Category: Société

Avantages liés à la fonction de maire: Le maire de Ballerup, un exemple pour ses collègues béninois

A la différence des maires des communes du Bénin, le maire de la commune de Ballerup à 15 km au Nord-ouest de Copenhague (Danemark) n’a pas des avantages matériels et financiers particuliers liés à sa fonction de maire. C’est un citoyen comme les autres€¦

Elu par les 25 conseillers du conseil municipal comme presque dans toutes les communes du Bénin, le maire de Ballerup est un simple citoyen à l’image de ses administrés. Contrairement aux maires de la quasi-totalité des communes du Bénin, le maire de Ballerup a un salaire fixe : 65 mille euro. Et pas plus. En effet, il ne dispose pas d’autres avantages liés à sa fonction à part son salaire comme c’est le cas dans la municipalité de Cotonou aux antipodes de Ballerup en matière de développement. Le maire de Ballerup qui n’a pas pu faire le déplacement lors de la visite que les 21 journalistes béninois en formation au Danemark ont fait dans sa commune les 07 et 08 Novembre 2007 n’a pas de véhicule de fonction comme le maire de Cotonou, l’ancien  président de la République Nicéphore D. Soglo. Il n’a non plus d’indemnités de logement, d’électricité, de téléphone, de carburant et autres. Le maire de Ballerup est  au service de sa commune et de ce point de vue il est  payé à la fin du mois au même titre que  les 5000 employés de la municipalité dont il a la charge. Selon M. Michael Krautwald-Rasmussen, membre du conseil municipal de Ballerup, le maire  de Ballerup ne bénéficie d’aucune prime. D’après ses explications, il ne vit que grce à son salaire et ne reçoit aucune subvention des caisses de la municipalité en dehors de son salaire. Après son élection, si le maire estime que son logement est petit, il a la latitude de louer un appartement plus grand mais avec son salaire. La mairie n’a aucun regard sur sa vie privée. Ce ne semble pas être le cas au Bénin  où les élus locaux notamment les maires  vivent presque sur le dos  des caisses de la municipalité. Au demeurant, il peut exercer une activité et gagner de l’argent.

Christophe D. ASSOGBA  (depuis Copenhague)
 

GREVE A L’UAC: L’Université d’Abomey-Calavi renoue avec l’inertie

Depuis deux semaines, l’université d’Abomey-Calavi tourne au ralenti. En effet, le corps professoral ainsi que le personnel administratif et technique de la plus grande université du Bénin sont en grève en vue de revendiquer de meilleures conditions de travail et de vie. Cette grève qui dure depuis plus de dix jours maintenant paralyse le temple du savoir. Ainsi, la proclamation des résultats de la seconde session, les activités d’inscription des étudiants dans les facultés et écoles, de retrait de diplômes et attestations n’est plus possible depuis lors. Approchés, c’est un lourd silence qui s’observent au niveau des autorités quant à l’évolution des discussions en vue d’apporter des réponses idoines aux doléances des grévistes. Les principaux concernés de leur part sont pour la majorité invisibles au sein du campus notamment les responsables des syndicats de grévistes.
Pendant ce temps, les étudiants €“ nouveaux comme anciens-continuent de faire des aller-retour en vue d’entrer en possession de leurs résultats et de se soumettre aux différentes formalités entrant dans le cadre des inscriptions. Ainsi, quotidiennement, ils sont des milliers d’étudiants à venir guetter la reprise des activités au niveau des différents bureaux. Le délai des inscriptions, allant du 22 octobre au 30 novembre semble pour sa part être remis en cause. Par voie de conséquence, le dépôt des dossiers en vue des attributions des chambres universitaires et les allocations universitaires sont de leur côté sujet à de longues attentes. Aussi, dénoncé à plusieurs reprises, le retard dans le paiement des bourses et secours au profit des étudiants semble t-il bien parti pour être encore d’actualité au cours de l’année académique 2007-2008. Cette situation, unanimement reconnue comme un des facteurs du mauvais rendement et des nombreuses défaillances au sein de la couche estudiantine, appelle à d’ingénieuses et vigoureuses initiatives de la part des autorités universitaires pour la préservation d’un climat propice à des résultats qualitatifs au terme de l’année académique qui vient de démarrer. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique dont la nomination à la tête de ce ministère à fait présager d’un vent de renouveau, se doit d’instaurer avec les différents acteurs du monde universitaire le dialogue afin de faire jouer à l’enseignement supérieur le rôle moteur qui lui revient dans la construction d’un Bénin émergent.
Jean-Claude D. DOSSA

AFFAIRE COCAÏNE: L’ex Dgpn Antoine Azonhoumè mis aux arrêts

L’ex  Directeur de la général de la Police Nationale Antoine Azonhoumè ne jouit plus depuis hier de ses droits civiques de liberté de mouvements. Il croupit derrière les fers à la prison civile de Ouidah ; suite de l’évolution dans l’affaire des cocaïnes retrouvées sur les plages de Ouidah. L’homme ira donc rejoindre Talon et Akuété déjà incarcéré dans cette même affaire.
 Après avoir été écouté avec une dizaine de haut gradé de la hiérarchie militaire il y a quelques jours, l’ex Dgpn limogé pour son supposé implication dans ladite affaire, a été mis aux arrêts. En effet, à la suite de son limogeage d’ailleurs contesté par une certaine partie de la police, les investigations de la Commission d’enquête ont connu selon quelques indiscrétions, beaucoup d’éléments de preuves concourrant à la culpabilité de l’ex Dgpn dans cette affaire. A nouveau auditionné hier au tribunal de Ouidah, le patron des flics a été conduit à la prison civile suite à un mandat de dépôt. 
Chaque jour, l’on se rend compte de l’envergure de cette affaire dans la hiérarchie policière. D’autres hauts gradés de la hiérarchie policière continuent d’être dans l’Å“il du cyclone et ne tarderont pas à passer les mêmes épreuves.

