Category: Société

Immatriculation des engins à deux roues: La disparition d’un lot de cartes grises crée la polémique à la Dgtt

Le calvaire des conducteurs de moto zémidjanDepuis plusieurs mois,  la Direction générale des transports terrestres est confrontée à un problème de disparition de cartes grises de motos à deux roues. Une situation qui met en difficulté les usagers qui espèrent depuis bientôt deux ans les plaques de leurs motos et qui, de fait n’inquiète nullement, employés et responsables de la Dgtt.

Annexe  de la direction générale des transports terrestres à Akpakpa, aux environs de 11h30 ce lundi 25 avril 2016.Taille moyenne, mine renfrognée  et visage transpirant de sueur dans sa chemise raillure  aux manches retroussées,  Paterne Délagnon, usager de la Dgtt raconte son amertume. « J’ai déposé le dossier de la moto de mon frère pour l’immatriculation depuis le mois d’octobre 2014. C’est pratiquement en juillet 2015 que j’ai, après plusieurs tentatives, retrouvé sur la liste des plaques déjà confectionnées, le numéro de la plaque de ladite moto,dans le lot de la série 2K. Mais, malgré que j’ai payé la quittance pour le retrait et la fixation de la plaque, je ne suis toujours pas en possession de la plaque. »Et, comme Paterne, ils sont très nombreux ces Béninois détenteurs de motos, ayant rempli toutes les formalités à la Dgtt depuis plus d’un an pour l’immatriculation de leur engin à deux roues et qui ne sont pas en possession de leur plaque jusqu’à présent. Martin est transitaire. Il fréquente très souvent la Dgtt et a déjà offert ses services à  plusieurs Béninois qui ont déjà reçu leurs plaques, mais il s’indigne de la façon dont la délivrance des plaques de moto est faite dans cette structure. « Je suis aussi dans le cas puisque des clients à moi, que j’ai aidé à déposer leur dossier d’immatriculation depuis 2014 n’ont toujours pas leur plaque. Au départ, ils pensaient que j’avais bouffé leurs sous. Mais lorsque la liste des plaques est sortie et que je leur ai communiqué la série et le numéro de la plaque, il ont compris. Mais, la goute d’eau qui  a fait déborder le vase et qui nous met tous en difficulté ici, c’est que les cartes grises ne sont pas prêtes et apparemment, personne ne se préoccupe de notre cas. C’est malheureux »,  a expliqué Martin après ses investigations. Un tour  dans l’enceinte de la Dgtt pour mieux comprendre,  mais personne ne veut expliquer la situation. Seul, Mr Tchango, agent de la Dgtt au poste de fixation des plaques a pu nous renseigner. « Le problème que vous avez soulevé est pertinent et ils sont nombreux ces usagers qui défilent par ici tous les jours à la recherche de leur plaque. Mais le problème n’est pas à notre niveau » explique-t-il dans un premier temps avant de dévoiler. « Il s’est fait qu’un lot de cartes grises spécialement les 2K, confectionnées  pour Cotonou, c’est-à-dire la direction d’Akpakpa s’est retrouvé dans un autre département alors que les plaques concernées sont ici. Dans ce cas, il fallait retourner tout le lot ici afin que les ayants droit puissent entrer en possession mais cela n’a pas été fait », nous –a-t- renseigné, indexant  indirectement  la cellule informatique de la Dgtt sise en face du commissariat du port. De suite, un tour à la cellule informatique de la Dgtt, mais le directeur de la cellule informatique toujours occupé n’a pu nous recevoir avant de nous confier par téléphone à l’un de ces agents. Lui, à son tour a précisé qu’il s’agit d’un lot de cartes grises erroné qui est en train d’être revu depuis janvier 2016. Mireille Badjagou est dans le même cas. Rencontrée à la direction générale de la Dgtt, elle donne un autre son de cloche. « Il parait qu’un lot de cartes grises dont la mienne, aurait disparu du circuit depuis bientôt  un an. Tantôt on t’envoie à  la direction départementale à Akpakpa, tantôt on t’envoie ici et c’est a n’en point finir. Depuis février dernier, on m’a dit à la cellule informatique que le lot de cartes grises à polémique est déjà disponible mais que le Directeur général adjoint de la Dgtt a souhaité emmener ça lui-même à la direction départementale à Akpakpa parce qu’il y aurait un peu de désordre là-bas qu’il entend corriger », a confié  dame Mireille qui n’est toujours pas en possession de sa plaque. Et parlant de désordre, cela saute à l’œil à la direction départementale de la Dgtt.

