Category: Editorial

En reconnaissance à leurs divers soutiens pendant ses dernières épreuves: L’honorable Somassè remercie les populations d’Agonlin et étale toute la vérité sur l’affaire Pafilav

L’ex-député Valentin Somassè était au milieu des filles et fils d’Agonlin samedi dernier pour leur exprimer toute sa gratitude après les nombreux soutiens dont il a bénéficié de leur part, ces derniers  mois, où il  a traversé de dures épreuves. Il n’a pas manqué de dire, à l’occasion, sa part de vérité dans le dossier de Pafilav qui l’a conduit en prison. Il jure n’avoir détourné le moindre franc.
La première action a été de rendre grâce à Dieu à l’église catholique St Michel de la localité. Valentin Somassè et ses nombreux invités ne s’en sont pas privés ce samedi 14 juin à Agonlin-Houégbo. La messe a été dite par l’éminent prête André Kpadonou qui, dans son homélie, a imploré la bonté et la miséricorde du Seigneur sur Valentin Somassè pour le rendre encore plus fort et plus courageux face au périple de la vie. Le cap a été, ensuite, mis sur l’école primaire publique-centre d’Agonlin Houégbo où devrait se tenir la grande cérémonie. Ils sont venus de partout d’Agonlin, pour la circonstance. Covè, Zagnanado, Ouinhi et autres communes avoisinantes, massivement représentées par des groupes de jeunes, de femmes, des sages, des cadres locaux respectifs, des têtes couronnées et plusieurs artistes.
Les regrouper tous en un seul lieu et leur dire merci. Merci pour les nombreuses marques de solidarité et de soutiens divers dont il a bénéficié de leur part, dans de douloureuses et récentes situations. La première est l’affaire dite de détournement au projet Pafilav qu’il avait en charge et qui l’a conduit derrière les barreaux avant d’être libéré six mois après. Ils étaient nombreux à aller lui rendre visite dans sa cellule de la prison civile de Cotonou pour lui témoigner leur entière solidarité. « Les mots me manquent et l’émotion m’étreint la gorge. En tout cas, simplement et profondément merci », a déclaré samedi dernier Valentin Somassè. «Grâce à vous, à vos conseils, à vos visites, à vos actions diverses et multiformes, à vos appels réconfortants, j’ai continué de tenir le coup, j’ai appris à vivre dans l’espérance », a-t-il ajouté, faisant sienne cette citation de Voltaire : « Aime la vérité, mais pardonne à l’erreur». Il l’a juré et dit haut et fort : « je n’ai pas détourné le moindre franc. N’y croyez point. Et si je le dis ici publiquement, c’est parce que c’est la vérité, il n’y en a pas d’autre». A le croire, les 193.614.816 F CFA dont il s’agit n’ont été ni volés, ni détournés. Ils représentent des dépenses normales pour lancer le projet, dépenses jugées inéligibles sur fonds FAD qui ont été approuvées par la BAD et le Bénin. « La régularisation, la certification et le mandatement de ces dépenses ont été faits par le Ministère des finances le 31 mai 2012 (cf N° règlement 1200011838 du trésor public en date du 31/05/12) », a aussi indiqué Valentin Somassè.
La seconde épreuve qu’il subira, dès la sortie de prison, n’était pas moindre : le décès de son épouse, emportée par une maladie qui l’a gagnée pendant que le mari rongeait ses pouces derrière les barreaux. « Quand le sort s’acharne contre vous, il faut avoir le cœur solide ! J’étais à mille lieux d’imaginer qu’au sortir de la prison civile de Cotonou ce 22 mars 2013, j’allais passer ma première nuit d’homme libre au chevet de mon épouse agonisante », s’est rappelé, un Valentin Somassè qui retenait à peine ses larmes. « Je vous ai tous reconnus en véritables frères lors de ce deuil que j’ai commencé à vivre voilà déjà un an ! Mobilisés comme un seul homme debout, vous m’avez essuyé les larmes, vous nous avez assistés, mes enfants et moi-même», a-t-il dit aux populations d’Agonlin qu’il remercie infiniment.

