Category: Art et Culture

(LIBRE OPINION) Affaire « Arche de Zoé » : L ‘Afrique doit dire non !

 Sans doute inspiré par le désormais tristement célèbre discours de Dakar du président français, Nicolas Sarkozy, sur une Afrique attardée et incapable de progrès et je ne sais quelles autres inepties encore, des citoyens français ont crû devoir bon, de venir en Afrique, comme cela se faisait jadis, semer la « bonne parole » civilisatrice et « salvatrice » de l’Occident, comme à la bonne vieille époque coloniale. Et, cela va de soi, en usant des bonnes vieilles méthodes expéditives qui allaient avec.
S’il ne s’agissait encore que de paroles et de ruse, notre indignation seule et nos habituelles condamnations auraient sans doute suffi, si tant est qu’elles servent à quelque chose dans un monde unipolaire dominé par l’Occident, qui y dicte injustement et impunément ses lois, faisant appel aux conventions et traités internationaux uniquement lorsque cela lui sied.
C’est cet Occident intraitable lorsqu’il s’agit de demander qu’on juge Hissène Habré et Charles Taylor €“pour ne citer que les cas les plus en vue- qui aujourd’hui, avec Sarkozy en tête, demande qu’on « libère » Eric Breteau et sa bande, que la justice tchadienne se dessaisisse d’une affaire dans laquelle 103 petits enfants tchadiens innocents sont des victimes.
Et d’ici j’entends le sarcasme dans quelques petits salons de l’hexagone : « Quoi ? Un petit tribunal de nègres en train de juger des descendants de Gaullois de pure souche ? » Allons faut pas trop rêver !
Par contre, j’ai beau tendre l’oreille, j’ai beau éplucher les médias, je ne vois nulle part trace des indignations et des appels pressants et répétés de Human Rights Watch, d’Amnesty International, de Global Witness€¦!
Après tout, que vaut la vie et la dignité d’un misérable petit enfant africain, tchadien, face à celle d’un « humanitaire » venu « sauver » des vies, quitte à simuler « des blessures de guerre » sur le corps des enfants.
Il faudra sans doute faire appel à un autre grand Français, poète et conteur émérite celui-là, je veux parler de Jean de la Fontaine pour comprendre cette logique à deux vitesses de l’Occident. Le poète n’avait €“t-il pas en effet décrété depuis sa fable du Loup et de l’agneau que « la raison du plus fort est toujours la meilleure » !
Alors, à quoi bon s’indigner si le verdict est connu d’avance !
Mais voilà, il s’agit bien d’une affaire gravissime et pour cela nous ne saurions nous taire, ni rester les bras croisés, nous Africains.
Plus que des paroles blessantes ou des propos désobligeants ou outrageants, il s’agit d’un gangstérisme néocolonial, ni plus ni moins, fût-il d’un genre nouveau. Un gangstérisme assaisonné à la sauce humanitaire et servi à une Europe qui cherche à se faire bonne conscience, et qui pour cela est prête à payer quelques petit milliers d’euros pour « sauver » une vie, et €¦ adopter un enfant. Et encore si ce n’était que cela !
 
Hamadou Tidiane SY, journaliste indépendant

Accès limité des populations à Internet au Bénin: Un frein pour l’usage des blogs

 Les bloggeurs, on  en compte pas beaucoup au Bénin. raison de l’accès limité des populations à Internet.

