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Déclaration d’Antoine Détchénou, président du FCDAD: « Le Cos-Lépi n’a pas mission d’établir un nouveau fichier électoral »

Antoine Détchénou, président du Front Citoyen pour la Défense des Acquis Démocratiques (FCDAD) martèle que « l’audit participatif actuellement en cours comptant pour la correction de la Lépi est une fausse affaire ». Il se dit surtout surpris par le fait qu’on demande, à nouveau, à tout le monde de venir s’inscrire. «Non, ce n’est pas possible, le Cos-Lépi n’a pas pour mission d’établir un nouveau fichier électoral », alerte-t-il, se référant à la Loi qui l’a institué, et qui n’a indiqué, nulle part, selon lui, qu’il faut enregistrer tout le monde. « La loi dit bien qu’il s’agit d’une correction. On est en train de tromper le peuple », décrie Antoine Détchénou qui pense qu’on devrait normalement tenir compte de ceux qui sont déjà sur la liste pour rester dans l’esprit de ladite loi. « La loi n’autorise pas une nouvelle liste électorale, si non, c’est tout qu’il faut reprendre à zéro, ce qui n’est pas le cas actuellement », croit-il savoir.

En proposant, il y a peu, d’arrêter toute cette opération et de voter une loi dérogatoire, le FCDAD estime qu’il n’y a pas mieux à faire, « si tant est que l’on veuille élaborer une Lépi transparente, crédible et utile pour le peuple béninois ». Antoine Détchénou évoque ici la technique des inscriptions manuelles qui devrait précéder l’inscription dans les ordinateurs. « Si on continue d’enregistrer directement dans les machines, on ne peut empêcher les manipulations », prévient-il.

 Par ailleurs, le président du FCDAD affirme que même si l’on chante désormais un peu partout que la Cour constitutionnelle, elle-même, avait décidé qu’il ne sera plus organisé aucune élection au Bénin sans Lépi, la même institution ne se serait pas pourtant servie de cet outil pour ses propres traitements des statistiques lors de la présidentielle et des législatives de 2011. « Elle avait violé la constitution parce qu’elle n’avait pas le droit d’avoir son fichier électoral à elle, indépendamment du fichier général qui avait servi à tout le monde à l’époque », dénonce Antoine Détchénou ajoutant que « si l’on veut être rigoureux et très rigoureux vis-à-vis de la Lépi, ces résultats proclamés sont anticonstitutionnels. Et dans ces conditions, il est permis même de mettre en doute, la légitimité du président élu en 2011 ».

 Christian TCHANOU

Sous sanction depuis plusieurs mois au sein de son parti: Moukaram Océni claque la porte au Prd

Océni MoukaramMoukaram Océni, maire de la ville de Porto-Novo, sous sanction au sein du Parti du renouveau démocratique (Prd) depuis le 24 octobre 2013, a annoncé hier sa démission du parti, au cours d’un point de presse tenu à l’hôtel << Les Ambassadeurs >> de la capitale. Au nombre des raisons évoquées pour justifier son acte, il dit avoir constaté le prolongement sans suite de la décision de la Direction exécutive nationale le privant de tous ses droits et devoirs au sein du Parti. « Espérant que la raison prévaudrait finalement pour qu’enfin un débat sincère, sérieux et digne s’installe pour clore définitivement les incompréhensions, j’ai compris plutôt qu’au terme des travaux du conseil national récemment tenu, mon remplaçant au sein de la DEN a été choisi, je me trouve dans l’obligation de prendre mes responsabilités », a signifié Moukaram Océni dans sa déclaration. Il a également annoncé hier qu’il fera savoir sa nouvelle destination politique au public dans une quinzaine de jours. A ce sujet, des langues indiscrètes susurrent déjà qu’à l’instar de l’actuel préfet Moukaram Océni, le maire de la capitale se préparerait, en ce moment, à créer son propre parti politique. Lire ci-après l’intégralité de sa déclaration de démission.

Déclaration de Moukaram Océni à propos de sa démission du Prd

 Qu’il vous souvienne le communiqué de la DEN (la Direction Exécutive Nationale) du PRD (Parti du Renouveau Démocratique) en date du 24 octobre 2013 signé du Président Adrien HOUNGBEDJI relative aux décisions prises à mon encontre au sein du Parti. Depuis 1995, je sers mon Parti, le PRD avec fierté et bonheur, et puis depuis 2008 à la tête de la Municipalité de Porto-Novo, position qui m’a été confiée par le truchement de notre majorité au sein du conseil municipal. C’est un honneur, c’est une responsabilité. Et comme toujours, je voudrais encore une fois remercier le Parti de m’avoir permis de jouir de cette expérience qui a raffermi l’amour que j’avais déjà pour notre ville, Porto-Novo, la Capitale du Bénin.

 Qu’il vous souvienne aussi la crise née des incompréhensions au sein du conseil municipal sur la vision de développement de la Ville de Porto-Novo qu’il faudrait avoir. Depuis ce temps, je suis la cible d’attaques politiques puis médiatiques véhiculant, pour créer la suspicion, contre-vérités et amalgames. J’y ai répondu point par point afin de rétablir la vérité quand je le pouvais. J’ai trop de considération pour les hommes et les femmes du conseil municipal auquel j’appartiens et qui servent notre Ville avec dévouement et compétence, pour accepter que leur action puisse être affectée par une manipulation. Après avoir constaté le prolongement sans suite de la décision (voir le communiqué de la DEN signé du Président et en date du 24 octobre 2013) me privant de tous mes droits et devoirs au sein du Parti et espérant que la raison prévaudrait finalement pour qu’enfin un débat sincère, sérieux et digne s’installe pour clore définitivement les incompréhensions, et que j’ai compris qu’au termes des travaux du conseil national récemment tenu, mon remplaçant au sein de la DEN a été choisi, je me trouve dans l’obligation de prendre mes responsabilités. Bien qu’ayant le sentiment de n’avoir commis aucun manquement pour subir une telle exaspération, j’ai donc décidé d’arrêter ma collaboration avec le Parti.

 Il est certainement de mon devoir de vous donner une explication sur quelques raisons profondes de cette décision. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point il m’était douloureux de prendre une telle décision car j’ai aimé ce parti, je l’ai défendu avec sincérité et enthousiasme, j’y ai cru, cru en son avenir, en sa capacité à apporter LA SOLUTION pour notre pays, à servir de Parti fédérateur de toutes les bonnes volontés et toutes les forces démocratiques qui refusent le clivage idéologique et croient dans les valeurs d’une démocratie apaisée respectueuse des différences. Une démocratie qui rassemble les Béninois pour qu’ils puissent relever ensemble le défi du développement économique et social comme élément essentiel pour l’avenir de la démocratie au Bénin. J’ai cru dans toutes ces valeurs et je voyais le PRD comme porteur de ce projet. “Ce qui vous arrive n’a pas réellement d’effet quant à la tournure que prend votre vie; c’est plutôt ce que vous en faites qui décide du résultat de celle-ci.” Jim Rohn. Je voudrais déclarer à tous les militants du parti qu’après avoir constaté qu’à l’issue de la crise qui s’était installée, l’échec de toutes les tentatives de réformer le parti de l’intérieur et de le recentrer sur ses principes fondateurs, la lecture politique faite n’était pas juste. Personne n’a réellement compris quoi que ce soit dans cette « histoire ». Non, personne n’a essayé d’organiser ce vrai débat nécessaire au sein du Parti. Tout ce qu’ils ont fait, c’est éviter de se poser ces questions fondamentales, et d’éviter ce « Mouka » devenu peut-être gênant. C’est ainsi qu’ont commencé les campagnes de dénigrement, les mensonges à mon encontre, les manipulations les plus ignobles, tous unis pour réduire ma voix au silence et me faire passer pour un monstrueux «ultra-libéral» défenseur du pouvoir en place en jouant ainsi sur l’esprit « révolutionnaire» des uns et l’ignorance des autres. J’ai dû supporter pendant plus d’un an toutes ces ignobles manœuvres et j’ai continué à provoquer le débat mais sans succès. Vous avez constaté que personne n’a proposé une autre ligne au niveau de la DEN et personne n’a voulu comprendre ni écouter ma version.

 Alors je me suis posé une série de questions : Avions-nous affronté les problèmes du Parti alors que tout le monde savait qu’il y avait une crise interne et externe ? Avions-nous proposé une stratégie pour assainir la situation et redonner au Parti un nouvel élan ? Avions-nous jamais eu une vision des communes gérées par le PRD ? Avions-nous eu une politique d’accompagnement des Maires du Parti ? RIEN, RIEN, RIEN et tout le monde est resté comme s’il ne s’était rien passé. C’est ça la réalité du Parti. Comme je l’ai à maintes fois repris, la crise dont je parle est née de la question de l’option de développement de notre pays, de la région Ouémé – Plateau, et surtout de Porto-Novo, Ville dont je suis le Maire. J’ai toujours pensé que l’intérêt de notre pays, de la région Ouémé – Plateau, et surtout de cette Ville de Porto-Novo devrait passer avant tout autre intérêt comme le dirait l’autre : « la politique est une question d’intérêt général …. ». Que le Parti n’était rien d’autre qu’un outil au service de cette Ville en particulier et celui du Bénin en général. Que la réussite du Parti était la réussite de la Ville de Porto-Novo et vis-versa. Lisez mes écrits, mes déclarations et vous verrez que j’étais et je le suis toujours quasiment attaché au développement de ma Ville en croyant que mon Parti est animé d’une approche faite de modération et de volonté de vivre ensemble avec nos différences. J’ai fait tout ce que je pouvais pour renforcer le PRD pour qu’il soit porteur de mes projets au sein du conseil municipal. Après près d’une année de tentatives et de patience, après tous les efforts déployés pour défendre l’indéfendable parfois et pour préserver l’image du parti à l’extérieur. Il ne me reste plus qu’à me rendre à l’évidence : Sortir de ce Parti. “Le meilleur vin n’est pas nécessairement le plus cher, mais celui qu’on partage.” Georges Brassens. Avec celles et ceux du PRD et d’autres compatriotes avec qui je partage la même vision du développement et du destin de notre Ville et de notre pays, je poursuivrai le même combat politique sous un autre format surement avec la même détermination, la même foi en l’avenir pour apporter ma modeste contribution à la construction de cette Ville qui a besoin de l’expertise de tous ces filles et fils.

