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Edito: L’Amérique en mode fermeture

logo journalAvant même que son investiture ne s’achève, une procédure d’empeachment a été lancée contre Donald Trump. Deux organisations luttant pour les droits civiques, Free Speech for People et RootsAction ont lancé une pétition via le site internet www.impeachdonaldtrumpnow.org en vue de rassembler suffisamment de signatures pour demander au congrès de mettre fin au mandat du nouveau président américain. Investi ce vendredi 20 janvier 2017, Donald Trump doit affronter un mouvement de contestation sans précédent dans l’histoire américaine. Plus d’un million de femmes ont manifesté samedi dans quatre cents villes des Etats-Unis. Ailleurs dans le monde, les manifestations ont eu lieu dans soixante-six autres pays selon Le Monde qui énumère: le Canada (vingt-sept villes), le Mexique (dix-sept villes), la Grande-Bretagne (quatorze villes) ou encore la France (neuf villes). Il faut dire ce qui est : alors qu’en 2009, le discours inaugural d’Obama avait cristallisé tous les espoirs, celui de Trump provoque colère et tristesse aux Etats-Unis et dans le monde.
Le nouveau président américain, comme à son habitude, n’a pas daigné laisser place à une once de sentimentalisme, passant au vitriol le bilan de son prédécesseur et promettant à ses compatriotes un protectionnisme ferme. « Nous avons rendu les autres pays riches au moment où la richesse et la confiance de notre pays se sont dissipées à l’horizon…La protection mènera à une grande prospérité et à une grande force », a-t-il indiqué avant de poursuivre : « Nous  protègerons nos frontières des ravages des autres pays. » Comme sur un air de campagne électorale, Trump président annonce le leitmotiv de son pouvoir : « America first » (« L’Amérique d’abord »). Ce slogan  rappelle l’America First Committee, un mouvement protectionniste fondé en Septembre 1940 par des pro-nazis aux Etats-Unis.
Le discours de Trump annonce en tout cas de profonds bouleversements dans l’ordre du monde. Ce n’est donc pas pour rien que dès après sa prise de fonction, la Maison Blanche a rendu public un communiqué ce vendredi même annonçant la mise en place de la procédure de retrait des Etats-Unis de l’accord commercial Trans-Pacifique (TTP) regroupant douze pays de l’Asie-Pacifique (sans la Chine). Trump entend renégocier également le traité de libre échange nord-américain (ALENA) conclu en 1994 avec le Canada et le Mexique. Il avait menacé de sortir les Etats-Unis de l’OTAN, organisation militaire créée en 1949 ou encore le TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership), un accord de libre échange conclu avec l’Union Européenne.
Et la question que tout le monde se pose est celle-ci : que fera-t-il de l’Afrique ?
Dans un court document de 4 pages, l’équipe Trump a posé les bases de sa politique africaine la semaine dernière. Elle a posé une question basique : « Pourquoi devrions-nous dépenser autant de fonds dans l’aide au développement en Afrique alors que des gens souffrent ici aux États-Unis ? » En 2015, le pays a dépensé 31 milliards de dollars dans l’aide au développement (soit 1% de son budget), dont 8 milliards en direction de l’Afrique. Depuis 2000, l’administration américaine a institué l’African Growth Opportunity Act (AGOA) qui a permis de vendre pour 480 milliards de dollars de produits africains sur le sol américain, en créant 300.000 emplois en Afrique et 120.000 aux Etats-Unis.  Georges W. Bush a aussi institué le Millenium Challenge Account (MCA) qui a investi par exemple au Bénin 307 millions de dollars de 2006 à 2011. Pour le second compact du MCA signé en septembre 2015, les Etats-Unis s’apprêtent à investir au Bénin environ 375 millions de dollars (soit  environ 187 milliards de francs CFA), notamment dans un secteur vital comme l’énergie. Ce dernier compact vient en droite ligne de l’initiative « Power Africa » lancée par  Barack Obama en vue de produire 30.000 Mw d’électricité et d’effectuer 60 millions de branchements sur le continent africain. Pour 2017, Obama avait proposé un budget de a 18,1 milliards d’aide au développement en faveur des pays pauvres.
Tout en investissant ces montants en Afrique où le pays est le premier contributeur aux investissements directs étrangers, les Etats-Unis ont été devancés depuis 2009 par la Chine en matière de commerce sur le continent. Rien qu’en 2016, selon Janet Eom, directeur de recherche à la China-Africa Research Initiative, une institution de la Johns Hopkins University, la Chine a exporté pour environ 103 milliards de dollars en Afrique au moment où les Etats-Unis faisaient seulement 27 milliards sur le continent.  Est-ce que tous ces facteurs ne vont pas inciter l’administration Trump à annuler une bonne partie des programmes actuellement en cours sur le continent ? Beaucoup d’observateurs répondent par l’affirmative. Cependant, J. Peter Pham, pressenti pour être le Monsieur Afrique de Trump, tempère. Il laisse entendre qu’il n’y aura pas de changements majeurs à cet égard.  Je veux bien le croire.
Ce qui est clair, le protectionnisme et l’isolationnisme américains ouvriront un boulevard à la Chine pour régenter l’économie mondiale.  Vous m’avez bien compris : le déclin des Etats-Unis en tant que superpuissance mondiale n’a jamais été aussi proche.

Par Olivier ALLOCHEME

Renouvellement à la tête des centrales syndicales: Nouveau départ à la CSA Bénin : Anselme Amoussou aux commandes

238 voix pour le candidat Anselme Coovi Amoussou contre 13 pour son challenger, Bonaventure Sanni. C’est par ce score écrasant et sans appel que l’assemblée des militants de la CSA-Bénin a élu le désormais ex-2ème secrétaire général adjoint de la confédération, nouveau secrétaire général. Ont pris part au scrutin, les représentants des 106 syndicats à jour, ceux des unions départementales, les membres du bureau exécutif sortant, les représentants des fédérations, les représentants des femmes et des jeunes. Dans une ambiance bon enfant et sous le regard du secrétaire général sortant, Dieudonné Lokossou, les délégués ont départagé les deux candidats. Au terme de l’élection, le tout nouveau locataire a remercié son prédécesseur, Dieudonné Lokossou qui a vu en lu les qualités d’un secrétaire général exemplaire. « Vous m’avez donné la clé de la Csa-Bénin sans rien. Je ne vous ai rien offert comme ailleurs, mais vous avez massivement voté pour moi, je vous en serai reconnaissant » a-t-il déclaré, ému. C’est donc parti pour un mandat de 4 ans à la Csa-Bénin avec Anselme Amoussou aux commandes.

Emmanuel GBETO

Présenté au Procureur de la République: Petit Miguélito libéré sous caution, hier

petit-miguelito-en-tenue-locale-apres-sa-liberationPetit Miguélito, accusé d’avoir fui, après avoir accidentellement heurté  dame Mireille Agbo, remorquée sur taxi-moto,  dans la circulation, a recouvré sa liberté hier, jeudi 15 décembre 2016.

L’artiste chanteur béninois, Petit Miguélito est libre de ses mouvements. Présenté au Procureur de la République, près le tribunal de première instance de Cotonou, il a été libéré sous caution. Cinq cent mille (500.000) Francs CFA. C’est le montant de la caution qu’il a laissée pour acquérir sa liberté, ce jeudi 15 décembre 2016, après sa présentation au procureur de la République.

