Category: Art et Culture

Bénin To-fâ 2017 et les difficultés sociales: Amoussa Rahimi confond David Koffi Aza

Il a été précédemment le chargé de communication  de l’association Bénin  Tofâ. Il s’appelle, Amoussa Rahimi. Métaphysicien de renommée, il vient d’éclairer les Béninois sur les difficultés sociales actuelles et les prédictions du Fâ sur l’avenir du pays en 2017. Avec précision, Amoussa Rahimi livre la substance du rapport du Bénin Tofâ 2017, sur le plan social, dans une interview qu’il nous a accordée. Un volet du rapport avec lequel il confond son compère David Koffi Aza qui estime, dans une récente sortie médiatique,  que le « pays échappe spirituellement au Chef de l’Etat ». Lisez plutôt.

L’Evénement Précis : Le Bénin Tofâ 2017 a prédit quelques difficultés pour le peuple béninois en 2017. Peut-on lier les SOUFFRANCES liées aux casses, à la lutte contre les faux médicaments et L’AMENUISEMENT de plus en plus accru du panier de la ménagère au malheur que nous a révélé l’oracle ?

Amoussa Rahimi :Vous posez à travers votre question des prédictions du TOFA 2017 sur le plan social. Avant toute chose,  il est utile de résumer les prédictions du Tofâ 2017 sur le plan économique.
En sa Page 6 du Rapport Tofâ 2017,  nous lisons : FU DAGBE DAGBE, GBE DAGBE DAGBE,  c’est-à-dire : La prospérité s’installera dans le pays dès que l’on exécutera les Rituels prescrits par FA.
En sa page 24,  nous lisons :
C’EST LA PINCE PUISSANTE QUI PARVIENT A SORTIR LE METAL ROUGI DU FEU,  c’est-à-dire : Le pays traversera au cours de la nouvelle année,  plusieurs épreuves qui pourront retarder les actions prévues,  mais la persévérance du Chef sera une garantie de réussite. En sa page 55, nous lisons :
FA signale une récession économique qui accompagnera la morosité économique que traverse déjà le pays. Au début de l’année, le pays connaîtra une instabilité économique. C’est le résumé du Tofâ 2017 sur ce que vous appelez les souffrances et l’amenuisement du panier de la ménagère.

Votre compère David Koffi AZA a déclaré récemment que le pouvoir spirituel est en train d’échapper au Président Patrice TALON. En tant que Métaphysicien, le confirmez-vous ?
Permettez que je partage avec vous ces paroles du TOFA 2017 en sa page16 :ON NE RAMASSE PAS UN ELEPHANT MORT SUR UN TAS D’ORDURES, NOUS DEVONS NOUS ENRACINER AFIN DE VIVRE ICI,  c’est-à-dire,  Face à ses adversaires, le Chef est un GEANT REDOUTABLE. Mais son INVULNERABILITE définitive ne s’obtiendra que lorsqu’il tiendra compte des traditions de chez lui, de ses valeurs endogènes qui consolideront ses bases.
Le Bénin est un pays laïc.Aussi,  nous ne devons pas vouloir du Chef,  qu’il affiche une obédience religieuse au profit d’une autre. Ce que nous voudrions rappeler,  ce sont les 5 piliers occultes fondateurs de la Nation Béninoise. Ce sont 1- Les Vodouns ;  2- Le lègba ;  3-Le culte des Morts ;  4- La sorcellerie et 5- Le FA. Tant que le Chef n’a pas déshonoré publiquement l’un de ces 5 piliers, nous ne pouvons pas parler d’échappement du pouvoir spirituel des mains du Chef.

Vous avez l’habitude de faire des études métaphysiques sur les personnalités de notre pays. Que vous ont révélé vos recherches sur la méthode de gestion du Président Patrice TALON ?
Le président TALON est du signe Taureau. Or,  les arcanes disent que les taureaux sont venus au monde pour travailler et atteindre la sécurité matérielle. Le Taureau représente la vie et les constructions. Dans les professions du Taureau, nous avons : les professions liées à la terre, les métiers de l’ART, les carrières bancaires, les professions en rapport avec la nourriture. Aussi,  le signe astrologique et les nombres du Chef de l’Etat le  prédisposent à la maîtrise du Matériel et de sa gestion. C’est la gestion en vue des Résultats Palpables  qui le caractérisent.

Que proposez-vous pour que les souffrances que vivent actuellement les Béninois par rapport aux mesures gouvernementales s’allègent ?
La première proposition, c’est que nous travaillons à diminuer le gaspillage immergent dans notre vie. Que nous cessions de gaspiller le peu de nos ressources dans les futilités telles que  les enterrements coûteux, la non maîtrise de la gestion de l’électricité et de l’eau dans nos foyers, que nous diminuons la distance entre nos lieux de travail et nos maisons, la distance entre l’école et la maison , que nous cessions de nous autodétruire par des prises de médicaments non prescrits par les spécialistes, que nous apprenions à créer des jardins dans nos maisons, écoles,  espaces libres afin de pouvoir se nourrir à la nature et non de produits manufacturés chers, que nous cessions d’alimenter nos moteurs avec des qualités d’essence douteuse qui gâtent régulièrement nos engins et engloutissent nos économies, que nous nous protégions en circulation afin d’éviter les surprises d’accidents qui engloutissent nos ressources et déstabilisent notre état mental et spirituel, que nous cessions de nous rendre malades en ne s’occupant pas de notre environnement de vie etc.….

S’il vous était donné de donner quelques conseils au Président Patrice TALON qui est bientôt à un an de gestion du pays, que diriez-vous ?
Nous lui demandons humblement de parler à son peuple lui-même des ambitions qu’il vise pour la nation. Que le peuple ne soit pas surpris des exécutions des reformes. Et que l’on tienne compte de la socio-anthropologie de conception de chaque milieu où doivent s’appliquer les reformes et ambitions. Que le Chef de l’Etat honore les vrais sachants de toutes les obédiences, que les nantis de chaque quartier, village etc…,  soient invités à participer à la diminution de la souffrance de leurs cohabitants. Qu’il honore les anciens rois, dignitaires et présidents vivants, et décédés.

