Category: Santé & Environnement

Audience au Palais de la Marina: La marginalisation de Zagnanado dévoilée, Boni Yayi s’engage à y remédier

L'Evénement Précis N°1068.inddLe conseil communal de Zagnanado a été reçu en audience par le chef de l’Etat, le président Boni Yayi, le dimanche 11 octobre 2015 à la salle du peuple du palais de la marina. Il était question pour le maire Symphorien Misségbétché et les siens d’expliquer à la haute autorité la marginalisation dont est victime la commune de Zagnanado, malgré sa fidélité au chef de l’Etat depuis 2006. La président Boni Yayi dit avoir pris acte et a promis corriger le tir.
C’était une rencontre de vérité entre le chef de l’Etat et le conseil communal de Zagnanado ; une rencontre au cours de laquelle, chiffres et statistiques à l’appui, le maire Symphorien Misségbétché, chef de la délégation du conseil communal, a démontré la fidélité de sa commune au président de la République. « C’est la seule commune de la région Agonlin qui a réussi à maintenir sa fidélité envers vous ainsi qu’à votre famille politique à travers les différentes consultations électorales qui ont cours au Bénin depuis 2006 », a clamé le maire Symphorien Misségbétché. « Une fidélité, faut-il le rappeler, qui s’est confirmée lors des dernières élections communales, municipales et locales à travers la reconduction à la tête de la commune de Zagnanado d’un conseiller FCBE. Excellence monsieur le président de la République, malgré cette fidélité constante et sans faille, la commune de Zagnanado a toujours été reléguée au dernier rang. Si non, comment comprendre qu’avec le plus grand pourcentage en matière de suffrages exprimés pour le compte des FCBE depuis 2006 dans la région Agonlin, Zagnanado n’a jamais bénéficié d’un poste ministériel. Elle n’a pas eu de député puisqu’elle a toujours occupé la quatrième place sur les listes de positionnement, et pire, elle n’a pas connu de directeur général de société. Les quelques rares cadres positionnés dans l’administration ont été remplacés après la victoire à la présidentielle de 2011 », a fait remarquer le maire avec amertume. « Qu’avons-nous fait à Zagnanado pour mériter cela? », s’est-il interrogé avant de réaffirmer l’espoir et la confiance de toute la commune de Zagnanado au chef de l’Etat qui peut renverser la tendance dans les jours et mois à venir. Le maire a été soutenu par les sages et notables, en l’occurrence, le Roi Yèto Kandji, Agonlinhossou. Ce dernier, en abondant dans le même sens que le maire, a insisté sur l’historique de la région Agonlin et fait remarquer au chef de l’Etat que Zagnanado est et reste la commune mère d’Agonlin qui a donné naissance à Covè et à Ouinhi dans les années 1970. « Par conséquent, la commune de Zagnanado, loin d’être jalouse de ses soeurs, doit pouvoir bénéficier, au même titre que les autres, des attributs nationaux », a insisté le Roi Yèto Kandji Agonlinhossou. Le président Boni Yayi dit avoir reçu cinq sur cinq (5/5) tout ce qui a été dit et promis y remédier tout prochainement.

Yannick SOMALON

LA CCIB AU 7e Forum Africa Canada: Un tremplin pour la promotion des entreprises béninoises dans les pays de l’Amérique du Nord

SatchiviLe Forum Africa Canada est un événement biennal organisé par Afrique Expansion, la Banque africaine de développement et Export Québec, en collaboration avec Afreximbank, l’African Business Round Table (ABR) et le Conseil Canadien pour l’Afrique.
Son objectif principal est d’offrir des outils et approches novatrices pour accroître l’investissement privé en Afrique.
Le Forum Africa a réuni trois cents participants parmi lesquels des présidents de sociétés, des décideurs africains et canadiens de haut niveau, des intervenants des organisations internationales et des Organisations non gouvernementales.
Le thème développé cette année est : « Horizon 2025 : Investissements et opportunités d’affaires en Afrique ».

