Category: Société

RENTREE JUDICIAIRE 2007-2008: Le ministre Gustave Cassa et la famille judiciaire étalent leurs divergences sur la place publique

Gustave Cassa ministre de la justice Garde des SceauxLa grande salle d’audience du tribunal de première instance de première classe de Cotonou a servi de cadre le vendredi dernier à la cérémonie officielle de la rentrée judiciaire pour le compte de l’année 2007-2008. cette cérémonie a été rehaussée par la présence du garde des sceaux, Gustave Anani Cassa ainsi que de nombreuses personnalités du monde judiciaire.
C’est sur le thème : «L’exécution des décisions de justice» que la cérémonie que  l’année judiciaire 2007-2008 a eu lieu. Ce thème, initialement prévu pour être celui de la cérémonie de lancement 2005-2006, n’a pu être développé car l’absence de moyens financiers n’avait pu permettre la tenue de ladite rentrée judiciaire comme souhaitée; toute chose qui explique qu’il soit encore celui retenu pour faire l’objet des réflexions pour l’édition 2007-2008  selon les propos du premier président du tribunal de Cotonou.
Séance particulière à plus d’un titre en raison des tensions entre le monde judiciaire et le gouvernement, la cérémonie de lancement a enregistré de nombreuses communications portant sur le thème choisi.
C’est au garde des sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme (Mjldh), Gustave Anani Cassa qu’est revenu l’honneur de débuter la séance. Au milieu des siens, le ministre Cassa a délivré un discours programme pour aboutir à la justice susceptible de favoriser l’émergence du Bénin. Pour le représentant du gouvernement, la justice béninoise se doit encore de redoubler d’ardeur afin de se hisser à l’échafaud de la performance. Alors que la justice est l’un des piliers du développement à travers l’assurance qu’elle donne aux  citoyens et aux investisseurs de la préservation de leur personne ainsi que de leurs biens, celle du Bénin s’adapte avec beaucoup de difficultés à ces exigences pour tout Etat qui aspire à s’affranchir des spectres des troubles sociaux et des méandres de la pauvreté dira le ministre. Pour lui en effet, les vices tels que la corruption, l’insubordination, la gabegie entre autres sont encore cultivés par nombre d’hommes et femmes de lois en violation de leur serment de se mettre au service de leurs concitoyens et du développement du pays.
Alors même que selon lui, des efforts énormes sont faits pour créer des conditions meilleures de travail et de vie au personnel du milieu judiciaire béninois, ce dernier ne laisse point entrevoir des signes d’amélioration de ses prestations au profit des justiciables et se complait à faire perdurer les dysfonctionnements chroniques et autres carences dont souffre la justice béninoise.

VENT DE SUSPICION ENTRE LE GOUVERNEMENT ET LA JUSTICE
Dans ce discours de plus de quarante (40) minutes à l’endroit du monde judiciaire quant aux attentes du gouvernement vis-à-vis de cette institution, le ministre n’a pas manquer de se prononcer sur la crise qui règne entre le monde judiciaire et le gouvernement depuis quelques temps. En effet, la décision de ce dernier de suspendre l’exécution de toutes les décisions de justice rendues au sujet de conflits domaniaux et dont la mise en application conduirait à des expropriations ou à des déguerpissements a conduit le monde judiciaire, arguant d’une immixtion du pouvoir exécutif dans ses prérogatives constitutionnelles à s’offusquer contre la décision du conseil des ministres. Face à ce levé de bouclier dans le rang des hommes de loi, le garde des sceaux s’est voulu rassurant en appelant le monde judiciaire à interpréter la décision gouvernementale comme une volonté de préservation de la cohésion sociale de la part du gouvernement du Dr Boni Yayi.
Pilule difficile à avaler, le personnel judiciaire, à travers ses différentes composantes ne s’est pas voilé la face pour le dire à son ministre de tutelle. Pour le représentant de la Cambre des commissaires priseurs du Bénin, Me Franck Carlos Assogba, c’est une coïncidence fort heureuse qui s’observe entre le thème de la cérémonie et  la volonté exprimée par les différentes composantes du temple de Thémis. Pour lui en effet, l’exécution des décisions de justice est la traduction matérielle la plus achevée d’une réelle volonté de préservation de la cohésion sociale. C’est pourquoi, selon lui, les commissaires priseurs condamnent la décision du gouvernement de suspendre l’exécution des décisions de justice passées en force de chose jugée.
C’est le même message délivré par les représentants de la Chambre des Notaires Me Irène Adjagba Ichola, de celui des huissiers de justice du Bénin, Me Hortense Bankolé de Souza ainsi que de celui du barreau béninois, Me Moustapha Waïdi. Unanimement et dans un même élan, ces personnalités ont dénoncé ce qu’ils qualifient de bafouement de l’autorité du pouvoir judiciaire.
Cette rencontre qui a vu la participation de nombreux magistrats, notaires, huissiers, commissaires-priseurs, avocats entre autres s’est soldée avec le sentiment que de probables horizons nuageux se profilent dans le ciel des relations entre le monde judiciaire et le gouvernement.
Jean-Claude D. DOSSA

