Category: Sport

Matches amicaux des sélections A et A’ du Bénin: Oumar Tchomogo justifie ses choix

Oumar Tchomogo conférence de PresseLe sélectionneur national des Écureuils du Bénin, Oumar Tchomogo a tenu une conférence de presse, le lundi 20 mars au siège de la Fédération béninoise de football. Objectif, informé les journalistes sur la préparation des matches amicaux qui vont opposer le 24 mars (Journée FIFA) les écureuils A aux Maurabitouns de Mauritanie, et le 27 mars, les écureuils locaux aux pharaons locaux d’Egypte. Ainsi dans son intervention, Oumar Tchomogo a fait savoir que ces matches tiennent lieu de matches d’essais de joueurs et de tactique qu’il met en place dans l’optique des prochaines joutes internationales à savoir, les éliminatoires de la CAN Cameroun 2019 et les éliminatoires du CHAN. Le technicien béninois, toujours à la recherche des joueurs béninois inconnus du public mais qui auraient apporté une plus value à l’équipe nationale, a déploré le manque de moyens financiers qui ne lui a pas du tout facilité la tâche. «J’étais en discussion avec 5 joueurs. Mais les moyens ont manqué pour que je finalise avec eux tous. Et c’est seulement ceux avec qui j’avais eu déjà à discuter longuement qui ont accepté venir. Il s’agit de Moïse Adilehou, Olivier Verdon et Cédric Hountondji», a ajouté l’entraineur Béninois qui a également expliqué pour ce qui concerne l’équipe nationale locale qu’il s’est basé sur les joueurs ayant disputé le dernier tournoi de l’Uemoa pour composer son effectif. Il faut préciser que le Bénin est dans la même poule que l’Algérie, la Gambie et le Togo, pour ce qui concerne les éliminatoires de la CAN Cameroun 2019.

Anselme HOUENOUKPO

Déclaration du président du comité exécutif de la Fbf, Moucharafou Anjorin: « Hayatou a échoué avec nous, cette page est tournée »

Anjorin Didavi TchomogoLe président du comité exécutif de la Fbf, Moucharafou Anjorin a tenu une séance d’échange avec les présidents des clubs de ligue 1, 2 et 3, ainsi que ceux des ligues régionales, le lundi 20 mars 2017, au siège de la fédération à Djassin (Porto Novo). Au cours de ce rendez vous, les membres de la famille du football ont abordé la question de la crise et de l’organisation des activités de la fédération dont les matches amicaux des équipes nationales et surtout le déroulement des championnats.
Parlant de la situation de la crise, le président Anjorin a rassuré que l’ordre est déjà rétabli. Selon lui, il y n’y a plus de crise, surtout que le tribunal a donné une décision qui annule les mandats d’arrêt émis à l’encontre de certains membres de la fédération. Ce qui accorde du coup une liberté totale d’agir à ces derniers. «La cour vient de donner le feu vert. Nous ne saurions parler encore de la crise », a affirmé l’homme qui pense que c’est le contrôle du pouvoir qui est la pomme de discorde au sein de la famille du football. Revenant sur la question du non démarrage du championnat, Anjorin a informé que s’il ne tenait qu’à lui, on aurait démarré le championnat. «Ce n’est pas de notre volonté que le championnat n’est pas encore lancé. La fédération n’a pas d’argent, ni les clubs. Il ne faut pas qu’on se mente». A en croire le président, ce sont les moyens qui font défaut et que l’essentiel est de tout parfaire avant de démarrer le championnat sans avoir à l’arrêter parce que telle ou telle équipe n’aurait pas répondu aux matches. « Il faut attendre le temps qu’il faut pour bien décoller au risque de retomber dans les mêmes travers », va-t-il poursuivre tout en insistant : «si j’ai accepté écourter mon mandat, c’est parce que j’ai la volonté de voir le gouvernement croire en nous afin de nous aider financièrement à véritablement décoller ».

«Nous ne voulons pas aller contre le désir du chef de l’État »
Pour ce qui est des activités de la Fbf, Moucharafou Anjorin et ses collaborateurs ont informé qu’ils travaillent toujours pour mettre la structure sur orbite. Ainsi depuis l’Assemblée générale extraordinaire qui a validé les résolutions du protocole d’accord, la Fédération Béninoise de Football a paraphé un contrat de partenariat avec son homologue de la République française. Selon les explications du vice-président de la FBF, Bruno Didavi, la Fédération Française de Football (FFF) est disposée à recevoir l’équipe A du Bénin pour des stages. Elle va envoyer le Directeur Technique National de la FFF au Bénin au mois d’avril prochain pour une mission de prospection au cours de laquelle il va recueillir les besoins du Bénin. Aussi, la FFF va accompagner l’arbitrage béninois, assurer la formation du personnel de la FBF. D’un autre côté, la Fbf a également noué un contrat de partenariat de 2 ans renouvelable par tacite reconduction avec la Fédération Royale Marocaine de Football (FRM), lors d’une mission conduite par Anjorin Moucharaf et Bruno Didavi dans le pays des Lions de l’Atlas. Ce partenariat appelle la Fédération royale marocaine à accueillir et former les cadres du milieu footballistique béninois sur le mode de fonctionnement et la formation en arbitrage. Outre ces points, le contrat invite la Frm à accueillir les sélections béninoises de catégorie d’âge ainsi que les sélections féminines pour des stages de préparation.