Jean-Baptiste SATCHIVI, intervenant sur le Panel Comment faire des Affaires en Afrique : Cas du Bénin.
Cet événement a offert une visibilité exceptionnelle à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin. A Montréal, Jean-Baptiste SATCHIVI, le Président de la CCIB a évoqué les atouts du Bénin, les raisons objectives pour les investisseurs nord américains de privilégier le Bénin. Il a évoqué les entreprises du Bénin qui envisagent de faire des partenariats avec des entreprises canadiennes. Le forum a offert  une grande possibilité de rencontre avec des acteurs influents de la finance comme la Banque Nationale du Canada et des entreprises intéressées par une mission économique au Bénin.
Le Président de la CCIB a participé activement aux échanges dans toutes les conférences qui assurent la promotion de l’Afrique. Il profite à chaque prise de parole pour tourner les regards sur les entreprises béninoises et sur la position géographique du Bénin qui offre un marché de 300 millions de consommateurs. Cette rencontre  montre la détermination de la CCIB et de son Président à assumer pleinement la fonction que lui ont confiée les entreprises du Bénin en Janvier 2014, porter la voix des entreprises du Bénin.
La 7e édition du Forum Africa Canada a connu la participation de plusieurs ambassadeurs dont celui Monsieur Pamphile GOUTONDJI, Ambassadeur du Bénin près le Canada. Nous espérons que la prochaine édition consacrera le Bénin comme pays vedette afin de faire participer un plus grand nombre d’entreprises béninoises.

Consultations médicales gratuites à Grand Popo: Honorine Attikpa soulage les peines des personnes âgées

Honorine H. Attikpa siteAprès Tchaourou, Banikoara, Karimama et Glazoué, Grand Popo accueille du lundi 14  septembre jusqu’au dimanche  20 septembre 2015, les consultations médicales gratuites des personnes du troisième âge et des femmes âgées de 45 et plus. Ces consultations viennent en prélude à la célébration de la journée internationale des personnes du troisième âge le 1er octobre prochain.
Organisées par le Ministère en charge de la famille avec le soutien du Ministère de la Santé et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les consultations médicales gratuites à l’intention des  personnes du troisième âge et des femmes âgées de 45 ans et plus ont effectivement démarré ce lundi 14 septembre 2015 à Grand Popo. Elles concernent prioritairement la neurologie, l’ophtalmologie, la cardiologie et  l’endocrinologie. Il s’agira aussi, pour les médecins déployés sur le terrain par le Ministère de la famille, de faire faire aux femmes durant les sept jours que dureront les consultations, le dépistage des cancers de l’utérus et du sein. Les séances de sensibilisation sur la nutrition et d’information- écoute- communication pour un changement de comportement aussi font partie des activités qui vont meubler cette période. La directrice adjointe des personnes du troisième âge, Abou Lawani Rissicatou, représentant la ministre de la famille, Honorine Attikpa et  le point focal des personnes du troisième âge,  Armande Gbovi, ont  sillonné les salles de consultation pour constater l’affluence. On retient que l’initiative gouvernementale est pratiquement une bouée de sauvetage pour les cibles qui ont massivement répondu présentes au Centre de santé de Grand Popo.  Au service de neurologie, la délégation des deux Ministères a surpris le docteur Agbétou Mendinatou épouse Houessou en plein traitement avec le patient Dépou Houkponou, un pêcheur. A l’endocrinologie, par exemple,  le docteur Sylvain Glitho  soumettait son patient  à un interrogatoire pour savoir s’il  avait des plaintes. Il prend sa tension avant de l’examiner, lui prodigue des conseils et prescrit des médicaments. M. Olivier Akakpo, après avoir fait tout le circuit, a remercié le Gouvernement qui a pensé aux personnes de troisième âge avec ces consultations gratuites et  souhaite que l’initiative s’étende vers les autres communes. Après Grand Popo, les consultations vont se poursuivre à Agoué, Adjaha, Djanglanmè, Sazué, Gbéhoué et enfin Avlo, le dimanche.

Yannick SOMALON

Avortements au Bénin: Les ados, proie des cabinets de soins clandestins

Dans ces centres de santé publics, des adolescentes victimes d’avortements clandestins retroussent le sourire

Dans ces centres de santé publics, des adolescentes victimes d’avortements clandestins retroussent le sourire

Al’abri de toute réprimande, de nombreuses adolescentes se débarrassent de grossesses non désirées dans des cabinets de soins clandestins. Un phénomène assombri toutefois par de nombreuses complications.

