Category: Editorial

Bureau de la Cena 2008: Les représentants du gouvernement saisissent la Cour suprême pour violation des textes

Le Présdent Boni Yayi sevré des réalités de gestion de Télécel Bénin   « La commission électorale nationale autonome (CENA) est dirigée par un bureau de cinq (05) membres en tenant compte de sa configuration politique€¦ ». C’est ce que dispose l’article 38 de la loi portant Règles générales pour les élections en République du Bénin. Cette disposition n’a pas été respectée dans le cadre de la mise en place du bureau de l’institution,  selon plusieurs membres de la CENA 2008.Quelques jours seulement après son élection, le bureau de Pascal Todjinou est encore sur la sellette. En effet, les représentants du  gouvernement au sein de la CENA  viennent de saisir la Cour Suprême pour invalider à nouveau ce bureau pour non-respect, selon eux, de l’esprit de la loi portant Règles Générales pour les élections en République du Bénin. Prenant appui sur l’article 38 de cette loi, les membres de la CENA représentant le gouvernement au sein de l’institution veulent amener la haute instance judiciaire à enjoindre les membres de la Cena 2008 à constituer un bureau qui reflète les différentes sensibilités politiques présentes en son sein contrairement au bureau actuel. S’inspirant de la jurisprudence existante en la matière, les membres de la CENA qui s’apprêtent à déposer leur recours ce jour entendent amener la cour à dire le droit.   Ce nouvel épisode qui fait suite au refus de sept membres de la Cena de reconnaître l’ex bureau de Todjinou,  et à qui la Cour a donné raison, vient  donner la preuve que la sérénité n’est pas encore d’actualité au sein de la Cena 2008. Se défendant de ne pas vouloir mettre à mal le processus électoral en introduisant leur recours devant la Cour, les représentants de l’exécutif  disent aspirer à ce que la légalité préside toutes les actions au sein de l’institution. A cet effet, ils exhibent les  précédentes décisions de la Cour Constitutionnelle qui avait déjà statué dans des cas similaire au profit de la prise en compte des différentes tendances dans la constitution du bureau devant conduire aux destinées de l’organe chargé de mener à bon les élections des conseillers communaux, de quartiers de villes et de villages dans les prochaines semaines.. Tous les regards sont donc à nouveau tournés vers l’institution judiciaire pour dénouer ce différend qui fait planer l’épée de Damoclès sur la tête du bureau de Pascal Todjinou.
Jean-Claude D. DOSSA

Entretien avec Moussa Sène Absa: «La tragédie de l’émigration continue et nous n’avons pas le droit de croiser les bras»

5ème édition du Festival international du film de Ouidah. Les réalisateurs se croisent et s’entrecroisent, soucieux d’assister à la sentence du public qui est dans les salles noires. À la cafétéria du Festival, un homme détendu, pipe à la bouche, est entouré d’une dizaine de jeunes étudiants. Le réalisateur sénégalais Moussa Sène, dont le film Teranga Blues est en compétition, suscite l’attention des jeunes qu’il semble accrocher par la thématique de son film. Pour lui, l’avis du public sur ses Å“uvres est prioritaire. Mais jusque-là il ignore que son film aura le lendemain le Prix du public. C’est dans cette atmosphère festivalière que l’homme s’est prêté à nos questions. Il aborde ici la philosophie qui sous-entend Teranga Blues et le parcours qu’à déjà fait ce film. Il regrette l’état actuel du cinéma sénégalais et apprécie la multiplicité des festivals de cinéma sur le continent.
L’Evénement Précis: Quelle philosophie sous-entend la réalisation de votre film Teranga Blues ?
Moussa Sène Absa
: Teranga Blues, c’est l’histoire de la jeunesse africaine aujourd’hui. Une jeunesse désemparée, désespérée qui s’embarque dans les bateaux de fortune pour mourir en mer. Moi je voulais en montrer le contrepoids. Cela voudra dire m’interroger sur le retour de la manivelle. Et si l’on partait et qu’on y revenait sans la fortune espérée ? C’est le postulat du film Teranga Blues. Cela m’est arrivé à l’esprit à la suite d’un voyage sur Paris où au cours de mon vol, je vis un jeune africain qu’on essayait de rapatrier de force, qui était tellement traumatisé, malheureux et qui pleurait et priait de toutes ses forces. Dans l’avion je me suis alors mis à réfléchir sur ce cas. Je me suis rendu compte qu’il a mille raisons de pleurer et de se débattre. Il va rentrer chez lui sans rien dans une famille où sa mère, ses frères, son fiancé et même ses amis l’attendent parce que ça fait longtemps qu’il vit à en France et tout le monde dans sa famille espère quelque chose. C’est le postulat du film.

