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	<title>L&#039;événement Précis &#187; Insolite</title>
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		<title>Femmes volées, amours violés : les autorités sont complices</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jun 2010 10:53:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Insolite]]></category>

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		<description><![CDATA[  Violation des droits humains et violences liées au genre Dans certaines régions du Bénin, des femmes et des filles sont victimes de mariage par rapt. Bénéficiant de la complicité passive ou active des autorités à divers niveaux, les coupables opèrent en toute impunité.   Martine Patinvoh, 17 ans, originaire de Zouko à Sô-Ava, 30 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Violation des droits humains et violences liées au genre</p>
<p><em><strong>Dans certaines régions du Bénin, des femmes et des filles sont victimes de mariage par rapt. Bénéficiant de la complicité passive ou active des autorités à divers niveaux, les coupables opèrent en toute impunité.</strong>  </em></p>
<p>Martine Patinvoh, 17 ans, originaire de Zouko à Sô-Ava, 30 km au nord de Cotonou, est victime de rapt. Ce 27 mars 2009, l’adolescente était en mission pour ses parents quand des personnes inconnues l’ont enlevée aux environs de 20 heures sur la route d’Abomey-Calavi.  « Quatre personnes m’ont accostée et se sont emparées de moi en me menaçant de ne pas crier si je veux rester en vie. Ils m’ont jetée dans une barque », raconte-t-elle. Après une enquête, les enleveurs sont identifiés et localisés. La gendarmerie intervient par la force pour les arrêter, mais elle les relâche quelques jours plus tard.  « Ce sont les autorités locales qui ont harcelé le Commandant de brigade et l’ont obligé à les libérer », se désole Célestine Kinsou Zannou, la responsable du Centre de promotion sociale (Cps) de Sô-Ava. Pourtant les examens médicaux révèlent des traumatismes psychiques et des douleurs au bas ventre chez Martine Patinvoh. « A son enlèvement, ses vêtements sont déchirés et elle est promenée de localité en localité entre Abomey-Calavi, Porto-Novo et Sô-Tchanhoué (Sô-Ava) où elle est plusieurs fois violée pendant huit jours », informe Célestine Kinsou Zannou. Rassurés de la couverture et de la protection des élus locaux de la commune, le receleur, un maître catéchiste proche des autorités communales, nargue les parents de la victime. Célestine Kinsou Zannou rapporte qu’il leur a demandé d’aller se plaindre au procureur s’ils le désirent et qu’il défie celui qui va oser venir arrêter les enleveurs et lui-même.</p>
<p>Dans cette localité, les auteurs d’enlèvement de femmes et les receleurs sont intouchables et bénéficient de la complicité des autorités locales. Comme dans d’autres régions du Bénin, l’enlèvement des femmes et des filles pour mariage forcé est une pratique courante au mépris du code des personnes et de la famille. Elle concerne des jeunes filles et jeunes dames de 14 à 21 ans et parfois plus. « Même des femmes enceintes et des femmes mariées sont parfois enlevées. Dans ces cas, des autorités en charge de l’état civil établissent des actes de mariage pour légaliser l’union sans l’accord de la femme », dénonce Sètchémè Jérônime Mongbo, directrice du projet Empower, spécialisé dans la lutte contre la violence faite aux femmes et aux filles. Des violations de la loi qui se multiplient en raison de l’impunité dont profitent les auteurs et leurs complices. La responsable du Cps de Sô-Ava se rappelle qu’en 2007, le commandant de la brigade de gendarmerie, alors en poste, a été muté sur demande des autorités locales pour avoir arrêté un receleur qui est membre du comité des jeunes de Sô-Ava et président du comité de gestion de l’hôpital. Il est reconnu coupable de l’enlèvement d’une fille de 17 ans qui a réussi à s’échapper après avoir observé une grève de la faim de quinze jours. Pour Joël Guidibi, responsable du Cps de Djakotomey, dans le département du Couffo à 130 km au Nord ouest de Cotonou, la politique se mêle de tout. « Dès que le coupable est un militant qui peut faire gagner des voix aux élections, de grandes personnalités (parfois des maires, des députés et des ministres : Ndlr) sont prêtes à étouffer la procédure judicaire en faisant pression sur la justice », déclare-t-il. A défaut, elles organisent la fugue des coupables avant de négocier un arrangement à l’amiable. « De très rares cas aboutissent à un jugement normal devant le tribunal », déplore la responsable du Cps de Sô-Ava. Cela est dû à ces pressions renforcées par des pratiques culturelles qui constituent des obstacles. Wabi Obadimedji, spécialiste anti-violence sur le genre, cite l’exemple des pratiques rituelles. « Dès l’enlèvement, des tabourets sacrés ou des poudres à avaler sont utilisés pour faire perdre la lucidité aux victimes qui témoignent alors de leur consentement à l’enlèvement et au mariage devant la police ou le procureur de la République », explique-t-il.</p>
<p> <strong>Une lueur d’espoir malgré la désespérance</strong></p>
<p>Dans un rapport aux responsables du ministère de la famille et de la femme en mai 2009, Célestine Kinsou Zannou décrit Sô Ava comme « un monde à part ». Elle raconte que rien n’a changé malgré les sensibilisations publiques qui sont faites chaque année par des Ong à l’occasion de la journée mondiale de la femme. « Même l’Unicef a aussi formé les jeunes contre le mariage forcé », ajoute-t-elle en se plaignant de la résistance des autorités locales. Pour elle, il y a deux raisons qui justifient  cette résistance : la peur de choquer les gardiens de la tradition qui sont des leaders d’opinion ayant une forte influence sur l’électorat. Le ministère se retrouve ainsi dans l’incapacité d’intervenir autrement en raison de l’absence d’un environnement juridique approprié. Léonard Laleyè, directeur adjoint de la promotion de la femme au ministère de la famille, dont la sœur a été aussi victime du phénomène, analyse la situation sous un angle plus complexe. Il indique que c’est un problème sensible d’ordre culturel qui influence la politique alors que les politiques en profitent pour conserver leurs électorats. Il révèle qu’il n’y a pas d’enlèvement sans contrat tacite précédent, parfois inconscient et de vielles dates du fait des parents et des clans. C’est la découverte de ces contrats qui bloque la justice et conforte la complicité des autorités. « L’absence d’une loi subséquente n’encourage pas les parents à coopérer par crainte des représailles », dénonce Léonard Lalèyè. « Il y a un problème de mentalité à régler », constate le sociologue Paul Balou.</p>
<p>Pour y parvenir, l’Etat béninois et des partenaires américains et européens travaillent sur une loi contre la violence faite aux femmes et aux filles afin de rassurer les victimes et les parents sur leur sécurité en cas d’action en justice. Une conférence d’information et de formation au profit des magistrats et parlementaires béninois, parrainée par les ambassadeurs des Etats Unis et de la France, s’est tenue en avril 2010 à Cotonou pour débattre de l’avant projet de loi. Il est question de redéfinir le contenu des crimes comme le viol, l’enlèvement, le mariage forcé, par échange, par rapt… et les sanctions applicables aux auteurs et leurs complices. Les législations françaises et américaines en la matière constituent les sources d’inspiration des experts. Le processus va prendre encore quelques mois, voire plusieurs années, au regard du fonctionnement de l’administration béninoise. En attendant, les victimes se comptent par dizaine au quotidien.</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Dans les coulisses de l’enlèvement</span></em></strong></p>
