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Edito: Non monsieur le Président !!!

logo journal« Le Bénin est aujourd’hui comme un désert de compétences » !!!  Vous y croyez, vous, à cette phrase du président de la République ? Moi,  non.      Certes, le Chef de l’Etat a mis un bémol à sa déclaration, quelque peu péremptoire, en ajoutant ceci :  «C’est vrai, les Béninois, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, sont remplis de talents mais notre administration aujourd’hui manque de compétences de manière criarde ». Mais la première phrase est comme un coup de canon dans un ciel serein. « Désert de compétences » ? Le Bénin ? Que non, mille fois non ! Il faut même préciser à ceux qui l’ignorent encore, que le Bénin est l’un des rares pays d’Afrique à regorger de cadres de compétences pointues dans les domaines les plus diversifiés. On les retrouve dans tous les domaines, que ce soit dans les sciences, les techniques ou les arts, le droit, l’administration, etc. Parlant des sciences et de la technologie, il suffit de lancer un appel à candidatures  dans n’importe quel domaine aujourd’hui pour se rendre compte que les compétences techniques les plus insolites existent dans ce pays, souvent à des positions insoupçonnables. Par exemple, il a fallu que je fasse une investigation sur l’aquaculture marine, pour me rendre compte qu’il y a au Bénin des spécialistes avérés dans ce secteur aussi. Il s’agit par exemple du professeur Lambert Hinvi, docteur en sciences halieutiques, et spécialiste en pêche et aquaculture marine, enseignant chercheur à la faculté des sciences agronomiques de l’université d’Abomey-Calavi.       Il y a même de toutes jeunes pousses qu’il m’a été donné de visiter sur leur lieu de travail, et qui ont quitté le système scolaire pour mettre en œuvre leur propre intelligence. Ils ont inventé les foyers Atingan qui ont fait merveille en novembre dernier à Paris, lors de la COP 21. Ce sont les frères Franck et Francis Zanhoundaho qui ont carrément créé une start up pour vivre uniquement de l’invention technologique. Aujourd’hui, ces jeunes qui remettent en cause l’école béninoise, proposent des solutions technologiques adaptées aux contraintes locales, sur la base d’une ingénierie qui force l’admiration.  Il existe chez nous des entreprises industrielles qui prospèrent  depuis des décennies dans des secteurs totalement insoupçonnées. L’un des cas les plus merveilleux qu’il m’a été donné de voir, a été la SIAM Bénin, une société industrielle spécialisée dans la construction industrielle. Elle a une expérience avérée en construction industrielle, y compris même en travaux de haute industrie sur terre comme en haute mer. Ce sont des Béninois qui y travaillent depuis des années.      Ce qu’a dit le Chef de l’Etat touche à vrai dire sa propre personne. Le Bénin n’est pas un désert de compétences. La preuve la plus palpable en est Patrice Talon lui-même qui a réussi en politique à battre Lionel Zinsou, un des produits les plus aboutis de l’intelligentsia française. Qui dit mieux ? En examinant même son gouvernement, on y trouve un certain Joseph Djogbénou, juriste de haut niveau dont personne ne peut douter de la compétence, mais qui est un produit fini de l’école béninoise. Il n’a pas fait ses classes en France, ni en Angleterre ou aux Etats-Unis, mais bien à Cotonou et à Calavi, dans la chaleur et les souffrances de chez nous. Il n’arriverait à l’idée d’aucun avocat français, même le plus réputé, de dire que Joseph   Djogbénou n’est pas, en son domaine, d’une compétence exceptionnelle. Alors qu’il est pour ainsi dire un cadre made in Benin.     Non, ne nous sous-estimons pas. Ce qui s’est passé, c’est le dévoiement généralisé de la compétence qui s’est opéré sous les mandatures Yayi. A ce niveau du moins, on peut se rendre compte que ce n’est pas à défaut de compétence qu’on recrute dans cette administration des individus de profil douteux. C’est bien le résultat d’une politisation massive et indiscriminée qui a assombri les rendements de cette administration publique. L’incompétence, c’est celle des élites politiques qui ont pensé qu’on pouvait jouer sur tous les tableaux pour conquérir et conserver le pouvoir d’Etat.     Et donc ce problème ne saurait être résolu par la France. Je le répète : les problèmes de politisation de l’administration publique béninoise ne peuvent être résolus par la France. Ce problème sera résolu par Patrice Talon à travers une cure de dépolitisation massive qui s’appuie d’abord sur les règles connues de tous. Si nous mêlons la France à nos problèmes, nous serons seuls à faire face aux dégâts qui en découleraient.