 Des témoignages éloquents
Ils étaient tous à ses côtés, samedi dernier. Des personnalités d’Agonlin et plusieurs amis venus de loin, comme l’honorable Hélène Aholou Kèkè qui n’a pas voulu se faire conter l’évènement. « J’ai tenu à venir jusqu’ici à Agonlin, soutenir mon frère et ami Valentin Somassè, parce que ce qui lui est arrivé ces derniers mois est bien préoccupant. Je ne voudrais pas commenter le dossier, mais j’avoue qu’il y a eu maldonne et méchanceté à son égard. En tout cas, je suis de cœur avec vous tous parents et amis à lui d’ici à Agonlin et ailleurs pour qu’on le soutienne davantage. C’est un grand homme et un digne fils d’Agonlin », a-t-elle laissé entendre. Si cet autre invité, Symphorien Misségbétché, précise n’être pas venu à cette cérémonie sous le manteau de maire de la commune de Zagnanado, il dit qu’il y avait, pour lui, un devoir d’être présent en tant que fils du terroir, témoin vivant des nombreuses œuvres locales à l’actif de Valentin Somassè. « C’est un grand homme ici dans tout le pays Agonlin, et c’est ceux qui ne veulent pas voir qui ne verront rien, en ce qui concerne ses grandes œuvres au profit de ses frères et sœurs et de sa localité », a-t-il avoué, non sans exprimer son indignation face à cette affaire de détournement qui lui a été collée. « Il est revenu très tôt parmi nous contrairement à ceux qui croyaient qu’il allait périr en prison. Nous rendons grâce à Dieu, et nous lui demandons davantage de continuer à protéger les grands hommes d’Agonlin, contre ces genres de malheurs», a prié Symphorien Misségbétché. Ekèhounho Emmanuel, président de l’Association de développement de Bamè, village natal de Valentin Somassè, abondera dans le même sens pour dire que « si Bamè est aujourd’hui connue et dispose d’un certain nombre d’infrastructures, c’est grâce à cet homme qui s’y est beaucoup investi. Eau, électrification, routes, il en a assez fait, et toute la population locale lui est et lui sera redevable pour toujours. »

Christian Tchanou

Après son élection à la 5ème mandature de la HAAC: Le conseiller Magnidet reçoit le rapport de sa coordination

Quelques semaines après l’élection des représentants de la presse au sein de la 5ème mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), le conseiller élu de la catégorie presse écrite et presse en ligne a reçu un lot de documents de la part de la coordination ayant organisé sa campagne jusqu’aux élections tenues le 17 mai dernier. C’était à l’occasion d’une cérémonie organisée au siège de campagne, le mercredi 11 juin dernier. La pile de documents est composée du rapport moral, financier, technique et des documents administratifs. A l’entame de la cérémonie, c’est le coordonnateur national, Gérard Agognon qui s’est fait le devoir de présenter les félicitations de la corporation au conseiller avant de faire le point du rapport moral qui a été suivi des difficultés auxquelles les membres de la coordination ont été confrontés. Après le coordonnateur national, c’est le secrétaire général de la coordination de campagne, Titus Folly qui a présenté le rapport d’activités. Faisant le point, il a mis en exergue les différentes activités comme les rencontres hebdomadaires avec les divers groupes de soutien, le dépôt de dossier de candidature, la cérémonie d’investiture du candidat, la tournée de sensibilisation pour les inscriptions sur les listes électorales. Aussi, a-t-il évoqué la campagne proprement dite, les diverses stratégies électorales déployées le jour du scrutin, la déclaration du conseiller dès la proclamation par la CEA/HAAC des résultats. Pour la dernière phase de la cérémonie, de nombreux documents administratifs relatifs au processus électoral ont été compilés et transmis par Gérard Agognon, le coordonnateur national de campagne, au conseiller Magnidet pour ses archives.

La reconnaissance d’une mission accomplie
En recevant les documents qui marquent la fin de mission des membres de sa coordination nationale de campagne, le conseiller Marie Richard Magnidet a salué le travail fait par l’équipe et félicité le groupe. Il a, par la suite, souhaité que la coordination se transforme en un cercle de réflexions pour l’accompagner durant toute sa mandature.  « La graine que toute la coordination nationale de campagne avec le soutien des autres confrères a mise en terre, a commencé à germer. Ainsi, depuis le 17 mai dernier, vous aviez décidé que ma modeste personne siège à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication durant la 5ème mandature. Il nous revient donc d’entretenir durant les cinq prochaines années, cette graine. C’est pour cette raison que je vous prie d’accepter que la coordination, au regard de toutes ses compétences, soit transformée en un cercle de réflexions pour m’accompagner au cours de la prochaine mandature ». C’est en substance, la déclaration faite par le conseiller Marie-Richard Magnidet en marge de la cérémonie. Et pour matérialiser cet engagement dans les tout prochains jours, un comité de quatre membres a été mis en place afin d’engager des réflexions à l’effet de proposer le cadre règlementaire de ce cercle et les missions à lui assignées. Guy Constant Ehoumi, Titus Folly, Wilfried Houngbédji et Emmanuel Tatchin ont été mandatés pour proposer l’avant-projet qui doit régir ce cercle de réflexions que le conseiller Magnidet veut installer avant sa prise de service.