Le ministre Hervé Hèhomey doit se saisir du dossier Dgtt
Les populations béninoises attendent de pieds ferme le tout nouveau ministre des infrastructures et des transports sur la question de l’immatriculation des engins à deux roues. S’il est parti avec un élan appréciable dans les sociétés portuaires telles  le Cncb, la Sobemap,  la Ségub et autres, la direction générale des transport terrestres mérite de recevoir son attention soutenue. Car, les plaintes des usagers restent et demeurent persistantes et de plus en plus inquiétantes. Escroquerie, disparition de cartes grises, permis de conduire à polémique, auto-écoles indélicates, sont autant de sujets cas de plaintes qui méritent d’être élucidés pour le bonheur des populations.

Yannick SOMALON

Prolifération des machines à sous: La LNB contre le fléau des machines à sous illégales

Paulin Dossa Dg lnbLes machines à sous illégalement installées prolifèrent dans les grandes villes du Bénin Cotonou et Abomey-Calavi, dévorant à petit feu la jeunesse. Soucieuse de l’ampleur du phénomène, la Loterie nationale du Bénin (Lnb) tire la sonnette d’alarme et appelle à une mobilisation contre ce fléau qui n’est pas une fatalité. Malgré les dispositions et les précautions légales en matière de jeu de hasard, d’argent et de pari en République du Bénin, il a été constaté depuis peu la prolifération illégale sur toute l’étendue du territoire national, des structures exploitant des machines à sous. Ces jeux clandestins sont susceptibles de pousser la jeunesse béninoise dans la délinquance et affecter l’éducation parentale et scolaire. Paulin Dossa, Directeur Général de la Lnb explique : « Un parent, dans ses occupations, quitte la maison et son enfant qui, peut-être, lui a chipé de l’argent et va jouer et se retrouver dans la délinquance, parce que souvent ceux que vous voyez autour de ces jeux sont des délinquants livrés à eux-mêmes. Mais ce qui nous préoccupe, c’est comment accompagner, comment faire le suivi de nos enfants dans ces lieux de jeu pour que cela ne contribue pas à la délinquance. » La Lnb dans son rôle de veiller au respect de cette réglementation et d’assainir le secteur, a opéré des descentes inopinées sur le terrain, ce qui a permis d’arraisonner un nombre important de ces machines qui ne sont en fait que des moyens d’arnaque de leurs exploitants. Installées le plus souvent dans les bars, les buvettes et dans des domiciles souvent insoupçonnés, ces machines n’ont qu’un seul objectif : dépouiller les populations de leur argent. Paulin  Dossa poursuit : « Nous avons arraisonné un certain nombre de ces machines à sous. Ici, à Cotonou nous avons sillonné un certain nombre de quartiers où, avec la police, le service hôtel et jeux, nous avons pu découvrir dans des maisons insoupçonnées, des cargaisons de ces appareils et nous sommes en pourparlers avec la police pour voir comment gérer cette situation. » Ces exploitants, qu’ils soient des personnes morales ou physiques, courent des risques d’emprisonnement et d’une amende allant de 50.000FCFA à 5.000.000 FCFA qui peuvent être doublés en cas de récidive. Ces actions de la Lnb, en collaboration avec la police nationale viennent soulager les populations victimes de cette escroquerie sournoise et rendent ladite structure davantage crédible aux yeux des partenaires. Et le Chef Service Juridique et Contentieux de la Lnb, Lucrèce Quenum Dossou d’ajouter : «  Il y a l’existence du comité interministériel qui est chargé de veiller à la réglementation en matière des agréments et de toute organisation de jeu sur toute l’étendue du territoire national. Alors, je puis dire que la Loterie Nationale du Bénin fait partie de ce comité avec le service des hôtels et jeux qui, ayant une compétence nationale, nous accompagne sur toute l’étendue du territoire pour éviter qu’il y ait une installation de ces machines de façon anarchique. ». La société dirigée par Paulin Dossa s’active au quotidien à mettre en place des jeux sains, pourvoyeurs d’emploi pour les jeunes et bénéfiques à la nation entière. Et cette promesse, Paulin Dossa en prend l’entière responsabilité : «  Avec les partenaires, nous avons négocié des jeux sains, des jeux qui grâce aux TIC permettront à beaucoup de jeunes d’avoir beaucoup d’opportunités d’emplois. Ça va être un moyen d’accompagner les jeunes à jouer, mais aussi à faire des jeux sains, des jeux de pronostics à partir de leur téléphone portable, à partir de leur ordinateur, à la maison, n’importe où. Ils peuvent jouer des jeux sains, ils peuvent être occupés à faire ce qui peut apporter plus, non seulement pour la nation, mais à les occuper eux mêmes. ». Alors il est impérieux que ces contrevenants soient dénoncés par les populations pour qu’ils subissent toute la rigueur de la loi afin que ce mal ne gangrène le secteur des jeux de hasard.