Par Olivier ALLOCHEME

Rencontre à l’Elysée entre les présidents français et béninois: Patrice Talon décroche des solutions immédiates au délestage

Talon à l'ElyséeLa question de l’énergie électrique est restée au cœur des échanges entre le président Patrice Talon et François Hollande. En effet, au-delà dela doléance du président béninois Patrice Talon sur l’achat des compétences pour la rénovation de l’administration béninoise, il a été également question de trouver dans les tout prochains jours une solution à la crise énergétique. « Notre pays est dans le noir presque tous les jours », a clamé le président Patrice Talon qui n’est pas resté indifférent à la proposition de son homologue français de dépêcher une mission urgente au Bénin. « Vous avez dit que dans quelques jours, il y auraune mission de haut niveau qui viendra au Bénin et que vous ne manquerez pas de nous aider à trouver des solutions rapides » a-t-il ajouté. Et, effectivement, le président François Hollande, en abordant le rôle de l’Afd au Bénin a certifié qu’une mission se rendra dans les tout prochains jours au Bénin pour recentrer la mission de l’Afd. « André Valery se rendra au Bénin dans les jours à venir et nous verrons comment modifier et réorienté les missions de l’agence » a t-il ajouté. Pour Patrice Talon, « nous avons l’obligation dans les prochaines semaines d’apporter une solution à nos populations, à nos industries, età nos services. Je voudrais ici prendre le peuple à témoin que dans les semaines à venir avec vous, nous allons venir à bout de cette souffrance, » a promis le président béninois Patrice Talon. Les échanges entre les deux Chefs d’Etat ont également porté sur les questions de sécurité et la lutte contre le terrorisme, car a laissé entendre le président Patrice Talon « …Si la France, les pays de l’Europe, de l’Amérique qui ont les moyens ne sont pas venus à bout, … ce n’est pas le Bénin, qui n’a aucun moyen qui se dira épargné… »Et pour y arriver, il compte sur la France. « Vous nous avez rassuré que vous serez à nos côtés sur tous les plans, touristique avec les compétences, au plan agricole, et au plan de l’énergie » a rappelé Patrice Talon à François Hollande. Il va s’en dire donc que les retombées de ce voyage seront bientôt visibles pour le peuple béninois qui attend des réponses urgentes à ses problèmes.

Yannick SOMALON

Ecureuils de l’Etranger: Mounié et Adénon buteurs, Allagbé encore invincible

AllagbeeLes « Écureuils » essaient d’améliorer leurs performances à quelques journées de la fin des championnats européens. Au moment où certains titulaires sont préservés pour les importantes rencontres, les remplaçants jouent leur partition pour donner de l’espoir à leur club. C’est le cas de Saturnin Allagbé qui vient de jouer son deuxième match d’affiler de la saison sans prendre le moindre but et de Steev Mounié ainsi que de Khaled Adénon qui ont marqué encore.

Ligue 1
53 minutes pour Adéoti
Après une chute libre en trois journées, les caenais essaient de remonter dans le classement avec peines. Jordan Adéoti et ses coéquipiers qui étaient en déplacement à Guingamp pour la 35ème journée ont pu arracher le nul de 1 but partout au terme du temps règlementaire. Seul béninois encore en lice en cette fin de la saison avec Caen, Adéoti a fait son entrée à la 37ème minute en lieu et place de Yahia, sorti sur blessure. Caen est 9ème avec 47 points et reçoit Bastia le 30 avril prochain

Ligue 2
Allagbé réalise encore un match sans encaisser de but
Titulaire lors de la 35ème journée de la ligue 2 française face à Bourg en Bress, pour son deuxième match de la saison, Saturnin Allagbé n’a pas encaissé le moindre but. Avec ses coéquipiers Koukou Djiman et David Djigla, titularisés en milieu de terrain,  Allagbé a fait un match acceptable en gardant ses filets inviolés jusqu’au terme du temps additionnel. 0 à 0 est le score de cette rencontre.  17ème avec 35 points, Niort se déplace à Tours le 9 mai prochain. Une occasion pour l’entraineur de Niort de confirmer sa confiance placée désormais en Saturnin Allagbé qui prouve qu’on eput compter sur lui.