LUTTE CONTRE LE SIDA, LE PALUDISME ET LA TUBERCULOSE: Les entreprises privées entrent dans la danse

Depuis des années, le secteur public enregistre une flopée de mouvements et associations luttant contre le Sida. C’est l’idée des points focaux. Le secteur privé longtemps mis de côté, entre désormais dans la danse avec la mise sur pieds de la Coalition des entreprises béninoises et associations contre le Sida, la tuberculose, et le paludisme ( Cebac-Stp). L’idée est née en Juin 2006 lors d’un séminaire sur la compétitivité des entreprises privées. De ces assises, il est apparu que ces grandes endémies  constituent des freins importants à la compétitivité des petites et moyennes entreprises, d’autant plus qu’elles nuisent considérablement au capital humain, force de toute structure économique digne du nom. Il a été alors décidé de créer une association des PME pour la lutte contre ces trois maladies. A Marrakech, au Maroc, en juin dernier, la Banque mondiale en collaboration avec l’OMS et l’ONUSIDA, a tenu un atelier régional qui a permis d’adopter un plan d’action sur dix-huit mois avec la création d’une coalition. Parallèlement Ouagadougou a abrité un séminaire régional sur la contribution des entreprises privées à la lutte contre le Sida en milieu de travail. Après ces assises, tous les acteurs béninois impliqués dans le projet se sont retrouvés à Cotonou sous l’égide du Comité national de lutte contre le Sida. Ils ont décidé de la création de cette grande coalition née le 17 Octobre dernier. Elle est le fruit de la volonté affirmée des chefs d’entreprise  en vue de relever les défis que posent ces trois endémies qui font des ravages dans les milieux professionnels. Grce à de nombreux partenaires, elle entend  sensibiliser les acteurs du secteur privé sur les problèmes liés au Vih/Sida, la tuberculose et le paludisme. Elle veut aussi mettre en place une plate-forme d’échanges d’expériences en matière de lutte contre ces fléaux, faire des plaidoyers en vue de la prise en compte des préoccupations du secteur privé en matière de Vih/Sida, de tuberculose et du paludisme, coordonner et harmoniser les actions de lutte contre ces trois fléaux. Il s’agit enfin de  mobiliser les ressources humaines, financières et matérielles nécessaires à la mise en Å“uvre des actions dans le secteur. La coalition des entreprises béninoises et associations contre le Sida, la Tuberculose, et le paludisme (Cebac-Stp) est dirigée par un conseil d’administration composée de 17 administrateurs qui élit en son sein, un bureau de 9 membres pour une durée de trois ans. Son président est François GNACADJA et son vice-président Joachim DAHISSIHO. Ses organes sont : l’Assemblée générale, le Conseil d’administration, la commission technique, les coordinations départementales, le commissariat aux comptes et le Secrétariat exécutif. Sida entreprise entend être le creuset des entreprises en lutte contre le mal du siècle, le paludisme et la tuberculose.

Olivier DJIDENOU

PAILLOTE AU CNHU-HKM DE COTONOU: M. Jean-Baptiste Satchivi délivre les usagers de la pédiatrie

Satchivi, Président Directeur Général du Comptoir de Distribution de Produits Alimentaire (CDPA)Le Président Directeur Général du Comptoir de Distribution de Produits Alimentaire (CDPA) a offert à la pédiatrie du CNHU-HKM, une paillote et un séchoir. C’est la première dame Madame Chantal Yayi de Souza qui a réceptionné le joyau mercredi dernier pour le bonheur des usagers de ce centre.
C’est une Å“uvre impeccable qui a été livrée aux usagers de la pédiatrie du Centre National Hospitalier Universitaire de Cotonou le mercredi 31 octobre dernier. Les bénéficiaires du joyau n’ont pas caché leur joie à travers les remerciements adressés à M. Jean-Baptiste Satchivi, Pdg de la société CDPA-AGRISATCH.   Une grande paillote confortablement érigée avec un séchoir bien achalandé, le CDPA par ce geste vient de porter un grand secours aux usagers de la pédiatrie.