10h. Devant la Clinique universitaire de gynécologie obstétrique (CUGO) du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, c’est le branle-bas. Des effets personnels un peu épars aux divers coins de la cour. Un monde bigarré, le regard attentiste. Les portes de la salle d’accouchement accueillent et refoulent du monde. Dans un fauteuil roulant dirigé par un homme de bleu vêtu, se tord de douleur une jeune fille. Le visage hagard, elle agonise. Derrière elle, ses parents sans doute. La patiente disparaît peu à peu dans les dédales de la salle. Quelques heures de soins plus tard, Mme Rachel Tonoukouin, surveillante de la salle d’accouchement apparaît, l’air rassuré. La patiente présente un syndrome douloureux abdominal depuis quatre jours. Son état est profondément altéré avec une contracture abdominale généralisée rendant pour l’instant impossible l’examen gynécologique. Quoique les parents soient atterrés, la sage-femme reste bien sereine. Les avortements provoqués qui tournent mal dans des cabinets privés de soins, la CUGO en accueille et la fréquence est loin de l’ébranler. Cependant, elle reste perplexe quant à la tranche d’âge des patientes. La majorité des patientes référées aussi bien à la CUGO qu’à l’Hôpital de la Mère et de l’Enfant (HOMEL) ont un âge compris entre 15 et 24 ans, selon les diverses statistiques recueillies dans ces centres hospitaliers. Des avortements enregistrés, notamment ceux se situant entre cette tranche d’âge, excèdent les 50%.

Dans les griffes de la mort

A l’instar d’Ameline (nom d’emprunt), Pascaline, 17 ans, a subi un avortement clandestin. Dans la salle de dystocie de la CUGO où elle se remet peu à peu de son traitement, elle confie qu’elle s’est fait avorter dans une clinique à Cococodji dans la commune d’Abomey-Calavi. En classe de 1ère G 2, elle a été orientée vers un agent de santé opérant dans un hôpital de la ville de Cotonou. « D’abord il m’a prescrit un produit et m’a certifié qu’une fois utilisé, le fœtus s’expulsera de lui-même. Mais deux jours plus tard j’ai repris le test et j’ai constaté que je portais toujours cette grossesse dont je ne voulais pas. C’est à la suite de ce constat qu’il m’a recommandé la technique dite d’aspiration. Je la redoutais certes mais face au désir de poursuivre mes études, je n’ai pas reculé », témoigne-t-elle, la parole balbutiante. D’atroces douleurs pelviennes et des saignements à n’en point finir le lendemain la ramèneront à la réalité. D’abord référée à l’hôpital Saint Luc où l’on a procédé à une aspiration manuelle intra-utérine pour l’extraction du reste des débris fœtaux du fait d’un avortement incomplet, elle n’aura sa rédemption qu’à la CUGO. Les adolescentes qui se disent pas prêtes pour assumer le rôle de mère recourent à plusieurs méthodes abortives dont le curetage et l’aspiration endo-utérine, les produits pharmaceutiques, les produits traditionnels et l’insertion vaginale de tige. Des moyens qui ne sont pas sans complications. Les avortements faits à l’abri de cabinets de soins de fortune sont souvent émaillés de complications hémorragiques, infectieuses et traumatiques mais aussi dramatiques. Diverses séquelles telles que la stérilité et même des décès sont enregistrées. Une jeune fille aux témoignages des agents du CNHU a perdu 7 cm de son intestin à la suite d’un avortement provoqué.
Outre le fait que les grossesses chez les adolescentes sont très dangereuses pour la santé de la mère et du bébé (1 cas sur 5 de décès maternels provient d’une adolescente), le corps de l’adolescente n’étant pas encore prêt pour la maternité, selon les spécialistes des questions de population, les complications relevant des avortements provoqués, accroissent les risques.
A l’opposé de Pascaline qui a accepté de raconter son calvaire, son père par contre, rejette la thèse de l’avortement. « Ma fille s’est sentie mal ; elle a l’ulcère. Ce sont les agents de Saint Luc qui se sont trompés dans leur diagnostic », martèle-t-il, le regard persuadé. Un déni que les agents de la CUGO comprennent quoiqu’il jette l’anathème sur toute une corporation. Face à l’avortement, « personne ne veut assumer la honte. Il reste avant tout dans nos sociétés un sujet tabou », explique Barnabé Afougnon, socio-anthropologue ayant mené des études sur le phénomène. Les parents considèrent cet acte comme un échec de leur part dans l’éducation de leurs filles, ajoute-t-il. La propension des jeunes filles à recourir à la pratique de l’avortement se justifie, à son avis, par le fait qu’elles sont sexuellement actives à cette période de leur vie où elles ne devraient pas l’être et qu’elles ne sont sûrement pas informées des méthodes de contraception ou feignent de les inscrire dans leurs habitudes. Selon l’Enquête démographique et de santé 2012, la majorité (86%) des filles sexuellement actives n’utilisent aucune méthode contraceptive. Aussi au Bénin, 43% des accouchements sont-ils du fait des adolescentes. Il s’agit véritablement d’un phénomène de santé publique qui interpelle au plus haut niveau, les pouvoirs publics pour la mise en place des mécanismes crédibles de régulation et de contrôle de l’avortement ainsi que pour l’implémentation d’une politique plus sérieuse de sensibilisation sexuelle des adolescentes.