Farnolle et Havre arrachent le nul
1 but partout. C’est le score qui a sanctionné la rencontre de la 23ème journée de la ligue 2 qui opposait Le Havre à Evian Thonon  Gaillard. Ayant besoin d’une victoire pour s’ouvrir la porte du top 3 du classement, Fabien Farnolle et ses coéquipiers se sont contentés d’un nul qui les maintient au 4ème rang avec 56 points. Face à face à Nîmes le week-end prochain, le gardien international et ses partenaires doivent s’imposer pour continuer à nourrir le rêve de la monter  en Ligue 1.

Mounié buteur, Nîmes atomise Lens
Nîmes et Lens, en quêtes de victoire pour la remontée dans le classement se sont livrées un match fou qui a tourné à l’avantage des coéquipiers de Steev Mounié. Le jeune attaquant béninois  a marqué  à la 78ème minute de jeu, consolidant du coup la victoire (4-2) de Nîmes qui a gagné deux places dans le classement (12ème avec 42 points). Le week-end prochain, Steev Mounié qui retrouve ses sens de buts en cette fin de saison, sera opposé au gardien Béninois de Havre, Fabien Farnolle qui rêve garder sa cage vierge pour les matches à venir.

National
Adénon donne la victoire à Amiens
Après une très bonne prestation en défense face à Fréjus St Raphael, le défenseur Béninois, Khaled Adénon a donné la délivrance à Amiens et son public. Sur un bon centre, il a renvoyé la balle au fond des filets adverses de la tête, à la 93ème minute de jeu. Khaled Adénon marque ainsi son deuxième but de la saison après 1980 minutes de jeu et permet à Amiens de prendre la 4ème place au classement avec 44 points. Le défenseur qui continue d’attirer les convoitises des recruteurs sera en déplacement avec son équipe à CA Bastia le 29 avril prochain.

Premier League
30 minutes pour Gestede, Aston Villa condamné à la descente en D2  
A trois journées de la fin de la Premier League, l’équipe de Rudy Gestede est d’ores et déjà reléguée en Championship, synonyme de la deuxième division. Mais lors de la 35ème journée, la lanterne rouge (seulement 16 points au compteur) espérait une victoire face à Southampton. Ce qui n’a malheureusement pas été le cas. Puisque les Villans se sont faits battre 2 buts contre 4. Rudy Gestede a joué les 30 dernières minutes de la rencontre sans pour autant apporter grande chose au tableau d’affichage. L’équipe se déplace à Watford le 30 avril prochain pour la 36ème journée.

Réalisation : Rastel DAN

Accusé de détenir plusieurs associations culturelles: Claude Balogoun répond à ses détracteurs et rétablit la vérité

Claude Balogoun le conférencierC’est au détour d’une conférence de presse tenue dans les locaux de sa structure Gangan-Productions à Godomey ce lundi 25 avril 2016 que Claude Balogoun a répondu à ceux qui l’accusent d’avoir  créé une kyrielle d’associations culturelles pour toujours gagner les élections organisées dans le secteur.
« Je ne préside  qu’une  seule association dénommée «Association des professionnels des télé du Bénin (APTB)». Je n’ai qu’une seule Organisation Non Gouvernementale (ONG) et une seule entreprise «Gangan-Productions» qui ont des domaines de définition bien précis ». C’est par ces affirmations qui contrastent bien avec les accusations qui pèsent sur lui que Claude Balogoun a démarré sa séance de clarification. Et pourtant, sur les réseaux sociaux tout comme dans les débats liés à la polémique née de la suspension de l’élection des nouveaux administrateurs au Fonds d’aide à la culture, il est présenté comme  l’homme qui « détient des centaines d’associations », capables donc « de contrôler toutes les structures culturelles ». Des accusations qui collent bien à sa peau et qui font dire à certains, selon ses précisions, qu’il serait « la gangrène du secteur culturel béninois ». Claude Balogoun y voit surtout de la pure intoxication à des fins inavouées. Car, selon ses dires, la réalité est toute autre.