Que dites-vous pour conclure cet entretien ?
Que le peuple béninois soit patient.
Que le peuple béninois opte pour la légalité.
Que le peuple béninois opte pour la gestion rationnelle et non ostentatoire.
Que chacun fasse tout le bien qu’il veut que l’on lui fasse à ses prochains.
Que chacun se cultive, cherche à connaitre les lois de la vie.

Propos recueillis  par Donatien GBAGUIDI

Une étude du métaphysicien Amoussa A. RAHIMI: Rupture & Ascèses & Nouveau Départ

Quand ceux qui ont pour mission de guider le peuple ne cherchent qu’à lui plaire, c’est la fin d’une civilisation. Savoir distinguer le beau du laid, l’utile du nocif, le vrai du faux est une faculté que  la rupture doit promouvoir et ceci par la prise en compte désormais dans tout ce que le gouvernement doit entreprendre de la trinité qui caractérise l’être humain à savoir :
1. l’intellect dont le domaine est la science
2. le cœur dont, le domaine est la religion, la morale, le sacré, l’initiation
3. la volonté dont le domaine est l’art dans ses  différents  moyens tels que la musique, la sculpture, l’architecture, la poésie la peinture etc.… permettant d’extérioriser, de concrétiser ce que l’on pense.

I) Les lumières du monde
Trois catégories de personnes par leur choix agissent favorablement sur l’humanité ; il s’agit : des initiés, des mystiques et des artistes. Tandis que par leurs chefs d’œuvre, les artistes agissent sur le monde, les mystiques agissent sur le monde par leurs émotions spirituelles, par leurs vertus. Quant aux initiés, aux grands maîtres, ils agissent sur le monde par leur pouvoir de propager la lumière, des formes qui se rapprochent le plus possible de la beauté idéale, de l’amélioration morale, de l’amélioration du contenu du domaine des sens, des idées , des principes. Ces trois catégories de créatures se rejoignent dans leur désir d’améliorer, de perfectionner sans cesse l’humanité. Seulement que chacune s’y prend  de façon différente, selon ses facultés et ses dons. Les artistes, les mystiques, et les initiés possèdent chacun des moyens d’expressions différents, une mission différente. Chacune de ces trois catégories de personnes correspond aux trois principes essentiels dont l’homme est constitué à savoir : l’esprit, l’âme et le corps ou l’intellect, le cœur et la volonté ou la pensée, le sentiment et l’action. En vérité, l’homme complet est seul cet homme capable d’embrasser ces trois mondes c’est à dire la philosophie, la religion (qui comprend la morale) et l’art.

II) Changements du Corps ou de l’Esprit
La résurrection de la république doit se baser sur ces trois piliers et chacun est invité dès à présent à réviser sa vie et se concentrer sur tout ce qui lui manque. Il va falloir stopper cette culture qui emmène certains béninois et béninoises à ne rechercher qu’à prendre, toujours prendre et cultiver l’amour du donner. Nous devons cesser d’avoir peur de perdre quelque chose, de nous appauvrir car c’est justement cette attitude, cette manière de penser qui nous appauvrit. Pour s’enrichir, nous devons apprendre à donner. La puissance est basée et fondée sur l’unité, l’harmonie des différents corps de l’homme qui permettent d’entrer en relation avec un grand nombre de forces, d’intelligences et d’entités dans l’univers. Et ces entités s’expriment souvent à travers l’homme sous la forme de geste, de mouvement. Aussi par l’intermédiaire de gestes et de postures diverses, conscientes ou inconscientes, nous entrons en liaison avec ces différentes forces et existences. Chacune de nos gestes dégage une énergie subtile qui actionne des commutateurs dans la nature et ceci explique, la nécessité de l’étude des gestes car par nos propres gestes, nous pouvons nous emprisonner ou nous libérer. Les mouvements du corps et du visage sont un langage clair pour qui sait les lire. Ils sont des expressions de notre intellect et de notre cœur. Et même s’il arrive, de trahir par la maîtrise des gestes, il nous reste les émanations qui expriment absolument l’état intérieur. Aussi la meilleure manière d’apprécier une personne ou une réalité doit s’étudier sur trois points à savoir : la forme de la personne ou de la réalité, les émotions qui se dégagent de cette  forme et l’esprit que produit ses émanations. Nous devons apprendre à jeter un regard dans les profondeurs des êtres au lieu de nous arrêter sur leurs manifestations superficielles ou ce que l’on vient nous raconter qui peut bien sûr nous tromper énormément et nous faire contracter des dettes karmiques. Oui le changement, l’évolution implique un travail complexe, ardu qui dure toute notre vie. Oui la vie est difficile et constitue un ensemble de problèmes. La résurrection de la république ou du béninois, de la béninoise  est un choix, un appel au choix par chacun de nous : Est-ce que nous voulons nous plaindre de nos problèmes tout le temps ou essayer de les  résoudre et apprendre à nos enfants à le faire ? Et pour cela, il nous faut  la discipline qui doit constituer notre outil de base. Oui, faire face aux problèmes constitue un processus très douloureux qui fait naître frustration, peine, douleur, solitude, culpabilité, regret, colère, peur, inquiétude, angoisse, désespoir et que sais-je encore des sensations désagréables. Oui mais seule dans la confrontation aux problèmes et leur résolution que la vie trouve sa dynamique et sa signification. Nous devons apprendre à ne pas avoir peur des problèmes avec la souffrance qu’ils impliquent. Par crainte de la douleur, nous essayons souvent et à des niveaux divers, d’éviter des problèmes. La résurrection de la république exige la discipline, une discipline qui exige :
• Le Retardement de la satisfaction.
• L’Acceptation de la responsabilité.
• La Consacrassion à la vérité.
• La Recherche de l’équilibre.
Pour la résurrection de la république, il y a et il y aura toujours des décisions à prendre qui touchent et toucheront plusieurs d’entre nous. Et ce n’est pas facile de prendre des décisions qui touchent à la vie des autres car ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui sont prêts à souffrir le plus pour prendre ces décisions illustrant ainsi la grandeur d’une personne  par sa capacité à souffrir comme le Christ sur la croix. Aussi, la résurrection de la république s’accompagnera sine qua none de la douleur : LA RUPTURE ET LE NOUVEAU DEPART.
Il va falloir se dépasser, apprendre à poser des actes d’amour, de réagir contre la paresse par le travail, de réagir contre la peur par le courage. Et c’est seulement à partir de ces actes que la rupture prendra corps dans chaque béninois et dans chaque béninoise. La peur du changement est inévitable pour la résurrection de la république et le courage n’est pas en vérité l’absence de peur mais plutôt l’action malgré la peur, la réaction contre la résistance qu’engendre la peur de l’inconnu et du futur. Le changement implique et demande du courage, de l’audace car c’est un risque. Choisir la vie et l’évolution et donc le changement, c’est choisir la perspective de la mort car l’essence même de la vie est le changement, l’évolution, et le déclin combinés. Fuir la mort, c’est fuir l’évolution et le changement. Chacun de nous est limité en permanence des limites de notre temps de vivre et d’aimer ; Aussi, nous sommes invités à vivre le plus pleinement possible. Vivre ou aimer librement sans arrière pensée, c’est admettre la présence continuelle de la mort et de ses conseils. Il ne peut y avoir résurrection réelle de la république lorsque nous refusons la mort c’est-à-dire avec elle la nature changeante des choses.
Ainsi, la vie toute entière présente des risques et plus nous vivons avec amour, plus elle comporte de risques et parmi les milliers de risques que nous prenons au cours de notre vie, le plus grand est celui d’évoluer, de grandir. L’on ne grandit que par étapes en franchissant une multitude de petits pas vers l’inconnu, en se confrontant avec soi-même, en n’oubliant pas que tout en subissant les changements du cycle de la vie, le corps n’évolue pas c’est-à-dire que l’on ne se forge pas un nouveau type physique, le déclin des capacités physiques au fur et à mesure que nous  vieillissons est inévitable à la différence de l’esprit qui peut évoluer au cours d’une vie, d’une existence de manière spectaculaire, accroissant notre compétence spirituelle jusqu’à un âge avancé simplement parce que la vie nous offre au quotidien maintes occasions illimitées d’évoluer jusqu’à la fin de notre existence.

