Category: Art et Culture

Interview exclusive du nouveau ministre de la culture et du tourisme: Les premiers mots de Ange N’Koué

anges Nkoué okSans une forme particulière de protocole, le nouveau ministre de la culture et du tourisme, Ange N’Koué nous a reçu ce mercredi 6 avril 2016 à sa résidence à Zoundja-Akassato sise dans la commune d’Abomey-Calavi. Réservé puisque n’ayant pas encore officiellement pris service, il nous livre néanmoins  ses premières impressions après sa nomination. Il se présente d’ailleurs comme un homme de défis et promet des lendemains meilleurs pour les secteurs de la culture et du tourisme. Découvrez donc !

L’Evénement Précis: Vous venez d’être nommé Ministre de la culture et du tourisme. Pensez-vous avoir le profil nécessaire pour relever les défis qui s’imposent dans ce secteur ?

Le ministre Ange N’Koué : Je ne sais pas ce que vous mettez dans le profil, mais je sais que c’est un défi à relever et j’aime bien les défis. En dehors de ça, j’ai beaucoup exercé dans le domaine de la culture et du tourisme, sans en être une star ou un principal acteur. Je sais donc de quoi il s’agit. J’ai des propositions concrètes à faire. C’est un défi et comme je vous l’ai dit, j’aime bien les défis.

En quoi se résument ces défis selon vous ?
Je dirai que la culture et le tourisme à eux seuls peuvent nourrir le Bénin. Je prends en exemple, le cas  du tourisme. Moi, je m’emploierai à développer le tourisme interne. Et ce sont les Béninois eux-mêmes qui vont  vendre notre tourisme. Comment voulez-vous par exemple qu’un Blanc vienne dans votre  pays  en tourisme lorsque vous-mêmes vous ne maîtrisez pas les valeurs touristiques de votre pays ? La preuve, pendant les vacances, la plupart quitte le pays pour l’étranger. Nous allons donc travailler à ce que chacun puisse connaître le secteur touristique béninois et soit capable de le vendre afin de faire rentrer des devises pour le pays.

Le Ministère de la culture est reconnu comme un secteur compliqué surtout qu’il y a d’importants dossiers à gérer avec des acteurs divisés. Que feriez-vous pour avoir la sérénité nécessaire pour faire aboutir ces propositions dont vous parlez ?
Je pense qu’à l’étape actuelle des choses, vous m’en demandez un peu trop. Je ne pourrai pas vous donner toutes ces précisions aujourd’hui étant donné que je n’ai pas encore pris service. De toute façon, je pense que c’est un domaine qu’il faut revoir entièrement. Je verrai les intérêts qui se bousculent et par la suite, je verrai dans quelle mesure on peut les concilier afin  que chacun se retrouve dans son domaine pour  prospérer.

Propos recueillis par Donatien GBAGUIDI

Clôture du FITHEB 2016: Le monde théâtral félicite Erick-Hector Hounkpê

Erick-Hector Hounkpê directeur du FITHEBL’épiphanie théâtrale, version «jononxi» ouverte depuis le 23 mars 2016 à Cotonou a clos ses portes ce jeudi 31 mars 2016. Et sous une pluie de félicitations des acteurs du théâtre à l’organisateur en chef, Erick-Hector Hounkpê.

Les portes du Festival international de théâtre du Bénin (FITHEB) ont été closes le 31 mars dernier. Les voix des acteurs du théâtre venus d’ici et d’ailleurs sont unanimes sur la réussite de l’édition 2016 de la biennale qui a célébré cette année, ses 25 ans de vie. « Je pense que l’essentiel d’un festival de théâtre, c’est d’avoir des spectacles de qualité et que le lieu de ce festival soit un lieu de fête. On a eu la fête, on a eu la qualité des spectacles, c’est une réussite », a conclu Alougbine Dine, le comédien et metteur en scène béninois qui a assuré la mise en scène du spectacle «La nuit du songe» représenté à l’ouverture de la biennale. Il n’est pas le seul à  jeter  ce regard positif sur la biennale. José Pliya est un observateur averti du FITHEB depuis des années déjà. Cette année encore, il a été présent sur le festival. Invité à faire une petite comparaison du Fitheb 2016 à celui des années précédentes, son verdict est bien clair : « Quand je vois un peu toute la logistique et tout ce que j’ai vu autour de cette édition du Fitheb, je suis extrêmement content. Il y a de la musique, de la danse, on peut se déplacer, manger….je trouve que l’édition de cette année a un coup de génie et de réussite », a conclu José Pliya tout en tirant aussi un coup de chapeau à Erick-Hector Hounkpê, le directeur de l’institution.  Et les trois comédiens, Karine Pedurant, Philippe Villiers et Marc Marchand  du spectacle «Monsieur, Blanchette et le Loup» tous venus de la France partagent eux aussi l’avis de leur metteur en scène, José Pliya. Pour avoir parcouru trois villes du Bénin, à savoir, Cotonou, Bohicon et Parakou avec leur spectacle, ils en viennent tous à la conclusion que « l’énergie de la chose théâtrale est très forte au Bénin ». Des témoignages du genre que des milliers d’autres anonymes portent sur le Fitheb 2016 dont la seconde phase sera bientôt ouverte. Ce sera, selon les précisions données par Erick-Hector Hounkpê, le  «Fitheb xwexi» qui sera animé dans les villes   que le Fitheb jononxi n’a pas pu parcourir.

Donatien GBAGUIDI

Fitheb 2016: L’exception Erick-Hector Hounkpê dans l’histoire

spectacle d'ouverture La Nuit de SongeLe Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb 2016), notamment, le Jononxi voulu par Erick-Hector Hounkpê  égrène tout doucement ses derniers jours. Et avec une marque déposée qui soigne davantage l’image de la biennale.