Claude Balogoun et ses associations : la vérité des faits
D’après le point présenté dans l’agenda 2015 des acteurs culturels béninois, il y a 299 associations culturelles agréées au Bénin. Parmi elles, « on m’accuse d’en disposer environ deux cents ». « C’est faux », a rétorqué Claude Balogoun à cette conférence de presse. Et il s’explique : « Ce que j’ai  fait et qui me vaut ces accusations, c’est que j’ai aidé plusieurs groupes folkloriques, plusieurs associations et acteurs culturels bien connus sur toute l’étendue du territoire national  à se formaliser ». Une opération qui lui a valu, selon  ses explications,   des tournées dans chaque département « à la rencontre des groupes et  artistes non formalisés totalement écartés de tout avantage lié à leur carrière, faute de documents attestant leur statut », a expliqué Claude Balogoun. Et il poursuit : « Après avoir fait tout ça, mes détracteurs pensent que toutes ces associations formalisées m’appartiennent ». Erreur. Selon les précisions qu’il a données, « tous ces groupes et acteurs formalisés ont déjà retiré leurs documents », a-t-il fait savoir, brandissant une pile de documents déchargés par les intéressés pour attester qu’ils ont réellement pris possession de leurs structures. On voit dans le lot, des noms d’acteurs culturels bien connus comme Coffi Gahou, Aladé Coffi Adolphe, Marcel Zounon,  Erick-Hector Hounkpè, Jean-Pierre Hountin Kiki et  bien d’autres sur qui  il dit « n’avoir aucune influence au point de les manipuler à sa cause ». « Que la polémique cesse donc », a-t-il conclu avant d’inviter tous les acteurs culturels  à éviter les préjugés et à s’unir pour un secteur culturel béninois plus rayonnant.

Donatien GBAGUIDI

Réforme du système partisan au Bénin: Houngbédji informe sur les démarches menées

Me Adrien HoungbédjiEn marge de la présentation de son deuxième rapport, le président de l’Assemblée nationale a réitéré la détermination du parlement à soutenir les réformes du système partisan qui permettront de mettre fin à certaines pratiques politiques devenues coutumes au Bénin. Me Adrien Houngbédji a d’abord rappelé l’importance de réformer le système partisan et s’est réjoui de la volonté politique du nouveau chef de l’Etat. « Je note avec bonheur que le nouveau Président de la République veut faire de son mandat, celui des réformes dont, entre autres, la réforme du système partisan, réforme qui figure en priorité dans l’agenda de la septième législature de l’Assemblée Nationale et à laquelle nous travaillons » a-t-il souligné dans son discours. Il avait par ailleurs, poursuivi que « sans une réforme d’envergure, le risque est grand de voir notre classe politique disparaitre progressivement et à jamais ». Et comme pour inciter ses collègues, le numéro un du parlement béninois a mentionné dans son rapport d’activités, les démarches entreprises dans ce sens par l’institution. En effet, outre les audiences accordées aux organisations internationales à son cabinet, le président a tenu plusieurs séances avec les représentants desdites organisations pour discuter de cette réforme. Il s’agit de l’Association Béninoise de Droit Constitutionnel (ABDC), la Coordonnatrice régionale de la Fondation Hans Seidel qui ont réaffirmé leur intérêt pour le projet. Le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) a promis d’apporter son accompagnement technique et administratif en vue de garantir un travail de qualité. Le président Houngbédji a donc réussi à convaincre ses collègues sur la nécessité de réformer le système partisan béninois. Le parlement sera sans nul doute, soutenu dans cet élan, par le président de la république. « En se déclarant favorable à une telle réforme, le Chef de l’Etat vient de donner un signal encourageant qui se traduira par une étroite collaboration du Gouvernement avec l’Assemblée Nationale en vue de sa réalisation » a-t-il ajouté pour conclure.

Germin DJIMIDO (Coll.)

Immatriculation des engins à deux roues: La disparition d’un lot de cartes grises crée la polémique à la Dgtt

Le calvaire des conducteurs de moto zémidjanDepuis plusieurs mois,  la Direction générale des transports terrestres est confrontée à un problème de disparition de cartes grises de motos à deux roues. Une situation qui met en difficulté les usagers qui espèrent depuis bientôt deux ans les plaques de leurs motos et qui, de fait n’inquiète nullement, employés et responsables de la Dgtt.