Lancement d’un ouvrage du Professeur Adrien Huannou sur le célèbre auteur décédé: L’humanisme de Jean Pliya dévoilé

La vie et les œuvres du célèbre écrivain Jean Pliya ont été concoctées dans un recueil dénommé « Jean Pliya l’humaniste ». Cet ouvrage scientifique écrit par le Professeur Adrien Huannou, Directeur du Centre international de recherches et d’études francophones (Ciref) a été présenté aux scientifiques et amoureux des œuvres de Jean Pliya, hier, mardi 28  février 2017 à l’Infosec.
Que savoir de la vie et des œuvres du célèbre écrivain Jean Pliya ? A quoi se réfère le caractère humain de Jean Pliya ? La réponse à ces questions a été largement  abordée dans cet ouvrage dont le lancement, présidé par Madame le Ministre des enseignements supérieurs Marie-Odile Attanasso, a connu la participation de plusieurs personnalités dont, les représentants de l’église catholique, les enseignants chercheurs de l’Université d’Abomey-Calavi, la famille Pliya et bien d’autres amoureux des œuvres du célèbre écrivain. Cet ouvrage représente les actes du colloque international sur la vie et les œuvres de Jean Pliya, tenu à Cotonou les 12 et 14 mai 2016. Des travaux qui, à en croire le Directeur du Ciref et auteur du livre, le Professeur Adrien Huannou, ont révélé l’humanisme du célèbre écrivain. Selon ses propos, le titre « Jean Pliya l’humaniste » est survenu après le développement des thématiques de plusieurs auteurs entre autres, Anicette Quenum et Pascal Tossou, sur la vision humaniste du pédagogue Jean Pliya. Des réflexions qui l’ont amené à conclure que Jean Pliya est un humaniste, un écrivain, un chrétien engagé dans la lutte pour le renouveau de l’Afrique. « Jean Pliya était un humaniste par l’écriture, par la parole et par l’action. Il voulait soigner tous les hommes pas seulement dans leur corps mais aussi dans leur esprit et dans leur âme », a-t-il ajouté. Ce côté humain du célèbre écrivain et pédagogue reconnu par les chercheurs et dont font cas ses œuvres, est aperçu d’une manière plus rigoureuse par la famille Pliya. Partant de plusieurs anecdotes sur les relations avec son feu père, José Pliya, intervenant au nom de la famille, fait comprendre que Jean Pliya était celui qui avait une figure autoritaire. Il était assez dur, exigent, inaccessible, terrifiant mais avait bâti sa foi en la vierge Marie et était très attentionné. Une rigueur mise au service de la famille pour forger des humains. « La question de savoir s’il est humaniste est naturelle et ne se pose pas. Sa différence avec les autres humanistes théoriciens est qu’il était un humaniste par action. Jean Pliya a essayé de faire de nous des humains parfaits. Il était humain, trop humain », a-t-il laissé entendre. La Ministre des enseignements supérieurs, Marie Odile Attanasso, a aussi reconnu le caractère humain de l’écrivain qui « a contribué à former des hommes de qualité et à bâtir le Bénin à travers ses œuvres ». Elle se réjouit de cette œuvre scientifique indispensable pour tout chercheur inspiré de Jean Pliya.

Rastel DAN

Ecole internationale de théâtre du Bénin (EITB): La promotion «Professeur Bienvenu Koudjo» en classe

