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	<title>L&#039;événement Précis &#187; Art et Culture</title>
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		<title>Après 4 mois de tournée en Europe et aux Etats-Unis: Stan Tohon revient au pays avec « 50 ans de gâchis », son nouvel opus</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jul 2010 04:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Editorial : Si tu crois… Le jeu de chaises musicales qui s’est joué au Ministère de l’Intérieur la semaine dernière ne manque pas d’intérêt. On avait cru trop tôt que le Chef de l’Etat nommerait Candide Azanaï pour combler le vide laissé par l’ex-ministre de l’intérieur. Mais le remplacement d’Armand Zinzindohoué, originaire d’Abomey et évangéliste, par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Editorial : Si tu crois…</p>
<p>Le jeu de chaises musicales qui s’est joué au Ministère de l’Intérieur la semaine dernière ne manque pas d’intérêt. On avait cru trop tôt que le Chef de l’Etat nommerait Candide Azanaï pour combler le vide laissé par l’ex-ministre de l’intérieur. Mais le remplacement d’Armand Zinzindohoué, originaire d’Abomey et évangéliste, par Martial Souton, originaire d’Abomey et  évangéliste lui aussi, montre deux éléments fondamentaux de la gouvernance sous le régime du changement.</p>
<p>      La première variable est connue. Depuis la période coloniale, la région d’origine est un facteur politique déterminant. Les plus brillantes carrières politiques se sont construites chez nous sur l’instrumentalisation de la variable régionale au détriment des idées et des capacités intrinsèques des acteurs politiques. Que le Chef de l’Etat ait recouru au Plateau d’Abomey pour combler un vide créé par le départ d’un fils d’Abomey, voilà qui n’étonne personne. Mais ce qui a davantage pesé en sa faveur, hormis son origine régionale, c’est son appartenance religieuse.</p>
<p>      Car plus que par le passé, le personnel religieux est placé au cœur des jeux de pouvoir qui se nouent au Palais de la présidence.  Depuis son arrivée en 2006, on dit Boni Yayi phagocyté par un quarteron de pasteurs qui régentent sa pensée et son action. Boni Yayi serait pris en otage par un aréopage de pasteurs visionnaires à leurs heures, déversant de saintes prières sur la tête présidentielle tous les matins, lui prodiguant conseils et remontrances sur ses ministres, lui édictant les épitres du ciel tout droit tombées de leurs transes nocturnes. On sait comment parviennent du Très Haut, les instructions divines qu’ils reçoivent pour éclairer la lanterne du premier d’entre nous. Ces Ayatollahs du christianisme  veillent sur le Président de la République, du plus profond de leurs prières. Le lobby religieux agissant en sous-main dans les allées du palais contrôle ainsi une bonne partie des processus de décision par une voie mystique.  En créant par exemple le Cadre de concertation des confessions religieuses dont l’activité est ouvertement politique, les évangélistes confirment leur engagement « aux côtés du Président de la République »,  comme disent les pontes du régime. D’ailleurs, le Pasteur Michel Alokpo qui le dirige, est connu comme chargé de mission du ministre de l’intérieur, un peu comme pour trouver un symbole fort devant manifester la profonde collusion  entre les cercles religieux et le pouvoir politique. Et lorsqu’il prend la parole pour se prononcer sur les affaires publiques, Michel Alokpo utilise un manteau religieux largement sali par ses fonctions au ministère de l’intérieur et qui l’empêche de garder une quelconque neutralité. C’est une société civile constituée sur l’amalgame et la duperie, dénoncée en fin de semaine dernière par un nouveau réseau d’évangélistes, le Réseau évangélique national pour le réveil.</p>
<p>Mais l’assemblée des pasteurs formant ainsi un puissant lobby derrière le Chef de l’Etat, a connu ses premières divisions avec la montée  en flèche du leadership de Simon Pierre Adovèlandé. L’emprisonnement de celui-ci est vécu comme un règlement de comptes du Chef de l’Etat, apeuré, dit-on, par la concurrence de son « frère en Christ » qui tentait de lui arracher une partie de  l’électorat évangéliste. En « lâchant » Armand Zinzindohoué, Boni Yayi ouvrait un autre front pouvant constituer une ligne de faiblesse auprès de cet électorat.</p>
<p>      On s’aperçoit dès lors que le ministre Martial Souton disposait du profil idéal pour remplacer son « frère en Christ », sans frustrer la population d’Abomey et surtout sans susciter des désapprobations au sein de la communauté des évangélistes.  S’il ne doit sa promotion qu’à sa foi, le nouveau ministre ne pourra pas résister à une soumission aveugle aux injonctions du Chef de l’Etat. Il est tenu d’être un béni-oui-oui comme son prédécesseur. Et comme celui-ci, il est tenu de contenter le lobby religieux par qui le drame ICC-Services est arrivé. Une bonne partie des membres de ce réseau se retrouve aujourd’hui derrière les barreaux pour répondre de leurs accointances mafieuses avec ICC, ce qui ne tardera pas à montrer leurs sales dessous. Mais en nommant Martial Souton, Boni Yayi semble vouloir sauver les apparences, alors que tout le lobby évangéliste est décapité et mis à nu.  Ils sauront peut-être se reconstituer autour de Dieu après le farfelu pardon   demandé par Michel Alokpo, mais il y a longtemps que Dieu ne fait plus peur, pas même aux Pasteurs.</p>
<p> Le roi du tchinc system, Stan Tohon est  au bercail depuis ce week-end. Après plus de trois mois de tournée dans l’Hexagone et aux Etats-Unis, Papi Grande revient au pays pour célébrer avec les siens, le cinquantenaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Et c’est justement pour marquer cette fête nationale que l’artiste vient les bras chargés de belles mélodies comme il en a l’habitude. Stan Thon consacre entièrement son son nouvel album au cinquantenaire de l’indépendance du Bénin avec une multitude de titres tous pleins de sensations et d’émotions. « Zougoulou-Guèdè ou 50 ans de gâchis », c’est le nom que porte cet album dans lequel le créateur et roi du tchinc system fait à sa manière, le bilan des 50 ans de l’indépendance du Bénin. Et comme le titre l’indique, c’est un bilan très amer que Stan Tohon fait du Bénin et des pays africains d’une manière générale. Pour l’artiste, « Il s’agit de 50 ans de gâchis, de corruption et d’impunité… ». Plutôt que de fêter avec pompe ce cinquantième anniversaire de l’accession des pays africains à la souveraineté internationale, Papi Grande invite tout simplement à une profonde réflexion sur l’état des nations africaines pour mieux repenser développement du continent pendant les 50 ans à venir. A travers son album qui sera lancé officiellement le  07 Août prochain dans  la cité historique de Ouidah, l’artiste de renommée internationale rend un grand hommage au maire Sévérin Adjovi qui selon lui a donné tout au long de ces 50 dernières