Annexe  de la direction générale des transports terrestres à Akpakpa, aux environs de 11h30 ce lundi 25 avril 2016.Taille moyenne, mine renfrognée  et visage transpirant de sueur dans sa chemise raillure  aux manches retroussées,  Paterne Délagnon, usager de la Dgtt raconte son amertume. « J’ai déposé le dossier de la moto de mon frère pour l’immatriculation depuis le mois d’octobre 2014. C’est pratiquement en juillet 2015 que j’ai, après plusieurs tentatives, retrouvé sur la liste des plaques déjà confectionnées, le numéro de la plaque de ladite moto,dans le lot de la série 2K. Mais, malgré que j’ai payé la quittance pour le retrait et la fixation de la plaque, je ne suis toujours pas en possession de la plaque. »Et, comme Paterne, ils sont très nombreux ces Béninois détenteurs de motos, ayant rempli toutes les formalités à la Dgtt depuis plus d’un an pour l’immatriculation de leur engin à deux roues et qui ne sont pas en possession de leur plaque jusqu’à présent. Martin est transitaire. Il fréquente très souvent la Dgtt et a déjà offert ses services à  plusieurs Béninois qui ont déjà reçu leurs plaques, mais il s’indigne de la façon dont la délivrance des plaques de moto est faite dans cette structure. « Je suis aussi dans le cas puisque des clients à moi, que j’ai aidé à déposer leur dossier d’immatriculation depuis 2014 n’ont toujours pas leur plaque. Au départ, ils pensaient que j’avais bouffé leurs sous. Mais lorsque la liste des plaques est sortie et que je leur ai communiqué la série et le numéro de la plaque, il ont compris. Mais, la goute d’eau qui  a fait déborder le vase et qui nous met tous en difficulté ici, c’est que les cartes grises ne sont pas prêtes et apparemment, personne ne se préoccupe de notre cas. C’est malheureux »,  a expliqué Martin après ses investigations. Un tour  dans l’enceinte de la Dgtt pour mieux comprendre,  mais personne ne veut expliquer la situation. Seul, Mr Tchango, agent de la Dgtt au poste de fixation des plaques a pu nous renseigner. « Le problème que vous avez soulevé est pertinent et ils sont nombreux ces usagers qui défilent par ici tous les jours à la recherche de leur plaque. Mais le problème n’est pas à notre niveau » explique-t-il dans un premier temps avant de dévoiler. « Il s’est fait qu’un lot de cartes grises spécialement les 2K, confectionnées  pour Cotonou, c’est-à-dire la direction d’Akpakpa s’est retrouvé dans un autre département alors que les plaques concernées sont ici. Dans ce cas, il fallait retourner tout le lot ici afin que les ayants droit puissent entrer en possession mais cela n’a pas été fait », nous –a-t- renseigné, indexant  indirectement  la cellule informatique de la Dgtt sise en face du commissariat du port. De suite, un tour à la cellule informatique de la Dgtt, mais le directeur de la cellule informatique toujours occupé n’a pu nous recevoir avant de nous confier par téléphone à l’un de ces agents. Lui, à son tour a précisé qu’il s’agit d’un lot de cartes grises erroné qui est en train d’être revu depuis janvier 2016. Mireille Badjagou est dans le même cas. Rencontrée à la direction générale de la Dgtt, elle donne un autre son de cloche. « Il parait qu’un lot de cartes grises dont la mienne, aurait disparu du circuit depuis bientôt  un an. Tantôt on t’envoie à  la direction départementale à Akpakpa, tantôt on t’envoie ici et c’est a n’en point finir. Depuis février dernier, on m’a dit à la cellule informatique que le lot de cartes grises à polémique est déjà disponible mais que le Directeur général adjoint de la Dgtt a souhaité emmener ça lui-même à la direction départementale à Akpakpa parce qu’il y aurait un peu de désordre là-bas qu’il entend corriger », a confié  dame Mireille qui n’est toujours pas en possession de sa plaque. Et parlant de désordre, cela saute à l’œil à la direction départementale de la Dgtt.