Les vraies raisons de son arrestation

Petit Miguélito a été arrêté ce jeudi, 15 décembre 2016 par la Police, pour avoir accidentellement heurté dame Mireille Agbo. Les faits remontent à deux mois déjà. Selon les précisions  données  par les proches de l’artiste, au moment des faits, Petit Miguélito avait conduit la dame accidentellement heurtée dans une clinique au quartier Agla. Après les premiers  soins dont il a supporté les charges, il a dû s’éclipser. Deux mois plus tard, l’accidentée l’accuse de l’avoir abandonnée. Elle réclame alors les frais des soins qu’elle a reçus pour son rétablissement depuis son admission à la clinique. Selon ses explications, ces frais seraient évalués à un (1) million de Francs CFA qu’elle exige de l’artiste,  devant le procureur. Le procureur a accédé à sa demande, mais demande une caution de 500.000Fcfa d’abord, contre décharge de dame Mireille Agbo. La seconde moitié  de cette somme lui sera versée le 24 janvier 2017. Date à laquelle, le procureur lui enjoint, d’apporter les preuves des  1 million de Francs Cfa de soins qu’elle affirme avoir reçu. Une fois cette caution déposée, le procureur a dû rendre à l’artiste, sa liberté. Toutefois, il devra se présenter encore au tribunal le 24 janvier  2017 pour la suite du dossier.

Donatien GBAGUIDI

2ème congrès extraordinaire du Mesb à Sakété: Abiola tourne dos au camp Yayi

abiola-mesbLe parti Mouvement Espoir du Bénin (MEsB) a tenu, ce 09 et 10 décembre 2016 à Sakété, son deuxième congrès extraordinaire. Outre la nouvelle ligne politique qu’il s’est donnée, Prof François Adébayo Abiola s’est prononcé sur certaines actions politiques de l’alliance Fcbe puis apprécier la gestion du pays par le régime du président Patrice Talon. C’était en présence de plusieurs personnalités politiques, chefs traditionnels et têtes couronnées des départements de l’Ouémé-Plateau.
Le Mesb membre de l’alliance des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) sera-t-il de l’opposition ou participera-t-il à la gestion du pouvoir ? Cette question qui a trottiné les esprits depuis l’annonce du deuxième congrès extraordinaire du parti, les congressistes réunis ce weekend à Sakété, n’ont pas manqué d’y répondre, avant la fin des travaux. Tout a commencé par les réunions préparatoires pour aboutir à une séance intellectuelle, tenue au siège du parti, ce vendredi 09 décembre 2016 et consacrée à l’adoption des Statuts, Règlement intérieur et du Projet de société. Prenant la parole face à la marée humaine ce samedi, le député Firmin Biokou, président du comité préparatoire du Congrès, a rappelé les objectifs assignés aux assises. Il s’est agi essentiellement de faire le bilan des actions politiques des dernières années au sein des Fcbe, de relire les textes fondamentaux, de clarifier l’option politique du parti et de définir sa position par rapport au régime du Président Patrice Talon. Dans le communiqué final, le porte-parole des congressistes s’est réjoui des bons rapports d’alliés politiques qui ont existé entre le Mesb et les Fcbe avant de témoigner ses gratitudes au Président Boni Yayi. Du même communiqué, on retient que le Mesb a « opté pour un troisième choix, celui de rassemblement et restera au milieu pour apprécier positivement toutes les décisions qui vont dans le sens de l’intérêt du peuple béninois et apporter des critiques, objectives et constructives ». Comme on pouvait s’y attendre, le numéro un du Mesb a passé au peigne fin les agissements politiques qui ont conduit à l’échec du candidat des Fcbe à la présidentielle de Mars 2016. Il s’est ensuite prononcé sur certaines actions du président Patrice Talon pour enfin dévoiler la position de son parti par rapport au nouveau régime. « … La mouvance signifie-t-elle qu’il faut soutenir tout et l’opposition qu’il faut s’opposer à tout. Et la troisième voie ? Oui, il y a un troisième choix : le centre. Nous le réclamons, la mouvance, l’opposition et ce qui est au milieu des deux. Le  MEsB est un parti qui se veut pour le moment, être ce creuset de rassemblement pour tous les citoyens de ce pays. Le MEsB choisit donc d’être au centre, centre social et il se battra pour que la dimension sociale avec tous les dirigeants de notre pays soit consolidée. Il participera à l’animation de la vie politique, appréciera positivement tout ce qui va selon sa conviction, dans le bon sens pour notre pays. A contrario, Il dénoncera tout qui sera considéré par lui comme des dérives des gouvernants. Il est ouvert à tous les autres partis et mouvements qui épousent le concept du troisième choix. »,  a déclaré le président du Mesb. Il a reçu à cette occasion, le soutien d’une délégation de la coordination nationale des Fcbe conduite par Eugène Azatassou et Amos Elègbé, les députés Fcbe Barthelemy Kassa, André Okounlola, Valentin Djènontin, les présidents Jean-Michel Abimbola de la RND, Moukaram Badarou du Parti Conscience citoyenne, des élus locaux et communaux et des cadres du Plateau. Les travaux ont pris fin par l’installation des 31 membres du bureau exécutif national et ceux du bureau politique du Mesb. Enfin, face aux dérives observés sur les réseaux sociaux, le Mesb qui à juste titre, a choisi de mener les réflexions autour du thème principal «La consolidation du militantisme », a recommandé à tous les partis, de donner une priorité à la formation des militants et demande à tous, une efficace lutte contre toutes ces dérives de mensonges, de calomnie et de haine qui sont observées en ce moment dans l’utilisation des réseaux sociaux.

Abiola et le MEsB quittent le navire FCBE dans la douceur

Avant de chuter son discours officiel, ce samedi à l’occasion du 2ème congrès extraordinaire de son parti à Sakété, le président du Mesb a annoncé que son parti enverra officiellement une lettre à la suite du congrès pour prendre sa distance vis-à-vis des Fcbe. Tout a l’air d’un au revoir aux alliés politiques des Fcbe dans la douceur et sans rancune. Devant une forte délégation de la coordination nationale de l’alliance conduite par Eugène Azatassou, cette résolution prise aux assises intellectuelles du vendredi, a été rendue publique dans un style de gymnastique habile qui laisse transparaitre tout de même, l’esprit de fraternité et de compréhension mutuelle. Mais avant ceci, tous les regards étaient tournés vers la tribune pour s’informer de la nouvelle position politique que le parti s’est enfin donnée. En effet, le Prof François Abiola est une nouvelle fois, revenu sur les erreurs des Fcbe et sur la base desquelles, l’alliance a été sanctionnée aux dernières élections présidentielles au Bénin. « Dans certains domaines dans la gestion du pouvoir, nous nous sommes certainement trompés et peut-être qu’au-delà de l’erreur, nous avons fait la faute. Peut-être que nous avons aussi failli dans le choix de notre candidat à ces dernières élections présidentielles. (…) Par donc nos erreurs et nos fautes,  le peuple souverain a décidé de sanctionner le candidat soutenu par l’Alliance FCBE et il a décidé de confier le pouvoir au Président Patrice Talon», a déploré Prof Abiola qui s’est ensuite réjoui de sa position et de la ligne de conduite qu’il s’était donnée pendant cette période d’épreuve que l’alliance Fcbe a traversée. « La loyauté et la fidélité doivent exister, même en politique. » , a-t-il enseigné à toute la coordination nationale des Fcbe et à la postérité. Il a toutefois reconnu et salué la générosité du Président Boni Yayi qui lui a permis au regard de son engagement politique et celui de son parti, d’accumuler un certain nombre d’années d’expériences à une haute fonction du pays. L’ancien patron de l’enseignement supérieur sous Yayi, s’est particulière réjoui des prouesses réalisées à la tête du Ministère de l’enseignement supérieur et recherche scientifique. Ce qui lui a permis, a-t-il ajouté, de proposer et de faire adopter par le Gouvernement d’alors, une carte universitaire futuriste pour le Bénin avec comme base, les centres universitaires. « Une université, c’est quatre piliers essentiels : les étudiants, les enseignants, les infrastructures et le personnel d’appui. Quelle est la chronologie des choses ? Tout le débat est là et laissons à chacun sa logique. »,  a-t-il laissé entendre en suspens.