Wandji A.

Délestage au Bénin: Les citoyens entre déception et espoir

L’instabilité énergétique que subit le peuple béninois ces dernières semaines continue de faire l’actualité dans les quartiers de ville et autres localités. Les dégâts enregistrés au quotidien, plongent  certains citoyens comme les commerçants de produits congelés, les artisans, dans une  amertume sans fin. Ces derniers imputent les dégâts à l’actuel régime, dont le ministre de l’énergie a rassuré le peuple, sur les solutions actuellement recherchées pour mettre fin au calvaire. D’autres citoyens estiment toutefois que le moment n’est pas propice aux critiques. Pour eux, l’on devrait laisser le temps au nouveau régime qui est dans sa période de grâce.  L’approche de l’usage de l’énergie solaire a été proposée pour une autonomie énergétique.

Innocent Adjovi, ingénieur en énergie solaire
« Je conseille aux citoyens l’énergie renouvelable»
« Je félicite le gouvernement pour ses efforts. Mais tant qu’il reste à faire rien n’est encore fait. Le gouvernement doit faire quelque chose. Je veux conseiller l’énergie renouvelable, précisément l’énergie solaire. Car, il n’y a pas ce jour où le soleil ne se lève. Et quand c’est le cas, on est sûr d’avoir l’énergie. A l’heure où nous parlons de ceci, le coût des appareils n’est plus le même, donc très abordable. L’on peut avoir des centrales solaires pour alimenter les maisons, et l’énergie conventionnée pour les usines. Cela va faire éviter, un tant soit peu, le délestage. C’est vrai que l’Etat ne peut pas le faire au nom de tous les citoyens, mais si un citoyen se plaint, vraiment qu’il utilise l’énergie solaire pour éviter de subir les affres du délestage. Comprenez qu’il y a certains pays où il fait plus chaud qu’ici au Bénin. Ils se sont adaptés au système de l’énergie solaire ».

Jérôme Mingnikpa, étudiant
« Le gouvernement ‘’décédé’’ a laissé des dégâts»
« Le délestage devient inquiétant dans les foyers et déjà, on inflige les dégâts au nouveau régime. Je pense que ce n’est pas évident. Il faudra laisser du temps au nouveau président Patrice Talon, qui va mettre sa touche de développeur. Ce que le peuple oublie et je le regrette, est que le gouvernement « décédé » a laissé des dégâts. Je veux parler des affaires Maria Gléta, des locations de groupes électrogènes à coût de millions de francs CFA et autres. Nous sommes incapables d’exploiter nos ressources, comme les barrages que recherchent d’autres pays. Je compte sur le gouvernement en place ».

Jean-Pierre Gangnitodé, entrepreneur
« Le gouvernement doit comprendre que la population a des priorités »
« Depuis un certain moment, on souffre du manque de l’énergie plus que les années antérieures. Je me demande moi aussi ce qui peut bien expliquer cet état de choses surtout avec le nouveau régime. On espère qu’avec le temps, les autorités mettront les bouchées doubles pour solutionner la situation. Le gouvernement doit comprendre que la population a des priorités qu’il faut très vite aborder. L’intérêt du peuple doit être priorisé ».

Romaric Bankolé, enseignant
« Il faut privatiser la Sbee »
« Ce n’est pas amusant. Le lundi où la Sbee a retiré l’énergie  08 heures, c’est le soir à 20 heures qu’elle a redonné pour reprendre aux environs de 2 heures. C’est dommage pour un pays qui se veut industrialiser. Déjà en journée, nous utilisons des ventilateurs et la nuit, on nous arrache l’énergie. Je ne pleins même pas trop mon cas, mais plutôt celui des artisans et commerçants. Actuellement, leur chiffre d’affaires baissent et laissent d’autres conséquences. Si c’était cher et existe, cela pourrait se comprendre. Maintenant, il n’en n’a pas et c’est encore cher. Il faut privatiser la Sbee. Le délestage nous embête depuis des années. C’est le moment de corriger le tir ».