 Dans beaucoup de pays du monde et surtout africains, le blog a déjà fait son entrée dans divers secteurs d’activités. «Au Sénégal, écrit le journaliste Ibrahima Lissa Faye, les intellectuels tentent de jouer leur partition dans l’édification d’un Etat de droit et l’émergence d’un esprit républicain avec cet outil technologique (www.robertsagna.com/ ». Au Bénin, le blog, véritable vecteur aujourd’hui de partage de l’information fait figure de parent pauvre dans la vie quotidienne. C’est à croire que le pays vit en retrait de l’évolution technologie qui ne finit pas de surprendre. Mais non. L’Internet est une réalité au Bénin depuis une dizaine d’année. Si aujourd’hui, on peut compter au bout des doigts ceux qui tiennent véritablement un blog  ou qui en savent quelque chose,  cela est  en grande partie dû à l’accès limité des populations à internet. En effet,  au Bénin une grande partie de la population n’a toujours pas accès à Internet, outil qui fait désormais partie intégrante de la vie. Le grand problème encore est que la connexion Internet demeure toujours chère. Les trois principaux fournisseurs d’accès à Internet que sont Bénin Télécoms (ex- OPT), Pharaon Télécom et OTI pratiquent des prix élevés pour la bourse du  Béninois moyen. Rare sont les familles qui disposent d’une connexion  à la maison. La connexion Wi-Fi qui pourrait permettre à beaucoup de famille de se connecter à la toile est presque inexistante ou méconnue. De plus, les cybers centre et cybers cafés pratiquent des prix élevés. Une heure de navigation coûte entre  300, 400 et 500 FCFA  dans les quelques cybers  de Cotonou, Porto-Novo, Parakou et autres villes secondaires, avec à la clé  des connexions lentes malgré l’augmentation récente de la bande passante. Il faut souvent mettre des heures pour pouvoir télécharger un fichier de quelques méga octets. Le blog est un système simple de publication sur le Web et sur le mobile (Wap, Imode, Mms). Le blog est un canal de libre expression et de partage d’information à la portée de tout le monde. Les populations pourraient l’utiliser dans beaucoup de domaines d’activités non sans dénoncer les tares de la société et les mauvais agissements des dirigeants du pays. Mais, il faudrait encore attendre quelques années pour les voir pratiquer cet exercice dans leur vie. Par ailleurs,  sur une population estimée aujourd’hui à 7 millions d’habitants en 2004, 0, 025 millions sont des internautes. Et dans ce lot, très peu  dispose d’un weblog. Parmi cette population d’internautes, les professionnels  des médias qui sont censés être à la pointe de la révolution, sont aussi on ne peut plus mal lotis. «Il a fallu que je vienne  au Danemark pour connaître un blog et même en disposé», confie Casimir Atchokossi, un des 21 journalistes  actuellement en  formation  à Danida Fellowship Centre  à Copenhague sur le thème «Médias et démocratie». Celui-ci n’est pas le seul dans le cas. Ils sont nombreux les  journalistes qui grce à divers ateliers de formation à l’intérieur comme à l’extérieur du pays ont aujourd’hui un blog.  «C’est grce à une  formation de Institut Panos Afrique de l’Ouest que j’ai créé mon premier blog (http://sessi.afrikblog.com) que j’anime bien », déclare Sèssi Tonoukouin.  Quand l’accès à la connexion Internet n’est presque pas disponible pour tous dans le pays,  il est inconcevable que les populations  surtout celles qui vivent dans les localités rurales puissent tenir un blog. Avec  la vitesse de l’évolution de la technologie, il est fort probable que d’ici à 2025 ou 2050,  des Béninois  en ge aujourd’hui de voter  ne puisse pas connaître un blog, une technologie de leur époque.

Christophe D. ASSOGBA
 

GREVE A L’UAC: L’Université d’Abomey-Calavi renoue avec l’inertie

Depuis deux semaines, l’université d’Abomey-Calavi tourne au ralenti. En effet, le corps professoral ainsi que le personnel administratif et technique de la plus grande université du Bénin sont en grève en vue de revendiquer de meilleures conditions de travail et de vie. Cette grève qui dure depuis plus de dix jours maintenant paralyse le temple du savoir. Ainsi, la proclamation des résultats de la seconde session, les activités d’inscription des étudiants dans les facultés et écoles, de retrait de diplômes et attestations n’est plus possible depuis lors. Approchés, c’est un lourd silence qui s’observent au niveau des autorités quant à l’évolution des discussions en vue d’apporter des réponses idoines aux doléances des grévistes. Les principaux concernés de leur part sont pour la majorité invisibles au sein du campus notamment les responsables des syndicats de grévistes.
Pendant ce temps, les étudiants €“ nouveaux comme anciens-continuent de faire des aller-retour en vue d’entrer en possession de leurs résultats et de se soumettre aux différentes formalités entrant dans le cadre des inscriptions. Ainsi, quotidiennement, ils sont des milliers d’étudiants à venir guetter la reprise des activités au niveau des différents bureaux. Le délai des inscriptions, allant du 22 octobre au 30 novembre semble pour sa part être remis en cause. Par voie de conséquence, le dépôt des dossiers en vue des attributions des chambres universitaires et les allocations universitaires sont de leur côté sujet à de longues attentes. Aussi, dénoncé à plusieurs reprises, le retard dans le paiement des bourses et secours au profit des étudiants semble t-il bien parti pour être encore d’actualité au cours de l’année académique 2007-2008. Cette situation, unanimement reconnue comme un des facteurs du mauvais rendement et des nombreuses défaillances au sein de la couche estudiantine, appelle à d’ingénieuses et vigoureuses initiatives de la part des autorités universitaires pour la préservation d’un climat propice à des résultats qualitatifs au terme de l’année académique qui vient de démarrer. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique dont la nomination à la tête de ce ministère à fait présager d’un vent de renouveau, se doit d’instaurer avec les différents acteurs du monde universitaire le dialogue afin de faire jouer à l’enseignement supérieur le rôle moteur qui lui revient dans la construction d’un Bénin émergent.
Jean-Claude D. DOSSA