Alors au regard de ce postulat, quelle a été dans ce film la créativité du réalisateur au développement de la thématique ?
Mais avec ce postulat, je me suis dit comme ce jeune est en quête de richesse, d’abondance, autant lui en donner. Mais à quel prix ? Voilà toute l’interrogation.

S’il faut apprécier le degré de fiction de votre film au regard de la réalité, est-ce que la société sénégalaise dont vous êtes issu est effectivement confrontée à des cas de retour au bercail de compatriotes dans le dénuement matériel absolu ?
La problématique de Teranga Blues n’est pas seulement relative à la société sénégalaise.. Tout le continent africain est concerné : et si on arrivait pas à devenir riche, que faut-il faire ? Mourir en Europe ? La question fondamentale, c’est quel est le sens de la vie ? S’arrête t-elle à amasser beaucoup d’argents ? Il y a aujourd’hui en Europe, beaucoup d’africains qui se refusent de rentrer dans leur pays, quinze, vingt, trente ans après juste parce qu’ils estiment n’être suffisamment pas riches pour satisfaire toutes les attentes de leur famille et alliés.

Quel est déjà le parcours de Teranga Blues ?
Je n’aime pas compter les festivals. L’accueil du public est beaucoup plus important pour moi. Sinon je puis déjà dire que j’étais en Allemagne avec ce film, à San Paolo au Brésil, à New York, à Chicago, je suis actuellement à Ouidah au Bénin etc. Il faut retenir que le film à une vie qui est bien différente de la mienne.

Quel accueil Teranga Blues a alors reçu dans le public africain ?
J’ai jusque-là, j’ai fait seulement trois projections en Afrique. Mais les jeunes qui l’ont vu l’ont beaucoup aimé.

À évaluer le drame de l’émigration en Afrique, n’avez-vous pas le sentiment, au regard du message que le film véhicule, que Teranga Blues est arrivé trop tard dans un monde trop vieux ?
- Les jeunes qui ont vu mon film en Afrique m’ont posé la même question : «Il fallait faire ce film-là avant que tous ces jeunes n’aillent se jeter en mer». Non je crois qu’une jeunesse a besoin de référence, de rêve et si à un moment donné, il ne trouve pas cela, il va le chercher ailleurs. C’est une erreur de penser que le drame est au passé. Chaque jour qui se lève, des jeunes africains continuent de tenter cette aventure fatale. Des jeunes continuent de courir le risque à travers le désert, d’autres en pirogues€¦ La tragédie de l’émigration continue et nous n’avons pas le droit de croiser les bras.

Après Teranga Blues, quelles perspectives pour le réalisateur ?
Ouh€¦ ! J’écris. J’écris mille choses à la fois. Moi j’ai l’habitude d’écrire deux trois choses à la fois. Un texte peut être avancé plus que l’autre mais je m’occupe toujours puis je partage par la suite ma connaissance. Je me sens ainsi utile.

Comment se porte aujourd’hui le cinéma sénégalais après la mort du doyen Sembène ?
Il se porte très mal, même avant la mort du Doyen Ousmane Sembene.

Et pourtant beaucoup de pays africains désireraient être à la place du Sénégal en cinématographie ?
Le cinéma sénégalais se porte très mal juste parce que nous aurions pu aller très loin. Aujourd’hui nous sommes à Ouidah au Bénin. Si le Sénégal a su saisir sa chance on serait peut-être en Alaska ! Le Sénégal a eu la chance d’avoir fait les bases du cinéma africain avec le premier réalisateur du continent ; la cinématographie réelle africaine s’est construite autour du cinéma sénégalais. On aurait pu aller beaucoup plus loin. Mais comme ceux qui nous dirigent ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, on est là où on en est mais on se bat.

De votre position, comment appréciez-vous aujourd’hui la multiplication des festivals de cinéma sur le continent ? Un atout ou une faiblesse ?
Mais aujourd’hui sur le continent au Mali, en Guinée au Sénégal, au Bénin €¦ toutes les salles de cinéma sont en train de fermer leurs portes. Les festivals apparaissent dès lors comme la seule alternative pour le public africain d’avoir l’opportunité de suivre le cinéma africain sur écran géant.

Une impression sur le Festival Quintessence auquel vous prenez part ?
 Ce qui m’a impressionné dans ce festival c’est la jeunesse. Il y a beaucoup de jeunes pleins de bonne volonté, curieux qui veulent apprendre, il y a quand même une graine qui est en train de germer et de croître. c’est très promettant pour le cinéma africain.