Propos recueillis par Emmanuel GBETO

Accostage à Cotonou du navire Nossa Senhora da Graça en provenance du Gabon: La COBENAM gagne le pari d’ouverture d’une ligne d’échanges commerciaux grâce à Oba Dénis

Passagers en provenance du GabonC’est la première fois que le navire Nossa Senhora da Graça revient sur les côtes béninoises après le lancement officiel de la ligne maritime Cotonou-Libreville-Pointe noire, effectué à Cotonou. Fruit du partenariat public/privé noué entre la Compagnie béninoise de navigation maritime (COBENAM) et la Diallo and Macedo Shipping Company, cette ligne maritime vise à faciliter les échanges commerciaux et le déplacement des personnes entre les pays côtiers de l’Afrique occidentale et centrale, à moindre coût. En provenance de la capitale gabonaise, le navire a accosté hier à Cotonou pour décharger plus de 300 passagers. Après avoir accueilli les premiers passagers descendus et les avoir remerciés de choisir le transport maritime et en l’occurrence le navire Nossa Senhora da Graça, Dénis Oba Chabi, le directeur général de la COBENAM, a exprimé sa satisfaction. « Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître », se réjouit-il, tout en reconnaissant que tout n’est pas parfait. Néanmoins, les résultats sont encourageants, soutient-il, pour proclamer que la COBENAM a relevé le défi et pourrait faire mieux si elle avait davantage le soutien de l’Etat. « Si le gouvernement continue de nous accompagner, Cotonou sera, dans les années à venir, la plate-forme tournante dans les opérations de paquetage », promet-il. Dénis Oba Chabi informe ensuite du prochain itinéraire du paquebot. Après l’opération de déchargement du fret qui s’effectuera ce jour, le navire lèvera l’ancre pour Lomé afin de charger des conteneurs, avant de retourner sur les côtes gabonaises. Il rassure aussi que d’ici mai-juin, le transport fluvio-lagunaire Cotonou/Porto-Novo et Cotonou/Calavi annoncé, sera une réalité. Pour sa part, Naomi Azaria, la directrice générale du port autonome de Cotonou se dit émue parce que cela fait près de 20 ans qu’un navire spécialisé dans le transport des personnes a accosté à Cotonou. Ce paquebot, renseigne-t-elle, a quitté Libreville le jeudi dernier et est arrivé à destination hier. Elle invite toute la population béninoise à emprunter ce navire, moyen sûr de transport à moindre coût. Ceci, pour améliorer les prestations de service du port de Cotonou et contribuer au développement du Bénin et de la sous-région. Naomi Azaria rassure, par ailleurs, que toutes les dispositions sécuritaires ont été prises, conformément au code ISPS qui exige par exemple qu’un moyen de transport soit affecté pour le déplacement des passagers de la ville vers le port pour embarquement, et du port vers la ville après accostage. Les passagers, souligne-t-elle, se rendront au bureau portuaire de la COBENAM pour remplir toutes les formalités préalables au débarquement de leurs marchandises.

Wandji A.

Prise de contact avec les partenaires sociaux : Bon départ entre Adidjath Mathys et les centrales syndicales

