Category: Société

Contentieux des élections communales et locales de 2015 à la Cour suprême: Des preuves croustillantes à la Cour pour invalider un poste de conseiller à Karimama

Le règlement des contentieux des élections communales et locales de 2015 suit son cours à la Cour suprême. Et dans la vague des audiences, un recours d’invalidation de poste de conseiller serait pendant devant la haute juridiction avec des preuves qui risquent de faire annuler le vote dans la localité concernée. En réalité, de quoi s’agit-il ? Selon les informations, le nommé Assane Assoumana, candidat sur la liste de l’Alliance Soleil aux élections communales de 2015 dans la commune de Karimama, arrondissement de Kompa a constaté pendant la période électorale que le nommé Amani Assane candidat  suppléant sur la liste Fcbe dans la même localité  se retrouve non seulement sur la liste des candidats à l’élection mais également sur la liste des assistants coordonnateurs de la commission électorale nationale permanente (Céna) (Conf Doc 1 et 2). Une position qui a permis cependant à celui-ci, assistant coordonnateur de la Céna, de profiter de sa position pour obtenir un traitement de faveur dont le premier indice probant est le gonflement des chiffres le jour du scrutin en faveur de son titulaire, Bonkano Amadou. Et pour preuve, le nombre d’inscrits sur la feuille de dépouillement du poste de vote N°2 recueillis sur le terrain est inférieur au nombre de votant. (Conf doc 3) soit 442 inscrits à ce bureau de vote contre 684 votants inscrits sur le bulletin. Au-delà de ce constat, plusieurs autres irrégularités ont été observées le jour du scrutin et dont la prise en compte par la haute juridiction pourrait entrainer l’annulation du vote dans cette localité et corriger l’injustice qui est faite contre l’élu légitime. D’ailleurs, non content des résultats, le candidat Assane Assoumana a saisi la haute juridiction avec les différentes preuves à l’appui afin de demander l’invalidation du poste de conseiller dans cette localité.  Selon les dispositions du code électoral, aucun représentant de la Céna, qu’il soit coordonnateur, assistant coordonnateur ou agent de bureau de vote ne doit être candidat. De la même manière, aucun candidat ne peut s’adjuger le rôle d’un représentant de la Céna. Par conséquent, la Cour suprême tenant compte de toutes ces preuves peut aller dans le sens de l’invalidation du poste. C’est dire que la haute juridiction, dans sa jurisprudence, peut se servir de toutes les preuves en possession du plaignant, le sieur Assane Assoumana et sanctionner ceux qui ont agi contre la loi et qui ont abusé de leur position le jour du scrutin.

Des manœuvres pour duper la Cour
Selon des sources concordantes, des mains invisibles exercent un pression terrible pour inverser le sens qu’impose le verdict en matière de cumul de fonctions et de preuves aussi flagrantes que celles qui entourent l’élection dans l’arrondissement de Kompa. Cette pression vise à outrepasser lesdites preuves pour induire la juridiction en charge du contentieux électoral en erreur. Et le stratagème est de profiter du souci de ne pas induire des coûts supplémentaires d’organisation d’élection, pour amener la Cour à prendre une décision à contre-courant. Les juges en charge des dossiers de contentieux doivent redoubler d’ardeur  pour éviter de tomber dans des pièges qui vont impacter la crédibilité de leur institution.

Wandji A.

Suspension du concours de la douane: Marcellin Laourou sort les preuves de la fraude