ASSEMBLEE NATIONALE: Réactions des députés sur le rapport d’activité du président Nago

*Le dossier Fagbohoun et celui des 22 agents renvoyés refont surface
*Le musellement de la presse déploré

Après la présentation du rapport d’activité du président de l’assemblée  nationale, le professeur mathurin Coffi Nago, le débat général qui a suivi a permis aux députés non seulement d’apprécier les efforts du  président Nago, mais aussi de soulever un certain nombre de préoccupations pourtant très préoccupantes qui n’ont pas été abordées dans le rapport  du président Nago ainsi que des inquiétude face à l’unanimisme qui commence par prendre le pas sur le débat démocratique.
Rosine SogloROSINE VYERA SOGLO : PRESIDENTE DU GROUPE PARLEMENTAIRE ADD PAIX ET DEMOCRATIE
« Je pense que pour un coup d’essai, c’est un coup de maître. Je souhaite qu’en conférence des président vous fassiez souvent le point de vos missions à l’extérieur et de vos audiences »
Je pense que pour un coup d’essai, c’est un coup de maître parce que vos six mois d’exercice de président de l’Assemblée nationale ne sont pas si mal que ça. C’est ce que je pense, je ne sais pas ce que cela va devenir dans quelques mois ou dans quelques semaines ; pour le moment, vous êtes en équilibre entre votre cÅ“ur qui est à gauche c’est-à-dire le cauris et nous autre qui sommes de l’opposition. Je serais heureuse que quand vous recevez des gens en audience, vous faisiez l’honneur de nous faire le point ne serait-ce qu’en conférence des présidents. Idem pour quand vous partez en voyage ou en mission vous nous expliquiez un peu ce que vous avez fait, comment les choses se sont passées ; comme cela à mon tour j’en ferai part aux membres de mon groupe parlementaire.

TOMANAGA PAULIN : DEPUTE RB
« Ce qui se fait sur le plan législatif est bien le même que sur le plan de la gestion des hommes ; mais on aimerait avoir un peu plus d’informations sur tout ce qui se passe au parlement »
Dans la gestion des ressources humaines, vous avez présenté une certaine situation ; mais nos électeurs nous posent souvent un certain nombre de questions : par exemple, vous avez renvoyé des gens, vous avez fait des changements illicites et vous ne vous expliquez pas sur un certain nombre de situations. Ce dont €“on est certain, ce qui est fait sur le plan législatif est bien fait, sur le plan de la gestion des ressources humaines c’est également bien, mais il faudrait quand même qu’on sache un peu plus là-dessus parce que les gens veulent savoir la vérité par rapport à tout ce qui se passe ici au parlement.
ISMAËL TIDJANI SERPOS : DEPUTE PRD
« Que devient le dossier Fagbohoun ? C’est notre collègue et ça n’arrive pas qu’aux autres Je joins ma voix à celles qui m’ont précédé pour vous féliciter par rapport à l’effort de communication que vous avez réalisé dans ce rapport. Les observations que je vais formuler, je vous prie de les prendre comme étant une contribution pour améliorer ce rapport dans la mesure où c’est pour la toute première fois que vous faites un tel exercice et votre image, rejaillie sur le parlement. La première observation, nous venons de passer plus de six mois et nous ne pouvons pas faire comme si de rien ne s’est passé. Vous ne nous avez pas parlé de Fagbohoun. Voilà un collègue,  élu député comme nous, toutes les fois qu’on se réunit  ici, vous  appelez son nom. Mais qu’est-ce qu’il devient Fagbohoun ? C’est notre collègue ; ça n’arrive pas seulement qu’aux autres. Ce dossier devient quoi ? Au plan juridique, au plan parlementaire, au plan sanitaire, qu’est-ce que le bureau du parlement fait pour dénouer cette situation. Monsieur le président, que faites vous pour dénouer cette situation. Le silence assourdissant qui se fait autour dudit dossier m’inquiete et le fait que  nous donnions l’impression que ce dossier ne nous concerne pas, peut se retourner contre nous même. Je voudrais vous inviter personnellement monsieur le président, et avec l’assistance de votre bureau à prendre ce dossier à bras le corps et à faire en sorte que le député Fagbohoun puisse rejoindre les bancs de ses collègues au sein du parlement ; cela ne change rien quant à la gestion du dossier « Sonacop ». Deuxième observation, c’est la nomination dans les structures telles que les parlements régionaux, la haute cour de justice ; cela fait plus de six mois que nous sommes ici. Le fait de ne pas le réaliser assez promptement, donne l’impression que tout est petit calcul au sein de notre parlement dont nous voulons projeter une image grandie. Alors, je voudrais que vous restiez au dessus de la mêlée et que vous preniez vos responsabilités et que ces choses là soient réglées promptement. Nous avons perdus le poste de 4è vice-président du parlement panafricain pour plusieurs raisons : notre collègue qui occupait ce poste n’a pas été réélu ; le tout premier qui était élu, Jérôme Sacca Kina est décédé en cours de mandat. Je rend  hommage au président Idji qui a dépêché des missions partout pour aller sensibiliser nos collègues afin qu’ils nous reconduisent ce poste. Mais nous avons passé tout le temps à tourner en rond, à ne pas pourvoir aux trois autres postes qui sont là ; nous ne pouvons mener aucune diplomatie pour prétendre ramener ce poste qui vient de nous échapper et qui est allé au Ghana. Monsieur le président, c’est aussi dans notre bilan. On a nommé semble t-il certains de nos collègues en catimini dans un observatoire sur la corruption. Cet observatoire n’a pas été créé au moyen d’une loi ; je crois que c’est un décret du gouvernement ; le gouvernement ne peut pas nous inclure. Nous l’avons déjà  dit ici au président Idji et il nous a suivi ; nous lui rendons hommage et lui reconnaissons ce  mérite. On ne peut pas aller inscrire des députés dans des structures décidées par voix décrétale ; c’est les députés eux-mêmes qui décident de là où ils vont. Alors, la confusion du genre, il faudrait l’éviter et rappeler ces collègues, car ils n’ont pas leur place dans un observatoire créé par l’exécutif, nous n’avons pas d’entente à ce niveau là. Je joins ma voix à celles de mes autres collègues en ce qui concerne la retraite des députés ; il faudrait qu’il y ait des thèmes de référence qui soient définis et que nous examinions tout cela en plénière, je l’ai dis lors du vote du budget de l’Assemblée nationale, ce n’est pas que ceux qui sont à l’OBSS, il y a que le statut de député doit conférer droit à la retraite et cette question doit être réglée diligemment. Par rapport à l’informatique et le web, il faut accélérer le mouvement pour que notre parlement soit un parlement moderne qu’à tout bout du monde, quelque soit le point où vous vous situez, vous puissiez suivre ce qui se passe au parlement. En ce qui concerne le contrôle des chantiers, je ne suis pas contre, je souhaite qu’il soit règlementé ; on ne peut pas se lever et dire qu’on veut aller faire contrôle de chantier ; dans quelle condition ? S’il faut réviser notre règlement intérieur, révisons-le pour qu’on sache qui y va, qui fait quoi et qu’on l’organise mieux. Au delà des réfections de notre btiment, dites-nous ce  que devient le dossier de la construction du nouvel hémicycle. On ne peut pas continuer comme cela ; si vous voulez réellement régler le problème du retard des députés ou de leur absence, il faut que quelque chose soit faite, il faut un coup d’accélérateur pour que ce dossier aboutisse. Par rapport à la communication de l’Assemblée nationale, que faites-vous monsieur le président pour qu’on soit zappé de toutes les chaînes ? Le parlement en a pris un coup. Vous savez ce qu’on dit de vous monsieur le président ? On dit de vous que vous êtes le 26ème  ministre d’Etat chargé de la législation et que vous ne tapez pas sur la table ; je vous invite alors à taper sur la table, et si vous le faites, vous nous verrez derrière vous. Invitez le président de la HAAC pour savoir ce qu’il fait pour que les émissions qui permettent aux députés de s’adresser directement aux populations, de faire savoir ce qu’ils font, disparaissent.  Et aujourd’hui monsieur le président, je veux bien qu’on fasse mousser l’action du gouvernement ; mais nous ne sommes plus à l’air de la propagande. On peut faire passer les choses subtilement, et vous qui êtes proches du chef de l’Etat, dites-lui qu’on ne lui rend pas service avec ce matraquage. Même si on veut faire de la propagande pour quelqu’un, qu’on donne également la parole aux autres.