LE MINISTRE ROGER GBEGNONVI: « Mon obligation de réserve n’est pas une obligation de mutisme »

le Nouveau ministre Roger GBEGNONVILe plateau de l’émission dominicale « Ma part de vérité » du groupe de presse avait hier pour invité le Professeur de Lettres, Roger Gbègnonvi. Revêtu de ses nouveaux habits de ministre de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, l’ancien membre de la société civile s’est prononcé quatre vingt dix minutes durant sur la nouvelle mission à lui assignée par le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi et de ses prochaines relations  avec la Société Civile.
Ministre de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, c’est à ce titre que le Professeur Roger Gbègnonvi a échangé hier avec les journalistes au sujet de ses nouvelles activités au sein du gouvernement du Changement. « Je ne suis pas mécontent de ma nomination au sein du gouvernement. », c’est la réponse que donne l’ancien acteur de la Société Civile pour exprimer son sentiment quant à son appel par le Dr Boni Yayi pour intégrer la barque du Changement. « C’est peut-être une mise à l’épreuve de l’homme qui critique, dénonce et ne cesse de bavarder.», dira t-il pour expliquer le choix porté sur le membre de la société civile qu’il est par le premier magistrat béninois.

HABILLER D’ECRITURE LES LANGUES NATIONALES
Répondant aux nombreuses interrogations relatives à ses activités avec la société civile dont il est l’émanation, Roger Gbègnonvi se veut rassurant. « C’est possible que je continue à intervenir avec mes amis de la Société Civile ou même d’écrire dans la presse au travers de mes chroniques. S’il est vrai que je suis astreint à certaines réserves en raison de ma présence au sein du gouvernement, il n’en demeure pas moins que je dispose d’une relative liberté pour exprimer mes opinions même si le risque qu’elles soient désormais considérées comme des opinions d’Etat n’est pas à exclure. » Et dans un style qui lui est propre, il annonce les couleurs : « Mon obligation de réserve n’est pas une obligation de mutisme ». Pour lui en effet, son titre de ministre, n’est ni un frein à l’épanouissement de sa vigilance quant à la gestion des biens publics ni ne traduit un quelconque embrigadement de sa personne, mais doit plutôt être perçu comme un prolongement de son dévouement à la cause de la masse.
Se prononçant sur la substance de son action à la tête du  ministère de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, le Professeur Gbègnonvi qui revendique par ailleurs le titre « d’instituteur des Langues Nationales », annonce de grandes mesures notamment l’introduction dès la maternelle des principales langues d’inter communication dont principalement le Fon et le Dendi avec pour finalité d’aboutir à leur composition au cours des examens  dans le système éducatif. Ainsi, contrairement à la commune renommée qui explique la non prise en compte des langues nationales dans le processus d’acquisition du savoir, le ministre se dit déterminé à mener à bon port l’enseignement des langues nationales au Bénin avec le concours d’éminentes personnalités l’ancien ministre, Ali Houdou, Mme Ali Mariam Lafia, Mohamed Alidou, Adoun Siba de même que celles des communautés religieuses et autres institutions de la République.
Fondant son action sur le dynamisme et la disponibilité des acteurs de l’enseignement, le ministre dit vouloir mener ses actions avec  les enseignants déjà en place et n’envisage donc aucun recours à des instituteurs nouvellement recrutés.
C’est donc à un véritable combat pour habiller d’écriture toutes les langues du Bénin que le Professeur Gbègnonvi convie le peuple béninois. Et dans cette perspective, un Haut commissariat à l’écriture d’une durée de vie de 25 ans au moins semble être selon lui un impératif que devra satisfaire le gouvernement.

Jean-Claude D. DOSSA

ONG « MESSAGERS DE LA PAIX »: Garcia s’engage pour la réalisation de grands projets sociaux pour le Bénin

