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	<title>L&#039;événement Précis &#187; Economie</title>
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		<title>« Affaire ICC services et consorts »: Quels repères fondamentaux et quelles principales leçons pour l’économie béninoise ?</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 13:38:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Newsflash]]></category>

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		<description><![CDATA[Noukpo HOMEGNON, Macroéconomiste, enseignant à la FASEG de l’Université d’Abomey Calavi, de Parakou, à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) jette un regard de spécialiste sur la crise de placement d’argent. Il s’est largement inspiré de Finances &#38; Développement (Mars 2010 • Volume 47 • Numéro 1 • pages 37 à 39) qui est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Noukpo HOMEGNON, Macroéconomiste, enseignant à la FASEG de l’Université d’Abomey Calavi, de Parakou, à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) jette un regard de spécialiste sur la crise de placement d’argent. Il s’est largement inspiré de Finances &amp; Développement (Mars 2010 • Volume 47 • Numéro 1 • pages 37 à 39) qui est une publication trimestrielle du Fonds Monétaire International (FMI). Il s’agit donc d’un dossier technique qui a devoir d’information économique.</strong></p>
<p> S’il y a un sujet qui défraie la chronique au Bénin de nos jours, c’est bien évidemment « l’affaire ICC services et consort ». Du coup, les interprétations et  explications de cette activité financière varient d’un Béninois à un autre. Quelle est donc la lecture de l’économiste? Le présent article aborde le sujet d’un point de vue purement technique et objectif.</p>
<p>« L’affaire ICC services et consorts » est la version béninoise de ce que les économistes appellent les « chaines de PONZI ». En effet, il y a de cela cinquante ans, Charles Dickens décrivait comment des Londoniens succombèrent aux placements frauduleux de la banque de M. Merdle et comment des victimes crédules se laissaient tenter par des escroqueries censées les enrichir très rapidement.</p>
<p>Les «chaînes de Ponzi», attirent les épargnants en les rémunérant grassement avec l’argent des autres et prospèrent même dans les pays développés. Les Etats-Unis, malgré leur dispositif réglementaire très sophistiqué n’ont pas pu empêcher l’essor rapide et l’effondrement du « montage de Bernard Madoff » à la fin de 2008, une escroquérie qui portait sur 65 milliards de dollars. Mais  les chaînes de PONZI ont des conséquences encore plus graves, voire dramatiques, dans les pays en voie de développement. Tel en illustre le cas en Albanie, où, en 1996, des émeutes ont causé la chute du gouvernement, et même des pertes en vies humaines. C’est également le cas des montages jamaïcains, qui ont fait perdre plus de 12,5 % du PIB. La Colombie n’en était pas épargnée. En effet, le montage de la mobilisation des fonds frauduleux de près de 1 milliard de dollars s’est effondré et a été suivi de manifestations violentes dans treize villes, forçant le gouvernement à imposer l’état d’urgence. Que dire de Lesotho où quelques 100.000 épargnants, pour la plupart pauvres et très vulnérables, ont été ruinés. C’est également le cas au Tchad, en Côte d’Ivoire,&#8230; Des expériences malheureuses sont donc nombreuses de par le monde. C’est maintenant le tour des béninois qui n’ont pas pu résister aux appâts mirobolants de la chaine de Ponzi.</p>
<p> <strong>Qu’est-ce donc qu’une chaîne de Ponzi?</strong></p>
<p>La dénomination de « chaine de Ponzi » est tributaire du nom de l’escroc de Boston Charles Ponzi qui est l’inventeur d’un montage financier qui s’est effondré en 1920. C’est une forme de fraude financière dans laquelle les épargnants sont rémunérés avec l’argent placé par les souscripteurs ultérieurs, et non par de vrais bénéfices qu’auraient générées les activités commerciales de la Structure. Les clients sont généralement attirés par des rendements supérieurs à ce que toute autre activité légitime pourrait leur offrir. Ainsi, le taux de croissance des nouveaux clients déposants doit être exponentiel pour pouvoir honorer le remboursement des taux d’intérêt proposés. Comme on peut le constater, un tel système financier, dès qu’il est mis en branle, il lui est difficile de rembourser tout le monde à la fois car  se tenant désormais sur « un simple fil du rasoir » . Il peut donc craquer à tout moment. En effet, dès le deuxième ou le troisième trimestre de remboursement, la crise est déjà potentielle car la viabilité et la pérennisation du système sont déjà en difficulté. Mais alors, dans quelles activités économiques cet argent a-t-il été investi pour générer de pareils revenus devant permettre de rembourser non seulement les intérêts astronomiques mais également les capitaux des clients épargnants et de couvrir les charges de la structure?</p>
<p> <strong>Les formes d’apparition de la chaine de Ponzi</strong></p>
<p> Les formes d’apparition de la chaine varient d’un pays à un autre. En Jamaïque, OLINT prétendait opérer sur les devises; au Lesotho, l’association MKM Burial, qui commercialisait des obsèques prépayées, a commencé à offrir des produits de placement; en Colombie, le groupe DMG vendait des cartes de débit prépayées. Au Bénin, « ICC services » s’est d’abord déguisé en ONG et a eu le temps de gagner la crédibilité des populations béninoises avant de leur proposer des services de placements. Ainsi, la stratégie demeure la même  partout. Les escrocs visent souvent des catégories de personnes ayant un point commun, comme l’origine ethnique, la religion ou la profession, dans l’espoir d’exploiter leurs liens de confiance. Ils attirent des investisseurs de tout niveau de revenu et de patrimoine. Ils réussissent souvent à développer leurs activités par des actions charitables, des dons aux organisations politiques et des démonstrations de leur richesse ou de celle de leur système. On peut donc en déduire que les actions de « ICC services » n’ont rien d’innovant. En Jamaïque par exemple, un système Ponzi (<strong>Cash Plus</strong>) parraina en 2007 le championnat de football; <strong>Allen Stanford</strong> parrainait un tournoi de cricket international; en Colombie, le fondateur du <strong>groupe DMG</strong> possédait un avion privé et un parc automobile. Avant la chute, les escrocs sont parfois considérés comme des notables: en Jamaïque, le fondateur d’OLINT a été désigné personnalité économique de l’année par un journal d’affaires.</p>
<p> <strong>Les dangers économiques de la chaine de Ponzi</strong></p>
<p>A l’heure actuelle de nos investigations, la facture économique est souvent très élevée pour les pays dans lesquels se produisent les manifestations de la crise de la chaine de Ponzi. En effet, la chaine de Ponzi détourne l’épargne de l’investissement productif qui chute. Elle fait également baisser le volume de la consommation globale. Ainsi, les deux composantes majeures de la demande globale enregistrent des tendances baissières. Il serait alors naturel que la croissance économique baisse également au Bénin et ce, « toutes choses étant égales par ailleurs ». Par ailleurs, si on ne s’y oppose pas, la crise peut croître démesurément et causer un grand préjudice de perte de crédibilité dans les institutions financières. Cette perte de crédibilité peut même entraîner l’instabilité économique et sociale comme en illustre le cas en Albanie. En effet, en 1996, plusieurs montages se sont effondrés dans ce pays, déclenchant un soulèvement : le gouvernement est tombé, le pays a sombré dans l’anarchie où on a pu dénombrer près de 2.000 personnes tuées.</p>
<p> En dehors du cas spectaculaire et extrême en Albanie, les manifestations de la crise du système de Ponzi sont moindres dans les autres pays mais d’importance inégale. Le tableau suivant est extrait des investigations de Hunter Monroe, Ana Carvajal et Catherine Pattillo (Mars 2010). Il résume l’ampleur de la crise de « montages frauduleux »  dans quelques pays.</p>
<p><strong> </strong><strong>Principales leçons</strong></p>
<p>A la lumière de nos investigations, des enseignements majeurs s&#8217;imposent :</p>
<p>&nbsp;&raquo; Le scandale de &nbsp;&raquo; ICC services et consorts &nbsp;&raquo; n&#8217;est pas une spécificité béninoise ;</p>
<p>&nbsp;&raquo; ce scandale prend généralement les populations et les autorités publiques au dépourvu car insuffisamment informées des intentions des acteurs qui saisissent leurs victimes &nbsp;&raquo; par derrière &nbsp;&raquo; à la faveur de l&#8217;asymétrie d&#8217;information ;</p>
<p>&nbsp;&raquo; les Béninois sont aujourd&#8217;hui victimes d&#8217;asymétrie informationnelle comme beaucoup de populations l&#8217;ont été et le seront. Mais cette asymétrie est-elle prévisible ? Non pour l&#8217;économiste. Mais peut-on l&#8217;arrêter ou limiter ses dégâts. Oui, affirme le corpus théorique économique ;</p>