Le ministre Hervé Hèhomey doit se saisir du dossier Dgtt
Les populations béninoises attendent de pieds ferme le tout nouveau ministre des infrastructures et des transports sur la question de l’immatriculation des engins à deux roues. S’il est parti avec un élan appréciable dans les sociétés portuaires telles  le Cncb, la Sobemap,  la Ségub et autres, la direction générale des transport terrestres mérite de recevoir son attention soutenue. Car, les plaintes des usagers restent et demeurent persistantes et de plus en plus inquiétantes. Escroquerie, disparition de cartes grises, permis de conduire à polémique, auto-écoles indélicates, sont autant de sujets cas de plaintes qui méritent d’être élucidés pour le bonheur des populations.

Yannick SOMALON

Prolifération des machines à sous: La LNB contre le fléau des machines à sous illégales

Paulin Dossa Dg lnbLes machines à sous illégalement installées prolifèrent dans les grandes villes du Bénin Cotonou et Abomey-Calavi, dévorant à petit feu la jeunesse. Soucieuse de l’ampleur du phénomène, la Loterie nationale du Bénin (Lnb) tire la sonnette d’alarme et appelle à une mobilisation contre ce fléau qui n’est pas une fatalité. Malgré les dispositions et les précautions légales en matière de jeu de hasard, d’argent et de pari en République du Bénin, il a été constaté depuis peu la prolifération illégale sur toute l’étendue du territoire national, des structures exploitant des machines à sous. Ces jeux clandestins sont susceptibles de pousser la jeunesse béninoise dans la délinquance et affecter l’éducation parentale et scolaire. Paulin Dossa, Directeur Général de la Lnb explique : « Un parent, dans ses occupations, quitte la maison et son enfant qui, peut-être, lui a chipé de l’argent et va jouer et se retrouver dans la délinquance, parce que souvent ceux que vous voyez autour de ces jeux sont des délinquants livrés à eux-mêmes. Mais ce qui nous préoccupe, c’est comment accompagner, comment faire le suivi de nos enfants dans ces lieux de jeu pour que cela ne contribue pas à la délinquance. » La Lnb dans son rôle de veiller au respect de cette réglementation et d’assainir le secteur, a opéré des descentes inopinées sur le terrain, ce qui a permis d’arraisonner un nombre important de ces machines qui ne sont en fait que des moyens d’arnaque de leurs exploitants. Installées le plus souvent dans les bars, les buvettes et dans des domiciles souvent insoupçonnés, ces machines n’ont qu’un seul objectif : dépouiller les populations de leur argent. Paulin  Dossa poursuit : « Nous avons arraisonné un certain nombre de ces machines à sous. Ici, à Cotonou nous avons sillonné un certain nombre de quartiers où, avec la police, le service hôtel et jeux, nous avons pu découvrir dans des maisons insoupçonnées, des cargaisons de ces appareils et nous sommes en pourparlers avec la police pour voir comment gérer cette situation. » Ces exploitants, qu’ils soient des personnes morales ou physiques, courent des risques d’emprisonnement et d’une amende allant de 50.000FCFA à 5.000.000 FCFA qui peuvent être doublés en cas de récidive. Ces actions de la Lnb, en collaboration avec la police nationale viennent soulager les populations victimes de cette escroquerie sournoise et rendent ladite structure davantage crédible aux yeux des partenaires. Et le Chef Service Juridique et Contentieux de la Lnb, Lucrèce Quenum Dossou d’ajouter : «  Il y a l’existence du comité interministériel qui est chargé de veiller à la réglementation en matière des agréments et de toute organisation de jeu sur toute l’étendue du territoire national. Alors, je puis dire que la Loterie Nationale du Bénin fait partie de ce comité avec le service des hôtels et jeux qui, ayant une compétence nationale, nous accompagne sur toute l’étendue du territoire pour éviter qu’il y ait une installation de ces machines de façon anarchique. ». La société dirigée par Paulin Dossa s’active au quotidien à mettre en place des jeux sains, pourvoyeurs d’emploi pour les jeunes et bénéfiques à la nation entière. Et cette promesse, Paulin Dossa en prend l’entière responsabilité : «  Avec les partenaires, nous avons négocié des jeux sains, des jeux qui grâce aux TIC permettront à beaucoup de jeunes d’avoir beaucoup d’opportunités d’emplois. Ça va être un moyen d’accompagner les jeunes à jouer, mais aussi à faire des jeux sains, des jeux de pronostics à partir de leur téléphone portable, à partir de leur ordinateur, à la maison, n’importe où. Ils peuvent jouer des jeux sains, ils peuvent être occupés à faire ce qui peut apporter plus, non seulement pour la nation, mais à les occuper eux mêmes. ». Alors il est impérieux que ces contrevenants soient dénoncés par les populations pour qu’ils subissent toute la rigueur de la loi afin que ce mal ne gangrène le secteur des jeux de hasard.