UN GESTE LOUABLE
Le geste de M. Satchivi est louable lorsqu’on connaît les problèmes que vivent les usagers de la pédiatrie de ce centre hospitalier. Le geste du Pdg de la société CDPA-AGRISATCH est la concrétisation d’une promesse faite aux bénéficiaires du joyau alors qu’il a choisi le 24 juin 2007 dernier de partager son repas d’anniversaire avec les usagers de la pédiatrie. Heureux d’avoir soufflé ses 50 bougies, le Pdg Jean-Baptiste Satchivi dès le retour de l’Eglise est allé au service de la pédiatrie pour non seulement donner des médicaments, mais aussi partager son repas avec tout le monde. C’est là qu’il découvre les conditions dans lesquelles vivaient les femmes et leurs enfants malades. Insalubrité totale, inexistence de dépotoir€¦toutes choses qui ont choqué M. Satchivi. « On ne peut pas venir à l’hôpital pour empirer son mal », a laissé entendre le donateur. Il a rendu grce à Dieu qui lui a permis de réaliser ce projet. M. Satchivi a remercié tous ceux qui ont Å“uvré pour la beauté et la réception de l’infrastructure dans le délai.  Il a aussi rendu un grand hommage à la première dame qui a été témoin de l’événement. Dans son message, Mme Chantal Yayi de Souza a remercié le donateur qui a préféré partager ses fonds avec les plus vulnérables. Pour la première dame, le CNHU est un hôpital de référence qui meurt sous les décombres de ses infrastructures dégradantes qui a souligné que l’Etat ne peut pas tout faire.   Rappelant la devise de la jarre trouée, la présidente de l’Association Adjalala Horizon d’Espoir a lancé un appel à tous les Béninois pour l’assainissement de ce lieu sanitaire. Elle a pour finir, demandé aux bénéficiaires d’en faire un bon usage.
Nous devons louer la dimension sociale de l’homme qui n’est pas à son premier geste. Et si tous les Chefs d’entreprises pouvaient faire comme M. Satchivi, le Bénin serait déjà sauvé. Rappelons pour finir que c’est M. Atindebakou Modeste, responsable du département marketing et commercial du CDPA qui est le maître d’ouvrage délégué de la réalisation.  « Je suis satisfait du travail accompli » a laissé entendre M.  Atindebakou Modeste

Gabin Assogba

DON DE MATERIELS SANITAIRES A LA CUGO: L’Ong « Messagers de la Paix » assure une bonne délivrance aux femmes enceintes

L’Organisation Non Gouvernementale « Messagers de la Paix » a offert mercredi dernier, un lot de matériels sanitaire au service de Gynécologie du Centre Hospitalier National et Universitaire Hubert Maga de Cotonou. C’était en présence de la première dame Mme Chantal Yayi de Souza et des responsables de l’hôpital.
Apporter sa pierre à l’édifice de la lutte contre le taux de mortalité élevé soit des mamans, soit des enfants ou bien les deux lors de l’accouchement. C’est l’objectif visé par l’Ong « Messagers de la Paix » qui a toujours accordé une place privilégiée à la femme et l’enfant. Un geste très apprécié par les autorités du Cnhu lorsqu’on sait que le matériel offert n’existe pas dans le centre. Il s’agit donc de 4 Monitorings, d’une table d’accouchement, de deux tables de cconsultations, 2PH Metres et un lot de divers comprenant des layettes, des médicaments€¦Les Monitorings sont des appareils qui permettent de suivre les battements de cÅ“ur de la mère et de l’enfant lors du travail de l’accouchement.

CONTINUER A SAUVER DES VIES HUMAINES
Fruit de la coopération bilatérale entre le Royaume d’Espagne et la République du Bénin, ce geste vient selon le Dr de Souza, Chef service de la CUGO, combler le déficit de matériels de travail qui caractérise de CNHU. «Nous ne pouvons que remercier les responsables de l’Ong Messagers de la Paix et leur demander de continuer à sauver les mères et les enfants » a affirmé le Docteur de Souza. Pour le Directeur du Cnhu, le Colonel Idrissou ABDOULAYE, l’Ong « Messagers de la Paix) est un acteur moderne de développement car ses actions cadrent avec la vision du Chef de l’Etat, le président Boni Yayi. « Comment perdre sa vie en voulant la donner ? » s’est interrogé le colonel Idrissou Abdoulaye qui a déploré le taux de mortalité maternelle et infantile qui ne cesse de s’accroître dans le Centre qu’il dirige. « Nous devons rendre un hommage mérité au Consul de l’Espagne près le Bénin, M. Claude Karam qui fait beaucoup pour notre pays » a conclu le Directeur du Cnhu.