Marcellin Laourou, douanierLa suspension du concours de la douane 2015 par le gouvernement de la rupture a été passée au crible dans l’émission dominicale « Cartes sur table » de la radio Océan Fm le dimanche 17 avril par le secrétaire général du Syndicat des douanes du Bénin (Sydob), Marcellin Laourou. Il a salué la décision du gouvernement avant d’exposer les faits de fraude ayant conduit à la suspension.
« Il n’y a aucun doute que le concours soit frauduleux ». Pour justifier son assurance, le capitaine Marcellin Laourou se base sur certains faits qui ont entaché sa bonne organisation. Il a évoqué la problématique de la validation des épreuves soumises aux candidats par un collège conjoint de ministres dont celui des finances et de la fonction publique et des trois ordres de l’enseignement conformément à la loi. Une tradition qui n’a pas été respectée car, continue-t-il, les épreuves ont été choisies sans la contribution des ministres des trois ordres de l’enseignement. Secundo, Marcellin Laourou explique la prise en compte par le gouvernement de Boni Yayi de certains corps pour ces concours. Mieux, le secrétaire général du Sydob n’approuve pas l’effectif retenu par le gouvernement. Pour lui, le nombre 502 est pléthorique et ne repond pas aux recommandations de la loi qui exige le recrutement de 40% d’agents au regard de ceux existants. Ce qui fait un total de 292 personnes à recruter. Outre l’effectif pléthorique, l’invité avance qu’aucun acte n’avait été pris pour envoyer les lauréats en formation à Ouidah. Face à ces dérapages, s’ajoutent les cas de contestations dans les rangs des candidats, au lendemain de la proclamation des résultats du concours. Au regard de ces bévues, Marcellin Laourou explique la sourde oreille du gouvernement précédent face aux préoccupations soulevées par le Sydob et le mouvement de débrayage dont il a fait preuve pour dénoncer les faits et exiger l’annulation du concours. Il a salué la promptitude de l’actuel président de la république, Patrice Talon, qui a répondu à leurs doléances. « Nous avons cru que le président Talon allait agir et il a tenu parole. Le gouvernement  est dans notre logique. S’il peut respecter tous les engagements ce serait bien », a-t-il souhaité. Il a souhaité que les douaniers soient en amont et en aval des réformes du président, pour l’intérêt des populations et des opérateurs économiques. Il a ensuite convié les lauréats à garder leur sang-froid sans pour autant se faire manipuler.

Rastel DAN

Syndicalisme: Le Syntra-FNPEEJ porté sur les fonts baptismaux

Le Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (FNPEEJ)  a désormais son syndicat. Il a pour nom le Syntra-Fnpeej et aura pour mission de lutter pour l’amélioration des conditions de  vie et de travail des agents de l’institution.  Cette organisation syndicale a été portée sur les fonts baptismaux,le samedi 16 avrilau codiam, à la faveur d’un congrès constitutif.
Ils étaient nombreux les agents du Fnpeej à prendre part au congrès constitutif de leur syndicat, le Syntra-Fnpeej. Joints pour la circonstance par le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB), Paul Essè Iko, et le représentant de la Confédération générale des travailleurs du Bénin de Pascal Todjinou, les agents disent croire en cette organisation qui aura pour but de défendre leurs intérêts moraux, matériels et humains ainsi que leurs droits à une meilleure condition de vie et de travail. C’est ce qu’a rappelé le président du comité d’organisation, Raoul Modeste Kpossaton. Après avoir salué le militantisme dont a fait preuve ses collègues, il a expliqué la nécessité de ce regroupement pour deux raisons. La première est le besoin de sensibiliser les travailleurs du Fnpeej à adopter les comportements vertueux qui contrastent avec les comportements défendus au sein de l’institution, et de constituer un bureau de cinq membres pour conduire les destinées du syndicat. Présent à cette cérémonie, le représentant du directeur adjoint du Fnpeej, MoudasirouBachabia loué cette initiative qui est un « signe de maturité ». « A l’heure où le pays connait de profondes mutations, il est important, face à notre engagement pour la démarche qualité, que notre institution ait un syndicat fort, un syndicat de développement qui nous protège et vaque au bien-être des travailleurs », a-t-il rappelé. Tout en souhaitant que cette organisation soit un syndicat de vie et de vision, il s’est engagé à asseoir, en symbiose avec le directeur général du Fnpeej, un cadre de concertation permanente pour trouver des solutions aux problèmes des travailleurs. Le Syntra-Fnpeej a reçu, de la part des organisations syndicales présentes, de riches enseignements sur la vie syndicale et quelques conseils. Le secrétaire général de la CSTB, Paul EssèIko et le représentant de la CGTB, Adam Taofick, se sont engagés à soutenir les idéaux du Syntra-Fnpeej.