En dépit des doutes générés par les deux tours de l’élection présidentielle de mars 2016, la 13ème édition du Fitheb,  «le Jononxi» s’est ouverte aux Béninois et au monde entier. C’était le mercredi 23 mars 2016 avec une table ronde de deux jours consacrée à l’apport des 25 ans de vie de la biennale à la démocratie et au développement du Bénin. Mais les empreintes Erick-Hector Hounkpê  se sont laissées découvrir dès le jeudi 24 mars 2016.
1er fait d’exception: malgré les menaces de la météo locale, le nouveau directeur du Fitheb a pris le risque de tenir l’ouverture officielle de la biennale en plain air. Donc non plus en salle close à laquelle seulement les acteurs culturels, personnalités et quelques privilégiés ont accès. L’intérêt ici, c’est que le Fitheb 2016 s’est réellement rapproché du public béninois qui ne s’est d’ailleurs pas fait prier pour rallier l’esplanade intérieure du Stade de l’Amitié  Général Mathieu Kérékou pour vivre sans protocole et aucune contrainte particulière cette messe théâtrale. C’est donc à raison que jeunes, moins jeunes, hommes, femmes et même des badauds se sont fortement mobilisés avec enthousiasme pour vivre leur Fitheb.
2ème fait d’exception: le spectacle d’ouverture. Baptisé «La Nuit du songe», ce spectacle de rêve soigneusement cuisiné après trois mois de répétitions  par le metteur en scène attitré Alougbine Dine continue de nourrir les débats entre critiques de théâtre et les populations. Et ceci à cause de sa qualité grandeur nature  demeurée jusqu’ici unique dans l’histoire du Fitheb. Au total, 364 comédiens sont intervenus sur ce spectacle d’environs 2 heures. Il s’agit d’un spectacle qui emprunte  pratiquement toutes les autres disciplines artistiques (chanson, danse, littérature…) pour exister et conforter sa position de spectacle de rêve. A travers des gestes, le silence, des jeux d’acteurs, «La Nuit du Songe» a plongé les spectateurs dans l’histoire politique du Bénin (de l’époque coloniale au renouveau démocratique). Un spectacle dans lequel les Béninois se sont réellement retrouvés, ce qui explique d’ailleurs leur enthousiasme tout au long de la représentation.
On aurait bien aimé que le village du Fitheb  s’aligne aussi dans cette dynamique d’exception avec par exemple des stands tenus par des Béninois qui offrent à voir aux festivaliers venus d’ailleurs les richesses artistiques, des objets d’arts qu’ils peuvent aisément s’acheter en signe de souvenir pour ce Fitheb unique en son genre. De toute façon, le Fitheb 2016 a eu le mérite  d’innover en rompant avec la monotonie. Et c’est tant mieux pour l’image de la biennale.

Donatien GBAGUIDI

Au cœur des couvents: Les étapes à franchir pour s’initier au Vodoun

INITIER vient du mot latin << initium>> : Commencement. Etre initié, c’est commencer, participer à une nouvelle genèse. Il s’agit pour l’adepte d’accepter volontairement de mourir, d’être plongé dans les ténèbres du ventre maternel et d’affronter les angoisses d’une nouvelle naissance. Aussi, nul ne peut s’engager sur la voie initiatique sans le secours d’un maître. Il est rare qu’une initiation individuelle ait lieu, les vodouisants estimant que sous la forme de groupe, l’épreuve est moins pénible. Ainsi, les initiations ont donc lieu par petits groupes de trois à cinq candidats sous le contrôle du HOUNSI chargée de la discipline et des instructions et tout manquement à l’obéissance est sévèrement sanctionné.