TOUJOURS A L’ECOUTE DES PAUVRES
Pour le Consul d’Espagne près le Bénin et président d’honneur de l’Ong « Messagers de la Paix » au Bénin, M. Claude Karam, la santé n’a pas de prix. C’est pourquoi selon lui, la santé de la mère et de l’enfant représente un pilier important dans le processus de développement d’une nation. « Sans la santé, on ne saurait avoir de grand homme » a indiqué Claude Karam qui a ajoute que ce lot de matériels sanitaires permettra désormais d’éviter les complications qui entraînent souvent le décès de la mère ou de l’enfant ou des deux à la fois en procédant rapidement à une intervention. Mr Karam a pour finir rassurer le peuple béninois dans son combat pour la réalisation des grands projets sociaux et la lutte contre la pauvreté. Il n’a pas manqué de remercier le président fondateur de l’Ong « Messagers de la Paix » le Père Angel Garcia et l’Association Adjalala Horizons d’Espoir  présidée par la première dame Chantal Yayi. « Faites usage du matériel » a rappelé le Consul aux bénéficiaires. Le président de l’Ong « Messagers de la Paix » le Père Angel Garcia a renouvelé à l’assistance, son désir de continuer à aider les pauvres et à assister les mères et les enfants du monde entier. Il a mis lui aussi un accent particulier  sur l’entretien du matériel qui doit profiter selon lui à des générations futures. Le Directeur de cabinet du ministre de la Santé M. Moussa Yaro remerciant les donateurs a indiqué que le Cnhu est entrain de retrouver ses lettres de noblesse. Appréciant à sa juste valeur le geste, l’épouse du Chef de l’Etat Mme Chantal Yayi a indiqué que la femme est la mère de l’humanité. Et à ce titre, elle devra en conséquence bénéficier de toutes les sollicitudes que lui confère sont statut social. «Force est de constater qu’elle vient à l’hôpital pour perdre parfois la vie en voulant la donner faute de disponibilité de matériel de soins adéquats » a déploré la première dame qui a rendu un hommage mérité au personnel sanitaire qui ne demande que le minimum en terme d’équipement pour garantir la qualité des soins des patients. Pour Chantal Yayi, le don de l’Ong « Messagers de la Paix » soulagera la souffrance d’exercice des praticiens du service de la CUGO. Une remise symbolique du matériel a été faite, la réception du matériel proprement dite étant prévue pour ce jour.

Gabin Euloge ASSOGBA

CAMPAGNE NATIONALE DE SALUBRITE: Boni Yayi a balayé avec les femmes de Dantokpa

Le Président Boni Yayi en croisade contre l'insalubrité Le président de la République le Docteur Boni Yayi a procédé samedi dernier au lancement de la campagne nationale de salubrité. C’est le marché Dantokpa qui a été choisi pour le démarrage de ce programme concocté par le ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature Mme Juliette Koudénoukpo Biaou.
La campagne nationale de salubrité a démarré samedi dernier sur toute l’étendue du territoire national. Toutes les villes et villages du Bénin ont changé de visage ce week-end même si toutes les cameras étaient branchées sur le marché international Dantokpa, lieu choisi par le couple présidentiel pour donner le top de cette activité. Rteaux, brouettes, balais€¦à la main, membres du gouvernement avec en tête le ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature Mme Juliette Koudénoukpo Biaou, l’initiateur du programme, le président Mathurin Nago et ses pairs, le président du Conseil Economique et Social Raphiou Toukourou, le Président de la Chambre ce Commerce et d’Industrie du Bénin M. Ataou Soufiano, le premier adjoint au maire de Cotonou M. Léhady Soglo  de Cotonou€¦ ont pris d’assaut le marché Dantokpa pour donner le bon exemple dans le cadre de l’assainissement de notre environnement. Malgré la pluie qui s’est abattue sur la ville de Cotonou, le Chef de l’Etat et sa suite sont allés jusqu’au bout donnant ainsi un cachet particulier à cette opération. De l’autre côté de l’avenue des armés, lieu retenu auparavant pour accueillir la manifestation, la mobilisation était générale. Les agents du ministère des sports, les sapeurs-pompiers€¦et tous les agents des services qui longent cette avenue sont massivement sortis pour accomplir ce devoir citoyen. Le commissaire de la ville de Cotonou Constant Sossou et ses éléments se sont suppléés pour la circonstance aux locataires de leur violon pour sarcler et balayer l’entourage de leur lieu de travail. Très satisfait de cet événement dont les résultats seront à son actif, le ministre de l’environnement lance un appel à tous les Béninois pour que cette opération perdure.