La 5ème promotion des étudiants de l’Ecole internationale de théâtre du Bénin (EITB), sise à Togbin, dans la commune d’Abomey-Calavi,  a effectué ce samedi 25 février 2017, sa rentrée officielle. C’était à l’occasion d’une manifestation solennelle en deux temps forts.
Ils sont cinq étudiants. De deux différentes nationalités. Quatre Béninois et un Nigérien. Mais tous visent le même but : se faire former à l’Ecole internationale de théâtre du Bénin (EITB), pour être plus professionnels dans les métiers d’arts. Deux temps forts ont marqué la cérémonie  ayant consacré leur rentrée officielle.  Le premier, c’est la communication autour du thème : «Education artistique au Bénin». Une communication présentée par le professeur Bienvenu Koudjo. Lui qui, à la fin de sa présentation, a été saisi par une surprise. Et cette surprise, c’est qu’il est retenu par les étudiants pour être le parrain de la promotion pendant les trois années qu’ils passeront dans cette école. « Je suis confus et honoré de cette charge que vous venez de me confier », a-t-il déclaré après quelques secondes d’émotion, avant de remercier le promoteur de l’EITB, Alougbine Dine pour avoir fait preuve d’audace, en créant cette école. Et face aux étudiants, il s’engage à accomplir ses obligations de parrain. « Je ferai l’effort d’être avec vous. Car, on ne peut pas abandonner ses enfants », a-t-il promis sous les ovations de l’assistance. Pour Yannick Amoussou, le porte-parole des étudiants de la 5ème promotion, le choix du professeur Bienvenu Koudjo se justifie par la qualité de ses œuvres sur l’art et la prépondérante place qu’il occupe dans le Conseil Scientifique de l’école internationale de théâtre du Bénin. « Ce dont j’ai besoin en venant à l’Eitb, c’est d’avoir les rudiments nécessaires pour peaufiner ce que je connaissais par rapport à l’art. Je veux sortir de l’EITB en étant un vrai régisseur professionnel », a souhaité Yannick Amoussou. Des propos à l’issue desquels, le second temps fort de cette rentrée inaugurale a été dévoilé. Il s’agit de la restitution de la résidence de création théâtrale tenue du 06 au 26 février à l’EITB. Une résidence de création qui a accouché de  la représentation de la pièce «La Farce» de Maître Pathelin. Une adaptation de José Pliya et une mise en scène de Simone Audemars. Une représentation qui a saisi tout le public pendant une heure environ.

Donatien GBAGUIDI

Espace d’expression artistique au Bénin: « Le Concerto », le coup de pouce d’Ulrich Adjovi aux artistes !

Issu des entrailles du groupe «Empire», l’espace artistique «Le Concerto» prend désormais place au cœur d’Akpakpa à Cotonou. Marquez juste un arrêt au Carrefour La Roche, et vous découvrirez ce joyau de Ulrich Adjovi qui respire 100% l’art.
«Le Concerto»,  c’est un rêve désormais réalisé. Un rêve sur la plus grande salle de spectacle de la Côte-d’Ivoire, «Le Concerto». Et cette salle, objet de la convoitise du jeune promoteur, Ulrich Adjovi, est enfin transportée au Bénin. Et Surtout aux goûts et aux couleurs du Bénin. Ce n’est donc pas une simple photocopie. «Le Concerto» implanté en plein cœur de Cotonou, porte la signature d’un groupe impérial : «Empire». Un groupe implanté d’ores et déjà, outre le Bénin, au Togo, la Côte-d’Ivoire et le Nigeria. Mais qui a concrétisé  «Le Concerto», pour donner corps à une majeure ambition  de son président directeur général, Ulrich Adjovi : celle de donner un coup de pouce aux artistes béninois pour la production et la diffusion de leurs spectacles.  « Je suis Béninois. Le groupe Empire a choisi installer Le Concerto au Bénin parce que nous croyons à nos artistes », a  fait remarquer Ulrich Adjovi, face à une panoplie d’artistes très enthousiasmés. Une diffusion de spectacles  qui peut s’opérer dans  «Le Concerto», une salle qui peut contenir jusqu’à 1500 spectateurs, selon les précisions de son promoteur, Ulrich Adjovi à l’occasion de la conférence de presse qu’il a tenue le vendredi 17 février 2017 dernier. Des spectateurs qui peuvent, après le spectacle, proroger leur partie de plaisir en se divertissant davantage dans le VIP conçu pour eux et pour leurs goûts. L’autre promesse du promoteur de Le Concerto, c’est d’offrir aux Béninois, des spectacles live, 100% béninois. Et c’est en cela que les artistes béninois, à l’instar de Richard Flash, Sessimè, Anna Tèko et consorts présents à ses côtés, voient à son geste, celui d’un vrai patriote, tout en promettant l’inconditionnel soutien de  leurs pairs, afin que Le Concerto devienne une référence. « Si Empire fait confiance aux artistes et les sollicite, ils se feront eux-mêmes confiance afin que les choses aillent davantage mieux », a laissé entendre Richard Flash, à la suite de Sessimè et Anna Tèko et bien d’autres artistes. Il faut dire que d’ores et déjà, un concert d’ouverture à titre expérimental a été tenu avec succès, le samedi 18 février dernier dans la salle de spectacle, Le Concerto. Des personnalités de la trempe du ministre des sports, Oswald Homéky, Sévérin Adjovi, maire de la ville de Ouidah ont été les témoins oculaires de ce premier show-test de Le Concerto.

Donatien GBAGUIDI

Célébration du 14 février au Bénin: Des amoureux en guerre contre la Saint Valentin

Ils sont jeunes, moins jeunes et vieux,  interrogés sur  la célébration de la Saint Valentin au Bénin. Tous, à quelques exceptions près, ne supportent plus la manière dont le 14 février, journée retenue pour célébrer l’amour, se manifeste  au Bénin et dans le monde. On sent bien la guerre déclarée à la Saint Valentin à travers les différentes déclarations que nous avons recueillies pour vous. Lisez plutôt.

Avis de quelques citoyens sur la Saint Valentin

Nicanor Aimé Isaïe, Psychologue clinicien, comportementaliste
« L’amour n’a pas besoin d’une date pour rappeler son existence… »
« La Saint Valentin est une fête commerciale. Elle célèbre tout, sauf l’amour. L’amour est un phénomène naturel et divin. Il n’a pas besoin d’une date pour rappeler son existence à l’humanité. Généralement, tout ce qui nécessite une date, une célébration pour rappeler son existence à l’humanité est contre nature ; une création pure de l’esprit humain qui a toujours pour but principal de satisfaire les besoins mercantilistes d’un groupe social. Dans ce sens, la Saint Valentin n’échappe pas à cette réalité décrite plus haut. Dans notre contexte, la Saint Valentin est davantage plus commerciale et revêt davantage un caractère de vice et de dépravation que sur les territoires d’origine de ce « mouvement ». C’est le moment idéal pour marchander ses sentiments, faire du chantage affectif…pour les couples. Pour les entreprises (chambre de passage, Motel, vente d’articles divers…), c’est le moment de capitaliser, au détriment de l’Amour. Tout ceci est exacerbé dans notre contexte par notre culture béninoise du rapport difficile du citoyen à la bouche et à son ventre. Autrement dit, notre culture met en avant, la bouche et le ventre comme standard de satisfaction et de jouissance du prestige d’être aimé. Or, l’Amour est tout autre chose. C’est une grâce, un don de soi, une disposition qui n’a pas besoin d’être identifiée, ni quantifiée en fonction de ce qu’on a pu donner ou reçu. L’Amour n’a pas besoin d’un mouvement  pour l’accompagner, car il est un état, une fonction inhérente à la vie…La meilleure manière de vivre l’amour est d’être attentif à ses manifestations au jour le jour. La meilleure manière de célébrer l’Amour, c’est la présence, l’attention, le sensuel et le sentimental ; c’est cette spontanéité  indépendante de tout calcul envers l’être aimé que cela soit, une mère, un père, une sœur, un ami, une copine, un fiancé, ou un mari… »