années, l’exemple d’un véritable artisan de développement. Et il trouve bien d’arguments pour illustrer sa démarche. Selon Stan Tohon, le maire Sévérin Adjovi reste et demeure l’unique personnalité politique béninoise qui, dans l’histoire de notre pays, a refusé de toucher ses émoluments à l’Assemblée nationale en tant que député à l’époque et actuellement maire de la ville de Ouidah, s’est abstenu de prendre son salaire mensuel. Tout ceci constitue une véritable référence qu’il faut suivre. L’autre grande surprise de cet album que vient d’amener au bercail lez roi du tchinc system, c’est sa rencontre avec le pianiste non voyant français, Rickyel, fils de  Sonia Rickyel qui a étalé ses talents incommensurables sur cet album riche de 8 différents titres pleins de sensations et d’émotions. Au nombre des titres qui ont meublé cet album qui sera bientôt mis sur le marché du disque, on peut citer Ota Oto, Ton sin min, Carlos, Zougoulou-Guèdè, le titre phare qui fait le procès des hommes politiques africains et les invite à la barre, Wissky Soda, Atchao, nouvelle formule, Waya Waya particulièrement dansant et Essamse-Guélé. Il faut dire tout simplement que Stan Tohon est revenu en puissance avec ce nouvel album qui inévitablement fera date dans l’histoire du Bénin et celle du continent africain.</p>
<p> <strong>Donatien GBAGUIDI</strong></p>
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		<title>Festival « Rire au gras » édition 2010: Adama Daïko, Siriki, les Bobo Diouf, Tonton Mass… à Cotonou</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 04:00:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le rire envahira le Bénin à partir de ce jeudi 22 juillet 2010. Les humoristes les plus prisés de l’Afrique de la trempe de l’ivoirien Adama Daïko, candidat en lice pour la présidentielle dans son pays, les Bobo Diouf, Rosalie et Syndy et autres viendront au Bénin pour célébrer le rire. Ce sera à travers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le rire envahira le Bénin à partir de ce jeudi 22 juillet 2010. Les humoristes les plus prisés de l’Afrique de la trempe de l’ivoirien Adama Daïko, candidat en lice pour la présidentielle dans son pays, les Bobo Diouf, Rosalie et Syndy et autres viendront au Bénin pour célébrer le rire. Ce sera à travers le festival « Rire au gras » initié par la compagnie Oncle Bazar. L’annonce a été faite hier par les organisateurs du festival au Centre culturel français de Cotonou au cours d’une conférence de presse. Selon l’initiateur de l’événement, Oncle Bazar, le festival « Rire au gras » vise à créer le raccourci qui facilitera l’intégration. C’est également pour l’initiateur, une tribune de valorisation et de promotion des humoristes africains. Outre les spécialistes de l’humour étrangers, plusieurs autres nationaux sont attendus à ce grand rendez-vous de divertissement. Il s’agit  groupe d’humoristes « Expression », Les supers Zuaves, Oncle Bazar et son acolyte Yadjo et bien d’autres grands noms d’humoristes de la génération montante. Plusieurs activités sont prévues pour meubler cette activité. Au menu donc, et ce du 22 au 25 juillet 2010, une grande caravane à travers toute la ville de Cotonou avec les humoristes conviés à la fête. Ce sera ce jeudi même à partir de 9 heures. Le vendredi prochain, aura lieu la cérémonie officielle d’ouverture qui sera lancée  par le ministre de la culture, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Galiou Soglo.  Ce sera en présence de tous les humoristes et autres acteurs de la culture béninoise. Le grand show du rire est prévu pour   le samedi 24 juillet à partir de 20 heures. A l’affiche, un concours de danse entre humoristes, un concours du rire le plus ridicule, lesquels concours seront sanctionnés par d’intéressants prix. Tout se déroulera au Palais de sports de Cotonou, au Stade l’Amitié donc. Le public est donc invité pour vivre cet événement unique en son genre qui se veut être annuel. Il faut dire le gouvernement a soutenu l’initiative avec un montant de 1.500.000Fcfa sur les 40.000.000Fcfa.</p>
<p><strong>Donatien GBAGUIDI</strong></p>
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		<title>Après son arrivée au Bénin: L’artiste Vince met bientôt son premier opus « Saches que… » dans les bacs</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 09:07:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Lire ses premiers propos après sa descente de l’avion) Comme annoncé, la sublime voix de la musique béninoise, « Vince » est au bercail. Après 25 ans de vie passés dans l’Hexagone, la talentueuse vedette descend dans son pays natal les bras chargés. Elle amène aux mélomanes de son pays, un opus à sensations. « Saches que.. » est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(Lire ses premiers propos après sa descente de l’avion)</strong></p>
<p>Comme annoncé, la sublime voix de la musique béninoise, « Vince » est au bercail. Après 25 ans de vie passés dans l’Hexagone, la talentueuse vedette descend dans son pays natal les bras chargés. Elle amène aux mélomanes de son pays, un opus à sensations. « Saches que.. » est le nom que porte ce nouveau bébé qui fera parler de lui dans les prochains jours. Le lancement officiel de cet album est prévu pour bientôt, plus précisément pour le 30 juillet prochain  à l’Espace Tchif implanté en plein cœur de  la capitale économique du Bénin, Cotonou.  12 titres de sonorités croustillantes ont meublé cet album qui envahira bientôt le show-biz béninois. Avec sa voix de fée, Vince consacre quasiment son premier album à de l’afro Zouk. Mais, dans son souci d’égayer toutes les tendances musicales, l’artiste ne s’est pas privée d’aborder d’autres sonorités musicales qui cartonnent aussi sur le marché. Ainsi, de l’Afro Zouk en passant par la Dance,  Vince atterrit  au Soul pour faire plaisir à son public. Et comme on peut s’y attendre, associant sa voix d’une douceur inexprimable à sa mélodie envoûtante, l’artiste emballe ses mélomanes dans de fortes sensations teintées d’affections, d’émotions et aussi de compassion. Elle est surtout venue au pays avec de très belles intentions pour les Béninois. A sa descente d’avion, Vince s’est confiée à nous. Lire ses premiers propos chargés de détermination et d’engagement.</p>
<p> <strong><span style="text-decoration: underline;">Propos de l’artiste VINCE</span></strong></p>