Germin DJIMIDO

Gestion de la mosquée centrale: Affrontements sanglants et meurtriers à Sèmèrè

Au sujet des affrontements qu’il y a eu dans la journée du vendredi 14 ocotobre 2016 à Sèmèrè, dans la commune de Ouaké et qui ont fait 05 morts dans le rang des contestataires et des blessés dont un grave chez les agents de sécurité publique, l’Union Islamique du Bénin (Uib), en mission pour ramener la paix, n’aurait jamais été témoin de l’incident, selon le procès-verbal parvenu à notre rédaction, ce dimanche 16 Octobre 2016. Approché, le chef de délégation, l’imam Moutawakil Malick Boukari, cité dans les réseaux sociaux comme étant un des acteurs ayant occasionné la situation, avoue n’avoir jamais tenu des propos orduriers qui circulent depuis quelques jours sur la toile. Il s’agit selon lui, purement et simplement d’une manipulation des populations pour jeter du discrédit sur l’Union islamique et notamment sa personne. Chef de la délégation, il y a quelques semaines seulement, il rappelle avoir déjà réussi à ramener la paix au sein des fidèles musulmans de Natitingou, où la même crise avait règné en maître pour des mois. Il s’agit selon lui, d’une simple cabale donc contre sa personne, en tant que guide spirituel, qui ne pourra jamais appeler à la violence dans une mission de paix et d’unité. Il a d’ailleurs précisé que le séjour de la délégation dans la localité n’a connu aucun soulèvement jusqu’au lendemain du retour de l’union à Cotonou, le jeudi 13 octobre aux environs de midi. En compatissant à la douleur des populations de Ouaké, il a saisi l’occasion pour appeler les mauvaises langues à cesser d’appeler à la division au sein des populations afin que le calme puisse revenir entre les frères et sœurs musulmans. Il les invite à éviter de mettre l’Union dans le viseur du gouvernement qui, précise-t-il, n’a, en aucun cas, été cité dans aucune intervention. Au lieu de porter la responsabilité à l’union, qui selon l’imam, n’en est pour rien, il pense que les acteurs commis au sabotage feraient mieux de féliciter l’Uib, pour le courage dont elle a fait montre dans la localité, en dépit des menaces.  Selon le chef d’arrondissement de la localité , dans une publication de l’agence Agence Béninoise de presse (Abp), Lalac Yohan Pilinga, c’est à la mosquée centrale de Sèmèrè que les affrontements ont eu lieu. Les partisans de l’un des camps soutenant un candidat à l’élection du nouvel imam de la localité seraient allés défoncer les portes de la mosquée centrale bloquées depuis maintenant quelques mois par les autorités pour officier la prière de vendredi. Les forces de l’ordre, une fois sur les lieux, n’ont pas pu maitriser la situation, ce qui a provoqué une altercation et les agents de sécurité auraient fait usage d’armes à feu. Pour sa part, le commandant Jules Houanougan, rassure qu’il y a eu de l’accalmie, depuis quelques jours. Sur la question, l’Union islamique a rendu public le procès-verbal de la séance de concertation entre les frères musulmans antagonistes de Sèmèrè pour la recherche de paix et de cohésion sociale.

PROCES-VERBAL DE LA SEANCE DE CONCERTATION ENTRE LES FRERES MUSULMANS ANTAGONISTES DE SEMERE POUR LA RECHERCHE DE PAIX ET DE COHESION SOCIALES