Mathys Adidjatou et colaboAyant pris fonction à la tête du Ministère du travail, de la fonction publique et des affaires sociales (MTFPAS) le 07 avril 2016, l’actuelle porte-voix des organisations syndicales, Adidjath Mathys était à l’écoute de ses partenaires. C’était le vendredi 22 avril 2016 dans la salle de conférence du Ministère dans une bonne ambiance de travail. L’occasion a été saisie par les deux parties pour signer un nouveau pacte.
« Je vous rassure de ma disponibilité à travailler avec vous…, à vous consulter avant la prise de toute décision liée aux travailleurs. Ceci afin de faire régner la paix sociale… Nous devons viser l’intérêt des travailleurs et du peuple…. », a confié la ministre du travail, de la fonction publique et des affaires sociales (MTFPAS), Mathys Adidjath. C’était au cours d’une séance de travail avec les responsables des organisations syndicales, vendredi dernier.  Un message qui est allé droit dans les oreilles des représentants de toutes les organisations syndicales présentes. Il s’agit de la Csa-Bénin de Dieudonné Lokossou, de la Cosi-Bénin de Noel Chadaré, de la Cstb de Paul Essè Iko, de la Cgtb de Pascal Todjinou, de l’Unstb de Emmanuel Zounon, de la Cspib de Christophe Dovonon, et de la Csub de Christophe Houéssionon. En tenant donc ces propos dans son intervention  liminaire, la ministre Mathys Adidjath entend associer les partenaires sociaux à la réussite de la mission à elle confiée par le chef de l’Etat, Patrice Talon. Pour y arriver, elle a également rassuré les syndicats que la porte de son bureau est grandement ouverte pour les échanges au sujet des différents problèmes non encore résolus pour le bien-être des travailleurs. Très vite, la ministre a rappelé quelques-uns dont l’organisation des élections professionnelles, le règlement de la situation des éducateurs et éducatrices des écoles maternelles, la signature par toutes les organisations de la charte du dialogue social.

Les syndicalistes saluent les bonnes intentions de l’autorité
C’était la grande surprise dans les rangs des syndicalistes qui, dans leurs interventions, ont les uns après les autres, salué l’initiative et la ponctualité dont la ministre Mathys Adidjath a fait montre en invitant quelques jours seulement après sa prise de service les partenaires sociaux. Pour Pascal Todjinou de la Cgtb, la réussite est liée à la mise en place d’un cabinet efficace. «  On n’a pas besoin de voir la ministre tout le temps. On peut travailler avec les directeurs techniques s’ils sont de qualité », a-t-elle souhaité. Il a saisi l’occasion pour réclamer, de la part du chef de l’Etat, l’ajout du portefeuille relatif au « dialogue social »  au département ministériel de Mathys Adidjath. La réussite de la mission de l’autorité passera, selon le secrétaire général de la Cosi-Bénin, Noël Chadaré, par « l’implication de toutes les parties dans l’étude des concours à polémiques et des futurs concours à organiser au nom de l’administration ». Si pour Chadaré, « tous les concours organisés en 2015 ne sont pas à polémique, et que le gouvernement doit valider certains », c’est l’organisation des élections professionnelles qui a  préoccupé son camarade de la Csa-Bénin. Dieudonné Lokossou réclame, avec vigueur et fermeté, leur réorganisation dans les meilleurs délais et avec la plus grande transparence. A la suite de leurs collègues, les secrétaires généraux de la Cspib, de l’Unstb, de la Cstb et de la Csub ont, tour à tour, exigé de la part de la ministre la revue du dialogue social. Tous ont salué la promptitude, la qualité, le courage de l’autorité avec qui ils entendent travailler pour le bien-être des Béninois. Les regards sont tournés vers le  1er mai 2016, fête du travail, pour la présentation des cahiers de doléances.

Emmanuel GBETO

Assainissement de l’examen du baccalauréat béninois: La ministre Attanasso satisfaite des prouesses du DOB, Alphonse da Silva