Système de santé  en cause

Loin de toute réprimande quoique l’avortement soit puni par la loi au regard du silence qu’observent les familles ayant connu des drames, les cabinets de soins clandestins exercent en toute impunité et rares sont ceux dont les responsables répondent de leurs actes. Serge D., employé d’une société privée, se rappelle encore de ce drame qu’il a vécu il y a une dizaine d’années. « Ma fiancée aurait eu aujourd’hui 32 ans, confie-t-il, en sanglots. Elle a perdu la vie par ma faute et l’agent de santé coupable court toujours les rues. La justice a prononcé un non-lieu et j’ai failli même être poursuivi pour fausse accusation puisque sa défense a argué que le cabinet de soins l’a reçue après l’avortement et qu’il n’a commis aucune erreur en voulant sauver une vie humaine ». Si l’homme a refait sa vie, il ne vit pas sans remords.

Des drames qui ne sont pas étrangers à l’engagement du ministère de la Santé de procéder à la fermeture des cabinets de soins illégaux ou dits sauvages qui poussent tels des champignons dans les quartiers de villes et hameaux du Bénin sous le couvert d’ONG ou de fausse autorisation d’installation.

Quoique certains rendent des services appréciables aux populations, les cabinets de soins privés ne sont pas à l’abri des déviances. Profitant de la défaillance du système de santé public qui a l’obligation de s’assurer qu’ils remplissent les conditions légales et réglementaires pour être ouverts, ils prolifèrent au grand dam des populations. Bien que la loi existe, sa mise en application est loin d’être une réalité faute de volonté politique. De nombreuses cliniques ne répondant pas aux normes sont opérationnelles et dispensent des soins aux populations. La déontologie médicale est foulée au pied au détriment de profits induits. D’où ces avortements à risques préjudiciables à la santé des adolescentes.

Par Kokouvi EKLOU 

Dans ces centres de santé publics, des adolescentes victimes d’avortements clandestins retroussent le sourire

Santé: Bénin Royal Hôtel initie une opération de don de sang

Les hôpitaux manquent de sang et en demandent. Conscient de la situation, le promoteur de Bénin Royal Hôtel, Dine Bouraïma a invité son personnel ainsi que sa clientèle à une séance de don de sang. Un appel auquel ils ont massivement répondu, le jeudi 27 août 2015, dans les locaux de l’hôtel.