« Nous ne pouvons ne pas soutenir Issa Hayatou pour ces élections à la CAF »
Parlant des activités liées aux équipes nationales, il faut retenir leur engagement dans les compétitions statutaires de la Caf dont le Chan. Ce qui a suscité des réactions de certains acteurs du football. Mais pour leur répondre, le président Anjorin a laissé entendre que le Bénin ne perd rien en jouant. « Nous voulons permettre aux jeunes joueurs béninois qui ont fait leur preuve lors du tournoi de l’Uemoa à Lomé en décembre dernier de pouvoir poursuivre sur la même lancée. C’est notre vision», a-t-il déclaré avant d’ajouter «je sais que nous ne sommes pas en championnat. Mais, il faut tenter le coup car je suis un homme qui aime prendre de risque. Nous jouons le Togo en aller retour. Après, on tombera sur le Nigeria. Ce qui peut nous marcher en son temps». Sur la question de la participation du Bénin au dernier congrès de la CAF, le président Anjorin a été bref. «Le Bénin a toujours soutenu le président Hayatou. C’est donc normal que pour ces élections, nous allions encore avec lui par loyauté. Il a échoué. Nous avons aussi échoué parce que les gens voulaient le changement. Cette page pour moi est tournée et je pense que nous devons penser à autre chose », a-t-il conclu, tout en invitant tous les membres du comité exécutif à se rendre plus disponibles afin que la Fbf puisse bouger effectivement.

Anselme HOUENOUKPO

Entretien avec Mahamat Béchir, Chroniqueur sportif, promoteur de centre de formation: « Tous les profiteurs du football béninois vont disparaître… »

Béchir MahamatLe départ d’Issa Hayatou de la tête de la confédération africaine de football est pour nombre d’observateurs, une libération pour le football africain. Mahamat Béchir, Chroniqueur sportif, promoteur de centre de formation n’en dira pas moins. Selon lui, l’ex président de la CAF a connu 29 ans de gestion opaque qui n’a pas permis de professionnaliser la discipline sur le continent. Lisez ses analyses et propositions surtout en ce qui concerne le football béninois.

L’Evénement Précis: Vous avez suivi les changements qu’il y a eus au niveau de la CAF avec l’élection de Ahmad Ahmad comme président du comité exécutif. Qu’en dites-vous ?

Mahamat Béchir: Je suis fou de bonheur.

Pourquoi ?
Tout simplement, parce que pendant un  très long moment, on a réduit l’évolution du football africain à la seule volonté de Issa Hayatou. Il y avait des gens qu’il a formés pour faire ce qu’il voulait. Aujourd’hui, on se rend compte que les équipes africaines ont beaucoup progressé par des programmes qu’il n’a pas animés  à savoir les centres de formations privés dans les Etats, qui permettent au football africain d’évoluer et d’être brillant au plan mondial ainsi que dans les clubs. Donc, ce n’est de son fait que la qualité du football en Afrique a connu de progrès. Bien au contraire, il a cherché à mettre un frein aux élans de tous les anciens footballeurs africains de renoms qui avaient des moyens afin de les empêcher de s’épanouir et de s’opposer à lui. Il n’hésitait pas à éliminer ou  priver le pays d’où proviennent ces anciens footballeurs qui tentent d’aller contre lui, de toutes les faveurs dont il aurait pu bénéficier de la CAF. Il y a par exemple  le cas d’Antoine Bel. Ce qui fait que, sous son  règne,  il n’y a pratiquement eu aucun grand champion pour animer la gestion du football. La plupart de ses protégés  étaient des nécessiteux  dont Hayatou  a fait des sous-fifres  qu’il maintenait constamment sous ordre.  Ils ont fait campagnes pour voter pour lui. …

Comment peut on expliquer  cet échec d’Issa Hayatou?
C’est un échec dû à l’homme lui- même. Savez vous qu’il n’a pas organisé une tournée pour faire campagne ? Cela parce qu’il était trop sûr de lui. Alors que derrière, il y a des gens qui voulaient d’une alternance. Car, beaucoup étaient fatigués de la gabegie instaurée par Issa Hayatou et ses collaborateurs. L’autre chose, je pourrais dire qu’il y a la revanche du président de la FIFA. Vous savez que Hayatou avait eu un candidat contre Gianni Infantino, l’actuel président de la FIFA. Ce dernier qu’on a appris, qui était venu assister les élections, a dû aller aussi contre lui. Infantino était au Niger. Il a fait une tournée en Afrique. C’est pour pouvoir passer un message. Un message dont nous avons vu le résultat.

Qu’est-ce qu’on peut reprocher à Hayatou quand on sait que c’est sous lui que l’Afrique en thermes de football a connu d’évolution au point d’abriter des évènement mondiaux dont la coupe du monde junior, senior, coupe des confédérations pour ne citer que ceux- là ?
J’ai déjà commencé par citer. Hayatou n’a pas fait d’ouverture pour permettre aux anciens joueurs de participer à la gestion de la chose avec lui comme cela s’est fait ailleurs. Il y a le fait qu’il a également trop duré à la tête de l’institution. Cela lui a donné un caractère d’inamovibilité. Et malheureusement, il n’a pas construit l’Afrique du football. Regardez par exemple la dernière CAN qui a lieu au Gabon. Le constat fait est  que toutes les pelouses des différents stades étaient en mauvais état. Cela veut dire que les deals obscures entre les présidents (aider le président Bongo à assurer son élection) ont été faits au détriment de la qualité du jeu, au détriment aussi de la santé physique des joueurs. Nous avons vu des joueurs qui étaient blessés en pagaille. Ce qui montre que l’état des aires de jeu n’était pas approprié à la pratique du football. Il y a aussi son esprit de vouloir marquer les coups à tous ceux qui vont contre son désir. Prenons le cas toujours de cette CAN. Son organisation devrait être attribuée à l’Algérie. Mais comme l’Algérie a été candidat à la présidence de la FIFA, automatiquement, on l’a bloqué et annulé l’affectation de l’organisation à ce pays. Et c’est au Gabon qu’on l’a envoyé avec tous les résultats que nous avons vus. L’autre chose, il y a ce retrait de l’organisation de la CAN 2017 au Madagascar, parce qu’Ahmad Ahmad avait déclaré qu’il est candidat contre Hayatou. Et puis, il se permet de donner la note de 18/20 à l’Angola pour la CAN qu’il a abritée. Alors qu’il y a eu fusillade sur le bus d’une équipe (ndlr Les Eperviers du Togo) suivi de mort d’hommes. La CAF de  Issa Hayatou n’a eu aucun de mots de soutien envers les togolais. C’est pour vous dire que ce sont ses intérêts immédiats qui comptent pour lui.
Il a dit que les Etats africains ne doivent pas s’immiscer dans la gestion des fédérations. C’est ce qu’il a mis dans l’esprit de tout le monde. Mais il a oublié de nous dire que, par exemple en Europe, le football est professionnel et qu’ verse de l’argent à l’Etat. Les joueurs payent les impôts, les équipes font pareil. Et c’est cet argent que l’Etat fait tourner au profit des équipes. Et partir de ce moment, où le football enrichit l’Etat, il peut mettre une barrière à l’Etat pour éviter qu’il intervienne. A contrario, en Afrique, aucune fédération ne met l’argent dans la préparation des équipes nationales. C’est l’Etat qui donne tout l’argent et ses infrastructures. L’Etat n’a même pas un droit de regard sur les subventions allouées aux fédérations par la CAF et la FIFA. Vous ne pouvez pas demander à quelqu’un de vous donner tout ce qu’il vous faut sans qu’il n’ait un droit de regard.
Il faudra que la nouvelle équipe de la confédération fasse en sorte qu’il y ait cet équilibre là, afin qu’on puisse faire en sorte que le football soit beaucoup plus professionnel. Mais tant qu’on avait Issa Hayatou, on ne pouvait pas rendre le football professionnel. Parce que, par son fait, les championnats ne se déroulent pas dans beaucoup de pays. Tout simplement parce  qu’il y a des crises partout. Avec cela, on ne peut pas professionnaliser le football.

