Category: Politique & Actualités

GESTION DES GSM AU BENIN: Cession scandaleuse de licence à Etisalat

Le Présdent Boni Yayi sevré des réalités de gestion de Télécel BéninLes cadres de l’Etat béninois ont sans doute une fois encore induit le Chef de l’Etat le Dr Boni Yayi en erreur. La licence d’exploitation de téléphonie mobile concédée par le  conseil des ministres du 22 octobre 2007 à la Société Etisalat constitue une décision qui pêche par grande méconnaissance dans la constitution de Télécel Bénin,  des vérités faits, des termes de la Convention de partenariat entre les associés Groupe Atlantique et Sarci, des prérogatives légales de l’Autorité transitoire de régulation des postes et télécommunication, de la nécessité d’un avis d’appel d’offre dans ladite cession, du principe juridique de litige pendant et même de la nécessité pour un Etat de protéger ses opérateurs économiques.

LA VERITE QUI EST CACHEE A BONI YAYI
La crise entre actionnaires Groupe Atlantique et Sarci du Bénin, qui a secoué la société Télécel Bénin et qui a conduit à sa dépossession de la licence d’exploitation, n’a été qu’une mise en scène d’un plan monté pour établir au terme, l’incapacité de Télécel Bénin à s’acquitter de ses engagements contractuels envers l’Etat dans le paiement des 15 milliards du coût des licences. Etant entendu qu’en cas de non acquittement des frais de licence de la première tranche, ils étaient assurés que l’Etat Béninois prendra la décision d’arracher sa licence des mains de Télécel Bénin, donc de la société béninoise Sarci  et du groupe Atlantique, ils ont tôt fait de positionner une société dénommée Etisalat qui s’est empressée de faire des propositions au gouvernement béninois pour l’exploitation de ladite licence. Déjà à cette étape quelques interrogations s’imposent. En quelle qualité Etisalat s’est-elle proposée à faire des offres à l’Etat Béninois ? L’Etat Béninois a-t-il informé l’opinion ou les opérateurs économiques de la crise à Télécel Bénin et de son issu pour qu’une société se positionne en de si bon moment ? Et si l’Etat a le droit de retirer sa licence, le peut-il légalement face au matériel qui est la propriété exclusive de Sarci et du Groupe Atlantique ? C’est en réalité à ce niveau que réside tout le piège et tout le montage qui atteste que la machination ne visait qu’un seul but : évincer l’actionnaire Béninois du capital de la société. En effet, Etisalat qui est actuellement adjudicataire de la licence de Télécel n’est que celui qui est l’actionnaire majoritaire dans le groupe Atlantique à 70%. En somme, l’Etat voulant céder la licence de Télécel Bénin pour contraindre les actionnaires du Groupe Atlantique et Sarci en conflit à s’entendre, l’a  concédé à Etisalat qui s’avère être le patron du Groupe Atlantique. Dès lors le Groupe Atlantique a-t-il encore de négocier avec la société béninoise Sarci quant il sait que c’est son associé Etisalat qui a aujourd’hui, du fait de la décision de l’Etat, se retrouve avec les 100% des actions ? Le tour est joué et aujourd’hui l’opérateur béninois Adjovi Séverin de Sarci est mis hors du jeu.

LA FAUSSE CRISE MONTEE POUR TROMPER L’ETAT BENINOIS
Pour faire planer un climat de crise au sein de la société Télécl Bénin afin d’emmener l’Etat Béninois à conclure de son incapacité à honorer ses engagements contractuels, les actionnaires étrangers ont soulevé plusieurs arguments. Mais au crible de la Convention de Partenariat qui lie les deux associés de Télécel Bénin Groupe Atlantique et Sarci,  ces développements ont tout l’air d’exigences arbitraires et léonines sans aucun fondement contractuel. Ainsi par exemple, le Groupe Atlantique a exigé à Sarci de Adjovi Séverin qui disposait de 49% du capital de ramener ses actions à 32% au dessous de la minorité d’opposition. Or aux termes des dispositions de l’article 2 alinéa 4 de la Convention de Partenariat « il est entendu entre les parties que la participation de la Sarci ne sera jamais diluée durant la vie de la société ni ramenée en dessous de 49% ». Par ailleurs, le Groupe Atlantique a conclu de l’incapacité de Sarci à s’acquitter de sa contribution au paiement des 15 milliards du coût de la licence. Et pourtant les termes de l’article 2 alinea 5 point b sont sans équivoque sur le sujet. « Pour les augmentations futures (du capital) chaque fois que la Sarci ne pourra pas suivre, le Groupe Atlantique fera un partage au bénéfice de la sarci systématiquement. Ce partage sera remboursé par la moitié des dividendes à percevoir ultérieurement et par la moitié de tout autre revenu généré par l’exploitation de Télécel-Bénin ». mais malgré cette disposition, quand Séverin Adjovi s’est proposé après sa rencontre avec le Chef de l’Etat de s’acquitter des 7,350 milliards Fcfa représentant sa contribution avec la libération de 4 milliards sur le champ, le Groupe Atlantique  a déjà affirmé l’incapacité de Télécel Bénin d’honorer ses engagements.