<p>Dans une enquête réalisé en 1998, sous le titre « Filles à vendre pour mariage forcé », pour le compte de Syfia International, Emmanuel Adjovi expose le déroulement d’un enlèvement. Il raconte : « Son panier de provision sur la tête, Pierrette s’engage dans la pénombre du crépuscule, sur une piste sinueuse quand deux grands gaillards surgissent pour s’emparer d’elle. A peine a-t-elle poussé un cri de surprise qu’on lui enfonce un chiffon dans la bouche pour l’empêcher d’alerter des secours. Arrive un troisième larron sur une moto qui embarque Pierrette avec l’un des ravisseurs et démarre en trombe ». Ainsi se déroulent les enlèvements. Les victimes encore en vie – certaines meurent par étouffement – sont séquestrées  après l’enlèvement dans des endroits difficilement repérables pour subir les assauts sexuels de leurs prétendants pendant des jours. Joël Guidibi, du Cps de Djakotomey, donne le cas de la petite Manvi Sénamè, 14 ans, en classe de 6ème, enlevée le lundi 7 juin 2010, à Kpoba, et encore introuvable quatre jours après. Rien d’alarmant, estime-t-il. « Si les enquêtes ne permettent pas de la retrouver, c’est sûr que des émissaires de son prétendant iront annoncer deux mois plus tard à ses parents qu’elle est déjà enceinte et vont demander sa main », explique-t-il. Devant le fait accompli, les parents se résignent et acceptent les formalités.</p>
<p>Ce sont les parents de la victime qui commandent parfois le rapt de leurs filles par des prétendants généreux. Claire Houngan Ayémona, magistrate, ancien ministre de la famille, de la femme et de la protection sociale et présidente de l’Ong Fondation Regards d’Amour (FRA) raconte un cas. « Ma surprise est totale, dit-elle, quand j’ai constaté que la personne habillée en accoutrement d’homme, cheveux et oreilles cachés sous un chapeau, n’est en réalité qu’une jeune fille d’environ 20 ans ». Ainsi déguisée, elle a pu échapper à son enlèvement pour mariage forcé prévu par son propre père pour la nuit de sa fuite. Elève en 3ème à Zinvié, elle recherche à la FRA une médiation pour convaincre son père de la laisser continuer ses études. Quelques fois, l’enlèvement commandité est fait alors que la fille est déjà enceinte de son amant. Le mari ravisseur s’attribue la paternité et donne son patronyme à l’enfant au détriment du véritable géniteur.  Certaines filles ficellent leur propre enlèvement par leurs amants pour éviter d’être données en mariage forcé. Des femmes âgées, déjà mères, tombent aussi sous le charme de cette aventure. En lien de mariage avec des hommes aux moyens limités, elles complotent leur propre enlèvement par des hommes riches. Elles réapparaissent plus tard, dans la peau de victime, avec une grossesse, en compagnie de leurs amants qui remboursent la dot donnée aux parents par l’ancien titulaire. Certains maris qui se sentent abusés prennent l’option de la violence. Le règlement se conclue dans le sang avec un ou plusieurs morts.</p>
<p> <strong>A.    </strong><strong>P. V. H.</strong></p>
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		<title>Interview du roi du « Zinli rénové », Alèkpéhanhou « Je n’ennuie jamais mon public avec mes chansons»</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 19:34:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Insolite]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour cette nouvelle année que nous venons d’entamer, votre rubrique « Paroles d’Artistes » a reçu pour vous un des baobabs de la musique traditionnelle béninoise. Le Roi Alèkpéhanhou Lèlè ton se dévoile et parle de ses deux dernières sorties discographiques pleines d’histoire. Déjà 27 albums à son actif, l’homme promet encore d’importantes surprises pour ses fans. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/01/Alèkpéhanhou.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2048" title="Alèkpéhanhou" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/01/Alèkpéhanhou.jpg" alt="" width="290" height="384" /></a>Pour cette nouvelle année que nous venons d’entamer, votre rubrique « Paroles d’Artistes » a reçu pour vous un des baobabs de la musique traditionnelle béninoise. Le Roi Alèkpéhanhou Lèlè ton se dévoile et parle de ses deux dernières sorties discographiques pleines d’histoire. Déjà 27 albums à son actif, l’homme promet encore d’importantes surprises pour ses fans. Dans cette interview qu’il nous a accordée, le Roi Alèkpéhanhou parle de façon très amère des promoteurs d’artistes béninois et avoue sa méfiance envers eux. A cœur ouvert, l’artiste de renommée internationale parle des vraies raisons qui justifient son mutisme discographique à la célébration du tricentenaire du roi Akaba. Il indexe surtout les organisateurs qui n’ont pas su lui reconnaître ses mérites. Quant à l’association « Anapromut » qu’il dirige actuellement, Alèkpéhanhou promet marquer les Béninois. Aux pirates, il promet l’enfer. </strong></p>
<p><strong>L’Evénement Précis : Un coup double discographique cette année. Un album « Zinli », tinté du « Hanyé » à la fin et un autre album purement consacré au rythme « Agbotchébou », ce qui ne vient pas de vous tous les jours. Pourquoi cette option aujourd’hui ?</strong></p>
<p> <strong>Le roi Alèkpéhanhou :</strong> J’ai préféré cette fois-ci un coup double, d’abord parce que, j’ai voulu rendre hommage aux religions traditionnelles, à nos divinités que sont vodoun Sakpata et Hêviosso à travers leur nom fort que vous entendrez heureusement sur l’album. Ces noms forts qui sont prononcés d’une manière artistique et agréable à entendre. Je dois avouer que j’ai fait des recherches depuis des années et j’ai pu découvrir ce panégyrique du Vodoun Sakpata et Hêviosso. En entendant la personne qui a mis ces noms forts à ma disposition, en l’entendant prononcer ce panégyrique, cela m’a donné des frissons et je me suis dit, est-ce qu’il ne faut pas exploiter ceci, est-ce qu’il ne faut pas pérenniser ça en ce sens que lui il est mortel et à tout moment, il peut disparaître de ce monde, en l’occurrence Baba Hounon Dègoun, j’ai dit le nom dans la chanson, s’il arrive à trépasser, tout ce trésor là sera parti de cette façon là. Donc je me suis dit qu’il faut vraiment y consacrer quelque chose pour que la postérité en bénéficie. C’est dans ce sens là que j’ai dû faire de la composition des chansons d’Agbotchébou pour accompagner les noms forts de ces fétiches là puisque que je suis né dans cette tradition là que j’aime pour laquelle je travaille toujours.</p>
<p><strong>Roi Alèkpéhanhou, en plus de ces chansons que vous avez consacrées aux divinités, vous avez également consacré une chanson au roi Guézo. Et pour celui qui vous connaît et qui vous a suivi, il y a d’abord eu « Aho sin han » pour la famille « Aho Glèlè », ensuite, on a eu « Wanilo sin han » à travers le centenaire du roi Béhanzin et maintenant « Guézo sin han ». Alors, le roi Alèkpéhanhou veut-il devenir un « Kpalingan » de la dynastie royale de « Dako Donou » ?</strong></p>