<p>&nbsp;&raquo; une fois qu&#8217;une chaine de Ponzi prend de l&#8217;ampleur, la prise de décision n&#8217;est toujours pas aisée pour les autorités publiques. Elles peuvent hésiter à y mettre un terme, car, si elles le font plus vite, les souscripteurs risquent de s&#8217;en prendre à elles plutôt qu&#8217;aux vices inhérents au système qui doit s&#8217;effondrer tôt ou tard. Inversement, quand le système s&#8217;écroule de lui-même, les mêmes autorités peuvent être critiquées pour n&#8217;avoir pas agi plus vite ;</p>
<p>&nbsp;&raquo; la réalisation d&#8217;une étude d&#8217;impact s&#8217;impose afin de mesurer et de corriger les incidences sur les activités économiques et de facto, sur la croissance de l&#8217;économie béninoise déjà menacée par les crises énergétique, alimentaire, financière…</p>
<p>Cependant, je demeure convaincu que ce dossier technique abordant à peine l&#8217;aspect économique n&#8217;a nullement la prétention d&#8217;être une référence. Il aurait à peine le mérite de mesurer l&#8217;ampleur de la complexité de &nbsp;&raquo; l&#8217;affaire ICC services et consorts &nbsp;&raquo; et de l&#8217;imbroglio dans lequel se retrouvent malheureusement les autorités publiques où la prise de décision n&#8217;est pas aussi facile. Cependant, des solutions à la béninoise doivent être trouvées à la crise.</p>
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		<title>Idrissou Bio Gounou Sina,Directeur Général de la Société Nationale pour la Promotion Agricole (SONAPRA)</title>
		<link>http://levenementprecis.com/index.php/2010/07/14/idrissou-bio-gounou-sinadirecteur-general-de-la-societe-nationale-pour-la-promotion-agricole-sonapra/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 04:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Evénement Précis: Monsieur le Directeur Général,  est-ce-que la qualité du maïs exportée est garantie ? Idrissou Bio Gounou Sina : Le fait que tout, absolument tout notre stock de maïs a déjà été enlevé par des clients aussi exigeants et expérimentés comme le PAM et l’ONG international BETHEL ou PLAN BENIN témoigne de la qualité de notre maïs. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline;">L&#8217;Evénement Précis:</span></strong><strong> </strong>Monsieur le Directeur Général,  est-ce-que la qualité du maïs exportée est garantie ?</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Idrissou Bio Gounou Sina</span></strong><strong> : </strong>Le fait que tout, absolument tout notre stock de maïs a déjà été enlevé par des clients aussi exigeants et expérimentés comme le PAM et l’ONG international BETHEL ou PLAN BENIN témoigne de la qualité de notre maïs. Après avoir livré près de 23.000 tonnes, nous avons encore des commandes à satisfaire. Personne n’achèterait des produits avariés du reste. Nous sommes dans le secteur de l’alimentation et nous raisonnons en termes de sécurité nutritionnelle, il n’y a donc pas de place pour l’improvisation. N’oubliez pas que dans le passé la Société a exporté des produits alimentaires aussi exigeants que le café, le cacao, etc.</p>
<p><strong>Comment la SONAPRA s’est-elle retrouvée dans la commercialisation des produits vivriers ?</strong></p>
<p> En accomplissant sa mission.  A sa prise de fonction, le Chef de l’Etat a décidé d’accorder une priorité au secteur agricole et des réformes ont été engagées dans le but d’exploiter au mieux les potentialités dont dispose notre pays. Ces réformes ont conduit à l’adoption du Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole qui confirme la SONAPRA une fois désengagée du secteur de l’égrenage du coton, dans son rôle d’appui à la promotion et au développement des filières agricoles. </p>
<p>Une des attributions qui découle de sa mission est l’appui à la valorisation et à la mise en marché de produits agricoles. Aussi, la SONAPRA s’est-elle engagée pour le placement de l’excédent de production de la campagne 2009-2010 qu’elle a prévu, même après que l’ONASA aurait constitué le stock de sécurité.  Pouvait-il en être autrement ? Le Chef de l’Etat lui-même a donné des instructions dans ce sens lors de ses tournées et une filière ne peut se construire sans un marché garanti, un marché formel. </p>
<p>Dans cette optique et au regard de l’état d’avancement de la campagne agricole la SONAPRA a pris depuis octobre 2009, des mesures pour garantir la collecte, le stockage et la conservation des produits vivriers (réfection ou construction de magasins de stockage, acquisition de sacs d’emballage, de produits de conservation, d’égreneuses etc.). Elle a également mené des prospections de marchés tant sur le plan national que sous-régional (Niger, Nigéria, Sénégal, Guinée Bissau, Mali et Burkina Faso notamment).</p>
<p>En prélude à ces actions commerciales, la SONAPRA a fait analyser par la DPQC et des laboratoires retenus par la société MAMBO en France, des échantillons de maïs. Les caractéristiques décrites par les résultats de ces analyses ont révélé que le maïs du Bénin est de très bonne qualité et comble entièrement les attentes des clients.</p>
<p> <strong><em>Qu’est-ce qui explique ce boom céréalier ?</em></strong></p>
<p>A l’effet de remédier durablement à la crise alimentaire qu’a connue le monde en 2008, le Gouvernement du Dr Boni YAYI a pris des mesures hardies en vue de booster la production agricole en général et celle céréalière en particulier.</p>
<p>Au nombre des mesures prises pour relancer les productions vivrières, plusieurs programmes ont été élaborés et sont en cours d’exécution. Il s’agit entre autres, du Programme d’Urgence d’Appui à la Sécurité Alimentaire (PUASA), du Programme de Promotion de la Mécanisation Agricole (PPMA) et du Programme Spécial d’Installation des Jeunes dans l’Agriculture (PSIJA). La mise en œuvre de ce dernier a été confiée à la SONAPRA.</p>
<p>Les effets induits de ces mesures sont visibles sur le terrain puisqu’on a assisté à une augmentation substantielle de la production céréalière. L’estimation de la production nationale de la campagne agricole 2009-2010 avoisine pour le maïs 1.200.000 tonnes et pour le riz paddy, 150.000 tonnes. En dégageant les productions utiles et les besoins directs de consommation, l’excédent de maïs dégagé est évalué à 305 000 tonnes.</p>
<p>Logiquement il fallait trouver un marché d’écoulement à cet excédent en plus des circuits traditionnels de commerce de vivriers bien qu’ils drainent des flux importants de produits.</p>
<p> <em><strong>L’accent est mis sur le maïs jusque-là, qu’en est-il du riz paddy ?</strong></em></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Réponse</span></strong> : Nous sommes en train d’acheter du riz paddy, prioritairement auprès des jeunes que nous avons installés dans le souci de les aider pour l’écoulement de leur production. Ils en ont produit plus de 10.800 tonnes.</p>
<p>Ce riz,  nous le stockons en attendant de le décortiquer dans les rizeries en cours d’installation à Malanville et à Glazoué. Mais contrairement au maïs, il n’est pas destiné à l’exportation. En effet, si la production du riz paddy a également connu une augmentation substantielle pour atteindre 150.000 tonnes, il convient de préciser que pour le moment, la production nationale de riz demeure insuffisante au regard de la consommation domestique mais le déficit est établi à un peu moins de 31 000 tonnes en 2009 contre près de  47. 000 tonnes en 2008.</p>
<p><em><strong> Quelles sont les perspectives de cette opération ?</strong></em></p>
<p>La vision de la SONAPRA est d’asseoir tous les segments des filières riz et maïs pour ensuite passer la main au secteur privé mais à condition que ce dernier s’implique davantage et s’organise pour prendre la relève. Elle ne compte pas s’éterniser dans ce créneau délaissé par les acteurs privés ; elle veut jouer un rôle de pionnier. Cela fait partie de sa mission d’impulsion de nouvelles technologies à caractère démonstratif et de services à rendre aux tiers.</p>
<p><em><strong>Peut-on avoir une idée de l’impact socio-économique de cette opération ?</strong></em></p>
<p>Il est indéniable que cette opération a un impact socio-économique positif.  D’abord les producteurs qui ont trouvé un marché d’écoulement décent à travers la SONAPRA travailleront avec beaucoup plus d’ardeur et donc la production va régulièrement croître au vu des potentialités du pays.  L’Etat tirera également des bénéfices de cette opération puisqu’elle limite les sorties non contrôlées et frauduleuses sans oublier au passage le versement des taxes par la SONAPRA.</p>
<p>Enfin, tout le long de l’opération, bien d’acteurs trouvent leur compte ; qu’il s’agisse des manœuvres, des fabricants de sacs d’emballages, des structures de contrôle de qualité, des transitaires, des transporteurs, des vendeurs de produits de traitement des céréales, des collecteurs et même de nombreuses femmes qui viennent faire le vannage des produits ; autant de revenus distribués et qui vont aussi générer au passage des taxes pour l’Etat central et aussi pour les collectivités locales.</p>