Entretien réalisé par Médard GANDONOU
L’entretien est disponible sur le site du cinéma africain www.africine.org

Mme Titilayo J.M. Clarisse Odjo, maire de Pobè: « Je serai candidate pour continuer mon oeuvre à la tête de Pobè »

Mme Titilayo J.M. Clarisse Odjo, maire de Pobè     A quelques mois de la fin du mandat des élus locaux, votre organe donne la parole aux acteurs du développement local pour exposer les acquis et les zones d’ombre de leur passage à la tête de nos localités. A cet effet, c’est l’une des rares femmes élues locales de notre pays qui a accepté de nous accorder cet entretien. A travers ces échanges, le maire de Pobè dans le département du Plateau, Mme Titilayo J.M. Clarisse Odjo nous dresse le bilan de ses actions à la tête de sa commune, des difficultés pour la concrétisation de ses ambitions et de ses attentes vis-à-vis du gouvernement.
L’Evénement Précis:  Madame le maire, à quelques semaines de la fin de votre mandat, quel bilan faites vous de votre passage à la tête de Pobè ?
Le Maire
: Je répondrai qu’avec le peu de moyens que le gouvernement central a concédé aux communes comme celle de Pobè et face à l’immensité des problèmes dont la recherche de solution, au regard des textes de la décentralisation incombe aux autorités communales, j’ai dû  accorder la priorité à  des questions sociales en privilégiant la réalisation des infrastructures socio-communautaires telles que les écoles, les dispensaires, les adductions d’eau villageoises, les appuis financiers aux groupements féminins, les aides aux indigents, le soutien aux initiatives provenant des jeunes et la création d’emplois sans pour autant négliger l’économie et le culturel où j’ai respectivement amélioré le revenu de la commune et impulsé la dynamique d’une organisation communale des acteurs culturels de la localité.

Etes vous satisfait de ce bilan ?
Je le suis. Mais, je dois avouer que je reste sur ma faim quant à la réalisation de plusieurs ambitions que je nourris pour ma commune

Enumérez nous au moins trois des difficultés qui n’ont pas permis la réalisation de vos ambitions ?
Je peux d’abord faire cas du non transfert par le gouvernement des ressources nécessaires aux communes, ensuite du non reversement par le gouvernement de certaines ristournes et enfin de la non réalisation par le gouvernement de certaines PIP prévues au budget de la commune sans oublier l’incivisme fiscal.

Que faut-il donc faire à votre avis pour faciliter la gestion du pouvoir à la base ?
De mon point de vue, il faut partir des réalités sociologiques et culturelles de nos villages pour prendre l’initiative des lois afin de faciliter leur mise en application sur le terrain et aussi rendre effective la déconcentration, restaurer le pouvoir local et transférer les ressources nécessaires aux communes.

Au terme de cette mandature, êtes vous prête à revivre une nouvelle expérience municipale ?
Je ne ferai pas l’affront à mes mandants de le refuser s’ils me le demandaient€¦.

€¦€¦.Et pour quelle raison ?
Parce que c’est une mission patriotique que l’histoire retiendra malgré toutes les peines que cela comporte.

Quels conseils donneriez vous au prochain maire de votre commune ?
Je lui conseillerai de respecter les textes de la décentralisation, de rechercher le consensus au sein du conseil communal et de ne point ménager ses efforts dans la recherche de solutions aux nombreux problèmes auxquels sont confrontées les populations.

Propos recueillis par Jean-Claude D. DOSSA

CRISE TELECEL-SARCI SARL: La cour déboute Atlantique Télécom et condamne ses avocats