L’Union Islamique du Benin (UIB) ayant été saisie plusieurs fois par des plaintes de divers sortes et correspondance écrite, relatant la situation d’antagonisme et de climat d’émeute sociale éventuelle-qui planent entre les frères musulmans de SEMERE, commune de OUAKE, a décidé d’envoyer une délégation sur le terrain pour s’enquérir de la réalité des faits afin de savoir quelle solution appropriée proposée aux frères antagonistes de la religion musulmane de SEMERE.
En effet, la délégation de l’Union Islamique du Benin (UIB) composée de l’Imam Moutawakilou BOUKARI MALIK, Chef de délégation et de El-Hadj YEKINI Abou, rapporteur, s’est rendue à OUAKE dans les locaux de la Mairie de la commune le mercredi 12 Octobre 2016, après tous les contacts préalables avec toutes les autorités tant au niveau départemental de la DONGA que de la commune de OUAKE.
Après de longues heures d’attente des partis concernés, la séance n’a véritablement démarré qu’à 11h 10mn et le présidium est composé du 2ème Adjoint au Maire, du secrétaire Général de la Mairie, de l’Imam Moutawakilou et du rapporteur El-Hadj YEKINI Abou.
A l’entame, une prière d’ouverture a été dite par l’Imam Moutawakilouet complétée par l’Imam central de OUAKE afin de mettre l’assise sous la guidance et la protection d’ALLAH et contre tout débordement ou tout dérapage pouvant nous conduire à l’impasse et pouvant nous faciliter une solution heureuse de sortie de crise.
Après cette étape d’invocation d’ALLAH, le président de séance, le 2ème Adjoint au Maire a rappelé aux uns et aux autres que l’assise de ce jour qui se tient dans les locaux de la Mairie n’est pas l’occasion offerte aux violences verbales ni aux attaques de personnes. Nous nous sommes rassemblés sous la roulette de l’Union Islamique du Benin pour rechercher une solution consensuelle pour le problème de mésentente qui n’a que trop longtemps perdurer afin de penser aux réelles questions de développement de notre commune a-t-il précisé.
La religion ne doit pas être une pomme de discorde sociale, de dispersion d’énergie mais plutôt une corde d’Union, d’Amour et de Fraternité pour la construction de notre cité a-t-il conclut avant de laisser la parole au chef de la délégation de l’UIB.
En prenant la parole, l’Imam Moutawakilou a d’abord salué les représentants des deux groupes antagonistes, les forces de l’ordre et de sécurité publique et les différentes autorités départementales et communales qui ont rendu effective l’assise de ce jour avec l’assurance que représente la présence des forces de sécurité publique. Il a enfin situé correctement le cadre du débat.
Il s’est d’abord appesanti sur les enseignements coraniques pour rappeler à tout le monde:
1- Ceux qui créent des problèmes au sein d’une communauté ne seront pas les seuls à subir les conséquences en retour mais des innocents aussi en souffriront.
2- Nous devons à tout prix éviter des mensonges destructeurs, l’hypocrisie et cesser de faire de la religion musulmane un commerce.
3- Eviter à tout instant de mélanger la politique politicienne à la religion musulmane si nous ne voulons pas subir la colère d’ALLAH; car il nous recommande simplement de respecter nos autorités que nous avons choisies nous-mêmes et de suivre les décisions qu’elles prennent pour la bonne marche de la société. On ne peut les désobéir qu’à une seule condition où elles nous demandent de quitter la voie d’ALLAH.
4- Quand vous ne trouvez pas les solutions à vos problèmes en votre propre sein, ni avec vos autorités, alors retournez au coran et aux hadiths du Prophète MOHAMED (SAW).
Une fois ces balises posées, l’Imam Moutawakilou demande aux représentants des deux groupes antagonistes d’être honnêtes, justes et véridiques dans leurs déclarations afin de situer les responsabilités entre MOUBARACK et HAROUN qui sont les deux prétendants à I’Imam central de SEMERE et qui pourtant proviennent de la même lignée familiale WATAWATA.
Le rapporteur prend ensuite la parole pour aussi rappeler les conditions
d’Imâmat et faire comprendre que lorsqu’un Imam est choisi, il l’est à vie sauf motif grave ou fautes abominables de sa part. El- Hadj YEKINI a donc demandé que les passions se calment afin qu’on trouve une bonne porte de sortie de crise en rassurant les uns et les autres que l’Union Islamique du Benin (UIB) n’est pas arrivée à OUAKE pour leur imposer un Imam, mais plutôt rechercher avec eux une solution consensuelle afin que SEMERE vive en paix. Avant d’ouvrir la liste des intervenants, le président de séance, le 2ème Adjoint au Maire, a fait une mise au point par rapport au temps et a demandé que chaque intervenant dispose au plus 5 min de parole et d’être bref, précis et concis. C’est à la suite de ses recommandations qu’un fidèle du groupe ‘dé Moubarack a levé le doigt pour une motion d’éclaircissement, il a voulu simplement savoir qu’elle est la raison de la présence massive .des forces de l’ordre et de sécurité à la présente séance d’échanges;
Le président lui répond que c’est pour le maintien de l’ordre afin d’éviter tout débordement qui pourrait nous amener aux interactions en rassurant tout le monde qu’il n’y a pas matières à inquiétude.
Ainsi, après audition et épuisement de la première liste d’intervenants, le présidium a souhaité que chaque camp aille se concerter pour apporter une proposition concrète de sortie de crise. À ce sujet, il y a eu une interruption des travaux sur 10 minutes environs puis la reprisse à 13h 30min. Au résultat, chaque groupe est resté campé sur sa position de départ à savoir:
- Le camp de Moubarack soutient mordicus que c’est par vote avec le principe d’alignement de ceux qui veulent Moubarack derrière lui ou un texte pour départager les deux candidats en liste selon le camp de HAROUN.
Face à cette ambigüité, le présidium a demandé à nouveau que les deux camps aillent encore se revoir ensemble pour nous ramener un mode opératoire plus simple qui satisfasse tout le monde.
A leur second retour en salle, ils e sont entendus sur les points suivants:
1- Il Y a quatre familles à SEMERE qui proposent tour à tour l’Imam central de la grande mosquée.
2- La famille LIMAM WATAWATA de Baparape, la famille LIMAM KADJIRITI de Ouramare, la famille LIMAM ISSAKOU de Gao et la famille LIMAM SENI de Baparape.
C’est le tour de la famille LIMAM WATAWATA de proposer un candidat, mais elle propose deux; on procèdera alors à un test pour les départager ou alors la famille LIMAM WATAWATA propose un autre candidat neutre en dehors des deux premiers pour être turbanisé.
3- En cas d’échec aux deux premières conditions, on demandera à la famille LIMAM ISSAKOU de Gao qui est au prochain tour après la famille LIMAM WATAWATA de proposer son candidat à la turbanisation.
C’est donc sur ces trois propositions que le président de séance leur a donné 5 jours pour aller réfléchir et revenir rendre compte’ à la Mairie le lundi 17 Octobre 2016 à 18h au plus tard. La séance est donc levée à 15h 10min et tous les participants se sont mis d’accord pour aller visiter l’état de la mosquée centrale fermée par les autorités depuis 3ans 6 mois selon leur dire et les autres mosquées où se déroulent les prières de vendredi.
Au sortir de la salle de réunion, un groupe d’hommes déambulait dans la cour de la Mairie de Ouaké professant des menaces de tout genre avec des téléphones portables qui leur transmettent des instructions de toutes parts et qu’ils doivent respecter.
Face à ce grand bruit, la délégation s’est mise en route pour SEMERE. Avant notre arrivée là-bas, toute la population presque était déjà sortie, debout comme un seul homme pour nous affronter. Mais la police et la gendarmerie ont assuré notre sécurité et après cette brève visite de toutes les mosquées, nous avons reboursé chemin pour Ouaké où nous nous sommes séparés d’avec les forces de l’ordre vers 17h 30.
La délégation de l’UIB est retournée à DJOUGOU pour ensuite reprendre le chemin de retour vers Cotonou, le jeudi 13 Octobre 2016 dans la matinée.

Emmanuel GBETO

Foire régionale de l’intégration de l’UEMOA: La CCIB, pour booster le commerce intra-communautaire

SatchiviLe Directeur de cabinet du ministère du commerce, Nicolas Dandoga, a procédé au lancement de la 5ème édition de la Foire Régionale de l’intégration (FRI-UEMOA 2016). C’était le vendredi O7  Octobre 2016, à la salle de Conférence de la Chambre  du commerce et de l’industrie du Bénin (Ccib). Organisée par la Ccib, elle attend environs 500 exposants venant de plusieurs pays de l’espace Uemoa et d’autres pays stratégiques du monde entier.