<p><strong><em> Qu’en est-il du paiement des semences de riz et de maïs achetées auprès des producteurs ?</em></strong></p>
<p>Dans le souci de lancer durablement la production céréalière en particulier, le Président de la République et son Gouvernement ont décidé de fournir gratuitement des semences aux producteurs ; la SONAPRA agissant en Maître d’Ouvrage Délégué (MOD) pour le compte du Gouvernement a acheté les semences auprès des producteurs semenciers pour les distribuer gratuitement à tous les autres producteurs avec l’appui d’autres structures que sont la DAGRI, la DPQC et les CeRPA.  Mais la quantité finalement livrée par les semenciers a largement dépassé les prévisions de départ. Il y avait donc le choix entre acheter les quantités initialement prévues en laissant une partie de leur production aux semenciers ou leur racheter toutes les quantités produites en revoyant légèrement les prix à la baisse, mais qui sont toujours largement rémunérateurs. De toute évidence, on ne pouvait pas acheter chez certains et laisser d’autres avec leurs semences sous les bras. Il fallait encourager tous ceux qui se sont lancés dans la production des semences. C’est donc pour y parvenir que nous avons dû opérer un rabais de 50 F par kilogramme de semences livré.</p>
<p>Quant au paiement effectif, sur fonds propres,  la SONAPRA a préfinancé le paiement d’une première vague de semenciers avec la certitude que les fonds à mobiliser auprès du Trésor Public seraient prêts à temps pour permettre de boucler l’opération. Cela n’a pas été le cas, mais il convient de souligner que le dossier évolue bien. Nous demandons donc aux multiplicateurs qui ne sont pas encore entrés dans leurs fonds de prendre patience car nous avons l’espoir que ce sera chose faite dans les jours à venir. Le Ministre de l’Economie et des Finances, ses services techniques concernés ainsi que nous même avons pleine conscience que les producteurs attendent cet argent pour conduire la nouvelle campagne qui est déjà très avancée. C’est pourquoi je tiens à les remercier par avance pour l’esprit de bonne compréhension dont ils font montre.</p>
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		<title>Entretien avec Aminata Dramane Traoré,  ancienne ministre malienne, célèbre alter modialiste: « L’émergence n’est possible qu’avec d’autres modèles de développement »</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 16:07:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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		<description><![CDATA[Suite à une communication qu’elle a faite sur les conditions d’émergence de l’Afrique, l’ancienne ministre Malienne et altermondialiste reconnue à travers le monde, Aminata Dramane Traoré nous livre ses réflexions sur le paradigme du développement de l’Afrique. Pour elle, toute émergence quelconque part d’abord d’une réconciliation avec nous-mêmes, à travers une transformation profonde de nos [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/aminata-traoré.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2972" title="aminata traoré" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/07/aminata-traoré.jpg" alt="" width="290" height="387" /></a>Suite à une communication qu’elle a faite sur les conditions d’émergence de l’Afrique, l’ancienne ministre Malienne et altermondialiste reconnue à travers le monde, Aminata Dramane Traoré nous livre ses réflexions sur le paradigme du développement de l’Afrique. Pour elle, toute émergence quelconque part d’abord d’une réconciliation avec nous-mêmes, à travers une transformation profonde de nos habitudes de pensée et d’action.<em><span style="text-decoration: underline;"> </span></em></strong></p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">L’Evénement Précis :</span></em></strong><strong><em>  Qu’entendez-vous par émergence dans un contexte où tout semble empêcher l’Afrique d’aller vers ce but ?</em></strong> </p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Aminata Dramane Traoré :</span></em></strong> Je crois que c’est la faculté de puiser en nous-mêmes la force nécessaire. Etymologiquement, émerger, c’est surgir, être poussé par une force intérieure.  Mais quand vous êtes tiré à bout de bras par les autres, il n’y a pas d’émergence. C’est pour cela que j’ai un discours très critique sur le type de développement que nous avons adopté ces cinquante dernières années. C’est un développement essentiellement basé sur l’exportation des produits que nous ne transformons pas, un développement dépendant d’une aide extérieure qui relève du chantage ; on donne d’une main et on reprend de l’autre. Pendant ce temps, le chômage, la pauvreté ne cessent de s’accroitre. J’ai l’habitude de dire que ce n’est pas seulement une histoire de taux de croissance. Et la question qui nous interpelle aujourd’hui, et les financiers sont d’accord là-dessus, c’est de savoir de quel type de croissance nous avons besoin. En tant que société civile, je dis qu’on ne peut pas constamment laisser aux autres le soin de nous dire où nous en sommes. Qu’est-ce qu’une croissance qui n’a pas d’incidence sur l’emploi ni sur le panier de la ménagère. A partir donc de ces constats, la proposition pour moi est de relocaliser les économies africaines, les redynamiser. Donc je crois davantage à des économies africaines solides et portées par nous-mêmes pas dans le cadre de nos micro-Etats mais qu’on s’ouvre davantage les uns sur les autres.</p>
<p> <strong><em>Vous posez là le problème de l’intégration africaine</em></strong></p>
<p>Oui, mais l’intégration économique n’a pas de sens. Parce que jusqu’ici, je ne vois pas les peuples là-dedans. Et moi je dis qu’elle doit être portée par les peuples. Nous sommes tous victimes du commerce déloyal dont les réalités de la filière cotonnière sont l’illustration. Donc à partir de ce que nous avons subi ces cinquante dernières années, nous devons être plus solidaires, plus visionnaires. Nous ne devons pas dire que l’électricité coûte chère, les machines coûtent chères…L’Inde s’en sort avec des équipements intermédiaires qui ont leur place ici aujourd’hui et peuvent nous permettre de relancer l’industrie. Nous pouvons par exemple relancer le textile fait à la main ; c’est un créneau que les femmes et les jeunes peuvent occuper.</p>
<p> <strong><em>On voit aujourd’hui que les textiles et autres produits industriels chinois inondent nos marchés et asphyxient les initiatives locales.</em></strong></p>
<p>C’est justement pour cela que je parle de la confiance en nous-mêmes. Il s’agit d’une prise de conscience sociale et politique. Parce que l’acte de consommer n’est pas neutre. Consommer c’est choisir. C’est nous qui choisissons d’acheter des produits chinois. Parfois même, lorsqu’ils ont leur équivalence, nous les préférons parce qu’ils sont moins chers…Je ne plaide pas pour l’enfermement, mais je dis qu’on doit être sélectif. Quand vous savez que par votre consommation vous contribuez à créer des emplois chez les autres, à garantir la paix sociale chez les autres, et que pendant ce temps vous ne vendez rien, vous êtes simplement des intermédiaires qui vendent les produits des autres. C’est des réalités que nous devons méditer. Nous ne vendons rien, mais nous sommes devenus des segments du marché, rien que des déversoirs. On est à la fois des pourvoyeurs des matières premières et des déversoirs des produits et parfois, pas des produits de qualité. C’est une réflexion politique et citoyenne que nous devons mener.</p>
<p> <strong><em>En 2008, l’aide chinoise a atteint 100 milliards de dollars en Afrique…</em></strong></p>
<p>Moi je ne regarde pas les 100 milliards. Je regarde l’avenir. Comment pouvons-nous nous vanter des prouesses technologiques de la Chine quand nous ne créons pas les conditions même psychologiques et morales d’une quelconque relance de nos économies ? C’est une question que nous devons nous poser. Si nous partons d’ici aujourd’hui, est-ce que vous êtes sûr que nous aurons davantage de textiles togolais, béninois et maliens sur le dos ? Ou alors nous allons continuer à acheter ce qui vient d’ailleurs. Tout le monde veut que l’Afrique s’en sorte. Mais quand le moment venu, nous avons l’argent nécessaire pour acheter, personne ne pense à l’acte politique qui consiste à acheter d’abord des produits de chez nous. Mais le défi effectivement, c’est la qualité des produits. Pourquoi ne cherche-t-on pas à les améliorer ? La Chine n’a pas joué la carte de l’ouverture tout de suite. La Chine d’aujourd’hui est le résultat de longues années de maturation. Il faut que les Africains soient lucides. Je dis qu’avant même l’émergence, il faut reconstruire des sociétés émiettées, le lien social fragilisé et des Africains désemparés. Il faut qu’il y ait une nouvelle conscience politique.</p>