<p>« On m’appelle Vince. Je viens de Paris et je viens de sortir un album intitulé « Saches que… ».  Cela fait déjà 25 ans que je suis partie de Cotonou. J’avoue que le pays me manquait un peu. Et comme je viens de sortir cet album, j’ai décidé de venir au pays pour faire sa promotion et en profiter également pour voir mes amis et mes parents que j’avais laissés depuis des années. C’est un album constitué de 12 titres. La plupart des chansons sont en zouk. Il y a 9 titres consacrés au Zouk. Avec les autres titres, j’ai  fait un peu tout. Ces titres sont donc consacrés à la variété musicale. J’ai fait aussi un peu de  Coupé décalé. J’ai beaucoup parlé d’amour sur cet album et aussi de tout ce qui se passe autour de nous. La guerre, les tremblements de terre, de l’humanité et autres. Mon mot au public béninois, c’est de persévérer quoiqu’en soit la situation. Je voudrais surtout leur dire de ne pas baisser les bras. Je sais que ce n’est toujours pas facile ce que je leur demande, mais je crois que nous n’avons pas de raisons de nous décourager dans la vie. Par exemple moi, pour réaliser cet album, j’ai dû attendre presque 6 ans compte tenu des différentes difficultés qui ont jalonné ma vie. Mais en persévérant, aujourd’hui, je l’ai réalisé et c’est bien à mon actif ». </p>
<p><strong>Donatien GBAGUIDI</strong></p>
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		<title>Entretien avec l&#8217;artiste chanteur -compositeur béninois RASBAWA: &#160;&#187; J&#8217;installe mon studio dans mon  village &#171;&#160;</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 09:02:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Newsflash]]></category>

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		<description><![CDATA[Le reggae man béninois RASBAWA installe  un grand studio dans son village natal à Camaté -Tchakaloké dans l&#8217;arrondissement de Sokponta ( commune de Glazoué). Il présente ici les raisons de cet investissement, les conditions des prestations et son appel aux artistes du Bénin et d&#8217;ailleurs.  L&#8217;Evénement Précis: RASBAWA, vous êtes un grand artiste -auteur-compositeur de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le reggae man béninois RASBAWA installe  un grand studio dans son village natal à Camaté -Tchakaloké dans l&#8217;arrondissement de Sokponta ( commune de Glazoué). Il présente ici les raisons de cet investissement, les conditions des prestations et son appel aux artistes du Bénin et d&#8217;ailleurs.</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;"> </span></em></strong><strong><em><span style="text-decoration: underline;">L&#8217;Evénement Précis:</span></em></strong><strong><em> RASBAWA, vous êtes un grand artiste -auteur-compositeur de la musique REGGAE. Votre nom et votre réputation sont allés au-delà des frontières du Bénin. Quand êtes-vous entré en musique ? </em></strong></p>
<p>Mon nom d&#8217;artiste est RAS BAWA. Je suis entré en musique il y a environ 30 ans mais de façon professionnelle cela fait 20 ans. Ma musique préférée est le Reggae. J&#8217;ai choisi le Reggae car étant né au Ghana, j&#8217;avais un amour fou pour le Reggae de BOB MARLEY et de Peter TOSH. Ce type de musique m&#8217;accroche car elle dénonce les haines, les tensions, les injustices et autres tares de nos sociétés. Naturellement, j&#8217;ai horreur de ces différends maux donc vous comprenez pourquoi j&#8217;ai alors opté pour la musique reggae.</p>
<p> <strong><em>A la date d&#8217;aujourd&#8217;hui, combien d&#8217;albums peut-on compter à votre actif ? </em></strong></p>
<p> <strong>RASBAWA : </strong>J&#8217;ai aujourd&#8217;hui 04 albums au total. Le premier album est intitulé : Noirs et Blancs, c&#8217;est l&#8217;image de Dieu; le second: Passeport ; le troisième : jeunesse africaine et le quatrième s&#8217;appelle : De Paris à Bohicon. Parmi ces quatre albums, c&#8217;est l&#8217;album intitulé: Noirs et Blancs dans son titre AKPATCHO qui a accroché plus le public béninois et africain par contre, en Occident, c&#8217;est le titre Passeport.</p>
<p> <strong><em>En tant qu&#8217;artiste, pourquoi avez-vous créé un grand studio de production audio-vidéo  dans votre village et pas en ville ? </em></strong></p>
<p>Etant un amoureux de la musique REGGAE, j&#8217;écoute à tout moment la musique de BOB  MARLEY et de Peter TOSH. J&#8217;ai cherché à les connaître et c&#8217;est après tout ceci que j&#8217;ai découvert que si leur  musique a pu traverser le temps et a pu résister à tout et continue d&#8217;accrocher les mélomanes, c&#8217;est  parce que c&#8217;est de la musique  bien travaillée dans leur propre studio. Dans ces conditions, je trouve qu&#8217;il faut faire comme Bob Marley afin de mieux travailler mes chefs-d&#8217;œuvre car avec son propre studio, on peut améliorer sa musique comme on veut. La preuve, c&#8217;est que les Jamaïcains sont devenus aujourd&#8217;hui des rois du Reggae car ils disposent des studios de qualité. J&#8217;ai choisi implanter le studio dans mon village car le développement véritable et durable doit partir de la base, c&#8217;est-à-dire de nos villages. Quant à la rentabilité, je dois dire qu&#8217;on n&#8217;est pas parti pour se faire de l&#8217;argent tout de suite. Ce studio est à l&#8217;image d&#8217;un studio de Paris alors, je trouve que nous allons aligner nos prix aux prix des grands studios du Bénin.</p>
<p> <strong><em>RAS BAWA, parlez-nous un peu de votre studio résidentiel que vous lancez officiellement le samedi 24 juillet prochain?</em></strong></p>
<p>Mr RASBAWA: Le studio s&#8217;appelle BANDELE STUDIO. C&#8217;est une nouvelle structure résidentielle fondée par l&#8217;artiste RASBAWA sur fonds propres familiaux. Les prestations à fournir en matière de production sonore et vidéo sont destinées à tout public et surtout les artistes, les télévisions, les publicités, les entreprises et les cinémas. Tout ceci dans des styles très variés tels que : World Music, Traditionnels, R$B, Reggae, Afro-beat, Rock, Rap, Electro etc ….. Parallèlement, la structure propose des formations aux médias de son et de l&#8217;image ainsi que des stages et ateliers musicaux dont le démarrage est prévu pour début 2011. Le studio dispose de matériels haut de gamme avec des instruments professionnels de grande marque. Le personnel est composé de techniciens avec plus de 20 ans d&#8217;expérience. Ce sont des ingénieurs chevronnés comme DON PABLO et FABRICE LEFEVRE sans oublier LINDA OKOUKOU.</p>
<p> <strong><em>Ras Bawa, s&#8217;il vous était donné de conclure?</em></strong></p>
<p>A l&#8217;endroit, des artistes d&#8217;ici et d&#8217;ailleurs, je leur demande de ne pas s&#8217;inquiéter. Il faut qu&#8217;ils se rapprochent de ce studio qui est une opportunité. Au cours de leur enregistrement à un prix compétitif, ils bénéficient de logement gratuit et ils peuvent se déplacer pour des visites touristiques après une journée de dur labeur. Mes remerciements particuliers vont aux techniciens ingénieurs comme DON PABLO et FABRICE LEFEVRE sans oublier LINDA OKOUKOU. En tout cas,  tous ceux qui viendront pour leur production à BANDELE STUDIO ne seront pas déçus. Donc rendez-vous le Samedi 24 juillet 2010 pour la mise en service de ce joyau au service de tous.</p>
<p> <strong><em>Propos recueillis par </em></strong><strong><em>Hilaire AGOGNON</em></strong><strong></strong></p>