« Partenariat Public-Privé : défis de synergie pour une intégration réussie ». C’est sur ce thème que portera la 5ème édition de la Foire Régionale de l’intégration (FRI-UEMOA 2016) qui se déroulera à Cotonou. Prévue pour durer  du 25 novembre au 10 décembre 2016, elle entend enregistrer comme participants,  les agriculteurs, les industriels de toutes catégories, les artisans, les artistes, les commerçants distributeurs, les services financiers, d’assurances, de nouvelles technologies, de l’économie numérique, et de formation. Au lancement, un coin de voile a été levé sur la messe commerciale. Coordonnateur de la foire, Bruno Gnidehoue ,  a partagé avec les participants, les enjeux que présente la 5ème  édition de FRI-UEMOA. A l’en croire,  la Fri-Uemoa vise à permettre aux opérateurs économiques, d’échanger, de partager leurs expériences dans les affaires. Il estime qu’à  travers donc cette foire, les entrepreneurs seront en mesure d’accroitre leurs services sur l’espace Uemoa. Et surtout, grâce à l’initiative pavillon LABEL UEMOA, les participants auront des occasions pour discuter sur plusieurs thématiques liées au thème, suivi de la visite de l’espace numérique, dit village numérique ou les entrepreneurs pourront communiquer et faire connaitre leurs produits. Parlant de l’objectif, le président de la Ccib, Jean-Baptiste Satchivi, explique combien, elle va contribuer à mieux impliquer le secteur privé de l’union, dans le processus d’intégration et la promotion des échanges intra-communautaires. Il n’a pas manqué de replacer dans le contexte actuel, les défis qui s’imposent à l’organisation. Le Représentant de la commission UEMOA a , pour sa part, précisé, la place de choix qu’occupe le Bénin dans  cette organisation. Il s’agit pour lui donc, de créer un marché unifié, un marché concurrentiel regroupant l’ensemble des 8 pays de l’union. Aussi, a-t-il témoigné l’attachement du Président de l’UEMOA et son engagement pour aider au succès éclatant  de cette édition. C’est alors que le représentant du ministre du commerce, Nicolas Dandoga, a, dans son mot de lancement, attiré l’attention des opérateurs économiques sur les innovations de la  FRI-UEMOA  qui s’inscrit dans une dynamique de création pour un nouveau départ du commerce inter-communautaire. Précisons que la 5ème foire régionale de l’intégration sera un grand marché de plus de 400 stands d’activités économiques, provenant des huit pays membres de l’Union et des pays invités spéciaux à découvrir le marché communautaire avec leurs biens et services.

Emmanuel GBETO

Partenariat Turquie-Bénin: TIKA fait don d’important lot d’équipement de football à l’OBSSU

remise-officielleL’agence turque de coopération et de coordination (Tika) a offert un important lot de matériel pour la pratique du football à l’office béninois des sports scolaire et universitaire (Obssu). La réception dudit don a été faite par le ministre des sports, Oswald Homeky, et ceci des mains de l’ambassadeur de la Turquie près le Bénin, son excellence Turgut Kural. C’était le lundi 3 octobre 2016, au Novotel de Cotonou.

Au cours de la cérémonie de cette remise officielle, l’ambassadeur a d’abord situé le contexte de ce geste de fraternité que vient de réaliser son pays envers le Bénin. «La Turquie a développé son football en procédant à de petits dons de matériels adéquats aux jeunes qui s’adonnaient à cette discipline. C’est ce que nous voulons faire à travers le monde », a laissé entendre son excellence Turgut Kural qui souhaite que le football béninois connaisse un jour,  une grande évolution. «C’est pourquoi quand j’ai rencontré les responsables de l’Obssu qui m’ont fait part de leur soucis, nous avons avec l’agence TIKA , tout mis en œuvre pour que ces matériels  soient là  aujourd’hui », a-t-il poursuivi avant de préciser qu’il s’agit d’un lot d’équipements de football composé de 1000 ballons, 1500 maillots, 1500 paires de crampons, 1500 paires de bas, 1500 paires de protège-tibias et 60 filets . Ce qui a réjouis le ministre des sports Oswald Homeky qui a remercié à travers l’ambassadeur le peuple turque qui veut partager ainsi son expérience, qui est de commencer la préparation dès le bas âge avec des matériels adéquats si on veut avoir des grands footballeurs. «L’acte de ce jour est un acte majeur », va commencer le ministre qui a estimé qu’il intervient au bon moment et aura certainement des fruits qui vont se répandre sur toute l’Afrique et tout le monde. «Puisque le gouvernement béninois entend mettre un accent particulier sur la formation des jeunes talents dans les écoles, lycées, collèges et universités », a-t-il poursuivi, invitant la TIKA à continuer «sur la même lancée afin de permettre au Bénin de réaliser dans les années à venir , le miracle fait par la Turquie à la coupe monde 2002 et à l’euro 2004 ». Il faut rappeler que cette cérémonie de remise,  a eu lieu en présence du tout nouveau directeur de l’Office béninois des Sports Scolaires et universitaires (Obssu), Alexis Donald Acakpo.

Anselme HOUENOUKPO

Déclaration de Ousmane Alédji aux Nations Unies: « Réduire le grand nombre de gens qui pensent n’avoir plus rien à perdre »

ousmane-aledji-11111Le 19 septembre 2016 dernier, Ousmane Alédji, entrepreneur culturel, consultant et co-initiateur de la  pétition « la paix par un autre chemin » s’est exprimé devant les gouvernants du monde entier réunis aux Nations Unies. 

 

Voici l’intégralité de son discours

 

Mesdames et messieurs, citoyens du monde, chers invités,

Je voudrais avant de vous livrer le contenu de notre pétition, préciser à votre aimable attention qu’elle (cette pétition) n’est orientée contre aucun phénomène en particulier, qu’en dehors de ce qui relève à priori de succès médiatique, à cause de sa fréquence et de son caractère spectaculaire et hideux, il y a bien pire que des performances macabres et propagandistes, des actes autrement ignobles sur lesquels les médias du monde restent muets ; par pudeur ou par cynisme.

 

Cette pétition se veut une réponse suggérée par le Bénin et l’Afrique à la communauté internationale pour la mise en  place de mécanismes nouveaux de promotion de la paix dans le monde.

 

Ce préalable me semble nécessaire pour éviter les malentendus, nécessaire  pour la juste contextualisation de nos propos et de notre démarche.

 

PÉTITION

LA PAIX PAR UN AUTRE CHEMIN

Voici un peu plus d’une année que sur impulsion du Professeur Albert Tévoédjrè, universitaire africain, homme politique du Bénin, Président et fondateur du Centre panafricain de prospective sociale (CPPS), ancien Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, des personnalités de renom venant d’horizons divers : de la culture, de l’engagement social et avec des expériences professionnelles variées, ont accepté de prendre en charge avec le Gouvernement du Bénin le soutien international à l’Initiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue interreligieux et interculturel.

Ces personnalités, au regard de la tragique impasse des réponses militaires aux terreurs qui continuent dendeuiller chaque jour la planète, acceptent d’offrir leur expérience, leur réputation et leur lucide générosité dans le but de faire converger intelligences et consciences pour le salut public. Elles veulent que dans chaque pays africain, se distingue et brille un point focal fédérateur d’énergies créatrices pour faire de l’Initiative africaine, une chaîne nouvelle de sécurité humaine au-delà des opérations de défense sans lendemain de survie. D’autres figures du combat pour l’homme seront les bienvenues pour constituer le réseau audacieux et puissant des ingénieurs attendus d’un mécanisme porteur de paix plus crédible par des actions communes, conjointes, répondant aux besoins immédiats des populations.

Par ce mouvement, nous souhaitons associer à cette initiative des citoyens du monde animés par le même désir de paix et par le « vivre ensemble malgré nos différences ».