A travers cette démarche, le promoteur de Bénin Royal Hôtel, Dine Bouraïma entend solliciter l’amour des personnes de bonne volonté et en mesure de donner de leur sang, à le faire afin que les réserves de poches de sang recherchées soient trouvées. Patrice Amoussou, un client de l’hôtel apprécie l’initiative. Pour lui,  « c’est une œuvre humanitaire qui est nécessaire surtout en ces temps où les autorités sanitaires appellent au secours ». D’autres clients de l’hôtel ont également pris part à cette opération et salué l’action.  « L’hôtel offre un standard international que j’aime bien et surtout que j’apprécie », avoue Ray Malcolm Lindsey, un des clients  venu tout droit des Etats-Unis d’Amérique. Au terme de l’opération, le promoteur Dine Bouraïma confie que l’opération s’est déroulée dans de bonnes conditions. Aussi, a-t-il exhorté tous les citoyens en dehors des entreprises et même les particuliers à en faire de même, afin que le don de sang soit fréquent.  « Que toute entreprise grande ou petite en fasse de même », a-t-il conseillé.

Bénélie Alokpon (Stg)

Séminaire sur les enjeux de l’agenda post 2015: Le Bénin s’apprête pour l’adoption des ODD après 2015

Le Ministère en charge des Objectifs du millénaire pour le développement et les Objectifs de développement durable (ODD) en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a organisé le lundi 20 juillet 2015 à l’hôtel Azalaï de Cotonou, un important séminaire de réflexion sur les enjeux de l’Agenda de développement post-2015 et de la 21ème Conférence des parties de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (Cop21). 

Informer les acteurs publics, sociaux et privés sur le contenu des ODD et préparer la réflexion sur les priorités du Bénin en matière des ODD. Tels sont les objectifs de ce séminaire qui a réuni plusieurs acteurs tant du Système des Nations Unies, de la société civile du Bénin que ceux touchés par les questions de développement durable. Cette rencontre qui intervient à la veille du sommet des Nations Unies consacré à l’adoption du programme de développement pour l’année 2015 et la Cop 21 représente pour Mme le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies et représentant résident du PNUD, Rosine Sori-Coulibaly, une occasion pour se pencher sur l’agenda post-2015 qui constitue un grand défi pour les nations. Un agenda conçu pour renforcer les OMD à travers 17 objectifs assortis de 169 cibles, formulés sur les inégalités, la croissance économique, les emplois décents, l’énergie, le changement climatique, la production, la consommation durable et autres. Procédant à la cérémonie d’ouverture, le ministre d’Etat chargé des OMD-ODD, Fulbert GéroAmoussouga a jugé important l’événement qui entre dans le cadre de l’échéance des OMD et de l’aboutissement du processus d’élaboration d’un nouveau programme international de développement pour l’après 2015 basé sur les ODD. Les participants à ce séminaire ont eu droit à plusieurs communications sur plusieurs thématiques, notamment, les enjeux de l’agenda post-2015 par Madame Rosine Sori-Coulibaly, les enjeux de la Cop 21 par l’économiste principal PNUD Bénin, El Hadj Fall, la dynamique de la population et du développement durable par le représentant résident de l’UNFPA au Bénin, Koudaogo Ouédraogo. Au terme de ce séminaire,  plusieurs recommandations ont été formulées pour une application saine des ODD au Bénin.

Rastel DAN (Coll.)

Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’océan indien et des caraïbes (Reshaoc): Les pays membres satisfaits de la 1ère rencontre intermédiaire

La 1ère rencontre hospitalière intermédiaire du réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’océan indien et des caraïbes (Reshaoc) a pris fin, le jeudi 11 juin 2015. C’était à l’hôtel Sun Beach de Cotonou.