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		<title>Après avoir rompu les contrats de location-gérance  des salles de cinéma avec le groupe Master Soft: Le gouvernement s&#8217;apprête à céder ciné &#160;&#187; Le Bénin &#160;&#187; à la Fondation Zinsou au &#160;&#187; franc symbolique &#171;&#160;</title>
		<link>http://levenementprecis.com/index.php/2010/06/18/apres-avoir-rompu-les-contrats-de-location-gerance-des-salles-de-cinema-avec-le-groupe-master-soft-le-gouvernement-sapprete-a-ceder-cine-le-benin-a-la-fondation-zinsou-au-franc-symbolique/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Jun 2010 10:59:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art et Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[(Les artistes en courroux, se mobilisent pour agir) Trois ministres du gouvernement  viennent de se mettre d&#8217;accord pour donner suite au projet de mise à disposition du ciné Le Bénin à la Fondation Zinsou initié par le ministre de la culture, de l&#8217;alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Galiou Soglo. Il s&#8217;agit du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(Les artistes en courroux, se mobilisent pour agir)</strong></p>
<p>Trois ministres du gouvernement  viennent de se mettre d&#8217;accord pour donner suite au projet de mise à disposition du ciné Le Bénin à la Fondation Zinsou initié par le ministre de la culture, de l&#8217;alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Galiou Soglo. Il s&#8217;agit du ministre Galiou Solgo lui-même et ses homologues d&#8217;Etat chargé de la Prospective, du développement, de l&#8217;évaluation des politiques publiques et de  la coordination de l&#8217;action gouvernementale,  Pascal Irenée Koupaki  et Idriss Daouda de l&#8217;économie et des finances. D&#8217;ores et déjà, une communication est préparée pour soumettre le dossier à l&#8217;approbation du Conseil des Ministres. Selon les précisions de la lettre  &nbsp;&raquo; confidentielle &nbsp;&raquo; adressée au Président de la République, Docteur Boni Yayi par le ministre de la culture en charge du dossier, la décision de mise à disposition de la salle de cinéma Le Bénin  se justifie par le fait que le locataire gérant  (Groupe Master Soft  de l&#8217;Honorable Janvier Yahouédéhou) à qui il a été confié l&#8217;exploitation des 5 salles de cinéma appartenant à l&#8217;Etat n&#8217;honore plus ses engagements vis-à-vis de son cocontractant. En effet, suite à cette défaillance mentionnée par le ministre Galiou Soglo dans sa communication conjointe adressée au Chef de l&#8217;Etat, il a été purement  et simplement mis fin aux contrats de location gérance signés par l&#8217;Etat avec le groupe Master Soft. Cette défaillance relevée par le ministre se résume au fait que le locataire gérant ne paie plus ses loyers, n&#8217;exploite plus le fonds de commerce et n&#8217;engage non plus aucune activité cinématographique dans lesdites  5 salles à savoir Ciné Le Bénin et Ciné Concorde à Cotonou, Sabari à Djougou, le Borgou à Parakou et Atacora à Natitingou et ce depuis une décennie. Pour mémoire, les contrats de location-gérance ont été signés avec le groupe Master Soft  respectivement le 5 décembre 1994 et le 14 juillet 1998. La lettre N°333/Mcapln/Dc/Sgm/Sp  de rupture du contrat adressée au promoteur de Master Soft par le ministre Galiou Soglo  date du 11 Mars dernier.</p>
<p> <strong>Le ministre Galiou Solgo propose d&#8217;offrir Ciné Le Bénin à la Fondation Zinsou</strong></p>
<p>Après  la rupture des contrats de location-Gérance avec le Groupe Master Soft, le ministre de la culture, de l&#8217;alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Galiou Soglo se propose de mettre à la disposition de la Fondation Zoinsou, la salle Ciné Le Bénin pour réhabilitation et transformation en Musée d&#8217;exposition d&#8217;arts africains contemporains. Cette décision a été prise par le ministre suite à la correspondance n°357/DG-FH/SH/09 à lui adressée par les responsables de la Fondation Zinsou intéressée par la reprise de ladite salle.  L&#8217;investissement qu&#8217;entend opérer la Fondation avoisine selon la lettre du Ministre Galiou Soglo  adressée au Chef de l&#8217;Etat  les 100.000.000Fcfa. Un investissement qui a tellement  séduit le Ministre au point où il estime que le projet &nbsp;&raquo; est d&#8217;un intérêt certain pour le Bénin &nbsp;&raquo; et permettra également de &nbsp;&raquo; sauver un patrimoine national laissé à l&#8217;abandon et à la ruine &laquo;&nbsp;. En contrepartie, l&#8217;Etat n&#8217;aura  rien à y investir avant de remettre la salle à la Fondation Zinsou. Le ministre Galiou Soglo propose surtout pour l&#8217;aboutissement du projet, l&#8217;accompagnement et le soutien  du gouvernement qui peut &nbsp;&raquo; à défaut de donation spécifique, mettre le bâtiment à la disposition de la Fondation Zinsou, institution à but non lucratif &laquo;&nbsp;. Le Ministre Galiou Soglo  a surtout proposé que le gouvernement mette à la disposition de la Fondation, ladite salle au franc symbolique. Et pour cela, il envisage dans sa lettre adressée au Chef de l&#8217;Etat &nbsp;&raquo; Une mise à disposition à travers un contrat de bail emphytéotique au franc symbolique pour une période de 20 ans renouvelable &laquo;&nbsp;.  Une décision qui met déjà en courroux les artistes béninois qui se mobilisent pour contraindre le gouvernement à revoir sa position dans cette affaire.</p>
<p> <strong>Ce qui fâche le monde culturel</strong></p>
<p>Après plusieurs rencontres avec le ministre de  la culture, de l&#8217;alphabétisation et de  la promotion des langues nationales et les associations d&#8217;artistes notamment la Fédération des associations d&#8217;artistes du Bénin (Faaben), il a été décidé que la politique culturelle au Bénin soit repensée autrement. Et dans les différentes recommandations faites afin que la culture retrouve toute sa vitalité, il y a bien évidemment la construction d&#8217;infrastructures pouvant permettre d&#8217;accueillir des événements culturels. Il est donc clair que le Bénin manque cruellement des lieux pouvant accueillir et ce dans les conditions acceptables, des spectacles et d&#8217;autres initiatives culturelles. En proposant  donc au gouvernement,  la construction des infrastructures adéquates, les artistes ont également recommandé que les anciennes délaissées soient réhabilitées et mises à leur disposition pour exploitation. Mais voilà qu&#8217;à leur grande surprise, le ministre de la culture qui devrait les appuyer pour concrétiser lesdites recommandations vient de prendre  la décision de donner contre un franc symbolique, les différentes salles de cinéma existantes, donc les infrastructures encore insuffisantes pour les artistes. Du coup, cinéastes comme artistes chanteurs et musiciens  rencontrés se désolent de cette décision prise par leur ministre de tutelle. Et pour faire échec à cette décision, ils se mobilisent déjà dans leurs catégories respectives. &nbsp;&raquo; Nous ne laisserons pas le gouvernement mener à terme ce projet de donation des salles de cinéma &laquo;&nbsp;,  ainsi s&#8217;est exprimé un responsable d&#8217;associations d&#8217;artistes du Bénin interrogé sur le dossier. Il est donc clair que bientôt, le bras de fer sera engagé entre les artistes et le gouvernement sur ce dossier qui visiblement ne reçoit pas leur assentiment. Il ne reste  alors qu&#8217;à souhaiter que la position du gouvernement soit revue, surtout que le dossier n&#8217;est aujourd&#8217;hui qu&#8217;à l&#8217;étape d&#8217;analyse pour éviter une nouvelle crise sociale.</p>