Rastel DAN

Nommée à la tête du Ministère de l’économie numérique et de la communication : Le riche parcours de Rafiatou Monrou

Rafiatou MONROU okAnciennement Ministère de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication (MCTIC), il a changé de dénomination depuis peu et devient désormais Ministère de l’Economie Numérique et de la Communication (MENC) avec aux commandes, une femme, Madame Rafiatou Monrou.  Ce n’est  pas un choix hasardeux fait par le Chef de l’Etat, Patrice Talon, mais plutôt   conséquent à sa vision  qui consiste à miser sur la compétence des hommes avec qui il entend travailler. Rafiatou Monrou en est une lorsqu’on feuillette son parcours professionnel : 15 ans d’expérience  dans la gestion des projets de télécommunications, 09 ans  d’expérience  en tant que spécialiste  en installation, configuration et intégration des  équipements de télécommunication, 06 ans d’expérience en tant  que superviseur et gestionnaire du réseau d’accès l’Internet…
En service jusqu’à sa nomination au gouvernement, à Télus Communications à Montréal au Canada, l’une des plus grandes entreprises Télécom au monde,  la nouvelle ministre de l’Economie numérique et de la Communication, selon divers témoignages, est dotée d’une grande capacité d’analyse, d’un sens élevé  de responsabilité et d’une bonne capacité d’adaptation. Autant de valeurs qu’incarne l’ex-Directrice des interconnexions et des relations avec les clients-opérateurs et partenaires à Bénin Télécoms, de 2007 à 2013. Dans cette ancienne fonction, elle s’est révélée dans la réussite de grands projets d’alors dont elle avait la charge. On cite, entre autres, la gestion des projets sous-marins SAT 3 et ACE (Africa Coast to Europe), dans le cadre des interconnexions pour l’échange de trafics voix entre Bénin Télécom et plusieurs opérateurs nationaux et internationaux : France Télécom, BICs, ATT, Téléglobe, MTN, MOOV, etc.
La ministre Rafiatou Monrou a également fait ses preuves dans un passé lointain à d’autres fonctions comme celle de Directrice Technique au Groupe Africa Télécom où elle avait, entre autres tâches , la fourniture de service Internet de gros aux ISP, l’installation des sites avec antenne VSAT, les sites de téléphonie cellulaire et autres.
Bref, le Chef de l’Etat, Patrice Talon semble avoir vu juste en faisant appel à cet ingénieur Télécom de haut niveau,  pur produit de deux grandes  et célèbres écoles internationales   de formation en Télécom dont l’Institut TECCART au Canada et l’Institut des Télécommunications de Tachkent en Russie. Non sans oublier aussi les nombreuses formations complémentaires dont elle  a été bénéficiaire de par le monde.
Les défis à relever aujourd’hui dans les secteurs de l’économie numérique et de la communication sont nombreux. Rafiatou Monrou en est bien consciente, mais a ses priorités pour le moment. En prenant service des mains de son prédécesseur, Etienne Kossi, le jeudi 07 avril dernier,  elle en a énuméré quelques-uns : la promotion des nouveaux services, l’installation d’équipements de nouvelle génération capables de transporter le haut débit. « Quelle que soit aujourd’hui la stratégie à développer, le socle d’une économie numérique demeure le haut débit », a-t- elle martelé. Elle en fera son cheval de bataille. «Le haut débit doit devenir une réalité au Bénin », a-t-elle promis. La création d’un cadre règlementaire capable de garantir la rentabilité des investissements, l’établissement des rapports responsables avec le quatrième pouvoir, c’est-à-dire, la presse, sont également des chantiers non moins importants pour elle. Des tâches immenses autour desquelles, elle a invité tous les acteurs du secteur des télécommunications et de la communication à se mobiliser, chacun, selon son rôle et ses responsabilités.

Wandji A.