Qu’est-ce qui va changer sous la gestion du nouveau président Ahmad Ahmad ?
C’est le système de gestion. Il faut qu’il y ait une gestion moins opaque. Une liberté beaucoup plus donnée à l’approche des techniciens du football. Les anciens footballeurs qui ont de l’argent qui ont du vécu, qui ont créé des centres de formation, qu’il leur soit permis de venir partager leur compétences à l’Afrique pour pouvoir faire progresser le football africain. Aujourd’hui, si vous regardez bien, vous devriez remarquer que la France a sélectionné parmi les anciens footballeurs africains des gens qu’elle utilise dans la communication. Canal+ utilise aujourd’hui les anciens footballeurs africains comme consultants. Cela veut dire qu’eux, ils connaissent  de quoi ont été capables ces gens là pour véhiculer la lecture d’un match et donner des conseils aussi. Et l’Afrique n’a pas su profiter de cela. Ahmad doit mettre en place un système qui se chargera de conseiller les chefs d’Etats africains à commencer par exonérer les éventuels  sponsors, les mécènes, d’impôts pour qu’ils puissent investir plus dans l’animation du football.

Quel impact le changement opéré à la tête de la caf peut avoir sur le football béninois ?
Impact, il y en aura forcément. Le football béninois doit pouvoir respirer.  Ce qui va se passer, c’est que plusieurs des responsables du football doivent partir. Pour moi, ils ne sont plus en position de force pour discuter l’autorité de l’Etat.  Parce que eux-mêmes, ils sont affaiblis depuis le départ de Issa Hayatou. Tous ceux qui gravitent autour de l’organisation du football au Bénin sont des non pratiquants du football d’un certain niveau. Ils n’ont pas d’autre travail que çà. Donc, au départ ils n’avaient rien et se sont enrichis au détriment des footballeurs avec l’argent du football. Avec l’arrivée d’Ahmad Ahmad, qui a promis qu’il va redonner la force aux fédérations, en le retournant le pouvoir que Hayatou leur avait arraché, le Bénin pourra élire son comité exécutif de façon libre et transparente sans que la CAF ne vienne imposer quelqu’un ou un groupe.
L’Etat va pouvoir fixer le droit de regard en mettant un contrat avec la fédération. L’envoi des fax tous azimutes par la CAF va cesser. La fédération béninoise de football n’aura plus à recevoir des injonctions tous azimutes en cas de conflits entre les acteurs comme ce fut le cas, il y a quelques mois. Tous les profiteurs du football vont disparaitre au profit d’une bonne visibilité et d’une meilleure gestion du football béninois. Et pour y arriver, il faudra trouver un candidat indépendant, une nouvelle tête. Nous avons besoin de mettre en place une nouvelle équipe. Cela aidera à aller de l’avant. Mais avant, il faut que le ministère essaie de tempérer toutes les tensions.

Vous êtes un promoteur de centre de formation. Si vous y êtes depuis des années déjà, c’est bien parce que vous croyez que le développement du football au Bénin passera par là…
Exactement. Vous savez, c’est une obligation d’amener le football à la base. Parce c’est cette absence de base qui fait le défaut majeur du football béninois. C’est au niveau de la base qu’on apprend les fondamentaux. Et quand je jette un coup d’œil sur le programme du ministère des sports, je trouve que c’est beaucoup plus pour l’animation que pour la formation à la performance. Il faut dans un premier temps former les formateurs. Ce n’est pas n’importe qui, qui va se lever et ouvrir un centre de formation ou bien l’Etat qui va se lever pour dire qu’il ouvre des centres d’animations.  L’Etat doit accompagner les centres de formations qui existent déjà en leur donnant des moyens. Cela participera plus à atteindre les objectifs.  Mon centre par exemple était en France pour un tournoi à l’issue duquel nous avons obtenu 4 victoires et une défaite contre le champion qui est une équipe d’un centre anglais. A la fin un des recruteurs qui a suivi nos matches voulait prendre 4 joueurs chez nous. Si sans très grand moyen nous arrivons à attirer le regard des gens de la sorte, imaginez ce qu’on fera s’il y avait réellement les moyens ? Il y a du potentiel chez nous. Il faut que l’Etat sorte les moyens pour accompagner les centres. Il faut donc aller à la base former les formateurs et entretenir les centres de formation.