père angel Garcia Le Père Angel Garcia s’engage pour la réalisation de grands projets sociaux pour le Bénin
Le président fondateur de l’Ong « Messagers de la Paix » le Père Angel Garcia et la forte délégation d’investisseurs espagnols qui l’a suivie ont quitté Cotonou hier nuit après un séjour de sept jours dans notre pays. Très satisfaits de leur mission, les hôtes du Consul d’Espagne près le Bénin M. Claude Karam n’entendent pas baisser les bras face aux problèmes sociaux des populations béninoises.
Pendant sept jours, la délégation conduite par le Père Angel Garcia, Président de l’Ong « Messagers de la Paix » est allée au secours des populations avec plusieurs grands projets de développement. Après le soutien apporté aux centres de « Joie infantile » de Fidjrossè et d’Allada et le don de matériels sanitaires à la CUGO du Centre National Hospitalier et Universitaire (Cnhu), les investisseurs espagnols sous la coupole du Consul  Honoraire d’Espagne au Bénin M. Claude Karam sont restés du jeudi 1er dernier au dimanche 4 novembre dernier dans le département de l’Atacora et de la Donga pour le lancement et l’exécution de deux grands projets. Il s’agit de la pose de la première pierre et du démarrage du chantier de construction d’un barrage de retenue d’eau et du forage de six (6) puits dans le village de Perma, département de l’Atacora et de la  fourniture d’une ludothèque (bibliothèque de jeux) au service de pédiatrie de l’Hôpital Saint Jean de Dieu à Tanguiéta. Mais avant cette étape, le Père Angel Garcia a fait une escale sur le site de concassage de pierre de Tchachégoun (commune de Glazoué). La délégation qui a un vaste projet en faveur des femmes et des enfants qui travaillent sur ce site est allée s’enquérir de leurs problèmes. Le travail des enfants a été la préoccupation des investisseurs espagnols qui promettent d’envoyer des machines  pour le concassage.

DES ENFANTS MALADES, MAIS JOYEUX !!! 
A Tanguiéta où il était prévu la fourniture d’une ludothèque au service de pédiatrie à l’hôpital Saint Jean de Dieu de la localité, la délégation du Père Angel Garcia a eu droit à plusieurs doléances de la part des agents de ce centre. Après la visite de l’hôpital, la délégation a découvert le bien fondé de la ludothèque offerte aux enfants malades du centre. Handicapés de tout genre, chacun trouvait le jeu qui cadre avec sa situation. Ces enfants face à ces jeux offerts par les espagnols oublient leur mal, leur souffrance et sont joyeux de se retrouver dans ce centre. Comme les enfants de la pédiatrie, la sÅ“ur Christina Fernadez qui exerce dans l’hôpital depuis plus de 20 ans n’a pas caché sa joie. « Au Bénin, on cache les enfants handicapés€¦A la ludothèque de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiété, les enfants retrouvent la santé et la joie d’être handicapés » a affirmé la sÅ“ur Christiana Fernadez qui déplore le manque de médicaments et de financement pour les hospitalisations qui s’élèvent à 1000Fcfa par jour pour les enfants. C’est d’ailleurs pour cette raison que des doléances ont été faites à l’Ong « Messagers de la Paix » pour que l’hospitalisation des enfants soit soutenue. Pour M. Claude Karam, Consul  d’Espagne près le Bénin, l’installation de ludothèque dans l’hôpital de Tanguiéta porte déjà ses fruits avec des enfants qui, malgré leur souffrance s’amusent à longueur de journée. « Nous ferons les mêmes choses pour les enfants de Djougou, de Natitingou, de Parakou et de Tchaourou dans quelques jours » a affirmé Claude Karam qui se dit décider à mettre de la joie dans le cÅ“ur des enfants hospitalisés. A Perma, c’est toute la populations à savoir enfants, femmes, hommes qui s’est mobilisée samedi dernier pour saluer la pose de la première pierre et le démarrage du chantier de construction d’un barrage de retenue d’eau et du forage de six (6) puits dans la localité.

DONNER ESPOIR AUX POPULATIONS
Le Père Angel Garcia et son équipe sont allés donner l’espoir à des populations qui entre temps ont déserté leur village à la quête d’une meilleure condition de vie. Le projet de construction d’une retenue d’eau à Kouponko, village de Pam Pam situé dans l’arrondissement de Perma ( Commune de Natitingou) a été salué par les populations, l’évêque de Natitingou, le maire et le préfet des départements de l’Atacora et de la Donga€¦tous présents sur les lieux de la pose de la première pierre de ce projet. L’honneur est revenu à Monsieur Capo-Chichi Théophile, directeur général du Centre de promotion et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (CEPEPE) de présenter le projet. Pour lui, le projet de construction de retenue d’eau est une initiative de l’évêché de Natitingou dans le but de promouvoir les activités agro pastorales dans la ferme de Kouponko en vue du renforcement des capacités du centre de formation des jeunes de la ferme et de diminuer les peines qu’éprouvent quotidiennement les populations du village. Un projet de développement local à caractère socio-économique qui s’inscrit dans la dynamique de la réduction de la pauvreté. Le projet financé pour sa première phase qui prend en compte la construction d’une retenue et de six puits modernes à grand diamètres par l’Ong «Messagers de la paix » rendra l’accès facile des populations à l’eau potable. La deuxième phase du projet comporte l’aménagement d’un domaine irrigué de la ferme en vue du développement des cultures contre saison. Trois entreprises ont été sélectionnées pour l’exécution des travaux, une retenue d’eau d’une capacité de 150.000 mètres cubes. Pour le Consul d’Espagne près le Bénin, ce projet vient délivrer les populations de Pam Pam car, l’eau est source de vie et représente un facteur de développement que personne ne peut nier. Pour Claude Karam, le Royaume d’Espagne n’est pas indifférent aux préoccupations des pays du Sud. « C’est pourquoi, nous rappelons au peuple Béninois le combat de l’Espagne pour la réalisation d’autres grands projets sociaux »  a conclu le Consul d’Espagne près le Bénin. L’évêque de Natitingou Pascal Nicoué, le Préfet des départements de l’Atacora et de la Donga Jonathan Paul Taouéma et le maire de la commune M. Biaou ont salué à tour de rôle, l’Ong Messagers de la Paix pour ce geste. Pendant que le Préfet et le maire souhaite un jumelage entre une ville d’Espagne et la commune de Natitingou, l’évêque quand à lui, demande au gouvernement béninois d’offrir de l’électricité aux populations de Pam Pam. Rappelons que le Consul d’Espagne près le Bénin, M. Claude Karam a offert séance tenante 800 feuilles de tôle aux populations de la localité pour la réfection de leur toit. Un don salué fortement par les populations venues massivement assister à l’événement.
Gabin Euloge ASSOGBA