BAC 2016: Le DOB, Alphonse da Silva annonce 115.322 candidats inscrits

Alphonse da Silva et ses collaborateursLe niveau de préparation de l’examen de baccalauréat 2016 est satisfaisant et rassurant.  C’est ce qu’il faut retenir de la sortie médiatique effectuée par le Directeur de l’Office du baccalauréat (Dob), Alphonse da Silva. C’était ce jeudi 14 avril dans les locaux de l’office à Gbèdjromèdé. Face à la presse et assisté de ses collaborateurs, il a présenté la fiche technique des préparatifs. A l’en croire, les candidats attendus à cet examen sont au nombre de 115.322  régulièrement inscrits  après le traitement et le rejet des dossiers. Pour atteindre ce taux, l’office a veillé à l’élimination des candidats ajournés, des fraudeurs pris en flagrant délit lors de l’édition 2015. Le détail  des inscriptions donne, pour le compte de la série D, 50.185 candidats inscrits pour un pourcentage de 43,51%. La série C contrairement à la série D connait une hausse en termes d’effectif, cette année, avec 3505 candidats contre 3243 en 2015 et 2177 en 2014. Le directeur a confié que les  effectifs des autres séries sont plus ou moins stationnaires. Au sujet des épreuves,  il a précisé que les épreuves pratiques des séries techniques, technologiques, eau et assainissement se dérouleront à partir du 06 juin 2016. Elles seront suivies de celle des épreuves écrites de la session normale qui se tiendront du lundi 20 juin au jeudi 23 juin 2016 pour toutes les séries. En dehors de ces chiffres et des différentes dates de composition, trois (03) nouveaux centres de composition ont été ouverts, pour le compte de cette année. Il s’agit, selon Alphonse da Silva, du Collègue catholique Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus d’Abomey-Calavi, du Ceg 2 de Natitingou et du Ceg Zakpota. Justifiant l’ouverture des nouveaux centres, il a expliqué qu’il s’agit d’œuvrer de sorte à contenir le flux des candidats et de rapprocher les centres de composition. Il faut préciser que la session de remplacement  sera organisée du 18 au 21 juillet 2016 pour toutes les séries.

Emmanuel GBETO

Proposition de Charles Wenceslas Afouda, expert en gestion maritime: « Construire le port de Sèmè pour décongestionner Cotonou »

Charles Wenceslas Afouda okCharles Wenceslas Afouda est un consultant de renommée internationale, spécialiste en administration portuaire et de l’économie maritime. Premier béninois à fréquenter l’école internationale maritime de Suède, il est détenteur d’un Master of Science dans l’administration et la gestion des ports. Ancien directeur général de la Marine Marchande, du CNCB, de la Sobemap et ancien administrateur du Port de Cotonou, Charles Afouda est depuis 2013 conseiller spécial du chef de l’Etat en économie maritime. Rencontré peu après la formation du premier gouvernement du président Patrice Talon, il propose de prioriser la construction du port de Sèmè afin de décongestionner le port autonome de Cotonou pour l’essor de l’économie béninoise.

L’Evénement Précis : Le premier gouvernement du président Patrice Talon est connu depuis la soirée du mercredi 06 avril. Quelles sont vos impressions ?

Charles Wenceslas AFOUDA : Je crois que le choix a été minutieux et on peut lire facilement que ce gouvernement est porteur d’espoir. Il est vrai qu’on s’attendait à un gouvernement de 16 ministres comme l’avait souhaité le président Patrice Talon mais pour ceux qui connaissent le système administratif béninois, ce serait difficile de quitter le nombre de postes ministériels qu’on avait avec le président Boni Yayi pour 16 ministères. Donc, il est allé à 21 ministres, ce n’est pas mal. Vue la qualité des hommes qui composent ce gouvernement, il n’y pas d’objection puisqu’on connait la plupart et on les a vu à l’œuvre. Le ministre d’Etat, Koupaki, le ministre d’Etat, Bio Tchané, par exemple, sont des hommes d’expérience et je ne doute point de leurs capacités.

Que pensez-vous de la disparition du Ministère de l’économie maritime qui est un Ministère stratégique pour l’économie béninoise ?
La disparition du ministère de l’économie maritime n’est pas très commode à mon avis. Le président aurait pu maintenir ce ministère et revoir peut être son mode de fonctionnement parce que 95% de notre commerce extérieur et les activités commerciales du Bénin, comme vous le savez, passent par la mer. Les marchandises, c’est par la mer, les véhicules d’occasions, c’est par la mer. Très peu de marchandises passent par voie aérienne. Donc, le président Patrice Talon a certainement une autre politique à mettre en place à ce niveau parce que la mer constitue un véritable joyau pour le Bénin et c’est le port de Cotonou qui dessert les pays de l’hinterland comme le Tchad, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, notamment. Et, étant dans un ensemble de pays de la sous-région, le Bénin se doit de mettre en place des dispositions afin de faciliter la tâche à ces pays qui sont desservis par le Bénin. Il y a aussi le fait que c’est le port de Cotonou qui dessert le Nigéria lorsqu’il est engorgé. Donc, le secteur portuaire doit être une priorité pour le nouveau gouvernement.