les Sages de la Cour Constitutionnelle    A travers deux décisions Dcc 08-001 et Dcc 08-002 du 15 janvier 2008, la Cour Constitutionnelle du Bénin s’est prononcée  sur la constitutionnalité du tribunal arbitrale siégeant dans le conflit Atlantique Télécom et Sarci Sarl présidée par Ismaël Tidjani Serpos et ayant nommé récemment un administrateur provisoire objet de contestation.
« Les recours en exception d’inconstitutionnalité soulevés concurremment devant le tribunal ad hoc et devant la Cour Constitutionnelle par la Société Atlantique Télécom SA sont irrecevables ». Ainsi la légalité et la partialité de la Cour arbitrale évoquées par Atlantique Télécom pour contester la nomination de l’administrateur Provisoire Anatole Chodaton  se retrouvent sans véritable fondement juridique. La Cour Constitutionnelle a d’ailleurs su bien apprécier ce manque de fondement juridique qui s’assimile à une volonté de dilatoire de la part des avocats de Atlantique télécom. A cet effet, les 7 sages de la Cour sont allés plus loin à leur saisine sur l’exception d’inconstitutionnalité pour condamner dans l’article 2 de la décision DC 002 du 15 janvier 2008, les avocats de la partie requérante  à un viol de la constitution : « €¦ (Noms des avocats) ont violé l’article 35 de la Constitution » qui dispose que « les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l’accomplir avec conscience compétence, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun ».  En effet, pour la Cour, les avocats étant auxiliaires de justice participant au service public de la justice, et étant forcément conscients que l’exception d’inconstitutionnalité ne peut porter que sur une loi et non sur la composition d’une cour arbitrale, ont fait preuve d’une « volonté manifeste de faire du dilatoire et d’empêcher le juge saisi du dossier de rendre sa décision dans un délai raisonnable€¦ ».
Il se dégage de droit de cette décision de la Cour Constitutionnelle que toutes les décisions rendues par le Tribunal arbitral présidé par Ismaël Tidjani Serpos y compris la nomination d’un administrateur provisoire à la tête de Télécel Bénin sont valables et devraient en principe s’imposer aux parties.  

Médard GANDONOU

Mouritala Ogoubiyi rejoint les Ecureuils

Le milieu de terrain de l'Etoile Sportif de Sahel Mouritala ogoubiyi de retour dans la sélection nationale Le remuant milieu de terrain de l’Etoile Sportif de Sahel Mouritala Ogoubiyi a finalement rejoint l’équipe nationale du Bénin après le long feuilleton de son absence ou de son renvoi du Team national. Dans la nuit du mercredi 23 janvier autour de 20 heures, le joueur à rejoint l’Hôtel Maggui à Sekondi Takoradi où l’ Onze national béninois est logé dans le cadre de la Can Ghana 2008.
Ce retour de « l’enfant prodige » des supporters du football béninois fait suite à son exclusion de l’effectif des 23 sélectionnés par l’entraîneur allemand Reinhardt Fabisch motivée par des caprices de stars intolérables selon le coach pour une discipline de groupe. Ainsi ce joueur qui a été écarté lors du premier match des Ecureuils face aux Aigles du Mali a suscité une insurrection dans le rang des supporters qui ont manifesté pour son retour.
La décision de son retour dans le Team national sera véritablement déterminée par l’intervention du Chef de l’Etat le Dr Boni Yayi qui a envoyé son ministre porte Parole à Sékondi rencontrer l’entraîneur afin que le joueur obtienne pardon et réintégration. La mission a été fructueuse.
Le Coach allemand a finalement cédé à la pression des supporters et du chef de l’Etat. Après donc des excuses publiques adressées au Coach, au chef de l’Etat, à ses collègues de l’équipe nationale et au public béninois, le joueur le plus titré du continent africain fera son premier entraînement ce jour avec ses pairs. De sources concordantes, le milieu de terrain des Ecureuils retrouvera son poste lors du match contre la Côte d’ivoire avec son partenaire Stéphane Sèsségnon dès l’entame du match.

Deux ministres, en loccurence celui des sports Ganiou Soglo et celui Porte Parole du gouvernement Hountondji seront sur la Chaîne de télévision nationale béninoise ce jour dans l’après-midi pour d’amples informations sur ce retour.
Les Ecureuils sont en phase de retrouver leur jeu explosif étouffé par les choix tactiques du nouveau Coach.
Médard GANDONOU

Bénin 0- Mali 1: Fabisch pèche par méconnaissance des Ecureuils

l'Equipe nationale béninoise alignée face au Mali    Bénin 0 – Mali 1. Le Bénin a fait une mauvaise entrée dans cette Coupe d’Afrique des Nations Ghana 2008 ce lundi 21 janvier. Au regard des autres équipes qui composent le groupe B, l’équipe malienne qui faisait partie de la poule du Bénin durant les éliminatoires et qui a été doublement neutralisée par les Ecureuils à Bamako et à Cotonou, apparaissait comme l’équipe la plus connue et la plus abordable par cette équipe. Et contrairement aux calculs et pronostics internationalement cautionnés faisant du Mali le super favori de ce match, le public béninois a fait toutes ses prévisions sur les 3 points de ce match. Le hold up était, aux vues du match, bien possible par les béninois. Seulement, c’est sans compter avec les limites d’un entraîneur nouvellement recruté qui a montré, à travers son classement, sa méconnaissance de la Team nationale.Méconnaissance du onze national

Intégration de Mouriola Ogounbiyi dans l’équipe: L’entraîneur béninois menace de démissionner

l'entraîneur national béninois Reinhardt Fabisch    Le Coach Reinhardt Fabisch s’est entretenu cette nuit du dimanche 20 janvier 2008 avec la presse à l’hôtel Maggui où est logé l’équipe nationale béninoise à Sekondi. A travers ce point de presse l’entraîneur s’est clairement prononcé sur les questions qui impliqueraient sa responsabilité en cas de défaite du team national dans cette coupe d’Afrique des Nations.