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		<title>Après plusieurs mois de souffrance : Le celebre réalisateur béninois &#160;&#187; Aziza &#160;&#187;  a tiré sa révérence</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 10:52:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Newsflash]]></category>

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		<description><![CDATA[Une des icônes du théâtre béninois est tombée. Le premier réalisateur qui a réussi à rassembler les cinéphiles béninois  autour de leur télévision à travers sa série inédite &#160;&#187; Aziza &#160;&#187; n&#8217;est plus de ce monde. Malade depuis quelques mois, l&#8217;artiste est passé de vie à trépas dans la journée du samedi dernier. En dépit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2008/02/aziza-int.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-343" title="Le prophète tenant ici la croix d'Aziza, son bton de commandement " src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2008/02/aziza-int.jpg" alt="" width="389" height="516" /></a>Une des icônes du théâtre béninois est tombée. Le premier réalisateur qui a réussi à rassembler les cinéphiles béninois  autour de leur télévision à travers sa série inédite &nbsp;&raquo; Aziza &nbsp;&raquo; n&#8217;est plus de ce monde. Malade depuis quelques mois, l&#8217;artiste est passé de vie à trépas dans la journée du samedi dernier. En dépit de ses cris de détresse vis-à-vis du pouvoir pour assurer son évacuation sanitaire décidée par son médecin traitant, &nbsp;&raquo; Aziza &laquo;&nbsp;  n&#8217;aura reçu aucun soutien des autorités concernées jusqu&#8217;au jour de son décès. Contraint de se replier sur ses maigres moyens qui ne lui ont même pas suffi pour assurer les frais de traitement au Cnhu où il était hospitalisé pendant des jours avant que son évacuation ne soit finalement décidée, l&#8217;homme n&#8217;a pu résister à son mal. Délaissé par tous, &nbsp;&raquo; Aziza &nbsp;&raquo; a dû rendre le tablier de la vie samedi dernier après 5 jours de coma. Le mystère reste encore entier sur  les réels motifs de ses ennuis sanitaires. L&#8217;équipe du  quotidien l&#8217;Evénement Précis, comme en de pareilles circonstances présente d&#8217;ores et déjà ses condoléances les plus attristées tant à la famille de l&#8217;illustre disparu, qu&#8217;aux acteurs de la culture béninoise endeuillés.</p>
<p><strong> Donatien GBAGUIDI</strong></p>
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		<title>Entretien avec Baflora, artiste chanteuse béninoise: « On me ferme toutes les portes, même celles du Chef de l’Etat pour qui j’ai beaucoup travaillé »</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jun 2010 14:16:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art et Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Revenue au bercail après une trentaine d’années passée en France, Baflora est déçue. Elle se dit exclue des cercles fermés d’artistes, du fait de l’existence selon elle d’un code de vie typiquement béninois. Voici des paroles de blessure, blessure d’une grande dame de la chanson qui nourrit de grandes ambitions pour le Bénin et l’Afrique. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Revenue au bercail après une trentaine d’années passée en France, Baflora est déçue. Elle se dit exclue des cercles fermés d’artistes, du fait de l’existence selon elle d’un code de vie typiquement béninois. Voici des paroles de blessure, blessure d’une grande dame de la chanson qui nourrit de grandes ambitions pour le Bénin et l’Afrique.</strong></p>
<p> <strong><em><span style="text-decoration: underline;">L’Evénement Précis:</span></em></strong><strong><em> Baflora se fait rare sur la scène musicale depuis son retour au pays. Comment vous portez-vous aujourd’hui ?</em></strong></p>
<p> <strong><em><span style="text-decoration: underline;">BAFLORA:</span></em></strong> Je dirai que par la grâce du Tout-puissant, je me porte très bien. Je suis revenue m’installer au pays après près de 30 ans de vie en France, depuis surtout l’avènement du changement. Cela ne veut pas dire que je ne vais plus là-bas parce que vous n’êtes pas sans savoir que j’ai vécu ma vie professionnelle dans ce pays. Je fais donc la navette, mais je suis actuellement définitivement au Bénin. Car, il ne sert à rien de passer toute sa vie à l’étranger en oubliant son pays. Je suis là surtout pour participer à la construction de mon pays.</p>
<p> <strong><em>Vous avez affirmé que vous êtes au pays depuis l’avènement du changement ; dites-moi, est-ce le vent du changement qui vous a amené au pays ou bien il y a d’autres raisons ?</em></strong></p>
<p>Pour dire vrai, c’est le vent du changement qui m’a amené au pays. Je dis cela parce que je faisais partie du comité de campagne de Yayi Boni à Paris quand il était candidat à la présidentielle de 2006. J’étais donc avec  des gens comme Patrick Bénon, Kessilé Tchala et autres à l’époque. On a donc travaillé pour l’élection de notre candidat à l’époque qui aujourd’hui est notre Président de la République. Après son élection, j’ai jugé utile de revenir au pays pour accompagner le mouvement. Mais à ma grande stupéfaction, c’est le contraire de ce que je voulais que j’ai retrouvé. Mais pour autant, je ne me suis pas découragée et je garde toujours l’espoir que ça ira mieux pour mon pays.</p>
<p> <strong><em>Et qu’avez-vous retrouvé de votre retour au bercail qui vous désole aujourd’hui ?</em></strong></p>
<p>(<em>Elle respire profondément et garde quelques secondes de réflexion et déclare)</em> : C’est tout simplement de  la ségrégation que je suis venue retrouver au pays. Les gens forment leur équipe, vous ferment leurs portes et vous avez du mal à accéder à eux.  Avec ce que je vis, si vous venez de l’extérieur et que vous n’avez pas le courage, vous risquez de vous retourner tout simplement à l’extérieur. Mais moi, je ne le ferai pas parce que le Bénin, c’est mon pays. Mon cordon ombilical est ici et je compte bien y rester.</p>
<p> <strong><em>Depuis quelques moments, on ne vous sent plus sur la scène musicale ;  qu’est-ce qui justifie ce long silence dans lequel vous vous êtes plongée ?</em></strong></p>
<p>Ce silence tout simplement parce que j’avais un grand projet qui me tenait franchement à cœur et auquel je consacre quasiment tout mon temps. Mais ce n’est pas trop juste non plus d’affirmer qu’on ne me sent plus du tout sur la scène musicale. Car, il n’y a pas longtemps, j’ai sorti mon nouvel album intitulé « Sans complexe ». Evidemment, je n’ai pas eu le temps d’assurer comme cela se doit la promotion parce que le projet dont j’ai parlé m’a beaucoup occupé.</p>