<p> Je ne le deviens pas. Je le suis parce que d’abord, le rythme zinli que je fais, c’est un rythme par excellence royal. C’est donc un rythme qui doit normalement véhiculer l’histoire. C’est dans ce sens là que comme vous avez pu bien l’énumérer, j’ai chanté l’histoire du roi Aho, l’histoire de Béhanziin à sa déportation, le retour de son fils « Wanilo » et sa mort. Je suis passionné de l’histoire en fait, passionné de l’histoire en général et celle de chez moi en particulier. C’est dans ce sillage que je viens de consacrer un album, le 2ème de l’année, référencé ACM 27 à un certain palais du roi Guézo érigé dans la région d’Agbanyinzoun. La chanson en parle bien éloquemment. Maintenant, pour répondre entièrement à ta question, le souci qui a fait que j’ai opté pour deux albums, c’est que, si Alèkpéhanhou ne fait que « Agbotchébou », mes fans croiraient que j’ai dévié et que je ne voudrais plus exécuter le rythme zinli. C’est pour éviter cela donc que j’ai trouvé cette occasion de l’historique du roi Guézo pour en faire un album à part. Comme c’est quelque chose de particulier, j’ai dû sortir les deux en même temps. Je n’ennuie jamais mon public. Ce n’est pas le même rythme sur les deux albums. Cela fait donc une différenciation de rythmes. En plus du zinli sur cet album du roi Guézo, il y a le rythme « Hanyé » qui est un rythme qui s’exécute à l’occasion de la sortie des rois ou des cérémonies royales. C’est donc des rythmes que j’ai choisis pour montrer en réalité que c’est l’histoire que je fais et que je chante.</p>
<p><strong>Le roi Alèkpéhanhou chante l’histoire, mais on a remarqué qu’il a été absent sur un grand événement. C’est la célébration du tricentenaire du décès du roi Akaba qui a été jumelée à la dernière édition du festival du Danhomè. Est-ce que cela veut dire que le roi Alèkpéhanhou est-il partisan. Sinon, pourquoi n’a-t-il pas chanté pour Akaba alors qu’il l’a fait pour les autres rois ?</strong></p>
<p> Vous savez, on ne s’autosaisit pas des événements. Moi je ne suis pas artiste à m’autosaisir des événements. Bien vrai, je suis d’Abomey, c’est un événement qui me concerne. Il y a des organisateurs sur cet événement là. Il aurait été courtois quand même qu’on me contacte puisque ces gens là ont su ce que j’ai valu pour Aho, Béhanzin pour son centenaire. Ils doivent donc savoir que je suis un artiste qui peut apporter sa pierre à l’édifice de la célébration de ce tricentenaire. On ne m’a pas fait appel. Si on m’avait fait appel, ce n’était pas au moment opportun. Je n’aime pas l’improvisation. D’ailleurs, le nom Danhomè que toute la nation a porté pendant des années a été donné à l’avènement de ce roi Akaba. Alors, c’est un roi qui mérite et même plus ce que nous avons chanté pour Béhanzin. Il fallait à la programmation de l’événement, contacter, je ne dis pas moi seul, des artistes et nous consacrer un budget pour composer des chansons pour la pérennisation de tout ce qui serait fait et qu’il soit mis à la disposition de la postérité. En quoi faisant ? Nous ferions carrément un album pour ce tricentenaire là. Il ne s’agit pas de nous prendre à la volée comme ça et de nous mettre sur un podium pour improviser de n’importe quoi. Ils ont attendu presque la veille pour me demander si on peut leur faire quelque chose et j’ai dit non. Moi, c’est mon principe. Cela ne peut pas se passer comme ça. S’il m’avait assez tôt contacté pour me le demander avant, pourquoi ne l’aurais-je pas fait ?</p>
<p><strong>L’année 2009 est définitivement terminée et nous venons d’entamer une nouvelle et le public avec amertume n’a pas du tout remarqué Alèkpéhanhou dans une tournée. Généralement d’ailleurs, on ne vous sent pas dans les tournées. Pourquoi avoir fait cette option ?</strong></p>
<p> Bon, tournée pour tournée, moi je ne fais pas. J’ai des principes comme tout être humain. Il faut que ces choses là se négocient. Mes propres albums, c’est moi-même qui les produis. Alors, comme on le dit, on ne peut pas être partie et juge. Il faut des promoteurs dignes du nom, des promoteurs sérieux pour vous amener sur scène pour ces tournées là. Tant que nous n’avons pas des gens qui nous approchent, traitent de façon sérieuse avec nous, nous n’allons pas nous lancer dans ces aventures là. Aller sur podium pour le plaisir d’aller sur podium, je ne le fais pas. Nous avons des promoteurs sur la place qui ne sont pas, excusez-moi le terme, très sérieux. Les gens négocient un spectacle avec vous, le cachet, vous avez la moitié et le reste, c’est difficilement qu’on vous le paie. On commence par vous brandir l’argument comme quoi, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Moi, je suis très méfiant quant à la négociation des spectacles.</p>
<p><strong>Alèkpéhanhou est aujourd’hui le président de l’association nationale des professionnels de la musique traditionnelle (Anapromut). On n’a pas non plus senti une activité de cette association au cours de l’année écoulée. Pourquoi cela ?</strong></p>
<p> Bon, depuis quand est née cette association là ? C’est au cours de l’année 2009. Ce n’est pas encore tard. Rien ne se fait dans cette vie sans le pouvoir financier. Mais nous sommes en train de prendre les dispositions qu’il faut pour faire vivre cette association. Nous ne sommes pas une association morte née. Ce qui est sûr, nous allons marquer notre passage. Il n’y a rien à faire. Attendez de voir ce qui va se passer en 2010. Pour mieux vous connaître en chiffre, que peut-on retenir de vous en parlant d’albums déjà lancés sur le marché du disque béninois, combien d’année de carrière déjà avez-vous fait, bref, Alèkpéhanhou en chiffre tout simplement ? Bon, je n’aime pas trop avancer les chiffres. Mais pour vous répondre, je dirai qu’au jour d’aujourd’hui, j’ai 27 albums sur le marché. Les deux derniers y compris. En ce qui concerne les Vcd, j’en ai déjà sorti 7.</p>
<p><strong>Votre mot de fin</strong></p>
<p>Je dirai d’abord bonne et heureuse année à tout le peuple béninois et plus particulièrement à mes fans. Je voudrais leur demander de consommer sans modération mes produits et que je ne les décevrai jamais. Maintenant, aux pirates, nous voulons leur dire que nous les avons à l’œil et nous allons les traquer par tous les moyens. D’ailleurs, j’en traduis plusieurs devant les tribunaux et jusqu’aujourd’hui, le procès se poursuit. Qu’ils fassent donc attention. Je vous remercie.</p>
<p><strong> Entretien réalisé par Donatien GBAGUIDI</strong></p>
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		<title>1ère édition du festival international  « Sèkanami »: Plus de 400 artistes nationaux et étrangers à Adjarra le 20 février</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 13:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Insolite]]></category>
		<category><![CDATA[Newsflash]]></category>

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		<description><![CDATA[(Plus de 400 artistes nationaux et étrangers prennent d’assaut Adjarra le 20 février prochain)  Un événement culturel de taille s’annonce au Bénin. « Sèkanami », c’est le nom donné au festival international des musiques du monde et des cultures vivantes d’Adjarra qui sera organisé dans cette commune du Bénin du  20 au 27 février 2010 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/01/musique-adjarra.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2022" title="musique adjarra" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/01/musique-adjarra.jpg" alt="" width="290" height="218" /></a>(Plus de 400 artistes nationaux et étrangers prennent d’assaut Adjarra le 20 février prochain)<br />