Où EST PASSEE L’AUTORITE DE REGULATION ?
Quand bien même il s’agit de mesure transitoire, provisoire ou conservatoire, la cession de la licence d’exploitation de la téléphonie mobile à un tiers opérateur doit nécessairement être la décision de l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunication. L’Etat a fait abstraction de l’autorité légalement compétente en matière de régulation des télécommunications pour trancher une crise qui regorge de beaucoup de subtilités. Sans nul doute, à la place de l’Etat, l’Autorité en retirant la licence à Télécel Bénin ne peut pas ignorer que le matériel appartient à Sarci et Groupe Atlantique et ne saurait être rétrocédé à Etisalat sans le consentement de ces associés. Par ailleurs, l’Autorité de régulation ne peut jamais se méprendre sur la procédure de choix du partenaire devant suppléer aux actionnaires en cause. La qualité des membres doit les conduire à au moins une consultation restreinte devant militer pour un opérateur. Le choix de Etisalat ne répond en fait à aucune norme.

QUAND LE BENIN SACRIFIE SES OPERATEURS ECONOMIQUES €¦
Au vu des différentes démonstrations précédentes sur le jeu d’actionnariat entre le Groupe Atlantique et  Sarci d’une part et d’autre part Groupe Atlantique et Etisalat, l’on peut se convaincre que la décision du conseil des ministres n’a été préjudiciable que pour Sarci du compatriote Adjovi Séverin.  Il est désormais hors du jeu avec 0% des actions. Etisalat s’en sort avec 100%. Et c’est en cela que les cadres entourant le Chef de l’Etat ne lui ont pas très bien développé le plan du Groupe Atlantique qui s’est refusé à payer les 15 milliards au moment ou d’autres opérateurs de moindre capacité ont pu, sur simple montage de dossier bancaire à l’interne, obtenir les 15 milliards.
A tout point de vu, c’est un scandale politico-financier qui cache ses acteurs dans le rang de l’entourage du Chef de l’Etat le Dr Boni Yayi sevré des vraies informations sur le dossier. L’histoire récente de la crise des Gsm au Bénin nous a appris que l’Etat  sud africain a soutenu sans relche ses opérateurs dont les intérêts ont été menacés au Bénin. l’Etat ivoirien a fait tout autant. Au Bénin, on conduit le Chef de l’Etat par de fausses informations à noyer les siens opérateurs économiques.

Wandji A.

CHRISTIAN SOSSOUHOUNTO: «Boni Yayi aux municipales votera et appellera à voter Soglo »

Christian Sossouhounto, Chef 6ème Arrondissement de CotonouC’est en ces termes que le Chef du 6ème d’Arrondissement de la ville de Cotonou Christian Sossounhounto,  invité hier sur la chaîne privée de télévision Canal 3 résumait la nature des relations qui lient le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi et le Président Maire Nicéphore Dieudonné Soglo. Pour le jeune Conseiller de la Renaissance du Bénin Christian Sossouhounto, la dernière réaction de désaveu du Chef de l’Etat face aux déclarations de ses partisans de la Fcbe du Littoral qui se sont livrés à des invectives contre la famille Soglo, est un signe manifeste et éloquent du respect et de l’attachement de l’homme aux visions de Soglo. D’ailleurs, le conseiller a tenté de faire un similitude d’approche de gestion entre les deux hommes d’Etat qui ont donné la preuve de leur maîtrise de l’art de propulser l’économie nationale. Selon lui, le Chef de l’Etat a une vision plus prospective qui ne se limite pas à l’alimentation de petites querelles discriminatrices au sein de sa famille politique. Son attachement à la Rb dénote de son soucis de construire un Bénin qui reflète l’aspiration profonde  de tous les défenseurs d’un Bénin socialement pacifique et économique sain et prospère comme cela a été la lutte de la Renaissance du Bénin tout le temps sous le régime Kérékou. A l’heure de la jouissance de ce moment attendu, le Président de la République Boni Yayi a certainement compris que la renaissance du Bénin est dans son plein droit d’être associé à la gestion de l’Etat.
Médard GANDONOU