Que diriez-vous pour conclure cet entretien ?
Je vais remercier Dieu pour le départ de Issa Hayatou. Souhaiter une bonne arrivée à la nouvelle équipe, surtout bon consensus autour des nouveaux dirigeants. L’autre chose, je souhaite que l’Etat béninois suive les centres de formations, qu’il fasse du travail à la base une priorité et mette les moyens à disposition.

Entretien réalisé par Anselme HOUENOUKPO

Nouvelles réformes dans le secteur du sport: Le gouvernement veut reculer pour mieux sauter

le-ministre-des-sports-oswald-homeky-okAttendu depuis près d’un an, le ministre des sports Oswald Homeky a enfin décliné les grands chantiers de son département ministériel. Et parmi ces actions qui visent à donner un sens vital digne du nom au sport béninois, on retrouve celle qui sera consacrée à la formation à la base. Ce qui depuis l’accession du pays à la souveraineté internationale, n’a jamais été pris en compte dans les programmes concoctés par les gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays. En effet, selon le patron des sports, Oswald Homeky, le Bénin regorge des talents qui se trouvent dans les communes. Mais, l’organisation actuelle du sport au pays, n’est pas de celle qui devrait permettre l’éclosion de ces talents. D’où, le ministre dans son plan a prévu de révéler lesdits talents sportifs qui se trouvent à l’intérieur du pays. Et, pour y parvenir, l’homme a insisté qu’un retour à la base s’impose. Ce retour va se faire à travers l’institution dans tout le pays de 80 classes sportives qui seront reparties dans 76 des 77 communes à l’exception de Cotonou. A côté de ce projet important pour le développement du sport, puisque c’est après avoir formé des joueurs ou athlètes qu’on peut vraiment jouir des bons résultats, il sera mis en place 93 associations sportives communales dans également 76 des 77 communes. Ces associations comme l’a précisé le ministre, serviront à poursuivre la formation à la base. Elles auront à utiliser les jeunes issus des classes sportives, détecter et préparer les jeunes athlètes et joueurs pour leur accession à la vie professionnelle. C’est le projet qui consistera à révéler les talents. Ceci à travers les équipes de moins de 20 ans et les plus de 20 ans qui seront créées dans chacune des communes avec la participation des municipalités. A ce niveau, les disciplines qui feront objet d’équipe sont le football, le handball, le basket, l’athlétisme, et une autre discipline au choix compte tenu des potentialités dont dispose la commune. En dehors de ces projets, le ministre et son cabinet, qui font preuve de grandes ambitions, pensent créer 12 académies départementales. Ce qui n’est pas certainement une décision prise au hasard. Puisqu’il faut bien que les meilleurs sportifs issus des classes sportives et des équipes communales soient préparés pour accéder au hait niveau. D’où ceux ci seront reversés dans les académies départementales. Et les meilleurs des meilleurs, ceux qui seront sélectionnés pour composer les équipes nationales seront placés dans une académie nationale qui sera implantée dans le Littoral notamment au stade René Pleven de Cotonou. Ce centre tiendra lieu du centre de préparation des équipes nationales. La promotion de l’excellence sportive à travers l’attribution des bourses sportives aux plus méritants fait aussi partie des nombreuses stratégies concoctées pour que le Bénin, dans les années à venir, puisse faire des résultats. Car, l’athlète béninois doit gagner désormais son titre parce qu’il le mérite, et non parce que c’est le coup du hasard, comme l’a souligné le patron des sports qui, à travers ces projets, montrent que son cabinet et lui ont fait le diagnostic qu’il fallait afin de proposer le traitement approprié.

Anselme HOUENOUKPO

Congrès électif de la CAF: Ahmad Ahmad détrône Issa Hayatou

Ahmad Ahmad, le nouveau président de la CAF porté en triompheCoup de tonnerre dans le monde du football, surtout africain ! Issa Hayatou, le dernier de la vieille génération de dirigeants, est tombé. Opposé au Malgache Ahmad Ahmad, le patriarche a été battu par 34 voix contre et 20 pour. Il en est de même pour ses protégés qui n’ont pas résisté au vent de l’alternance. C’était lors des élections qui ont eu lieu dans l’auditorium Nelson Mandela de l’Union Africaine, à Addis-Abeba, hier jeudi 16 mars 2017. Au pouvoir depuis 1988, le « roi » de la CAF, va devoir céder son fauteuil à son successeur qui vient de réaliser ce que plusieurs dirigeants du football en Afrique ont tenté vainement.

Ahmad Ahmad a déjoué la plupart des pronostics en obtenant un mandat de quatre ans à la tête de la CAF. Peu connu il y a encore quelques mois, le président de la Fédération Malgasy avait annoncé sa candidature en janvier dernier. Il a donc disposé officiellement de 2 mois, juste pour rallier le maximum des délégués à sa cause. Il s’agit pour la plupart des mécontents des dernières années d’Hayatou. En effet, afin de s’éterniser au pouvoir, Issa Hayatou a fait des manœuvres, provoquant le mécontentement de certains dirigeants du football africains. Un mécontentement longtemps tu, mais qui n’avait cessé d’enfler depuis cinq ans qui a fini pas s’éclater. Ce qui a aidé le très peu connu dans le milieu du football africain à déraciner le boabab. Un revers qui surprend plus d’un. Tant l’homme déchu  s’appelle Issa Hayatou, et est le plus ancien de tous les dirigeants encore au poste dans les confédérations, même à la FIFA.

Des soutiens insoupçonnés !!!