Koudy Fagbèmi, artiste-chanteuse, percussionniste
« La Saint Valentin est devenue une  fête commerciale »
«Pour moi, la fête de la Saint Valentin est une journée commémorative de l’amour, envers son prochain. Exemple : ses parents, ses amis, son conjoint… La meilleure manière pour moi de la célébrer, c’est d’exprimer son amour envers ses personnes juste à travers un texte, une pensée, une dédicace… Nous notons avec regret que c’est devenu au Bénin, comme partout d’ailleurs, une fête commerciale. Néanmoins, je respecte le choix de chacun et sa façon de prouver son amitié ou son amour ».

Ginette Fleure Adandé, Journaliste, correspondante de VOA/Afrique au Bénin
« Certains profitent de la Saint Valentin pour gruger, tromper et arnaquer… »
« La célébration de la Saint Valentin a perdu de son charme au fil des années et ce qui devrait être le témoignage de l’amour vrai et authentique est devenu commercial. Certains en profitent pour gruger, tromper et arnaquer. Pour moi, la Saint Valentin doit être l’occasion de renouvellement des promesses d’amour, de fidélité et de sincérité. Pour ne pas tomber dans le piège mercantiliste de la Saint Valentin, le meilleur cadeau que je peux donner, si je n’ai rien, est la sincérité de mon amour et la promesse de ma fidélité inconditionnelle à l’être aimé ».

Sosthène Sèflimi, journaliste-chroniqueur et écrivain
« L’amour a bien droit à une journée exceptionnelle »
« Il existe une journée internationale de la femme, une journée mondiale des refugiés, une journée mondiale de lutte contre le Sida. On n’a pas besoin de l’ONU pour décréter la Saint Valentin, une journée mondiale dédiée à l’Amour. Beaucoup de personnes tournent en dérision cette journée sous prétexte que cette célébration ne relève pas de notre culture. Mais parlons-en… Le réveillon du 31 décembre relève-t-il de notre culture ? Le Nouvel an, nous l’avons connu à l’avènement du calendrier avec le colon. La Noël relève-t-elle de notre culture ? Mieux encore, dans tous les pays au monde, le réveillon se conjugue avec tous les excès. Et pourtant, nous continuons de le célébrer. Je pense qu’il faut laisser perdurer la Saint Valentin et laisser chacun la célébrer à sa guise. L’Amour a bien droit à une journée exceptionnelle et, tant mieux si les commerçants en tirent de gros profits ».

Albert Bessanvi, alias Gbessi Zolawadji, artiste-chanteur
« La seule façon de célébrer la Saint Valentin chez les jeunes, c’est le sexe »
« Le Béninois aime un peu les choses venues d’ailleurs, de façon générale. Ici, la Saint Valentin se passe différemment, selon la vision de chacun. La seule façon chez les jeunes de la célébrer, ce sont les abus sexuels qui inquiètent les parents que nous sommes. C’est pourquoi, je voudrais inviter les parents à veiller davantage aux sorties de leurs enfants pour atténuer, un tant  soit peu, les dérives de cette fête importée »

Ulysse Elliot Djodji, journaliste à l’ORTB
« La Saint Valentin est plutôt la fête de la prostitution »
« La Saint Valentin est devenue au fil des temps, une célébration fortement commerciale. Une fête déviée de son sens premier et qui ouvre le boulevard du sexe aux adolescents. L’amour ne saurait avoir un seul jour pour sa célébration. L’amour, c’est tous les jours. La meilleure façon d’exprimer son amour à son ou à sa partenaire, c’est le lui dire à chaque fois déjà. La parole est sacrée et précède l’action. Donc, le dire, c’est positif. Après, il faut considérer l’autre comme soi-même, ne pas lui faire ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse. Surprendre chaque fois qu’on en a les moyens par des cadeaux, des sorties. La Saint Valentin n’est pas la fête de l’amour, mais plutôt la fête de la PROSTITUTION ! Combien de jeunes filles perdront leur virginité ce jour ? Combien de destinées seront détruites ce jour à cause du simple plaisir sexuel ? Combien seront-ils ces jeunes qui voleront l’argent de papa et de maman juste pour faire plaisir à leur meuf ce jour? Combien de filles se laisseront humiliées ce jour à la plage ou aux lieux publics ? Combien seront-elles à laisser leurs corps aux garçons à cause d’une fleur, d’un parfum, d’un habit ou encore moins,  d’une bière ? Combien d’avortements seront faits après ce jour ? Les parents ont un grand rôle de reprise en main de l’éducation de leur progéniture ».

Claudia Dégila, étudiante en 3ème année de communication d’entreprise à l’Institut CERCO
« Que vaut un amour issu d’un calendrier » ?
« Que vaut un amour du calendrier ? Je trouve que la célébration de la Saint Valentin renvoie à un appareil commercial. On ne saurait donc appeler ça, de l’amour. Pour moi, la meilleure manière d’exprimer son amour à son ou à sa partenaire, c’est d’être présent à ses côtés pendant les bons et mauvais moments et surtout, le couvrir d’attention. Comme d’autres preuves d’amour, il faut bien le respect mutuel et l’acceptation de l’être aimé.