Le feuilleton de « star » qui met malaise le Onze national béninois et tous les fans du football national à propos de l’opposition du joueur de l’Etoile sportive de Sahel Mouriola Ogounbiyi à intégrer le groupe des 23 sélectionnés pour la Can Ghana 2008, est de loin de finir en rebondissement. Au moment où le public s’apprêtait à crier victoire suite à l’information du retour dudit joueur dans l’équipe à Sékondi, c’est le Coach national allemand Reinhardt Fabisch qui menace de démissionner si l’on le contraignait à aligner ce joueur qui a brillé par son boycott de toutes les séances d’entraînement depuis jusqu’à Ouagadougou passant par le Brésil.
Pour le sélectionneur qui a entretenu  la presse, son effectif est désormais fait de 22 membres pour cette Can Ghana 2008 à l’exclusion du joueur Mouriola qui selon le Coach a fait montre d’indiscipline notoire vis-à-vis de l’encadrement technique et des autorités sportives nationales. 
A défaut des querelles de primes, ce sont les caprices de stars qui s’emparent de notre team national pour le conduire à l’abattoir.
Par ailleurs, Le Coach Reinhardt Fabisch décline toute responsabilité en cas de débcle des Ecureuils dans cette Can car estime-t-il il est venu prendre l’équipe en fin de parcours et qu’il travaille pour le futur. L’homme a également fustigé les nombreux voyages effectués par l’équipe nationale qui ne participent pas au bien-être physique des joueurs.

Mathias Combou (Envoyé spécial)

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR: Vicentia Boco, une réformiste au cÅ“ur du gouvernement Yayi

Vicentia Boco, le Ministre de l'enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Une femme, une vision, une conviction et un caractère. Environ huit mois à la tête du département de l’Enseignement supérieur  et de la Recherche scientifique, Mme Vicentia Boco, sans fanfare ni trompette a opéré de profondes réformes dont la portée échappe largement au temps dont elle a disposé pour leur concrétisation. Valorisation et crédibilisation des enseignements et diplômes universitaires, engagement pour l’amélioration des conditions d’étude et de vie des étudiants, vision prospective à travers la conception d’un budget programme pour le ministère, une attention pour les recherches, une disponibilité pour le dialogue€¦ Véritable réformiste au cÅ“ur du gouvernement ! Et pourtant quelques critiques lui sont adressées.


A sa nomination à la tête du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, l’unanimité était faite, au regard de sa valeur intellectuelle et de son expérience dans le secteur de l’enseignement supérieur, sur le choix technocratique du Chef de l’Etat le Dr Boni Yayi. Mais peu pouvaient parier sur la célérité et l’efficacité qui caractérisent la gestion de ce département sous l’ère du Ministre Vicentia Boco. En réalité, elle a très tôt compris qu’aucune réforme ne saurait prospéré sur un champ de tension sociale et de négation du travail.

Au travail€¦ le dialogue continue !
C’est par l’apaisement du climat de travail que le ministre Vicentia Boco a démarré ses Å“uvres. Pour la petite histoire, elle a pris service des mains de M. Mathurin Nago dans une atmosphère de travail détériorée par des débrayages consécutifs. Et c’est déjà dans son premier discours de prise de service, qu’elle a étalé toutes ses qualités de négociatrices, en relançant les travailleurs. Depuis, elle a multiplié les rencontres avec les syndicats d’enseignants, du personnel administratif et surtout les responsables des associations d’étudiants. Le résultat de cette approche de dialogue continu est l’apaisement relatif du climat social observé dans nos universités notamment à l’Université d’Abomey Calavi où jamais un mois ne s’était écoulé sans crise estudiantine. Le désintéressement des primes et indemnités des enseignants et personnel administratif, objet des grèves perlées en est une autre preuve. 