Pour parvenir à ce retentissant résultat, Ahmad a d’abord eu le soutien des pays d’Afrique australe (Cosafa) dont l’Afrique du Sud et de pays anglophones comme le Ghana ou le Nigeria, avant de rallier certains pays francophones comme le Niger ou la RD Congo. En dehors de ces pays, le Djibouti, le Niger, la RD Congo ont également assuré à Ahmad son soutien, et d’autres pays d’Afrique de l’Est ont suivi. Il a aussi développé une stratégie en se faisant remarquablement discret durant  la préparation de ce congrès de la CAF. Selon les confrères du site rfi.fr, c’était pour mieux convaincre un à un les différents indécis. « Ça va, ça avance », lâchait-il dans un grand sourire, la veille, dans un couloir d’hôtel. Une déclaration qui pouvait ressembler à du bluff alors qu’il sortait d’une réunion avec une quinzaine de délégués. L’autre soutien très déterminant dans l’élection, est celui du patron du football mondial, Gianni Infantino qui a été évoqué.  Selon une source citée par les confrères de rfi.fr, le président de la FIFA, Gianni Infantino, qui était  présent à Addis-Abeba pour assister au vote aurait mené les tractations toute la nuit du mercredi à jeudi dans sa chambre en faveur du Malgache. Le patron du football mondial, dont l’éventuelle influence dans l’élection reste à établir, y aurait vu un moyen de prendre sa revanche contre Issa Hayatou, qui avait soutenu Sheikh Salman bin Ebrahim Al-Khalifa lors de l’élection à la présidence de la FIFA en février 2016. Puisque toujours selon les mêmes confrères, «ce résultat est peut-être celui qui apaisera les relations devenues tendues avec la CAF, depuis qu’Infantino avait pris la présidence en février 2016 ».

Ce qui va changer à la CAF sous Ahmad Ahmad

Elu, président de la CAF, Ahmad Ahmad prévoit redonner le pouvoir aux fédérations. Ceci, pour mettre fin à la présence de certains membres qui siègent à la CAF, sans être d’un comité national de football. Outre cet aspect des statuts, le président qui achève son troisième et dernier mandat à la tête de la fédération malgache de football, a aussi focalisé son programme sur la limitation à trois du nombre de mandats du président de la CAF, le retour à un âge limite (70 ans) pour exercer ces fonctions. Ahmad Ahmad souhaite par ailleurs élargir le nombre de pays participants à la CAN (faire passer de 16 équipes à un nombre supérieur à déterminer après des débat au sein du comité exécutif de la CAF). Il envisage valoriser les championnats nationaux en ouvrant le CHAN à tous les joueurs qui jouent sur le continent et non à ceux qui évoluent strictement dans leur championnat national. Il veut aussi que l’argent versé aux fédérations africaines par la FIFA soit « mieux tracé ». Il trouve qu’il faut améliorer la formation des entraîneurs et des jeunes, faire en sorte que le continent se dote de stades plus modernes et plus sécurisés. En somme, des actions qui visent à moderniser le football africain selon lui.

Issa Hayatou s’en va après de nombreuses réalisations

Devenu en 1988 président de la CAF à la suite du retrait de l’Ethiopien Ydnekatchew Tessema, Issa Hayatou n’aura pas droit à un autre mandat. L’homme qui a révolutionné le football africain a échoué dans sa nouvelle conquête. Mais ceci, après de nombreuses réalisations depuis 29 ans de gestion. Sous son mandat de président de la CAF et depuis vingt neuf ans, le football africain connaît une véritable avancée. Hayatou réussit ainsi à obtenir cinq places au lieu de deux pour les pays de sa confédération au tournoi finale de la Coupe du monde de football. Plusieurs des pays africains présents à cette compétition ont particulièrement brillé alors qu’ils étaient totalement absents auparavant comme le Cameroun en1990 ou le Sénégal en 2002 ou le Ghana en 2010 qui se distinguent ainsi. Pour la première fois, le continent africain accueille l’épreuve reine du sport mondial à l’occasion de la Coupe du monde de football de 2010 en Afrique du Sud probablement grâce à l’influence de son président. De la même manière, la Coupe d’Afrique des Nations de football prend de l’ampleur en passant de huit à douze équipes en 1992 puis à seize équipes quatre ans plus tard lors de l’édition sud-africaine. Le nombre d’équipes participant aux qualifications de ces Coupes d’Afrique des nations ne cessent d’ailleurs de se multiplier. Ils sont ainsi quarante-quatre sélections à tenter de se qualifier pour l’édition 2012. En 2002, il est candidat à la présidence de la FIFA, mais est largement battu par le sortant Sepp Blatter. La Confédération africaine, sous la présidence d’Hayatou contribue également au développement de ses compétitions de clubs comme la Coupes d’Afrique des nations des clubs champions (1964-1996) puis la Ligue des champions de la CAF depuis 1997, la Coupe de la CAF, de 1992 à 2003, puis Coupe de la Confédération et la Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe. Sous sa présidence, les moyens accordés à diverses pratiques mineures comme le Futsal, le football féminin ou le beach soccer sont augmentés par la CAF. Le 8 octobre 2015, à la suite de la suspension de Sepp Blatter, Hayatou devient président intérimaire de la FIFA. Le 26 février 2016, il dirige le congrès extraordinaire de l’organisation qui aboutit à l’élection de Gianni Infantino.

Vers la libération de la Fbf ?