 Je suis convaincu que pour avancer, nous devons dire ouvertement ce que nous avons sur le cœur et que, trop souvent, nous ne disons que derrière des portes fermées. Il doit y avoir un effort soutenu pour s’écouter, apprendre l’un de l’autre et chercher des terrains d’entente. « Soyons conscient de Dieu et disons toujours la vérité. » C’est ce que je me propose de faire : dire la vérité du mieux que je peux, humble devant la tâche qui nous attend, et ferme dans ma croyance que les intérêts que nous partageons en tant qu’êtres humains sont beaucoup plus forts que les forces qui nous séparent.

3ème conférence annuelle sur la décentralisation, la déconcentration et le développement régional: La PONADEC se dote de nouveaux outils

1- le ministre Isidore Gnonlonfoun appelle...Le Ministère de la décentralisation, de la gouvernance locale, de l’administration et de l’aménagement du territoire (Mdglaat) a  organisé la 3ème conférence annuelle sur la décentralisation, la déconcentration et le développement régional. Au terme des assises, de nombreuses recommandations ont été retenues pour un meilleur fonctionnement de la Politique nationale de la décentralisation (Ponadec). C’était du 20 au 21 janvier 2014 au Palais des Congrès de Cotonou. Plusieurs acteurs impliqués dans le système de la décentralisation ont répondu présents à ce rendez-vous. Il s’agit, notamment, des préfets, des maires, des élus locaux, des partenaires techniques et financiers (Ptf), des cadres de différents ministères membres du comité interministériel de pilotage. Pour le Directeur de la programmation et de la prospective, Clément Edah, en retenant comme thème de la conférence « Rôles et implications des ministères sectoriels dans la mise en œuvre de la Ponadec », le Ministère de la décentralisation entend offrir une occasion aux différents acteurs de la Ponadec. Il permettra, a-t-il poursuivi, de bien fixer la partition de chacun, d’apprécier le chemin parcouru et de prendre des engagements pour plus de résultats. Après lui, le président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), Soulé Allagbé  a rassuré  de la disponibilité des  élus locaux pour contribuer à la réussite de cette politique chère au gouvernement. C’est pourquoi, il a souhaité l’organisation des élections communales en 2014 afin de renforcer la vitalité de la décentralisation. Pour le ministre Isidore Gnoonlonfoun, la tenue, chaque année, d’une conférence sur la décentralisation, la déconcentration et le développement régional participe de la création d’un cadre de concertation qui privilégie et consolide l’unité de commandement nécessaire pour corriger les dysfonctionnements. Et mieux, réaliser une harmonisation des interventions de l’Etat au niveau départemental et au niveau communal. L’organisation de la conférence  vise à impliquer l’autorité de l’Etat dans la mise en œuvre du volet déconcentration de la réforme de l’administration territoriale, de favoriser la communication entre les membres du gouvernement et l’ensemble des acteurs du processus de la décentralisation et de la déconcentration.

Emmanuel GBETO

Pour calmer la Crise socio-politique au Bénin: Les 7 propositions de Léhady Soglo

Le président Lehady Soglo hier, lors de son allocutionA la faveur d’une cérémonie de présentation de vœux organisée à son intention, hier dimanche à Cotonou, par les militants du parti, le président de la Renaissance du Bénin, Lehady Soglo, préoccupé par la situation sociopolitique actuelle, a fait des propositions de sortie de crise. Elles sont au nombre de sept, au total, et sont les suivantes : appel à l’esprit de paix et de concorde qui devrait animer tous les acteurs de la vie politique nationale afin que la turbulence actuelle prenne fin ; mobilisation de tous, gouvernants et gouvernés, pour permettre à la démocratie béninoise de se consolider ; préservation de la coexistence d’un secteur public efficace avec le secteur privé dans un climat favorable aux affaires ; l’élaboration d’un PLAN–EMPLOI dynamique et ambitieux, et la recherche des ressources nécessaires à cette fin ; mise en place d’une politique agricole plus rationnelle et la poursuite de la diversification en la matière ; toilettage diligent du fichier électoral pour mettre en place une LEPI satisfaisante afin que soient organisées, le plus tôt possible, les élections municipales, communales et locales. Au point 7, enfin, la Renaissance du Bénin demande que, dans le respect de la Constitution, des lois et règlements en vigueur, soient assurés les libertés individuelles et collectives d’organisation, de manifestation et l’accès équitable de tous aux médias publics.
« La tension sociale est à nouveau palpable, avec un climat défavorable à des performances remarquables de l’économie nationale et au développement de notre pays…», a regretté le président de la RB devant près de 5000 militants présents. Rappelant l’exhortation du regretté Président Nelson Mandela, il pense que « le temps est venu de panser les blessures. Le temps est venu de combler les gouffres qui nous séparent ». Il reste, qu’agir seul, dit-il, ne peut concourir à la réussite, mais plutôt, ensemble, comme un peuple uni en vue de la réconciliation nationale, de la construction de la nation et de la naissance d’un nouveau monde.

« Nous ne devons pas nous décourager… »

Revenant, par ailleurs, sur le partenariat qui lie désormais la Rb au pouvoir en place, Lehady Soglo a rappelé qu’il tient, notamment, des résultats issus des élections législatives de 2011. Des élections à faible taux de participation, en deçà de 50%, organisées la même année et dont les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes pour les deux principales forces politiques alors en présence, l’UN et les FCBE. Le grand constat qui en était dégagé est, à le croire, la désaffection de la population pour les élections, en particulier, et la chose politique, en général. « Cela appelait, de la part des acteurs que nous sommes, une démarche de conciliation, à l’instar des autorités morales et religieuses du pays qui n’avaient de cesse, à travers prières et médiations, d’appeler à la paix. C’est dans ce contexte que le Chef de l’Etat, dans un discours historique à la nation le 13 mai 2011, a prôné l’ouverture en appelant chacun à honorer ses engagements vis-à-vis de la nation et à mettre les intérêts de la République au-dessus des intérêts partisans », a expliqué, hier, Lehady Soglo. « Nous avions, ainsi, décidé de soutenir le Président de la République dans ses réformes économiques et sociopolitiques, toutes choses nécessaires au développement du pays et à un meilleur rayonnement de notre démocratie », a-t-il souligné. Aujourd’hui, près de trois ans après avoir opéré ce choix, le président de la Rb laisse remarquer que la tension sociale est, à nouveau, palpable, avec un climat défavorable à des performances remarquables de l’économie nationale et au développement de notre pays. « Le Bénin vit au rythme des grèves et des manifestations interdites ou réprimées. Les réformes programmées et entamées au début de ce quinquennat, par le Chef de l’Etat, piétinent. La braise des clivages ethniques et régionalistes se ravive, menaçant l’unité nationale et la cohésion sociale. Des institutions de l’Etat érigées sur la base de la séparation des pouvoirs entretiennent, entre elles, des relations électriques », a-t-il fustigé. Mais, point de découragement de sa part. « Face à ce tableau peu reluisant et au regard de la détresse de la population avide d’amélioration de ses conditions de vie, nous ne devons pas nous décourager, mais accepter de regarder la réalité en face et prendre la juste mesure de la situation. Le Bénin d’aujourd’hui n’est certainement pas l’enfer que décrivent certains. Il est évident qu’il n’est pas, non plus, le paradis que d’autres y voient », a-t-il dit, affirmant, également, que la Renaissance du Bénin n’a pas perdu son âme, à savoir, la matrice des valeurs qui fondent son action politique. « Nous devons donc renouer avec les capacités d’initiative qui l’ont toujours caractérisée en appelant, une fois encore, à l’engagement de tous pour une paix sociale durable, indispensable au combat pour le développement économique et la justice sociale dans notre pays », a clamé Lehady Soglo.

Christian Tchanou

Ambassadeur du Bénin près le Japon,Rufin ZOMAHOUN: « Les hommes d’Etat comme Yayi Boni sont indispensables pour remettre leur pays sur les rails »

100_2533Rufin ZOMAHOUN est le premier Africain noir spécialiste de la Chine. C’est aussi l’Ambassadeur du Bénin près le Japon. C’est cet homme hors du commun que Sous l’Arbre à Palabres reçoit pour vous aujourd’hui.

Et si on en parlait

L’état de la coopération entre le Bénin et le Japon

Il faut préciser que c’est depuis les années 1960 que notre pays a tissé des relations diplomatiques avec l’empire du soleil levant, le Japon.  Mais il a fallu attendre l’année 1979 et les suivantes pour que l’assistance technique japonaise envers notre pays commence par se concrétiser. Aussi, faut-il noter que jusqu’au début des années 2000, le Bénin ne disposait pas d’une représentation diplomatique au Japon et vice-versa. C’est avec l’avènement du renouveau démocratique, et plus précisément l’année 2002, que le gouvernement du Général Kérékou Mathieu, alors président de la République, ouvre une ambassade du Bénin à Tokyo. Mais entre temps, il faut noter que nous avons  eu des consulats honoraires au Japon, notamment depuis les années 90. Et par la suite, avec l’offensive diplomatique menée par  Son Excellence Dr Yayi Boni, le 1er janvier 2010 le Japon à son tour, a ouvert son ambassade à Cotonou. Aujourd’hui, je puis vous révéler que les relations diplomatiques entre les deux pays sont au beau fixe. Les deux peuples béninois et nippon ont des raisons d’espérer un avenir radieux.