Quelles seront, selon vous, en tant que spécialiste de la chose portuaire, les priorités du nouveau chef d’Etat dans le domaine portuaire ?
La priorité du nouveau chef d’Etat, selon moi, est la construction du port de Sèmè parce que la zone a été déjà délimitée et déclarée d’utilité publique, il ne reste que le dédommagement des sinistrés. Donc, le nouveau président doit s’activer afin que les sinistrés soient dédommagés et qu’on commence immédiatement les études de faisabilité de ce port-là parce que c’est un grand port. Avec sa position, ce serait un port minéralier, un port commercial et puis, un port pétrolier, ce sera un très grand port. Et, la construction de ce port va décongestionner l’actuel port de Cotonou qui est déjà exiguë et quelles que soient les acrobaties que les gens voudront faire, c’est qu’il n’y a plus de place. Or, le trafic augmente tous les jours, alors que nous avons des ports concurrents. De plus en plus, nous n’arrivons pas à contenir le trafic pendant que les ports concurrents nous arrachent une part de ce trafic. Ce qui n’est pas bien pour notre économie qui se veut prospère. Le Bénin doit s’arroger la majorité du trafic des pays de l’hinterland. C’est-à-dire que le Bénin doit revoir ses conditions de dédouanement, le système d’enlèvement et de transfert des marchandises vers les pays concernés et s’organiser d’avantage pour maintenir le trafic. Il faut alors qu’on passe rapidement à la construction du port de Sèmè afin que l’économie béninoise puisse en profiter énormément.

La société nationale de manutention, je voudrais nommer la Sobemap, peine à s’affirmer sur la plateforme portuaire de Cotonou et tout récemment, la direction générale a acquis de nouveaux engins de manutention. Pensez-vous que l’arrivée de ces machines va booster les activités de cette société ?
L’acquisition de nouveaux engins de manutention par le directeur général de la Sobemap est une très bonne chose. Je crois qu’une société de manutention qui n’a pas d’engin ne peut pas exister. Et, la manutention, c’est d’abord les engins. Donc, c’est une très bonne chose d’acquérir ces engins et cela passe normalement par la mission qui lui a été confiée à la tête de cette société dont la mission régalienne est de charger et décharger les navires. Mais on ne peut pas décharger les navires par la main, donc, il faut des engins modernes, spécifiques qui doivent répondre aux besoins du terrain. C’est une très bonne chose d’avoir commandé ces engins-là et je crois que la Sobemap doit, avec ça, répondre aux attentes de ses clients et partenaires.

Un mot pour conclure
Je voudrais remercier le président Boni Yayi qui a fini ses deux mandats constitutionnels, et demander au président Patrice Talon de prendre au sérieux la question portuaire. C’est par le port que notre économie se développe et il urge de maintenir le Ministère de l’économie maritime dans la sphère gouvernementale. Mais je le sais très clairvoyant et je crois qu’il est en train de prendre les dispositions nécessaires même si le premier gouvernement est déjà sorti afin de redorer le blason de l’économie nationale.