POURQUOI AVOIR CHOISI DANTOKPA ?
Au départ, c’est le boulevard des Armés qui a été retenu pour accueillir le lancement de la campagne nationale de salubrité. La  preuve, les populations et même certaines autorités ont pris d’assaut ce lieu avant d’être informé que c’est Dantokpa qui a été finalement retenu pour l’événement. Mais l’idée que les gens avaient du marché avant d’y aller samedi dernier était trompeuse. Dantokpa n’est plus sale comme auparavant. Oui. On a trouvé un Dantokpa propre. Le Chef de l’Etat qui maîtrise tout ce qui se passe dans ce marché n’a pas fait le choix de lancement la campagne à ce lieu parce que c’est un lieu sale. Mais tout simplement parce que, le personnel de la Sogema, les commerçants et commerçantes de ce marché ont anticipé depuis trois cette opération. En effet, pour assainir les marchés Dantokpa, Gbogbanou et Ganhi, la Dg Denise Houngninou Ahouissoussi a eu l’idée de lancer depuis le mois d’août la campagne mensuelle de salubrité de façon rotative dans les marchés qui sont sous sa tutelle. Une opération qui a changé le visage du marché Dantokpa présenté depuis des années comme un dépotoir. Pour la Dg Denise Houngninou Ahouissoussi qui est honorée par le choix du gouvernement de lancer l’opération par Dantokpa, la Sogema est un élu de Dieu cette année avec les multiples visites du Chef de l’Etat. Pour la Dg Sogema, ce choix est un témoignage de l’amour que Boni Yayi a pour Dantokpa. « La propreté est le luxe du pauvre » a affirmé Denise Houngninou Ahouissoussi qui demande aux usagers de Dantokpa d’emboîter le pas au Chef de l’Etat dans son désir de faire du Bénin, un pays sain, propre.

Gabin Euloge ASSOGBA

NEGOCIATIONS: Gouvernement et syndicats repartent dos a dos

Le Cic de Cotonou a servi de cadre le vendredi dernier à la poursuite des négociations entre le gouvernement et les centrales syndicales. Cette rencontre capitale a enregistré la présence des ministres Emmanuel Tiando, Lawani et Bernadette Agbossou Sohoudji ainsi que de nombreux  responsables syndicaux.
Après la rencontre du lundi 22 octobre dernier qui s’est soldée par un statut quo entre les différents acteurs des négociations, la rencontre entre les syndicats et le gouvernement représenté par trois de ses membres revêtait un caractère particulier. En effet, après de nombreux et longs mois de pourparlers soldés par un bilan mitigé, le round du vendredi dernier visait à relancer les débats dans la perspective de trouver un terrain d’entente quant aux différentes revendications des centrales syndicales. La satisfaction de ces revendications, ayant pour les unes des incidences financières sur les finances publiques et non pour les autres, ont une nouvelle fois servi de pomme de discorde entre le gouvernement et les syndicats. Ainsi pour les revendications à conséquence financière au nombre desquelles se trouvent  la revalorisation de la valeur du point indiciaire, l’apurement des arriérés salariaux, la revalorisation de la fonction enseignante, le paiement équitable des primes à tous les agents de l’Etat, la réduction des taux d’Ipts par tranche de salaires l’institution d’un mécanisme de révision des pensions des retraités tous les deux ans entre autres, seules quelques unes ont pu être abordé lors des deux heures d’échanges entre les parties. Selon Laurence Monteiro de la Centrale des Organisations Syndicales indépendantes (Cosi), les échanges n’ont pas abouti à un accord sur les modalités de mise en Å“uvre des différentes décisions. Par ailleurs, les centrales syndicales incitent le gouvernement à réévaluer la valeur du point indiciaire entre 7 et 15% selon les propositions émises d’un syndicat à un autre. Le gouvernement quant à lui, est disposé selon Mme Monteiro à hisser le point indiciaire à 3% ; toute chose qui paraît insuffisant aux yeux des syndicats même s’ils notent une disponibilité du  gouvernement au dialogue.
Cette même tendance à la mésentente s’observe au niveau des revendications sans incidence financière pour le contribuable béninois. Au nombre de ces revendications, la refonte des textes de la fonction publique, l’organisation des concours professionnels et la mise en Å“uvre de la décision de reversement dans les corps des agents permanents de l’Etat, des agents contractuels gés de moins de 40 ans à la date de signature de leur premier contrat de travail.
Pour le Ministre du Travail et de la Fonction Publique (MTFT), Emmanuel Tiando, bien qu’houleuses, les négociations se déroulent dans une bonne ambiance et permettent  d’augurer de lendemains heureux pour les différents points en discussion entre les parties. Il ne manque d’appeler les centrales syndicales à la patience car selon ses propos, le gouvernement fait de nombreux efforts pour décrisper l’atmosphère sociale ; il en veut pour preuve les 15 milliards annuellement consacrés par ce dernier à l’apurement des arriérés salariaux. Après ces échanges sans d’importants résultats, rendez vous est pris par les différentes parties pour les semaines prochaines en vue de poursuivre les débats.
Jean-Claude D. DOSSA

