que cet institut va évoluer vers une structure autonome à l’image des institutions républicaines comme le Ces, la Haac etc.</p>
<p><em>Pensez-vous qu’il existe réellement sous le régime actuel plus que par le passé, une politique de promotion de la Femme ?</em></p>
<p> Il ne serait pas juste de se livrer à une appréciation comparative des différents régimes et de juger de qui a fait mieux ou moins. Chaque régime a ses priorités. Pour certains régimes, la priorité c’est le développement des infrastructures, pour d’autres c’est le développement de la santé ou de l’éducation. Ce régime a choisi cinq axes prioritaires de développement dont la réduction de la pauvreté qui passe forcément par un mieux-être des femmes. Jusqu’à présent ce régime a posé des actes qui sont censés aller dans le sens de la réduction de la pauvreté. Mais malheureusement, il n’y a un moyen pour quantifier ces efforts. On ne peut donc pas dire qu’il y a échec ou succès pour l’instant encore que quatre ans c’est bien court pour apprécier les impacts sociaux. Vous savez, il n’y a pas d’indicateurs pour apprécier le niveau de pauvreté des femmes. Empiriquement nous constatons que les femmes sont maltraitées, sans pouvoir d’achat et de décision. Les femmes sont privées de certains droits. Et beaucoup d’Ong se sont inscrits dans ce combat, dénonçant en permanence la situation des femmes. Mais ce sont des actions éparses qui ne mènent pas forcément à un résultat global et quantifiable. Donc pour ce gouvernement, le mieux-être des femmes est une priorité et un objectif à atteindre et il a pris des moyens. Le rôle de l’Institut sera alors de coordonner ces moyens, de proposer des réflexions plus cohérentes et plus harmonisées.</p>
<p><em>Comment concevez-vous la place ou le rôle de la Femme dans la société Béninoise aujourd’hui tant en ce qui est du rapport avec les Institutions républicaines que de leur présence ? </em></p>
<p>Je sais qu’aujourd’hui, la représentativité des femmes au sein des institutions dépend encore des hommes. Vous constatez par exemple avec moi qu’au plan politique, la place des femmes au sein des formations politiques se résume au poste de trésorière ou de chargée de la mobilisation des femmes. Mais ce n’est pas à ces postes que les grandes décisions se prennent. Et quand il s’agit pour ces formations de proposer des militants à des postes de promotion politique, elles ne songent jamais aux femmes qui malgré les contraintes de ménages, ne sont pas moins actives au sein des groupes. Ce qui décourage les femmes et émousse leur ardeur à militer sur le long terme dans les formations politiques. Donc je pense que l’Institut en permettant, en incitant et en aidant les femmes à être plus combattives, à être plus présentes dans l’arène politique et en priorité dans la gouvernance locale, va beaucoup contribuer à l’amélioration de la situation. La première place que les femmes doivent convoiter est la gouvernance locale car c’est là où les décisions afférentes directement à la vie des populations se prennent. Et progressivement, elles vont pouvoir monter dans l’échelle politique pour occuper des postes plus importants. Donc la meilleure représentativité des femmes au sein des institutions espérée sera un peu plus longue car il faut qu’elles apprennent à militer au sein des formations politiques et à s’y imposer. Aujourd’hui quand on fait appel aux femmes c’est surtout à des postes techniques. Vous aviez remarqué avec moi que lors du dernier remaniement ministériel, le Chef de l’Etat qui avait manifestement besoin des femmes politiques s’est vu confronter à des difficultés d’honorer ses engagements de 30% de femmes au gouvernement. Et j’espère bien que dans un prochain gouvernement au second mandat, les 30% seront respectés.</p>
<p><em> Qu’est-ce que vous pensez de la politique de microcrédit en faveur des femmes et son mode opératoire ?</em></p>
<p>Le microcrédit à mon sens est une bonne chose à condition qu’il soit accompagné. L’Inde qui a été le modèle a commencé à toute petite échelle, à l’échelle de quartier en accompagnant les femmes par une formation et un suivi qui leur permettaient de ne pas dilapider l’argent reçu. Nous nous étions passés directement à la grande échelle. Et à cette échelle, le suivi est plus difficile voire impossible. Donc à mon sens il aurait été beaucoup plus bénéfique pour les femmes qu’en même temps qu’on octroie les microcrédits qu’on accompagne cela par la formation des femmes à une meilleure gestion des fonds. Cela a manqué au processus d’où les ratés observés. Il aurait été plus pertinent d’accompagner l’offre de microcrédit par une formation obligatoire pour toutes femmes. Parce que nous savons tous très bien qu’il y a beaucoup de femmes qui prennent le microcrédit sans jamais les investir dans des activités génératrices de revenus. Ce qui les amène à recourir à d’autres microcrédits pour rembourser le premier. Il faut penser à ces défaillances du programme pour l’améliorer. L’Institut fera des propositions dans ce sens. Certes le ministère de tutelle le fait aussi déjà mais ce sera mieux si nous avons plusieurs cordes à notre arc.</p>