PRODUCTION LITTERAIRE ET SCIENTIFIQUE: Les Editions Tundé lancent six nouveaux livres

Les Editions Tundé ont procédé vendredi 26 octobre dernier au lancement de cinq nouveaux ouvrages. La cérémonie de lancement a eu lieu à la salle de Conférences de Chant d’oiseau en présence des auteurs des six ouvrages et de différentes personnalités parmi lesquelles l’ancien ministre et ancien président de l’Assemblée nationale, Bruno Amoussou.
Au podium, un dizaine de personnes à l’occasion de cette cérémonie inédite de lancement de livres. Parmi eux plus de six auteurs. Ils ont tous rédigé ou co-rédigé l’un des ouvrages qui sont à l’honneur.

C’est pour la première fois au Bénin qu’une seule cérémonie fait l’objet de présentation de six ouvrages à la fois. C’est par le livre « Je veux le changement » de Thomas Boya et Jérôme Carlos qu’a commencé la cérémonie de présentation des différents ouvrages. « Nous avons écrit notre livre pour dire que le Changement ne s’improvise pas, que le changement suit un ordre et fonctionne suivant une loi comme toute chose », a expliqué Thomas Boya. Il est appuyé par Jérôme Carlos qui démontre qu’il est indispensable de parler du concept de « changement » pour permettre aux Béninois  de le réduire à un slogan. « Car, déclare-t-il, le « changement » est un concept aussi vieux que le monde. C’est un phénomène universel qui affecte les êtres et les choses. Nous avons estimé que le changement a accompagné toute l’histoire du Bénin depuis 1960, mais c’est pour la première fois que le mot entre de façon aussi explicite dans le discours politique. Il nous faut donc contribuer à sa mise en Å“uvre ».

L’ouvrage « Je veux le changement » montre que les Béninois ne peuvent réaliser le changement que par la pensée positive. Parlant de pensée positive, il s’agit de l’état dans lequel se met chaque individu pour réaliser ses objectifs. « Si nous voulons le changement, nous devons prendre les dispositions pour le réussir », ajoute Jérôme Carlos. Il est question de connaître à fond ce qu’est le changement afin de donner les moyens, en tenant compte de ses propres prédispositions physiques, morales et intellectuelles pour la réaliser. « Je veux le changement », répond à cela en expliquant d’abord ce qu’est le changement, ensuite comment il s’opère et enfin qui opère le changement et en fonction de quoi.

LES MATHEMATIQUES, UN JEU.
Le second livre « Je veux être matheux » s’adresse aux élèves des classes du premier cycle de l’enseignement secondaire et aux professeurs de mathématiques. C’est un livre qui offre aux élèves de jouir du plaisir de faire les mathématiques. Pour y parvenir, les auteurs de ce livre essaie dans leurs écrits de donner un caractère ludique aux mathématiques. Destiné également aux professeurs de mathématiques qui veulent sortir de la routine pour donner une orientation à l’apprentissage des mathématiques, « Je veux être matheux » est un recueil de 128 problèmes de construction géométriques destiné aux élèves des classes de 6ème, 5ème, 4ème et 3ème. Il permet aux élèves, selon la présentation des auteurs, de se construire des connaissances utiles et transférables en mathématiques et de jouir du plaisir de faire les mathématiques. Il est également destiné aux enseignants pour une plus grande professionnalisation de l’enseignement des mathématiques. Toute personne qui s’intéresse aux mathématiques peut également l’utiliser.