<p> <strong><em>De quel projet s’agit-il ?</em></strong></p>
<p>En fait, il s’agit d’un projet panafricain. Je l’ai initié pour réaliser les mêmes objectifs que ceux qui œuvrent aujourd’hui pour les Etats-Unis d’Afrique. Grâce à ce projet, je travaille actuellement en étroite collaboration avec les personnalités comme le Professeur Honorat Aguessy, le Président Houdou Ali et autres. Autrement dit, je ne peux pas tout faire à la fois. C’est pour cela que j’ai mis d’abord en standby, la musique pour travailler avec détermination pour la réussite de ce projet. Cela ne veut pas dire que j’ai oublié l’art. D’ailleurs j’ai sorti un single en hommage au Cardinal Gantin. Cela est sur le marché. L’autre problème que j’ai encore et qui peut justifier mes difficultés aujourd’hui au Bénin, c’est que j’ai du mal à intégrer les milieux culturels. Les gens ne t’acceptent pas du tout avec eux. Ils estiment peut-être que tu ne peux pas bouffer en France et venir encore au pays pour bouffer. On me ferme toutes les portes, même celles du Chef de l’Etat pour qui j’ai beaucoup travaillé pour son élection en 2006. Mais j’observe et je suis prudente par rapport aux fréquentations et autres. Il paraît que le Bénin a un code qu’il faut retrouver. Donc, je suis toujours en train de chercher le fameux  code qui permet aux gens de mieux vivre dans le pays. Je suis béninoise, mais j’avoue que le Béninois est très compliqué. On m’a par exemple dit qu’il faut être hypocrite pour mieux vivre au Bénin, mais je ne le suis pas. C’est peut-être une des raisons qui font que je n’arrive toujours pas à intégrer ces milieux-là.</p>
<p> <strong><em>Vous avez tantôt dit que même les portes du Chef de l’Etat vous sont fermées quand bien même vous avez œuvré pour qu’il soit élu en 2006. Dites-nous franchement, avez-vous encore le même engouement aujourd’hui à œuvrer pour qu’il soit réélu en 2011 ?</em></strong></p>
<p>Pour être franche comme vous le demandez, je dirai que je suis profondément déçue de cette façon d’écarter les gens qui avaient sérieusement mouillé le maillot pour le Chef de l’Etat. J’ai compris aujourd’hui que le Président n’appartient pas à tout le monde. Il faut être dans un cercle donné pour pouvoir avoir accès à lui. Il y a des gens qui prennent le Président pour eux tous seuls en écartant les autres Béninois. Imaginez-vous que depuis plus de 4 ans que je suis venue du fait de son élection, j’ai plusieurs fois demandé des audiences, mais on ne m’a  jamais accordé cela. Je ne sais pas ce qu’on lui a dit de moi, je ne sais pas non plus ce que je lui ai fait, mais j’observe toujours. Quand il faisait campagne, on était pourtant tout le temps ensemble. Je ne pouvais pas imaginer qu’une fois élu, il pourrait hermétiquement fermer comme ça ses portes. La plupart de ceux qu’on voit aujourd’hui derrière lui, ce sont des gens qui n’ont en réalité rien fait pour contribuer à son élection en 2006. Je trouve que c’est de l’injustice que d’écarter ces gens-là qui ont mouillé le maillot avec lui en 2006. Et ça, moi je ne l’accepte pas. Et si c’était à refaire, ce serait difficile pour moi d’œuvrer avec la même énergie de 2006.</p>
<p> <strong><em>Quelques projets pour 2010 ?</em></strong></p>
<p>J’ai toujours des projets artistiques. Je veux surtout partager avec mes frères béninois, ce que j’ai fait en France. Ainsi, j’ai créé à mon retour au pays,  l’annexe de mon association « Bénin : culture et développement ». Une association avec laquelle j’ai beaucoup travaillé en France. C’est avec ça que je compte œuvrer aux côtés des handicapés, engager des actions sociales et soutenir les artistes béninois, c’est-à-dire ceux qui en ont encore besoin pour leur ascension.</p>
<p> <strong><em>Baflora est veuve depuis plusieurs années ; dites-nous  un peu comment vous vivez votre situation de veuvage.</em></strong></p>
<p>Je vis très bien mon veuvage. Quand moi j’ai un projet qui me tient vraiment à cœur, je ne pense pas à l’amour. Si c’est les enfants, j’en ai eux, si c’est le mari, j’en ai aussi eu. C’est vrai que le cœur ne résiste pas à l’amour, mais cela fait partie de mes derniers soucis. D’ailleurs, ce n’est pas parce que je suis veuve que j’irai prendre un homme juste pour le plaisir. Je dis non. Je suis  même très rigoureuse dans le choix d’un homme. Pour l’heure, mon cœur appartient à mon projet que vous aurez le temps de connaître bientôt. Il n’y a même pas de bons hommes aujourd’hui. Des gigolos, il y en a, mais je n’en veux pas moi.</p>
<p> <strong><em>Un mot pour conclure cet entretien ?</em></strong></p>
<p>Je ne conclurai pas l’entretien sans vous dire que je fais également la promotion du « Guèlèdè ». Je suis née dedans et j’ai même une attestation de l’Unesco dans ce sens. Cela m’a permis de beaucoup voyager à travers l’Europe et les Etats-Unis. Pour conclure, je dirai au ministre de la culture que ce qu’il fait, n’est pas une tâche facile, donc je lui souhaite beaucoup de courage parce qu’il ne peut pas soulager tout. Il va falloir néanmoins qu’il soit humble comme il l’est déjà et de ne pas faire de la ségrégation dans ses rapports avec les artistes. </p>
<p> <strong><em>Entretien réalisé par  Donatien GBAGUIDI</em></strong><strong></strong></p>
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		<title>Musique béninoise: Majorette Bessanvi, prête à assurer l’héritage musical de son père Gbessi Zolawadji</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 13:28:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art et Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[ Bessanvi Majorette, alias Zola Junior compte pérenniser les arrières de son père, Gbessi Zolawadji. Avec son jeune âge et les expériences acquises auprès de son père qui continue de porter haut le flambeau de la musique béninoise à travers le « Agbadja modernisé »,  Majorette est bien déterminée à aller loin. Pas de souci pour celui  de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/05/Zola-Junior.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2769" title="Zola Junior" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/05/Zola-Junior.jpg" alt="" width="290" height="395" /></a> <strong>Bessanvi Majorette, alias Zola Junior compte pérenniser les arrières de son père, Gbessi Zolawadji. Avec son jeune âge et les expériences acquises auprès de son père qui continue de porter haut le flambeau de la musique béninoise à travers le « Agbadja modernisé »,  Majorette est bien déterminée à aller loin. Pas de souci pour celui  de qui elle hérite la musique, son géniteur. Car, déjà avec son single de relance, les mélomanes ont de quoi à se convaincre de son talent. Comme son père, la jeune Majorette nourrit de grands rêves !</strong></p>