Entretien réalisé par Yannick SOMALON

Voyage en Chine: TIENS offre des jours de rêve à 48 Béninois

48 bénéficiaires TiensLa compagnie TIENS, par le biais de Destination Succès communication (DS COM), continue de confirmer sa crédibilité dans ses affaires au Bénin. En réalité, elle a offert une semaine de tourisme (tous frais payés) sur la Chine. Il s’agit de 48 Béninois du privé voire du public qui ont bénéficié de cette opportunité. Ayant décollé de l’aéroport Bernardin Gantin de Cotonou, le lundi 04 avril 2016 pour la Chine, ils ont été accueillis, à leur retour, le lundi 11 avril 2016 par la direction nationale de DS COM. On pouvait lire dans leurs yeux, joie, émotion, fierté d’avoir concrétisé un rêve de voyage sur la Chine. A leur descente, certains ont dit leur satisfaction. C’est le cas de Stanislas Hachémè, qui a précisé le contexte du voyage. A  l’en croire,  « C’est un voyage spécial sur l’invitation du président mondial  de la compagnie TIENS. Il a invité les membres de la compagnie TIENS au Bénin à travers DS COM compte tenu de l’importance de ces personnes dans l’évolution des affaires de la compagnie ». Les bénéficiaires ont salué le Bénin à travers DS COM qui a fait bouger les choses en 2015 pour que ce voyage soit une réalité, à travers beaucoup d’adhésions, pour un chiffre d’affaires très élevé. C’est donc en récompense aux adhésions, poursuit le bénéficiaire Stanislas Hachémè, que le président mondial de la compagnie TIENS, a donné une invitation spéciale pour  recevoir les membres  afin de les rencontrer en personne et de leur faire profiter de ses expériences, et partager les motivations de cette initiative avec eux. Huit (08) jours durant, les clients de TIENS DS COM Bénin ont été marqués par plusieurs actes. Ils ont, ont-ils confié, visité entre autres, le siège  de TIENS, des séances d’échanges avec le président, des formations,  de même que des visites guidées sur des sites historiques à Beijing, visite de la capitale économique de la Chine…. L’avantage de ce voyage, selon les responsables de DS COM, est de  permettre aux membres  de vivre une nouvelle vie fournie de motivations afin de leur permettre de poursuivre la conquête et d’aider ceux qui ne croient pas encore à prendre soin de leur santé physique et morale. DS COM est situé au quartier Agla Hlazounto, où elle mène ses opérations d’entretien avec tout citoyen désireux d’orienter son avenir.

Emmanuel GBETO

Ministère des Affaires étrangères: Agbénonci annule les affectations clandestines de Akadiri, le personnel suspend sa grève

Le Ministère des Affaires étrangères et de la coopération retrouve la quiétude. Depuis hier, mardi 12 avril, la maison des diplomates et traducteurs a repris goût à la vie et au travail. Les portes des bureaux de l’institution restées fermées des mardis aux jeudis depuis deux mois pour cause de grève, ont rouvert leurs portes. Le personnel de la maison diplomatique, ravi de reprendre avec le travail, n’a ménagé aucun effort pour afficher ses ambitions à s’abonner au nouveau départ. Une résurrection à mettre à l’actif du nouveau patron de la maison diplomatique, le ministre Aurélien Agbénonci. Au lendemain de sa prise de fonction, le diplomate chevronné et averti des nombreux problèmes qui rongent la crédibilité du Ministère, n’est pas resté insensible aux différentes revendications des diplomates, traducteurs et personnel. La rétrocession effective de l’ancien bâtiment du Ministère et l’usurpation abusive des diplomates retraités constituent, entre autres, la cause du mouvement musclé décanté il y a quelques mois par le syndicat des diplomates et interprètes traducteurs du Ministère des Affaires étrangères (Syndipat-Mae). Au cours d’une assemblée générale qui s’est tenue le lundi 11 avril dernier, le ministre Aurélien Agbénonci a pris sur lui la décision d’aborder la question du bâtiment avec le nouveau président de la république et de le rétrocéder au Ministère des Affaires étrangères. Outre cette décision, le ministre a promis prendre en compte les autres revendications des travailleurs. Une exemplarité qui, au soir de cette rencontre avec leur autorité de tutelle, a permis au bureau du Syndipat-Mae de lever la motion de grève afin de donner du temps au ministre pour concrétiser la démarche qu’il a déjà entreprise. Cette fin heureuse est le fruit d’un consensus entre le ministre et le personnel pour permettre à l’institution diplomatique de retrouver ses lettres de noblesse.

Rastel DAN

Coach Patrick A. Pognon sur ‘’Ma part de Vérité’’: « Les Béninois doivent changer de mentalité et se mettre au travail »

PognonInvité sur l’émission hebdomadaire de Golfe TV, le président du coaching africain, Patrick Armand Pognon, a décortiqué le concept de la rupture et du Nouveau départ. Il prévoit un lendemain meilleur pour le peuple béninois à travers cette nouvelle équipe gouvernementale mais il insiste sur le changement de mentalité chez les Béninois qui, selon lui, doit se mettre résolument au travail.