Marie-Odile Attanasso ministreLa chute du taux d’inscription au bac 2016, un grand succès enregistré par le directeur de l’office du baccalauréat (Dob), Alphonse da Silva. C’est ce que la ministre de l’Enseignement supérieur, Marie-Odile  Attanasso,  est allée constater le mardi 19 avril 2016 à l’occasion d’une visite effectuée dans les locaux de la Direction de l’Office du Baccalauréat. Elle y est repartie  le mercredi 20 avril 2016 pour se rassurer qu’elle a abordé tous les problèmes de l’office. Des visites inopinées qui n’ont pas surpris les autorités de la Dob, ni les agents toujours ponctuels à leurs postes respectifs. La prise de contact avec cet office sous tutelle s’est déroulée dans la sobriété totale. Accueillie par le directeur Alphonse da Silva, l’autorité ministérielle a eu un tête-à-tête avec le Dob suivi d’une visite guidée dans les bureaux et les différents ateliers. Ainsi,  l’autorité ministérielle a visité hors caméra l’atelier d’impression des épreuves dirigé par le DOB pour raisons de sécurité et confidentialité, l’atelier de scanning  des photos, une mesure phare adoptée par l’office qui s’est révélée très efficace pour lutter contre les faussaires et l’atelier d’impression des enveloppes pour le  conditionnement des épreuves. La démarche de l’autorité qui a visité tous les bureaux respectifs pour apprécier le cadre de travail a surpris agréablement les agents de l’office du baccalauréat. Pour ce qui  concerne l’inscription au bac 2016, le nombre des candidats a chuté de 116.865 candidats en 2015 à 115.322 en 2016 contrairement à  la tendance observée depuis une décennie. C’est le résultat de l’assainissement à l’inscription. Annoncé depuis deux ans,  la Direction de l’Office du bac a rejeté tous les candidats ajournés en 2015, les candidats libres n’ayant pas obtenu le BEPC et les candidats officiels, c’est-à-dire, en situation de classe dont la moyenne au dernier BEPC est inférieure ou égale à 5. Ces rejets représentent une économie pour le pays. Au plan de la gestion, l’autorité a constaté que les outils modernes sont mis en place  pour assurer la transparence. Le dernier en date est le logiciel  de gestion du matériel au niveau du service de la comptabilité. Le défi de l’office, en ce moment, selon le Dob, Alphonse da Silva, est de maintenir le cap de la bonne organisation du Baccalauréat. C’est avec beaucoup de modestie que le Dob, Alphonse da Silva a renouvelé cet engagement. Le Direction  de l’office du Baccalauréat a exposé  à  l’autorité les efforts consentis par son équipe  et qui ont déteint  positivement sur la qualité de l’organisation du bac et la qualité  du parchemin. Entre autres,  son équipe a réussi à assainir le milieu du baccalauréat contre vents et marées au point de crédibiliser le Bac béninois à l’international.  Toutes les grandes universités du monde accueillent les bacheliers béninois directement dans leurs instituts et écoles. Les chefs de représentations diplomatiques, notamment, les ambassadeurs de la France et des États-Unis décernent leurs satisfecits au Dob chaque année. L’UEMOA a distingué l’office pour son rôle pionnier, ses performances au regard de la qualité des épreuves et sa contribution à la sécurité du premier parchemin universitaire. Les Béninois de la diaspora ont retrouvé leur fierté. Ceci parce que l’Office a mis en place un dispositif efficace pour détecter les faux diplômes en un laps de temps. L’autre motif de fierté est la position qu’occupe le BAC dans la sous-région. La liste des lauréats béninois est systématiquement publiée sur le site de l’Office du Baccalauréat. Le Bénin qui a une importante expérience dans le domaine de la lutte contre la fraude est sollicité pour étendre sa connaissance au niveau des autres pays de l’UEMOA dans la perspective de l’harmonisation de l’examen du Bac. Le Bac blanc prévu pour 2018 permettra d’expérimenter le processus d’harmonisation en cours. Satisfaite de la qualité managériale du directeur de l’Office du Baccalauréat,  la ministre a prodigué quelques conseils à l’équipe pour qu’elle maintienne le cap de la réussite. Elle a surtout dopé le moral aux agents qui sont sous pression en ce moment où l’Office égrène les derniers jours qui le séparent du 20 juin 2016, date de lancement des épreuves écrites au plan national.

Emmanuel GBETO

3ème édition du programme « Best Models of Ponctuality»: La ponctualité de la CENA dans les élections de 2016 saluée