RENCONTRE AVEC MONSIEUR DAY BRYAN, PRESIDENT DE DAY INTERNATIONAL ASSOCIATES INC: « Nous avons beaucoup d’opportunités à développer au Bénin »

MONSIEUR DAY BRYAN, PRESIDENT DE DAY INTERNATIONAL  ASSOCIATES INC

Le Bénin attire de plus en plus d’investisseurs étrangers. Parmi eux, nous avons rencontré pour vous Day Bryan, Président de Day International  Associates Inc, une grande compagnie américaine qui envisage de réaliser de gros projets dans notre pays  et pour sa promotion aux Etats- unis. En visite à Cotonou la semaine écoulée, il nous parle des motivations de son attrait pour notre pays et de l’intérêt que le citoyen ordinaire peut en tirer.

L’Evénement Précis:   Pourquoi êtes-vous au Bénin ?
Day Bryan : Je suis à Cotonou pour finaliser l’accord de partenariat avec Mme Santos sur la mise en place de la maison du Bénin en Floride. C’est avec l’aide du Docteur Toléba  et son équipe formidable que j’ai travaillé dur pour que tous les papiers soient prêts afin que cette signature soit chose faite.

En quoi consiste ce partenariat ?
Cet accord consiste essentiellement à la mise en place d’un centre en Floride pour faire la promotion de l’art et de la culture du Bénin aux Etats-Unis. Donc, c’est la meilleure façon de faire rayonner le Bénin aux Etats-Unis et plus tard au Canada, puisque j’ambitionne de faire la même chose au Canada. La maison du Bénin en Floride sera une portion de ce pays transposé dans l’Etat de Floride pour que les gens là-bas découvre ce que c’est que le Bénin.

De quoi se compose cette structure que vous envisagez mettre en place ?
A la maison du Bénin, il y aura environ cinq différentes sections concernant l’art et la culture du Bénin. dans la section de sculpture par exemple, on peut trouver des objets d’art béninois. Dans la section culinaire, les gens vont déguster la nourriture du Bénin. nous allons aussi développer le café du Bénin que nous allons faire découvrir aux Etats-Unis.

Qu’est-ce qui vous a si intéressé pour que vous décidiez d’installer la maison du Bénin en Floride ?
J’ai découvert le Bénin il y a deux ou trois ans. J’ai remarqué vous avez une riche culture. Les gens sont chaleureux, accueillants. Vous disposez aussi d’un patrimoine historique de grande valeur. C’est toutes ces richesses que j’ai envie de partager en Amérique. J’ai eu des séances de travail avec le Docteur Toléba et son équipe jusqu’à la signature de l’accord. Ce qui me motive le plus c’est que le Bénin est un pays de paix avec un gouvernement qui mène une politique courageuse de lutte contre la corruption. Tout ceci crée un climat de sérénité qui m’a motivé.

Quelles sont les autres activités que vous entendez mener dans notre pays ?
Ce n’est pas ce seul projet qui motive  ma présence. Je suis là également pour la promotion de la société Auto to Africa qui entend importer au Bénin des voitures de deuxième main, avec des partenaires allemands. Il y aura des voitures de grosses cylindrées comme les voitures de luxe ou encore les bas de gamme. Mais ce sera des voitures de qualité, à des prix compétitifs pour que le commun des mortels puisse s’en procurer.

Quelles opportunités trouvez-vous aussi dans notre pays ?
J’ai rencontré beaucoup de personnalités. Mais celle qui m’a le plus impressionné c’est le directeur du projet de la Route des Pêches. C’est un vaste projet où il y a énormément de choses à faire..