Wandji A.

Edito: Ubuland

Nous avons transformé notre pays en un Ubuland politique. A  mesure que  la démocratie béninoise évolue, elle semble secréter non pas le bon nectar que l’on aime, mais un violent venin qui menace de nous emporter un jour.
Le délitement du jeu politique donne lieu, en effet, à la multiplication des contraires, la succession des âneries et à la mise en place d’une gouvernance sans boussole.
Me revient la récente analyse de l’ancien ministre, Victor Topanou  qui pointe la responsabilité des élites qui, selon lui, ont réussi à « pervertir notre démocratie par l’argent et la fraude massive ». A l’entendre, ce sont les élites qui, non contentes de ne pas contribuer au développement du pays, travestissent la culture politique des masses populaires même  dans les hameaux les plus reculés de notre pays.
Son analyse ne rejoint pas vraiment celle d’Achille Mbembé, l’essayiste camerounais qui avance l’idée d’une complicité du mal existant entre les dirigés  et les dirigeants. « En postcolonie, dit-il, une intime tyrannie lie, de fait, ceux qui commandent et leurs sujets, de la même manière que l’obscénité est l’autre face de la munificence et la vulgarité la condition même du pouvoir d’Etat. » (De la postcolonie, Karthala 2000). Faut-il le croire lorsqu’il avance aussi que l’univers postcolonial est marqué par une abondante production de bouffonnerie  et de grotesque qui s’incruste au tréfonds des mentalités ? La question reste posée.
Y répondre, c’est trouver aussi une réponse aux multiples questions qui se bousculent dans ma tête lorsque j’écoute les responsables de cet obscur mouvement politique ayant fait ce week-end une sortie politique à Djanglanmè, arrondissement de Grand-Popo. L’un d’eux a cru bon de dire que l’arrondissement va désormais enclencher la voie du développement en sortant de l’opposition. Dans la tête de ces gens, l’opposition, c’est le sous-développement. Il en est de ceux-ci comme de la plupart des acteurs politiques : l’opposition, c’est la pire option qu’un acteur public puisse faire. Et la maxime est loin d’être en terre béninoise une vue de l’esprit…
C’est qu’en réalité nous sommes entrés dans une  « démocratie CFA » pour parler comme Florent Couao-Zotti, démocratie  où l’idéal a laissé place à l’argent. Partout chez nous, les idéaux  se meurent. Ils sont remplacés par le jeu des intérêts et le régionalisme le plus primaire qui seuls guident aujourd’hui l’action politique. Les foules hilares qui accourent sur les meetings sont avant tout alléchées par les billets de banque  promis. J’en connais, des plus illustres aux plus fripons, qui ne se déplacent pas tant qu’ils n’ont pas touché l’intégralité des montants négociés. Au plus profond du Bénin dit profond, l’argent a déjà pollué les mœurs. Ne parlons donc plus de Cotonou. Tout ceci souligne une honteuse perdition morale et surtout l’absence de repère dans un pays où est mort et enterré le sens de l’honneur.
L’un des moments les plus emblématiques de cette période que nous traversons, c’est lorsque les opposants d’hier deviennent les chantres actuels du régime. Souvent, ils s’inscrivent dans un zèle si ardent qu’ils occupent très vite les premières places. Passe encore que l’on démissionne de son camp originel. Cela peut se comprendre.   Mais  devenir  aussitôt le chantre du régime que l’on a combattu durant des années relève de l’imposture. On ne saurait appeler ce comportement une simple transhumance, c’est un dévoiement de soi, un renoncement intellectuel qui devrait même interroger les sociologues. L’individu béninois, l’être béninois est-il un être si fruste que ce que nous voyons ?
En balisant  le chemin pour   une démocratie pluraliste, la conférence nationale des forces vives de février 1990 a échoué à construire un nouveau système politique basé sur des valeurs. Elle a échoué sur ce point et les conséquences enregistrées depuis lors, s’aggravent au fil du temps. Nous en sommes à construire un système  politique anomique transformant le pays en ce que Vincent Hugeux appelle  Ubuland, un Etat où personne n’a honte de rien, où le  ridicule abonde et où le prince lui-même se fait maître en bouffonnerie.
Je pourrais l’interpréter comme le signe d’une transition. La période que nous vivons serait ainsi un passage obligé de l’état archaïque où nous étions à une autre modernité que nous attendons encore.   Dans cet élan, l’angoisse du temps qui passe et qui semble indifférente à nos questions, me semble la plus cruelle des tortures : à quand la fin de tant d’impostures ?