I) L’INITIATION DANS LE VAUDOUN
L’initiation VAUDOU comporte plusieurs étapes dont la PURIFICATION,  l’enseignement, l’adoration et surtout le passage par la mort. Dans la dernière phase de l’initiation, et sous le contrôle strict du VAUDOUNON, on rend le  corps de l’adepte, sans vie, pendant trois à cinq jours. En langue FON, on dit : VAUDOU <<HOUASSI>> c’est-à-dire le vaudou a <<tué>> son adepte. D’une façon générale, on laisse le corps,  sans vie, étendu, raide, sur une natte sous les soins attentifs du  prêtre. Théoriquement, au terme de cette période, le VAUDOUNON procédera au réveil du mort, souvent, au cours d’un culte public rendu au Vaudou concerné. C’est l’instant fatidique où tous ceux qui assistent au culte retiennent leur souffle, notamment,  les parents du vodounsi, l’adepte du vaudou car, il est arrivé que certains adeptes <<tués>> ne sont pas revenus à la vie et par conséquent, sont passés définitivement de vie à trépas. Le Vaudounon  officiant appellera au plus sept (7) fois le vaudounsi. S’il n’y a guère  de résurrection, on constate la mort définitive de l’adepte. Et cette cérémonie du réveil du mort s’appelle <<HOUNSI FIFON>> en langue FON ou GOUN.
Signalons que le passage à la mort se rencontre dans toutes les initiations dans  les confréries dans les temples des mystères des temps anciens et que de nombreuses confréries et loges l’ont conservé jusqu’à nos jours. Aussi, ce caractère de l’initiation montre  bien l’universalité du vaudoun à la différence du RITE qui diffère. Remarquons que le rite s’observe dans le nouveau Testament dans le passage qui relate la mort de Lazare. Ainsi à la foule inquiète et triste, le CHRIST déclara : notre ami dort et je vais le réveiller. Il apparait donc clair que le CHRIST veut signifier : la mort symbolique de Lazare.
Aussi, le passage à la mort constitue-t-il l’étape la plus importante de la vie de l’adepte vaudounsi. Il ne s’agit pas ici d’une mort définitive mais d’un état léthargique identique à celui de la mort. Aussi, par un relâchement de la matrice astrale, lien invisible entre le  corps et l’âme, cette dernière se détache progressivement de l’enveloppe matérielle qui la retient prisonnière et se retrouve libérée dans son milieu naturel, la quatrième dimension appelée l’au-delà par le commun des hommes. Le Vodounsi guidé par son initiateur pénètre dans la sphère des vaudounsis où il rencontre des esprits qui y vivent, apprend les lois ainsi que les secrets relatifs à ces sphères. Avec le passage par la mort, l’adepte Vaudounsi se libère de la PEUR DE MOURIR car il  a vu et compris qu’au-delà de l’existence terrestre, la vie continue sans fin sous une autre forme. Mourir ne signifie donc plus pour l’adepte Vodouisan une extinction ou une fin mais une transition, le passage à une autre dimension, c’est-à-dire, à une autre sphère aussi réelle que la nôtre.
C’est de cette région astrale que de nombreux initiés vaudouns ont acquis leur savoir des plantes médicinales et des vertus de certains minéraux, par exemple, des gnomes (esprits de l’Elément terre) appelé en langue fon AZIZA. Signalons qu’AZIZA n’a rien à voir avec un  quelconque Esprit de Dieu comme certains aiment à le faire croire. La Tradition Vaudoun donne une description physique d’AZIZA  alors que personne n’a vu l’Esprit de Dieu qui est indescriptible. L’infini Dieu ne peut prendre une forme et devenir ainsi limité. L’Etre suprême ne peut-être décrit par aucune forme car il est l’Inconnaissable, l’Imprésentable.
Tout ce qui est descriptible a nécessairement une forme, une couleur en vertu des lois d’Analogies Universelles. AZIZA  est un esprit Elémental ayant un aspect bien connu de la tradition Vaudoun. Rappelons que sans formation de nos sens cachés, nous ne pouvons pas vérifier par  nous – mêmes les réalités supérieures et par suite pouvoir porter des jugements exacts, universels et éternels. Aussi, ayant été en contact avec des réalités des plus élevées et des plus subtiles, l’adepte voudouisant est naturellement humble, plus attaché à la DIVINITE,  plus  tolérant à l’égard de ses prochains et plus apte à les servir. Son être a subi ainsi une métamorphose l’orientant vers la quête constante de la perfection par  l’initiation, l’adepte vodouisant triomphe de la mort et naît à la vie nouvelle avec un nouveau nom, son nom sacré. LES SEPT appels appelés   HOUSI FIFON correspondant à la descente de l’âme de l’adepte des sept régions des vaudouns, c’est-à-dire le soleil, la lune Mars  Saturne , Venus , Jupiter, Mercure . Cette opération est donc risquée et ne se fait que par d’authentiques vaudounons. Soulignons que de nos jours, la plupart des temples qui affirment détenir l’initiation à la mort, ne procèdent que par supercherie. L’esprit du faux adepte enfermé dans un cercueil est incapable de manifester la moindre acquisition de savoir supérieur lorsqu’il en ressort. Il ne devient pas plus évolué qu’il ne l’était.
L’initié Vaudoun adore donc Dieu en accord avec les quatre Attributs principaux que sont : 1- La toute puissance 2-L’Omniscience 3-La Miséricorde  4-L’immortalité. Ces attributs étant analogiquement liés aux quatre éléments que les prêtes Vaudouns ont symbolisé par quatre grandes divinités que sont : 1- HEVIOSO (FEU) 2- AYIDOHWEDO (AIR) 3-DAN (EAU) et 4-SAKPATA (TERRE). Depuis donc des temps immémoriaux, les éléments ont été toujours déifiés. Aussi la Tradition FON appelle-t-elle les quatre éléments et les principes correspondants, LES Quatre racines DU MONDE ET DE LA VIE. L’Adoration adoucissante consiste ainsi à s’unir successivement aux principaux pouvoirs de son vaudoun en son propre être. Il épouse ainsi le vaudoun et devient Vaudounssi par L’UNION DIVINE CONCRETE. Le culte vaudoun use ainsi de ce que les Kabbalistes appellent L’AIMANT QUADRIPOLAIRE OU LA CLE DU TETRAGRAMMATON. C’est ainsi donc que les Rituels et prières Vodouisants se font en tenant compte des analogies élémentales, la représentation Vaudoun des Quatre Divinités évoque les Qualités que ces divinités canalisent et les analogies qu’elles entretiennent avec les lois universelles. En vérité donc LE LEGBA SYMBOLISE L’AIMANT QUADRIPOLAIRE.
Et chaque Divinité étant caractérisée par une couleur, un son et une forme,  l’adepte vodouisant ne peut commencer efficacement avec son vaudoun qu’en réalisant un accord parfait avec le rythme vibratoire de ce dernier et cela par le phénomène de la TRANSE VAUDOUN. Ainsi, le mystère de la véritable TRANSE OU POSSESSION VAUDOUN ou EXTASE VAUDOUN réside uniquement dans la communion avec les puissances divines. La TRANSE constitue dans le VAUDOUN l’aboutissement de la longue quête  divine entreprise par le Vodounsi dans son cheminement vers la réalisation de Dieu en soi et ceci par la prière , le recueillement et la méditation .Rappelons que chaque vaudoun possède son tam-tam et donc ses sons propres dont la musicalité et les chansons produisent dans le corps psychique de l’Adepte de fortes vibrations qui sont ensuite transmises par la Matrice Mentale dans l’esprit du Vodouisant élevant ainsi son propre rythme fréquentiel élargissant de même sa conscience au niveau de celle de sa divinité et par conséquent le rend apte à se fondre dans la note de l’Attribut de son Vaudoun. Le Vaudounsi vibre alors à l’Unisson  de son Vaudoun adoré et participe à ce moment aux forces vibratoires véhiculées par celui-ci .Le Vaudounsi sort de la TRANSE transfiguré de joie et de bonheur. Son mental devient plus clair, sa conscience s’élargit davantage, son cœur se dilate et ses facultés intellectuelles et spirituelles s’affermissent.

MATHIEU 7-7
Le mot ‘’ VAUDOUNSI ‘’ résulte de cet ETAT DE TRANSE débouchant sur L’EXTASE MYSTIQUE  qui est une dissolution de la conscience individuelle dans la conscience cosmique créant LE MARIAGE AVEC  LE RYTHME UNIVERSEL. Ainsi à chaque VAUDOUN correspond UNE EXTASE SPECIFIQUE.
L’initiation Vaudoun comporte généralement une triple révélation : 1 – Celle du SACRE 2 – Celle de la MORT et 3 – Celle de la SEXUALITE. L’initié Vaudoun n’est donc pas seulement un NOUVEAU-NE ou un RESSUSCITE, il est également un Homme qui sait, qui connaît les mystères. TOUT SECRET est lié à la notion de TRESOR or le TRESOR n’est pas un don gratuit : il se découvre au terme de longues épreuves. Il est symbole de la vie intérieure et les monstres qui le gardent et qu’il va falloir combattre et vaincre ne sont autres que des aspects de nous-mêmes. Ainsi celui qui est capable de garder Le SECRET acquiert une FORCE INCOMPARABLE. Et que le Grand Esprit des 4 Grands Vaudouns nous guide et nous protège. AMEN-AMEN-AMEN-RÂ.