Editorial: La querelle de parcelles

Gustave Cassa, ministre de la Justice

Le jeu de ping-pong auquel se livrent magistrats
  et gouvernement ne fait que commencer. Le
  dernier  acte en est la  » mise au point  » qu’a
  faite le gouvernement ce week-end pour faire la part des choses. A savoir que la décision du Conseil des ministres ne remet pas en cause le principe de la séparation des pouvoirs ni l’applicabilité des décisions de justice. Compte tenu des troubles à l’ordre public que ces décisions provoquent, et face à la multiplication des opérations de déguerpissement , il entend seulement instaurer une trêve  afin de réfléchir avec tous les acteurs de la possibilité   de mettre en place un mécanisme de gestion efficace de la question foncière dans notre pays. En dehors de toutes les élucubrations de l’ordre des magistrats qui a vilipendé cette grave immixtion de l’exécutif dans le judiciaire, des huissiers de justice qui se sont soulevés contre la menace qui pèserait ainsi sur leur corporation  et des avocats qui ont dénoncé la remise en cause de l’autorité de la chose jugée, en dehors de tout cela donc, il y a un fait indéniable : le foncier béninois ne saurait continuer à être géré tel qu’il l’est aujourd’hui. Ce constat est capital en effet puisque le foncier constitue à mon sens la principale pierre d’achoppement au développement de notre pays. Il bloque une bonne partie des investissements parce qu’instaurant une insécurité  réelle dont profitent de nombreux arnaqueurs.

Là n’est même pas le problème.
Le problème c’est que plus la crise foncière perdure, plus elle s’aggrave avec chaque fois de nouvelles menaces qui ne font que complexifier davantage les problèmes de parcelle dans le pays. Il est maintenant temps de marquer   une pause pour préparer la sortie de la crise. La solution proposée en l’espèce par le gouvernement est une manière de mettre les pieds dans les plats pour obliger tout le monde à repartir sur de nouvelles bases. La méthode est contestable en ce qu’elle brûle les étapes et surtout viole des principes déontologiques de certains corps de métiers comme celui des huissiers de justice. Quant à la magistrature, elle est beaucoup moins concernée, même si elle fait mine du contraire. Parce qu’elle est libre dans son essence même, de juger en toutes les matières et de prendre les décisions qu’elle estime justes. On peut, bien entendu, différer leur application compte tenu des circonstances, et c’est ce que fait l’exécutif en ce moment. Le gouvernement, contrairement à ce que prétendent les magistrats, précise même que le droit de propriété ne saurait être remis en cause, les décisions y relatives ne pouvant être remises en cause.  
 Mais le problème tel qu’il se pose aujourd’hui dépasse largement le cadre étriqué de la défense des intérêts corporatistes particuliers. Elle préoccupe l’ensemble des secteurs vitaux de l’économie nationale, à commencer par l’agriculture qui ne peut jamais décoller si elle est pratiquée comme actuellement, c’est-à-dire sur de petits espaces difficiles à rentabiliser dans le cadre d’une production extensive et intensive.
Je conçois donc la levée de bouclier des avocats et autres huissiers de justice comme fondamentalement normale dans le champ  des débats démocratiques qui doivent animer notre Etat. Néanmoins, elle parait toujours marquée par le parti pris corporatiste, voire syndicaliste, des magistrats par exemple qui dépendent normalement de la chancellerie.   Et qui font chaque fois des exercices de haute voltige pour se faire entendre sans se faire pincer par l’autorité hiérarchique. Il appartient dès lors au Chef de l’Etat d’orienter l’initiative publique vers les buts supérieurs qui lui sont fixés, afin de sortir d’un engrenage qui n’a que trop duré.

Olivier DJIDENOU

CONSEIL DES MINISTRES DU 27 octobre 2007

 

 Boni Yayi aux Emirats Arabes Uni et en Libye respectivement du 4au 6 et 6 au 7 Novembre 2007

Le Conseil des Ministres s’est  réuni en séance extraordinaire le samedi 27 octobre 2007, sous la présidence effective du Président de la République , Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.
Au cours de cette séance, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant création, organisation et attributions de la Commission ad hoc chargée de réfléchir sur la réforme des Institutions de la République.
La décision de mettre en place cette Commission participe de la volonté du Gouvernement de rénover les Institutions Constitutionnelles et Administratives de notre pays qui, à l’épreuve des faits   et des pratiques politiques, juridiques, économiques et sociales, ont révélé dans leur fonctionnement :
 