ANTOINE KOLAWOLE IDJI : DEPUTE ADDKolawole IDJI
« Vous serez appelé à désobéir à vos amis Je voudrais  prendre la parole pour vous féliciter aussi pour la présentation de ce rapport. Vous nous avez présenté un rapport qui est conforme à notre règlement intérieur, conforme à la  pratique et conforme à la vérité des faits, des quelques mois de vie de la 5è législature. Je n’ai pas de voix discordante par rapport à toutes les félicitations qui vous ont été adressées, je pense que vous les méritez amplement. Je voudrais vous féliciter d’avoir inclut dans votre rapport d’activité un compte rendu financier. A vrai dire, c’est un risque que vous prenez ; il paraît que vous n’étiez pas tenu. C’est un risque que j’ai pris aussi et je les difficultés de l’entreprise, vous avez commencé à les connaître déjà puisqu’en salle vous avez été obligé d’apporter des correctifs à ce qui a été publié. Mais l’intention demeure, et c’est cette intention que je voudrais saluer. Celui qui est responsable de la gestion des fonds publics doit savoir qu’il doit rendre compte ; vous pouvez vous êtes trompé, l’administration a pu se tromper en vous donnant des chiffres erronés, on les corrigera toujours, mais il est bon que nous prenions cette habitude de savoir que nous avons des comptes à rendre lorsque nous sommes placés dans des responsabilités publiques où nous avons à dépenser des fonds publics. Je voudrais aussi vous remercier et féliciter pour ce que vous avez eu à faire pour l’administration parlementaire, pour faire en sorte que l’administration parlementaire devienne plus performante ; c’est un chantier immense et je vous souhaite beaucoup de chances. Vous avez là, énormément du travail. Mais il le faut, parce qu’il nous faut une administration républicaine, l’administration parlementaire n’est pas au service d’un parti, elle est au service du parlement. Il faut donc que les hauts fonctionnaires de l’Assemblée nationale le comprennent, il faut que les responsables politiques qui dirigent l’assemblée nationale le comprennent. J’imagine que c’est ce chemin que vous êtes entrain de prendre monsieur le président et je ne saurais que vous y encourager fortement. Vous avez travaillé aussi pour le renforcement des capacités des députés, c’est nécessaire, il faut continuer également dans  cette voie. Nous avions démarré quelque chose, on avait commencé à donner un ordinateur portatif à chaque député ; je ne sais pas si vous avez l’intention de le faire, si c’est le cas, je souhaiterais que vous le fassiez le plus rapidement possible. Que vous donniez non seulement l’ordinateur, mais que vous pussiez donner la formation aussi, pour que cet outil soit à la porté des députés de la 5è législature. Je voudrais également vous féliciter pour votre élection au comité exécutif de l’UIP, le parlement mondial puisque tous les parlements du monde y sont, les plus influents en tout cas. Je vous dis bravo. Monsieur le président, je n’ai pas de doute que vous vous efforcerez dans les mois et années  à venir à faire en sorte que la 5è législature comme les autres joue totalement et pleinement son rôle de contre pouvoir. Je n’ai pas de conseils à vous donner à cet effet ; mais vous connaissez la difficulté de la tche ; cette difficulté, ce n’est pas ceux qui vont s’opposer à vous, je n’en connaît même pas vraiment au sein de l’hémicycle, c’est plutôt ceux qui se disent vos amis, qui le sont peut être ou plus ou moins, auxquels vous serez appelé quelques fois peut être plus souvent que auriez souhaité, à désobéir. Il y a un de mes amis dans un parlement occidental qui m’a dit ceci : « Ici chez nous au parlement, si vous êtes de la majorité, il faut la boucler ; de toute façon, personne ne veut vous entendre. Si vous êtes de l’opposition, vous pouvez causer, de toute façon, personne ne vous entende. Je ne sais pas quelle est votre situation, peut être qu’elle est encore plus
compliquée. Parce que nous voici dans un parlement où il n’y a pas de majorité ; la majorité va de l’extrême droite à l’extrême gauche ; il n’y a pas non plus d’opposition, elle va de l’extrême gauche à l’extrême droite et dans ces conditions là, on peut être inquiet et je le suis. Est-ce que nous pourrons faire jouer à la 5è législature le rôle de contre pouvoir qu’est le sien ? Je pose cette question à vous monsieur le président, parce que vous êtes le premier d’entre nous et c’est votre détermination qui pourrait nous renforcer ou nous ramollir. Lorsque je vois que tout le Bénin marche aujourd’hui comme par enchantement, tout le monde est en piste vers l’émergence, tout le monde est d’accord avec le changement, tout le monde marche contre la corruption ; mais c’est du déjà vu, que le chef d’Etat décide de s’habiller en pasteur presbytérien, ils seront beaucoup à s’habiller en pasteur presbytérien, s’il décide de s’habiller en un grand boubou rouge (c’est plutôt rare ça), mais vous verrez beaucoup de gens qui vont s’habiller en grand boubou rouge ; cet unanimisme ne me rassure pas du tout, et quand je vois aujourd’hui que nous dégringolons dans l’ appréciations d’un certain nombre de nos amis pour la liberté de la presse, je dis que le parlement a un rôle salvateur à jouer. Je suis un peu étonner qu’on ne fasse plus guerre de référence à la conférence nationale, qu’on parle peu aujourd’hui du renouveau démocratique, on parle de changement, on parle d’émergence, on ne parle plus de la conférence nationale et pas du renouveau démocratique ; je suis un peu inquiet. Monsieur le président, vous aurez à désobéir à vos amis, le président Houngbédji a eu à le faire, le président Amoussou aussi, j’ai du le faire à certains moments douloureux, monsieur le président vous aurez à le faire, parce que si nous voulons que la 5è législature soit le socle de la démocratie dans notre pays, vous aurez à le faire, et là nous vous suivrons comme aujourd’hui je suis prêt à vous suivre et à voter ce rapport que je trouve excellent.