Propos recueillis par Donatien GBAGUIDI

Etude du métaphysicien Amoussa Rahimi: Des révélations sur le surnom «Agbon-non»

L’ORIGINE DE LA PUISSANCE DES « AGBON-NON » & AGBAN-NON »

Selon la loi du quaternaire qui régit l’univers : «tout naît, grandit, vieillit, et meurt ».Tout homme est mortel. Et le phénomène de la mort n’est pas compris de la même façon par tous les hommes. Pour la plupart des hommes, la mort est un phénomène incompréhensible,dangereux et inacceptable. La mort leur fait peur parce qu’elle apparaît, pour les parents et amis qui accompagnent le défunt, comme une séparation définitive. La mort est difficile à accepter car elle donne des sentiments de séparation, de peur et de regret aux parents et amis que laissent le défunt.
Contrairement à l’homme profane, qui redoute la mort, l’initié, Le AGBON-NON & AGBAN-NON   l’appréhendent mieux et l’acceptent car elle constitue un phénomène naturel et inévitable.

1. Qu’est-ce que la mort ?
La mort est une étape, un passage d’un état de conscience à un autre. Lors de la mort, nous laissons notre enveloppe charnelle pour monter avec un corps plus subtil : le corps astral. Rappelons que l’homme est une réalité double. Nous avons un corps physique habité par un être spirituel appelé âme. C’est cette âme ou corps astral qui quitte le corps charnel au moment de la mort. Ce qui, en réalité meurt,  c’est le corps physique et non l’âme, qui, une fois sortie de son enveloppe charnelle, rejoint définitivement le plan astral. La seule différence entre une personne vivante et une personne défunte est que la seconde n’a plus de corps physique. La personne morte est toujours vivante mais cette fois-ci dans un corps plus subtil qui est son corps astral.

2. La mort doit-elle faire peur ?
L’ignorance du phénomène de la mort explique la peur que la plupart des hommes manifestent à son égard. Pour le commun des mortels, la mort représente une séparation douloureuse mais nous ne devons pas avoir peur de ceux que nous appelons les morts car ils n’ont pas changé, malgré qu’ils soient passés de l’autre coté du voile. Car lorsque le cordon d’argent qui relie le corps physique avec le corps astral se rompt, le mort découvre ses nouvelles facultés spirituelles. Il devient conscient qu’il est vivant cette fois-ci avec son corps astral.
Mais savons-nous, avons-nous conscience du nombre de fois où nous mourons chaque soir où nous allons nous coucher ? La mort reproduit exactement le phénomène du sommeil avec une différence capitale : le lien entre le corps physique et les autres composantes de l’être se rompt définitivement tandis que dans le sommeil, nous perdons conscience pendant huit heures environ et qu’après nous nous réveillons, retrouvant cette perte de conscience provisoire. Aussi, nous devons bien comprendre que ce que nous appelons la «mort » n’est pour la personne défunte qu’une forme d’existence autre de la conscience, sans corps physique. Ceux des défunts qui ont développé pendant leurs vies, leurs facultés physiques, sont capables de faire sentir leur présence à ceux qu’ils ont laissé sur la terre, en émanant ,soit une belle senteur, soit en se manifestant à eux pendant leur propre sommeil. Ainsi, et de cette manière, un « défunt » peut guider et aider ceux qu’il aime parce que du plan subtil où il se trouve, il a une vision plus exacte du monde terrestre : il peut inspirer, prévenir d’une situation afin que les mesures soient prises. C’est ainsi que pour les peuples du golf Benin en général et plus particulièrement ceux du Sud-Bénin, les parents qui nous quittent définitivement ne font que changer d’état pour vivre à la fois notre monde terrestre et le monde de l’au-delà. Ils nous assistent, protègent, leur concours est assuré à qui sait les honorer, les implorer et les adorer.
Pour les peuples du sud-Benin, «les morts ne sont pas morts » : les morts vivent en permanence avec  les vivants et les vivants peuvent solliciter leurs concours, mais aussi, subir leurs châtiments. Et il n’est donc pas étonnant que ces peuples pratiquent le culte des morts.

3. Le culte des morts
Dès qu’un parent décède, l’on consulte le FA, messager de l’être suprême, pour savoir de quoi ce parent est mort et recevoir de lui les directives pour ses obsèques et ses cérémonies. Retenons que tous les rituels, en dépit des différences évidentes qu’ils comportent, d’une famille à une autre, visent un seul et même objectif : honorer et adorer les défunts pour s’attirer leurs bonnes grâces et s’épargner les conséquences néfastes de leur colère.
La fin des rituels des trépassés marque le commencement d’une adoration perpétuelle traduite par l’installation du « ASSIN » du trépassé, qui est une sorte de parapluie métallique fichée en terre symbolisant le parent disparu. Une case spéciale appelée « YOHO » ou « ADJRALALA-SA » ou « ODJUORI » est réservée aux « ASSIN ». Retenons que chacun des peuples du sud-Benin possède un autel pour les morts dans une pièce spéciale de la concession. Cette pièce est sacrée et souvent, elle reste fermée et l’on y pénètre que par nécessité impérieuse pour invoquer et implorer la bénédiction des défunts, leur assistance et protection en se munissant d’eau fraîche, de boisson alcoolisée (sodabi, gin), d’huile de palme, de kola et de piment de guinée au moins. Ceux qui sont fortunés, immolent une poule et un coq ou l’un des deux ou un cabri. On leur adresse ses prières et ses supplications ainsi que ses vœux les plus chers s’engageant ainsi à payer tribut au cas où ces prières, ces supplications et ces vœux viendraient à être entendus par les mânes.
L’accès à cette pièce est rigoureusement contrôlé parce que les défunts ne font que ce que l’on leur demande et tout ce que l’on leur demande, c’est-à-dire le meilleur comme le pire. Il ya des produits que l’on ne doit pas servir aux morts. C’est ainsi que certains vivants malveillants habités par la haine leur offre, au nom d’un autre, ces produits afin d’attirer le malheur dans la vie de cet autre là mais rappelons que si l’auteur de ces forfaits ne prend pas des dispositions pour contrer la colère des défunts, lui aussi ne manquera pas de subir leur courroux.
Une fois l’an, les défunts font l’objet de grandes festivités qui rassemblent tous les membres de la famille ou de la collectivité : c’est le «XWETANU » au cours desquelles l’on rend grâce aux morts au cours de ces festivités, on les loue, les glorifie, les adore ; le culte des morts se pratique aussi au quotidien suivant la croyance qui voudrait que les morts font tout ce que font les vivants. Les défunts mangent, boivent. Aussi, c’est bon d’avoir de l’eau à la maison ainsi que des mets chez soi et ne pas laver les plats dans lesquels l’on a mangé la nuit parce que les morts viendront à leur tour, les utiliser pour se restaurer. Il n’est pas conseillé aussi , au cours des bains nocturnes d’utiliser le savon car la mousse blanche du savon fait penser au linceul blanc des morts, ni de siffler la nuit etc.…
Soulignons que les collectivités familiales d’origine YORUBA habillent les morts en les rendant visibles aux vivants à travers les ‘’EGUNGUNS’’ appelés aussi ‘’REVENANTS’’ qui sont richement parés afin de prier et égayer les vivants. Pour le Dahoméen, tout, dans les usages des morts, est contraire aux habitudes terrestres. Ainsi la nuit par exemple , chez les vivants, s’appelle le jour chez les morts. Et le soir, nos morts quoi qu’invisibles, nous tiennent constamment compagnie. Quelque soit son séjour actuel, l’âme, en sortant du corps, acquiert une puissance d’une portée indéfinissable. Elle peut prendre toute la famille sous sa protection, se venger de ses ennemis. L’âme en réalité, voit tout entend tout et sait tout ce qui se passe sur terre ; elle réclame des offrandes ou punit la négligence dans ses funérailles en envoyant une grave maladie à quelqu’un de ses proches parents…