Le professeur Agboton remettant l’attestation de participationCes assises, démarrées le mardi 09 juin 2015,  ont connu la participation d’une centaine de membres de ce réseau. Elles ont permis aux hommes de la santé venus des hôpitaux du Bénin, de la Cote d’Ivoire, du Mali, du Sénégal et de la France de partager leurs expériences et les informations sur le thème « l’hôpital africain face au défi du numérique». Ainsi, les enjeux et atouts de l’hôpital numérique et de la télémédecine en Afrique de façon globale, d’une part, et la politique et stratégie en matière d’hôpital numérique en Afrique, la télé-imagerie médicale mobile en radiologie courante, viscérale, ophtalmologie pour un dispositif adaptable au contexte africain de façon spécifique, d’autre part, ont été abordés. Et selon les rapports du secrétariat général des assises, plusieurs domaines fonctionnels prioritaires pour l’élaboration de projets opérationnels que le réseau pourra soumettre au comité de pilotage du fonds de partenariat hospitalier dont les assises sont prévues pour se tenir à Paris en novembre 2015 ont été définis. Ce qui est, selon Pascal Omyale, secrétaire exécutif du réseau, une source de satisfaction. Il a alors salué les participants qui n’ont ménagé aucun effort pour suivre les différents exposés à eux présentés par des experts. Le professeur Agboton, président du comité d’organisation de ces assises,  s’est inscrit dans la même logique. Alors rappelant les ambitions et le niveau atteint par rapport aux objectifs, il a souhaité que d’autres rencontres intermédiaires se tiennent. Quant au docteur FranckAdéoti de la Cote d’ivoire, porte-parole des participants, il a remercié le comité d’organisation pour le déroulement normal de la rencontre. Il a ensuite souhaité la mise en application réelle des résolutions retenues. « Cela nous permettra de numériser nos hôpitaux afin que les évacuations sanitaires deviennent moindre dans nos pays », a-t-il affirmé avant que les partenaires ne félicitent le réseau pour la réussite de l’organisation. « Vous venez de relever un défi. Nous vous exhortons à continuer sur la même lancée. Merci pour la confiance. Nous sommes satisfaits et nous nous engageons à vous accompagner à chaque sollicitation », a-t-il conclu.

Mieux connaitre le RESHAOC

 Le Reshaoc a pour mission de promouvoir le partenariat entre les différents établissements de soins qui en sont membres et les acteurs de la santé en général, de promouvoir la collaboration avec les gouvernements pour aider à l’analyse et à la définition des politiques et stratégies hospitalières grâce à l’expertise disponible en son sein, de favoriser la communication entre les membres du réseau. Il tient ses rencontres tous les deux ans. Et la 11ème rencontre est prévue pour avoir lieu à Marrakech au Maroc entre avril et mai 2016. La présente rencontre est une étape intermédiaire initiée par le conseil d’administration pour baliser le terrain en prélude à la grande.

Anselme HOUENOUKPO

Grève dans le secteur santé: L’IRHS marche sur le CNHU le 12 mars

L’Intersyndicale des ressources humaines en santé (IRHS) a organisé hier mardi 3 mars 2015 à la Bourse du travail de Cotonou, un point de presse. Au cours de cet exercice sanctionné par une déclaration lue par le coordonnateur Adolphe Houssou, l’IRHS a fustigé « l’acharnement » sur les travailleurs du Centre national hospitalier universitaire –Hubert Koutoucou Maga dont se rendrait coupable Alexandre Sossou, son directeur adjoint. Allant de « menaces de tout genre » à des « appels téléphoniques » en passant par « une défalcation sauvage, barbare, inhumaine », ces menaces ne feront «en aucun cas céder » l’IRHS qui compte y répondre en déclenchant des «actions musclées ». Déjà, le jeudi 12 mars 2015, les paramédicaux organisent une première marche suivie de sit-in sur le CNHU-HKM « pour dénoncer la méchanceté et la barbarie », selon eux, organisées par la direction du Centre.

Lire ci-après l’intégralité de la déclaration de l’IRHS.