Les grands axes de cette coopération

Le Japon, géographiquement et aussi dans tous les autres domaines, est un pays qui est demeuré très lointain par rapport au Bénin. En matière de décalage horaire, l’archipel nippon est en avance de huit heures sur le Bénin. Et c’est dans le souci de mieux se positionner, dans le concert des nations, que le Japon a commencé à s’intéresser à l’Afrique, et partant à notre pays. Bref, en ce qui concerne le Bénin, il faut dire que c’est depuis novembre 2002 que le Japon, et le Bénin ont amorcé une véritable coopération, non seulement diplomatique, mais aussi, politique et socio-économique.  Il y a eu des visites de personnalités politiques japonaises dans notre pays, notamment des parlementaires nippons, au Bénin. Au plan économique, vous connaissez sans doute la Jica qui est l’agence japonaise de coopération internationale.

Qu’est-ce que le Japon a déjà concrètement fait pour nous depuis lors ?100_5410

La partie japonaise a déjà financé plusieurs projets de l’Etat béninois dans le domaine du développement économique et social. Et mieux, le Japon avait décidé d’effacer toutes les dettes que le Bénin avait contractées auprès de lui. Il y a aussi au Bénin, des volontaires japonais qui interviennent dans tous les domaines de notre vie quotidienne et qui sillonnent les villes et campagnes de notre pays. Aujourd’hui, je suis fier de vous annoncer que Dr Yayi Boni, avec la bénédiction de Dieu et des mânes de nos ancêtres, a décidé depuis le 14 décembre 2011 de désigner ma modeste personne pour le représenter personnellement dans 11 pays de l’Asie et de l’Océanie, avec résidence à Tokyo au Japon.

Quel est votre leitmotiv ?

Quand j’ai pris fonction le 12 juin 2012,  j’ai réuni tout mon personnel pour leur faire part de ma philosophie, à savoir que c’est à l’œuvre que l’on reconnait l’artisan. Je leur ai aussi signifié que l’ambiance qui doit être de mise au niveau de notre ambassade est celle basée sur la devise du Bénin, c’est-à-dire : « fraternité, justice travail ». Nous devons donc travailler dans un esprit de fraternité et de justice. Soixante douze heures plus tard, j’ai été reçu au ministère des affaires étrangères du Japon, et j’ai rempli les formalités de ce qu’on appelle, dans le langage diplomatique, les copies figurées. Trois semaines plus tard, j’ai été reçu par Sa Majesté, l’Empereur  du Japon à qui j’ai présenté mes lettres de créances. Il faut noter qu’en dehors du Japon, où j’ai résidence, je suis également l’ambassadeur du Bénin dans dix (10) autres pays à savoir, les deux Corée, Singapour, les Iles Philippines, la Malaisie, l’Indonésie, le Sultanat de Brunei dans l’Asie ; la Papouasie Nouvelle Guinée, la Nouvelle Zélande et l’Australie dans le Pacifique, en Océanie.
Après la présentation des lettres de créance au Japon, je me suis mis au travail. Comme, vous le savez, je n’ai jamais été dans une école de diplomatie. Ainsi, pour aller vite, j’ai commencé par restructurer notre ambassade.  Je dois vous dire que la gestion de notre chancellerie était caractérisée par une certaine opacité financière. J’ai donc décidé de mettre fin à toute pratique rétrograde qui consisterait à poser des actes qui pourraient mettre à mal les finances publiques… Je visite régulièrement le Bénin, je sais que le Bénin est un pays du tiers monde et le pouvoir d’achat du Béninois est tel que je ne saurais autoriser  le gaspillage. Ainsi, j’ai indiqué à mes collaborateurs que tant qu’ils ne vont pas intégrer cette exigence de bonne gouvernance dans la pratique, je ne les retrouverai pas dans ma philosophie comme de braves Béninois capables de consentir les sacrifices nécessaires pour le Bénin. Ce qui est clairement mentionné dans le programme d’actions du Docteur Yayi Boni.
A partir de ce moment, j’ai commencé d’abord par l’assainissement financier de l’ambassade. Dès lors, j’ai fait déménager la résidence de mes prédécesseurs qui était estimée à plus de 6 millions, voire 8 millions de francs Cfa environ par mois. Moi, je suis un homme qui connaissait déjà les deux continents que sont l’Asie et l’Océanie, où j’ai passé plus d’un quart de siècle. Ainsi, je n’accepterais pas aller dormir dans une résidence qui coûte plus de 6 millions de francs Cfa à Tokyo. Vous savez quand les ambassadeurs, les diplomates de carrière, viennent en mission, l’on a l’habitude de les loger dans les hôtels. Il y a certains qui y restent même pendant toute une année. On connait des ambassadeurs qui sont restés dans des hôtels à 5 étoiles pendant environ 18 mois. Il suffit de recourir au relevé du conseil des ministres du 27 juillet 2007 ainsi que les résultats de la commission d’enquête effectuée en avril et mai 2012, avant mon arrivée en poste, pour s’en convaincre. Alors, à ma prise de fonction, j’ai dit qu’avec l’ambassadeur Zomahoun, ça ne se passera pas comme ça. Et j’ai mis la pression sur le personnel pour dire  que je ne veux pas passer deux semaines dans cet hôtel là. Ainsi, j’ai réussi à faire au plus cinq jours à l’hôtel. Je ne suis pas un agent permanent de l’Etat, je suis un privé, je suis un enseignant, je suis un indépendant, je suis un résidant permanent au Japon. Je n’attends pas une promotion et je ne suis pas venu au poste pour faire des économies personnelles.
A partir de ce moment là, en quelques jours, j’ai fait déménager, de l’ancienne résidence à une nouvelle résidence qui était mieux lotie, mieux localisée dans la ville de Tokyo. C’est-à-dire que je suis à 15 minutes maximum de la primature, 15 minutes maximum du Parlement, 17 minutes maximum de la Cour impériale. Alors que l’ancienne résidence était à plus de 45 minutes, voire environ une heure de temps, de tous ces lieux que j’ai cités.  Mieux, la nouvelle résidence est beaucoup plus spacieuse et dispose d’un petit jardin. Par contre, le nouveau loyer fait quasiment la moitié du précédant.

Des économies à l’Etat Béninois

J’ai fait des économies à l’Etat béninois au Japon. Ce qui était à environ 8 millions, je l’ai ramené à 4 millions de francs Cfa par mois au maximum, malgré la résistance d’un de mes collaborateurs. Mieux, il y a des ministres qui nous ont rendu visite, des présidents des institutions du Bénin qui nous ont rendu visite dans cette nouvelle résidence et qui ont hautement apprécié ladite résidence. Il s’agit là d’une satisfaction morale pour ma petite personne en tant qu’ambassadeur. Par ailleurs, avec mes collaborateurs, la chancellerie a été relogée. On était perdus quelque part dans un immeuble. Ce n’était pas digne des Béninois qui se saignent pour mettre des ressources à notre disposition pour servir le pays. Ce n’est pas digne d’un gouvernement du Docteur Yayi Boni qui se saigne, qui se peine matin, midi et soir pour mettre le Bénin sur les rails. Environ 5 millions de francs Cfa pour une chancellerie du genre, ce n’est pas raisonnable pour l’habitué de Tokyo que je suis. J’ai fait  déménager, malgré la résistance enregistrée dans l’ancienne équipe. Aujourd’hui, lorsqu’on vous demandera où se trouve la nouvelle adresse de l’ambassade du Bénin au Japon, vous n’avez qu’à dire l’ambassade du Bénin au Japon est située devant le ministère de la défense du Japon. Donc une chancellerie qui, en plus des avantages d’économie, est mieux sécurisée et mieux lotie. Nous sommes sur l’avenue Yasukuni Doori. De 5 millions de francs Cfa environ, que coûtait le loyer de l’ancienne chancellerie, je l’ai fait descendre à 3 millions maximum. Ainsi, nous avons réalisé une économie de 4 millions de francs Cfa faite sur la résidence de l’ambassadeur et environ 2 millions sur la nouvelle chancellerie.

Un exemple de pratique inacceptable

En une phrase, j’ai hérité d’une chancellerie dont les bureaux n’étaient pas équipés. Il n’y avait pas un ordinateur fonctionnel dans cette ambassade. Je me suis demandé si nous étions vraiment au Japon, un pays très avancé dans la haute technologie de précision. Alors, avec les économies réalisées et sur autorisation du ministère des affaires étrangères, j’ai fait installer dans chaque bureau un ordinateur. Et mieux, j’ai acheté des mobiliers pour des bureaux qui n’en disposaient pas. Ensuite, le parc automobile n’était pas opérationnel. Un parc automobile composé de deux véhicules en mauvais état de marche. Il ne s’agit pas pour moi de faire le procès des anciennes équipes constituées généralement de diplomates de carrière. Moi, je me reconnais bien comme un allogène dans ce milieu, un intrus. Mais je connais le milieu et j’en suis fier, voire jaloux. Toujours sur l’économie faite, j’ai remis en état de marche les deux véhicules sans attendre que le département nous envoie le moindre franc au préalable. Aussi, à la devanture de la chancellerie, les drapeaux du Bénin, flambants neufs, donnent une visibilité à cette chancellerie. Toutes ces économies ont fait que, sans attendre que le trésor public ne nous débloque la moindre ressource au préalable, j’ai mis toute l’ancienne équipe au travail. Je leur ai indiqué que ceux qui sont en retard doivent se démerder pour prendre le train en marche. Il y a toujours des rétrogrades, il y a toujours de ces gens-là, qui veulent à tout prix vous mettre les bâtons dans les roues. Ce n’est pas seulement à l’ambassade du Bénin à Tokyo. Moi j’en ai rencontré mais ils l’ont appris à leurs dépens. Que vous soyez  agents permanents de l’Etat, diplomates de carrière, etc., moi j’ai une feuille de route à exécuter contre vents et marées. Et au nom de Dieu, au nom des mânes de nos ancêtres, au nom de mon président, Docteur Yayi Boni, nous n’avons pas le droit d’échouer. Je n’ai pas le droit d’échouer. Ainsi se présente mon bilan en un an sur le plan de la restructuration de la représentation du Bénin à Tokyo. Avec cette restructuration, disons à partir de l’assainissement financier et économique de l’ambassade, je me suis attelé à ma nouvelle charge diplomatique.