« Je veux être matheux » est le fruit du constat de deux professeurs de mathématiques qui ont constaté, il y a quelques années, le niveau des élèves des cours primaires et secondaires est en baisse de façon inquiétante en mathématiques et en français. Pour aider à réduire cette baisse de niveau en mathématiques, ils ont réalisé cet ouvrage.

RETOUR SUR L’HISTOIRE DE LA TRAITE NEGRIERE.
« La route de l’esclave du Bénin » est le titre du troisième livre présenté à l’occasion par les Editions Tundé. Cet ouvrage est écrit sous la direction de Toussaint Tchitchi. Lors de sa présentation, Bellarmin Codo expliqué que ce document a inédit est fait de plusieurs communications faites une équipe pluridisciplinaire de spécialistes de sciences humaines sur un sujet qui fait l’objet de nombreuses réflexions sur les trois continents qui ont animé la traite des Noirs et le commerce triangulaire. On peut y lire les réflexions de Alexis Adandé sur « L’apport de l’archéologie à l’étude de la traite négrière », de Toussaint Tchitchi sur « L’apport de la toponymie dans la lecture historique de l’esclavage », de Joseph Adandé sur « La traite négrière transatlantique et la question de la réparation » et de Jean Marc Houégbèlo sur « Les enjeux de l’inscription des sites du Bénin sur la liste des patrimoines mondiaux de l’Unesco ».

Les trois autres ouvrages présentés par les Editions Tundé vendredi dernier ont pour titres « Démocratie et développement (essai de philosophie politique) de l’Abbé Jean Koussouhoué, « Introduction à l’étude du droit » de l’ancien garde des sceaux et actuel doyen de la faculté de droit et de sciences politiques de l’Université d’Abomey-Calavi, Dorothé Sossa. Le dernier livre « Evedada (un processus d’apprentissage ludique dans l’aire culturelle ajatado)», co-rédigé par Toussaint Tchitchi et Adam Sounon Nakou, s’intéresse à l’étude d’un jeu qui est commun à plusieurs groupes socio-culturels des départements du Zou, des Collines, du Mono, du Couffo, de l’Ouémé et du Plateau. Il s’agit d’un jeu qui se fait avec des graines  appelées « Evé »  et très connues dans le Sud du Bénin. Depuis des siècles ce jeu existe et fait même l’objet de compétitions dans de nombreux villages. C’est à l’étude de ce jeu d’un intérêt culturel, sociologique, psychologique, historique, linguistique et même économique et politique que les deux auteurs se sont appliqué dans « Evédada ( un processus d’apprentissage ludique dans l’aire culturelle ajatado) ».

ÇA CHANGE !
L’ancien ministre et ancien président de l’Assemblée nationale, Bruno Amoussou, invité à cette cérémonie de présentation des six nouveaux titres des Editions Tundé s’est réjoui de l’évolution qui s’effectue au niveau de la production littéraire et scientifique au Bénin pour en déduire que quelque chose est en train de bouger. « Avec ses livres, déclare-t-il, les auteurs contribue à l’édification de la nation et démentent que nous ne sommes pas que ceux qui consomment sans produire ». Il a invité d’autres à leur emboîter le pas pour que nous puissions « essayer d’arranger notre pays qui est pratiquement corrosif ». En concluant la cérémonie, Alfred Sama, le représentant des Editions Tundé, a annoncé que plus d’une vingtaine de titres sont actuellement en attente d’être édités et seront lancés très prochainement. Aux auteurs qui attendent de Tundé d’éditer le maximum d’ouvrages de chercheurs et d’écrivains béninois, Alfred Sama, a retourné le défi de produire autant que possible des ouvrages de qualité littéraire et scientifique et de laisser Les Editions Tundé faire le reste.