 Un événement culturel de taille s’annonce au Bénin. « Sèkanami », c’est le nom donné au festival international des musiques du monde et des cultures vivantes d’Adjarra qui sera organisé dans cette commune du Bénin du  20 au 27 février 2010 prochain. Avec Sèkanami, « L’humanité se donne rendez-vous au Bénin » pour célébrer l’intégration culturelle des peuples du monde entier. Au menu, plus de 16 concerts gratuits avec à la clé,  plus de 400  talentueux artistes tant nationaux qu’internationaux  qui viendront des pays tels que la Belgique, la France, le Togo, la Grande Bretagne, la Chine, le Mali, la Pologne et le Bénin. A ce gant festival qui est d’ailleurs à sa toute première édition, les artistes de renommée internationale offriront au peuple béninois, particulièrement aux populations d’Adjarra qui accueillent l’événement, des spectacles inédits qui feront date dans les annales de l’histoire béninoise. Pour mieux expliquer les tenants et les aboutissants de cet important événement culturel, le Président du festival, Simonet Biokou assisté de ses collaborateurs, des autorités communales de la commune d’Adjarra et les sponsors de l’événement a donné une conférence de presse vendredi dernier à la salle de conférence de l’hôtel du Port de Cotonou. Selon  ces dires, en s’associant à Pascal Defrance, directeur du festival d’Adjarra, ils comptent développer avec « Sèkanami » un travail structurant sur le mécénat d’entreprise, véritable enjeu pour les artistes au Bénin et sur l’Afrique de l’Ouest. Grâce à ce festival, Simonet Biokou entend sortir les artistes béninois de leur cachette et de les hisser sur la scène musicale internationale afin qu’ils vantent mieux les richesses culturelles du pays à travers le monde entier. Très enchanté de l’ampleur que prend ce festival, le ministre de la culture, Galiou Soglo s’est dit fier d’être associé à l’événement et prend l’engagement d’œuvrer pour qu’il soit fortement appuyé par le gouvernement. Quant au directeur du festival, Pascal de Defrance, il se dit surpris de l’envol que le festival a pris et s’engage à œuvrer pour ce qui concerne à ce que l’événement connaîsse un véritable succès pour mériter son caractère international. Saisissant la même tribune, Pascal Defrance a donné les affiches de l’événement. On peut retenir entre autres que parmi les plus de 400 artistes attendus à la première édition de « Sèkanami », le groupe  Terriba du Bénin, Wéli de la Belgique y figurent et ouvrent d’ailleurs les activités de Sèkanami le samedi 20 février à partir de 16 heures 30. Ils seront suivis du groupe Rag Mama rag de la Grande Bretagne qui va offrir ses prestations ce même jour à partir de 18 heures. Le talentueux artiste Jimi Hope Band de la France sera de la partie pour donner du plaisir au public béninois. Bien évidemment et sans nul doute, les tambours d’Adjarra vont aussi résonner. Ce sera avec la complicité du groupe d’artistes très connus, « Les 100 d’Adjarra, en partenariat avec la compagnie Ditout et la compagnie de danse, les As du Bénin. Plusieurs autres groupes d’artistes sont attendus à ce festin culturel. Tous ces concerts, faut-il le rappeler sont gratuits. Des bus sont prévus pour convoyer tous ceux qui désirent vivre ces instants de bonheur dans la commune d’Adjarra.</p>
<p><strong>Donatien Gbaguidi</strong></p>
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		<title>Guinée:L&#8217;éventuel retour de Dadis Camara fait peur</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 12:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le capitaine Dadis Camara reviendra-t-il en Guinée ? L&#8217;ex-chef de la junte de Conakry, grièvement blessé à la tête par son propre aide de camp le 3 décembre 2009, est resté enfermé jeudi pendant plusieurs heures à la présidence de la République du Burkina Faso. Trois hommes seulement prenaient part à la réunion : outre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/01/dadis-1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1991" title="Guinea Camara" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/01/dadis-1.jpg" alt="" width="290" height="159" /></a>Le capitaine Dadis Camara reviendra-t-il en Guinée ? L&#8217;ex-chef de la junte de Conakry, grièvement blessé à la tête par son propre aide de camp le 3 décembre 2009, est resté enfermé jeudi pendant plusieurs heures à la présidence de la République du Burkina Faso. Trois hommes seulement prenaient part à la réunion : outre «Dadis», le président burkinabé, Blaise Compaoré, et le général guinéen Sékouba Konaté, président par intérim.</strong></p>
<p><strong>Que se sont</strong> dits les trois hommes ? Quel est l&#8217;état de santé réel de Dadis ? Celui-ci était arrivé par surprise mardi à Ouagadougou en provenance du Maroc, où il était soigné depuis la tentative d&#8217;attentat. Mais la surprise était à double détente. Selon plusieurs sources françaises et burkinabés, Dadis croyait rentrer en Guinée.<br />
<strong>Sékouba Konaté, le recours</strong></p>
<p>C&#8217;était apparemment toujours son souhait jeudi, même s&#8217;il pourrait ne pas le voir exaucé. La réunion à huis clos représentait le dernier acte d&#8217;une série de manœuvres discrètes, menées en particulier par la France et les États-Unis, qui ne veulent pas voir le capitaine retourner dans son pays. Accusé par l&#8217;ONU d&#8217;avoir joué un rôle prépondérant dans le massacre d&#8217;opposants au stade de Conakry en septembre dernier, Dadis est vu comme un facteur de guerre civile. Les Occidentaux craignent qu&#8217;un éventuel retour du capitaine ne requinque ses partisans dans une armée indisciplinée et divisée en clans, comme le prouvait un communiqué hier dans lequel les amis de Dadis exigeaient son retour.</p>
<p>Le seul recours à la disposition de Paris et de Washington, c&#8217;est le général Konaté, le troisième homme de la réunion. Le militaire a accepté un intérim court avant des élections, avec désignation d&#8217;un premier ministre par les «Forces vives», rassemblement de l&#8217;opposition. En omettant toutefois des précisions importantes, comme de savoir si les militaires seraient inéligibles.</p>
<p>Mais les Occidentaux ne veulent pas avoir l&#8217;air de mener une entreprise néocoloniale. «Il faut une solution africaine», a déclaré Bernard Kouchner, de passage dimanche à Ouagadougou. Une solution qui aurait pour avantage de remettre en selle le président burkinabé, médiateur en partie discrédité par sa première proposition d&#8217;un gouvernement dirigé par Dadis et comprenant des militaires.</p>