GABRIEL TCHOCODO : DEPUTE PSD
Je voudrais à mon tour féliciter le président pour la qualité de son rapport et le féliciter particulièrement pour sa diplomatie parlementaire, laquelle diplomatie parlementaire que j’ai eu le temps d’apprécier lors de notre dernier voyage. J’apprécie votre rapport, mais j’exige un certain nombre de précisions. En effet, beaucoup de choses se disent dans le pays à travers la presse surtout par rapport au dossier des 22 agents licenciés, je m’attendais à voir développer dans votre rapport ce dossier, malheureusement, j’ai cherché et je n’ai pas vu. Je voudrais que vous nous expliquiez un peu comment ce dossier a été géré. Je voudrais que le président entreprenne des démarches auprès de la caisse nationale de sécurité sociale afin que le problème de la retraite des députés soit réglé.

RAPHAËL AKOTEGNON : DEPUTE PRD
Je vous félicite également monsieur le président. Je pense exprimer un souhait et une inquiétude. Le souhait c’est concernant les missions des députés à l’extérieur, je souhaite que les rapports de ces missions à
défaut de les présenter en plénière, que les députés en soient
informés. Mon inquiétude va dans le sens,  je suppose d’une entrave à l’exercice du droit constitutionnel que le député a d’interpeller le gouvernement ; parce que j’ai eu à introduire une question orale avec débats au gouvernement concernant la gestion des fonds d’escorte attachés aux véhicules d’occasion. Mais à ma connaissance jusqu’à ce jour ça n’a pas été appelé en plénière. C’est vrai qu’on m’a remis une réponse en catimini sur la cour me disant voilà la réponse à ma question ; elle n’était pas signée et je me demande si c’est à prendre en considération. Je
n’étais pas quand même seul à poser la question et depuis plus de trois mois, on n’en parle plus. Si c’est une entrave à l’exercice du droit d’interpellation que le député a vis-à-vis de l’exécutif alors, je pense que nous sommes entrain déjà d’assister à une dérive grave. J’aimerais savoir si c’est un oubli ou pas dans la mesure où votre rapport n’en parle pas, mais dans le magazine l’hémicycle il a été fait mention de cela. Vraiment, je voudrais en savoir un peu plus, parce qu’on assiste à beaucoup de choses dans ce pays par les temps qui courent, le musellement de la presse et bien d’autres faits assez grave et préjudiciable pour la paix dans notre pays. Le moment venu, nous donnerons la preuve de tout cela.
 

PRATICABILITE DES VOIES: Soglo a expérimenté hier à Akogbato la technologie de stabilisation de sol

 NICEPHORE SOGLO

Arrondissement de Cotonou était hier, le champ historique d’expérimentation d’une technologie révolutionnaire de consolidation des sols des routes.

La voie était devenue très compacte, dure et visiblement résitance à l’effet de l’eau. c’est la magie Con Aid qui était passée par là. au dernier tour des engins de damage de sol, c’est sous ovation que les populations d’Akogbato ont découvert en même temps que leur Maire, leur premier Adjoint au maire et leur Chef d’arrondissement, l’effet que la technologie sud africaine vient d’accomplir. Environ 200 mètres de terres expérimentales se sont  subitement démarqués de la morphologie traditionnelle de la pénétrante d’Akogbato. Elle constitue une phase pilote pour la généralisation de Con-Aid à Cotonou qui est une technologie sud africaine de consolidation des sols à l’aide d’un produit qui a fait ses preuves au Gabon, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Vietnam, en Argentine €¦ Les terres jaunes de Cotonou ont été  mélangées au produit Con-Aid pour un revêtement des artères routières. Ceci permettra une stabilisation le sol et de lui éviter sous l’effet des eaux de pluies, l’érosion qui donne l’impression d’un éternel recommencement.
Pour le maire de la ville de Cotonou Nicephore Soglo, « au vu des énormes budgets qui sont consacrés annuellement au rechargement des artères€¦, l’arrivée des sud-africains de Con-Aid marque une date capitale dans la vision de la mairie de Cotonou ». Mais avant d’aller hier sur le terrain, les techniciens de la mairie et d’autres structures de travaux routiers suivent depuis hier, un séminaire de formation sur cette technologie.