AMOUSSA A. RAHIMI
Métaphysicien et  Plasticien

Table ronde du Fitheb sur le renouveau du théâtre au Bénin: Un vibrant plaidoyer pour le retour de la passion dans la création

Fitheb 1La 13eme édition du Festival international de théâtre du Bénin (FITHEB) s’est ouverte ce mercredi 23 mars 2016 avec une activité intellectuelle. La table ronde autour du thème «25 ans de renouveau démocratique, 25 ans de Fitheb». Au premier jour, des icônes du théâtre invités ont fait des propositions pour la renaissance du théâtre béninois.
Donner la parole à ceux qui, de par leurs créations engagées ont contribué au renouveau démocratique. Pour que la génération actuelle sache qu’elle n’est pas la seule actrice de la roue démocratique qui continue de tourner au Bénin. C’est ce  qu’envisage  Erick-Hector Hounkpê, le directeur du Fitheb.  Et pour y arriver, il a convié à ce premier jour de la table ronde des icônes du théâtre comme Alougbine Dine, Boniface Makponsè et Coffi Gahou avec à la modération, Eric Totah, ancien secrétaire général du Ministère de la culture. Pour un premier tour de table, les invités ont raconté à l’assistance, leurs expériences de comédien et de metteur en scène. On retient de leurs explications, une sorte de passion doublée de  créations engagées adaptées aux réalités sociopolitiques de l’époque.  «Lorsque nous créons nos spectacles, Dine et moi prenions BB CT grand modèle pour aller négocier dans les établissements des temps de diffusion. Et ce de Porto-Novo à Cotonou en passant par Comè et Lokossa. Il y a donc une sorte de passion qui nous animait», a témoigné Coffi Gahou. Des témoignages qui ont été renchéris par Alougbine Dine qui dénonce le manque de passion au niveau de la nouvelle génération de comédiens dont regorge actuellement le Bénin.  Une génération de comédiens qui, selon les invités, substituent à la passion, la course effrénée pour l’argent. Ce qui déteint sur la qualité des créations qui laissent à désirer. Ce qui explique, selon leurs propos, le désintéressement noté au niveau du public pour le théâtre. Et pour pallier à ça, les invités ont proposé qu’en dépit de tout, la passion regagne les comédiens et autres acteurs du théâtre pour des créations adaptées aux réalités actuelles de la société. Ceci permettra selon leurs explications, au public de se retrouver dans les spectacles et de renouer le contact avec les planches. Mais pour y arriver, il faut, de l’avis des conférenciers et autres intervenants, la création de nouveaux espaces de diffusion de spectacles et surtout des centres et écoles de formations bien organisés  pour une réelle professionnalisation des  comédiens. D’où, selon leurs propos, la réorientation du Fonds d’aide à la culture. Il faut dire que la table ronde s’est poursuivie jusqu’à ce jeudi 24 mars 2016.

Donatien GBAGUIDI

Rélexion du Métaphysicien Amoussa Rahimi: Révélations des astres sur l’exercice du pouvoir par Patrice Talon

Patrice Talon nouveau netPATRICE TALON : LE PROMETHEE BENINOIS

Son, excellence, MR PATRICE ATHANASE GUILLAUME TALON est  né un 1er Mai 1958 et porte comme nombre de mission de vie 29,11 et  2. Et quelles sont les qualités particulières du nombre 11 ?

Le 11 n’est pas un nombre ordinaire. Le 11 permet de commencer un nouveau- cycle, mais en changeant de plan : ayant parfaitement intégré les enseignements terrestres, il s’élève en spirale au-dessus de la Roue. Il dépasse le 10, il manifeste un élan, une ouverture vers la transcendance et un renouvellement total ; au niveau numérique, le grand 1 Dieu, fait face au petit 1, l’homme, qui peut dès lors découvrir la dimension transcendantale de l’univers et ses lois. Aussi, au cours de son cheminement, le 11 doit apprendre à devenir un messager des hautes énergies cosmiques. Décollant à la verticale comme une fusée supersonique, le 11 doit être terriblement puissante sous peine d’éclater au sol… Mr PATRICE TALON est en quelque sorte UN PORTEUR DE FLAMBEAU…ou un PROMETHEE TRANSMETTEUR DE LA CONNAISSANCE. Les anciens respectaient les porteurs du 11, ils sont dotés de la puissance de destruction des structures périmées mais ils possèdent simultanément les énergies d’instauration de nouvelles en dérangeant forcement les précédents. Le 11 inclut une dualité entre la réalité qui est et l’idéal qui devrait être. La mission du 11 est justement de faire exploser les structures terrestres et d’y incorporer UNE NOUVELLE FORME De CONSCIENCE. PERPETUEL GUERRIER armé de L’ECLAIR URANIEN ILLUMINANT, le porteur du 11 doit lutter contre l’obscurantisme et l’ignorance. La 11e lettre hébraïque KAPH coordonne les forces célestes et terrestres ; elle est illustrée par la paume de la main, qu’elle soit divine ou humaine.

Le destin de Mr PATRICE TALON est illustré à travers la 11e lame du Tarot appelée L’ARCANE DE LA FORCE qui montre une jeune femme ouvrant paisiblement  la gueule d’un lion apprivoisé qui lui obéit sans contrainte. Comme celle d’une main de fer dans un gant de velours, cette force intérieure, paisible et sûre maîtrise le lion, symbole des brutaux instincts animaux non encore épurés qui règnent et dominent actuellement dans la nation.

Rappelons que L’ARCANE DE LA PAPESSE, 2e lame du Tarot, se cache sous celui de la Force (11=1+1=2). La PAPESSE est la CONSOLATRICE RETROUVEE APRES LES SOUFFRANCES DE LA TRAVERSEE DU DESERT. Le nombre 11 est gouverné par L’Ether. Sa couleur est le Bleu CELESTE. Ses mot-clé sont : INSPIRATION –REVELATIONS-MAITRISE SPIRITUELLE OU MENTALE-VISION SUPERIEURE-DON DE SOI INCONDITIONNEL ET TOTAL POUVANT ALLER JUSQU’AU MARTYR. REALISATION DE GRANDE ENVERGURE HUMANISME. SENS AIGU DU COMMERCE ET DES RELATIONS HUMAINES. Le 29 signifie : Puissante Méditation, Autonomie, Action Orientée vers l’aide à Autrui.