<p>À Paris et à Washington, on espérait jeudi que Blaise Compaoré, qui entretient des liens étroits avec Dadis, allait le persuader de rester en exil. Mais les pays approchés jusqu&#8217;ici, comme la Libye et l&#8217;Afrique du Sud, se feraient prier pour contribuer aux pressions.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>S.E.M Jean Especas, Chargé d’Affaires à l’Ambassade d’Haïti au Bénin: « Le soutien du Bénin est beaucoup plus apprécié que celui venu d’autres pays amis»</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 09:39:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Newsflash]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis le mardi 12 janvier dernier, Haïti, la première République noire du monde, fait face à un séisme d’une ampleur exceptionnelle avec un bilan variant entre cinquante et cent mille morts et des milliers de blessés. Dans cet entretien, le premier responsable de l’Ambassade de Haïti près le Bénin, Jean Especas se prononce sur l’initiative [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/01/Jean-Espécas-Chargé-daffaires-à-lAmbassade-de-Haïti-au-Bénin.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1985" title="Jean Espécas, Chargé d'affaires à l'Ambassade de Haïti au Bénin" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/01/Jean-Espécas-Chargé-daffaires-à-lAmbassade-de-Haïti-au-Bénin.jpg" alt="" width="290" height="387" /></a>Depuis le mardi 12 janvier dernier, Haïti, la première République noire du monde, fait face à un séisme d’une ampleur exceptionnelle avec un bilan variant entre cinquante et cent mille morts et des milliers de blessés. Dans cet entretien, le premier responsable de l’Ambassade de Haïti près le Bénin, Jean Especas se prononce sur l’initiative du Bénin en faveur de son pays.</strong></em> <br />
<strong>L’Evénement Précis : Quel est votre sentiment après l’initiative du Bénin en faveur de votre pays ?</strong></p>
<p><strong>Jean Especas :</strong> Tout d’abord, je tiens à remercier le gouvernement et le peuple béninois pour cette initiative dont la teneur vient d’être lue par le ministre des affaires étrangères qui a manifesté une solidarité agissante au peuple d’Haïti qui vient d’être frappé par ce séisme comme vous le savez. Nous avons vu des images très choquantes à peine imaginables à la télévision ; ce qui montre l’ampleur des dégâts. Et à travers l’initiative du gouvernement béninois, je me réjouis et encore une fois, je présente tous les remerciements du peuple et du gouvernement haïtien. Alors, on peut se demander pourquoi une telle initiative du gouvernement alors qu’il y a plusieurs pays et que toutes les grandes capitales sont mobilisées aux côtés de Haïti. En fait, comme le ministre eût à le dire, le peuple haïtien et le peuple béninois sont deux pays frères unis par l’histoire, par la culture et par le sang. Donc, c’est dire que dans ces moments de rude épreuve, quand un soutien vient d’un frère, il est beaucoup plus apprécié que le soutien venu d’autres amis. Parce que nous savons que c’est l’expression du cœur. Alors, c’est dans ce sens que nous tenons à adresser tous nos remerciements au peuple et au gouvernement béninois.</p>
<p><strong>Quel bilan peut-on faire quarante huit heures après la survenance de ce séisme en Haïti ?</strong><br />
Je dois dire que c’est un peu difficile de recueillir des informations précises parce que on est jusqu’à présent dans une phase de recherche qui est à peine commencée. Il y a beaucoup de corps qui sont encore ensevelis, d’autres personnes se trouvent coincées entre deux murs au moment où je vous parle. Il y a certainement des chiffres qui ont été avancés mais il ne s’agit que d’approximation. On parle de cinquante mille (50.000) voire cent mille (100.000) morts. Mais je crois qu’il faudra attendre encore quelques jours voire même une semaine avant de se rendre compte vraiment de l’ampleur des dégâts et du bilan.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Jean-Claude DOSSA</strong></p>
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		<title>Grève des enseignants du supérieur au Bénin: Encore deux semaines pour blanchir l’année universitaire</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jan 2010 12:14:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[( Photo: François Abiola, ministre de l&#8217;enseignement supérieur et de la recherche scientifique)  Ça va de mal en pire pour les étudiants des Universités publiques du Bénin. L’application de l’une des décisions fortes de l’Unesco n’est plus loin d’être appliquée à l’éducation dans  notre pays. Ainsi démarré depuis les premiers jours du mois de novembre, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1740" title="Abiola françois" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2009/11/Abiola-françois.jpg" alt="Abiola françois" width="290" height="218" />(<strong> Photo: François Abiola, ministre de l&#8217;enseignement supérieur et de la recherche scientifique</strong>)</p>
<p> Ça va de mal en pire pour les étudiants des Universités publiques du Bénin. L’application de l’une des décisions fortes de l’Unesco n’est plus loin d’être appliquée à l’éducation dans  notre pays. Ainsi démarré depuis les premiers jours du mois de novembre, la grève des enseignants des universités a encore 15 jours devant elle pour renvoyer les étudiants à une détente de 9 mois. En réalité, selon les responsables syndicaux,  si le système licence master doctorat (Lmd) qu’exécutent actuellement nos Universités publiques manque d’un (1) jour des 25 semaines qu’il dispose, l’année sera déclarée blanchie. En effet, la raison fondamentale de l’imposition de cette décision prochaine est la non satisfaction du  point capital de leurs revendications qui exige l’adoption du décret portant statut particulier des enseignants de l’enseignement supérieur. En ces derniers moments où la balle demeure dans le rang des autorités en charge de l’éducation dans notre pays, les quatre syndicats représentant leurs corps enseignants à savoir le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snes), de Alphonse da Silva, du Syndicat national des hospitalo-universitaires du Bénin (Synhub), de Marcellin Amoussou-Guenou, du  Syndicat des enseignants et chercheurs de l’Université de Parakou (Secup) et le Syndicat autonome de la recherche et de l’enseignement supérieur (Synares), de Fulgence Afouda, se disent déterminer à aller au bout de leur décision.  Toutefois, une commission est mise sur pieds pour voir les modalités de satisfaction de ce décret dont l’adoption reste le seul moyen pour sauver cette année académique 2009-2010. La réaction du Gouvernement du Changement est toujours attendue afin qu’un consensus soit trouvé pour le bonheur des millions d’étudiants concernés.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Emmanuel GBETO</strong></p>
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		<title>Tremblement de terre du 11 septembre: Les scientifiques béninois se réveillent et apaisent les populations</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 12:29:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ep</dc:creator>
				<category><![CDATA[Insolite]]></category>
		<category><![CDATA[Newsflash]]></category>

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		<description><![CDATA[ (Le Centre Lamto en Côte d’Ivoire éclaire sur le séisme béninois)  Sur initiative du ministère de la Recherche scientifique, les scientifiques béninois dont les domaines d’étude et de recherche sont les plus proches de la sismologie se sont prononcés sur les secousses du 11 septembre dernier. Par le biais d’une conférence de presse, le Doyen [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> (Le Centre Lamto en Côte d’Ivoire éclaire sur le séisme béninois)</strong></p>
<p><strong> Sur initiative du ministère de la Recherche scientifique, les scientifiques béninois dont les domaines d’étude et de recherche sont les plus proches de la sismologie se sont prononcés sur les secousses du 11 septembre dernier. Par le biais d’une conférence de presse, le Doyen de la Faculté de l’Agronomie et des sciences techniques (Fast) M. Oyédé Lucien Marc et le Directeur Général de l’Obrgm Cyriaque Tossa, ont exposé aux journalistes les causes du phénomène, évacuant toute éventualité d’un mouvement sismique d’envergure.</strong></p>