Quelle valeur ajoutée à la diplomatie béninoise ?

Le Japon étant mon pays d’adoption, en tant que résidant permanent au Japon, j’ai tapé aux portes indispensables pour obtenir des résultats concluants. C’est ainsi qu’en moins de six mois, en tant qu’ambassadeur, nous avons réussi à obtenir de l’Administration nippone une visite d’Etat pour le président de la République, Dr Yayi Boni. Des diplomates béninois de carrière m’ont fait la confidence que très peu d’ambassadeurs du Bénin ont eu, depuis 1960, l’opportunité d’organiser, en l’espace de 12 mois, deux visites, dont une d’Etat, du président de la République dans une grande puissance mondiale comme le Japon. Je dis bien visite d’Etat du chef de l’Etat au pays du « Soleil Levant ». Sans fausse modestie, j’en suis fier. Comme je suis un homme de terrain, j’ai réussi à obtenir une invitation donc en visite d’Etat du président Yayi Boni. La visite d’Etat  devrait se dérouler du 14 au 16 décembre 2012. Malheureusement, le calendrier du chef de l’Etat qui était à l’époque, président en exercice de l’Union Africaine, était tel que le voyage n’a pu avoir lieu. C’était sous le précédent gouvernement du Japon. Alors que ce gouvernement du premier ministre Noda avait mis tout en œuvre pour que Yayi Boni  arrive en visite d’Etat du 14 au 16 décembre 2012. Le Japon étant une monarchie constitutionnelle, à la suite des nouvelles élections législatives au Japon, le dimanche 16 décembre 2012, l’ancien parti politique, le parti démocratique du Japon, a perdu les élections. Dès lors, les conservateurs, notamment les libéraux, ont été massivement élus au Parlement et ont constitué leur gouvernement. Nous voici donc en 2013. Malgré le fait que 2013 était très animée, j’ai renoué avec ma ferme volonté de faire venir mon président en visite d’Etat au Japon, et non en visite officielle, encore moins une visite privée. En effet, quand c’est une visite privée, le Japon, en tant qu’Etat s’engage très peu. Lorsqu’il s’agit d’une visite officielle, le chef de l’Etat rencontre qui il veut rencontrer, mais il n’y a pas d’annonce officielle relative à telle ou telle assistance. Et quand c’est une visite d’Etat, l’Etat qui vous accueille est obligé de faire des annonces importantes en faveur du pays visiteur. Et c’est à ce niveau que réside la difficulté. Dès lors, les gouvernements, comme celui du Japon, n’invitent pas les chefs d’Etat africains en visite d’Etat à tout bout de champ. Car, dans ce cas, l’Etat est obligé de débloquer des ressources importantes. A partir de ce moment, avec l’arrivée de la nouvelle équipe gouvernementale, je me suis rapproché des décideurs et avec ces autorités, j’ai encore obtenu une nouvelle décision d’inviter Dr Boni Yayi en visite d’Etat au Japon. Il s’agit d’un exploit et je m’en félicite. Avec la nouvelle équipe qui venait juste de s’installer, j’ai obtenu une nouvelle décision, en janvier 2013. Malheureusement encore le chef de l’Etat béninois devant déposer son tablier le 25 janvier 2013 à l’Ua (Union africaine) et avait un agenda bien chargé. J’ai repris encore mon bâton de pèlerin et finalement, pour la troisième fois, le Japon adresse une nouvelle invitation en visite d’Etat au Dr Yayi Boni. Les milieux diplomatiques nippons rapportent que le Japon, dans son histoire, n’a jamais déployé autant d’efforts pour inviter un chef d’Etat étranger, surtout en provenance de l’Afrique. C’est à l’œuvre qu’on reconnaît l’artisan. Ainsi, j’ai pu obtenir, pour la troisième fois, cette visite d’Etat qui a finalement eu lieu du 27 février au 02 mars 2013 à Tokyo au pays du « Soleil Levant ». Ceci n’était pas réalisé du fait de ma force, mais grâce à la volonté de Dieu, des mânes de nos ancêtres et du président Yayi Boni lui-même qui a été bien inspiré au moment opportun. Je suis convaincu avant tout que lui-même a été bien inspiré en me désignant comme son représentant personnel dans ce pays. Parce qu’il y avait, selon des indiscrétions, plus d’une dizaine de concurrents à l’époque. Et un petit comme moi, un bout d’homme fut désigné. Et voilà le chef de l’Etat en visite au Japon, en février-mars 2013.

Et quelles étaient les retombées de cette visite ?

Nous avons, entre autres, bénéficié d’un don qui se chiffre à environ six milliards de francs Cfa. Ce qui devrait être ajouté aux douze milliards qui reposaient déjà dans les fonds de contrepartie ici au Bénin. Donc au total 18 milliards de francs Cfa qui seront autorisés pour financer des projets ici au Bénin. Donc, je pense que le Dr Yayi Boni a profité de cette occasion pour achever, dans les meilleurs délais, la construction du siège de l’Ecole normale des instituteurs de Djougou par exemple. Le chef de l’Etat s’attèle par ailleurs, avec le reliquat de ces ressources, pour renforcer le processus engagé pour rendre effective la mécanisation de l’agriculture au Bénin. L’économie du Bénin reposant sur l’agriculture, il trouvait indispensable de mettre un accent particulier sur ce secteur dans le processus de développement du pays. Au niveau des autres domaines, par exemple au niveau de la diplomatie, les deux chefs d’Etat, à savoir le nouveau Premier ministre japonais, Son Excellence Abe Shinzo et Dr Yayi Boni, se sont davantage rapprochés. Dès lors, le Bénin, à la suite de cette visite a été placé sur la liste des pays amis spéciaux du Japon. Aujourd’hui, quand le Japon évoque sa politique extérieure, le Bénin se situe en bonne place sur sa liste.

Et sur les autres plans, notamment la santé ?

Vous savez qu’avant que je n’aille en poste, les travaux de l’Hômel (Hôpital de la mère et de l’enfant-Lagune, Ndlr) étaient pratiquement bloqués, parce que la partie du Bénin devait honorer certains engagements qui n’étaient pas une réalité. Il a fallu donc ma présence en poste pour pouvoir faire sortir ce dossier de nouveau. Ce qui bloquait aussi le démarrage de la construction d’un autre hôpital de zone ici au Bénin. J’ai fait tout ce qui est de mon pouvoir afin que la partie béninoise respecte son engagement. Les choses ont beaucoup évolué. Aujourd’hui, les lettres de garantie que demandaient les autorités japonaises sont une réalité et sont déposées dans l’une de nos banques ici. Par ailleurs, toujours au niveau de la santé, nous avons obtenu la décision des autorités japonaises à nous appuyer non seulement à travers l’octroi de certains équipements médicaux, mais aussi et surtout, à travers la formation des acteurs du secteur.

Au niveau de la sécurité alimentaire

Vous voulez parler des KR1 et KR2. Kennedy Round 1 et Kennedy Round 2 qui s’inscrivent tous dans le domaine de la coopération économique et technique du Japon ? Quand vous prenez l’Aide publique au développement (Apd) du Japon en direction du Bénin, dans le passé et jusqu’en 2006, cela tournait autour de 1,250 milliards de francs Cfa. Le Japon mettait à notre disposition du riz que le gouvernement béninois était appelé à commercialiser en faisant déjà du social. Et les ressources collectées à cette occasion, généralement une enveloppe de 1,250 milliard de francs Cfa, devaient être rassemblées pour  financer certains projets, notamment au niveau de la santé ou de l’éducation. Dès lors, les écoles que vous voyez érigées partout par le gouvernement japonais sont des écoles construites sur cette enveloppe-là. Bref, l’Apd tournait autour de 1,250 milliard de francs Cfa jusqu’en 2006. Je me souviens qu’en 2006, j’étais son premier conseiller spécial chargé des affaires économiques en Asie et en Océanie. En tant que conseiller spécial, nous avons organisé son périple en Asie, avec le soutien de son premier ministre des affaires étrangères en 2006. Après cette série de visites en Asie qui l’a conduit au Japon, en Chine, à Singapour en Corée du Sud, au Viêt-Nam, au Laos, etc., l’Apd est passée de 1,250 milliard de francs Cfa à 3 milliards. La donne a continué jusqu’en 2008, où Boni Yayi était en visite au Japon dans le cadre de la conférence multilatérale appelée Ticad IV à l’époque. Ticad en anglais c’est le ‘’Tokyo international conférence on African developement’’, c’est-à-dire la Conférence internationale sur le développement de l’Afrique, entamée depuis 1993 et qui a lieu tous les cinq ans. Au moment où Dr Yayi Boni était arrivé à cette conférence, l’Apd qui avoisinait 3 milliards de franc Cfa a connu un certain accroissement. Nous sommes allés à cinq, voire sept milliards de franc Cfa. C’est dire en termes clairs que la visite des autorités au sommet de notre pays dans le pays du Soleil Levant est toujours sanctionnée par des résultats concluants. Je parle toujours de l’Apd. Cette Apd aujourd’hui tourne autour de dix milliards tous les ans, malgré les difficultés que le Japon rencontre. Il est important de souligner que le Bénin vient de réceptionner, le jeudi 17 octobre dernier, le don alimentaire japonais dénommé KR1, estimé à 2,3 milliards de francs Cfa, au lieu de 1,250 milliard précédemment, pour l’année budgétaire 2012-2013.
Le Japon est un archipel caractérisé par certaines catastrophes naturelles comme les tremblements de terre, les typhons de tous genres. Malgré ces conditions naturelles hostiles, le Japon arrive toujours à honorer ses engagements.