Abou Séîbou et le président de l'Ong Ninon Ahoudjinou« Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays », avait déclaré le 35e président des États-Unis, John Fitzgerald Kennedy.   Les membres de l’ONG Be the Best ont bien compris ce message et s’évertuent chaque jour à le rendre réel par leurs actions et activités. C’est ce qui justifie la mise en place du programme dénommé Best Models of Ponctuality (BMP). C’est dans ce cadre que l’Ong a procédé au lancement de l’édition 2016 de son programme BMP de récompense des Meilleurs Modèles de Ponctualité. Cette cérémonie s’est déroulée le 19 avril 2016 à Azalaï Hôtel de la Plage à Cotonou. C’était l’occasion de décerner une récompense  à la Commission électorale nationale autonome (CENA) qui s’est fait remarquer pour sa ponctualité observée au niveau des bureaux de vote durant la présidentielle. Dans son mot de bienvenue, le président de l’Ong a précisé l’intérêt de l’initiative. Elle vise, selon Ninon Ahoudjinou, à la réduction des impacts négatifs du retard à divers niveaux sur les activités socio-économiques. Après la présentation du programme Best Models of Ponctuality (BMP), Ninon Ahoudjinou a apporté quelques précisions qui sous-tendent cette initiative. Pour lui, les retards créent d’énormes manques à gagner à l’Etat béninois. C’est pour cela qu’à travers ce programme, BMP détecte les exemples de ponctualité afin de faire de ces derniers des ambassadeurs et des exemples à suivre dans le but de réduire considérablement les conséquences fâcheuses et drastiques du retard dans les différents services. L’ONG Be the Best a pour ambition de faire  en sorte que le respect du temps soit au cœur des actions et des activités. Maître Abou Séibou, le parrain de l’événement s’est dit fier que l’Ong joue largement sa partition pour que le retard ne devienne pas une routine dans les diverses structures. Pour cette 3ème  édition, l’ONG exhorte les populations à détecter autour d’elles les différentes personnes ou personnalités voire des structures qui se font remarquer par leur ponctualité. Précisons que  selon un rapport du Conseil Economique et Social en 2006, «la perte de temps annuelle dans l’administration publique béninoise occasionne un coût d’opportunité dont l’équivalent en termes d’emplois potentiels varie de 10.000 à 13.000 postes à plein temps et en termes monétaires à 73,2 milliards de francs CFA». Ce rapport date de plus de 10 ans et nous sommes certains que, de nos jours, une enquête actualisée donnerait des montants plus importants. Pour cette 3e édition, les soumissions prennent fin le 31 juillet 2016.

Emmanuel GBETO

Promotion des sciences et de la technologie au Bénin: Les universités de Porto-Novo et de Natitingou signent un partenariat avec l’USTI-France

Jean-Claude Hounmènou et le président de l’USTI-France, le professeur Hervé RiouC’est dans une dynamique de complémentarité que les universités de Porto-Novo (UPN) et de Natitingou s’activent pour promouvoir l’excellence dans le domaine des sciences et de la technologie. Leurs recteurs, les professeurs Jean-Claude Hounmènou et Daouda Mama ont signé le mercredi 20 avril à l’Institut français de Cotonou un partenariat avec l’Union des professeurs de sciences techniques et industrielles (USTI) représentée par son président, le professeur Hervé Riou. Ce partenariat, selon le professeur Hervé Riou, vise une mise en place au Bénin des conditions pouvant permettre aux brillants étudiants de bénéficier d’une formation de classe préparatoire en France afin de reconnaitre leurs talents et d’avoir une formation sensible. Mieux, il permettra la promotion de hautes fonctions techniques dans les dix prochaines années au sein des entreprises et des acteurs économiques. Pour le recteur de l’Université de Natitingou, Daouda Mama, les classes préparatoires sont des structures où les meilleurs étudiants sont formés pour avoir une capacité assez large en termes de la technicité et managériale leur permettant de se préparer, de passer les concours et d’accéder aux meilleures écoles d’ingénieur au niveau de la France, de la sous-région et à l’intérieur du pays. Ainsi, les étudiants concernés, a poursuivi le recteur de Natitingou, sont ceux évoluant dans le domaine de la science et des technologies, des sciences de l’ingénierie, des sciences de la vie et de la terre, des mathématiques et bien d’autres domaines scientifiques qui  seront sélectionnés à travers des concours afin de bénéficier de ces formations dans des écoles de renom. « Ce sont ces classes préparatoires que nous sommes en train de préparer dans nos universités. Les étudiants que nous allons former dans ces classes préparatoires pourront concourir et selon leurs compétences y accéder », a-t-il ajouté. Ravi de la signature de cette convention de partenariat, le recteur de l’Université de Porto-Novo, Jean-Claude Hounmènou, n’a pas manqué de louer cette idée qui leur permettra de promouvoir le développement des classes préparatoires dans les écoles beaucoup plus tournées vers les sciences et technologies comme l’Institut de mathématiques et de sciences physiques ainsi que la future Ecole de technologie avancée pour l’habitat. Chose qui mettra au service de la nation des professionnels de haut niveau dans le domaine de la technologie et de l’ingénierie. « Si nous voulons développer le Bénin, nous devons aller plus loin des services qu’offrent nos universités, investir dans la haute technologie. Il s’agit de promouvoir l’excellence et le Bénin a besoin d’ingénieurs formés de manière pointue. C’est un atout que nous allons travailler pour que notre pays en tire profit », a-t-il conclu.