-        des écueils ;
-        des incohérences ;
-        des vacuités ;
-        des lenteurs et lourdeurs qui entament parfois leur crédibilité, voire leur légitimité et leur autorité et mettent à mal leur efficacité opérationnelle.
Le travail de cette Commission se veut  systématique, théorique et prospectif :
-        Systématique d’abord, parce que visant à intégrer en une seule étude les réflexions dignes d’intérêt déjà menées sur la question ;
-        Théorique ensuite, parce que devant faire le lien entre différents éléments épars ;
-        Prospectif enfin, parce que devant être soutenu par des propositions concrètes de reformes profondes qui permettent de moderniser l’Etat et la République et de les projeter dans le futur.
Ladite Commission est composée de vingt cinq (25) personnalités béninoises choisies dans tous les Départements du pays en fonction de leurs qualifications et expériences en Droit, en Sciences Politiques ou en Histoire.
Elle soumettra au Gouvernement son rapport assorti de recommandations pertinentes dans un délai de six (06) mois suivant son installation qui interviendra dans les prochains jours. Ce rapport fera l’objet de larges débats au niveau de toutes les couches socio-professionnelles de notre pays.
Au cours de cette séance, le Conseil des Ministres a examiné et approuvé plusieurs dossiers, notamment une communication relative à l’appui du Gouvernement au Programme d’activités 2007 de l’Association Nationale des Anciens Parlementaires du Bénin (As-NAP-BENIN).
Le Conseil des Ministres a également autorisé au cours de cette réunion :
- la visite d’amitié et de travail du Chef de l’Etat aux Emirats Arabes Unis, du 04 au 06 novembre 2007 et en Libye, les 06 et 07 novembre 2007 ;
- la participation du Bénin à la 33ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui aura lieu à Ouagadougou, le 17 décembre 2007 ;
- la participation du Bénin à la 3ème Conférence des Premières dames d’Afrique qui se tiendra à Niamey, les 14 et 15 novembre 2007 ;
- la participation d’une délégation du Bénin au Colloque international sur la gestion des parcs nationaux, qui aura lieu à Washington, aux Etats-Unis d’Amérique, du 08 au 10 novembre 2007 ;
- la participation d’une délégation de notre pays aux réunions de « Connecter l’Afrique » et de contrôle de l’accès à l’international, prévues respectivement à Kigali, au Rwanada, du 27 au 30 octobre 2007 et à Paris, du 30 octobre au 02 novembre 2007 ;
- le voyage d’étude et d’échange au Bénin du Secrétaire Général du Gouvernement et du Conseil des Ministres du Burkina Faso.
 
Fait à Cotonou, le 27 octobre 200

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

Epiphane NOBIME

Entretien avec l’Honorable Chabi Sika : «Nous n’avons pas opté pour une Céna permanente juste parce qu’on ne se fait pas encore confiance au Bénin»

Les parlementaires béninois ont adopté à l’unanimité mardi 18 septembre dernier une nouvelle loi portant règles générales des élections en républoque du Bénin. A l’origine c’était une proposition de loi de l’honorable Karimou Chabi Sika entre temps retiré et réintroduite par un autre de ses collègues. Pourquoi une telle proposition de loi et quelles sont les innovations que cette dernière apporte par rapport à l’ancienne? Quelles sont les raisons qui ont conduit à son retrait et sa réintroduction pour étude. Autant de questions que tente de répondre l’Honorable chabi Sika à travers cet entretien.

L’Evénement Précis : Honorable CHABI Sika, l’Assemblée nationale vient de voter une nouvelle loi concernant les élections au Bénin. Quelles sont les grandes innovations que cette loi apporte par rapport à l’ancienne loi votée par le passé ?
Qu’il vous souvienne que le Chef de l’Etat avait commis une commission d’experts et de juristes indépendant qui a fait un travail. Ce travail était envoyé au président de l’Assemblée Nationale et parmi les remarques faites, il y a que notre système électoral devenait de plus en plus cher. Nous sommes passés de un (1) milliard cinq cent mille à deux, trois(3) milliards, 9 milliards et c’est exponentiel. Il fallait donc arrêter si non ça risque d’entamer notre processus démocratique, surtout que la gestion au niveau des différentes CENA était devenue une recherche de sous, et dans quelle mesure on allait revenir sur le statu quo. Ledit rapport indiquait aussi que la CENA est une institution qui n’était pas professionnalisée. Il fallait passer à une CENA permanente. Vous constatez là que ce n’est pas le choix que nous avons fait parce que dans leurs rapports les juristes indépendants sont revenus sur la politisation à outrance de l’administration dans notre pays qui est telle que nous sommes aujourd’hui dans une situation où on ne se fait pas mutuellement confiance. Les élections chez-nous, c’est toujours avec des risques de violence, des risques de déchirement et autres. Si vous êtes dans un environnement où les gens ne se font pas confiance ce n’est pas la peine de rechercher à mettre en place une CENA permanente. Cela risque de déstabiliser l’ensemble du système. Donc ce que nous avons choisi c’est de prendre en compte d’abord la préoccupation première,celle de réduire le coût des élections. A ce niveau , nous avons constaté en regardant donc à la dernière CENA au niveau de son budget, malgré tous les efforts de compression qu’on a puis faire, les CEA ont coûté environs 800 millions, donc à peu près le milliard et les autres structures de la CENA aussi ont coûté et vous remarquez aussi que c’est beaucoup les questions de prime et autre qui pèsent en plus évidemment du matériels surtout au niveau de l’impression et autres.