Wandji A.

Ratification du Traité sur le commerce des Armes: Le Bénin fait un pas de géant dans le cercle des grandes nations

Le Bénin se met progressivement dans le cercle des grandes nations en matière de régulation du commerce des Armes. C’est ce qu’il convient de retenir après l’examen et l’adoption hier mardi 26 avril 2016 par l’Assemblée nationale, du Projet de loi portant autorisation de ratification du Traité sur le commerce des Armes (TCA) adopté à New York le 28 mars 2013. 

Présentant son rapport, le président de la commission des relations extérieures, le député Nassirou Arifari Bako a exposé les objectifs du présent traité qui contient d’énormes avantages pour les pays africains qui ne disposent pas d’un système de contrôle renforcé de la circulation des armes. A l’en croire, le Bénin doit ratifier le Traité pour faire face à la prolifération des groupes armés non étatiques. Car, des registres nationaux de contrôle seront déposés auprès des Nations-Unies pour permettre d’assurer un véritable contrôle de la circulation des armes. Toutefois dans leur intervention, les députés ont soulevé entre autres préoccupations, le caractère non efficace de ce traité, les enjeux internationaux liés au traité sur le commerce des armes par rapport aux enjeux régionaux pour le contrôle de la prolifération des armes, puis évoquer la nécessité de mettre l’accent sur les lois internes. La doyenne d’âge, Mme Rosine Soglo a décrié comme à ses habitudes, le silence coupable des autorités africaines face à l’extension de la secte Boko haram qui ravage tout sur son passage depuis quelques années. Le gouvernement représenté par le ministre de la défense nationale, Candide Azannaî a souligné que le traité est une arme de prévention qui touche le Bénin et qui permet de donner un peu plus de vue sur la sécurité à l’extérieur. Il sera épaulé par le Garde des sceaux, ministre de la justice qui a fait savoir que le traité a pour objectif principal d’éliminer le commerce illicite des armes, le blanchiment, la corruption et autres maux. Le projet de loi soumis au vote, a recueilli l’assentiment de la majorité des députés présents à la séance de ce mardi.

Germin DJIMIDO (Coll.)

Délestage au Bénin: Les citoyens entre déception et espoir

L’instabilité énergétique que subit le peuple béninois ces dernières semaines continue de faire l’actualité dans les quartiers de ville et autres localités. Les dégâts enregistrés au quotidien, plongent  certains citoyens comme les commerçants de produits congelés, les artisans, dans une  amertume sans fin. Ces derniers imputent les dégâts à l’actuel régime, dont le ministre de l’énergie a rassuré le peuple, sur les solutions actuellement recherchées pour mettre fin au calvaire. D’autres citoyens estiment toutefois que le moment n’est pas propice aux critiques. Pour eux, l’on devrait laisser le temps au nouveau régime qui est dans sa période de grâce.  L’approche de l’usage de l’énergie solaire a été proposée pour une autonomie énergétique.

Innocent Adjovi, ingénieur en énergie solaire
« Je conseille aux citoyens l’énergie renouvelable»
« Je félicite le gouvernement pour ses efforts. Mais tant qu’il reste à faire rien n’est encore fait. Le gouvernement doit faire quelque chose. Je veux conseiller l’énergie renouvelable, précisément l’énergie solaire. Car, il n’y a pas ce jour où le soleil ne se lève. Et quand c’est le cas, on est sûr d’avoir l’énergie. A l’heure où nous parlons de ceci, le coût des appareils n’est plus le même, donc très abordable. L’on peut avoir des centrales solaires pour alimenter les maisons, et l’énergie conventionnée pour les usines. Cela va faire éviter, un tant soit peu, le délestage. C’est vrai que l’Etat ne peut pas le faire au nom de tous les citoyens, mais si un citoyen se plaint, vraiment qu’il utilise l’énergie solaire pour éviter de subir les affres du délestage. Comprenez qu’il y a certains pays où il fait plus chaud qu’ici au Bénin. Ils se sont adaptés au système de l’énergie solaire ».