Le bilan de la TICAD V

Lors de la TICAD V, j’étais toujours dans ma première année de fonction en tant qu’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Bénin près le Japon.  J’ai tout mis en œuvre pour qu’en l’espace de trois mois, le chef de l’Etat accepte encore de revenir au Japon. En moins d’une année, le chef de l’Etat est arrivé au Japon deux fois. Connaissez-vous un pays d’Asie dans lequel le chef de l’Etat est allé en visite d’Etat, plus une visite officielle en douze mois ? Je veux bien le savoir. C’est à l’œuvre qu’on reconnaît l’artisan disais-je. Le Dr Yayi Boni avait accepté de revenir au Japon en juin 2013 pour prendre part aux assises de la Ticad V. Et ce qui est merveilleux, ce qui était extraordinaire, c’est que de tous les chefs d’Etats africains qui étaient arrivés, seul le Dr Yayi Boni, en dehors du Premier ministre éthiopien qui était le président en exercice de l’Union africaine, a été désigné comme co-président de la Ticad V lors de certaines sessions de ladite conférence. Notamment les sessions consacrées à la sécurité et la paix, les sessions ayant statué sur les investissements etc. C’est non  seulement une place honorifique, mais aussi et surtout, c’était une occasion pour le Bénin de redorer son image non seulement au Bénin mais aussi  au niveau de tous les pays du  monde. Il faut noter que les coorganisateurs de la Ticad étaient les Nations Unies, la Banque mondiale, etc. De tous ces coorganisateurs, vous voyez le Bénin désigné comme co-président ; et vous voyez le docteur Yayi Boni devant certaines autorités de haut niveau ainsi que ses pairs,  notamment les plus influents que vous connaissez, en train de partager la parole. Lors de la Ticad V, il y a eu de grandes annonces. Le premier ministre japonais, avait annoncé que sur les 5 prochaines années, une enveloppe de 32 milliards de dollars américains sera dégagée pour pouvoir appuyer le développement sur tout  le continent africain. Il revient donc à chaque entité africaine, aussi bien nationale, sous régionale que régionale, de s’organiser pour pouvoir bénéficier  de cette enveloppe qui sera mise à la disposition du continent africain. Les 32 milliards de dollars ont été  répartis comme suit : 14 milliards pour les projets d’aide au développement appelé Apd, 16 milliards pour les projets orientés vers l’investissement et 2 milliards pour assurer et encourager les investisseurs japonais à investir sur le continent africain. C’est pour la première fois que le Japon met 2 milliards de dollars américain pour encourager les entreprises japonaises à aller investir sur le continent africain.

Des entreprises japonaises  installées au Bénin, un vœu pieux ?

Je veux juste mentionner que le Japon est un pays qui, pendant longtemps, est resté loin du continent africain.  Sur  les 54 pays africains, le Japon  dispose de 29 ambassades en Afrique alors qu’un pays comme la Chine a déjà installé 49 ambassades sur notre continent. Un pays comme le Japon, une grande puissance économique et technologique, connaissait peu l’Afrique et de ce fait, ne pouvait y envoyer ses investisseurs. Le Japon n’avait pas vocation à s’intéresser à un pays comme le Bénin a priori. C’est pour cette raison que ce grand pays n’avait installé des ambassades qu’au Nigéria, en Côte d’Ivoire et au Sénégal pour ce qui concerne l’Afrique au Sud du Sahara. Et d’ailleurs en Afrique même, partout où ils se retrouvaient dans les écoles et autres structures où ils font du social, les populations les appellent ‘’Chinois’’ parce que ne les connaissant pas. C’est maintenant que le Japon est en train de découvrir l’Afrique dans toutes ses composantes. Entre temps, il a fallu des gens comme moi. En effet, j’ai passé 20 ans de ma vie au Japon après 6 ans en Chine. Pendant ce long séjour au Japon, j’étais animateur de plusieurs émissions dans les médias japonais. J’ai travaillé, j’ai souffert, j’ai versé mes larmes et mon sang au Japon. J’ai même perdu un doigt, en travaillant dans des usines pour survivre. Et quand l’occasion m’a été donnée d’animer des émissions dans la presse quotidienne, mon combat permanant était d’amener les décideurs japonais à mieux se rapprocher du continent africain. Je pense que ce travail aussi a conduit les gouvernements successifs nippons à se rapprocher du continent en acceptant l’ouverture d’ambassades du Japon dans certains pays de l’Afrique pour pouvoir mieux se faire connaitre.
C’est depuis la Ticad I que le Japon a décidé de mieux se rapprocher de  l’Afrique. Et c’est pour un rapprochement plus accru qu’au lieu de parler de sommet Japon-Afrique, les autorités de Tokyo ont préféré  créer la Ticad pour plus de symbiose dans l’action de coopération. Et c’est parce qu’elles ont préféré travailler avec ceux qui connaissaient le continent qu’elles ont associé les Nations-Unies,  la Banque mondiale etc. C’est maintenant qu’ils sont en train de se faire découvrir, donc nous aussi nous devons nous laisser découvrir pour en tirer le meilleure parti.

 Des investisseurs japonais bientôt au Bénin?

Bien sûr. Je peux vous rassurer que les entreprises japonaises interviennent, investissent dans notre pays mais pas directement. Elles passent, pour le moment, par certaines entreprises occidentales déjà bien implantées en Afrique. Et comme le Bénin a été une colonie française, les entreprises japonaises passaient, pendant longtemps,  par des entreprises françaises. Par exemple, les Japonais sont dans la cimenterie au Bénin depuis des années, pas sous la bannière du drapeau blanc et rouge,  mais sous le couvert d’entreprise française. Précisément, nous connaissons les marques comme Yamaha, Toyota, etc. qui ont marqué leur présence au Bénin par l’entremise de la Cfao. C’est maintenant que nous devons nous  atteler, je crois que c’est la mission de l’ambassade du Bénin au Japon, à promouvoir notre économie par l’attrait des investissements directs japonais. Je n’aime pas particulièrement l’expression selon laquelle le Bénin est un  pays pauvre. Non ! Le Bénin est un pays plus riche que le Japon. Nous au moins, nous avons plus de 100 ha cultivables au Bénin ; le Japon n’en dispose pas, c’est un pays montagneux, nous avons un litre de pétrole dans notre sous-sol à Sèmè-Kpodji  alors que le Japon n’a même pas un millilitre de pétrole ; nous avons au moins un kilo d’or à Perma dans la Donga et l’Atacora ; nous, on est  épargnés des catastrophes  naturelles, alors que le Japon, toutes les minutes, est victime de tremblements de terre, de tsunami, de débordement des eaux de mer qui, la dernière fois, est allé sur 48 km et qui a emporté sur son passage d’importantes infrastructures. Etant donné toutes ces réalités, je n’approuve pas l’affirmation selon laquelle le Bénin serait un pays pauvre. Nous sommes riches. Nous sommes, non seulement, riches mais très riches. Ce qui nous arrive aujourd’hui, c’est que nous avons eu le malheur de rencontrer sur notre chemin ce qu’on désigne par le vocable ‘’colonisation’’.

La diversification de la diplomatie béninoise

Aujourd’hui, le contenu du vocable « France-Afrique » est dépassé. Bien entendu que la France est et demeure un grand pays ami du Bénin. Cependant, avec les nouvelles donnes diplomatiques, chaque Béninois, doit faire le devoir, le président Yayi Boni lui-même étant très préoccupé, de promouvoir le Bénin partout où besoin sera. Je suis son représentant personnel au Japon et sa préoccupation no 1, ce n’est pas de se limiter à un seul pays, mais de diversifier, c’est-à-dire aller  dans tous les deux cent pays du monde entier reconnus légalement par les Nations unies. Tout esprit qui se lèvera contre la diversification des partenaires étrangers est un esprit qui doit être combattu.

Et  les dix autres pays sous votre juridiction ?