Après le choix surprenant des délégués du congrès électif de la CAF qui ont confié hier jeudi 16 mars 2017, la gestion de leur institution à Ahmad Ahmad, il importe de s’interroger sur l’avenir de la FBF. Et l’une des réponses est l’impact positif que cela peut avoir sur la Fbf. En effet, ces délégués ont privé le baobab, Issa Hayatou, de se maintenir au pouvoir pour la 8ème fois. Ce faisant, ils ont mis fin au système de gestion érigé autour de lui. Un système dans lequel seuls les proches du « roi » Hayatou et ceux qui lui font allégeances, jouissent de ses bonnes grâces. Parmi ces proches, on peut citer certains responsables de la fédération béninoise de football dont Mouchrafou Anjorin qui se voient couper les membres et en principe, ne pourront plus être d’attaque. En témoigne, la non élection de Anjorin Moucharafou, qui tentait de briguer le poste du président de la zone Afrique de l’Ouest B.  Cela veut dire que l’homme est fragilisé désormais. Et selon des observateurs, l’influence de la CAF qui était agitée, compte tenu de la proximité entre le président de la FBF et le patriarche, ne se fera plus. Ce qui offrira une certaine liberté à la FBF qui pourra désormais collaborer normalement à la CAF, agir en toute liberté surtout dans la réalisation des réformes afin de rehausser le niveau du football béninois. Mais en vrai, quand on sait que dans le domaine du sport c’est les relations qui priment, le Bénin ayant soutenu Issa Hayatou pourrait payer les frais. A moins qu’Ahmad Ahmad se montre comme un vrai démocrate et ne décide de traquer les hostiles à son avènement. Il est clair aujourd’hui que Moucharafou Anjorin est diminué, du fait que son « mentor » à la CAF vient d’être éjecté, mais connaissant l’homme, fin tacticien, il peut à tout moment tisser des liens pour se donner encore des forces. A moins que l’institution faitière ne décide d’apporter la révolution au Bénin. Ce qui va l’éloigner du comité exécutif de la Fbf.

Moucharafou Anjorin échoue à sa conquête de la Zone Ouest B

Après l’élection surprise  du président Ahmad Ahmad, les congressistes ont poursuivi la désignation des nouveaux membres du Comité exécutif de la CAF  (2017 – 2021). A ce niveau, le Béninois Moucharafou Anjorin a été , tout comme tous les anciens qui ont soutenu le président  Hayatou , recalé. Il n’a obtenu que 17 voix devant son challenger, Amaju Melvin Pinnick du Nigeria (32 voix). Ainsi, l’homme qui voulait accéder à ce poste pour enfin siéger au comité exécutif, n’a pas eu l’approbation des délégués. Agé de 46 ans, Pinnick est l’un des pionniers de nouvelles générations d’administrateurs de football africain. Décrit comme un petit garçon pressé d’aller manger à la table des anciens, il fait partie de ceux qui ont lutté pour le départ d’Hayatou et de ses alliés.

Voici la liste complète des nouveaux membres du comité exécutif de la CAF

Président: Ahmad Ahmad

Zone Nord : Fouzi Lekjaa (Maroc)

Zone Ouest A : Hassan Musa Bility (Liberia)

 Zone Ouest B : Amaju Melvin Pinnick (Nigeria)

Zone Centrale : Adoum Djibrine (Tchad)

Zone Centre-Est : Suleiman Hassan Waberi (Djibouti)

Zone Sud (2 postes) : Danny Jordaan (Afrique du Sud) ; Rui Eduardo da Costa (Angola)

Poste femme : Isha Johansen (Sierra Leone)

 

Compilation Anselme HOUENOUKPO

Actualité des écureuils de l’étranger: Mounié n’arrête plus de marquer en Ligue 1

mounie-okCette semaine, votre rubrique « Actualité des écureuils de l’étranger » va, une fois de plus, aborder la meilleure performance de Steev Mounié qui réalise une saison formidable à Montpellier. L’attaquant a marqué son 13ème but de la saison et demeure le cinquième meilleur buteur de la Ligue 1.

 

29ème journée Ligue 1

Imorou sur le banc, Caen arrache le nul en déplacement

On peut dire qu’il ne fait plus partie du schéma de son entraineur Lagrange. Lui, c’est le défenseur Emmanuel Imorou. Celui qui, longtemps titularisé au sein des caenais, essuie depuis peu, le banc des remplaçants. Il a assisté, depuis le banc, au nul de 2 buts partout face à Nice, comptant pour la 29ème journée du championnat. Son compatriote Jordan Adéoti enchaine les titularisations et a joué les 90 minutes de la rencontre. Il a même été au départ de l’action qui a conduit à l’ouverture du score pour Caen classé désormais 15ème avec 32 points. Caen jouera gros, dimanche 19 mars prochain face au leader, Monaco.

13ème but pour Mounié

Et de 13 pour l’attaquant montpelliérain, Steev Mounié. Le redoutable buteur a encore trouvé le chemin des filets. Il a ouvert le score pour son équipe à la 12ème minute de jeu face à Nantes. Avec ce but inscrit, Mounié totalise 13 réalisations avec une succession de 6 buts par match. Il demeure le 5ème buteur de la Ligue 1 derrière Bafétimi Gomis (16) buts. Malheureusement, lui et ses coéquipiers dont son capitaine Stéphane Sessègnon, titulaire, ont courbé l’échine sur le score de 3-2. Montpellier reste 13ème avec 33 points, et se déplace à Bordeaux le samedi 18 mars prochain

29ème journée de la Ligue 2

Adénon et Amiens vainqueurs

Il n’y a plus de match où le défenseur d’Amiens n’est pas dans le « onze entrant » de son club. Le week-end dernier, il a joué son 28ème match en 29 journées. Et ceci, c’était face à Bourg en Bresse. Une rencontre qui s’est soldée par la victoire d’Amiens sur la marque de 2-1. 6ème avec 45 points, Amiens se déplace à Red Star le vendredi 17 mars prochain

Cédric Hountondji fidèle avec Gazélec

Un autre titulaire dans son club, c’est le jeune défenseur de Gazélec Ajaccio, Cédric Hountondji. Il a disputé sa 24ème titularisation en 24 matchs joués. C’était face à Troyes et cela s’est soldée par une victoire de 3-1 au profit du béninois et ses coéquipiers. Le jeune défenseur a pesé de tout son poids en défense centrale et confirme son importance dans le dispositif de son entraineur. Gazélec Ajaccio est 8ème au classement avec 40 points. Il se déplace à Orléans, le vendredi 17 mars

Farnolle et Le Havre courbe l’échine

Il a fallu attendre la 85ème minute pour voir le gardien Fabien Farnolle encaisser le seul but de la rencontre face à ses anciens coéquipiers de Clermont. Tenace et très efficace, Fabien Farnolle a cédé sur un pénalty bien exécuté par Dugimont. Le Havre perd ainsi les trois points de la rencontre et une place dans le classement de la Ligue 2. Il occupe la 10ème place avec 39 points et se déplace à Ajaccio le vendredi 17 mars prochain.