A. P. Virgil HOUESSOU

INDUSTRIES CULTURELLES: Une nécessité pour l’émergence de la musique béninoise

C’est aujourd’hui un secret de polichinelle d’affirmer que le Bénin n’a pas une identité musicale propre. Nos artistes, pour la plupart sans aucune formation tentent désespérément de créer une musique à la béninoise afin de donner à la nation, son véritable produit musical exportable. Et comme l’improvisation, l’anarchie et l’improductivité caractéristique sont de véritables  precurseur de l’échec, il est clair que ce rêve de se concéder une identité musicale propre aura sans doute du mal à se concrétiser. Si nous prenons les nations comme la Côte d’Ivoire connue internationalement par le très dansant rythme « Couper décaler », le Congo avec « le N’dombolo » et bien d’autres exemples non moins négligeables, les artistes béninois pourront bien se demander s’ils sont vraiment fiers d’être appelés artistes. Mais, en tant qu’observateur très averti, nous pouvons affirmer sans hésitation que professionnellement parlant, nous avons très peu d’artistes au Bénin. Si les pays précédemment cites sont devenus aujourd’hui de grands carrefours de la World music, c’est bien grce à une véritable organisation de leur patrimoine culturel. Mais, au Bénin, comme l’improvisation et la débrouillardise sont devenues des règles de gestion dans la plupart des secteurs d’activités, notre patrimoine commun est très loin de connaître un décollage pourtant nécessaire pour l’émergence culturelle. Pourquoi l’Etat semble €“t-il occulter le secteur culturel qui constitue tout de même un réel facteur de développement ? En réalité, si aucune politique de développement de la culture béninoise n’est encore envisagée jusqu’à nos jour par les différents gouvernements, c’est justement parce que l’Etat semble manquer de conscience de ce que la culture peut également être un facteur de développement. Sinon, comment peut-on expliquer l’inexistence notoire des industries de production et promotion des Å“uvres artistiques. Nos artistes, après avoir fait le grand effort de produire leurs Å“uvres, se trouvent malheureusement face à l’épineux problème de promotion. Dans les pays qui se respectent, la promotion des Å“uvres artistiques appartient bien à l’Etat. Mais, les dirigeants du Bénin pays sont loin de penser dans ce sens. Et alors, certains artistes malgré la qualité de leurs produits peinent non seulement à émerger, mais également à écouler leurs Å“uvres afin de bénéficier du fruit de leurs efforts.

Pour que la musique béninoise émerge véritablement donc, il est nécessaire de professionnaliser le secteur qui reste jusqu’aujourd’hui une véritable poubelle. Ceci devient un défi que les autorités en charge de notre patrimoine culturel doit à tout prix relever.
Donatien GBAGUIDI

INTERVIEW DE L’ARTISTE D.A.C : ” Je suis fier de mon «bébé» que j’ai conçu “

Pour un coup d’essai, c’est finalement, un coup de maître. C’est ainsi qu’on peut qualifier le premier album solo de D.A.C de son vrai nom Adossou Armel Christel. Résidant entre Paris et Londres, il fait actuellement un carton au Bénin avec son  » LIFE GIFTED « . Nous avons réalisé avec lui une interview. Il raconte son parcours.

L’Evénement Précis : Parlez-nous de votre arrivée à la musique ?
D.A.C. : J’ai eu en 1996 un amour fou pour l’anglais et le hip hop new yorkais. J’intègre en 2004 le groupe anglais Mic Mic que j’ai abandonné en 2006 avant de rencontrer ma maison de production, Maxy P. En 2007, je sors mon premier album intitulé  » Life Gifted « .

Que véhiculez-vous dans vos chansons ?
Je chante l’amour, la douleur, le rêve. Je célèbre le hip hop et la musique qui m’anime.

Résumez-nous le contenu de votre album
Ce commentaire ne doit pas venir de moi mais plutôt de ceux qui écoutent ma musique. Moi je suis fier de mon bébé que j’ai conçu et j’attends les critiques.

Le soutien des Béninois et Français est-il stimulant pour vous ?
Alors là tout à fait !! C’est une agréable surprise que mon album ait été accueilli avec autant d’enthousiasme malgré la futile barrière de la langue qui m’a été opposée dès mon arrivée à Cotonou..

Comment se passe la promotion de ton premier album en France?
Je travaille sur la réedition de l’opus ici et la suite sera l’attente de différentes propositions et les concerts qui sont en prévision.

Que faites vous à part la musique?
Je suis commercial en textile aux Galeries Lafayette.

On remarque à travers votre style que vous apportez du nouveau au mouvement hip-hop au Bénin.
Merci à vous de le souligner, cela a été ma volonté première et si vous le soulignez alors je crois que j’y suis arrivé.

Qui sont ceux là qui vous inspirent dans le mouvement hip hop ?
J’ai été bercé par Mase, 2Pac ou encore Diddy pour le sens du business.

Un mot sur la production de votre album  » Life Gifted « .
Une grosse partie de la production a été réalisée par Sneke (ancien producteur de mon ex groupe Mic Mic), ici à Paris , Maxy P est mon producteur en titre et enfin Sam Taka.

Tous ces producteurs pour toi seul ?
Qu’est ce que vous voulez. Quand on veut bien faire, on se multiplie en plusieurs parties égales. C’est ce que j’ai fait.

Quels sont vos projets d’avenir ?
La sortie de mon 2ème album est prévu pour l’été prochain. Mais avant, c’est d’abord des concerts dans la région parisienne.

Propos recueillis par Mathilde DOSSA

Retour sur un parcours : «Il était une fois Bella Bello»

Il y a très exactement trente cinq ans que Bella Bello a quitté ce monde après une courte et riche carrière musicale .Bien des décennies après sa disparition ,la star au chasse mouche reste toujours la figure la plus populaire de la chanson togolaise. « Retour sur un parcours » revient en cette édition sur le mythe que constitue la dame.