L’objectif visé est de collecter le plus grand nombre de signatures en Afrique et à l’échelle de la planète pour conduire au renforcement et à la coordination plus efficace des agences et structures internationales chargées du dialogue interreligieux et interculturel pour la paix et permettant :

1- d’appuyer de façon appropriée les Etats en vue d’établir un cadre de concertation du dialogue interreligieux et interculturel donnant davantage de moyens et d’opportunités pour la promotion de rencontres entre jeunes de divers horizons socioculturels et professionnels et renforçant les mécanismes du «vivre ensemble» ;

2- de multiplier les points focaux à mettre en réseau au niveau de chaque pays ;

3- de donner priorité aux actions communes de développement érigées et gérées par des groupes interreligieux et interculturels ;

4- d’élaborer des projets conjoints d’innovation sociale fondés sur le dialogue interreligieux et interculturel et aboutissant dans chaque pays d’Afrique et du monde à la conquête d’un « minimum social commun d’authentique développement pour tous les citoyens » ;

5- de multiplier des centres de formation et instituts universitaires consacrés au dialogue interreligieux et interculturel spécialement dédié à des actions communes de développement solidaire ;

6- de contribuer à donner corps à la proposition dune journée internationale consacrée au dialogue interreligieux et interculturel porteur de développement.

Cette pétition est disponible sur le site www.pétitionpourlapaix.com –  en anglais, en français et en arabe

Je voudrais, pour finir, rendre hommage à madame Angela Merkel, la chancelière de la République Fédérale d’Allemagne, lui adresser depuis cette tribune, mes humbles mais chaleureux remerciements pour l’audace politique dont elle a su faire preuve en ouvrant les frontières de son pays et celles de l’Europe à des réfugiés de guerres, déclarés clandestins ; le geste est certes difficile mais il reste historique et l’histoire saura le lui rendre.

Je voudrais aussi dire merci à BONO, le leader du groupe ‘’You 2’’ pour son engagement dans la lutte contre la grande pauvreté en Afrique et ailleurs. Je recommande l’entretien que monsieur BONO a accordé à Martin Schulz  dans le journal belge ‘’LE SOIR’’ à nous tous. Il est très riche d’enseignements.

Merci à vous tous, citoyens du monde, leaders et anonymes qui œuvrez d’où vous êtes, discrètement, humblement mais efficacement contre ‘’la bestialisation’’ de l’humain.

 

Le plus cruel des naufrages n’est pas d’échouer au fond de l’océan, écrasé par les misères et les guerres ; est naufragé tout homme qui se tient debout sur sa conscience et qui hurle à l’oreille de l’autre : je n’ai plus rein à perdre. Le drame de notre monde est que, fort de nos pouvoirs, de nos privilèges et de nos conforts, nous regardons avec indifférence sinon avec mépris, le nombre de gens qui n’ont plus rien à perdre se multiplier.

 

Mesdames et messieurs, citoyens du monde et chers invités,

L’aboutissement de nos actions conjuguées sera, nous l’espérons, de réduire considérablement le grand nombre de gens qui meurent de faim ou qui boivent la boue, qui n’ont ni toits, ni écoles, ni hôpitaux, ni sécurité sociale, ni même notre attention, le terreau où les extrémismes naissent et où les extrémistes de toutes natures sèment ; réduire considérablement le grand nombre de gens qui pensent n’avoir plus rien à perdre. C’est cela, notre ultime objectif. Il y va de notre sécurité, de la sécurité de nos enfants et de l’avenir de la planète.

 

Enfin, le Professeur Albert Tévoédjrè parrain et grand instigateur de notre mouvement me charge de vous dire ; je cite : oui, oui et oui ! la paix est possible… immédiatement. Fin de citation.

 

Dieu nous bénisse

 

Ousmane ALEDJI

Siège des Nations Unies, New-York, le 19 Septembre 2016

 

Actualité des Ecureuils de l’étranger: Les performances des joueurs, poste par poste

allagb-saturnin-okCette semaine, votre rubrique destinée à vous renseigner sur la forme actuelle des joueurs béninois évoluant à l’extérieur s’efforcera de comparer certains joueurs évoluant au même poste. Un exercice qui a révélé des résultats surprenants.

Egalité parfaite entre Farnolle et Allagbé

La note s’alourdit pour les gardiens béninois. Ceux qui constituent le dernier rempart dans les filets des Ecureuils enchainent contreperformance et distraction dans leurs clubs respectifs. Saturnin Allagbé qui bénéficie cette saison d’une première titularisation dans les buts niortais ne cesse de décompter les buts dans ses filets. Après 12 buts encaissés en 6 rencontres de la ligue 2 française, le gardien n’a pas pu s’empêcher d’encaisser un nouveau la semaine écoulée face à Troyes. Il porte désormais son total à 13 buts encaissés après seulement 7 matchs joués, soit 1,97 but par match. Ces statistiques ne sont pas très loin de son compatriote Fabien Farnolle. L’ancien gardien de Clermont et aujourd’hui N°1 du Havre vit son pire début de saison. Les deux buts encaissés face à Bourg en Bresse pour la 7ème journée du championnat s’ajoutent aux 11 déjà encaissés dont 9 en deux rencontres. Comme Allagbé, Farnolle compte aussi 13 buts dans son sac. Une égalité parfaite qui n’arrange pas les confrontations entre les deux gardiens de but. Après le nul de 1 but partout arraché face à Troyes, Niort occupe la 20ème place au classement avec 4 points et se déplace ce 23 septembre à Red Star. Quant à Havre, l’équipe s’est inclinée face à Bourg en Bresse sur le score de 2-1. Il est 9ème avec 9 points et se déplace à Auxerre le 23 septembre.

Imorou toujours indispensable, Adéoti le suppléant

Le fossé se creuse davantage entre Imorou Emmanuel et Jordan Adéoti. Les deux sociétaires du Caen, club de Ligue 1 française jouent à un rythme différent. Le premier, Emmanuel Imorou, reste le titulaire indiscutable sur le flanc gauche de la défense caenaise. Après une saison 2015-2016 manquée, faute de blessures, il a tout de même su maintenir sa place pour cette saison. Il a déjà disputé 165 minutes en  3 matchs du championnat. Après sa blessure survenue lors de la 3ème journée, il a fait son apparition à la 68ème minute face au champion en titre le week-end dernier. Une entrée qui aura eu son impact pour Caen qui avait déjà encaissé 4 buts. Quant à Adéoti, ce dernier qui n’avait encore disputé aucune rencontre de la ligue 1 avec son club, ne s’est pas fait conter la rencontre. Il a aussi participé au déluge de 0-6 concédée par son équipe. Une première humiliation de Caen depuis le début de la saison 2016-2017. 14ème avec 6 points, Caen se déplace ce jour à Angers.

Mounié et Gounongbé, toujours en dedans

Déjà cinq journées et les attaquants Steev Mounié et Frédéric Gounongbé continuent de peiner. L’attaquant de Montpellier, Steev Mounié qui a déjà disputé 356 minutes en 5 rencontres avec son équipe, n’a pas mieux fait que de rester à un seul but marqué. Sa présence en attaque constitue un atout pour son entraineur qui l’a aligné face à Nice, pour la 5ème journée du championnat. Même s’il n’a pas marqué pour son équipe, il aura été important dans le pressing haut sur la défense adversaire. Son coéquipier en équipe nationale, Gounongbé peine à confirmer son rang en championship. Arrivé cet été à Cardiff city, Frédéric Gounongbé éprouve des difficultés à convaincre son entraineur ainsi que le public qui attend beaucoup de lui. Après 3 matchs disputés (236 minutes) comme titulaire sans marquer le moindre but, il a rejoint le banc des remplaçants en vue d’offrir plus de chances aux autres joueurs. Il a joué les 7 dernières minutes de la rencontre qui opposait son équipe à Leeds united. Il aurait pu réduire le score à 1-2 si son geste n’avait pas été contré par le gardien de but adverse. Frédéric Gounongbé doit alors mieux faire pour très vite gagner le cœur des supporters de Cardiff city. Son club qui s’est incliné à domicile face à Leeds united est le dernier du classement avec 4 points au compteur et se déplace à Rotherham le 24 septembre. Quant à Montpellier, le club a été contraint au nul de 1 but partout face à Nice, et est 5ème au classement avec 6 points. Il joue ce jour, l’Olympique lyonnais.