Niort gagne dans la douleur

C’est par le score de 2-1 que les niortais se sont défaits de Valenciennes, le week-end écoulé, lors de la 29ème journée du championnat. Le gardien Saturnin Allagbé et David Kiki, ont mérité leur place de titulaire au cours de cette rencontre. Seul David Djigla était absent de la feuille de match. Le club gagne une place au classement et est 9ème avec 40 points. Il rencontre Clermont le vendredi 17 mars prochain

24ème journée Ligue 2 turque

Poté absent, Adana contraint au nul

L’équipe de la Ligue 2 turque, Adana Demirspor, ne peut plus se défaire de son buteur maison, Muichael Poté. Auteur de 13 buts déjà cette saison, l’attaquant n’a pas été de la rencontre de la 24ème journée face à Maniaspor. Une rencontre qui s’est soldée sur un score de parité, 1 but partout. Adana Demirspor est 10ème au classement avec 30 points. Il se déplace le dimanche 19 mars prochain à Elazigspor

Rastel DAN

Réformes sportives au Bénin: Oswald Homeky annonce de grands changements pour le sport béninois

HomekyLe ministre des sports Oswald Homeky a été l’invité de l’émission « Bénin Révélé », diffusée le lundi 13 mars 2017, sur la chaine de télévision nationale (Ortb). Occasion pour lui d’étaler les grands chantiers auxquels s’attèlera son département ministériel afin de booster le secteur sportif béninois. En somme, il s’agit d’un programme qui, bien mis en exécution, va contribuer à révéler d’ici quelques années, les talents béninois dans toutes les  disciplines sportives.


Le Bénin regorge d’énormes talents sportifs. Et tout ce qu’il y a à faire est de révéler ces talents aux Béninois. Et selon le ministre des sports Oswald Homeky, cela passera part plusieurs actions que lui et son équipe du ministère des sports appuyés par le gouvernement, mettront en œuvre. Il s’agit de la formation à la base à travers  la poursuite des initiatives des classes sportives dont le nombre a augmenté (80 classes répartis dans tout le pays), du suivi des jeunes  détectés et formés à travers l’instauration de 93 associations sportives communales et la mise ne place de 12 académies départementales. Et pour faire fonctionner ces divers centres, le ministre a expliqué que 1144 encadreurs (400 au niveau des classes sportives et 744 au niveau des associations sportives communales) seront recrutés et pris en charge par l’Etat. Cela aidera à répondre un temps soit peu au problème de chômage des jeunes, vu que ce projet ‘’d’ordre social et économique’’ créera près de 1200 emplois permanents. «A côté de ces projets, ajoute le Ministre Homeky, nous allons mettre les infrastructures qu’il faut pour les soutenir ». Ainsi va faire entendre le ministre, 85 stades communaux et départementaux de normes internationales, un boulodrome, un centre national pour abriter les équipes nationales, un gymnase et une salle pluridisciplinaire (salle de spectacle) seront construits.

Mettre les fédérations au pas

Parlant de la gestion des fédérations sportives, le ministre a déclaré qu’il a revu la façon dont sont attribuées les subventions allouées aux fédérations sportives. «Désormais, celles-ci pour entrer en possession des subventions qui leur seront données au cours du premier trimestre de l’année, afin de leur permettre  de bien fonctionner en organisant leurs activités statutaires à bonne date, doivent avoir un programme d’activité bien établi déposé au Ministère des sports. Elles doivent selon les textes, avoir l’attestation de conformité, l’agrément, et la délégation de pouvoir pour être éligible ». « Cela n’est pas toujours appliqué. Nous allons l’appliquer à partir de cette année», a-t-il insisté. Les fédérations, doivent déclarer le nombre de clubs affiliés, le nombre de personnes, le siège, les programmes d’activité, les différents rapports justificatifs, etc.  « Nous n’allons lus financer les Fédérations qui se trouvent dans les sacs des présidents. Nous n’allons pas continuer à jeter de l’argent en disant que nous investissons dans le sport sans avoir des résultats », a-t-il martelé. Pour finir sur ce point, Oswald Homeky a informé qu’aucune fédération sportive n’aura plus à payer pour disposer des infrastructures sportives qui sont sur l’ensemble du territoire national.

Une chaine purement sportive

Le ministre n’a pas manqué de souligner que pour vendre tous les talents qui seront dénichés et formés dans tout le pays, il faut les rendre visibles. «C’est pourquoi, nous avons pensé à la création d’une chaîne Radio-Télé exclusivement dédiée à la promotion du Sport », a-t-il fait savoir. «Je peux vous rassurer que dans quelques années, le Bénin fera des merveilles au plan sportif», a conclu Oswald Homeky qui envisage bien faire décrocher l’organisation d’une coupe d’Afrique des nations au pays dans les années à venir.

Anselme HOUENOUKPO

10ème édition du Tournoi des institutions: Les inscriptions déjà lancées

Rodolphe KIKI, président du comité d’organisation du tournoi Dribble pour le BéninOrganisé par SAS Communication, le tournoi des institutions « Dribbles pour le Bénin » va connaitre sa 10ème édition cette année. Le comité d’organisation désireux de marquer l’évènement envisage faire jouer 16 équipes des institutions de la place et a déjà lancé les inscriptions. Selon les informations, c’est le ministère des sports avec à sa tête Oswald Homeky, qui parraine cette dixième édition dont les matches auront lieu dans deux villes à savoir Cotonou et Porto-Novo. Ce tournoi vise la promotion du sport d’entretien en milieu de travail ; aide les institutions à avoir une meilleure visibilité sur le plan national en allant à la rencontre de la population béninoise. Il offre aux personnels des occasions de se distraire. Aussi, il favorise le brassage entre personnel et membres d’institutions, offre des matches de football et des épreuves d’athlétisme réservées aux femmes, bref, de nombreux défis que Rodolphe Kiki et son équipe essaient de relever depuis 10ans. L’innovation de cette année sera la conférence débat sur les acquis et les perspectives de la compétition suivie du match de gala entre les autorités membres de diverses institutions et les cadres vétérans. Il faut préciser que l’ouverture du tournoi est annoncée pour le samedi 1er juillet 2017 et  c’est l’équipe de Sobemap qui est détentrice du trophée.