J’ai appris que vous avez rencontré également le DG Sonapra. Que voulez-vous faire dans le domaine agricole ?
Je l’ai rencontré dans le cadre de l’exploitation du café béninois. C’est un entretien riche destiné à étudier toutes les possibilités depuis la production jusqu’à l’exportation du café béninois. Mais tout cela sera fait pour créer des emplois, et des emplois de qualité au Bénin. nous ne sommes pas là juste pour prendre l’argent. Nous entendons contribuer au bonheur des béninois. Nous voulons aussi implanter une raffinerie au Bénin. si j’ai rencontré le Docteur Emile Derlin Zinsou c’est pour voir dans quelle mesure on peut importer du Nigeria du pétrole brut. Il s’agit de prendre conseil auprès de lui pour voir la faisabilité de ce projet. Le président Zinsou est un homme qui a fait et qui continue d’ailleurs de faire beaucoup de choses pour le Bénin. a son niveau, il fait ce qu’il a à faire pour apporter un coup de main à l’action du Chef de l’Etat dans le développement du pays. Selon la conception que j’ai de ce type d’investissement, si nous importons du brut du Nigeria, nous allons réaliser des bénéfices dont la majeure partie restera au Bénin. c’est une méthode qui sera quelque peu différente de la manière habituelle que l’on a d’importer de faire des affaires dans les Etats africains.

Pourquoi n’avez-vous pas rencontré le Président de la république lui-même, vu l’ampleur des projets que vous envisagez d’implanter dans notre pays ?
J’ai rencontré le chef de l’Etat l’année dernière lors d’une visite qu’il a faite aux Etats-Unis. Nous avons échangé un peu. Ma visite actuelle est surtout pour faire le point de tout ce que je pourrai mettre en place comme projet au Bénin avant même d’envisager de le rencontrer à nouveau.

Entretien réalisé par Gérard AGOGNON ET OLIVIER ALLOCHEME

CEREMONIE DE REMISE DES OSCARS DU FOOTBALL AFRICAIN : Les raisons du choix de Cotonou

Plusieurs raisons sont à l’origine du choix porté sur la capitale économique du Bénin pour abriter la soirée gala de remise des distinctions aux meilleurs footballeurs africains pour le compte de la saison 2007.

La capitale économique du Bénin va accueillir en décembre ou janvier prochain la cérémonie officielle de distinction des meilleurs footballeurs africains de la saison en cours. C’est ce qui ressort de la réunion mensuelle du bureau des instances supérieures du football en Afrique. En effet, après Accra au Ghana, qui a abrité la dernière édition, c’est le Bénin et sa capitale économique Cotonou qui vont vibrer au cours d’une soirée au rythme du football africain en fin d’année ou au début de l’année prochaine. Cette marque de distinction de la Caf ( Confédération africaine de football) à l’endroit du Bénin n’est pas un fait du hasard. Le Bénin a beaucoup progressé sur le plan sportif ces derniers temps notamment avec sa participation à la Can 2004 en Tunisie et l’organisation du championnat d’Afrique junior doublée de la bonne prestation des Ecureuils au mondial junior en Hollande 2005. Par ailleurs, le Bénin n’est plus un éternel donneur de points à ses adversaires. Le foot béninois se fait de plus en plus respecter sur le plan international. Le Bénin a fait un bon parcours lors de ces éliminatoires et est en passe de se qualifier pour la Can 2008. Ce qui lui a permis de quitter la zone rouge du classement Fifa-Coca cola. Le Bénin est passé de la 147ème place à la 79ème place. Tous ces efforts faits par le Bénin mérite d’être soutenus. C’est pourquoi, les instances suprêmes du football en Afrique ont porté leur choix sur la capitale économique de notre pays. Le Bénin bénéficie également de sa stabilité politique qui est enviée partout en Afrique et aussi dans le monde. Au cours de cette cérémonie, la vedette ivoirienne de Chelsea, club anglais de première league va remettre sa couronne en jeu. Didier Drogba est le détenteur du ballon d’or africain. Il l’a arraché à l’attaquant camerounais de Barcelone, Samuel Eto’o. D’autres sommités du football africain telles que Michael Essien, Emmanuel Adébayor, Nwanko Kanu€¦ peuvent aussi être à Cotonou. L’arrivée de ces grands noms du football international va donner une nouvelle dimension au football béninois. Les hôtels de Cotonou vont connaître un boom pendant au moins 24h. Janvier n’est pas loin. Tous ceux qui sont concernés par cette préparation doivent faire en sorte que la Caf ne regrette son choix. Des villes célèbres telles que Le Caire, Le Cap, Yaoundé, Abidjan, Accra ont déjà abrité cette soirée de gala. Le Bénin a tout à démontrer pour continuer à bénéficier de l’attention de la Caf.

CITE DU VATICAN : Les évêques béninois rencontrent le Pape

Le Saint-Père s’est adressé ce matin aux membres de la Conférence épiscopale du Bénin, en conclusion de leur visite Ad Limina, devant lesquels il a rappelé que, ces années, ils ont «fait preuve d’un grand courage évangélique pour guider le peuple de Dieu au milieu des nombreuses difficultés». Ainsi ont-ils démontré leur «intérêt pastoral pour les grandes questions auxquelles était affrontée» la société béninoise, «notamment dans le domaine de la justice et des droits humains».