I)         CHEMIN DE VIE 11

La force de maîtriser par le courage et la puissance spirituelle caractérise le 11. Le chemin de vie 11 possède des qualités de haut niveau dans le domaine de l’inspiration positive, une réussite intellectuelle loin des ambitions mesquines. Le chemin de vie 11 est une roue de vie qui favorise, l’accomplissement de réalisations ambitieuses et originales. Le 11 supporte mal les limitations et les restrictions. Le portrait global, des qualités inhérentes au nombre 11 sont : VITALITE, LUCIDITE, FORCE ET COURAGE pour affronter tant ses peurs intérieures que les défis extérieurs et les aléas du destin. Le destin 11 possède de grandes qualités telles LE COURAGE,  UNE FORCE MORALE à  toute épreuve et une CONFIANCE EN SOI exceptionnelle. Le 11, c’est l’énergie pure à l’œuvre. Dans des conditions de vie propices à l’épanouissement, les personnes nées un jour 11  tel Mr PATRICE TALON sont avant tout des personnes énergiques, résolues, puissantes et rayonnantes. Bref, elles débordent d’une très grande vitalité. Or, la vitalité est une qualité rayonnante de présence et de vigilance qui implique une aptitude à intégrer davantage d’énergie. Cette influence amplificatrice, par son intensité lumineuse et  électrique, apporte aux porteurs du 11, un ascendant certain  sur autrui, une influence morale,  sur leur entourage ; leur clarté de jugements exceptionnels est recherchée et appréciée par tous. D’un SANG-FROID INCONTESTABLE, le 11 est tout à fait remarquable par la FORCE  DE LEUR CARACTERE. Une grande chaleur humaine et la confiance en soi émanent d’eux. La flamme de la vie brille dans les yeux du 11 telle l’étoile de David dans le ciel. Le 11 est capable de vous donner de l’énergie presque à volonté. Inexplicablement, le 11 parait branché en permanence sur une source vitale inépuisable. Le 11 comprend la vie d’une seule façon : en la saisissant à pleins bras. Un 11 à la manière du 2 que PATRICE TALON possède en sous l’influence, il comprend les choses et les gens par ressenti et intuition. Le 11 par  leur hypersensibilité et leur lucidité, plus que leur intellect, les renseignent sur les conduites ou les réponses immédiates à fournir  un problème ou un conflit.

Mathieu 7-7

Le COURAGE, ce phare indispensable pour traverser les tempêtes ou sortir de l’œil du cyclone dans lequel est empêtré le Benin exige l’intervention des porteurs du 11 car sans eux, il serait  difficile de maitriser et de vaincre tous les petits ou grands fauves tapis dans la nation. << Un jour, la belle rassembla tout son courage et dit à la Bête : Ne craignez pas de m’effrayer avec votre voix. Parlez-moi, discutons ensemble>>. Cette phrase, tirée du Conte << La Belle et la Bête>> reflète la situation actuelle du Benin qui exige bien les qualités du 11. Aussi, le RIRE ET L’HUMOUR demeureront-ils vos meilleurs moyens pour sortir la nation de la prison. Votre parole sacrée pourrait être : << m’investir à fond dans toutes mes relations et entreprises avec lucidité, courage et vitalité tout en privilégiant l’instant présent, Le ICI, MAINTENANT>> Et que Dieu et les Mânes de nos rois défunts vous inspirent, vous protègent. AMEN-AMEN-AMEN-RÂ.

AMOUSSA A RAHIMI

Métaphysicien

Plasticien

Réflexion de Akpovi G. Félix, Administrateur des Impôts à la retaite sur la présidentielle: Le faux débat de la rupture et de la continuité

Lorsque nous interrogeons un dictionnaire français,la rupture signifie entre autres définitions :
-une interruption ou une cessation soudaine de quelque chose ;
-une cessation soudaine dans la continuité de quelque chose : par exemple introduire une rupture de rythme dans une composition musicale ;
-Une déchirure ou un arrachement soudaine de quelque chose : par exemple une rupture de câble de téléphone;
-une facture ou une séparation soudaines en deux ou plusieurs parties de quelque chose : par exemple une rupture de canalisation ;
-une opposition totale avec quelque chose ou quelqu’un.

De même, la continuité signifie  entre autres :
-une prolongation sans interruption : par exemple la continuité d’une politique ;
-une suite logique : par exemple se situer dans la continuité d’un raisonnement ;
-une interruption dans l’évolution naturelle de quelque chose : par exemple une solution de continuité entre la théorie et la pratique ;
-une poursuite dans l’évolution naturelle de quelque chose : par exemple trouver une solution de continuité.
Au regard de tout ce qui précède, posons-nous la question de savoir au nom de quelle logique les candidats M Lionel ZINSOU et M Patrice TALON sont respectivement baptisés «candidat de la continuité » et « candidat de la rupture » ?
Si c’est la continuité par rapport à la personne du président Boni YAYI, il s’agit d’une absurdité car Lionel ZINSOU n’est pas Boni YAYI. Il s’agit de  deux personnages qui n’ont pas d’éléments de comparaison. Il suffit de jeter un coup d’œil sur la vie du Président Yayi Boni, Président de la République du Bénin et sur le parcours élogieux en Europe et même en Afrique de l’Agrégé en Economie, le Président Lionel ZINSOU pour comprendre que leurs vies professionnelles, intellectuelles et comportementales sont comme deux droites parallèles.
Pourquoi nous parle-t-on alors de candidat de la continuité ? C’est simplement de la manipulation politicienne. Quand on n’a pas d’arguments sérieux pour détruire un Redoutable Adversaire, il faut tout faire pour faire croire au peuple que Lionel ZINSOU est la même personne que celui qui est la cause de sa souffrance des dix(10) dernières années qui va s’aggraver si jamais il était élu. C’est simplement dommage. Nous appelons cela de la misère mentale.
S’il s’agit d’une continuité par rapport au projet de société du président YAYI Boni que traduit sa catastrophique gouvernance politique, économique ou socio-culturelle, il s’agit encore d’une ânerie. Il suffit de comparer les projets de société des deux personnes pour se convaincre de ce qu’ils ne se ressemblent en rien. Est-ce que Mr Lionel ZINSOU est l’auteur de la gouvernance du changement, de l’émergence ou de la refondation mise en œuvre par le Président Yayi Boni ? où sont passés  les caciques de cette gouvernance qui se réclament aujourd’hui d’une prétendue coalition de la rupture après avoir fabriqué et installé le serpent mortel de 2006 ou après un séjour de plus de sept(7) ans dans le système, à côté et à droite dudit serpent ? Où  sommes-nous là ? Que ces deux personnes se retrouvent ensemble n’est pas ce qui est absurde (puisqu’ils sont des oiseaux de même feuillage connus).Ce qui est malheureux est qu’ils se réclament d’une coalition de rupture. Tout le monde peut dire cela sauf ces deux-là quand même ! On prend les Béninois pour des amnésiques. On pense profiter de l’inculture de la majorité du peuple. Cela ne passera plus au Bénin ces manipulations politiciennes qui frisent de l’escroquerie intellectuelle. Ce sont des barons du système « yayiste » qui se font passer aujourd’hui pour des hommes d’une prétendue rupture et qui font croire honteusement que Mr Lionel ZINSOU, c’est la continuité de Mr Yayi Boni. Le comble est qu’il y a des Béninois qui croient à cela.
On est allé même jusqu’à vouloir faire porter au candidat Lionel ZINSOU la responsabilité des fumants scandales de plus de neuf ans de gestion chaotique du Président Boni Yayi. Qu’elle est la responsabilité de Mr Lionel ZINSOU dans les plus de neuf(9) ans de gestion désastreuse et tristement célèbre du Président Yayi Boni pour faire l’objet d’aussi nauséabondes et irrespectueuses attaques tous azimuts. Le candidat Lionel ZINSOU qui fait l’objet de toutes ces attaques et qui ne dit rien en gardant toute sa sérénité est vu quand même  comme la continuité du Président Boni Yayi ? C’est simplement dommage.