<p> <strong><em>L’expérience démocratique de l’Afrique ne mérite-t-elle pas aujourd’hui d’être repensée en profondeur ?</em></strong></p>
<p>Je suis d’abord hallucinée par la naïveté des Africains. Je suis désolée de constater que le continent est à feu et à sang à cause de la démocratie libérale. Les enjeux dont nous débattons aujourd’hui ne sont pas maîtrisés par les populations. Je pense que nous devrions être chacun des citoyens électeurs. Et pas que des électeurs et des électrices. Le citoyen électeur sait pourquoi il confie son destin à quelqu’un, il sait ce qu’il attend de ce quelqu’un. Si je ne suis pas d’accord avec celui qui est là pour les politiques économiques mises en œuvre, je voudrais que l’autre puisse le défier dans son choix. Est-ce qu’il fera mieux en terme d’emploi ? Non pas sur la base de fausses promesses. Moi je me dis que la question aujourd’hui touche le paradigme libéral. Si les oppositions africaines réduisent la démocratie au vote sans donner la possibilité aux citoyens de comprendre le monde et de défier les régimes actuels en tant que candidats, on n’a encore rien fait. Moi, c’est ce que j’attends de la démocratie. Qu’il y ait de véritables contre-pouvoirs. Je ne m’oppose pas seulement à Paul ou à Pierre. Je m’oppose à lui en fonction de ses choix, macroéconomiques, en fonction des orientations qu’il est en train de mettre en œuvre. Si je ne suis pas d’accord au plan théorique et intellectuel, je dénonce ce qui ne me plaît pas et je propose des alternatives. C’est cela l’opposition.  C’est pour cela que le champ politique en Occident est moins émietté que dans nos pays. Il faut restructurer le champ politique. On ne peut pas continuer avec 60, 100, 200 partis politiques dans des petits pays comme les nôtres. Cela veut dire simplement qu’il n’y a pas d’enjeu. Et que c’est devenu une démocratie libérale marchande, c’est une question d’achat de voix, c’est une question de distribution de pagne aux femmes. Non justement, le vrai problème aujourd’hui, c’est comment sauver les femmes, comment faire en sorte qu’elles ne se laissent pas acheter, comment faire pour qu’elles aient une conscience suffisamment claire des enjeux. Qu’elles sachent que d’une manière  ou d’une autre, elles paient pour le choix qu’elles opèrent.</p>
<p> <strong><em>Propos recueillis par Olivier ALLOCHEME</em></strong></p>
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		<title>Entretien avec l’ancien ministre John Igué: « Notre avenir avec le Nigeria est menacé »</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jun 2010 10:56:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[John Igué est amer mais franc. Invité au forum international sur le développement durable qui s’est tenu à Lomé les 15 et 16 juin derniers, il s’est ouvert à nous sur le commerce avec le Nigeria qui alimente les caisses de l’Etat alors que ses perspectives sont franchement sombres.  L’Evénement Précis: Pourquoi le Nigeria a-t-il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>John Igué est amer mais franc. Invité au forum international sur le développement durable qui s’est tenu à Lomé les 15 et 16 juin derniers, il s’est ouvert à nous sur le commerce avec le Nigeria qui alimente les caisses de l’Etat alors que ses perspectives sont franchement sombres.</strong></p>
<p> <strong><span style="text-decoration: underline;">L’Evénement Précis</span></strong><span style="text-decoration: underline;">:</span> <strong>Pourquoi le Nigeria a-t-il fermé ses frontières pour empêcher la réexportation du riz ?</strong></p>
<p><strong> </strong><strong><em><span style="text-decoration: underline;">John Igué</span></em></strong><em><span style="text-decoration: underline;">:</span></em> Les Nigérians nous ont déjà avertis depuis 2003.  D’ailleurs depuis 1984, avec Babanguida, les Nigérians nous avaient dit que la manière avec laquelle nous exploitons la frontière ne les arrange pas et qu’il faut sur cette question-là qu’on s’asseye et qu’on discute. Et cela depuis 1984, c’est la période où la contrebande avec le Nigeria était au plus fort. Un beau matin, Babanguida s’est levé et a fermé la frontière. Cette affaire a duré plusieurs années avant qu’on ne revienne à la normale en 1986. Mais les Béninois n’ont jamais réussi à rentrer en contact avec les Nigérians pour discuter sérieusement de la question. Parce que nous au Bénin, on a une manie, c’est de faire la politique de l’autruche. Les Béninois n’aiment pas le Nigeria, mais ils vivent du Nigeria et les Nigérians le savent. Quand vous écoutez les commentaires que les cadres de l’administration font sur le  Nigeria, c’est malheureux. Les Nigérians ont leur ambassade chez nous, et entendent tout. Donc nous-mêmes nous ne savons pas ce que nous voulons. Un pays qui nous est  aussi précieux, nous devons avoir des relations de qualité avec lui. Vous ne pouvez pas être dans la position d’exploiter et ne pas créer les opportunités d’une relation saine et dynamique. Donc ce qui se passe aujourd’hui, c’est les réminiscences de ces vieilles affaires. En 1988, on a failli en venir aux mains entre le Bénin et le Nigeria, c’est moi qui ai réglé le problème en organisant la conférence de Badagri. Vous pouvez faire vos enquêtes là-dessus. Pourtant, je n’étais rien à l’époque.</p>
<p> <strong><em>Quelles sont les solutions qui ont été retenues à cette conférence ?</em></strong></p>
<p>Depuis lors, on a mis en chantier un projet de traité de coopération transfrontalière à l’intérieur duquel on a défini toutes les formes de rapport qu’on devrait avoir.  Mais cela n’arrange pas certaines catégories de gens et on n’a  pas avancé jusqu’aujourd’hui.</p>
<p> <strong><em>Par exemple qui ?</em></strong></p>
<p>Vous les connaissez, non ? Vous connaissez l’ambiance politique mauvaise du Bénin. Et dans une ambiance politique mauvaise, quelles bonnes relations voulez-vous qu’on ait ?</p>
<p> <strong><em>Mais à son avènement, le président Boni Yayi a établi une zone de coprospérité avec le Nigeria…</em></strong></p>
<p>Il a eu au départ une très bonne volonté. Mais les hommes qu’il a placés sur le dossier n’ont pas l’envergure nécessaire pour régler la question. Vous connaissez les Nigérians.   Pour eux, c’est d’abord les hommes. Les gens qui ont récupéré le dossier au départ ne connaissent rien du Nigeria. C’est pourquoi le dossier n’a pas évolué.</p>
<p> <strong><em>Depuis mars, le Nigeria a mis en chantier une politique décennale de promotion de la riziculture, pour doubler la production rizicole. Est-ce qu’à terme, cela ne menace pas la réexportation du riz au Nigeria ?</em></strong></p>
<p>Le Nigeria est engagé dans une politique d’autosuffisance alimentaire. Et par rapport à cela, les Nigérians estiment que cette réexportation gêne leur programme. Donc, ce sont là les questions de fond. Sur cette question précise, nous devons suivre l’évolution de la politique nigériane et réajuster au fur et à mesure. Nous n’avons pas une visibilité nette de ce que nous voulons ni de là où nous allons. Nous sommes toujours dans la politique de saisir les opportunités. C’est vrai que le Nigeria est engagé aujourd’hui dans une politique d’autosuffisance alimentaire avec des programmes très forts, et nous avons le même environnement bioclimatique. Pourquoi ne pouvons-nous pas en faire de même  au lieu de nous contenter des solutions de facilité ? Le problème est là. Un pays ne peut pas accepter qu’un autre pays désorganise sa politique économique. La réexportation du riz participe à cela, tout comme la réexportation  de beaucoup de produits. Depuis que Obassanjo a tapé sur la table en 2003, on n’a pas tiré les leçons nécessaires. Ce n’est pas normal. Un pays ne peut pas fonctionner comme nous le faisons. On ne voit pas l’organisation que nous mettons en place pour résoudre les grands problèmes de la nation.</p>
<p> <strong><em>Est-ce qu’à court ou à moyen terme, il n’y a pas d’autres menaces sur le commerce transfrontalier avec le Nigeria ?</em></strong></p>
<p> C’est clair que si aujourd’hui nous parlons de la politique du riz, on parlera demain de celle de la réexportation des véhicules d’occasion. Quand Yar’Adoua est arrivé en 2008 et avec la crise économique, il a libéralisé totalement le secteur. Les Nigérians avaient dit qu’ils ne vont pas importer des véhicules de plus de dix ans d’âge. Mais quand Yar’Adoua est arrivé, il a levé ce verrou. Si cela marche encore aujourd’hui, c’est parce que la gestion de leur autorité portuaire est chaotique. Le jour où ils vont assainir la gestion chez eux, plus rien ne passera par le Bénin. Nous devons suivre toutes ces questions au jour le jour.</p>
<p> <strong><em>Que devient alors la proposition que vous avez faite de mettre en place une cellule de veille pour suivre les relations bénino-nigérianes ? </em></strong></p>