Après avoir vivement encouragé les prélats «à développer une authentique spiritualité de communion» entre eux et avec les prêtres, Benoît XVI à souligné l’importance d’aider ces derniers à «assumer pleinement leur ministère sacerdotal», en redonnant une place centrale «à une intense vie spirituelle» .

A propos ensuite de l’influence des traditions dans la vie sociale, le Saint-Père a dit que «si leurs aspects les meilleurs doivent être encouragés, il est nécessaire de récuser les manifestations qui servent à nuire, à entretenir la peur ou à exclure l’autre… Une solide formation chrétienne sera donc un soutien indispensable pour aider les fidèles à confronter la foi avec les croyances» découlant de la tradition. Cette formation doit aussi leur permettre d’apprendre à prier avec confiance… et dans cette lourde tche, la collaboration des catéchistes est un apport précieux».

«Les instituts de vie consacrée apportent une généreuse contribution à la mission», a ajouté le Pape, invitant en particulier «les membres des communautés contemplatives à demeurer, par leur présence discrète, un appel permanent pour tous les croyants à rechercher sans cesse le visage de Dieu et à lui rendre grce pour tous ses bienfaits».

Dans le contexte culturel ensuite, Benoît XVI a rappelé combien «il est nécessaire que la présence de l’Église se manifeste par des signes visibles, qui indiquent le sens authentique de sa mission parmi les hommes. Parmi ceux-là, les célébrations liturgiques ferventes et chaleureuses tiennent une place éminente. Au cÅ“ur même de la société, elles sont un éloquent témoignage de foi rendu par vos communautés. Il est donc important que les fidèles participent à la liturgie de manière pleine, active et fructueuse».

Toutefois, «pour que des éléments culturels incompatibles avec la foi chrétienne ou des actions prêtant à confusion ne soient pas introduits dans la liturgie, une solide formation en la matière doit être assurée aux séminaristes et aux prêtres, permettant l’approfondissement de la connaissance des fondements, de la signification et de la valeur théologique des rites liturgiques» .

Puis le Saint-Père a rappelé à ses hôtes qu’en diverses circonstances, ils avaient «défendu courageusement les valeurs de la famille et du respect de la vie…, menacées par des idéologies proposant des modèles et des attitudes en opposition avec une authentique conception de la vie humaine. Je vous encourage à poursuivre cet engagement, qui est un service rendu à la société tout entière».

«Dans cette perspective -a-t-il poursuivi-, la formation des jeunes est aussi l’une de vos priorités pastorales.. . En aidant les jeunes à acquérir une maturité humaine et spirituelle, faites-leur découvrir Dieu», a recommandé le Pape. Quant aux obstacles «qu’ils rencontrent pour s’engager dans le mariage chrétien et pour vivre dans la fidélité aux engagements pris, obstacles souvent liés à la culture et aux traditions, exigent non seulement une sérieuse préparation à ce sacrement, mais aussi un accompagnement permanent des familles, particulièrement dans les moments» les plus difficiles.

Benoît XVI a conclu en exprimant aux pasteurs du Bénin sa «satisfaction de constater que, d’une manière générale, les relations entre chrétiens et musulmans se déroulent dans une atmosphère de compréhension réciproque. Aussi, pour éviter de voir se développer quelque forme d’intolérance et pour prévenir toute violence, convient-il d’encourager un dialogue sincère, fondé sur une connaissance réciproque toujours plus vraie, notamment par des relations humaines respectueuses, par une entente sur les valeurs de la vie et par une coopération mutuelle en tout ce qui promeut le bien-être commun. Un tel dialogue exige aussi de préparer des personnes compétentes pour aider à connaître et à comprendre les valeurs religieuses que nous avons en commun et à respecter loyalement les différences».

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 20 SEP 2007 (VIS). A Castelgandolfo ce matin, le Saint-Père a reçu en audiences séparées six prélats de la Conférence épiscopale du Bénin en visite Ad Limina:

  • Mgr. Fidèle Agbatchi, Archevêque de Parakou.
  • Mgr. Paul Koussassivi Vieira, Evêque de Djougou.
  • Mgr. Clet Feliho, Evêque de Kandi.
  • Mgr. Pascal N’Koué, Evêque de Natitingou.
  • Mgr. Martin Adjou Moumouni, Evêque de N’Dali.
  • L’Abbé Pascal Guezodje, Administrateur diocésain d’Abomey.