Par Olivier ALLOCHEME

Ouverture demain des travaux pour le financement du développement du Bénin: Les grands axes de la table ronde de Paris

Le jour J est dans 24 heures. Demain est le jour tant attendu par des investisseurs du monde entier pour écouter le Bénin à Paris. La table ronde annoncée depuis plusieurs semaines s’ouvre officiellement et effectivement dès ce mardi dans la capitale française en présence du chef de l’Etat béninois, Boni Yayi, de presque tous les membres de son gouvernement et de plusieurs autres personnalités béninoises invitées à Paris. Prévue pour durer du 17 juin au 19 juin prochain, à savoir, dans les 72 heures à venir, ce grand rendez-vous réunira des participants venant de plusieurs institutions du privé et du public, d’Afrique et du monde entier, au parfum des questions d’investissements. Des partenaires multilatéraux et bilatéraux, des investisseurs privés, des représentants de fonds souverains, de nouveaux acteurs de financement du développement… Bref, la crème est bien assaisonnée par le gouvernement du Bénin, initiateur de ce forum historique en vue d’offrir de nouvelles opportunités de développement.  De façon pratique, cette table ronde se déroulera en plusieurs séquences. La première regroupera autour du Gouvernement l’ensemble des partenaires multilatéraux et bilatéraux traditionnels, les fonds souverains, la coopération sud-sud et les pays émergents. Elle visera à présenter à ces derniers la stratégie de développement, notamment, les principaux défis, les contraintes, les projets de développement du pays ainsi que les besoins de financement nécessaires pour sa mise en œuvre réussie.  La seconde séquence sera destinée aux investisseurs privés, en vue de leur permettre de mieux s’imprégner des opportunités d’investissement et de partenariat-public-privé au Bénin.  Les projets arrivés à maturité ou en cours de maturation et pouvant être portés soit par des privés, soit dans le cadre de Partenariat Public Privé (PPP) seront mis en exergue. Puis suivra la troisième phase dont l’objectif sera de mobiliser la diaspora autour des objectifs de développement.

Wandji A.

Loterie nationale du Bénin: La DG Honorine Attikpa honore les gagnants Clé du Trésor et TCE

La direction générale de la Loterie nationale du Bénin a servi de cadre, jeudi dernier, à un double heureux événement : le tirage au sort de ‘’La Clé du Trésor’’ et la réception par six gagnants du ticket Tranche commune entente (TCE) de leur billet d’avion et argent de poche.
Armand Maxime Houédikin se souviendra longtemps de ce 12 juin. Imprimeur résidant à Houèto dans la commune d’Abomey-calavi, deuxième gagnant du ticket ‘’Clé du Trésor’’ nouvelle formule, le susnommé s’est, en effet, vu attribuer grâce à son gain, la bagatelle de dix millions de francs de FCFA en plus d’une bonne quantité d’achats d’une valeur de deux cent mille francs au supermarché Erevan. Boissons, ustensiles de cuisine et de nombreux articles ont constitué ces achats qui ont précédé le tirage proprement dit. Heureux propriétaire du ticket N°03-04736-051 qu’il a acheté à Ouidah et fait gratter par son cadet, il inscrit ainsi son nom en deuxième position sur la liste des bénéficiaires de cette nouvelle formule du tirage. En présence de parents et amis, mais aussi des cadres de la LNB, il a tiré au sort le carton marqué ‘’Clé ‘’ dans le casier N°8 qui lui a donné d’office accès à la seconde phase du tirage. Dame chance étant à ses côtés, il va dégotter l’enveloppe de dix bons millions FCFA dans le tout premier casier (N°1). Présente au tirage, Madame Honorine H. Attikpa a multiplié les conseils à l’endroit du gagnant afin qu’un bon usage soit fait de cette fortune. Jamais à court de bonnes idées pour multiplier autant que possible le bonheur au sein de la population, elle a annoncé la mise sur le marché des enveloppes griffées ‘’ Bonne fête Papa Chéri, je t’aime’’ au prix de 1000F, 2000F, 5000F dans le cadre de la fête des pères. Pour rappel, le ‘’BONUS’’ est un bon d’achat tiré au sort par le gagnant avant le tirage proprement dit. Sa valeur varie de 100.000 F à 200.000 F. CFA et constitue un lot de mise en condition qui prépare le gagnant au grand tirage au terme duquel, il peut emporter un minimum de 5.000.000 F ou le gros lot fixé à 25.000.000 F.CFA sans oublier les lots intermédiaires de 10.000.000, 15.000.000 et 20.000.000 F.CFA.
Six Béninois au Togo
Agbélessessi Sylvain, enseignant résidant à Comè, Sériki Abdel, technicien en génie-civil résidant à Porto-Novo, Bamou Adjimon Jean de Dieu, apprenti menuiser vivant à Ahonmey-gblon, Alimansour Ali , importateur de véhicules domicilié à Sènadé, Houèdo Adjagbéto, restauratrice à Abomey et Bogninou Gabin tous gagnants de la Tranche commune Entente séjournent à Atakpamé au Togo depuis vendredi dernier. Ils y sont allés après avoir, chacun, réceptionné la somme de 200.000 F comme argent de poche et un billet d’avion des mains du Directeur Financier de la LNB, M. Raphaël Nougbodé, sous l’œil de Madame Attikpa. Et tout ceci, il faut le noter, après avoir reçu, chacun, la somme de 500.000 F, gain correspondant à la triple représentation du symbole de ‘’jarre tenue par des mains’’ découvert après achat et grattage. Au Togo, ils prendront part à un programme touristique soigneusement concocté  dont l’hébergement dans un hôtel 4 étoiles et la restauration entièrement à la charge des cinq Loteries nationales du Conseil de l’Entente. Ils seront les témoins oculaires de la remise d’une infrastructure sociocommunautaire réalisée par l’ensemble des loteries au profit du peuple togolais. Les six gagnants béninois aux côtés de leurs pairs des autres pays seront les acteurs privilégiés de la grande soirée de tirage du vendredi 20 juin 2014 qui constitue le clou des manifestations. Il faut dire qu’à cette soirée, les 30 gagnants iront à la conquête de trois (03) gros lots parmi les trente (30) qui sont prévus pour ce tirage régional. Il s’agit du lot de 8 millions, du lot de 5 millions et du lot de 4 millions de francs CFA. Les vingt sept (27) autres lots sont répartis entre 1.000.000 F, 1.500.000 F et 2.000.000 de francs CFA. Les six gagnants béninois souhaitent décrocher le gros lot.
Flore S. NOBIME