Reconnu  sur le plan  mondial et à travers le continent africain pour ses prises de position et dans la formation sur le coaching et le développement personnel, Patrick Armand Pognon est l’un des rares Béninois qui ne se cachent pas derrière leur silence. Orateur, coach et évangéliste, il a félicité le président Patrice Talon pour sa brillante élection et l’esprit pacifique du peuple béninois qui a prévalu tout au long de la période électorale. « Le nouveau départ, la Rupture et tout ce que vous voulez, c’est un jeu de mot. C’est un concept qui est adopté juste pour changer la face des choses mais au-delà, le changement doit provenir du peuple d’abord », dira-t-il. A l’entendre, la maturité du peuple béninois doit en réalité lui permettre de connaître un véritable essor économique mais cela doit venir des mentalités, estime-t-il. Le coach Patrick Armand Pognon a expliqué que la réussite du président Patrice Talon résidera dans la façon dont il considère son peuple. « Considérer son peuple, c’est l’écouter, à travers les réseaux, les mails, les courriers, répondre si besoin est et se pencher sur les préoccupations exprimées par le peuple. Ce ne sont pas les poses de première pierre, ce n’est pas dans les inaugurations ni la réception des modules de classe, mais dans la prise en compte des problèmes sérieux », a expliqué le coach Pognon. Il estime que la paix étant faite entre le président sortant et son successeur vu leurs divergences, cela doit se décliner du sommet de l’Etat vers le peuple afin de mettre fin à la discrimination envers les personnes ayant servi le régime finissant. Car, selon le coach Patrick Armand Pognon, la rupture ne signifie pas de balayer tout ce qui a été fait, mais plutôt de mettre fin à la gabegie, au culte de la personnalité et de se mettre résolument au travail. Il a décliné le programme de formation en développement personnel et en stratégie de vente qui débutera ce lundi à Cotonou. Il dit être fier d’être Béninois mais souhaite que les autorités nationales se servent du coaching pour éclairer leur vision.

Yannick SOMALON

Passation de charges à Abuja: Marcel de Souza prend les rênes de la présidence de la commission CEDEAO

Marcel de Souza à la CEDEAOMarcel de Souza a officiellement pris les rênes de la Commission de la CEDEAO succédant ainsi au Burkinabè Désiré Kadre Ouedraogo.

Nommé par l’ancien président de la république du Bénin, Dr Boni Yayi, au lendemain de l’élection présidentielle de 2016, le député Marcel de Souza a pris service à la tête de la Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ce vendredi 08 avril 2016 au siège de l’institution à Abuja au Nigeria. En effet, c’est à la 48ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, tenue le jeudi 17 décembre 2015 au Nigéria, que la présidence de la Commission a été attribuée au Bénin pour la période allant de mars 2016 à février 2018. Ainsi, quelques semaines après l’expiration du mandat en cours, le président Boni Yayi a nommé Marcel Alain de Souza pour remplacer le président sortant, le Burkinabé Désiré Kadre Ouedraogo. Pour mémoire, le nouveau président de la Commission de la CEDEAO est titulaire d’une maîtrise en sciences économiques obtenue à l’Université de Dakar et d’un diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées en Administration et Banque au Centre ouest africain de formation et d’études bancaires (COFEB). Agé de 62 ans, Marcel de Souza a occupé d’importantes fonctions à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) aussi bien à son siège à Dakar au Sénégal, qu’à son Agence Principale à Cotonou, au Bénin. Il a également été chef du département des Affaires économiques et Financières, puis Conseiller spécial aux Affaires monétaires et bancaires du président de la République. Ancien ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Perspective, de 2011 à 2015 sous Boni Yayi, cet acteur politique s’est fait élire député à l’Assemblée nationale pour le compte de la 7ème législature à l’issue des élections législatives de 2015 sous la bannière des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE). Il était également candidat à la succession de Boni Yayi.