Est-ce cela votre définition ou votre compréhension du mot continuité ?
Alors, il s’agit de continuité par rapport à quoi ? Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une sévère inculture qui frise même de l’idiotie ou de l’animosité. Il faut que nous mettons dans la tête que Mr Lionel ZINSOU non seulement est complètement différent de Mr Yayi Boni mais aussi n’est pas exclusivement le candidat des FCBE.Il est en effet le candidat de plusieurs formations et personnalités politiques. Il faut donc arrêter de distiller malhonnêtement et honteusement dans la tête des Béninois que M. Lionel ZINSOU est le candidat de la mouvance « après nous, c’est nous ». Au lieu de cela, les Béninois doivent logiquement et honnêtement comprendre plutôt : «Après les tristement célèbres de la mouvance Yayiste », c’est M. Lionel ZINSOU qui incarne la vraie et certaine rupture qu’attend avec impatience le peuple Béninois pour le Bénin Gagnant, à cause de sa culture politique, professionnelle et morale.

La logique de la rupture.
Dans la même logique, au nom de quelle théorie ou de quel principe, un autre candidat est pompeusement déclaré « candidat de la rupture » ? Il s’agit de quelle rupture? Rupture par rapport au président YAYI Boni ou bien rupture par rapport au système  «Yayiste » que ledit candidat a fabriqué, renforcé et rendu tristement célèbre par le K.O de la honte béninoise et africaine de Mars 2011. IL ne s’agit pas d’une rupture avec la mauvaise gouvernance . Il ne  s’agit que d’une haine ou rage envers son ami d’hier dont il s’est séparé à cause de profonds conflits d’intérêts. Ce candidat « dit de la rupture » ne peut pas cracher sur un système de mauvaise gouvernance qu’il a installé et qu’il adore tant.
Il ne s’agit ni plus ni moins que de conflits d’intérêts personnels, égoïstes et inavoués qui ont opposé les deux amis d’hier. Dans ce duel à mort, tous les coups même ceux de la mort subite étaient permis.Les deux amis d’hier ont utilisé leur cupidité vorace pour vouloir sacrifier l’intérêt du peuple béninois sur l’autel de leur duel à mort. C’est cette publicité qui a fait croire à beaucoup de Béninois, dont nous-même, que ce candidat pouvait incarner la rupture avec le système Yayi Boni. C’est totalement faux.
Avec la bouche mielleuse, on a trompé d’honnêtes hommes en leur faisant croire qu’on incarne le combat pour la rupture. C’est tout faux. On a compris maintenant, même si ce n’est pas très tôt, pourquoi cet homme s’est opposé à la révision de notre Constitution. Il voulait à tout prix le fauteuil pour lui-même pour mieux gruger le peuple. Il a driblé tout le monde. Il est, tout comme son ami d’hier, un vrai « Docteur Anesthésiste ».Il a réussi à plonger le peuple béninois dans une profonde anesthésie. Heureusement que les masques sont entrain de tomber à présent.
D’ailleurs, quels sont les éléments de preuves qui indiquent que le père du système ‘’ YAYISTE’’ n’est plus le même personnage qui a donné naissance au très venimeux serpent qu’il est  entrain de vouloir combattre aujourd’hui pour gruger davantage le peuple. Quelles preuves a-t-on aujourd’hui pour affirmer que sa gouvernance ne serait pas plus catastrophique,  plus chaotique et plus dévastatrice que celle du Président YAYI Boni.
A observer de près les comportements de l’homme dans son expertise en dribles criminelles et ceux de certains de ses plus proches collaborateurs, alors qu’il est encore candidat, on pourrait avec aisance affirmer que celui-là dans le fauteuil présidentiel sera plus qu’un « Demi-Dieu » qui contribuera à l’atomisation plus accrue du peuple béninois et de ses valeurs culturelles, religieuses et spirituelles ainsi qu’à la destruction massive de ses ressources.
Il n’est donc pas et ne peut pas incarner la rupture par rapport au système de la honte vécue pendant les dix(10) dernières années par le paisible et pacifique peuple béninois.
Dans l’impossibilité de trouver d’arguments sérieux pour handicaper la candidature du digne et valeureux fils du Bénin qu’est l’Agrégé en Economie M. Lionel ZINSOU, on a dû inventer cette « incantation », cette « potion magique » malheureuse  qu’on a malhonnêtement mise dans la tête des béninois et qu’on a appelée « candidat de la continuité et candidat de la rupture ». C’est dommage que des Béninois aient pu se laisser abuser à ce point.
La rupture avec le Président Yayi Boni ne saurait être synonyme de rupture avec la mauvaise gouvernance du Président Yayi Boni,la gouvernance de la Honte.
Nous lançons un appel républicain à un sursaut patriotique de tous les béninois qui ont encore une petite fibre patriotique dans les veines pour se lever comme un seul homme en vue de barrer la voie de la magistrature suprême à cet homme qui ne peut incarner aucune rupture positive et qui de façon certaine conduirait vers le Bénin du « WAHALA ».
On peut en découdre avec le Président Yayi Boni et se révéler plus dangereux que lui dans le fauteuil présidentiel. C’est plutôt celui-là qui incarne la continuité du système de la mauvaise gouvernance.
Celui qui peut incarner la Rupture qu’attend avec grande impatience le peuple béninois est plutôt le candidat Lionel ZINSOU. Il suffit de bien l’observer dans toute la patience, la tolérance et la sérénité qui le caractérisent pour bien s’en convaincre.
Peuple du Bénin, réveillons- nous vite, pendant qu’il est encore temps, de ce sommeil d’anesthésie afin de ne pas encore regretter  comme d’habitude.
Cette contribution constitue l’éclairage qu’un patriote épris de justice et de paix est en droit de vous apporter.