<p>Née un 26 du mois d’octobre 1980 dans la capitale économique du Bénin, Cotonou, Majorette Koïba Bessanvi est un pur produit de Djègbadji. Déléguée médicale de profession, elle éprouve aujourd’hui une grande soif qu’elle veut bien étancher. Il s’agit d’accomplir le plus grand rêve de sa vie, assurer les arrières de son géniteur, grande vedette de la musique béninoise connue sous le nom Gbessi Zolawadji, le fondateur du « Agbadja moderne » au Bénin. Et pour réussir ce challenge,  que dis-je, ce défi, Majorette Bessanvi se révèlera désormais  au public sous le nom d’artiste « Zola Junior ». Ce qui est évident, la jeune artiste en devenir n’est pas venue du néant. Elle a pris son temps et suivi avec rigueur, les pas de son géniteur qui a aussi béni son engagement. Choriste depuis fort longtemps dans le groupe « Agbadja » que dirige avec dextérité son père, Gbessi Zolawadji, Majorette a réussi à se faire une bonne voix et a aussi acquis les notions essentielles pour mieux orienter son destin d’artiste. Désormais convaincue de ce que l’heure de se révéler aux mélomanes a sonné, elle se dit prête à se lancer dans le labyrinthe du showbiz conduit par les véritables talents et non les amateurs. Assurément, suite aux inquiétudes de son père aussi déterminé à lui laisser la main, Majorette répond avec assurance : « J’ai fini de réfléchir. Je peux t’assurer que je ferai tout pour assurer tes arrières à travers le rythme que tu fais si bien et que les Béninois et les Africains d’une façon générale adorent. Je ne te décevrai pas », a-t-elle rassuré son père qui lui demande de mieux mûrir ses réflexions avant de s’engager résolument sur ses pas. Consciente des épines qui pourraient se dresser sur son chemin, elle demande tout simplement à son père, la bénédiction. Pour Zola Junior, travailler pour égaler son père n’est forcément pas son rêve, mais le surpasser demeure le plus grand rêve qu’elle caresse avec dévouement et assurance. Et comme il faut bien prendre du recule pour mieux bondir, Majorette vient de signer son premier single d’essai. Et ça, c’est un véritable « canon » qui ne laisse personne indifférent. « Gamè » chanté en Minan, c’est le nom du baptême de ce single entièrement réalisé et qui passera bientôt sur les chaînes de télévisions et tonnera sur les ondes des radios béninoises. Gamè (L’heure de Dieu) parle de l’espérance, une vertu qu’elle cultive à fond pour réussir avec brio, sa nouvelle carrière. Car, elle rêve très grand. « Je nourris le grand espoir de devenir une star internationale pour porter très haut, le flambeau de la musique béninoise. Je vous assure que je surpasserai même mon père pour lui faire honneur », confie-t-elle toute enthousiaste. Majorette, alias Zola Junior veut compter surtout d’abord sur ses talents et ensuite son père pour gravir les échelons qui conduisent à la cime de la musique.</p>
<p> <strong>Majorette et la vie de famille</strong></p>
<p>Célibataire sans enfant, Zola Junior  n’a peur de rien. Même  pas des préjugés qui pèsent lourdement sur les artistes femmes. Pour elle, on peut bien être artiste et assurer pleinement et avec dignité, ses obligations conjugales. D’ailleurs, les préjugés font partie de ses derniers soucis pour arriver à bout de ses ambitions. « Je suis déterminée à faire la musique et je la ferai. Je veux faire fi des raconta et des quand dira-t-on pour avancer », déclara-t-elle pour une fois de plus rassurer sur son engagement artistique.  Si Zola Junior devra se choisir un mec, celui là avec qui elle partagera sa vie, il faudra bien que celui-ci remplisse certaines qualités. Ce qui l’enchante avant tout, c’est la franchise et la sincérité. Mais une précision vaut la peine. Attention, tout prétendant de l’artiste devra  d’bord se munir d’un travail, sans quoi Majorette n’acceptera jamais vos avances. Au-delà de tout ceci actuellement, son  plus grand projet  pour l’année 2010, c’est le lancement de son tout premier album actuellement en préparation. Ceci accompagné d’une forte promotion, Majorette espère bien se révéler avec succès au public. Préparez-vous donc à l’accueillir.</p>
<p><strong> Donatien GBAGUIDI</strong></p>
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		<title>Cabale sociale meurtrière: Les rasta-men du Bénin fêtent Bob Marley sous menace d’extermination</title>
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		<pubDate>Sat, 15 May 2010 16:34:57 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Art et Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Les rasta-men et les fanatiques du chanteur Bob Marley du Bénin ont commémoré le vingt-et-neuvième anniversaire du décès de leur « idole » le 11 mai 2010 dans la psychose générale des assassinats perpétrés contre les hommes aux cheveux tressés communément appelés dreadlocks.   A l’instar de toutes les centres-villes africains, Cotonou a fêté le 11 mai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em></p>
<div id="attachment_2702" class="wp-caption alignleft" style="width: 120px"><a href="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/05/rasta-tué.-site-1jpg.jpg"><img class="size-full wp-image-2702" title="rasta tué" src="http://levenementprecis.com/wp-content/uploads/2010/05/rasta-tué.-site-1jpg.jpg" alt="" width="110" height="57" /></a><p class="wp-caption-text">Un des rasta-men abattus sur vindicte populaire à Abomey</p></div>
<p>Les rasta-men et les fanatiques du chanteur Bob Marley du Bénin ont commémoré le vingt-et-neuvième anniversaire du décès de leur « idole » le 11 mai 2010 dans la psychose générale des assassinats perpétrés contre les hommes aux cheveux tressés communément appelés dreadlocks.  </p>
<p></em></strong></p>
<p>A l’instar de toutes les centres-villes africains, Cotonou a fêté le 11 mai en souvenir du chanteur légendaire Robert Nesta Marley alias Bob Marley. Celui que les adeptes et sympathisants du rastafarisme considère comme un « Prophète » a occupé cette journée du mardi aussi bien les ondes des radios et des télévisions nationales que les grandes salles et aires de spectacles dont regorge la ville. Le Centre Culturel français qui a fait depuis plusieurs années, de cette date un jour privilégié dans son agenda culturel n’a pas dérobé à la tradition. Le campus universitaire d’Abomey Calavi avec son groupe mythique de musiciens « Les Kasseurs » de l’Ensemble artistique et culturel des Etudiants  du Bénin, était pour la circonstance la petite capitale des rastafaris et sympathisants. Il grouille de monde mais aussi de décibels.</p>