Moi, je n’ai pas fait un an en tant qu’ambassadeur que j’ai pu présenter, trois lettres de créances dans trois différents pays.  En Asie, je l’ai fait au Japon, où je suis résident, le 02 août 2012 et dans les Îles Philippines le 10 janvier  2013. Puis en Océanie, le 27 juin 2013, j’ai présenté les lettres de créance en Nouvelle-Zélande au gouverneur général, représentant la reine d’Angleterre, dans la capitale Wellington. Tout ceci à coût bien réduit et à mes propres frais en attendant la régularisation. De mémoire, certains diplomates béninois de carrière rapportent qu’il s’agit d’un exploit jamais réalisé. C’est pour quoi je salue encore le gouvernement du Dr. Yayi Boni, et le ministre Arifari Bako, qui sont beaucoup plus vigilants et clairvoyants dans la conduite de la diplomatie béninoise. C’aurait été certains diplomates de carrière que les orientations prises n’auraient pas été autant décomplexées. J’aurais souhaité que le diplomate en poste se comporte comme un soldat, tel un militaire qui doit faire des sacrifices, une vie de sacerdoce en somme. On ne devrait pas y aller pour s’enrichir. A titre d’exemple, quand je programme un voyage, on me dit ceci : « … un ambassadeur voyage en classe affaire ». Tout en reconnaissant que les principes ont la vie dure, je n’accepte pas être budgétivore afin de soulager le Trésor public. Au-delà des diplomates de carrière, comme moi, il y a des allogènes qui, une fois devenus ambassadeurs, sont plus dangereux que les professionnels de la diplomatie. Allogène que je suis moi, je suis fier de ce que je fais, je vends mon pays à travers mon habillement, mon alimentation, etc. depuis 25 ans, avant même de devenir ambassadeur.
Ainsi, il urge de mettre hors d’état de nuire les diplomates qui gangrènent la diplomatie béninoise pourtant composée de vaillants professionnels qui séduisent par leur savoir faire et leur probité. Quand je vois certains jeunes diplomates agir, j’ai bien peur pour l’avenir. Mais c’est un couvent bien fermé ce milieu là. C’est ce qui est fait depuis les années 1960 jusqu’aux temps de Yayi Boni qui se perpétue. Est-ce que Yayi Boni, qui est ici au Bénin, peut savoir ce qui se passe à Tokyo ? C’est possible ? Non. Mais après tout on dira que c’est Yayi. N’eut été la volonté de Dieu, l’homme là ne serait plus de ce monde. Idem pour Kérékou à l’époque.

Au niveau de la diplomatie internationale, est-ce que Yayi Boni a une bonne crédibilité ?

Oh ! Mais c’est l’un des Chefs d’Etat africains les mieux cotés, mieux aimés. Avant de rentrer au pays, j’ai été reçu en audience par le premier ministre japonais le 17 septembre 2013. Et d’abord, il faut se demander si le la primature du Japon reçoit n’importe quel ambassadeur, autre que ceux des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, etc. En somme, ceux des grandes puissances qui comptent beaucoup aux yeux de l’Empire du soleil levant. Ce que je veux dire est le suivant : nous avons eu, grâce à cette audience qu’il m’a accordée, le temps d’échanger et vous verrez jusqu’à quel point le premier ministre japonais, non seulement le respecte, mais a beaucoup d’estime pour notre président. Allez sur Internet et vérifiez. Le premier ministre japonais, Abé Shinzo a écrit sur sa page Facebook qu’il a un ami et cet ami s’appelle Docteur Yayi Boni. Son ami en Afrique, c’est Docteur Yayi Boni, il  l’a écrit et la photo expressive, symbolique qui la matérialise est là. Donc me dire que Yayi Boni n’est pas aimé des autorités étrangères, c’est de l’intoxication.  En ce moment, je pense que nous devons beaucoup faire attention à nos interventions. Vous surtout qui êtes de la presse, vous devez faire des investigations dignes de ce nom avant de faire des publications qui vous engagent.

Pour les professionnels des médias

Mes chers amis, je m’en souviens, Dr Yayi Boni avait envoyé son ancien ministre de la communication au Japon pour plaider la cause des acteurs des médias, notamment en ce qui concerne leur formation, aussi bien pour les animateurs de la presse publique que ceux de la presse privée. Il s’agit de l’ancien ministre Ahouèkè Max qui était au Japon en janvier 2013. Et j’étais déjà en poste à Tokyo, c’est moi qui ai obtenu les différentes audiences au ministre Ahouèkè au niveau des autorités japonaises à tous les niveaux. Il a été question de la formation des professionnels des médias dans un premier temps et ensuite l’équipement des organes de presse de notre pays. Ensuite, sa visite a été suivie par celle de certaines autorités comme, les conseillers de la Haac  qui étaient arrivés au japon, il n’y a pas encore deux semaines. C’est dire jusqu’à quel point le gouvernement est préoccupé par non seulement l’amélioration des conditions de vie des 10 millions de Béninois, mais et surtout  par les conditions de travail des animateurs de la presse publique et privée.

Parlons politique…

Je me souviens de l’une des audiences que m’avait accordée le président Mathieu  Kérékou. En réalité, le président Kérékou est mon père spirituel. Il me proposait en 2004 de devenir son conseiller spécial en Asie et en Océanie. Je lui répondais que je ne voudrais pas faire la politique. Car, à mon sens à l’époque, être conseiller spécial, c’est faire la politique. Et il m’avait  répondu, « …Qu’est-ce que vous appelez la politique ? La politique c’est quoi ? Moi, je suis le président du Bénin et j’ai besoin de vos compétences pour pouvoir mettre les choses dans l’ordre et vous me dites que vous ne voulez pas faire de la politique. Vous avez quel diplôme ? Vous avez le doctorat m’a-t-on dit et maintenant vous dites quoi ? ». Bref, c’est pour dire que toute être humain fait de la politique. L’être humain qu’il soit blanc, noir ou jaune de petite taille comme moi ou géant, fait de la politique. L’essentiel est de savoir si vous faites la bonne politique, celle qui contribue à l’amélioration des conditions de vie de la communauté ou si vous faites la politique politicienne qui ne prend pas en compte les intérêts de la majorité.

La question de la révision de la Constitution. Pour ou contre ?

Je me lève pour dire que je suis pour la révision de la Constitution [L’Ambassadeur se lève effectivement, et continue avec force]. Il faut la réviser dans les meilleurs délais parce que la Constitution du 11 décembre 1990, qui a le mérite de conduire notre processus démocratique jusqu’à nos jours, présente des dispositions qui méritent d’être revisitées. Et comme le texte constitutionnel de 1990 comporte en son propre sein les dispositions qui permettent sa révision, il n’y a aucun mal à évoquer le sujet. Moi je vis en Asie, en Chine et au Japon, depuis un quart de siècle, et je vois que nous Béninois, nous voulons une chose et son contraire. C’est dommage que je sois devenu Ambassadeur du Bénin aujourd’hui. Sinon, je chicoterais tous les ‘’vautours’’ qui s’habillent en rouges lorsqu’ils n’ont rien à faire valoir dans le débat en faisant montre d’une opposition aveugle à toute réforme constitutionnelle.

Justifiez votre position…

Je suis pour la révision parce que, quand vous prenez  la Constitution du 11 décembre 1990, vous constatez qu’elle a été adoptée pour rompre avec l’ancien système de Parti unique, celui de la révolution populaire du Bénin. Ainsi, en 1990, l’objectif est d’instaurer le multipartisme intégral par exemple. C’était cette volonté qui soutenait la Constitution du 11 décembre 1990. Et je pense que cela est dépassé maintenant pour remettre le pays d’aplomb. Est-ce que le président Yayi Boni n’a pas déclaré,  ouvertement partout qu’il partait en 2016 ? Alors pourquoi cette fébrilité ?

Il l’a dit au Japon aussi ?

Ecoutez, est-ce qu’il a besoin d’aller dans chacun des 200 pays du monde, reconnus par les Nations-Unies, pour dire qu’il ne veut plus briguer la magistrature suprême ? Mais soyons honnêtes ! Le problème qui se pose est que dans un premier temps, Yayi Boni n’avait même pas envie de se représenter en 2011 déjà. C’est justement nous Béninois qui lui avions demandé de revenir.

Donc vous pouvez aussi  le forcer pour 2016

Quand je dis nous, c’est nous tous, nous les dix millions de Béninois. Je vais vous dire une vérité. Il y a de grandes puissances mondiales qui estiment que pour des  pays comme le Bénin, des politiciens comme Yayi Boni sont indispensables pour remettre leur pays sur les rails du développement. Je dis bien des grandes puissances mondiales. Et c’est tout ceci qui justifie son second mandat qu’il conduira à bon port par la grâce de Dieu.

Et si en 2016 le chef de l’Etat se  représentait. Qu’allez-vous faire, vous en tant qu’ambassadeur ?

Vous savez que votre question n’a pas sa raison d’être. Et connaissant personnellement le personnage, je vous assure que lui-même n’a plus envie de faire un jour de plus.

Est-ce vrai qu’il est pressé de partir ?

Oui, il est pressé de partir. Mais quel chef d’Etat depuis 1960, s’est gêné tant que ça ? C’est épuisant sa méthode de gouvernance. Et lorsqu’un homme d’Etat s’engage autant, avec un tel rythme de travail pour son pays, pour rechercher des solutions pour satisfaire tous les dix millions de Béninois, il est clair qu’il ne saurait s’éterniser au pouvoir.

Donc le regret nous attend après le départ de Yayi Boni ?

Naturellement. Mais c’est clair. Vous allez le chercher en plein jour au moyen d’une lampe. La preuve, après le départ de Kérékou, il a été recherché. Des gens avaient déclaré à longueur de temps, sur Radio France internationale,  que le président Kérékou Mathieu est un dictateur militaro-marxiste. Et plus tard des anciens présidents ont dit que Mathieu  Kérékou était le meilleur démocrate en Afrique. A partir de ce moment là, nous Béninois nous cherchons une chose et son contraire en même temps.

La Lépi, qu’est-ce que vous en pensez ?

J’estime qu’il y a des imperfections  au niveau de la Lépi existante. Vous savez que les précédentes élections sont parfois qualifiées de fantaisistes parce que certains votants seraient venus des pays limitrophes. Ceci étant, c’est vous qui aviez dit et écrit qu’il vaut mieux sécuriser la liste électorale pour rendre transparents les scrutins à venir au Bénin. Et le processus est lancé pour apurer la liste réalisée en 2011.

Yayi doit-il attendre les élections avant de poursuivre la réforme constitutionnelle qui lui semble très chère ?