Merci pour l’attention.
Akpovi G. Félix, Administrateur des Impôts à la retaite.

Réflexion de Issa Kpara: Ite missa est, La messe est dite

La messe est dite. La kermesse reprendra sans tarder. Et comme au jeu de hasard propre à la foire, encore une fois nous élirons peut-être dans quelques jours un président de la République… par défaut. Un que l’on n’attendait pas, qui ne s’y attendait pas et – suprême nouveauté ! — n’en voulait pas vraiment, à l’en croire et on peut le croire sinon le comprendre. Il se voulait co-candidat de crise, il devient unique candidat de salut. Patrice TALON si c’est lui.
Les mêmes causes entraînant les mêmes effets, il se reproduit à l’identique le mécanisme qui vit l’avènement de la yayicratie en 2006. Vide politique, désarroi de l’électorat qui asséna aux urnes son cinglant désaveu de la classe politique, ignorant alors l’adage ‘’Plutôt le diable connu que l’ange inconnu’’. Ce ne fut donc pas HOUNGBEDJI mais YAYI.
La comparaison n’ira pas plus loin car cette fois nous quittons les abîmes sans fond du règne agonisant. Le pressenti en l’occurrence n’est ni bête ni ange, simplement un des nôtres, un homme connu en ses qualités comme en ses défauts, mais solidement entouré de grands volontaires comme lui du sauvetage collectif et du redressement.
Permettez tout de même un rapide inventaire de l’épisode électoral actuel qui donne des indices intéressants.
En toute première, le scrutin du 6 mars courant montre que l’arithmétique et la cartographie électorales traditionnelles sont désormais abolies et pulvérisées. Le vote citoyen s’est nettement affirmé, notamment en faveur des deux candidats unanimement reconnus les plus crédibles par l’opinion la plus sévère, malgré leur modeste classement, ABT et KOUPAKI. Le second aurait sûrement réalisé un meilleur score s’il s’était libéré plus tôt et volontairement du bourbier gouvernemental où il s’était enlisé sept ans durant. Quant à ABT, éminent technocrate lui aussi et bâtisseur d’une intégrité éprouvée, un profil spontanément souhaité pour l’alternance par de larges majorités citoyennes, il aura payé, du fait de son origine nordique, les calamiteuses outrances tribalo-régionalistes infligées à la concorde civile par la gouvernance Yayi. Lequel Yayi à l’évidence n’a pu succéder à KEREKOU que parce que le Patriarche avait patiemment et durablement forgé l’unité nationale.
Cette cohésion qui nous vaut le sursaut collectif d’aujourd’hui. Personnellement je ne crois pas au vote par l’argent. La corruption électorale est le fait des ‘’grands électeurs’’ et non de l’électorat de base. Celui-ci ne vote pas pour un ridicule billet de banque, mais par fidélité à son leader… à condition que ce dernier lui propose un choix honnête. Nous le voyons tous en direct. D’énormes masques sont tombés lorsque ce choix est apparu scélérat, laissant nus des roitelets qui ne régnaient en réalité que sur le trafic de ce qu’ils prenaient pour du bétail électoral. Comme aux temps jadis les esclavagistes locaux.
En toute rigueur l’objet du sursaut n’en est pas la cible véritable. La fierté collective ne s’insurge évidemment pas contre un concitoyen nommé Lionel ZINSOU, par ailleurs brillantissime auréole si étoilée. Mais très clairement contre tout ce que symbolise cette irruption impromptue aux allures de braquage électoral téléguidé. Et notre entendement de simples mortels ne comprend décidément pas comment cette sommité de l’intelligentsia mondiale a pu se prêter à une facétie aussi scabreuse.
Fantasme ou réalité, un peuple si longtemps échaudé par la servitude a tout lieu de se prémunir contre toute forme de conspiration présumée attentatoire à sa liberté. C’est là toute l’infortune de la saga Lionel ZINSOU.
La Coalition de la rupture que préside ABT et désormais cristallisée par la candidature de Patrice TALON au second tour de la présidentielle du 20 mars prochain, assume ainsi une lourde responsabilité historique. Elle doit marquer la fin de la déchéance et le début de la renaissance.
J’ai une petite pensée à l’endroit de nos amis des puissances extérieures, si habitués selon le grand humaniste Léopold Sédar SENGHOR à nous prêcher la ligne droite tout en cheminant par les sentiers obliques.
Chers amis, les Béninois vous disent ceci.
« De grâce, faites-nous confiance. Libérez-nous de tout soupçon d’ingérence. Nous savons choisir nos dirigeants — selon vos propres enseignements ! — et l’avons prouvé à répétition et avec brio durant six consultations électorales y compris la présente. Avec l’inévitable marge d’erreur qui nous a conduits en 2006 et 2011 aux affres du double quinquennat finissant. Mais immanquablement dans le respect de la volonté populaire et la stricte observance des prescriptions héritées de vos propres cultures et civilisations, judicieusement adaptées aux nôtres et aux ‘’apports fécondants de l’Universel’’, dirait le même SENGHOR.
Anciennes tutelles coloniales formées aux brûlures de l’histoire, vous vous êtes ajustées, à votre manière certes, aux impératifs nouveaux de la marche du monde et tentez d’établir avec vos anciennes possessions des relations de respect mutuel, de dignité, par exemple au sein de ces espaces originaux que sont le COMMONWEALTH et la FRANCOPHONIE.
Ensemble nous avons, vous et nous, appris à le comprendre : Il n’y a de développement réel que le co-développement.
Oui, la Coopération. Pour l’échéance du 20 mars, votre collaboration, passive si nécessaire, votre neutralité si vous préférez, nous suffira amplement. Prenons le pari de gagner ensemble. Par et pour le peuple béninois. Au nom de notre commune humanité ! ».