<p>Cependant loin de la fumée odorante de « l’herbe sacré » qui se passe à tour de bras ou à tour de bouches et loin des vacarmes de l’orchestre « les Kasseurs » embarqués par le rythme rebelle de Kingstone, Kaya, un rasta-man venu à la soirée universitaire, air triste et soucieux, affiche la grande indifférence face à tout ce spectacle d’hommage.  Sa pensée est à environ 120 Km de là. Quelque part dans la capitale historique du pays à Abomey où il y a seulement quelques jours, deux artistes rasta-men sont passés à la loi de la vindicte populaire. En effet, le 6 mai 2010, les populations d’Agnangnan, un petit quartier d’Abomey dans la psychose des enlèvements répétés d’enfants s’en sont prises à deux innocents les passant à feu sur le seul motif du port de dreadlocks (cheveux longs tressés à l’état naturel), qui faisaient d’eux des êtres suspects pour la communauté. « Bob même serait en vie qu’il aurait accepté décréter un jour de deuil pour ces héros tués et brûlés à Abomey pour avoir accepté défendre par leur idéologie et identité physique l’originalité de la culture africaine » déclare Kaya révolté par la mort de ses « frères de lutte ». « Pourquoi ne pas saisir ce seul jour où la société et les médias ont un regard pour nous afin de dénoncer notre réelle condition telle que nous le rappelle l’assassinat de nos deux frères d’Abomey » s’interroge –t-il avec un regard critique vers la foule déjà emportée par le flot de reggae. Des rastas aussi manifestement marqués  que Kaya par les  événements d’Abomey sont plutôt rares sous les lumières de ce spectacle d’hommage. Néanmoins nombreux sont ceux qui, parmi les spectateurs, portent de brassards  ou un tee-shirt noirs en signe de deuil pour la mémoire de leurs compagnons. « Il y a plusieurs manières de s’opposer et le reggae en lui-même est une musique de dénonciation. Ainsi nous dansons et chantons ici ce soir pour condamner le sort réservé aux rastas dans notre société », se justifie un spectateur dreadlocks et banderole noire sur la tête.</p>
<p>Et pendant que les rastafaris s’interrogent ou dénoncent  leur condition sociale dans les salles et aires de spectacles ce 11 mai, la terreur continue à Abomey dans le rang des porteurs de dreadlocks obligés quelques fois à se déplacer dans la ville sous escorte policière.</p>
<p><strong>Médard GANDONOU</strong></p>
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		<title>Nos dames de concassage, de Roger NAHUM (Bénin): Les amazones des carrières du Bénin</title>
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		<pubDate>Fri, 14 May 2010 21:28:25 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[      La mémoire collective les croyait mortes, ensevelies dans le souvenir de l&#8217;histoire, les Amazones &#171;&#160;Noires&#160;&#187;. Ces braves dames du royaume de Dahomey (actuel Bénin), sabres au poing, qui ont défendu vaillamment la patrie contre le colon blanc. Elles sont ressuscitées ! Dans les carrières du Centre Bénin, on les revoit débordantes d&#8217;énergie [...]]]></description>
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<td valign="top">La mémoire collective les croyait mortes, ensevelies dans le souvenir de l&#8217;histoire, les Amazones &laquo;&nbsp;Noires&nbsp;&raquo;. Ces braves dames du royaume de Dahomey (actuel Bénin), sabres au poing, qui ont défendu vaillamment la patrie contre le colon blanc. Elles sont ressuscitées ! Dans les carrières du Centre Bénin, on les revoit débordantes d&#8217;énergie et d&#8217;enthousiasme, cette fois, marteaux et concasseurs à la place des sabres et fusils bravant les roches en l&#8217;absence de colonisateurs conquérants.<br />
50 minutes durant à l&#8217;écran, Roger Nahum réussit cette alchimie de réincarnation à travers son documentaire Nos dames de concassage. Le réalisateur, rare dans son domaine au Bénin et prolifique dans son genre, bien connu par le public local pour ses efforts à donner une couleur &laquo;&nbsp;noire&nbsp;&raquo; et nationale à ses documentaires sur la chaîne de télévision nationale est demeuré, jusqu&#8217;en mai 2007 où il réalisa cette œuvre, fidèle à sa ligne cinématographique.<br />
Il découvre le paradoxe. Les hommes sont mis devant le fait accompli de l&#8217;égalité des sexes. On les surprend dans ce documentaire en parfaite subsidiarité aux femmes : ouvriers rémunérés des associations de femmes. Ici sur les carrières de Dassa, Savalou, Savè (villes béninoises), les dames qui s&#8217;adonnent au concassage de roches dans ces régions montagneuses nous apprendront que la parité n&#8217;est point résidente des législations et déclarations éloquentes. Elle est au bout de l&#8217;effort. Place donc au travail dans ce monde où les textes et les paroles n&#8217;ont pas été forcément au service de l&#8217;émancipation de la gente féminine. Roger Nahum a certainement sa manière particulière de faire partager cette vérité. Pendant environ 3 minutes 30 secondes d&#8217;introduction à son documentaire, le réalisateur fera abstraction du générique pour attaquer le vif du sujet. À l&#8217;écran, il n&#8217;y a de place que pour le travail. Les dames sont à l&#8217;œuvre dans leur atelier de concassage de fortune. Les images d&#8217;hommes sont plutôt rares dans les plans de réalisation. Et quand ils ont droit au regard de la caméra, c&#8217;est que sûrement ils sont en train de défricher le champ des roches aux dames ou de s&#8217;affairer à des tâches préparatoires au travail de concassage &laquo;&nbsp;réservé&nbsp;&raquo;.<br />
On se croirait en plein film-fiction. Et pourtant le monde et les réalités que décrit Roger Nahum dans son documentaire ne relève point de l&#8217;imaginaire. Décor, ambiance et témoignages abandonnés par le réalisateur dans leur nudité naturelle n&#8217;ont servi qu&#8217;à convaincre davantage le public de cette vérité quotidienne. Préférant le décor sonore aux mélodies artificielles, la musique inconsciente et rocailleuse produite par le choc des marteaux et des roches ; les chansons traditionnelles et rituelles exécutées dans une polyphonie improvisée, le réalisateur a réussi à restaurer l&#8217;ambiance communautaire réelle qui rassure le public de la réalité du documentaire et du sujet traité. Ainsi, Roger Nahum va multiplier dans ce film, ces détails rassurants pour le public. À cet effet, il ne ménagera ni outils techniques à sa disposition ni pratiques des populations laborieuses. Les plans contrastés des vastes étendues montagneuses et la petitesse des ateliers de concassage des dames, alternant du coup Nature et Effort pour la vaincre, valorisent la Femme à l&#8217;œuvre pour son émancipation. En associant par ailleurs les pratiques rituelles d&#8217;offrandes au vodoun Hêviosso (Dieu du tonnerre) au travail quotidien des dames, le réalisateur semble pousser bien loin sa quête du naturel en support à son message. Roger Nahum semble bien se servir des images pour dire aux femmes des quatre coins de la terre : &laquo;&nbsp;quelque part sous ce même soleil, il y a des dames comme vous, qui sont arrivées à braver physique et normes sociologiques, sans lois ni décrets, pour conquérir à l&#8217;œuvre Égalité, Parité et Émancipation&nbsp;&raquo;.</p>
<p><em>Médard Gandonou,<br />
Journaliste de l&#8217;Événement Précis (Bénin)</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
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