Jérôme Mingnikpa, étudiant
« Le gouvernement ‘’décédé’’ a laissé des dégâts»
« Le délestage devient inquiétant dans les foyers et déjà, on inflige les dégâts au nouveau régime. Je pense que ce n’est pas évident. Il faudra laisser du temps au nouveau président Patrice Talon, qui va mettre sa touche de développeur. Ce que le peuple oublie et je le regrette, est que le gouvernement « décédé » a laissé des dégâts. Je veux parler des affaires Maria Gléta, des locations de groupes électrogènes à coût de millions de francs CFA et autres. Nous sommes incapables d’exploiter nos ressources, comme les barrages que recherchent d’autres pays. Je compte sur le gouvernement en place ».

Jean-Pierre Gangnitodé, entrepreneur
« Le gouvernement doit comprendre que la population a des priorités »
« Depuis un certain moment, on souffre du manque de l’énergie plus que les années antérieures. Je me demande moi aussi ce qui peut bien expliquer cet état de choses surtout avec le nouveau régime. On espère qu’avec le temps, les autorités mettront les bouchées doubles pour solutionner la situation. Le gouvernement doit comprendre que la population a des priorités qu’il faut très vite aborder. L’intérêt du peuple doit être priorisé ».

Romaric Bankolé, enseignant
« Il faut privatiser la Sbee »
« Ce n’est pas amusant. Le lundi où la Sbee a retiré l’énergie  08 heures, c’est le soir à 20 heures qu’elle a redonné pour reprendre aux environs de 2 heures. C’est dommage pour un pays qui se veut industrialiser. Déjà en journée, nous utilisons des ventilateurs et la nuit, on nous arrache l’énergie. Je ne pleins même pas trop mon cas, mais plutôt celui des artisans et commerçants. Actuellement, leur chiffre d’affaires baissent et laissent d’autres conséquences. Si c’était cher et existe, cela pourrait se comprendre. Maintenant, il n’en n’a pas et c’est encore cher. Il faut privatiser la Sbee. Le délestage nous embête depuis des années. C’est le moment de corriger le tir ».

Propos recueillis par Emmanuel GBETO

Journée de réflexion sur le handball béninois: Les acteurs engagés pour la relance de la discipline

participants à l’issue de la journée de réflexionPermettre au handball béninois de retrouver ses lettres de noblesse. C’est ce que vise le comité exécutif que préside Antoine Bonou en initiant une journée de réflexion afin de fédérer toutes les synergies, mais aussi d’insuffler une nouvelle dynamique. Cette journée a eu lieu le samedi 23 avril 2016 dans la salle de conférence du palais des sports du stade Mathieu Kérékou et a eu pour thème «Pour une synergie d’action au service du handball béninois ». Elle a connu la participation du président de la Confédération africaine de handball, le docteur Arèmou Mansourou, des présidents (Ligues et clubs) d’associations de handball, des cadres du Ministère des sports, d’anciens handballeurs et biens d’autres férus du handball. A l’ouverture de la journée, c’est d’abord le président Bonou qui a souhaité la bienvenue à tous les participants avant de les exhorter à travailler avec détermination et engagement pour sortir le handball béninois de sa léthargie en vue de le booster au sommet du rayonnement. «Nous voulons que  toutes nos équipes soient performantes. Et cela, nous ne pouvons pas y arriver si nous ne nous asseyons pour échanger sur les moyens à mettre en place pour y parvenir », a laissé entendre le président Bonou qui a invité les uns et les autres à s’engager pour œuvrer ensemble pour le développement du handball. « Car la participation des équipes béninoises aux compétitions continentales est inexistante », a fait savoir le président de la Confédération africaine de handball, Arèmou Mansourou, avant de féliciter le comité pour avoir réussi à faire de ce vœu une réalité. Car, indique-t-il, la tenue de cette journée est une des nombreuses recommandations issues des assises initiées par la confédération pour réfléchir sur les performances des équipes africaines aux championnats du monde de la discipline. A cet effet, le président Arèmou Mansourou a rassuré que la confédération se tient prête pour apporter son soutien sous diverses formes à la fédération béninoise. Pour sa part, Antoine Attikpa, le secrétaire général du Ministère des sports a indiqué que «le Bénin peut rééditer l’exploit avec les résolutions issues des assises».

Anselme HOUENOUKPO