L’Intersyndicale des Ressources Humaines en Santé (IRHS) a démarré depuis le 27 mars 2014 des actions syndicales afin d’obliger le gouvernement à corriger une injustice sociale créée par l’octroi sectaire de l’indemnité de logement au seul corps des médecins sur la vingtaine que compte le Ministère de la santé.
Avec des sit-in, marches et des grèves d’avertissement, nous sommes allés à un arrêt cyclique de travail de trois jours par semaine depuis le 23 Septembre 2014.
Les tables de négociation ouvertes en l’occurrence celle d’Abomey et celles avec la délégation gouvernementale n’ont pas encore abouti à un résultat concert c’est à dire un protocole d’accord signées des deux parties. Le gouvernement a souhaité réexaminer les travaux d’Abomey ce qui est déjà fait par un comité ad’ hoc qui vient de déposer son rapport.
Nous sommes depuis huit jours environ dans l’attente de la convocation de la délégation gouvernementale pour obtenir les nouvelles propositions du gouvernement suite au réexamen des travaux d’Abomey.
En bon lecteur, nous pouvons croire que le bout du tunnel n’est plus loin. Mais nous sommes surpris, désagréablement surpris de l’acharnement de la Direction du CNHU-HKM sur les travailleurs.
Cet acharnement s’exprime par:
• Des menaces de tout genre faites sur les travailleurs et notamment sur les responsables syndicaux;
• Des appels téléphoniques individuels aux travailleurs pour les appeler avec injonction de venir au service les jours de grève;
• Une défalcation sauvage, barbare, inhumaine ne respectant aucune norme constatée sur le salaire des travailleurs du mois de février 2015.
• Un acharnement sur les travailleurs notamment sur les Anesthésistes-Réanimateurs avec des demandes d’explication qui leur sont adressées le 26 Février dernier.
Ces différents agissements sont initiés et conduits par le Directeur Adjoint Alexandre SOSSOU pendant ses deux semaines de direction intérimaire en l’absence du Général Abdoulaye Idrissou.
Est-ce une stratégie du gouvernement ou du ministre de la Santé à ne pas aller à une dernière table de négociations pour prendre des engagements sérieux vis-à-vis des travailleurs?
Nous pensons que la situation se complique et devient excessivement grave.
Nous n’allons en aucun cas céder à ces intimidations de la Direction du CNHU-HKM, du ministre de la Santé ou d’une quelconque autorité qui frise la provocation pour la radicalisation de la tension sociale.
Si le gouvernement ne met pas rapidement fin à la distraction qu’organise le Directeur Adjoint du CNHU-HKM, Monsieur Alexandre SOSSOU, l’IRHS déclenchera des actions musclées concentrées sur le CNHU-HKM à partir de la semaine prochaine. C’est ainsi que nous organisons une première marche suivie de sit-in sur le CNHU le jeudi 12 Mars 2015 pour dénoncer la méchanceté et la barbarie organisée par la Direction CNHU-HKM
Notre appel au gouvernement va dans plusieurs sens:
• Convoquer dans l’immédiat la rencontre gouvernement syndicats de la santé pour statuer sur les derniers travaux du comité gouvernemental
•Mettre rapidement fin au désordre organisé par la Direction du CNHU-HKM pilotée par Alexandre SOSSOU
• Instruire le Directeur du CNHU pour la remise immédiate des défalcations et l’arrêt des différents acharnements.
En tout état de cause, l’Intersyndicale des Ressources Humaines en Santé (IRHS) se réserve le droit de rééditer l’Opération Hôpitaux morts les jours à venir et ceci dans tous les hôpitaux du Bénin.

Fait à Cotonou, le 03 Mars 2015
Les Syndicats de l’Intersyndicale

Flore NOBIME

Débrayages dans les formations sanitaires publiques: Les paramédicaux rejettent la trêve du Gouvernement

Le Gouvernement et l’Intersyndicale des ressources humaines en santé (IRHS) se sont rencontrés ce mardi 3 février. Au menu de cette rencontre à laquelle ont pris part quatre membres du Gouvernement dont le ministre d’Etat, François Abiola, la grève qui secoue le secteur santé au Bénin depuis plusieurs mois. Des six points de revendications de l’IRHS, deux ont essentiellement été au cœur de la rencontre, selon Vincent Ehoulé, un des porte-parole de l’Intersyndicale qui y a pris part : l’indemnité de motivation de 2007 et l’indemnité de logement. Concernant l’indemnité de motivation, le Gouvernement, d’après M. Ehoulé, envisage « payer par titrisation sur cinq ans ». Concernant l’indemnité de logement, le gros point d’achoppement, le Gouvernement, toujours selon Vincent Ehoulé, se donne une à deux semaines de réflexion, histoire de travailler sur les conclusions des travaux d’Abomey au cours desquels l’incidence de ces primes avait été évaluée. En attendant la réponse du Gouvernement, « la grève continue rigoureusement avec réquisition », a déclaré Vincent Ehoulé. Cette grève, faut-il le rappeler, a connu son  paroxysme du 27 au 29 janvier dernier avec une opération « Hôpital mort » qui a vu les agents de santé en grève déserter les services essentiels des hôpitaux publics dont le Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoucou Maga (CNHU-HKM), l’hôpital de référence du Bénin.