Au niveau de ces chapitres, nous avons essayé donc de compiler d’abord l’effectif. On l’a fait au niveau de la CENA et finalement ce qui a été adopté, c’est 17 au lieu de 25. La commission est allée même jusqu’à 13 mais finalement nous nous sommes entendus sur 17. Le bureau doit être composé de cinq (5) membres et les douze (12)autres seront des coordonnateurs des départements. Nous avons essayé aussi de revoir totalement le SAP CENA qui ne sera plus les gens choisis un peu comme ont fait à la CENA. Ici nous avons essayé déjà de donner les niveaux qu’il faut avoir. Mais aussi les spécialisations; il faut un informaticien, il faut un stasticien, il faut un démographe, il faut un financier pour les questions de budget. Donc nous sommes allés vers une certaine spécialisation plus ou moins du SAP/ CENA qui va être la structure beaucoup plus permanente. Mais on n’a pas suivi les juristes indépendants qui proposaient qu’on aillent vers une CENA permanente tout simplement parce qu’on ne se fait pas mutuellement confiance et c’est encore prématuré de le faire. Nous avons suffisamment tenir compte de toutes les remarques c’est pourquoi on a diminué les membres au niveau de la CENA, les CEA sont maintenus aussi bien pour le recensement électorale, que pour le vote mais la durée et leur fonctionnement est réduit à 4 semaines avec la signature d’un contrat en bonne et due forme.

Vous avez beaucoup plus pesé sur les effectifs. Pensez-vous que c’est suffisant pour réduire vraiment les coûts ?
Non ! ce n’est pas suffisant, de toute les façons il faut remarquer que ce qu’on a fait au niveau des réductions, c’est le maximum, 17 membres à la CENA, 11 pour les CED et au niveau des CEC le nombre tient compte de la taille des populations.On est passé de 5 à 3pour certaines communes, de 7 à 5 pour d’autres et de 9 ou de 11 à 7 pour les plus peuplées.Mais nous avons également pensé qu’il faut coupler les deux élections prochaines parce que en le faisant on aurait des gains supplémentaires. On a peut-être juste augmenté le nombre d’assesseurs au niveau des bureaux de vote pour essayer de canaliser les votants parce que là on aura deux urnes. Il faudra tenir compte du faite que les gens peuvent un peu confondre au niveau des urnes ou même des bureaux de vote.

Honorable CHABI Sika, vous avez été à l’initiative de cette proposition de loi même si entre temps vous l’avez retiré, çà continue de porter votre griffe. Quelles impressions avez-vous à la fin de ce vote qui a sanctionné votre proposition de loi ?
J’ai lu dans la presse où on a dit que nous l’avons retiré parce qu’on veut faire du gachie et que c’est le contribuable béninois qui perd.Je tiens quand même à rappeler à tout un chacun que la loi a prévu les retraits et les remise de loi. C’est prévu par la loi. J’ai fait le retrait pour une raison toute banale. C’est pour qu’elle ne soit pas cassée par les collègues . Ca va peut-être entraîner des dépenses imprévues dans le budget, donc j’ai voulu tout simplement qu’on attende que la loi des finances restrictives soit votée et que les ressources soient formellement prévues avant que le processus ne se poursuive. Et vous avez donc constaté que dès que le collègue Tessi a réintroduit la loi, la commission a poursuivie et c’est ce que le règlement intérieur a prévu.

Donc vous êtes comblé maintenant ?
Au fait est-ce que je suis comblé, ou bien c’est les béninois qui sont comblés puisque je viens de faire quand même un travail important pour la démocratie béninoise, par conséquent nous devons être heureux. je vous salue surtout les hommes de la presse puisque c’est vous qui allez apporter aux populations les éclairages qu’il faut.