4. Après le décès
Avant d’aborder cette question, voyons ce qui se passe lorsque le cordon d’argent se coupe , le défunt découvre ses nouvelles facultés spirituelles. Il devient conscient qu’il est vivant cette fois-ci avec son corps astral tout en se trouvant encore dans le corps physique. Tout ce qui appartient au plan physique devient pour lui quelque chose d’impalpable qu’il ne peut plus appréhender. S’il veut toucher un corps, une personne, un mur, il passera au travers. Il en sera ainsi dorénavant pour tout ce qui appartient au plan physique. Le défunt existe dorénavant comme une énergie et non plus comme un être physique. Après la mort, le décédé sera attiré vers le plan correspondant à son évolution future, avec ses souvenirs, ses amours, ainsi que ses expériences du bien et du mal. Le mort rejoindra la fréquence vibratoire correspondant à sa propre vibration à sa mort, attestant cette parole des écritures : « il vous sera accordé au ciel, la place que vous aurez occupé sur terre ». Et cela démontre la nécessité au vivant de travailler sur la qualité et la quantité de leur taux de vibration au quotidien. Tout mort est attiré vers l’un des sous-plans suivant du plan astral : 1- le bas astral ; 2-le moyen astral ;

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Confédération des artistes de la musique traditionnelle: Alèkpéhanhou élu président de la CoNaMuTraB

Le Congrès constitutif de la Confédération Nationale  des Musiciens Traditionnels du Bénin (CoNaMuTraB), tenu ce vendredi 10 février 2017  au Siège des Arts et de la Culture  «SAC» sis à Akpro-Missrété a consacré le roi du zinli rénové,  Michel Loukou, alias Alèkpéhanhou, Président.
A l’unanimité des congressistes, Alèkpéhanhou a été élu pour conduire les destinées de la Confédération nationale des musiciens traditionnels (CoNaMuTraB). Face à l’assistance, il prône l’unité dans l’action et promet de meilleurs lendemains pour les artistes de la musique traditionnelle. Une catégorie qu’il estime reléguée au second rang. « Et pourtant, dit-il, la musique traditionnelle est la mère de toutes les musiques. Nous sommes des sociologues, des philosophes qui ne sont pas pris au sérieux », a affirmé le tout nouveau président élu de la CoNaMuTraB. Face à cette situation d’ingratitude que vit la musique traditionnelle, Alèkpéhanhou promet y mettre définitivement fin ensemble avec ses collaborateurs. Et il l’exprime de façon péremptoire. « Je proclame, haut et fort, qu’ensemble, nous vaincrons », a-t-il laissé entendre. Un engagement fortement ovationné par les artistes mobilisés pour le Congrès. Des artistes venus des 12 départements du Bénin pour donner corps à la CoNaMuTraB, une initiative de Symphorien Zanklan, alias PidiSymph, qui en est d’ailleurs le Secrétaire général. Président du Comité d’organisation du congrès, il a rappelé aux congressistes,  les profondes aspirations de la confédération. Selon ses précisions, en effet, la CoNaMuTraB vise plusieurs objectifs, dont, entre autres, la défense des intérêts des artistes de la musique traditionnelle, la participation à la transformation de leur secteur, se constituer en une force d’action et de proposition dans tous les domaines, afin d’œuvrer pour que les artistes exercent désormais leur métier dans de bonnes conditions. Des objectifs que le maire de la commune d’Akpro-Missrété,Michel M. Bahoun,  trouve bien nobles. « Unis, on est fort. Unis, vous allez demander au gouvernement, et il sera obligé de vous donner », a-t-il conseillé aux congressistes. Il en est de même pour le représentant du ministre de la culture, Justin Atindohouto, directeur régional du tourisme et de la culture, de l’Ouémé, qui a officiellement ouvert les travaux du Congrès. Un congrès qui a accouché d’un Bureau exécutif de 11 membres, d’un Conseil des sages présidé par Hotègni Sourou Mathias, alias Houégnon et d’un Comité Finance et Contrôle.

Quelques membres du Bureau Exécutif de la CoNaMuTraB
1- Président :     Michel Loukou, alias Alèkpéhanhou
2- 1er Vice-Président :     Ouamou Marcel, alais Data Mao
3- 2ème Vice-Président :  Koklanou Cossi, alias Houfon
4- 3ème Vice-Président :  Houessou Marcel, alias Anice Pépé
5- Secrétaire Général :  Zanklan Symphorien, alias Pidi Symph
6- Secrétaire général adjoint :  Alozé Roger
7- Trésorier général :  Bessanvi Albert, alias Gbessi Zolawadji
8- Trésorier Général adjoint :  Bonou Germaine
9- Chargée des affaires féminines :  Aissi
10- Secrétaire à l’information :  Djossou R. Zéphirin, alias Bizengor

Donatien GBAGUIDI

Bibliographie: Lancement de deux livres majeurs sur la circulation routière et les amendes