Valoriser l’enseignement et les diplômes !
Afin de renforcer l’encadrement et l’efficacité du système éducatif national, le ministre Vicentia Boco a mis un point d’honneur à la relance des activités académiques dans les Ecoles Normales Supérieures de Natitingou, de Porto Novo et de Lokossa. Et bientôt, 580 Elèves-enseignants recrutés seront formés et être véritablement utiles à l’éducation nationale.
Quant à la mise en Å“uvre du Système Lmd dans nos universités déjà enclenché avant sa nomination, elle a eu le mérite de reprendre le contrôle de la mise en Å“uvre afin de ne pas propulser les étudiants dans un système pour lequel ils ne sont pas préparés et pour lequel le terrain n’est aussi pas suffisamment conditionné. Ainsi, pour cette rentrée académique 2007-2008, alors que les étudiants sentaient venir leur mort prochaine à travers la mise en Å“uvre brutale du système Lmd, le ministre Vicentia Boco a tranché avec une grande circonspection de la portée de la décision, en optant pour une approche progressiste à travers la Semestrialisation des enseignements. Dès lors l’université disposera du temps pour élaborer de nouveaux cadres juridiques et doter les établissements de matériels didactiques appropriés. 
Quant aux nouveaux bacheliers, ils sont sauvés de la nébuleuse et de l’incertitude du choix de leur filière universitaire. Le Ministre Boco a fait une expérience véritablement concluante qu’elle a pris l’engagement de réitérer pour les années à venir. Il s’agit de l’organisation d’une campagne systématique d’orientation au profit des jeunes bacheliers ayant opté pour la poursuite des études dans les universités nationales. La première expérience a duré dix jours et s’est déroulée dans le mois de septembre 2007 sur toute l’étendue du territoire national.
Par ailleurs, afin de revaloriser les diplômes universitaires notamment le Baccalauréat, elle a contre vents et marées avec conviction et caractère, procéder à l’une de plus grandes réformes avec la suppression des concours de bourses et tests  relatifs au mode de recrutement en premières années dans les Ecoles et Instituts des universités publiques. Des concours de bourses et tests d’entrée qui ont entre temps échappé à toutes normes de transparence et d’équité et alourdissaient le budget national. Les premiers résultats de cette expérience cette année furent une véritable messe de couronnement de l’excellence. Mais c’est également dans la mise en Å“uvre de cette réforme ou révolution, qu’elle connaîtra ses oppositions et critiques les plus acerbes.

Le triomphe de la vision et de la conviction sur les résistances et oppositions
Toute révolution suscite résistances voire des oppositions. Il s’agit pour le révolutionnaire d’avoir de la vision, de la conviction et du caractère. A défaut, les réformes sont suscitées et à peine ont-elles eu le temps d’être formalisées que les réformistes abdiquent ou sont au carreau. Les exemples sont légion dans le gouvernement actuel, les gouvernements passés. Que de pressions ont  abouti ! Que de lobbying ! Que de montages ont-il eu raison d’eux!
Dans le cas du ministre Vicentia Boco, la conduite de trois différents dossiers importants est assez expressive des qualités de réformiste dont elle est détentrice.
Les lobbying, les montages, les campagnes médiatiques qui ont poussé leurs chansonnettes avant, au cours et après la mise en Å“uvre de la réforme de  suppression des concours de bourses et tests d’entrée relatifs au mode de recrutement en premières années dans les Ecoles et Instituts des universités publiques, n’ont pas ébranlé la « Dame de fer ». Avec l’appui du Chef de l’Etat, Mme Vicentia Boco a conduit à terme cette réforme salvatrice pour la promotion des valeurs dans notre système éducatif.
Dans la crise actuelle à l’Université de Parakou relative à la reprise des examens suite à une fraude massive constatée, elle est restée égale à elle-même dans son souci de sauvegarder la crédibilité des diplômes délivrés par nos universités. Toutes les autres dimensions qui sont intervenues dans la gestion de cette crise n’ont pas ébranlé sa détermination à conduire la crise exclusivement sur le plan académique. Et les examens ont été repris.
De même, selon nos investigations, sa décision de Semestrialisation des enseignement en lieu et place d’une entrée brusque dans le système Lmd n’a pas eu l’assentiment de toutes les autorités de l’université qui eux aussi avaient déjà leur plan. Mais la réforme Lmd s’est faite quand même de façon progressiste, telle qu’elle l’a souhaité dans l’intérêt supérieur des étudiants. 

Un budget-programme pour échapper au carcan de l’annualité
La gestion du quotidien et de l’urgence n’a pas fait perdre de vue au ministre Vicentia Boco, la vision prospective. Afin de mettre en phase objectifs, stratégies, actions et moyens pour un long terme, le ministre a déclenché depuis septembre 2007, le processus d’élaboration d’un budget-programme triennal couvrant la période 2008-2010. C’est véritablement une réforme budgétaire en cours au Bénin et qui se fonde sur un nouveau mode de gestion axée sur les résultats.  