Anselme HOUENOUKPO

Tournoi de mise en jambes des centres de formation béninois qualifiés au TIC 2F: Les promoteurs de CEFES, APJ et Aspa prennent une initiative salutaire

Ayant validé leur ticket pour prendre part au tournoi international des centres de formation de football (Tic2f), édition 2017, qui aura lieu à Cotonou en avril prochain, les centres béninois entendent représenter dignement le pays. Et pour y parvenir, les responsables de chacun de ces centres peaufinent des stratégies qui porteront certainement des fruits. Parmi ces stratégies, on note l’organisation des tournois de revue de troupe qui leur permettra de jauger le niveau des enfants qu’ils présenteront à ce tournoi international initié par Mounirou Daouda depuis 10 ans. Le premier de ces tournois de préparations dénommé « Tournoi inter centre »s’est déroulé au stade Mathieu Kérékou, le samedi 11 mars 2017. Il a regroupé, en dehors de l’académie St Louis de Kraké, 3 des centres qui vont représenter le Bénin au Tic2F. Il s’agit de Cefes de Charles Titigueti, Asp abomey de Victorien Aholou et APJ (Académie Poté Joseph) de Mickeal Poté. A l’issue de ce tournoi qui mérite d’avoir le soutien de tous, l’Académie Poté vient en tête avec 5 points (1 victoire, 2 nuls). Elle est suivie de Cefes 5 points (1victoire, 2 nuls) également, d’Aspa 2 points (2 nuls, une défaite) et Académie St Louis 2points (2nuls, une défaite). Selon les informations reçues, ce tournoi sera réédité dans les jours à venir, mais cette fois-ci, avec la présence des équipes des centres des pays de la sous-région. Cela permettra aux jeunes joueurs de se frotter à d’autres réalités de jeu. Il est alors important que ces centres soient appuyés pour faire de leur souhait, une réalité. Et c’est ce que le ministère des sports à travers l’office de gestion des stades du Bénin a commencé par faire en mettant gracieusement à la disposition du comité d’organisation de ce tournoi, l’aire de jeu principale du stade Mathieu Kérékou.

Tous les résultats issus du tournoi

APJ-CEFES 0-0
ASPA Abomey-Saint Louis 0-0
CEFES- ASPA 0-0
Saint Louis-APJ 0-0
CEFES-Saint Louis 1-0
APJ -ASPA Abomey 1-0

Anselme HOUENOUKPO

Renouvellement des instances dirigeantes du CNOSB: Julien Minavoa reconduit

Julien MinavoanLe comité national olympique et sportif béninois, Cnosb,  a renouvelé les membres de ses instances dirigeantes. C’était à l’issue de l’Assemblée générale élective de l’institution, tenue le samedi 11 mars à son siège. Et comme on pouvait s’y attendre, c’est le président sortant Julien Minavoa qui s’est vu reconduit.
Candidat à sa propre succession, le président Julien Minavoa a effectivement succédé à lui-même à la tête du bureau exécutif du comité national olympique et sportif béninois (Cnosb). Il a recueilli l’avis favorable des délégués des différentes fédérations, membres dudit comité. En effet, challengé au début par le président de la fédération béninoise de tir à l’arc, Paul Zinsou, le président reconduit, Julien Minavoa, s’est retrouvé seul candidat. Ceci, du fait que le premier s’est désisté, contestant des innovations introduites dans le processus du vote. Un désistement qui ouvre grandement la voie au président Minavoa qui garde la main en ce qui concerne la gestion du Cnosb pour les 4 prochaines années. Il sera à la tête d’une équipe de 13 membres dont 4 femmes à savoir les vice-présidentes Célestine Adjadohoun, Léa Guillaume, la trésorière générale Esther Odjo Agboton, et le membre Floriane Affoutou Agbolan.
Il faut préciser que deux autres membres dont une femme seront cooptés par les membres élus, afin que le bureau soit composé de 15 membres au total. Reconduit pour la première fois, Julien Minavoa remercie l’ensemble des délégués qui ont participé aux travaux. Il a promis donner davantage de son temps à la bonne gestion de la structure. « Je saurai être le bon manager qu’il faut pour qu’à l’issue des  4 prochaines années de mon mandat, le mouvement sportif sorte encore grandi », a-t-il conclu, tout joyeux de l’aboutissement heureux de cette assemblée générale. Bonaventure Coffi Codjia, directeur de sports d’élite (Des) qui a suivi en personne l’évolution des travaux, a salué l’esprit sportif et de fair play qui a caractérisé cette assemblée générale. «Je voudrais avant tout vous féliciter, monsieur le président, pour votre brillante élection », a d’abord laissé entendre le directeur avant de l’exhorter, tout comme tout le mouvement sportif à travailler «mains dans les mains, afin de relever les nombreux défis qui attendent le bénin sportif ».

Voici le nouveau bureau élu

Président :                     Julien Minavoa
Vices-présidents :         Jean-Claude Talon, Célestine Adjanohoun et Léa Guillaume
Secrétaire général :         Fernando Hessou
Secrétaire général adjoint :     Germain Loko
Trésorier général :         Esther Odjo Agbo
Trésorier général adjoint :     Gratien Gbaguidi
Membres:             Léopold Gbénou et                             Floriane Affoutou
Commissaire aux comptes:     Rhétrice Dagba, Narcisse
Alognissoun

Anselme HOUENOUKPO