Gestede plus assidu et réaliste que Poté 

Une nouvelle page s’ouvre pour les deux meilleurs buteurs en championnat, Rudy Gestede et Michael Poté. Les deux joueurs qui évoluent cette saison sous les couleurs de leurs clubs, Aston Villa et Adana Demirspor, démarrent bien la rentrée footballistique. Du côté de l’Angleterre, c’est Rudy Gestede qui a ouvert le bal avec déjà 3 buts marqués en 6 journées du championnat dont un doublet. Très efficace devant les buts adverses, Rudy Gestede assure bien sa revanche après une saison 2015-2016 timide en premier league avec seulement 5 buts marqués. Il n’a pas fait le déplacement à Ipswich town où son équipe a arraché le nul de la partie. Pour sa part, Michael Poté rentre aussi dans la danse. Après ses 23 buts marqués en 36 matchsde la ligue 2 turque, l’attaquant démarre bien sa saison avec un somptueux but marqué face à Altinordu pour la quatrième journée du championnat. Si Gestede est plus assidu dans les réalisations que Poté, les yeux sont rivés sur ce dernier dans l’espoir qu’il réalise le même exploit que la saison écoulée. Adana Demirspor est 7ème avec 6 points et rencontre  Erzurumspor le 23 septembre prochain tandis qu’Aston Villa, 18ème avec 8 points jouera Newcastle le 24 septembre.

Rastel DAN

Invité du lundi/Alain Tossounon, Secrétaire général du CANEA: « l’accès à l’eau doit être constitutionnalisé »

alain-tossounon-okLe Cadre de concertation des acteurs non étatiques de l’eau et de l’assainissement (Canea) s’est engagé, depuis quelques semaines, dans une campagne de communication et de mobilisation sociale en vue de la constitutionnalisation des droits à l’eau et à l’assainissement au Bénin. Dans l’entretien qui suit, le journaliste Alain Tossounon, secrétaire général du CANEA,   explique pourquoi le Bénin doit emboîter le pays aux 15 pays africains qui ont déjà fait de cette constitutionnalisation, une effectivité.

L’Evénement Précis : Mr Tossounon, vous êtes  très présent sur la scène médiatique,  ces derniers jours où on vous voit parler de la constitutionnalisation des droits à l’eau et à l’assainissement. Que renferme ce terme concrètement ?

Alain Tossounon : « C’est vrai que depuis un moment,  nous avons lancé une campagne de communication et de mobilisation sociale pour la constitutionnalisation des droits à l’eau et à l’assainissement. C’est tout simplement parce que notre pays s’est engagé sur la voie des réformes lancées par le régime du Nouveau départ. Nous avons saisi cette occasion pour dire que nous appelons de tous les vœux, comme beaucoup de pays africains,  que la constitutionnalisation des droits à l’eau et à l’assainissement soit effective dans notre pays. Notre Constitution, depuis 1990 n’a pas été révisée. Nous pensons donc que c’est une occasion qui nous est donnée pour faire de la constitutionnalisation des droits de l’eau et à l’assainissement, une réalité. Le Bénin, pour l’instant, est absent de ce mouvement mondial qui a commencé. Au niveau international, il y a eu déjà un certain nombre de décisions qui ont été prises en faveur de  la constitutionnalisation des droits à l’eau et à l’assainissement ».

Quelles sont ces décisions ?

« On peut rappeler l’Observation générale N°15 de 2002 du Comité des droits économiques, sociaux et culturels qui avait déjà reconnu et affirmé le droit de l’être humain à l’eau comme étant un droit fondamental. Ensuite, le 28 juillet 2010, la résolution 64/292 des Nations Unies a reconnu le droit à l’eau et à l’assainissement comme un droit fondamental, essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les droits de l’Homme. Tout récemment, le 17 décembre 2015, les Nations Unies ont reconnu désormais les droits à l’eau potable et à l’assainissement comme distincts. Donc, on parle de droit à l’eau, mais on doit aussi parler de droit à l’assainissement parce qu’on considère que l’assainissement est très important. Le Bénin fait partie des Nations Unies et si les Nations Unies ont reconnu les droits à l’eau et à l’assainissement, je crois que c’est une occasion également pour nous, de reconnaitre  ces droits-là dans notre Loi fondamentale. »

Ces droits ne sont-ils pas déjà reconnus par la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 ?

C’est clair que, de façon implicite, lorsque l’article 27 de notre Constitution dit que tous les citoyens béninois ont droit à un environnement sain, quelque part, on ne peut pas avoir droit à un   un environnement sain s’il n’y a pas les droits à l’eau et à l’assainissement. On ne peut également pas parler de droit à la santé si on ne garantit pas le droit à l’eau potable et à l’assainissement. Mais aujourd’hui,  nous pensons qu’il faut que notre Constitution reconnaisse explicitement les droits à l’eau et à l’assainissement, parce que nous pensons que c’est très important pour la vie même. On dit que l’eau, c’est la vie. Les droits à l’eau et à l’assainissement sont antérieurs même au droit à la santé, et même au droit à l’éducation. Nous pensons qu’il faut que les hommes soient en bonne santé afin que véritablement, ils contribuent  à la croissance économique. C’est ce que nous demandons. Nous pensons que les autorités politiques vont nous écouter par rapport à ce plaidoyer que nous faisons. Nous considérons que si les droits à l’eau et à l’assainissement sont effectifs, alors,  tout régime qui vient au pouvoir devra faire de l’accès à l’eau et à l’assainissement,  une priorité dans les différents programmes d’action.

 

Qu’est-ce qui va changer une fois la  constitutionnalisation de ces droits effective ?