Une idée claire sur la dynamisation du secteur de la Recherche au Bénin
« Nous avons hérité d’un système de recherche colonial et post-colonial qui donne peu de place au savoir et au savoir-faire local », nous confiait le ministre de l’enseignement supérieur  et de la Recherche scientifique. Pour elle, c’est une erreur pour les pays en voie de développement de reléguer au second plan la recherche scientifique et technique. Elle soutient que ce sont ceux qui sont confrontés au problème de survie qui doivent innover pour satisfaire les besoins les plus élémentaires de leur population. A cet effet, elle a fait tenir en sa présence effective les 27 et 28 septembre 2007, les assises de 2008 du Conseil National de la recherche scientifique et technique au cours desquelles les grands axes du Programme National de la Recherche scientifique et Technique du Bénin ont été approuvés. Par ailleurs, le ministère jouit du soutien du chef de l’Etat le Dr Boni Yayi qui a décidé de financer la recherche scientifique à concurrence de 1% du produit intérieur brut.
Médard GANDONOU

PROMOTION DE L’ECOCITOYENNETE – SOLIDARITE POUR L’EDUCATION: L’Evénement Précis honoré avec 4 prix

Mois de la solidarité pour l’éducation
L’événement Précis arrache les trois prix en compétition

Le directeur de publication de l'Evénement Precis Gérard Agognon recevant des mains du ministre un des prix
Le concours des meilleures productions sur l’éducation initié par l’Ong Aide et Action en partenariat avec le Réseau béninois des journalistes et communicateurs spécialisés en éducation (Rjce) dans le cadre du mois de la solidarité pour le secteur éducatif a connu son épilogue hier avec la remise de lots aux trois premiers lauréats retenus par le jury à la Maison des médias de Cotonou.


Ils proviennent tous du quotidien « L’Evènement précis », les trois lauréats du concours des meilleures productions sur l’éducation organisé par l’Ong Aide et Action en partenariat avec le Rjce à l’occasion du Mois de la solidarité pour le secteur éducatif. L’annonce des résultats faite par le président du jury a permis à l’assistance de découvrir les journalistes qui ont séduit de part l’originalité et la pertinence de leurs articles. Virgile Houessou, Kokouvi Eklou et Christophe Assogba sont respectivement les trois premiers lauréats de ce concours. A l’occasion de la remise des lots à ces lauréats, Mme Bernadette Sohoundji Agbossou, ministre de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle a salué l’initiative et affirmer son engagement à la soutenir tout en soulignant le rôle des hommes des médias à promouvoir le secteur de l’éducation. La place de l’éducation dans le développement d’une Nation n’est pas à démontrer à son avis. Elle a été soutenue dans son intervention par Guy Constant Ehoumi, premier vice-président de l’Union des professionnels des médias. Ce dernier a appelé à la spécialisation des journalistes, un vÅ“u qu’entend accompagner son organisation. Gérard Guèdègbé, président du Rjce, a invité les journalistes à accorder plus d’intérêt aux problèmes liés à l’éducation pour le plus grand bien des populations. 

1ère édition du prix de l’éco-citoyenneté
Le ministère de l’environnement honore le quotidien l’événement Précis


Encourager les vrais artisans de la protection de l’éco-citoyenneté au Bénin. C’est le but poursuivi par le ministère de l’environnement et de la protection de la nature en organisant pour la première fois un prix en l’honneur des acteurs oeuvrant à cette fin. Ainsi, après de nombreux efforts qui ont vu différents artisans de la sauvegarde de l’environnement mettre à rude épreuve leur ingéniosité à travers écrits, Å“uvres télévisuelles, radiophoniques, poésies, chansons, images, l’heure était au réconfort le 31 décembre dernier pour ces personnes. Ainsi, dans le cadre de son concours pour stimuler davantage ces gardiens de l’environnement, le ministère en charge de la protection de la nature a procédé à la remise de nombreux lots aux plus brillants de ces combattants. A cet effet, la salle bleu du palais des congrès de Cotonou, cadre de la manifestation- a été prise d’assaut par de nombreuses personnalités telles que le ministre de l’Environnement et de la protection de la nature, Juliette Koudénoukpo, de la Directrice de la Protection de l’Environnement (Dpe), Sofiath Mama, du président des Présidents des jurys, Vincent Ahéhéhinnou, de parents, d’amis des lauréats ainsi que de nombreux curieux. Aux dires des organisateurs de ce concours d’envergure nationale, c’est en toute impartialité que les différents jurys ont travaillé pour faire émerger les plus talentueux promoteurs de la cause de l’environnement. C’est d’ailleurs ce qui explique la présence d’un huissier à toutes les étapes de la sélection des vainqueurs de cette 1ère édition.