<p>Depuis plus de vingt ans, je le demande au niveau du ministère des affaires étrangères. Ce qui bloque, c’est la politisation à outrance de notre administration. Les cadres qui doivent gérer les dossiers sensibles ne se gênent plus parce qu’ils disent : « pendant combien de temps je vais garder le dossier ? » Donc, on n’a pas formé jusqu’aujourd’hui des spécialistes des grands problèmes de la nation à cause de la politisation à outrance de l’administration béninoise. Chaque ministre agit sans savoir que le pays doit être installé sur des bases stratégiques durables. Si vous demandez à n’importe quel cadre de l’administration de faire des efforts, il vous répond : « par rapport à quoi ? Vous connaissez combien de mois je vais faire ici ? » C’est cela le drame de ce pays. C’est le pays en Afrique de l’Ouest où l’administration est la plus fragile aujourd’hui à cause des jeux politiques qui s’y font.  C’est très grave. Je le dis à haute voix à Lomé ici. Aucun pays ne fonctionne comme nous fonctionnons au Bénin.</p>
<p> <strong><em>Nous devons quand même trouver des solutions…</em></strong></p>
<p>Ce qu’il faut faire, c’est de mettre la politique à part et l’administration à part. Si on veut utiliser l’administration pour les jeux politiques que nous voyons, ce pays ne gagnera rien dans l’avenir. Il sera toujours en face des défis et des soucis que vous évoquez aujourd’hui par rapport au Nigeria.</p>
<p> <strong><em>Par rapport au forum, que pensez-vous des propositions du Président de la BOAD, Abdoulaye Bio Tchané ?</em></strong></p>
<p>Honnêtement, le discours du Président de la BOAD est un très bon discours, très clair sur ce qu’il souhaite et sur les types de débat qu’il voudrait qu’on engage. Il a tracé la voie de façon extrêmement précise et bien faite. Le reste aujourd’hui, c’est que dans un forum comme celui-ci, les thématiques à aborder sont nombreux et nous n’aurons pas le temps d’aller dans les détails. Ce qui est le plus important dans ce que nous faisons, c’est de créer les déclics dans l’esprit des gens. Si ce forum peut arriver à entrainer des déclics sur le fait que nous devons nous ressaisir, nous les élites africaines, ce serait déjà un grand pas. Les élites africaines ont pris les populations africaines en otage et en vivent. Dans cette perspective, nous ferons encore cinquante ans, sans que rien ne change. Le symbole de l’école partout, c’est la lumière, la lumière qui brille. Cela veut dire que les enfants qu’on envoie à l’école doivent revenir  pour devenir lumière dans leur milieu. Mais malheureusement, ces enfants-là ne sont plus lumière aujourd’hui. Ils aggravent les conditions des populations qui ont financé leur formation. C’est avec l’argent du contribuable que tous ces cadres ont été formés. Mais qu’est-ce qu’ils retournent comme récompense à la base? Rien du tout. Ils sont toujours dans la manipulation de leurs propres populations.</p>
<p> <strong><em>La Banque Mondiale estime que le commerce entre les pays de la sous-région est encore très insuffisant. Il s’agit d’un goulot d’étranglement pour le développement de chacun des pays de la CEDEAO…</em></strong></p>
<p>L’intégration n’avance pas parce que nous tous nous produisons la même chose. Il faut absolument que tous les Etats membres de ces structures que sont l’UEMOA et la CEDEAO s’asseyent pour analyser les opportunités qui sont offertes à chacun d’eux et se donnent des programmes de spécialisation de chaque pays dans tel ou tel produit. Mais si nous tous nous produisons du manioc, du riz ou du coton, qui va vendre qui va acheter ? Les Européens qui nous ont colonisés ont fait cela. Les Français en créant l’AOF [Afrique occidentale française], ont géré l’économie agricole aofienne, sur la base des bassins de production : bassin arachidier, bassin cotonnier, bassin palmier à huile ? Est-ce que nous sommes dans cette voie-là aujourd’hui ? C’est ce qui fait que le commerce sous-régional ne marche pas. Nous sommes toujours dans la gestion des opportunités. En faisant la politique de gestion des opportunités, le commerce sous-régional ne pourra jamais marcher.</p>
<p> <strong>Propos recueillis par Olivier ALLOCHEME</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Affaire suspension de l’arrêté portant autorisation de la réexportation des  huiles végétales au Bénin: Sébastien Adjavon défie le gouvernement Yayi</title>
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		<pubDate>Mon, 31 May 2010 04:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Président du Conseil national du Patronat du secteur privé, Président directeur général du groupe Cajaf Common, Sébastien Adjavon a apporté hier des clarifications sur ce qu’il convient désormais d’appeler le dossier de l’interdiction de la réexportation des  huiles végétales  vers le Nigéria.   Sans détour, l’homme pointe un doigt accusateur sur l’entourage du Chef de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Président du Conseil national du Patronat du secteur privé, Président directeur général du groupe Cajaf Common, Sébastien Adjavon a apporté hier des clarifications sur ce qu’il convient désormais d’appeler le dossier de l’interdiction de la réexportation des  huiles végétales  vers le Nigéria.   Sans détour, l’homme pointe un doigt accusateur sur l’entourage du Chef de l’Etat, Docteur Thomas Boni Yayi qui l’aurait une fois encore induit dans une énorme erreur qui risque d’être fatale pour l’économie béninoise. Le Pdg de Cajaf Comon n’exclut surtout pas d’engager les voies judiciaires contre  le gouvernement pour  que l’affaire soit tirée au  clair.</p>
<p><strong>De quoi s’agit-il concrètement ?</strong></p>
<p>En avril 2009 dernier, après  plus de deux mois de pourparlers engagés par le Président du Cnpa, Sébastien Adjavon avec le gouvernement, un arrêté a été pris pour autoriser la réexportation des huiles végétales par les opérateurs économiques béninois vers le Nigéria. Selon les clauses de l’arrêté, sur une durée de trois mois renouvelable, les opérateurs économiques béninois officiant dans ce secteur peuvent en toute légalité réexporter les huiles végétales  vers le voisin de l’Est qui constitue un gros marché pour eux. Saisissant cette opportunité, Le Président directeur du groupe Cajaf Comon a signé avec les autorités douanières, un accord de simplification des opérations de sa société dans le cadre du traitement des conteneurs de Cajaf Comon au Port autonome de Cotonou. Une fois cet accordé concrétisé, Sébastien Adjavon s’est alors positionné  comme leader dans le secteur en nouant avec des producteurs étrangers d’huiles végétales, des accords de fourniture en grande quantité de leurs produits sur une durée de 3 ans. De 45 conteneurs par mois, sa structure passe alors à plus de 1000 conteneurs aujourd’hui par mois. Du coup, la société Cajaf Comon devient un véritable leader dans ce domaine. Et pour mieux gérer cette abondance de produits à lui fournis du fait de l’accord signé avec un des plus grands producteurs d’huiles végétales à l’étranger, le groupe Cajaf Comon  a dû installer à la frontière bénino-nigériane, un entrepôt d’huiles qui lui permet de réceptionner cette importance quantité à lui convoyée chaque mois par son fournisseur. De façon directe donc, sans autre tarification, la société Cajaf Comon réexporte ses huiles vers ne Nigéria.</p>
<p> <strong>Le bras de fer entre le gouvernement et Cajaf Comon engagé</strong></p>
<p>Il y a de cela quelques jours déjà, l’Etat béninois a remis en cause, non seulement le protocole d’accord  signé entre la douane Béninoise et le groupe Cajaf Comon, mais également il a purement et simplement suspendu  l’arrêté portant autorisation de la  réexportation des huiles végétales vers le Nigéria. Or, la société Cajaf Comon avec le contrat de fourniture signé avec son producteur, se doit de réceptionner et de commercialiser  sur une période donnée, les produits de celui-ci. Mais avec la nouvelle décision prise par le gouvernement qui suspend désormais la réexportation des huiles végétales et également la remise en cause de l’accord signé entre la douane et Cjaf Comon, Sébastien Adjavon aura bien du mal à respecter les clauses du contrat qu’il a signé avec son fournisseur étranger. Du coup, ce dernier se trouvera obligé de lui réclamer des dommages et intérêts pour  non respect de ses obligations contractuelles. Ce que Sébastien Adjavon compte également faire vis-à-vis de l’Etat béninois qui selon ses affirmations n’a pas daigné l’aviser de ses nouvelles déicisions qui mettent fin à la réexportation des huiles végétales. C’est pourquoi il se dit prêt à assigné le gouvernement si rien n’est fait dans les prochains jours pour corriger le tir. Mais il se dit aussi prêt à se montrer disponible lrosque le Chef de l’Etat engagera des discussions avec son groupe. Mais en attendant, on peut affirmer sans risque de se tromper que le bras de fer est bien engagé entre Sébastien Adjavon et le groupe Cajaf Comon. Il faut rappeler que le Président Directeur Général de Cajaf Comon peut aujourd’hui se targuer d’exercer en toute légalité son activité dès lors que l’arrêté aujourd’hui remis  en cause  et qui excluait la réexportation des huiles végétales du champ des produits ré exportables par le Bénin a été corrigé en 2009. Du coup, le protocole liant Cajaf Comon à la douane devient tout à fait légal et sauve ainsi Sébastien Adjavon de l’illégalité dans laquelle le plongeait l’arrêté actuellement querellé et corrigé en avril 2009 dernier.</p>