C’est ce que je viens de dire. Si la constitutionnalisation de ces droits devient effective, c’est que chaque citoyen béninois pourra, au nom de ce droit-là, faire pression sur le gouvernement pour avoir accès à l’eau et à l’assainissement. Aujourd’hui, avec les chiffres de l’année 2015 qui ont été publiés grâce à la Revue sectorielle du secteur en avril 2016, la moyenne des populations qui ont accès à l’eau potable est de 68,01%. Cela veut dire que le reste n’a pas encore accès à l’eau potable. Quand je prends le sous-secteur de l’hygiène et de l’assainissement de base, plus de 50% des Béninois défèquent dans la nature. Et on connait les conséquences de tous ces rejets qui vont dans la nature, dans les cours d’eau, etc. Et nul n’est à l’abri de cette question-là. Nous pensons que si on rend effectifs les droits à l’eau et à l’assainissement, c’est le citoyen qui gagne, c’est aussi le pays qui gagne, parce que tout simplement on pourra mettre en priorité cette question et mobiliser les ressources qu’il faut. Aujourd’hui par exemple, si en 2015,  nous avons atteint l’OMD qui concerne  l’approvisionnement en eau potable, au niveau de l’hygiène et de l’assainissement,  nous sommes en retard, parce que moins de la moitié des Béninois dispose de toilettes. Et les conséquences, on les connait. Selon les chiffres du Programme Eau et Assainissement de la Banque mondiale,  près de 7.000 Béninois meurent chaque année à cause d’un mauvais assainissement Aussi,   près de 4300 enfants   meurent à cause d’un mauvais assainissement. Et nous savons à 88%, que ces décès sont liés à la mauvaise hygiène de l’eau. La constitutionnalisation va donner une valeur juridique plus élevée, et à partir de cet instant,  nous pourrons, nous acteurs de la société civile, encourager les différents gouvernements à prioriser ces secteurs et à faire en sorte que nous puissions régler la question de l’accès à l’eau et à l’assainissement. Nous sommes dans un contexte où aujourd’hui les Nations Unies ont fixé les Objectifs de développement durable (ODD) et on parle d’accès universel à l’eau et à l’assainissement d’ici 2030. Comment atteindre cet objectif dans notre pays si dans notre Loi fondamentale,  on ne voit pas inscrits les droits à l’eau et à l’assainissement ? Nous pensons que c’est un raccourci et si le régime de la Rupture arrive à le faire, nous pensons que c’est traduire de façon explicite,  l’engagement que le président Patrice Talon a pris de faire de l’eau et de l’énergie,  des droits inaliénables. Il faut quelque part, que cela soit mentionné afin que tous les acteurs travaillent pour y parvenir.

Où en donc êtes-vous avec le plaidoyer ?

Nous avons démarré notre plaidoyer en nous alignant sur le chronogramme de la commission des réformes institutionnelles et politiques qui a été installée. Nous avons écrit à la Commission pour partager nos préoccupations par rapport à la constitutionnalisation des droits à l’eau et à l’assainissement. A ce propos,   nous avons rencontré les membres de la Commission et nous avons fait notre plaidoyer aux différents membres. Mais cette commission avait un mandat qui était de répondre aux questions qui lui ont été posées, et son rapport n’a pas fait mention des questions sociales, puisque dans leurs termes de références, si on peut parler ainsi, il était question de s’intéresser aux réformes politiques. Puisque la commission a fini son travail, nous avons continué ce plaidoyer au  niveau du ministre de la Justice, puisque c’est la Direction de la législation qui se chargera d’élaborer le projet de réformes. Nous avons donc rencontré le ministre et échangé avec lui. Nous témoignons ici qu’il nous a écouté et a rappelé que l’eau,  c’est effectivement la vie et qu’il n’y a pas de vie sans eau. Au-delà de cette rencontre, aujourd’hui, grâce aux médias, nous essayons de sonner la mobilisation afin que les citoyens pour lesquels nous continuons de nous battre puissent, au moment venu, revendiquer leurs droits à l’eau et à l’assainissement, revendiquer que cela soit effectivement mentionné dans notre Constitution. Nous avons bon espoir que les autorités politiques et les citoyens  vont travailler ensemble pour que cela soit une réalité.

La constitutionnalisation oui, mais après, qu’est-ce que cela va changer du jour au lendemain pour le citoyen ?

 Nous sommes tout à fait d’accord que les droits à l’eau et à l’assainissement à l’instar, du droit à l’éducation, du droit à la santé font partie des droits économiques, sociaux et culturels qui sont des droits progressifs qui ne sont pas immédiatement exigibles. Nous sommes convaincus qu’inscrire ces droits-là,  leur donnera une valeur juridique plus élevée. Et nous, acteurs de la société civile, nous pourrons faire pression sur les différents gouvernements qui vont venir, afin que cela soit une priorité dans les programmes d’action. Nous avons vu comment le régime de la Rupture s’est engagé par rapport à l’énergie. Nous aurions souhaité que la même attention soit accordée à la question de l’accès à l’eau potable, mais aussi à la question de l’hygiène et de l’assainissement.  Allez dans nos écoles et collèges, voir dans quel état se trouvent les toilettes.  Allez dans nos hôpitaux et centre de santé où on soigne les gens et regardez les conditions des toilettes. Allez dans nos marchés regarder les conditions dans lesquelles les toilettes sont. Aujourd’hui, la question de l’hygiène et de l’assainissement de base n’est véritablement pas une priorité dans notre pays. Parce qu’aujourd’hui tous les béninois ne se lavent les mains aux heures critiques. Nous pensons qu’en constitutionnalisant ces droits-là, les autorités politiques vont porter attention à ces questions-là, et même le citoyen va suivre. Et aussi l’Etat central va encourager les différentes communes qui gèrent ces compétences-là, à mieux faire. Parce qu’il n’est pas concevable qu’au 21e siècle, il y ait encore des ménages dans notre pays qui ne disposent pas de toilettes. Au-delà d’une question de santé, c’est une question de dignité. Vous avez aujourd’hui dans des arrondissements, des localités où il n’y a même pas une seule toilette, et les gens défèquent dans la nature. Tout cela nous revient et nul n’est à l’abri, même pas le président de la république, ni ses ministres, lorsque nous consommons le poisson du lac ou de la lagune. Et c’est pour cela qu’il est très important de constitutionnaliser les droits à l’eau et à l’assainissement, pour que nous puissions tous, véritablement nous mobiliser pour avoir, d’ici à 2030, l’accès universel à l’eau et à l’assainissement.

Qu’ajouteriez-vous  pour conclure cet entretien?

J’ajouterais qu’’il s’agit de droits humains liés à l’eau et à l’assainissement et qu’ils permettront  d’améliorer un certain nombre d’indicateurs. Si nous voulons être malins au niveau du Bénin, si nous voulons vite amorcer le développement, c’est le chemin qu’il faudra prendre. Je voudrais aussi ajouter que quand on parle de l’eau, on parle de la solidarité. Et dans tous les pays qui ont constitutionnalisé les droits à l’eau et à l’assainissement, on a vu cet élan de solidarité qui naît, parce que cela permet de faire attention aux pauvres qui n’ont pas d’argent, parce que l’eau est gratuite mais le service n’est pas gratuit. Quand on constitutionnalise les droits à l’eau et à l’assainissement, l’Etat central est amené à mener une politique pro-pauvres, c’est-à-dire à faire en sorte que les pauvres qui n’ont pas suffisamment de moyens pour avoir le branchement ou pour aller acheter l’eau du forage en aient accès. Je crois que le citoyen et le pays ont tout à gagner à constitutionnaliser les droits à l’eau et à l’assainissement. En 2015, le Burkina-Faso l’a fait. Le Niger également. Quinze pays au moins en Afrique l’ont déjà fait. Je crois que le Bénin a tout intérêt à le faire car cela va permettre aux partenaires de faire en sorte que nous ayons les ressources qu’il faut pour l’accès universel. 2030 n’est pas loin. Dans quinze ans, il faut que le Bénin soit au rendez-vous des Objectifs de développement durable, et c’est maintenant qu’il faut commencer à y travailler.

Entretien réalisé par Flore S. NOBIME