LES TECHNICIENS DEJA EN FORMATION
Depuis le mardi, sur souhait du Maire de Cotonou, les acteurs de l’administration routière, du centre national des essais et de recherches des TP, de l’université et des structures privées prennent part au séminaire de formation sur la technologie Con-Aid. Sous l’expertise du Pdg de Con-Aid l’ingénieur J. J. Cobus Grabe, du professeur Philip Savage, un des meilleurs ingénieurs d’étude de sol dans le monde, les techniciens béninois seront outillés à mettre en Å“uvre cette technologie sur nos différentes artères.
A l’ouverture de cette formation, la forte mobilisation des maires des communes environnantes telles que Abomey Calavi, Abomey, Ouidah, Sèmè Kpodji €¦est assez illustrative de l’importance que les différentes communes accordent à la recherche d’une nouvelle sortie du problème d’inefficacité des rechargements simples de voies.  Les qualités écologique, non toxique, non corrosive de ce produit qui se mélange avec de l’eau aident davantage à convaincre sur les valeurs de Con-Aid. A en croire les Experts sud-africains, avec cette option, l’on s’avance vers une réduction à plus de 90% de la poussière sur les routes.

Médard GANDONOU

ONG « MESSAGERS DE LA PAIX »: Garcia s’engage pour la réalisation de grands projets sociaux pour le Bénin

père angel Garcia Le Père Angel Garcia s’engage pour la réalisation de grands projets sociaux pour le Bénin
Le président fondateur de l’Ong « Messagers de la Paix » le Père Angel Garcia et la forte délégation d’investisseurs espagnols qui l’a suivie ont quitté Cotonou hier nuit après un séjour de sept jours dans notre pays. Très satisfaits de leur mission, les hôtes du Consul d’Espagne près le Bénin M. Claude Karam n’entendent pas baisser les bras face aux problèmes sociaux des populations béninoises.
Pendant sept jours, la délégation conduite par le Père Angel Garcia, Président de l’Ong « Messagers de la Paix » est allée au secours des populations avec plusieurs grands projets de développement. Après le soutien apporté aux centres de « Joie infantile » de Fidjrossè et d’Allada et le don de matériels sanitaires à la CUGO du Centre National Hospitalier et Universitaire (Cnhu), les investisseurs espagnols sous la coupole du Consul  Honoraire d’Espagne au Bénin M. Claude Karam sont restés du jeudi 1er dernier au dimanche 4 novembre dernier dans le département de l’Atacora et de la Donga pour le lancement et l’exécution de deux grands projets. Il s’agit de la pose de la première pierre et du démarrage du chantier de construction d’un barrage de retenue d’eau et du forage de six (6) puits dans le village de Perma, département de l’Atacora et de la  fourniture d’une ludothèque (bibliothèque de jeux) au service de pédiatrie de l’Hôpital Saint Jean de Dieu à Tanguiéta. Mais avant cette étape, le Père Angel Garcia a fait une escale sur le site de concassage de pierre de Tchachégoun (commune de Glazoué). La délégation qui a un vaste projet en faveur des femmes et des enfants qui travaillent sur ce site est allée s’enquérir de leurs problèmes. Le travail des enfants a été la préoccupation des investisseurs espagnols qui promettent d’envoyer des machines  pour le concassage.

DES ENFANTS MALADES, MAIS JOYEUX !!! 
A Tanguiéta où il était prévu la fourniture d’une ludothèque au service de pédiatrie à l’hôpital Saint Jean de Dieu de la localité, la délégation du Père Angel Garcia a eu droit à plusieurs doléances de la part des agents de ce centre. Après la visite de l’hôpital, la délégation a découvert le bien fondé de la ludothèque offerte aux enfants malades du centre. Handicapés de tout genre, chacun trouvait le jeu qui cadre avec sa situation. Ces enfants face à ces jeux offerts par les espagnols oublient leur mal, leur souffrance et sont joyeux de se retrouver dans ce centre. Comme les enfants de la pédiatrie, la sÅ“ur Christina Fernadez qui exerce dans l’hôpital depuis plus de 20 ans n’a pas caché sa joie. « Au Bénin, on cache les enfants handicapés€¦A la ludothèque de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiété, les enfants retrouvent la santé et la joie d’être handicapés » a affirmé la sÅ“ur Christiana Fernadez qui déplore le manque de médicaments et de financement pour les hospitalisations qui s’élèvent à 1000Fcfa par jour pour les enfants. C’est d’ailleurs pour cette raison que des doléances ont été faites à l’Ong « Messagers de la Paix » pour que l’hospitalisation des enfants soit soutenue. Pour M. Claude Karam, Consul  d’Espagne près le Bénin, l’installation de ludothèque dans l’hôpital de Tanguiéta porte déjà ses fruits avec des enfants qui, malgré leur souffrance s’amusent à longueur de journée. « Nous ferons les mêmes choses pour les enfants de Djougou, de Natitingou, de Parakou et de Tchaourou dans quelques jours » a affirmé Claude Karam qui se dit décider à mettre de la joie dans le cÅ“ur des enfants hospitalisés. A Perma, c’est toute la populations à savoir enfants, femmes, hommes qui s’est mobilisée samedi dernier pour saluer la pose de la première pierre et le démarrage du chantier de construction d’un barrage de retenue d’eau et du forage de six (6) puits dans la localité.