Il y a urgence aussi bien à corriger la Lepi qu’à réviser la Constitution. Et toute Béninoise et tout Béninois qui s’opposerait à ces réformes utiles serait un affameur du peuple. Je le dis, non pas parce que je suis ambassadeur, mais surtout en tant que citoyen béninois. Les deux réformes sont prioritaires. Nous ne devons pas retarder ces deux processus-là.

La Fondation « Ifè » ?

Mon ONG vit. Votre organe de presse a eu le mérite de publier comme titre : « Mon salaire me permet de faire des œuvres sociales dans tout le Bénin ». Aujourd’hui, mon salaire me permet de soutenir des écoliers de Koroborourou et Goro dans le Borgou-Alibori, de Kika et Chichakou, toujours dans le Nord Bénin. Je suis originaire des Collines mais j’assiste, au moyen de mes revenus, des écoliers que je ne connais ni d’Adam ni d’Eve dans la partie septentrionale du Bénin et ailleurs au Sud. C’est avec mes ressources propres que j’ai construit ces écoles-là quand je n’étais ni ambassadeur, ni conseiller spécial. Personne ne m’a demandé de construire des écoles dans ces localités déshéritées du Bénin. C’est de mon plein gré et c’est pourquoi, quand je viens au Bénin, je fais le tour du pays. J’interviens dans le Mono-Couffo, dans l’Ouémé-Plateau, dans l’Atlantique-Littoral et aussi dans le Zou. Parce que chaque année, je mets à la disposition du ministère de l’enseignement maternel et secondaire des lots de matériels scolaires pour toutes les écoles du Bénin.
Il importe de souligner que la Fondation Ifè continue de doter les populations déshéritées d’écoles et autres infrastructures utiles en construisant des salles de classe, des points d’eau, des latrines et des cantines pour les écoliers dans des localités presque oubliées. Et ceci sur toute l’étendue du territoire national. Mieux, son école, située à Cotonou, poursuit l’enseignement gratuit de la langue japonaise aux jeunes Béninois qui bénéficient par ailleurs de bourses de formation supérieure dans tous les domaines de la connaissance, notamment ceux essentiels que sont l’agronomie, la santé et les technologies de pointe. Toutes ces œuvres se font avec mes revenus propres, accompagnés du soutien de certaines bonnes volontés résidant au Japon. Donc mon ONG vivait bien quand je n’étais pas ambassadeur. Et aujourd’hui, sans moi, tout se passe normalement. Parce que, j’ai démissionné de la tête de l’ONG au niveau du Japon. Car, en tant qu’ambassadeur, je ne peux plus exercer des fonctions génératrices de revenus. Donc, je n’anime plus mes émissions de façon régulière à la télévision japonaise, je ne donne plus des conférences rémunérées dans les universités japonaises, etc. Seuls les émoluments issus de la vente de mon livre best-seller, que j’ai écrit au Japon, continuent d’être déposés dans mon compte. Ressources que j’envoie dans le compte bancaire de mon ONG ici au Bénin.

Mot de fin

Je vous dirai de continuer à jouer votre rôle d’éveilleur de conscience. Je voudrais inviter la presse béninoise, je veux parler de la presse en général, qu’elle soit publique ou privée, à continuer d’exercer sa fonction de façon républicaine, c’est-à-dire, de façon professionnelle afin d’éviter de mettre du feu dans la maison commune comme l’a fait une certaine presse africaine dans la région des Grands Lacs. Notre presse ne doit pas être une presse ethnique, une presse régionaliste, une presse partisane.  Je vous invite ensuite à faire une large diffusion des bonnes actions qui contribuent au développement du Bénin, notamment celles que mène le gouvernement du Dr Yayi Boni. Je pense que je parle de façon claire et consciencieuse non pas parce que je suis son ambassadeur, mais parce que je suis citoyen béninois et avant d’être nommé conseiller spécial du président Kérékou Mathieu et ensuite du président Yayi Boni, j’ai eu le privilège de faire mes preuves ici sur le terrain parce que j’ai eu des milliards pas pour construire une entreprise béninoise au Japon, mais j’ai plutôt créé des ONG pour construire des écoles dans les régions béninoises qui en ont extrêmement besoin. Des régions d’où je ne suis même pas originaire. Donc, j’invite la presse à faire une large diffusion de ses actions-là et je ne rêve pas de devenir ministre, député, encore moins président de la République. Ma philosophe est toute simple. Quand Dieu vous bénit en vous donnant des ressources au-delà de celles dont vous avez besoin pour vivre, pensez aux autres qui n’en ont pas et qui en ont besoin. Alors, dès que l’occasion se présente pour moi d’avoir des ressources, je les convoie vers le Bénin. Tout mon argent vient au Bénin et je l’investis sans attendre rien en retour. Je vous remercie.

Carte d’identité: Le dynamisme d’un enfant de pauvre

« Je suis  né d’une famille extrêmement misérable de Dassa Zoumé. » Rufin Zomahoun ne s’en cache pas, il est issu d’une famille très modeste. Ses  témoignages sont pour le moins éloquents. Recueilli par un oncle devenu son « petit père » à Cotonou, celui-ci n’avait pas les moyens de lui payer les 4500 F de contribution scolaire. « Ce qui m’a marqué le plus, se rappelle-t-il encore aujourd’hui, c’est que, à chaque rentrée scolaire, le censeur arrive pour dire : «  Les élèves dont les Noms suivent sont priés de déguerpir. Il s’agit de : on commence par l’ordre alphabétique. Puis enfin, comme mon nom se termine par Z, « et enfin, il se connait non. »  C’était très pénible. Par manque d’alimentation, Rufin Zomahoun attrape l’ulcère. Mais c’est un battant. Nanti d’un Baccalauréat A1 (littéraire) en 1985,  il voulut passer le concours de l’Ecole Normale. Manque de pot, il ne put jamais réunir les 3500f destinés à payer les timbres fiscaux pour les dossiers. Inscrit in extrémis  à l’université de Calavi, il s’inscrit au Département des études linguistique et traditions orales (DELTO). Mais pour aller au campus, c’était la marche. Manger, c’était encore plus difficile : il se contentait de boire de l’eau chez les vendeuses de nourriture, à tel point qu’un jour il se fit vertement tancer par l’une d’elle.  Son ulcère a fini par s’aggraver. « Je ne suis jamais allé au restau de l’université parce qu’il fallait 75f, dit-il. Je n’ai pas trouvé 25f pour prendre le bus, où vais-je trouver 75f ? »  Et c’est dans ces conditions presque infrahumaines, qu’il décrocha une bourse miraculeuse de l’Etat chinois par le biais d’un concours ayant couvert plusieurs pays de la sous-région. « Dieu merci les copies n’ont pas été corrigées par les Béninois… Les professeurs chinois venaient ramasser les feuilles des candidats du Bénin, du Niger et autres et les envoyaient à Bamako. Donc, c’est ce qui m’a sauvé pour aller étudier en Chine. Si c’était des Béninois qui avaient corrigé les feuilles, je ne serais jamais admis, » constate l’ambassadeur. Le 06 septembre 1987, il embarque sur Air Afrique pour la Chine. En 1993, il soutient un doctorat de troisième cycle  en Sinologie et devient le premier sinologue africain noir au sud du Sahara. Mais l’histoire ne s’arrête pas en si bon chemin. L’un de ses camarades, un Japonais, le présente à son père, patron d’entreprise. Celui-ci l’invite à Tokyo  où il débarque en 1994. Il y entame des études de sociologie et soutient une deuxième Thèse de doctorat de troisième cycle en février 1999 puis un PHD la même année. En fin de compte, il est nanti de deux doctorats de troisième cycle et d’un PhD. Commence pour lui une carrière d’enseignant universitaire, d’animateur d’émission télé et d’écrivain. Il se tisse des relations précieuses au sein de la classe politique japonaise et même au-delà. Le président Mathieu Kérékou le remarque et le nomme Conseiller Spécial pour l’Asie et l’Océanie. Son successeur Boni Yayi  le confirme à son poste avant de le nommer Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Bénin près le japon en 2012. Mais depuis plus d’une dizaine d’années, Rufin Zomahoun est président de l’ONG Fondation Ifè. Celle-ci dispose entre autres d’une école de formation gratuite à la langue japonaise et réalise des œuvres de soutien aux déshérités dans tout le Bénin. L’ambassadeur n’a jamais oublié ses origines modestes. Même s’il n’a plus d’ulcère.

Intimité: Fier de ses origines
Si vous invitez l’ambassadeur Rufin Zomahoun à table, il ne faudrait pas vous tracasser. C’est un amoureux de l’igname pilée et de  la sauce à base de tchayo.  Marié à quarante-sept ans, il est père de plusieurs enfants. Mais il a adopté légalement une dizaine d’enfants béninois. Préférant toujours l’eau, il ne dédaigne pas le champagne et les vins de grand cru. Diplomatie oblige…

Pour vice de procédure selon la commission des lois de l’assemblée nationale: La révision de la constititution rejetée, le gouvernement refuse de capituler

Le projet de révision de la constitution cher au président de la République, Boni Yayi, a du plomb dans l’aile. Les députés membres de la commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme viennent de rejeter l’examen dudit projet pour vice de forme. C’est à la suite d’un vote émis par les députés membres de cette commission lors de leur réunion d’hier mardi 24 septembre. En effet, selon des sources proches du Palais des gouverneurs, sur les neuf députés commissionnaires présents, six ont donné leur quitus pour le rejet dudit dossier qui passionne l’opinion publique. Il s’agit des députés de l’opposition Charlemagne Honfo, Eric Houndété et Basile Comlan Ahossi appuyés par trois autres de la mouvance. Selon des sources généralement crédibles, ces députés de la mouvance seraient Hélène Aholou Kêkê, Thomas Ahinnou et Zéphirin Kindjanhoundé. Comme motifs avancés par les opposants à l’examen en commission de ce projet de loi, un vice de procédure, lié à l’absence de l’avis motivé de la Cour Suprême. Ces derniers après ont déclaré ne pas être concernés par la décision de la Cour constitutionnelle écartant la Cour suprême de la procédure préalable à la saisine de l’Assemblée nationale, dans la mesure où cette décision ne leur a pas été notifiée ni n’a été publiée au journal officiel. Et donc, pour eux, l’initiative du gouvernement est irrecevable en l’état actuel de la procédure. Selon des sources proches du Palais des gouverneurs, l’un des commissionnaires ayant voté contre le rejet aurait proposé que la commission se prononce sur la démarche convenable pour que le projet de loi soit pris en charge. Mais, il n’a pas été suivi. Cette décision de la commission des lois apparait comme un autre camouflet pour le président Boni Yayi, après le carton rouge et les mercredis rouges décrétés par le Parti du renouveau démocratique (PRD) et le mouvement Forces citoyennes.