Régie par un ensemble de textes, la circulation routière requiert aussi des sanctions encourues par les usagers. Pour leur permettre de mieux maitriser  le contour de ces textes, le Juge du tribunal de première instance d’Allada, le magistrat Armel Azodogbèhou et les avocats au barreau de Cotonou, Charlos Agossou et Patrick Zannou, ont muri leurs réflexions pour  informer et sensibiliser les usagers sur les  infractions en matière de circulation, sur les textes applicables à la contravention routière. Ceci à travers deux ouvrages lancés hier, jeudi 9 février au Bénin Royal Hôtel. Le premier fruit du travail collectif assuré par les professionnels chevronnés de droit est intitulé « La réglementation de la circulation routière ». Un livre de 106 pages, publié en janvier 2017, qui comporte des notions basiques sur les contraventions routières. Dans sa présentation, le journaliste Olivier Allochémè a fait ressortir les deux grandes notions que comporte ce livre. La première est la liste de toutes les contraventions liées à la circulation routière au Bénin, celle des textes touchant le domaine et celle des textes qui régissent la circulation routière au Bénin depuis l’arrêté du 31 mars 1952 instaurant la visite technique jusqu’aux derniers décrets et arrêtés. Soit un total de 5 arrêtés et 12 décrets. Le premier chapitre du livre renseigne sur les infractions notamment, celles qui touchent au comportement ou à la personne du contrevenant, celles qui traitent des contraventions aux règles de la circulation et celles qui traitent des textes appliqués à chaque contravention. La seconde notion renseigne sur le processus de verbalisation qui montre les degrés de compétences des agents habiletés au titre des textes en vigueur, à verbaliser les contrevenants. Une phase qui, selon  le présentateur Olivier Allochémè, avertit l’usager sur son attitude en cas de contestation d’une contravention routière, l’informe sur les contraventions auxquelles il s’expose ainsi que les peines prévues.

Les amendes pénales

Existe-t-il des textes modifiant les taux des amendes pénales ? Dans quelle monnaie les amendes ont été libellées et en quelle monnaie doit-on les prononcer ? Telles sont les interrogations dont les réponses sont contenues dans le second ouvrage intitulé « les amendes pénales héritées des textes coloniaux ». Le présentateur Olivier Allochémè explique que les 43 pages du livre mettent en exergue l’existence des textes coloniaux toujours en application mais dont l’applicabilité se pose au regard des amendes pénales fixées depuis lors. Outre les généralités concernant les amendes pénales, contenues dans le premier chapitre, le second chapitre du livre porte sur une analyse des textes coloniaux et un tableau de conversion des amendes du franc métropolitain d’alors en FCFA. Ces deux ouvrages qui évitent aux usagers de la route de tomber dans les mailles de la justice en cas d’infraction devraient être pris en compte par le gouvernement de la rupture. C’est la conclusion des auteurs à travers des suggestions faites et soutenues  par les préfaciers Nazaire Hounoukpè et Nicolas Assogba. Ils ont également plaidé pour  l’actualisation  des textes et la prise de nouveaux décrets.

Rastel DAN  

« Les 10 Fiches au Bac » de Joseph Sohoué: Un ouvrage pratique pour élèves et enseignants

Le professeur de français, Joseph Sohoué vient de commettre un nouvel ouvrage. Paru aux éditions « Sous la Grâce de l’Eternel », l’ouvrage est intitulé « Les 10 Fiches au Bac ». Il  s’agit d’un chef-d’œuvre au contenu utile pour élèves et enseignants.

L’ouvrage règle avant tout, un problème pédagogique. Plus de cours dispensés sans repère. C’est-à-dire, sans des fiches bien élaborées, selon les exigences pédagogiques. Il en est ainsi parce que l’auteur du livre, Joseph Sohoué se substitue à l’enseignant pour lui élaborer tout ce qu’il lui faut pour dispenser ses cours aux élèves sans anicroche. 10 fiches au total, minutieusement élaborées pour les séries A, B, C, D, E, F et G du niveau Terminales. On y découvre, comme il est inscrit à la première de couverture, des titres comme  « La contradiction de texte »,  « Le commentaire composé », « La dissertation », « Une si longue lettre », « Les Tresseurs de corde », « Le lion et la perle », « Les Bouts de bois de Dieu »… Des titres qui constituent le contenu de l’ouvrage volumineux de 289 pages.  Un contenu rigoureusement  dressé sur 10 fiches. Au sommaire du livre, on découvre en fiche 1 : « le classement des textes », en fiche 2 : « l’élaboration d’un corpus de textes ». Après ces deux fiches déclinées dans le sommaire, l’auteur du livre, Joseph Sohué, procède à une insertion des devoirs et compositions trimestriels dans les huit autres fiches  déclinées dans le sommaire. En effet, on découvre le devoir  du 1er trimestre avant d’aller à la fiche3  consacrée par « Le traitement d’une épreuve de corpus de textes ». Après la fiche3, en bon pédagogue, Joseph Sohoué y intègre « La composition du 1er trimestre » avant de dévoiler la fiche 4 intitulée « La construction d’une argumentation », la fiche 5 consacrée à « Une argumentation complexe » et la fiche 6 relative à  « la littérature : Les bouts de bois de Dieu ». Après ces fiches, on découvre par la suite, « Le devoir du 2ème trimestre ». Viennent ensuite, la fiche 7 intitulée « Le théâtre : texte et présentation », la fiche 8 consacrée à « la littérature africaine : Le lion et la perle ». Par la suite, l’auteur du livre fait découvrir la  composition  du 2ème trimestre avant de décliner l’avant dernière fiche. Il s’agit de la fiche 9 dédiée à « la littérature africaine : Les Tresseurs de corde ». Vient ensuite la dernière fiche, c’est-à-dire la fiche 10 intitulée « La littérature française : introduction générale » précédée d’un « Examen Blanc » et suivie de « Une si longue lettre ». Autant d’éléments qui rendent le contenu de l’ouvrage bien consistant et intéressant pour tout enseignant soucieux de dispenser ses cours, dans les règles de l’art. Vu que, selon l’auteur du livre, « l’improvisation et la navigation à vue ont toujours cours dans l’enseignement du français (version Apc) en classe de terminale. Il y a matière à controverse. Le « cessez-le-feu » dans la dénonciation n’est pas synonyme de résolution des contentieux ». L’ouvrage constitue alors pour lui, une solution pour pallier « cette situation attentatoire au niveau d’étude des candidats au baccalauréat et à leur devenir… ».

Donatien GBAGUIDI