Réalisé par: Hugues E. Patinvoh (Coll)

REGLES PARTICULIERES POUR LES COMMUNALES ET MUNICIPALES : Déjà des controverses autour de la loi

(La loi en étude ce matin)

La proposition de loi fixant les règles particulières applicables aux élections des membres des conseils des collectivités territoriales au Bénin sera ce matin en étude au parlement. Qu’il vous souvienne que les honorables députés membres de la commission des lois avaient introduit des dispositions fixant les conditions d’éligibilité aux postes de conseillers, de maires de chef d’arrondissement et d’adjoint au maire. Pour cela, il fallait avoir un pré-requis de savoir et cela est assujetti à un diplôme. Malheureusement, ces dispositions n’ont pas trouvé l’adhésion de la majorité des parlementaires. Mieux, cela donne lieu à de petits débats entre députés. Certains vont jusqu’à dire que cela frise des règlement de compte.

COOPERATION FRANCO-BENINOISE : Coopération 92 construit 14 écoles pilotes à Aplahoué

Plusieurs écoliers vont désormais étudier dans les conditions appropriées dans la commune d’Aplahoué grce au soutien de Coopération 92, une structure française couplée au Conseil général des Hauts-de-Seine qui assure son financement. Le but de cette structure est de «donner aux pays en difficulté les moyens d’un développement indépendant (€¦)». Elle a initié dans cette commune la construction de 14 écoles primaires pilotes. Le lancement de la construction de ces écoles a eu lieu mercredi dernier dans l’enceinte de l’école primaire publique de Atchihoué dans l’arrondissement de Dékpo. C’est en présence de diverses personnalités dont le Directeur général de Coopération 92, du Directeur de cabinet de la ministre de l’enseignement primaire, de l’alphabétisation et des langues nationales et du maire de la commune d’Aplahoué.

Les écoles pilotes financées par Coopération 92 ont une structure totalement différentes de celles de toutes les écoles qui existent au Bénin. En dehors d’une module de quatre salles de classe avec bureau du directeur et magasin, ces écoles comportent également une cantine, un répertoire, une salle de jeux et un magasin de stockage. François Jay, le Directeur général de Coopération, explique cette structure en déclarant « L’école n’est pas qu’un lieu d’éducation. C’est aussi un lieu où il faut apprendre à gagner et à perdre. En politique et dans la vie adulte, tout évolue en dents de scie. On perd et on gagne. C’est déjà mieux d’apprendre à perdre quand on est encore enfant au cours des jeux. C’est la base de la tolérance et de la paix ».
Georges Hadji, le Directeur de l’école primaire publique d’Atchihoué, et Vincent Gbolou, le Chef de l’arrondissement de Dékpo, n’ont pas pu cacher leur joie de voir cette école créée en 2000 et qui est encore en matériaux précaires malgré le nombre croissant d’élèves qui avoisine les trois cents élèves à la prochaine rentrée. Ils n’ont pas tari de remerciements et de reconnaissances à l’endroit de Coopération 92, du Conseil général du département des Hauts-de-Seine, de son président actuel, Patrick Devejean, de ses anciens présidents Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy. Ce dernier, aujourd’hui Président de la République Française, avait donné son accord au projet de construction des 14 écoles pilotes dans la commune d’Aplahoué d’un coût total de plus de 887 millions de francs Cfa.

Patrick Davy, promoteur et superviseur du projet, a profité de la tribune pour inviter les populations du département du Couffo et tous les Béninois à remercier le département des Hauts-de-Seine et Coopération 92 pour les nombreuses interventions dans le domaines scolaires et sanitaires dans plusieurs départements du Bénin. Il a estimé à plus de 1,971 milliard de francs Cfa le montant de ces réalisations depuis 1992.

CITE DU VATICAN : Les évêques béninois rencontrent le Pape

Le Saint-Père s’est adressé ce matin aux membres de la Conférence épiscopale du Bénin, en conclusion de leur visite Ad Limina, devant lesquels il a rappelé que, ces années, ils ont «fait preuve d’un grand courage évangélique pour guider le peuple de Dieu au milieu des nombreuses difficultés». Ainsi ont-ils démontré leur «intérêt pastoral pour les grandes questions auxquelles était affrontée» la société béninoise, «notamment dans le domaine de la justice et des droits humains».

Après avoir vivement encouragé les prélats «à développer une authentique spiritualité de communion» entre eux et avec les prêtres, Benoît XVI à souligné l’importance d’aider ces derniers à «assumer pleinement leur ministère sacerdotal», en redonnant une place centrale «à une intense vie spirituelle» .