Le gouvernement refuse de capituler

Intervenant ce mardi soir dans le journal de la télévision nationale, le ministre de la justice, Valentin Djènontin Agossou a indiqué que le gouvernement a déjà déposé la décision de la Cour constitutionnelle sur la table des députés. Il a donc assuré de la volonté du gouvernement de poursuivre son action dans le cadre de la révision constitutionnelle. Pour lui, la commission des lois a simplement souhaité une clarification, n’ayant pas reçu notification officielle de la décision de la Cour constitutionnelle.

Hugues E. Patinvoh

Reprise du congrès électif à la FBF: Azaria et Djènontin échangent avec Didavi et Ahouanvoébla pour un scrutin pacifique

DSC_0089didavibruno1Rappeler aux divers candidats en lice pour les élections à la Fédération béninoise de football quelle doit être leur attitude au soir du 30 septembre 2013. Telle est la mission de la ministre des sports, Naomie Azaria et de son collègue Garde des sceaux, Valentin Djènontin. En effet, selon eux, quels que soient les résultats issus des urnes, les différents acteurs doivent accepter se mettre ensemble pour reconstruire le football béninois. Une vision que disent partager Bruno Didavi et Augustin Ahouanvoébla, les deux têtes de listes. «Nous nous sommes, Ahouanvoébla, les ministres et moi, entretenus sur l’ambiance qui doit prévaloir à notre assemblée générale élective prochaine », a précisé Bruno Didavi, tête de la liste « Renouveau ». Ce que Ahouanvoébla, tête de la liste « Renouveau du football », a détaillé. Pour lui, il s’est agi de se faire comprendre qu’à l’issue des élections, les vainqueurs doivent tendre la main aux vaincus afin que l’union sacrée puisse se faire autour du football. «Nous avons promis de respecter cette volonté du Chef de l’Etat et du peuple béninois tout entier », a poursuivi Bruno Didavi qui a annoncé que « cette assemblée générale se déroulera dans la convivialité ». Ce faisant, les deux ministres qui ont reçu, lundi dernier, soit à une semaine de cette assemblée générale élective, les deux responsables des listes en compétition, ont prouvé que, contrairement à ce que beaucoup pensent, le devenir du football préoccupe bien le gouvernement du Bénin et son chef.

L’exhortation et la mise en garde de Naomie Azaria

A l’issue de la rencontre, Naomie Azaria a fait une déclaration dans laquelle, elle a invité les acteurs de la Fédération béninoise de football à tout mettre en œuvre pour le respect strict et rigoureux de la date du congrès électif que les deux camps ont retenue. Un délai au-delà duquel, le Ministère, a-t-elle prévenu, prendra ses responsabilités. « En effet, aucun gouvernement ne peut tolérer plus longtemps que la jeunesse de son pays soit sacrifiée sur l’autel d’intérêts individuels, égoïstes et partisans», a-t-elle affirmé avant d’exhorter « toutes les parties impliquées dans la crise du football à faire preuve de patriotisme et d’esprit d’ouverture en vue de l’aboutissement heureux du processus électoral ».

Anselme HOUENOUKPO

Déclaration du Dgtt Isidore Akibodé à propos de la suspension des immatriculations provisoires: « Entre les usagers et la direction, il n’y a pas d’intermédiaire »

Le Directeur général des transports terrestres, Isidore Akibodé (1) copieL’émission « Tour de contrôle » de Golfe télévision a reçu le week-end écoulé, le Directeur général des transports terrestres (Dgtt), Isidore Akibodé. Il était question des dispositions prises  pour gérer le flux des usagers demandeurs des plaques à immatriculation définitive suite à la mise en œuvre de la  décision gouvernementale qui interdit les immatriculations provisoires. Selon Isidore Akibodé, en effet, la satisfaction des usagers est le principal défi que s’est fixé la Dgtt. Et pour cela, il assure que les usagers ont désormais pour interlocuteur direct, la Direction générale des transports terrestres. « Entre les usagers et la Direction dont j’ai la charge, il n’y a pas d’intermédiaire », a-t-il  affirmé avant de préciser que la décision gouvernementale qui suspend les immatriculations provisoires des véhicules est véritablement effective. Il rassure  que depuis sa mise en œuvre, les véhicules concernés sont devenus particulièrement rares dans la circulation. Mieux, selon ses explications, au lendemain de cette décision, plus aucun véhicule n’est sorti du port avec  une immatriculation provisoire. Ce qui atteste, selon les propos du Dgtt, de l’application effective de la décision. Pour Isidore Akibodé, la décision gouvernementale fera gagner de grandes ressources à l’Etat. Il faut dire qu’en saisissant la même occasion, le Dgtt a rassuré sur la bonne collaboration qui existe désormais entre la Police, la Douane et le service qu’il dirige pour une mise en œuvre réussie de cette décision de suspension des immatriculations provisoires.

Donatien GBAGUIDI

Suite à la démission et aux dénonciations de l’ex vice président de la RB: Le sort du député dissident Epiphane Quenum dans les mains des honorables membres de la commission des lois

La procédure de renvoi du député Epiphane Quenum du Conseil d’Orientation et de Supervision de la correction de la liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) est désormais enclenchée. Le malaise au sein du parti politique la Renaissance du Bénin a évolué au point où, la présidente du groupe parlementaire de la RB, « Nation et Développement », Rosine Soglo a demandé au président Mathurin Nago d’exclure définitivement le député Epiphane Quenum du COS-LEPI.

Les regards sont désormais tournés vers la commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme de l’Assemblée nationale qui doit décider du sort du député Epiphane Quenum au sein du Cos-Lepi. En effet, saisi par le président de l’Assemblée nationale afin de se prononcer sur la demande de démission du député Epiphane Quenum à lui adressée par la présidente Rosine Vieyra Soglo, présidente du groupe parlementaire « Nation et Développement », la commission des lois a la lourde mission de décider ou non si Epiphane Quenum poursuivra sa mission au sein de cet organe en charge de la correction de la lépi. Rappelons que, dans sa correspondante en date du 25 août 2013, adressée au président du COS-LEPI puis au président de l’Assemblée nationale, Rosine Soglo exige le départ du député Quenum du COS-LEPI. ‘’Nous récusons désormais le membre que nous avons proposé à l’élection du COS, à savoir, le député Epiphane Quenum.’’, a dit Mme Rosine Soglo qui a poursuivi en ces termes : ‘’En effet, les agissements de ce dernier, ses multiples déclarations urbi et orbi, frisent la trahison. De ce fait, la présidente du groupe parlementaire ‘’Nation et Développement’’ que je suis ne peut admettre davantage que le député Epiphane Quenum sème la confusion au sein du COS-LEPI et dans l’esprit des militants de notre formation politique. C’est pourquoi, nous formulons notre demande d’exclure définitivement le député Epiphane Quenum du COS-LEPI.’’. Alors, Rosine Soglo s’engage à proposer au président de l’Assemblée nationale, le professeur Mathurin Coffi Nago, le nom de son remplaçant au COS-LEPI. En réaction à cette lettre, le président Nago estime qu’il est incompétent pour donner une suite favorable à la requête de la présidente de ce groupe parlementaire et a, par conséquent, affecté la correspondance à la commission des lois pour des propositions.

Hugues E. Patinvoh

Classement Fifa septembre 2013: Le Bénin fait un bond de 23 places

Les Ecureuils du Bénin

Les Ecureuils du Bénin

Précédemment 113ème au classement Fifa au mois d’aout, le Bénin est désormais 90ème mondial et 22ème africain. Le Bénin fait un bond de 23 places. Ce bon résultat est certainement dû aux sorties du Onze national ces derniers temps, notamment, face au Mali 38ème mondial et 5ème continental et la bonne victoire en clôture des éliminatoires de la coupe du monde 2014 face au Rwanda. Lors de la 5ème journée de ces éliminatoires, les Ecureuils étaient allés tenir en respect les Aigles (2-2) avant de terminer en beauté les éliminatoires à Porto-Novo dimanche dernier face au Rwanda 2-0. Ce qui permet, du coup, au Bénin de chiper la 2ème place aux Aigles du Mali qui sont doubles médaillés de bronze lors des deux dernières Can. La Côte d’Ivoire est toujours la 1ère nation africaine et 19ème mondial suivie du Ghana (24ème mondial), de l’Algérie (28ème) et du Nigéria (36ème). Le Cameroun se hisse désormais à la 10ème place africaine et 61ème mondial. Sur le plan mondial, le football espagnol est toujours l’exemple à suivre. La Roja est toujours leader mondial suivie de l’Argentine et de l’Allemagne. La France est bien loin à la 25ème loge pendant que le Brésil est désormais 5ème Fifa. Le prochain classement Fifa est pour le 17 octobre prochain.