<p>Une semaine après les secousses sismiques du 11 septembre 2009, les scientifiques béninois retrouvent leur latin. Contrairement aux explications trop théoriques aux allures généralistes fournies par les scientifiques aux premières heures du phénomène, les informations se précisent davantage sur ce séisme et les causes et origines bénéficient de plus en plus d’explications scientifiques plus pointues. La localité de Kpanroun, l’épicentre du tremblement du 11 Il n’y a donc plus de doute depuis hier où le Centre sismographique de Lamto en Côte d’Ivoire a fourni des données précises sur le tremblement de terre au Bénin. Les secousses sismiques ressenties par les populations du sud Bénin ce 11 septembre ont eu effectivement lieu à 4heures 10minutes 17secondes à la latitude 6,62, longitude 2,42 à une profondeur de 8km. C’est donc, selon les scientifiques à environ 28km au nord de Cotonou que se situe l’épicentre de séisme c’est-à-dire la localité qui a le plus ressenti les secousses et donc la plus proche des failles tectoniques ayant causé le mouvement. Cette localité, les scientifiques béninois l’ont estimé à Kpanroun dans la vallée de l’Ouémé. En effet, selon le Doyen de la Fast Lucien Marc Oyédé, les localités secouées semblent s’aligner le long d’une structure allongée Nord-sud qui se trouve dans la Vallée de l’Ouémé. En somme, les causes du tremblement du 11 septembre sont liées à l’existence de petites failles ou de fractures dans cette vallée et dont le glissement a engendré les secousses notées. Le Bénin paré contre le pire ! « Le tremblement de terre observé le 11 septembre est d’origine tectonique » a précisé le Doyen de la Fast M. Oyédé. Autrement dit, les petites secousses sismiques qu’ont vécu le Bénin sont purement naturelles et donc liées à la structure même du sol faite de failles confirmées ou supposées. Mais ces fractures qui sont nombreuses dans la vallée de l’Ouémé sont bien mineures selon les scientifiques pour être à la base d’activités sismiques de grande ampleur. D’ailleurs selon M. Tossa Cyriaque Directeur Général de l’Office Béninois de Recherche géologique et minière, la côte du Golfe de guinée où se situe le Bénin est constitué d’un vieux socle stabilisé. Ce qui rend les secousses sismiques rares à la limite mineures dans cette zone ouest-africaine. Face donc aux nombreuses rumeurs et interprétations sur l’origine du phénomène, le Doyen Oyédé sans être Sismologue certifie en tant que Géologue que les exploitations minières plus ou moins superficielles et les pompages d’eau et d’hydrocarbures ne sont pas à l’origine du tremblement de terre ». Selon les scientifiques béninois, il n’y a donc pas matière à inquiétude face aux secousses du 11 septembre. Néanmoins reconnaissent-ils, pour la curiosité scientifique et l’affirmation de la souveraineté nationale, il est nécessaire que le Bénin se dote d’un sismographe et de spécialistes en sismologie comme c’est d’ailleurs le cas en Côte d’Ivoire, en France et ailleurs.</p>
<p><strong>Médard GANDONOU</strong></p>
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		<title>Manifestations publiques officielles:  Les journalistes béninois dénoncent la ségrégation et les entraves dans l’exercice de leur fonction</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Aug 2009 11:30:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ep</dc:creator>
				<category><![CDATA[Insolite]]></category>
		<category><![CDATA[Newsflash]]></category>

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		<description><![CDATA[ Réunis au sein du Collectif des journalistes victimes de la ségrégation lors des manifestations du 1er Août à Lokossa, les acteurs de presse ont tenu à la maison des médias de Cotonou une conférence de presse pour dénoncer ce qu’ils appellent ségrégation et entraves dans l’exercice de leur fonction. Une garantie des meilleures conditions d’exercice [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1467" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1467" title="Le Collectif des journalistes " src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2009/08/1er-aout-journalistes-300x154.jpg" alt="Le Collectif des journalistes " width="300" height="154" /><p class="wp-caption-text">Le Collectif des journalistes </p></div>
<p> Réunis au sein du Collectif des journalistes victimes de la ségrégation lors des manifestations du 1er Août à Lokossa, les acteurs de presse ont tenu à la maison des médias de Cotonou une conférence de presse pour dénoncer ce qu’ils appellent ségrégation et entraves dans l’exercice de leur fonction.<br />
Une garantie des meilleures conditions d’exercice des fonctions du journaliste lors des manifestations officielles, un traitement équitable pour tous les journalistes sans exclusion. Ce sont les revendications fondamentales du Collectif des journalistes victimes de la ségrégation lors des manifestations du 1er Août à Lokossa qui s’adressait aux autorités et institutions compétentes du pays. Les manifestations commémoratives du 49ème anniversaire à Lokossa le 1er Août dernier ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.  Selon de nombreux témoignages effectués par les hommes des médias, aussi bien les photojournalistes, les cadreurs d’images que les journalistes, Lokossa a simplement constitué dans l’exercice de leur profession, un recul de plusieurs décennies dans le respect du travail des hommes des médias et dans la garantie des conditions minimales de travail. A titre illustratif, deux catégories de badge dont un Vip, ont été réalisées pour les journalistes ; certains reporters d’images malgré la détention de leur badge, ont été ordonnés par la garde républicaine à effectuer leur travail tournant dos à la tribune officielle où logeait le chef de l’Etat. D’autres cadreurs d’images interdits de filmer le décollage de l’hélicoptère du Président de la République, la plupart des journalistes confinés dans un espace exigu et mal situé privés de toute liberté de reportage. Etc.<br />
Mais en réalité ce mépris pour les acteurs de la presse notamment privée ne date pas seulement de la manifestation de Lokossa ni des seules manifestations de la Fête nationale. Elle est aussi vieille que les manifestations officielles au Bénin mais a accru d’un cran ces derniers moments. Pour le Collectif, l’imputation de ces actes au zèle des agents de la garde présidentielle est une porte de sortie trop facile. D’autant plus que, estiment-ils, autant le Président de la République a constitutionnellement droit à une certaine sécurité dans ses déplacements, autant les acteurs de la presse bénéficient à travers cette loi fondamentale de garantie de sécurité et du droit au libre exercice de leur fonction. <br />
Les revendications de ce Collectif ont été perçues d’ailleurs par les Associations de presse comme légitimes. C’est ce qui justifie la présence à cette conférence de presse des responsables de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) et du Syndicat national des professionnels des médias du Bénin (Synapromeb). Ensemble donc, les acteurs de la presse béninoise ont lancé un avertissement aux différentes directions publiques en charge de la presse ainsi qu’à la Haac afin que celles-ci prennent leur responsabilité dans la garantie des conditions de travail aux hommes des médias notamment  lors des manifestations officielles où la défaillance du Comité national des manifestations officielles (Conamo) se révèle chaque fois plus évidentes sur le volet Presse.<br />