C’est au cours de l’année 1945 à tsévié dans le sud du Togo qu’elle a vu le jour .Très tôt elle affiche son penchant pour la chanson. En effet, pendant son parcours scolaire, elle retenait déjà l’attention de ceux qui avaient le bonheur de l’écouter chanter quelques airs populaires de sa région natale. De ce fait, elle a obtenu le surnom de « le rossignol des bois » .

Les fêtes scolaires et de quartiers étaient égayées par sa voix particulière qui commençait à plaire et à séduire ceux qui l’écoutaient .Ses parents étaient tout simplement fiers d’elle .Afin qu’elle puisse mener à bien ses études secondaires, elle se rend à Lomé (la capitale togolaise). Contrairement à Tsévié, Lomé lui offrit beaucoup plus de manifestations culturelles .Elle en profite énormément .Partout ou elle pose sa voix ,c’est l’émotion.

Sa carrière débute réellement lorsqu’elle fait un tour à Abidjan, plus précisément à l’institut national des arts. Elle apprend beaucoup auprès des grands noms de l’époque .

Ne serait €“ce que sept ans de carrière musicale et elle demeure encrée dans la mémoire collective africaine à jamais.
Elle côtoie des célébrités telles que Miriam Makeba ,Manu Dibango ,le roi Pélé, jacques martin€¦Elle prend part à de grands festivals, le succès est total .Avec « Zélié et Rokia », son premier disque sorti en 1969, sa carrière qui a commencé quatre ans plutôt soit en 1965 prend un tournant décisif. Elle compose ses textes se rend en Europe ou elle est invitée sur des plateaux de télé et sur des antennes de radios et participe à de nombreux galas dont celui de l’OCAM à Kinshassa sous les yeux de quatorze chefs d’état africains. A paris ,elle fait preuve de son talent à l’Olympia. Au Brésil ,plus précisément au stade macaréna
de Rio, elle joue devant plus de cent mille personnes et fait la connaissance du roi Pélé. Pour la suite c’est le monde entier qui la reçoit pour des spectacles. Avec « bléwu » ( patience en langue éwe)elle bat tous les records ,lequel titre est l’objet de bon nombre de reprises.

Sur scène ,sa beauté angélique et ses déhanchements coquins électrisent les foules. La dame au chasse-mouche (son seul accessoire sur scène) devient indissociable de sa personne. L’année 1972 est également une année bien heureuse pour elle, car en janvier ,elle se marie avec Théophile Jamier-Levi à Atapkamé au Togo. Le 31 mai de la même année ,elle met au monde Nadia Elsa.
En la personne de Bella Bello ,le Togo a son idole et ne compte pas s’en débarrasser de si tôt. Mais c’est sans compter avec le destin qui peut parfois se révéler tragique. En effet ,le 10 décembre 1973,elle meurt au cours d’un accident de circulation que le commun des togolais a du mal à se l’expliquer.

Le premier hommage que lui a rendu l’Afrique de l’ouest c’est son effigie dont étaient frappés les anciens billets de banque en coupure de 10.000 francs.

Par la suite, le promoteur de Bénin Passion ,Jean Luc Akplogan lui a consacré le volume quatre de la collection bénin passion.
Comme le dit l’autre : €˜’va en paix ,il restera de toi ici une partie €˜’

DU NOUVEAU DANS VOTRE QUOTIDIEN

Désormais retrouvez deux rubriques qui vous présentent la face cachée de nos hommes et femmes publics évoluant dans le show bizness et dans l’Å“uvre du seigneur. Prenez le rendez-vous tous les lundis en semaine avec « Célébrité » et « Dites-nous pasteur » tous les vendredis sous quinzaine « Célébrité » vous êtes artiste chanteur confirmé ,artiste plasticien, vous êtes humoriste émérite, vous êtes producteur d’artistes ou de spectacles.

Nous ambitionnons de vous rencontrer afin de permettre à nos lecteurs de vous découvrir sous un autre angle qui, jusque là est resté inconnu du grand public.

Au cours d’une interview, vous nous parlerez de vous, de vos débuts, de vos ambitions€¦

Pour être l’invité de la rubrique « célébrité » composez le 93 79 10 61.

« Dites-nous pasteur » Vous êtes pasteur, évangéliste, apôtre, missionnaire, bref le seigneur jésus christ utilise puissamment votre humble personne pour accomplir des merveilles. Nous souhaitons vous rencontrer pour un entretien afin que vous nous parliez de votre personne, de votre marche avec le seigneur et si vous avez également un ministère à présenter au grand public ,c’est la lucarne rêvée.