A propos ensuite de l’influence des traditions dans la vie sociale, le Saint-Père a dit que «si leurs aspects les meilleurs doivent être encouragés, il est nécessaire de récuser les manifestations qui servent à nuire, à entretenir la peur ou à exclure l’autre… Une solide formation chrétienne sera donc un soutien indispensable pour aider les fidèles à confronter la foi avec les croyances» découlant de la tradition. Cette formation doit aussi leur permettre d’apprendre à prier avec confiance… et dans cette lourde tche, la collaboration des catéchistes est un apport précieux».

«Les instituts de vie consacrée apportent une généreuse contribution à la mission», a ajouté le Pape, invitant en particulier «les membres des communautés contemplatives à demeurer, par leur présence discrète, un appel permanent pour tous les croyants à rechercher sans cesse le visage de Dieu et à lui rendre grce pour tous ses bienfaits».

Dans le contexte culturel ensuite, Benoît XVI a rappelé combien «il est nécessaire que la présence de l’Église se manifeste par des signes visibles, qui indiquent le sens authentique de sa mission parmi les hommes. Parmi ceux-là, les célébrations liturgiques ferventes et chaleureuses tiennent une place éminente. Au cÅ“ur même de la société, elles sont un éloquent témoignage de foi rendu par vos communautés. Il est donc important que les fidèles participent à la liturgie de manière pleine, active et fructueuse».

Toutefois, «pour que des éléments culturels incompatibles avec la foi chrétienne ou des actions prêtant à confusion ne soient pas introduits dans la liturgie, une solide formation en la matière doit être assurée aux séminaristes et aux prêtres, permettant l’approfondissement de la connaissance des fondements, de la signification et de la valeur théologique des rites liturgiques» .

Puis le Saint-Père a rappelé à ses hôtes qu’en diverses circonstances, ils avaient «défendu courageusement les valeurs de la famille et du respect de la vie…, menacées par des idéologies proposant des modèles et des attitudes en opposition avec une authentique conception de la vie humaine. Je vous encourage à poursuivre cet engagement, qui est un service rendu à la société tout entière».

«Dans cette perspective -a-t-il poursuivi-, la formation des jeunes est aussi l’une de vos priorités pastorales.. . En aidant les jeunes à acquérir une maturité humaine et spirituelle, faites-leur découvrir Dieu», a recommandé le Pape. Quant aux obstacles «qu’ils rencontrent pour s’engager dans le mariage chrétien et pour vivre dans la fidélité aux engagements pris, obstacles souvent liés à la culture et aux traditions, exigent non seulement une sérieuse préparation à ce sacrement, mais aussi un accompagnement permanent des familles, particulièrement dans les moments» les plus difficiles.

Benoît XVI a conclu en exprimant aux pasteurs du Bénin sa «satisfaction de constater que, d’une manière générale, les relations entre chrétiens et musulmans se déroulent dans une atmosphère de compréhension réciproque. Aussi, pour éviter de voir se développer quelque forme d’intolérance et pour prévenir toute violence, convient-il d’encourager un dialogue sincère, fondé sur une connaissance réciproque toujours plus vraie, notamment par des relations humaines respectueuses, par une entente sur les valeurs de la vie et par une coopération mutuelle en tout ce qui promeut le bien-être commun. Un tel dialogue exige aussi de préparer des personnes compétentes pour aider à connaître et à comprendre les valeurs religieuses que nous avons en commun et à respecter loyalement les différences».

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 20 SEP 2007 (VIS). A Castelgandolfo ce matin, le Saint-Père a reçu en audiences séparées six prélats de la Conférence épiscopale du Bénin en visite Ad Limina:

  • Mgr. Fidèle Agbatchi, Archevêque de Parakou.
  • Mgr. Paul Koussassivi Vieira, Evêque de Djougou.
  • Mgr. Clet Feliho, Evêque de Kandi.
  • Mgr. Pascal N’Koué, Evêque de Natitingou.
  • Mgr. Martin Adjou Moumouni, Evêque de N’Dali.
  • L’Abbé Pascal Guezodje, Administrateur diocésain d’Abomey.