<p><strong>Donatien GBAGUIDI</strong></p>
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		<title>Compte rendu du Conseil des ministres: le prix du coton graine fixé à 200 F net le kilogramme</title>
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		<pubDate>Wed, 12 May 2010 04:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Conseil des ministres s&#8217;est réuni en séance ordinaire le mercredi 5 mai 2010. Au début de la séance, le Conseil des ministres a observé une minute de silence à la mémoire de feue Anne-Marie Lowin Ogboni Djanta, épouse Famonmi, mère de Monsieur Codjo Symphorien Achodé, ancien député à l&#8217;Assemblée nationale, ancien ministre et actuellement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil des ministres s&#8217;est réuni en séance ordinaire le mercredi 5 mai 2010.</p>
<p>Au début de la séance, le Conseil des ministres a observé une minute de silence à la mémoire de feue</p>
<p>Anne-Marie Lowin Ogboni Djanta, épouse Famonmi, mère de Monsieur Codjo Symphorien Achodé, ancien député à l&#8217;Assemblée nationale, ancien ministre et actuellement ambassadeur du Bénin près la République gabonaise.</p>
<p>Au cours de la séance, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment:</p>
<p>- le projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Centre de prise en charge médicale intégrée du nourrisson et de la femme enceinte atteints de drépanocytose ;</p>
<p> - deux projets de décret portant transmission à l&#8217;Assemblée nationale, pour autorisation de ratification d&#8217;une part de l&#8217;Accord de financement partiel signé entre la République du Bénin et l&#8217;Association internationale de développement dans le cadre du projet de facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos et d&#8217;autre part de l&#8217;accord de prêt signé avec le Fonds africain de développement (FAD) dans le cadre du financement partiel du projet de bitumage de la route N&#8217;Dali-Nikki-Chicandou-Frontière du Nigeria.</p>
<p>Le Conseil des ministres a également examiné et approuvé plusieurs comptes rendus de missions et manifestations, parmi lesquels :</p>
<p>- le compte rendu du ministre du Commerce relatif aux travaux de l&#8217;atelier régional de revue des plans opérationnels nationaux du Programme de l&#8217;accord de partenariat économique (APE) pour le développement qui ont eu lieu à Praia, au Cap Vert, du 2 au 5 mars 2010 ;</p>
<p>- le compte rendu du ministre chargé des Relations avec les Institutions relatif à l&#8217;atelier sur la fiscalité des organisations de la Société civile qui s&#8217;est tenu à Grand-Popo, du 12 au 14 août 2009.</p>
<p>En outre, le Conseil des ministres a examiné et approuvé au cours de sa séance, plusieurs communications dont il a été saisi par le ministre de l&#8217;Agriculture, de l&#8217;Elevage et de la Pêche.</p>
<p>La première de ces communications est relative au compte rendu sur la consommation d&#8217;engrais coton par les producteurs, les stocks résiduels d&#8217;engrais coton et sur le niveau de la subvention de l&#8217;Etat au titre de la campagne 2009-2010.</p>
<p>A l&#8217;issue de ladite campagne en effet, il a été enregistré une consommation par les producteurs de 44.601,900 t d&#8217;engrais et un stock résiduel disponible de 11.342,986 t. Les prévisions de subvention ayant été faites au titre de cette campagne pour 60.000 t, le Conseil des ministres a décidé de l&#8217;allocation d&#8217;une subvention complémentaire de 741.954.159 F pour permettre de vendre ce stock résiduel au cours de la campagne 2010-2011 au prix de la campagne antérieure, soit 240 F /kg. De ce fait, la subvention totale de l&#8217;Etat au titre de la campagne 2009-2010 est portée désormais à douze milliards vingt-six millions sept cent cinquante-quatre mille cent cinquante-neuf (12.026.754.159) F CFA.</p>
<p>La deuxième communication est relative au dossier des réformes nécessaires à la relance de la production cotonnière au Bénin.      .</p>
<p>Suite à la baisse significative de la production notamment au cours des trois dernières années, les acteurs privés de la filière coton et l&#8217;Etat ont convenu d&#8217;élaborer un programme d&#8217;assainissement et de relance de ladite filière au Bénin.</p>
<p>La mise en œuvre de ce programme a déjà permis de réduire le niveau d&#8217;endettement des producteurs mais les problèmes de réorganisation au sein de la filière, notamment l&#8217;organisation des producteurs de coton à la base et la mise en place d&#8217;un encadrement rapproché performant, restent posés.</p>
<p>Dans le cadre de la résolution de ces problèmes, le Conseil des ministres a approuvé une série d&#8217;actions urgentes proposées par l&#8217;Association interprofessionnelle du coton (AIC).</p>
<p>Il s&#8217;agit notamment :</p>
<p>- de la création des Coopératives villageoises de producteurs de coton (CVPC) pour assainir la gestion des intrants et la gouvernance au sein des élus ;</p>
<p>- du renforcement du personnel d&#8217;encadrement;</p>
<p>- de la sélection de trois agences pour appuyer les CeCPA dans le suivi rapproché des cotonculteurs ;</p>
<p>- du renforcement des capacités des élus des nouvelles coopératives et du personnel d&#8217;encadrement ;</p>
<p>- de la fourniture des intrants (semences, engrais, pesticides et appareils de traitement) ;</p>
<p>- des prestations de service pour le labour mécanisé à crédit;</p>
<p>- la construction des magasins de stockage des intrants pour chaque coopérative.</p>
<p>Par ailleurs, le Conseil des ministres a approuvé le prix du coton-graine proposé par les égreneurs pour la campagne 2010-2011. Ce prix est fixé à 200 F net le kilogramme de coton graine 1<sup>er</sup> choix et 150 F le kg de coton graine 2<sup>e</sup> choix. En dépit de la situation morose du marché international du coton, l&#8217;effort de relèvement du prix du coton graine est consenti par les égreneurs à titre de mesure d&#8217;accompagnement de la réforme et vise à encourager les producteurs à accroître la production cotonnière, ce qui traduira en acte concret, l&#8217;engouement affiché par eux pour cette réforme.</p>
<p>Le Conseil des ministres a également autorisé au cours de sa réunion :</p>
<p>- l&#8217;organisation à Cotonou, les 10 et 11 mai 2010, de la réunion du Comité des trois (03) pays (Bénin-Burkina Faso-Côte d&#8217;Ivoire) chargé de valider les rapports d&#8217;audit du Conseil de l&#8217;Entente;</p>
<p>- l&#8217;organisation à Cotonou, du 1<sup>er</sup> au 3 juillet 2010, du Salon des Technologies de l&#8217;Information et de la Communication dénommé «ECOTIC FAIR».</p>
<p>Cotonou, le 5 mai 2010</p>
<p>Le Secrétaire général du gouvernement,</p>
<p><strong>Ibraïma SOULEMANE</strong></p>
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		<title>Nomination du directeur national des ports du Bénin : Joseph Chaffa désormais patron des ports du Bénin</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Apr 2010 04:30:48 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Depuis le 21 Avril dernier, l’ancien directeur général du port autonome de Cotonou, Joseph Chaffa est désormais aux commandes d’une nouvelle structure en charge de tous les ports du Bénin. Il s’agit de la direction nationale des ports du Bénin. Cette importante direction a pour mission d’élaborer la politique nationale d’aménagement, d’exploitation et de développement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le 21 Avril dernier, l’ancien directeur général du port autonome de Cotonou, Joseph Chaffa est désormais aux commandes d’une nouvelle structure en charge de tous les ports du Bénin. Il s’agit de la direction nationale des ports du Bénin. Cette importante direction a pour mission d’élaborer la politique nationale d’aménagement, d’exploitation et de développement des ports et veiller à sa mise en œuvre. Désormais à la tête de la nouvelle structure, Joseph Chaffa est chargé de mener les études techniques, économiques et statistiques relatives à l’aménagement, à l’exploitation et au développement des ports, de définir et de veiller au respect des normes de qualité, des critères de performance des intervenants dans la chaîne portuaire. C’est également lui qui gère la définition des conditions de délivrance des certificats et autorisations administratifs aux entreprises portuaires et veille à leur respect. Au regard  de ces attributions, il doit proposer les stratégies de développement des ports maritimes, des ports fluvio-lagunaires et des ports secs et suivre l’évolution des performances des opérateurs portuaires, notamment par rapport aux coûts et délais de passage portuaire des marchandises. </p>