Au terme des travaux des membres des différents jurys, trois participants ont été retenus dans chaque catégorique. Ainsi parmi les trois lauréats de la presse écrite, votre organe a été honoré par l’attribution du second prix à son rédacteur en chef adjoint, Médard Gandonou. Ce dernier a en effet, mis en exergue la disparition qui menace les singes à ventre rouge dans notre pays. Ce thème, original par son contenu a recueilli un avis très favorable auprès des jurés qui ont unanimement salué le professionnalisme et le caractère sensibilisateur qu’il véhicule.
Les différents participants à cette manifestation ont salué cette initiative qui vient confirmer la ferme volonté du ministre Juliette Koudénoukpo qui ne cesse depuis sa nomination au porte feuille stratégique de l’environnement d’Å“uvrer pour une adhésion populaire des Béninois à la politique de sauvegarde du patrimoine environnemental du Bénin. Vivement la deuxième édition de ce concours !
Euloge Ayewa et Jean-Claude Dossa

2008: Joseph Tamégnon annonce les grandes réformes à la SOGEMA

le Dg sogema lors de la cérémonie de présentation de voeux au personnel Les usagers et le personnel de la Société de Gestion des Marchés Autonomes (SOGEMA) ont sacrifié samedi dernier à la tradition. La présentation des voeux du nouvel an à la direction générale de la SOGEMA a été l’occasion pour le directeur Joseph Tamègnon de partager avec l’assistance, les défis en cours pour l’année 2008.

Redresser les comptes de l’entreprise, produire les états financiers certifiés 2005, 2006 et 2007 de la société au plus tard fin mai 2008, moderniser les marchés sous-tutelle de la SOGEMA, assainir et sécuriser le marché, finir les travaux des boutiques Diamond Bank au plus tard le 1er février 2008, assurer la santé du personnel… La liste des réformes mises à l’actif de l’année 2008 est longue. «Je remplirai mon cahier de charge et je suis satisfait de ce qui se fait déjà» a affirmé le directeur général de la SOGEMA, Joseph Tamègnon, heureux d’avoir passé de bons moments en si peu de temps avec ses collaborateurs.

Les douze mois prochain s’annoncent très bien pour les agents de la SOGEMA qui doivent se donner la main pour relever les défis qui attendent l’entreprise. Joseph Tamégnon a profité de cette première grande rencontre de l’année pour partager une fois encore sa vision, celle du Chef de l’Etat pour la SOGEMA. Mais avant le message du maître des lieux, son adjoint M. Zackarie TODAN après avoir présenté ses meilleurs voeux à l’assitance a exigé l’application avec rigueur, des réformes en cours à la SOGEMA. «Le défi d’une SOGEMA  émergente est possible» a affirmé M. TODAN qui invite les usagers et le personnel à regarder dans le même sens que le Directeur de la SOGEMA.

Des doléances pour une Sogema efficace
La représentante des usagers des marchés Dantokpa, Ganhi et Gbogbanou Mme Sokpon Marie-Jeanne a remercié le directeur général pour les grandes réformes en cours à la tête de la SOGEMA. «Gérer les humains surtout les usagers des marchés n’est pas chose facile» a laissé entendre la représentante des usagers qui souhaite beaucoup de patience au Dg pour l’année 2008. Mme Sokpon a profité de cette rencontre de souhaits de voeux pour rappeler à Joseph Tamégnon l’extension des stands attribués dont la non satisfaction provoque un réaménagement désordonné débouchant sur la création de nouveaux espaces illicites, le renforcement de la sécurité des usagers et des biens…Une liste de doléances que va ralonger le collectif des syndicats de la SOGEMA  représenté par El Hadj Marouf Moustapha qui a salué le travail abattu en si peu de temps à la tête de la SOGEMA par Joseph Tamégnon.

Mais pour la performance de l’entreprise, les syndicalistes de la maison étale une liste de doléances dont principalement: la dotation de l’entreprise de ses propres statuts et conventions, la mise en oeuvre d’une politique administrative et financière moderne afin de favoriser l’accès rapide des ayants droits aux primes de dotation, la révision et le réaménagement de l’organigramme du personnel, la nommination d’un secrétaire général de la SOGEMA pour la sauvegarde des archives,  la poursuite de l’informatisation des services et bureaux afin d’accroitre les performances des agents. Le représentant du personnel Anani Pépin a quand à lui exhorter les acteurs à tous les niveaux  et les partenaires de la SOGEMA à accompagner les efforts de redressement engagées par le Joseph Tamégnon.
Gabin Euloge ASSOGBA