Flore S. NOBIME

Assurances: UBA-Vie devient SUNU Assurances Vie-Bénin

Joël Amoussou, Directeur Général Délégué de Sunu netLe groupe SUNU, leader en Assurance Vie dans la zone de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA) qui réunit 14 pays d’Afrique francophone vient d’opérer un changement au niveau de sa communication. Les filiales du groupe  porteront désormais un seul nom : SUNU Assurances.
Pour sa première sortie médiatique depuis sa création en 1998 par son fondateur et président directeur général, Pathé Dione, le groupe SUNU a annoncé le changement d’identité des filiales. Cette unification des marques dans l’assurance vient donner plus de cohérence au portefeuille du groupe qui entame une seconde phase de sa vie après une première marquée par plusieurs opérations d’acquisition, de consolidation et de croissance externe.
Présent dans 11 pays, à travers 19 filiales, le groupe SUNU a lancé depuis le 15 janvier 2015 une vaste campagne de communication en Afrique  pour déployer son nouveau dispositif de marques. Cette nouvelle marque résulte d’une stratégie globale visant à consolider le cœur de métier du groupe et déployer une marque africaine forte au service de tous. Cette nouvelle posture permet de renforcer la visibilité et la lisibilité de la marque SUNU Assurances dans tous les pays d’implantation du groupe.

SUNU Assurances implante ses couleurs au Bénin

Le groupe SUNU qui avait déjà sa filiale béninoise au nom d’UBA-Vie a décidé de lui faire porter désormais son identité. La cérémonie de baptême s’est tenue le jeudi 29 janvier 2015 à Azalaï Hotel de Cotonou sous la présidence effective du directeur général délégué du groupe SUNU, Joël Amoussou et en présence des partenaires de la société ainsi que du directeur des Assurances du Bénin, représentant le ministre des Finances.  Le décor a été planté par Lassina Coulibaly, le directeur général d’UBA-Vie  qui a rappelé  l’historique de sa société née en 1994 au lendemain du désengagement de l’Etat du secteur des assurances. UBA-Vie entre dans le Groupe SUNU en 1999 et se dote de son propre siège en 2011. En 2013, le chiffre d’affaires du groupe SUNU s’élève à 86 milliards de FCFA et le montant de ses actifs se chiffre à plus de 261 milliards de FCFA. Il a ainsi annoncé qu’à compter de ce jeudi 29 janvier, UBA-Vie change désormais d’appellation pour répondre à la volonté de la direction générale du groupe SUNU désireuse de faire porter une marque forte avec une identité unique à toutes ses filiales « afin de créer une marque reconnue partout », a-t-il signifié. Néanmoins, a-t-il dit, « ce changement de nom ne changera pas nos valeurs ». Quant au directeur général délégué du Groupe SUNU, représentant le président directeur général, Monsieur Pathé Dione, il a souligné l’utilité de ce rebranding. Par le passé, a-t-il affirmé, les filiales ont évolué avec leur propre identité, tout en ayant le support technique et stratégique du Groupe. « Aujourd’hui, nous avons consolidé nos fondamentaux et nous pensons qu’il est temps de montrer l’unité et la force du Groupe SUNU par une identité uniforme pour nos sociétés présentes dans 11 pays d’Afrique. »   Joël Amoussou laissera entendre que le Groupe SUNU compte poursuivre sa croissance organique, en investissant dans les nouvelles technologies, en réalisant  des projets de plus grande envergure avec les banques et les sociétés de téléphonie mobile. « Soyez assurés de notre expertise, de notre soutien en toutes circonstances et de notre présence à vos côtés », a-t-il dit à l’intention des partenaires du Groupe. Représenté dans onze pays d’Afrique, le groupe SUNU emploie 1.043 agents dans dix-neuf filiales. Avec ce rebranding, le groupe entend confirmer son leadership régional, notamment, dans la zone CIMA.

Olivier ALLOCHEME