DONNER ESPOIR AUX POPULATIONS
Le Père Angel Garcia et son équipe sont allés donner l’espoir à des populations qui entre temps ont déserté leur village à la quête d’une meilleure condition de vie. Le projet de construction d’une retenue d’eau à Kouponko, village de Pam Pam situé dans l’arrondissement de Perma ( Commune de Natitingou) a été salué par les populations, l’évêque de Natitingou, le maire et le préfet des départements de l’Atacora et de la Donga€¦tous présents sur les lieux de la pose de la première pierre de ce projet. L’honneur est revenu à Monsieur Capo-Chichi Théophile, directeur général du Centre de promotion et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (CEPEPE) de présenter le projet. Pour lui, le projet de construction de retenue d’eau est une initiative de l’évêché de Natitingou dans le but de promouvoir les activités agro pastorales dans la ferme de Kouponko en vue du renforcement des capacités du centre de formation des jeunes de la ferme et de diminuer les peines qu’éprouvent quotidiennement les populations du village. Un projet de développement local à caractère socio-économique qui s’inscrit dans la dynamique de la réduction de la pauvreté. Le projet financé pour sa première phase qui prend en compte la construction d’une retenue et de six puits modernes à grand diamètres par l’Ong «Messagers de la paix » rendra l’accès facile des populations à l’eau potable. La deuxième phase du projet comporte l’aménagement d’un domaine irrigué de la ferme en vue du développement des cultures contre saison. Trois entreprises ont été sélectionnées pour l’exécution des travaux, une retenue d’eau d’une capacité de 150.000 mètres cubes. Pour le Consul d’Espagne près le Bénin, ce projet vient délivrer les populations de Pam Pam car, l’eau est source de vie et représente un facteur de développement que personne ne peut nier. Pour Claude Karam, le Royaume d’Espagne n’est pas indifférent aux préoccupations des pays du Sud. « C’est pourquoi, nous rappelons au peuple Béninois le combat de l’Espagne pour la réalisation d’autres grands projets sociaux »  a conclu le Consul d’Espagne près le Bénin. L’évêque de Natitingou Pascal Nicoué, le Préfet des départements de l’Atacora et de la Donga Jonathan Paul Taouéma et le maire de la commune M. Biaou ont salué à tour de rôle, l’Ong Messagers de la Paix pour ce geste. Pendant que le Préfet et le maire souhaite un jumelage entre une ville d’Espagne et la commune de Natitingou, l’évêque quand à lui, demande au gouvernement béninois d’offrir de l’électricité aux populations de Pam Pam. Rappelons que le Consul d’Espagne près le Bénin, M. Claude Karam a offert séance tenante 800 feuilles de tôle aux populations de la localité pour la réfection de leur toit. Un don salué fortement par les populations venues massivement assister à l’événement.
Gabin Euloge ASSOGBA

RENTREE JUDICIAIRE 2007-2008: Le ministre Gustave Cassa et la famille judiciaire étalent leurs divergences sur la place publique

Gustave Cassa ministre de la justice Garde des SceauxLa grande salle d’audience du tribunal de première instance de première classe de Cotonou a servi de cadre le vendredi dernier à la cérémonie officielle de la rentrée judiciaire pour le compte de l’année 2007-2008. cette cérémonie a été rehaussée par la présence du garde des sceaux, Gustave Anani Cassa ainsi que de nombreuses personnalités du monde judiciaire.
C’est sur le thème : «L’exécution des décisions de justice» que la cérémonie que  l’année judiciaire 2007-2008 a eu lieu. Ce thème, initialement prévu pour être celui de la cérémonie de lancement 2005-2006, n’a pu être développé car l’absence de moyens financiers n’avait pu permettre la tenue de ladite rentrée judiciaire comme souhaitée; toute chose qui explique qu’il soit encore celui retenu pour faire l’objet des réflexions pour l’édition 2007-2008  selon les propos du premier président du tribunal de Cotonou.
Séance particulière à plus d’un titre en raison des tensions entre le monde judiciaire et le gouvernement, la cérémonie de lancement a enregistré de nombreuses communications portant sur le thème choisi.
C’est au garde des sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme (Mjldh), Gustave Anani Cassa qu’est revenu l’honneur de débuter la séance. Au milieu des siens, le ministre Cassa a délivré un discours programme pour aboutir à la justice susceptible de favoriser l’émergence du Bénin. Pour le représentant du gouvernement, la justice béninoise se doit encore de redoubler d’ardeur afin de se hisser à l’échafaud de la performance. Alors que la justice est l’un des piliers du développement à travers l’assurance qu’elle donne aux  citoyens et aux investisseurs de la préservation de leur personne ainsi que de leurs biens, celle du Bénin s’adapte avec beaucoup de difficultés à ces exigences pour tout Etat qui aspire à s’affranchir des spectres des troubles sociaux et des méandres de la pauvreté dira le ministre. Pour lui en effet, les vices tels que la corruption, l’insubordination, la gabegie entre autres sont encore cultivés par nombre d’hommes et femmes de lois en violation de leur serment de se mettre au service de leurs concitoyens et du développement du pays.
Alors même que selon lui, des efforts énormes sont faits pour créer des conditions meilleures de travail et de vie au personnel du milieu judiciaire béninois, ce dernier ne laisse point entrevoir des signes d’amélioration de ses prestations au profit des justiciables et se complait à faire perdurer les dysfonctionnements chroniques et autres carences dont souffre la justice béninoise.

VENT DE SUSPICION ENTRE LE GOUVERNEMENT ET LA JUSTICE
Dans ce discours de plus de quarante (40) minutes à l’endroit du monde judiciaire quant aux attentes du gouvernement vis-à-vis de cette institution, le ministre n’a pas manquer de se prononcer sur la crise qui règne entre le monde judiciaire et le gouvernement depuis quelques temps. En effet, la décision de ce dernier de suspendre l’exécution de toutes les décisions de justice rendues au sujet de conflits domaniaux et dont la mise en application conduirait à des expropriations ou à des déguerpissements a conduit le monde judiciaire, arguant d’une immixtion du pouvoir exécutif dans ses prérogatives constitutionnelles à s’offusquer contre la décision du conseil des ministres. Face à ce levé de bouclier dans le rang des hommes de loi, le garde des sceaux s’est voulu rassurant en appelant le monde judiciaire à interpréter la décision gouvernementale comme une volonté de préservation de la cohésion sociale de la part du gouvernement du Dr Boni Yayi.
Pilule difficile à avaler, le personnel judiciaire, à travers ses différentes composantes ne s’est pas voilé la face pour le dire à son ministre de tutelle. Pour le représentant de la Cambre des commissaires priseurs du Bénin, Me Franck Carlos Assogba, c’est une coïncidence fort heureuse qui s’observe entre le thème de la cérémonie et  la volonté exprimée par les différentes composantes du temple de Thémis. Pour lui en effet, l’exécution des décisions de justice est la traduction matérielle la plus achevée d’une réelle volonté de préservation de la cohésion sociale. C’est pourquoi, selon lui, les commissaires priseurs condamnent la décision du gouvernement de suspendre l’exécution des décisions de justice passées en force de chose jugée.
C’est le même message délivré par les représentants de la Chambre des Notaires Me Irène Adjagba Ichola, de celui des huissiers de justice du Bénin, Me Hortense Bankolé de Souza ainsi que de celui du barreau béninois, Me Moustapha Waïdi. Unanimement et dans un même élan, ces personnalités ont dénoncé ce qu’ils qualifient de bafouement de l’autorité du pouvoir judiciaire.
Cette rencontre qui a vu la participation de nombreux magistrats, notaires, huissiers, commissaires-priseurs, avocats entre autres s’est soldée avec le sentiment que de probables horizons nuageux se profilent dans le ciel des relations entre le monde judiciaire et le gouvernement.
Jean-Claude D. DOSSA