<strong>Médard GANDONOU</strong></p>
<p style="text-align: center;">
<strong>Collectif des reporters victimes de la ségrégation et du mépris dans le cadre de la couverture médiatique du défilé du 1er Août 2009 à LOKOSSA</strong></p>
<p><em>Chères Consoeurs, Chers confrères,<br />
et Messieurs !<br />
Nous voudrions d’entrée de jeu vous remercier pour l’attention que vous aviez portée à notre invitation. Cela participe de l’intérêt que vous témoignez  au refus de l’humiliation, à la banalisation  de notre métier.<br />
Aujourd’hui, nous nous sommes portés vers les micros, caméras et plumes pour porter à la connaissance de ceux qui prétendent gérer les manifestations officielles en République du Bénin, notre indignation quant au traitement qui nous été infligé  à Lokossa le 1er Août 2009.</em></p>
<p><em> Les faits<br />
1. Il y a eu une volonté manifeste de faire de la ségrégation en catégorisant la presse avec un identifiant orgueilleux.  Ainsi certains journalistes ont reçu un badge dit « Journalistes VIP » différent du badge  confectionné pour la circonstance par le CONAMO. Ce sont les journalistes de la Télévision Nationale qui ont porté ledit badge aux couleurs roses et plastifié au prix de la princesse avec un distinctif de journalistes VIP<br />
2. Le suivi du cortège présidentiel pour le dépôt de gerbe n’a été réservé que pour la presse dite présidentielle (Caméraman et photojournaliste du Palais). Avec comme incident la bousculade enregistrée sur des caméramen de Golfe Television et Canal 3  les empêchant de monter à bord du véhicule apprêté pour la circonstance.<br />
3. Il n’ y a pas eu une cabine de presse en pool position (en face de la tribune officielle) pour permettre de couvrir l’évènement au sens journalistique du terme : observations minutieuses du défilé, arrivée des personnalités, interviews des personnalités, impressions des populations. Ce sont les journalistes eux-mêmes qui se sont agglutinés quelque part avec une impertinence des forces de l’ordre qui ne cessaient de demander de reculer sans cesse.</em></p>
<p><em>II. Analyse de la situation<br />
 La couverture médiatique du défilé militaire a été —comme chacun a pu le constater sur les écrans, dans les  journaux, à la radio,— un chaos retentissant. Ce fut une torture pour les auditeurs, de la platitude pour les lecteurs avec des vues peu expressives et mal précises. Les conditions déplorables de cette couverture médiatique en sont les causes. L’opinion publique, les auditeurs, téléspectateurs  et lecteurs  ont besoins de le savoir.<br />
 Ce quarante-neuvième anniversaire  a fait naitre une volonté des organisateurs de faire de la ségrégation en créant une frontière entre journalistes pompeusement appelés « VIP » et des journalistes ordinaires. Cette initiative de mettre une barrière entre les journalistes de l’audiovisuel du service public et ceux de la presse privée est insensée, pâteuse, mal pensée et contraire à l’esprit de ce qu’on appelle « le  journaliste ».<br />
 La collecte de l’information et son traitement  ne sont pas liées à un statut de « VIP ». Encore que l’opinion nous observe et elle seule juge du professionnalisme de chacun de nous.</em></p>
<p><em>III. Recommandations<br />
1. Le Collectif des reporters victimes de la ségrégation  dans le cadre de la couverture médiatique du défilé du 1er Août 2009 exige des explications sur les incidents énumérés de la part :<br />
· Du comité  national des manifestations officielles (CONAMO) ;<br />
· De la Direction Générale du Développement des Médias ;<br />
· De la Direction de la Communication des Armées.<br />
2. Le collectif des reporters victimes de la ségrégation  dans le cadre de la couverture médiatique du défilé officiel du 1er Août  2009 condamne avec la dernière rigueur l’organisation approximative du volet « Presse »  et met en garde tous ceux qui s’amuseraient dorénavant à classer officiellement  en classe « VIP » et les autres en classe ordinaire.<br />
3. Le Collectif des reporters victimes de la ségrégation  dans le cadre de la couverture médiatique du défilé du 1er Août 2009 invite les organisations professionnelles des médias à sortir de leur léthargie pour se rendre disponibles à prendre en charge les volets « Communications » des manifestations officielles.</em></p>
<p><em>Fait à Cotonou, le 05 août 2009</em></p>
<p><em>Le Collectif des reporters victimes de la ségrégation  dans le cadre de la couverture médiatique du défilé du 1er Août 2009 exige des explications sur les incidents énumérés.</em></p>
<p><strong> </strong></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Marche de protestation des centrales syndicales: Forte mobilisation des travailleurs  contre les violations des libertés publiques</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Jul 2009 20:49:47 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Prévue pour se tenir le mercredi 22 juillet dernier, c’est finalement hier que la marche des centrales syndicales s’est déroulée dans les artères de la capitale économique Cotonou. A l’occasion, une foule nombreuse de marcheurs s’est mobilisée pour dénoncer la gestion faite par le régime du Changement et le bâillonnement des libertés publiques dans notre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1433" title="marche syndicats foule" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2009/07/marche-syndicats-foule.jpg" alt="marche syndicats foule" width="249" height="187" />Prévue pour se tenir le mercredi 22 juillet dernier, c’est finalement hier que la marche des centrales syndicales s’est déroulée dans les artères de la capitale économique Cotonou. A l’occasion, une foule nombreuse de marcheurs s’est mobilisée pour dénoncer la gestion faite par le régime du Changement et le bâillonnement des libertés publiques dans notre pays.<br />
Annoncée comme un défi lancé à la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), la Confédération des syndicats de travailleurs du Bénin (Cstb), la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), l’Union nationale des syndicats de travailleurs du Bénin (Unstb) et la Fédération des syndicats de travailleurs des finances (Fesyntra-finances), la marche des centrales syndicales aura été une véritable démonstration de force. En effet, démarrée dès les premières heures à la place de l’étoile rouge de Cotonou, elle a été l’occasion pour les secrétaires généraux des centrales syndicales de s’insurger contre les entorses aux droits des travailleurs béninois à travers les interdictions de marche, les menaces de défalcation, la militarisation des activités syndicales et autres manœuvres d’intimidation du gouvernement. Ainsi, selon le secrétaire général de la Csa-Bénin, Georges Kakaï Glèlè, « Il est temps de se dresser contre la volonté du gouvernement de changement de confisquer les libertés acquises au terme de difficiles luttes ». Pour Laurent Mètongnon de la Fesyntra-Finances, «  Cette marche vise à dénoncer la mauvaise gestion financière du Bénin à l’ère du changement ». Ainsi, pour lui, l’heure est à la mobilisation de toutes les forces vives de la nation pour inverser cette tendance nuisible au développement de notre pays. Venus apporter leur soutien à cette marche, les acteurs de la société civile ont plaidé pour une conjugaison des synergies pour préserver les libertés publiques de l’embrigadement et exiger des sanctions exemplaires contre les coupables de mauvaise gestion des biens publics. Ainsi, pour Urbain Amégbedji du Centre Afrika Obota, « il faut dire non à l’imposture, à la dictature et à la dérive » dans notre pays. Aussi, invite t-il toutes les couches sociales de notre pays à se joindre à cette œuvre de préservation des droits à la parole, à la manifestation et à la réunion proclamés par la constitution du 11 décembre 1990. Ce son de cloche est partagé par Mme Huguette Akplogan Dossa de Social Watch Bénin. A en croire ses propos, « l’heure est à la mobilisation de tous pour s’opposer à la privation des libertés dans notre pays ».<br />