<p>La nomination par arrêté ministériel N°2010/MDCEMTMIP-PR/DC/SGM/DRH/SA du 21 avril 2010 est une marque de reconnaissance des mérites de ce fonctionnaire chevronné du secteur portuaire qui a passé toute sa carrière au port autonome de Cotonou. Dans cette structure, il a gravi tous les échelons, du petit cadre en passant par des responsabilités techniques, la direction générale adjointe, la direction générale intérimaire pour finir par être confirmé directeur général titulaire. Il a également occupé des postes de responsabilité à l’international au sein d’une association des ports d’Afrique. Ces expériences cumulées lui donnent une grande capacité d’actions et n’autorisent aucun doute sur ses potentialités à atteindre les objectifs qui lui sont assignés. Sa nomination comme le tout premier directeur à la tête de cette nouvelle structure peut s’assimiler à une distinction. Car un travail aussi complexe ne peut être confié à quiconque. Le choix porté sur sa personne parmi la multitude de directeurs généraux qui se sont succédé au Port Autonome de Cotonou est un signe de l’intérêt porté sur les succès de cet homme qui est presque le seul qui, au cours de son passage à la tête de la direction générale du Port autonome de Cotonou, a mené les plus grandes et remarquables réformes qui ont permis au port de Cotonou de se repositionner comme l’un des ports attractifs de la sous région.</p>
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		<title>Visite des journalistes ouest-africains au siège du GIABA: Dr Abdullahi  Shehu appelle à la mobilisation contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Afrique de l’Ouest</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 10:43:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[En séjour à Dakar au Sénégal dans le cadre du stage de perfectionnement qu’a organisé à leur intension l’Institut International de Journalisme d’ Inwent sur les enjeux journalistiques de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, la quinzaine de journalistes venus de l’espace CEDEAO ont effectué le mercredi 4 mars  dernier une visite dans l’enceinte du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En séjour à Dakar au Sénégal dans le cadre du stage de perfectionnement qu’a organisé à leur intension l’Institut International de Journalisme d’ Inwent sur les enjeux journalistiques de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, la quinzaine de journalistes venus de l’espace CEDEAO ont effectué le mercredi 4 mars  dernier une visite dans l’enceinte du Groupe Intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Afrique de l’Ouest (GIABA). Occasion pour  le premier responsable du GIABA, Dr Abdullahi  Shehu de présenter son institution et ses défis.</strong></p>
<p><strong> </strong>Créé en 2000 à Lomé par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté  Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Groupe Intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Afrique de l’Ouest (GIABA)  devenu fonctionnel depuis la mise en place en 2006 de son secrétariat a plusieurs missions dont l’objectif à terme est de protéger les économies des Etats membres contre les méfaits du blanchiment des produits d’origine criminelle. Analysant en effet l’état de pauvreté grandissant de l’Afrique de l’Ouest, les dirigeants de la région se sont aperçus que le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme sapent dangereusement le développement économique en provoquant l’érosion du capital social et humain, portant ainsi atteinte à la stabilité sociale. Car les produits du crime alimentent la corruption qui, à son tour, facilite la perpétration des crimes et porte atteinte à l’état de droit. Selon le DG/GIABA,  Dr Abdullahi  Shehu, C’est en se rendant à l’évidence que les troubles politiques récents souvent provoqués par la lutte pour la main mise sur les ressources ont provoqué  un chao total dans certaines parties de la région que les Chefs  d’Etat de la CEDEAO ont pris la résolution de lutter contre le crime organisé à travers l’institutionnalisation du GIABA qui a pour mission de faire adopter les normes contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, faciliter l’adoption et la mise en œuvre par les Etats membres de mesures contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme etc.  Pour atteindre ses objectifs, le GIABA s’appuie sur ses quatre organes (un comité ad hoc comprenant les ministres de la justice, des finances et de la sécurité de chaque état membre ; le secrétariat ; la commission technique ; un réseau de correspondants national) a expliqué aux journalistes le DG/GIABA. En exposant d’ailleurs quelques acquis de son institution, Dr Abdullahi  Shehu a laissé entendre que le blanchiment d’argent n’est pas l’apanage de l’Afrique de l’Ouest. Mais spécifiquement,  l’argent mal acquis ici est ramené d’ailleurs. En indiquant la nécessité de mener une guerre sans merci à ce phénomène qui décime la région, le DG/GIABA a invité la presse régionale à se joindre à son institution. A cet effet, il a exprimé le besoin de voir son institution disposer d’une structure régionale des médias capable de s’investir dans ce sens. Car il est indéniable que toute activité suspecte dans la région soit déclarée. Et les médias sont aux   yeux de Dr Abdullahi  Shehu, un moyen efficace.  Satisfaits d’avoir été au contact de cette institution de la CEDEAO, les journalistes ont pu s’apercevoir des actes concrets de cette institution et se convaincre désormais que les rencontres des Chefs d’Etat de la région ne sont pas des kermesses d’allocutions mais des rendez-vous où se prennent des décisions sérieuses. </p>
<p><strong> </strong><strong>Gérard AGOGNON</strong></p>
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		<title>Après le renchérissement du coût du courant : L’augmentation du prix du ciment se précise</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Apr 2010 13:22:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Newsflash]]></category>

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		<description><![CDATA[Le ciment devient une denrée rare sur le marché. En cause, les distributeurs de ce produit sont de plus en plus tentés par la tentation de la pénurie artificielle. A dessein ils ne vendent pas les stocks qui leur parviennent ou les vendent au marché noir au prix exponentiel de 100 000 FCFA. Les consommateurs crient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le ciment devient une denrée rare sur le marché. En cause, les distributeurs de ce produit sont de plus en plus tentés par la tentation de la pénurie artificielle. A dessein ils ne vendent pas les stocks qui leur parviennent ou les vendent au marché noir au prix exponentiel de 100 000 FCFA. Les consommateurs crient à la duperie et à la fraude et en appellent à la direction du commerce intérieur. Le prix officiellement fixé est pourtant de 80 000 Fcfa la tonne de ciment. Pour contourner le gouvernement, les gérants de dépôts de vente de ciment  provoquent ainsi une pénurie artificielle.  Ils s’entendent avec des vendeurs occasionnels à qui tous les stocks disponibles sont livrés. Ceux-ci les écoulent aux plus offrants à des prix hors de la portée des consommateurs moyens.  Au sein des consommateurs, c’est le tollé général, face à une méthode qui relève de l’escroquerie. Pour y parer, des rappels à l’ordre ont été faits. Des visites inopinées ont été opérées qui ont abouti à des sanctions.</p>
<p>Mais depuis l’augmentation du prix de l’énergie électrique, les sociétés cimentières elles-mêmes sont confrontées à des difficultés objectives de production. Les coûts de production ont augmenté en conséquence dans les usines. Avec le prix fixé à 80 000FCFA la tonne l’année dernière, le ciment était déjà très peu rentable pour les entreprises productrices. Mais cette nouvelle donne crée des fossés dans leurs trésoreries.  Elles n’hésiteront pas dans les prochaines semaines à exiger une augmentation subséquente des prix afin de faire face aux exigences nouvelles qui s’imposent. Nous apprenons en effet qu’elles font déjà pression pour que le gouvernement écoute leurs cris de détresse. D’où cette pénurie artificielle créée dans le but de lui forcer la main. Le gouvernement a désormais le dos au mur. Ne pas satisfaire leurs exigences, ne serait-ce que dans une certaine proportion reviendrait à faire perdurer cette situation qui ralentit considérablement les chantiers de l’Etat lui-même. Le gouvernement cèdera-t-il à leur chantage ? La question est là. Dans tous les cas, comme l’année dernière, les entreprises productrices de ciment restent confrontées à la rentabilité d’une activité soumise à une règlementation stricte. En raison de son caractère stratégique, le gouvernement est obligé de tenir compte de leurs doléances pour ne pas rompre les grands travaux   en cours. La vie des sociétés est également en question puisque les maintenir à un coût de production élevé alors que le prix est en-deçà du seuil de rentabilité, reviendrait à condamner ces entreprises cimentières à la banqueroute.</p>