Le 9 mars 2016
Issa KPARA

Prix Cauris International pour l’excellence: Michel Kafando, Jérôme Carlos et Lionel Zinsou décorés

Michel Kafando interventionInitié par l’Institut Manus Frans, le trophée Cauris International pour l’excellence a été décerné vendredi 26 février 2016 au président de la transition burkinabaise Michel Kafando, au journaliste Chroniqueur Jérôme Carlos et au premier ministre béninois Lionel Zinsou. C’était à Azalaï hôtel de la Plage lors d’une soirée de gala empreinte de solennité et en présence d’un parterre de personnalités.
C’est d’abord à travers une communication sur la solidarité nationale que le président Michel Kafando s’est fait connaître aux personnalités présentes à cette cérémonie. Dans son exposé, l’ancien  président de la transition au Burkina Fasso a expliqué que la solidarité nationale est un socle pour la paix. « Un peuple uni est fort et n’a pas peur de l’attaque extérieure » a-t-il martelé donnant l’exemple du coup d’Etat du 16 septembre 2015 à Ouagadougou pendant qu’il gérait encore la transition. Michel Kafando a partagé ses sentiments pendant cette période et la force du peuple qui l’a accompagné dans cette expérience ‘’tant enrichissante’. Et, pour avoir respecté les principes de la transition, sans chercher à prolonger son délai de gouvernance et pour avoir organisé les élections à bonne date et sans incident, l’Institut Manus Frans a décidé de décerner le prix Cauris International pour l’excellence à Michel Kafando. Ce qui a été fait au cours de cette soirée présidée par René Derlin Zinsou, président du Conseil d’administration de Manus Frans. Ce dernier  a invité la jeune génération à faire de l’excellence une quête quotidienne à travers leurs activités et les postes de responsabilité à elle confié par le peuple. Pour Yannick Emmanuel Dossou, président directeur général de Manus Frans, Michel Kafando est un intellectuel de haut rang qui a représenté l’Afrique et son pays le Burkina Fasso des années durant au Conseil de sécurité de l’Onu. Et, en répondant à l’appel du peuple après le départ de Blaise Compaoré, a su géré avec courage, dignité, perspicacité et patriotisme la transition qui a accouché d’une élection présidentielle réussite. « Ses mérités sont grands et nous avons le devoir de célébrer et de distinguer ces hommes dont le parcours n’est pas fait de l’argent. Et, l’excellence, c’est ce dont nous avons besoin en cette période cruciale pour le Bénin » a clamé Yannick Emmanuel Dossou. Le journaliste Chroniqueur Jérôme Carlos, après avoir reçu son prix a invité les uns et les autres à ‘’devenir fou’’ et à oser faire ce que personne n’a pu faire. Le premier ministre Lionel Zinsou empêché s’est fait représenter par le secrétaire général du Gouvernement Alassani Tigri qui a reçu la distinction.

Yannick SOMALON

Théâtre: Les germes de succès du spectacle «Querelles de quartier»

Dans l’ombre des projecteurs de la régie, les six comédiens s’invitent sur la scène. Et ce sur  un plan scénique à tableau unique. Quelques secondes plus tard, la lumière de la régie raccourcit la curiosité des spectateurs en dévoilant le visage des comédiens. Et c’est parti pour la générale du spectacle «Querelles de Quartier» mis en  scène par Claude Balogoun. C’était le lundi 15 février 2016 dernier à l’Institut français de Cotonou.
«Monsieur le Chef Quartier, avec vous, pas de 3ème mandat». C’est l’intrigue qui plonge le spectateur dans l’économie de cette représentation. Il s’agit donc d’une satire politique,  mais non linéaire. Faite dans un style de conte théâtralisé, cette création de Claude Balogoun emprunte aussi bien dans la tragédie que dans la comédie et tutoie même parfois l’humour. Et c’est bien cette fonction pluridimensionnelle du spectacle qui accroche les spectateurs pendant les 45 minutes environs qu’il a duré.  Ce style adopté a eu l’avantage de tuer l’ennui chez les spectateurs et de vivifier surtout le spectacle. Et c’est le premier germe de succès que porte cette création.
Le second germe de succès réside dans la pertinence et l’actualité de la thématique. La création parle de la problématique de  l’alternance au pouvoir dans les pays africains. Il s’agit donc sans nul doute d’une création engagée qui fait allégeance aux démocrates, par conséquent, dénonce les dictateurs déguisés en démocrates. Et c’est un problème qui se pose avec acuité dans la plus part des pays africains. Nous y sommes d’ailleurs en plein au Bénin où tous les coups semblent être permis entre les acteurs politiques qui ne tarissent pas d’imagination pour s’affronter sur le chemin de l’alternance  au pouvoir. Il s’agit donc d’une création audacieuse qui, inévitablement intéressera tous les peuples africains.
Le 3ème germe  de succès de «Querelles de Quartier», ce sont les comédiens. Ils sont d’abord et avant tout, des professionnels du théâtre ou de cinéma. Donc tous bons pour le job. On y voit à titre illustratif, Giovani Houansou, Didier Sèdoha Nassègandé qui, avec leur taille effilée enrichie par leurs barbichettes, se plaisent bien dans leurs différentes répliques, à apporter la dose d’humour qu’il faut  au spectacle. De l’autre côté, les deux comédiennes. Lydie Chokki et Fidèle Gbégnon, respectivement  parfaites, dans leurs rôles  de mégères et de femme du chef quartier. Et puis il y a Souleman Laly et Claude Balogoun. Le premier, auréolé par sa taille imposante, a le profil du rôle du garde-de-corps du Chef de quartier qui lui est distribué. Le second, une bête de la scène reconnue depuis les heures de gloire du théâtre Wassangari y apporte son expérience. Et ensemble, les six comédiens s’abandonnent aux jeux de scène qui se laissent déguster avec plaisir par les spectateurs.

Et pourtant, il y a des pièges à éviter
«Querelles de Quartier», de par sa thématique «la problématique de l’alternance au pouvoir dans les pays africains»,  tombe à pic dans l’actualité politique béninoise. Il est donc à craindre que les chapelles politiques s’en saisissent pour servir leurs causes. Et si elles le réussissent, la création souffrira de sa virginité et de  sa crédibilité. Toutes choses qui pourraient laisser croire à une création commandée.
L’autre piège qu’il faut éviter pour permettre à «Querelles de Quartier» de subir son inévitable ascension, c’est l’autosatisfaction. En effet, il est vrai qu’à la générale, le public a applaudi un spectacle plaisant et bon à vivre. Se complaire  dans une  autosatisfaction sans des revues permanentes et approfondies des jeux de scène et de leur réadaptation au  texte pourrait alourdir les déchets lors des prochaines représentations. Toute chose qui pourrait déteindre sur la qualité du spectacle et rendre le jugement des critiques de théâtre plus sévère. Et en parlant de réappropriation du texte et de sa réadaptation plus stricte aux jeux de scène, les comédiens Lydie Chokki,  Souleman Laly et Claude Balogoun sont les plus indexés.

Donatien GBAGUIDI