Communiqué de Presse

Abuja, le 8 avril 2016
MARCEL ALAIN DE SOUZA EST DESORMAIS AUX MANETTES DE LA COMMISSION DE LA CEDEAO
Le président sortant de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, a passé service, le vendredi 8 avril 2016, à Abuja, au Nigéria, à son successeur Marcel Alain de Souza, en présence du représentant du ministre des Affaires étrangères du Nigéria, de membres du corps diplomatique accrédités près le Nigéria, des membres du personnel et des chefs des institutions communautaires.
Dans son discours d’au revoir, M. Ouédraogo s’est appesanti sur les importants progrès accomplis par les membres de son équipe depuis leur prise de fonction en 2012.
Parmi les plus significatifs de ces progrès, M. Ouédraogo a cité l’adoption d’une carte d’identité biométrique, d’un laissez-passer biométrique de la CEDEAO pour le personnel des institutions et le lancement de la réforme institutionnelle de la communauté.
Il a également fait état du lancement du projet de l’autoroute Abidjan-Lagos et de la boucle ferroviaire, de la construction des postes de contrôle juxtaposés de Sèmè et de Noèpé, de la réalisation de l’union douanière par la mise en place d’un tarif extérieur commun et de la lutte contre l’épidémie de la maladie à virus Ebola.
Le président sortant a aussi mentionné la finalisation des négociations sur les Accords de partenariat économique (APE) entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union européenne, les efforts en vue de la création d’une monnaie unique à l’horizon 2020 ainsi que la résolution des crises au Mali, en Guinée-Bissau et au Burkina Faso.
La tenue d’élections paisibles et transparentes en Afrique de l’Ouest de même que la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, à travers la nouvelle stratégie anti-terroriste et la politique commune de sûreté maritime avec l’Afrique centrale, sont également à mettre à l’actif du mandat de l’équipe sortante, a-t-il fait savoir.
Il a toutefois rappelé les défis majeurs qui restent à relever, notamment la consolidation de la paix et de la sécurité, la lutte contre le terrorisme et le crime transnational organisé, sans oublier l’éradication de la pauvreté au niveau régional.
M. Ouédraogo s’est dit convaincu que ces défis seront relevés et les nombreux progrès accomplis par son équipe seront consolidés et amplifiés par son successeur.
Intervenant à son tour, le nouveau président de la Commission de la CEDEAO a salué le bilan de son prédécesseur qu’il a qualifié de «largement positif» et l’a félicité pour la dextérité remarquable avec laquelle il a conduit l’organisation régionale.
Marcel Alain de Souza s’est engagé à poursuivre l’œuvre entamée par son prédécesseur, en particulier les réformes institutionnelles, afin de maîtriser les charges et d’atteindre les objectifs d’intégration, avec la libre circulation des biens, des personnes, des capitaux et des services ; et d’améliorer, non seulement les structures de gouvernance et de gestion, mais aussi l’image de marque de la CEDEAO
L’autre défi majeur à relever, a déclaré M. de Souza, est de concilier la libre circulation des biens et des personnes avec l’impératif sécuritaire.
«Pour évaluer cet impératif, je prendrai, dès les premiers mois de mon mandat, l’initiative «Taxi CEDEAO» ; ce qui va nous conduire à l’élaboration d’un Manuel de procédure sur la libre circulation des biens et des personnes au sein de la CEDEAO», a dit M. de Souza.
Il a saisi l’occasion pour remercier les chefs d’Etat de la CEDEAO qui ont approuvé sa nomination à ce poste, à commencer par le président béninois qui l’a nommé, et salué leur engagement à l’accompagner dans toutes les réformes institutionnelles nécessaires pour dynamiser l’organisation et relever tous les défis communautaires.
Pour sa part, le représentant du ministre des Affaires étrangères du Nigéria, Malaja Tula Isa, s’est dit confiant que sous la houlette de M. de Souza, la CEDEAO sera plus représentative et plus forte pour redonner espoir aux générations actuelles et futures.
De nationalité béninoise, le nouveau président de la Commission de la CEDEAO est titulaire d’une maîtrise en sciences économiques à l’Université de Dakar et d’un Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées en Administration et Banque au Centre ouest africain de formation et d’études bancaires (COFEB).
Marcel de Souza a occupé d’importantes fonctions à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) aussi bien à son siège à Dakar, au Sénégal, qu’à son Agence Principale à Cotonou, au Bénin.
Il a également été, au Bénin, député à l’Assemblée nationale, ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Perspective, chef du département des Affaires économiques et Financières, puis Conseiller spécial aux Affaires monétaires et Bancaires du président de la République ainsi que candidat à l’élection présidentielle de mars 2016.
C’est la 48ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, tenue le jeudi 17 décembre 2015 à Abuja, au Nigéria, qui a attribué le poste de président de la Commission de la CEDEAO au Bénin pour la période de mars 2016 à février 2018.

Marcel de Souza a été nommé par le Bénin pour occuper ce poste, succédant ainsi à Kadré Désiré Ouédraogo.

Germin DJIMIDO (Coll.)