<p><em>Au terme de votre mandat, quels indicateurs d’évaluation proposez-vous au peuple pour vous apprécier à échéance ?</em></p>
<p>J’ai déploré tout à l’heure le fait qu’il n’y ait pas d’indicateurs sur la vie des femmes. On parle en général du nombre de femmes dans les institutions mais ces indicateurs traduisent-ils la réelle situation de la vie de la femme au Bénin ? L’une des premières choses que l’Institut aura à faire sera de réaliser des études avec des structures qualifiées telles que l’Insae pour pouvoir avoir des indicateurs de départ sur le niveau de vie des femmes. Et on pourra faire une évaluation tous les cinq ans pour apprécier l’impact de ces différentes actions et programmes sur la vie des femmes dans divers domaines.</p>
<p><em> Après votre départ du gouvernement, beaucoup vous annonçaient aux côtés de l’opposition. Mais vous avez accepté continuer travailler avec le Chef de l’Etat Boni Yayi. Une fidélité à l’homme ou à ses idéaux ?</em></p>
<p>(Sourire). J’avais dit dans plusieurs médias si vous vous en souvenez, que je ne suis pas allée vers le Dr Boni Yayi pour ses beaux yeux. Ça a déplu à certains mais je savais bien ce que je disais. Je suis vers lui à cause des propositions qu’il faisait pour notre peuple béninois et je me retrouvais dans le rêve que j’ai toujours nourri pour ce pays : s’occuper enfin du développement de notre pays. Il m’a semblé qu’il proposait des approches qui me paraissaient convaincantes. C’est vrai que je suis allée au gouvernement de façon très brève, quatorze mois qui ne me permettaient pas de prendre le contrôle du ministère et de faire aboutir ma vision. Donc j’ai vraiment le sentiment d’un travail inachevé. Mais je ne suis pas allée dans l’opposition parce que je demeure dans la dynamique d’apporter ma contribution à cette politique de développement que le Chef de l’Etat essaye de mettre en place. C’est vrai que depuis un certain temps, nous constatons que le développement le préoccupe moins que la politique et je suis la première à le déplorer en permanence mais je ne crois pas qu’il ait renoncé à sa vision de développement. C’est pour ça que je reste fidèle à la vision de développement et que je pense qu’il nous faille l’accompagner pour vraiment réaliser ce développement. Les gens m’ont annoncé dans l’opposition parce que je suis devenue très critique sur certains points. Mais je suis dans mon rôle entant que proche du Chef de l’Etat et partiellement responsable de son mandat. Donc j’essaye d’influencer autant que je le peux, les axes et les décisions qui peuvent être pris. Vous me direz que je suis quelque peu prétentieuse. Mais ce n’est pas de la prétention car s’exprimer et donner son point de vue sur un sujet n’est pas forcément être suivi. Mais c’est déjà un mérite de pouvoir le dire pour que le Chef de l’Etat qui a le pouvoir de décision, ait d’autres angles d’appréciation sur ces choix et pour qu’il ne se retrouve pas dans une bulle où tout le monde l’applaudit. Je ne suis pas allée à l’opposition pour ne pas faire de critique tous azimuts. Je réaffirme que je demeure fidèle à la vision première du Chef de l’Etat et le programme que nous avions défendu devant le peuple et sur lequel il a élu le Chef de l’Etat celui-ci nous jugera au terme du mandat.</p>
<p><em> 2011 vous verra-t-il aussi impliquer dans la politique que 2006, Directrice de campagne ?</em></p>
<p>Non je ne pense pas que je serai Directrice de campagne. Mais je serai sûrement impliquée dans la politique. Je me donnerai les voies et moyens, je ne sais pas comment parce que c’est le terrain qui commande. Ma priorité est de me donner une voix qui n’est pas nécessairement la voix monocorde que tout le monde entend. Donc c’est sûr que je serai impliquée. Les formes que cela prendra je ne sais pas mais sûrement pour tirer la sonnette d’alarme afin que nous ne ramenions pas tout à la politique.</p>
<p><em> Un mot de fin pour cet entretien</em></p>
<p>Merci de m’avoir ouvert vos colonnes pour cet entretien. Je souhaite que cet Institut de la femme soit non seulement un instrument pour la femme mais pour les hommes et que les hommes se sentent plus impliqués. Car en fait en travaillant pour le bien-être de la femme, nous mâchons le travail des hommes. Nous permettons aux hommes d’avoir à leurs côtés des personnes capables de les aider et de les soutenir et de comprendre ce qu’ils font. Non pas pour les remplacer mais pour porter à deux les charges de construction de la famille et du pays. Il n’est pas juste de laisser 52% de la population ne pas participer au développement de cette Nation. Je veux donc engager les hommes à défendre ce que nous faisons et à nous aider à réussir cette entreprise de promotion des femmes pour le mieux-être social commun.</p>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Entretien réalisé par Médard GANDONOU</em></strong></p>
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