Rastel DAN

Jeu « Clé millionnaire »: Le 2èmegagnant, Roland Alikponou, emporte 6.500.000f

Le jeu de la Loterie nationale du Bénin « Clé millionnaire » a enregistré dans la soirée du lundi 18 avril son deuxième gagnant. A l’issue du tirage télévisé organisé à la place Lénine à Akpakpa, Roland Alikponou est devenu millionnaire en empochant la somme de 6.500.000f.

Fermier de son état, Roland Alikponou Ahoundjinou qui a élu résidence à Dékanmè, a découvert après grattage du ticket n° 01-02436-015 trois symboles de la clé millionnaire. Ce qui lui a donné droit à un tirage télévisé qui s’est déroulé le lundi 18 avril 2016 à la place Lénine à Akpakpa. Au terme de ce tirage, il est reparti tout gai avec son chèque de six millions cinq cent mille (6.500.000 fcfa) francs. Il a saisi l’occasion de cet heureux moment pour exhorter les populations  à se donner le plaisir de gratter les tickets qu’offre la Loterie nationale du Bénin pour devenir multimillionnaire un jour comme lui. En faisant son entrée dans le rang des millionnaires grâce à ce ticket, Roland Alikponou devient ainsi le deuxième gagnant du jeu « Clé Millionnaire » lancé au Bénin en décembre 2015. La preuve, s’il en fallait encore, que ce nouveau ticket de la Loterie nationale du Bénin qui offre la possibilité de gagner quatre millions (4.000.000) de francs de façon instantanée au grattage et jusqu’à vingt-cinq millions (25.000.000) de francs au tirage est une réalité.

Wandji A.

Coopération transfrontalière sur le corridor Abidjan-Lagos: L’ambassade des Etats-Unis en lutte contre la criminalité transnationale

L’ambassade des Etats-Unis d’Amérique organise du 19 au 22 avril 2016 un séminaire régional placé sur le thème « Coopération transfrontalière : Endiguer la criminalité transnationale sur le corridor Abidjan-Lagos ». La cérémonie d’ouverture de ce séminaire s’est tenue à Novotel, en présence du ministre de la justice et de la législation, Joseph Djogbénou.
Mettre l’accent sur des exercices pratiques pour encourager la collaboration, l’identification et l’exploitation des meilleures pratiques concrètes et pragmatiques. Telle est le but final de ce séminaire de quatre jours qui a ouvert ses portes hier au Novotel,  en présence des procureurs, juges et officiers de police judiciaire des cinq pays du corridor Abidjan-Lagos dont la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigéria, ainsi que les experts de l’ONUDC, de la CEDEAO, de la DEA et bien d’autres. Au début de la cérémonie d’ouverture, l’ambassadeur des Etats-Unis, Madame Lucy Tamly, a jugé l’importance de cette rencontre par la nécessité de lutter contre la prolifération d’activités criminelles et douteuses qui animent le corridor. « Le corridor constitue l’un des principaux axes économiques de l’Afrique de l’Ouest qui draine plus de 65% des activités économiques de l’espace CEDEAO liées au commerce, au transport et au transit. Mais on relève sur le corridor, la prolifération d’activités criminelles et illicites, notamment, le trafic de drogues illicites et autres produits de contrebande en direction et en provenance des marchés étrangers », a-t-elle rappelé. Des activités qui, selon ses explications, représentent une menace pour la stabilité et fragilisent l’ensemble des efforts visant à consolider la paix ainsi que le développement de cette région.  A cet effet, l’ambassadeur des Etats-Unis pense à la nécessité pour les pays membres du corridor de se doter d’outils nécessaires à une compréhension rapide et facilitée du système juridique de leur pays voisin. Pour cela, il urge pour l’ambassadeur Lucy Tamly d’organiser des échanges entre ces pays sur les meilleures pratiques devant conduire à des enquêtes efficaces, des poursuites et instructions pertinentes afin d’aboutir à des jugements efficients. Une initiative qui a été saluée par le ministre Garde des sceaux, Joseph Djogbénou. Il n’a pas manqué de témoigner sa gratitude au Département Américain de la Justice qui a initié cette rencontre avant de mentionner l’importance pour ces cinq pays de lutter efficacement contre la croissance de la criminalité transfrontalière. « Cette coopération est une solution et à travers elle, il faut agir sur les leviers de la mutualisation des informations, éviter que certains Etats soient un refuge pour les criminels, et que les forces de l’ordre agissent de manière forte », a-t-il conclu.

Rastel DAN