Au terme de ces différentes interventions, la foule de manifestations s’est ébranlée de la place de l’étoile rouge vers le Ministère de l’économie et des finances en passant entre autres par le carrefour Cica-Toyota et la place des martyrs. Ainsi, à travers chants et danses, banderoles ou autres moyens d’expression, femmes et hommes, vieux et jeunes ont fustigé le gouvernement aussi bien pour sa gouvernance du pays que pour son mépris à l’endroit des syndicats. Arrivés au ministère des finances, les manifestants ont eu droit à l’accueil inédit de six membres du gouvernement du Changement en l’occurrence les ministres porte-parole du gouvernement chargé de la Justice, de la Législation et des Droits de l’homme, Victor Topanou de l’économie et des finances Idriss Daouda, de l’eau et de l’énergie, Sacca Lafia, de l’enseignement secondaire et de la formation technique et professionnelle, Bernard Lani Davo, en charge des relations avec les institutions, Me Zacari Baba Body et de la fonction publique et du travail, Christophe Kint Aguiar.<br />
A l’occasion, c’est Mme Françoise Holonou qui a lu la motion de protestation des syndicalistes aux représentants du gouvernement. Notant que «  l’assainissement de la gestion des finances publiques est passé à l’oubliette » sous le régime du changement, les syndicalistes dénoncent « cet acharnement du gouvernement contre les travailleurs et les populations de notre pays dédoublé de sa volonté de couvrir les pilleurs, les voleurs et autres assassins économiques… ». Devant ce spectacle, les acteurs du monde syndical exigent entre autres du gouvernement « l’arrêt de la remise en cause de leurs acquis, l’annulation des décisions d’augmentation des prix de l’électricité, de l’eau, des produits pétroliers… ».<br />
A toutes ces doléances, le ministre Idriss Daouda a rassuré les manifestants de la détermination du gouvernement à leur réserver une suite diligente dans la perspective de l’apaisement du climat social. Somme toute, cette marche des centrales syndicales témoigne d’une forte exaspération d’une frange importante des populations face à la gestion faite du pays.<br />
<strong>Jean-Claude D. DOSSA</strong></p>
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		<title>Entretien avec l’honorable député Joachim DAHISSIHO: « Je quitte le G13 parce que les objectifs du groupe sont atteints »</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Jul 2009 12:45:23 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[  Désormais convaincu que des intérêts personnels ou égoïstes motivent la lutte du groupe G13 au détriment au détriment des intérêts du peuple, l’Honorable député Joachim DAHISSIHO sort de ses réserves, pas pour dénigrer qui que ce soit, mais pour éclairer l’opinion publique sur sa dernière décision de démission du groupe parlementaire G13. Estimant que le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>  <em>Désormais convaincu que des intérêts personnels ou égoïstes motivent la lutte du groupe G13 au détriment au détriment des intérêts du peuple, l’Honorable député Joachim DAHISSIHO sort de ses réserves, pas pour dénigrer qui que ce soit, mais pour éclairer l’opinion publique sur sa dernière décision de démission du groupe parlementaire G13. Estimant que le groupe G13 a fini d’accomplir la mission pour laquelle il est créé, le député Dahissiho confirme qu’il a quitté ce groupe qui poursuit d’autres objectifs qui ne sont pas en phase avec ses convictions. Fier d’avoir contribué, à amener le peuple à apprécier la gouvernance de notre pays, le député affirme dans cet entretien que « le peuple est assez mûr pour apprécier celui qu’il a choisi à la tête du pays ».</em></p>
<p><strong><em></p>
<div id="attachment_1333" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><img class="size-full wp-image-1333" title="joachim DAHISSIHO" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2009/07/Photo-037.jpg" alt="joachim DAHISSIHO" width="200" height="251" /><p class="wp-caption-text">joachim DAHISSIHO</p></div>
<p>L’événement précis :</p>
<p>Honorable député DAHISSIHO, nous avons appris que vous avez quitté le G13. Est ce que vous le confirmez? Honorable député <strong><em>Joachim DAHISSIHO</em></strong> : J’ai décidé de me mettre en réserve au groupe G13, maintenant que nous avons fini d’accomplir notre mission, les objectifs que nous nous sommes assignés. Quels sont ces objectifs? Le G13 à sa création avait soumis un mémorandum au président BONI YAYI pour améliorer sa gouvernance, sa manière de gérer les forces politiques et sociales, pour réaliser son programme de développement. Il n’a pas voulu accepter ce qu’on lui a proposé. Souvenez-vous qu’en décembre 2007 déjà, le gouvernement avait voulu soumettre la justice à ses injonctions en violation du principe de la séparation des pouvoirs. Aussi, les malversations financières, les différentes persécutions sélectives de paisibles citoyens, etc., laissaient présager les prémices d’une déviance du pouvoir. Aujourd’hui, le peuple est assez édifié sur la mauvaise gestion, la mauvaise orientation dans la direction du pays. A mon avis, le peuple est assez mûr pour apprécier celui qu’il a choisi à la tête du pays. </em></strong></p>
<p><em>En quoi ces agissements du pouvoir peuvent-ils si tant avoir des impacts négatifs sur le G13 ?</em></p>
<p>Si vous avez bien suivi ce que je viens de dire, vous reconnaîtrez que pour l’essentiel, nous avons au niveau du G13 amené le peuple à apprécier la nature du pouvoir en place afin de prendre son destin en main. A partir de cet instant, nos objectifs au G13 sont largement atteints. La preuve est qu’aujourd’hui, ce sont plutôt des intérêts personnels ou égoïstes qui motivent la lutte du groupe au détriment des intérêts du peuple. En raison de mon éducation et de mon attachement aux préoccupations du peuple Béninois, j’ai voulu me soustraire à tout combat qui souille les valeurs morales, la médisance et la trahison.</p>
<p><em>Honorable, pensez-vous que la mission du G13 soit terminée alors qu’un scandale financier défraie actuellement la chronique, l’affaire CEN-SAD ?</em></p>
<p>Cela ne fait que confirmer ce que nous avions dit au départ, que ce soit le G13 ou les députés qui avaient cherché à avoir plus d’informations sur les dépenses engagées dans le cadre de la CEN-SAD. Mais on nous avait traités de tous les mots. Il appartient à présent au peuple d’apprécier.</p>
<p><strong>Propos receuillis par la rédaction</strong></p>
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