LUTTE CONTRE LE SIDA, LE PALUDISME ET LA TUBERCULOSE: Les entreprises privées entrent dans la danse

Depuis des années, le secteur public enregistre une flopée de mouvements et associations luttant contre le Sida. C’est l’idée des points focaux. Le secteur privé longtemps mis de côté, entre désormais dans la danse avec la mise sur pieds de la Coalition des entreprises béninoises et associations contre le Sida, la tuberculose, et le paludisme ( Cebac-Stp). L’idée est née en Juin 2006 lors d’un séminaire sur la compétitivité des entreprises privées. De ces assises, il est apparu que ces grandes endémies  constituent des freins importants à la compétitivité des petites et moyennes entreprises, d’autant plus qu’elles nuisent considérablement au capital humain, force de toute structure économique digne du nom. Il a été alors décidé de créer une association des PME pour la lutte contre ces trois maladies. A Marrakech, au Maroc, en juin dernier, la Banque mondiale en collaboration avec l’OMS et l’ONUSIDA, a tenu un atelier régional qui a permis d’adopter un plan d’action sur dix-huit mois avec la création d’une coalition. Parallèlement Ouagadougou a abrité un séminaire régional sur la contribution des entreprises privées à la lutte contre le Sida en milieu de travail. Après ces assises, tous les acteurs béninois impliqués dans le projet se sont retrouvés à Cotonou sous l’égide du Comité national de lutte contre le Sida. Ils ont décidé de la création de cette grande coalition née le 17 Octobre dernier. Elle est le fruit de la volonté affirmée des chefs d’entreprise  en vue de relever les défis que posent ces trois endémies qui font des ravages dans les milieux professionnels. Grce à de nombreux partenaires, elle entend  sensibiliser les acteurs du secteur privé sur les problèmes liés au Vih/Sida, la tuberculose et le paludisme. Elle veut aussi mettre en place une plate-forme d’échanges d’expériences en matière de lutte contre ces fléaux, faire des plaidoyers en vue de la prise en compte des préoccupations du secteur privé en matière de Vih/Sida, de tuberculose et du paludisme, coordonner et harmoniser les actions de lutte contre ces trois fléaux. Il s’agit enfin de  mobiliser les ressources humaines, financières et matérielles nécessaires à la mise en Å“uvre des actions dans le secteur. La coalition des entreprises béninoises et associations contre le Sida, la Tuberculose, et le paludisme (Cebac-Stp) est dirigée par un conseil d’administration composée de 17 administrateurs qui élit en son sein, un bureau de 9 membres pour une durée de trois ans. Son président est François GNACADJA et son vice-président Joachim DAHISSIHO. Ses organes sont : l’Assemblée générale, le Conseil d’administration, la commission technique, les coordinations départementales, le commissariat aux comptes et le Secrétariat exécutif. Sida entreprise entend être le creuset des entreprises en lutte contre le mal du siècle, le paludisme et la tuberculose.

Olivier DJIDENOU

PAILLOTE AU CNHU-HKM DE COTONOU: M. Jean-Baptiste Satchivi délivre les usagers de la pédiatrie

Satchivi, Président Directeur Général du Comptoir de Distribution de Produits Alimentaire (CDPA)Le Président Directeur Général du Comptoir de Distribution de Produits Alimentaire (CDPA) a offert à la pédiatrie du CNHU-HKM, une paillote et un séchoir. C’est la première dame Madame Chantal Yayi de Souza qui a réceptionné le joyau mercredi dernier pour le bonheur des usagers de ce centre.
C’est une Å“uvre impeccable qui a été livrée aux usagers de la pédiatrie du Centre National Hospitalier Universitaire de Cotonou le mercredi 31 octobre dernier. Les bénéficiaires du joyau n’ont pas caché leur joie à travers les remerciements adressés à M. Jean-Baptiste Satchivi, Pdg de la société CDPA-AGRISATCH.   Une grande paillote confortablement érigée avec un séchoir bien achalandé, le CDPA par ce geste vient de porter un grand secours aux usagers de la pédiatrie.