<p><strong><span style="font-size: xx-small; font-family: Georgia;"><span style="font-size: xx-small; font-family: Georgia;">Olivier ALLOCHEME</span></span></strong></p>
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		<title>Privatisation de l&#8217;OCBN: le député Janvier Yahouédéhou interpelle le gouvernement</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 10:20:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Newsflash]]></category>

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		<description><![CDATA[Janvier Yahouédéou attaque encore. Comme à son habitude, il a interpellé le gouvernement sur des préoccupations économiques qui ne manqueront pas dans les prochains jours de faire des vagues. Il s&#8217;agit d&#8217;une question écrite adressée au Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé des Transports Terrestres, des Transports aériens et des Travaux publics, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/01/YAHOUEDEHOU-Janvier.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1945" title="YAHOUEDEHOU Janvier" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/01/YAHOUEDEHOU-Janvier.jpg" alt="" width="290" height="399" /></a>Janvier Yahouédéou attaque encore. Comme à son habitude, il a interpellé le gouvernement sur des préoccupations économiques qui ne manqueront pas dans les prochains jours de faire des vagues. Il s&#8217;agit d&#8217;une question écrite adressée au Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé des Transports Terrestres, des Transports aériens et des Travaux publics, Issa Badarou. Face aux suspicions créées par l&#8217;opération de privatisation probable de l&#8217;Organisation commune Bénin Niger (OCBN), Janvier Yahouédéou a adressé au gouvernement des questions précises dont les réponses permettront d&#8217;éclairer la lanterne des députés sur cette nébuleuse. De quoi s&#8217;agit-il ? Depuis quelques mois, le gouvernement a entamé une opération gigantesque de promotion de la voie ferrée. Les objectifs déclarés étaient de ressusciter la mourante OCBN et de lui faire jouer un rôle primordial dans le transport du pétrole et de l&#8217;uranium  qui connaîtront des jours fastes bientôt au Niger. Le couloir national par où ces matières premières transiteront reste le Bénin. D&#8217;où les efforts réalisés pour réveiller l&#8217;OCBN, efforts que Janvier Yahouédéhou chiffre à près de 10 milliards de FCFA. En décembre 2009, l&#8217;Etat contracte un prêt de 7,5 milliards de FCFA auprès de la banque indienne Exim Bank. Mais un mois seulement après l&#8217;opération, le gouvernement adopte un protocole d&#8217;accord pour privatiser l&#8217;OCBN en l&#8217;octroyant à la société de Samuel Dossou. La question alors est de savoir pourquoi avoir englouti autant d&#8217;argent pour enfin vendre à rien une société qui a finalement de beaux jours devant elle. Elle est de savoir aussi ce que notre pays gagne concrètement dans cette opération, d&#8217;autant que certaines clauses de ce protocole sont particulièrement séditieuses.</p>
<p><strong>Voici donc l&#8217;intégralité de cette question écrite du député Yahouédéhou en date du 8 mars 2010.</strong></p>
<p>Dans le cadre de la mise en concession de l&#8217;OCBN, après l&#8217;échec de l&#8217;appel d&#8217;offre de 2005, une nouvelle tentative en 2008 s&#8217;est soldée par les mêmes résultats, pour raison d&#8217;incapacité et d&#8217;inexpérience du seul postulant (PIC NETWORK LIMITED). Suite à ces échecs, le Gouvernement béninois a entrepris de sérieux investissements en vue de son exploitation. Au total, près de 10 milliards de FCFA, sueur des contribuables béninois (subventions et prêts) y ont été injectés.</p>
<p>Le 19 octobre 2009, le Gouvernement de la république du Bénin a signé à New Delhi une ligne de crédit avec l&#8217;EXIM BANK de l&#8217;Inde d&#8217;un montant de 7,5 milliards de FCFA pour le financement de divers projets dont 5,125 milliards de FCFA pour l&#8217;acquisition de six  (06) locomotives au profit de l&#8217;OCBN.</p>
<p>Le 28 décembre 2009, l&#8217;Assemblée nationale a autorisé  la ratification de l&#8217;accord de  crédit.  Mais le 17 février 2010, l&#8217;opinion publique est informée de l&#8217;existence d&#8217;une convention de concession de gestion et d&#8217;exploitation de l&#8217;OCBN entre la République du Bénin/La République du Niger et la société PIC NETWORK LIMITED de monsieur Samuel DOSSOU, en date du 29 janvier 2010, mais pas encore signée par le Niger.</p>
<p>On peut comprendre que l&#8217;état de déliquescence dans lequel végétait l&#8217;OCBN était peu attractif pour des repreneurs potentiels au moment du lancement des deux premiers appels d&#8217;offres.  </p>
<p>Mais après avoir englouti des milliards dans l&#8217;OCBN et remis l&#8217;entreprise en marche, les données n&#8217;ont-elles pas changé ?  Y compris la valeur commerciale et les actifs de l&#8217;entreprise ?  Il est donc évident que les potentiels concessionnaires devraient enfin s&#8217;y intéresser, surtout lorsqu&#8217;on sait que dans les prochains mois, l&#8217;une des plus importantes sociétés opérant dans le secteur du nucléaire en Europe envisage importer l&#8217;uranium nigérien (2ème gisement mondial) via les chemins de fer vers le port de Cotonou, sans oublier les nouvelles découvertes de gisement de pétrole de Zinder à exporter.</p>
<p>Au vu de ces constats, je voudrais prier monsieur le Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé des Transports Terrestres, des Transports aériens et des Travaux publics de fournir à la Représentation Nationale les éléments de réponse aux questions suivantes :</p>
<p><strong>1-</strong> Dans quels supports internationaux (journaux, magazines, radios et télévisions) l&#8217;avis d&#8217;appel d&#8217;offre international lancé en 2008 pour la mise en concession de l&#8217;OCBN a-t-il été publié et ce sur quelle durée ? (Bien vouloir préciser les numéros, dates de parution ou de diffusion)</p>
<p><strong>2-</strong> Après avoir engagé des milliards d&#8217;investissements sur l&#8217;OCBN, et compte tenu du fait que la valeur commerciale de l&#8217;entreprise et ses actifs ont changé, pourquoi le gouvernement n&#8217;a-t-il pas organisé un nouvel appel d&#8217;offre ?</p>
<p><strong>3-</strong> Pourquoi avoir attendu que l&#8217;Assemblée nationale autorise l&#8217;accord de crédit de 7,5 milliards le 28 décembre 2009 pour décider de sa mise en concession un mois plus tard (le 29 janvier 2010) par une procédure de gré à gré avec la société PIC NETWORK LIMITED de monsieur Samuel DOSSOU ?</p>
<p><strong>4-</strong> Quelle est l&#8217;expérience de la société PIC NETWORK LIMITED en matière de transport ferroviaire ? Bien vouloir fournir les références et les preuves.</p>
<p><strong>5-</strong> L&#8217;article 28 de la convention, en son 1er alinéa stipule que le concessionnaire ne reversera aux deux Etats que 2% du chiffre d&#8217;affaires annuel. Sur la base de quelle étude ce taux a-t-il été retenu ?</p>
<p><strong>6- L&#8217;article 29</strong>  de la convention précise l&#8217;affectation de la redevance de 2%. Il est à reverser, non pas au trésor public, mais dans un Fonds spécial de Développement Ferroviaire (FDF). En d&#8217;autres termes, les 2% sont destinés à financer des investissements ferroviaires, l&#8217;acquisition de nouveaux matériels, etc.</p>
<p><strong>6-1</strong> A quoi serviraient alors les 98% du chiffre d&#8217;affaires revenant au concessionnaire ?</p>
<p><strong>6-2</strong> Si le taux modique de 2% de redevance retourne encore à l&#8217;exploitant même si c&#8217;est de manière indirecte, cette concession ne revient t&#8217;elle pas à un bradage ou un don de l&#8217;OCBN au concessionnaire ? </p>
<p><strong>6-3</strong> Avec de telles clauses, à quel moment et de quelle manière ce contrat contribuerait à rembourser les différents prêts actuellement contractés par le Gouvernement béninois, notamment celui de 5,125 milliards FCFA ?</p>
<p><strong>6-4</strong> Avec une telle convention, après combien de décennies l&#8217;Etat béninois pourra t&#8217;il rentrer dans ses fonds et combler les milliards de subventions et de  prêts engagés, avant d&#8217;espérer d&#8217;éventuels bénéfices au profit du peuple béninois ?</p>
<p> <strong>Janvier YAHOUEDEHOU</strong></p>
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