SEGREGATION ET RUSES AUTOUR DU PROJET DE DEVELOPPEMENT DE LA VALLEE

La clairvoyance du chef de l’Etat implorée

Le président de la République Dr Thomas Boni Yayi a annoncé il y a quelque mois la réhabilitation de la vallée de l’Ouémé. Ainsi, un impressionnant projet a été monté et prend en compte quatre volets essentiels. Ce projet pour beaucoup, donnera un nouvel essor à la vallée ainsi qu’à ses environs. Malheureusement, la gestion actuelle qui en est faite frise la ruse et la ségrégation. Ceux qui en ont aujourd’hui la charge n’associent pas tout le monde à la chose. Depuis, des langues commencent à se délier et entendent monter d’ici quelques jours au créneau pour dénoncer un certain nombre de faits. Déjà, le roi de la vallée avait déclaré que le développement de la vallée avait besoin de l’effort de tous ses filles et fils. Nul ne doit donc être de trop. Malheureusement, c’est tout le contraire qu’on observe avec ce dossier. Certains parmi ceux qui ont à charge le dossier ont même affirmé publiquement qu’on ne peut associer tout le monde. Mais il est essentiel d’associer les députés, les élus locaux de la vallée, ceux des communes environnantes, toutes tendances confondues. Il est bien perceptible que nombreux sont-il à ne pas être associés à la chose. Le développement est l’affaire de tous et non celle d’un groupuscule de personnes avides de se retrouver une certaine identité. Le chef de l’Etat est invité à personnellement s’impliquer dans le dossier. On doit pouvoir inviter toutes les tendances politiques et élus à la même table pour discuter et mettre sur pieds un comité de direction crédible qui puisse être à même de réunir autour de lui du monde en vue de faire aboutir le projet. Ce projet qui aux yeux des fils et filles de la vallées est porteur d’espoir risque déjà de subir des torts. Des indiscrétions font état de ce que le président Boni Yayi voudrait dessaisir les actuels chefs de fil et confier la gestion au ministre François Noudégessi.

Délocalisation des conseils des ministres et autres décisions : La preuve que Boni Yayi inspire Sarkozy

Le croyance, la délocalisation des Conseils des ministres initiée par le Chef de l’Etat le Dr Boni Yayi au Bénin n’est une imitation des décisions de son homologue français Nicolas Sarkozy. C’est plutôt l’hypothèse inverse qui est la plus probable. En effet, à la suite de la délocalisation du conseil des ministres du mercredi 19 septembre 2007 dans la ville de Porto Novo, une certaine opinion a tôt fait de relier cette décision à celle du Président français Sarkozy qui a fait tenir son conseil du 7 septembre dernier dans la ville de Strasbourg dérogeant du coup à la tradition Parisienne. Mais cette comparaison limitée aux seules dates des tenues desdits conseils pêchent par méconnaissance ou abstraction de l’actualité récente. Avant que Sarko ne tienne son conseil le 7 septembre à Strasbourg, le Chef de l’Etat Béninois le Dr Boni Yayi a bel et bien annoncé le dimanche 29 juillet 2007 lors de sa visite inopinée sur le chantier du stade Charles de Gaule à Porto Novo, sa résolution de délocaliser les Conseils des ministres. Ainsi, l’assise du 19 septembre dernier du Conseil des ministres à Porto Novo n’a été qu’une réalisation d’un objectif préconçu et annoncé publiquement devant la presse et les Aïnonvi. Dès lors la vérité de la chronologie des faits nous oblige à constater que dans l’espèce, s’il y a un acte ou une décision qui doit inspirer une autre, c’est sans doute la plus ancienne qui est celle prise par le Chef de l’Etat béninois le 29 juillet 2007 à Porto Novo.

De toutes les façons, ce constat ne peut surprendre aucun observateur averti du déroulement de la vie politique dans les deux pays depuis que Sarkozy fit son installation le mercredi 16 mai 2007 à l’Elysée, environ un an après celle de Boni Yayi à la Marina au Bénin. L’hyper dynamisme semble être partagé par les deux hommes d’Etat qui essuient de part et d’autre de l’océan les critiques des opposants politiques. Avant que Sarko ne soit élu en France, les hommes politiques béninois condamnaient déjà Boni Yayi de s’accaparer des prérogatives de ses différents ministres. Un an après en France, les mêmes critiques fusent. Boni Yayi aux lendemains de son investiture au Bénin a entamé à travers ses actes, une campagne de démystification du pouvoir présidentiel en ouvrant pour la première fois la salle du Conseil des ministres aux journalistes. Aujourd’hui, l’on ne peut compter combien d’actes le Président français a posés dans ce cens en France. Mais toutes ces successions de faits suffisent-elles à conclure du mimétisme d’un Président au regard de l’autre bien évidemment que le fait n’est pas condamnable ?

L’on doit pousser plus loin la réflexion pour aboutir au fait qu’en Afrique ou en Europe et un peu partout dans le monde, une nouvelle génération d’homme d’Etat est entrain de naître avec fougue, enthousiasme, rigu€¦