UN GESTE LOUABLE
Le geste de M. Satchivi est louable lorsqu’on connaît les problèmes que vivent les usagers de la pédiatrie de ce centre hospitalier. Le geste du Pdg de la société CDPA-AGRISATCH est la concrétisation d’une promesse faite aux bénéficiaires du joyau alors qu’il a choisi le 24 juin 2007 dernier de partager son repas d’anniversaire avec les usagers de la pédiatrie. Heureux d’avoir soufflé ses 50 bougies, le Pdg Jean-Baptiste Satchivi dès le retour de l’Eglise est allé au service de la pédiatrie pour non seulement donner des médicaments, mais aussi partager son repas avec tout le monde. C’est là qu’il découvre les conditions dans lesquelles vivaient les femmes et leurs enfants malades. Insalubrité totale, inexistence de dépotoir€¦toutes choses qui ont choqué M. Satchivi. « On ne peut pas venir à l’hôpital pour empirer son mal », a laissé entendre le donateur. Il a rendu grce à Dieu qui lui a permis de réaliser ce projet. M. Satchivi a remercié tous ceux qui ont Å“uvré pour la beauté et la réception de l’infrastructure dans le délai.  Il a aussi rendu un grand hommage à la première dame qui a été témoin de l’événement. Dans son message, Mme Chantal Yayi de Souza a remercié le donateur qui a préféré partager ses fonds avec les plus vulnérables. Pour la première dame, le CNHU est un hôpital de référence qui meurt sous les décombres de ses infrastructures dégradantes qui a souligné que l’Etat ne peut pas tout faire.   Rappelant la devise de la jarre trouée, la présidente de l’Association Adjalala Horizon d’Espoir a lancé un appel à tous les Béninois pour l’assainissement de ce lieu sanitaire. Elle a pour finir, demandé aux bénéficiaires d’en faire un bon usage.
Nous devons louer la dimension sociale de l’homme qui n’est pas à son premier geste. Et si tous les Chefs d’entreprises pouvaient faire comme M. Satchivi, le Bénin serait déjà sauvé. Rappelons pour finir que c’est M. Atindebakou Modeste, responsable du département marketing et commercial du CDPA qui est le maître d’ouvrage délégué de la réalisation.  « Je suis satisfait du travail accompli » a laissé entendre M.  Atindebakou Modeste

Gabin Assogba

DON DE MATERIELS SANITAIRES A LA CUGO: L’Ong « Messagers de la Paix » assure une bonne délivrance aux femmes enceintes

L’Organisation Non Gouvernementale « Messagers de la Paix » a offert mercredi dernier, un lot de matériels sanitaire au service de Gynécologie du Centre Hospitalier National et Universitaire Hubert Maga de Cotonou. C’était en présence de la première dame Mme Chantal Yayi de Souza et des responsables de l’hôpital.
Apporter sa pierre à l’édifice de la lutte contre le taux de mortalité élevé soit des mamans, soit des enfants ou bien les deux lors de l’accouchement. C’est l’objectif visé par l’Ong « Messagers de la Paix » qui a toujours accordé une place privilégiée à la femme et l’enfant. Un geste très apprécié par les autorités du Cnhu lorsqu’on sait que le matériel offert n’existe pas dans le centre. Il s’agit donc de 4 Monitorings, d’une table d’accouchement, de deux tables de cconsultations, 2PH Metres et un lot de divers comprenant des layettes, des médicaments€¦Les Monitorings sont des appareils qui permettent de suivre les battements de cÅ“ur de la mère et de l’enfant lors du travail de l’accouchement.

CONTINUER A SAUVER DES VIES HUMAINES
Fruit de la coopération bilatérale entre le Royaume d’Espagne et la République du Bénin, ce geste vient selon le Dr de Souza, Chef service de la CUGO, combler le déficit de matériels de travail qui caractérise de CNHU. «Nous ne pouvons que remercier les responsables de l’Ong Messagers de la Paix et leur demander de continuer à sauver les mères et les enfants » a affirmé le Docteur de Souza. Pour le Directeur du Cnhu, le Colonel Idrissou ABDOULAYE, l’Ong « Messagers de la Paix) est un acteur moderne de développement car ses actions cadrent avec la vision du Chef de l’Etat, le président Boni Yayi. « Comment perdre sa vie en voulant la donner ? » s’est interrogé le colonel Idrissou Abdoulaye qui a déploré le taux de mortalité maternelle et infantile qui ne cesse de s’accroître dans le Centre qu’il dirige. « Nous devons rendre un hommage mérité au Consul de l’Espagne près le Bénin, M. Claude Karam qui fait beaucoup pour notre pays » a conclu le Directeur du Cnhu.

TOUJOURS A L’ECOUTE DES PAUVRES
Pour le Consul d’Espagne près le Bénin et président d’honneur de l’Ong « Messagers de la Paix » au Bénin, M. Claude Karam, la santé n’a pas de prix. C’est pourquoi selon lui, la santé de la mère et de l’enfant représente un pilier important dans le processus de développement d’une nation. « Sans la santé, on ne saurait avoir de grand homme » a indiqué Claude Karam qui a ajoute que ce lot de matériels sanitaires permettra désormais d’éviter les complications qui entraînent souvent le décès de la mère ou de l’enfant ou des deux à la fois en procédant rapidement à une intervention. Mr Karam a pour finir rassurer le peuple béninois dans son combat pour la réalisation des grands projets sociaux et la lutte contre la pauvreté. Il n’a pas manqué de remercier le président fondateur de l’Ong « Messagers de la Paix » le Père Angel Garcia et l’Association Adjalala Horizons d’Espoir  présidée par la première dame Chantal Yayi. « Faites usage du matériel » a rappelé le Consul aux bénéficiaires. Le président de l’Ong « Messagers de la Paix » le Père Angel Garcia a renouvelé à l’assistance, son désir de continuer à aider les pauvres et à assister les mères et les enfants du monde entier. Il a mis lui aussi un accent particulier  sur l’entretien du matériel qui doit profiter selon lui à des générations futures. Le Directeur de cabinet du ministre de la Santé M. Moussa Yaro remerciant les donateurs a indiqué que le Cnhu est entrain de retrouver ses lettres de noblesse. Appréciant à sa juste valeur le geste, l’épouse du Chef de l’Etat Mme Chantal Yayi a indiqué que la femme est la mère de l’humanité. Et à ce titre, elle devra en conséquence bénéficier de toutes les sollicitudes que lui confère sont statut social. «Force est de constater qu’elle vient à l’hôpital pour perdre parfois la vie en voulant la donner faute de disponibilité de matériel de soins adéquats » a déploré la première dame qui a rendu un hommage mérité au personnel sanitaire qui ne demande que le minimum en terme d’équipement pour garantir la qualité des soins des patients. Pour Chantal Yayi, le don de l’Ong « Messagers de la Paix » soulagera la souffrance d’exercice des praticiens du service de la CUGO. Une remise symbolique du matériel a été faite, la réception du matériel proprement dite étant prévue pour ce jour.

Gabin Euloge ASSOGBA