Moukaram Badarou au sujet de la suspension survenue dans le parti Conscience citoyenne: « Bruno Kangni était aux antipodes de la position officielle du parti »

Le préfet Moukaram Badarou des départements de l’Ouémé et du Plateau,  au cours de son entretien avec les journalistes de L’Evénement Précis, le mardi  10 juin dernier, à Cotonou, ne s’est pas empêché de se prononcer sur la vie de son parti politique, Conscience citoyenne. Selon l’invité de la rubrique « Sous l’arbre à Palabre », ce parti « a vu le jour pour montrer et démontrer qu’on peut avoir une dose de morale  dans la vie politique.» La « Conscience citoyenne », explique-t-il, s’enracine chaque jour dans ce sens. Il a désormais son siège national à Porto-Novo et plusieurs sections dont une en France sous la direction de Mme Chakira Salami.  Ainsi, le nécessaire se fait pour atteindre les objectifs du parti. Cependant, il n’a pas manqué de moments de remous. Le parti a enregistré, il y a quelques semaines, des perturbations ayant conduit à la suspension de son vice-président, M. Bruno Kangni. Interrogé sur cet état de chose, le président a expliqué que ce dernier a pris  une  position qui n’est pas  celle du parti. « Bruno Kangni a pris des positions qui sont aux antipodes de la position officielle du parti », a-t-il déclaré.  Pour lui, à l’interne, les membres du parti peuvent tout dire. Mais quand des décisions sont prises, tout le monde est tenu de les respecter. « C’est toute une émission d’une heure et demie qui prend le contrepied de la position officielle du parti à travers Bruno Kangni.»  « Le parti ne voulant donc pas être complaisant, monsieur Kangni  a été suspendu », a-t-il dit avant d’indiquer que la démocratie est aussi la dictature des textes.

Esckil AGBO

Edito: La table des éléphants blancs

Les éléphants blancs de Yayi trouveront enfin preneurs ! Mardi prochain, la table ronde permettra de financer quelques projets mirifiques  de Yayi 1 abandonnés faute de financement.

Bien sûr, on ne trouvera guère le mirobolant projet de ville moderne tout droit sorti des rêves de l’ex-conseiller technique à la promotion du changement. Avec son mentor d’alors, il avait prophétisé par bande défilante sur l’ORTB une ville à l’image de Washington devant être érigée bientôt entre Akassato et Allada. Le baratin  était bon pour les analphabètes, mais il a réussi à embobiner aussi bon nombre de demi-lettrés accros du changement. Le projet a fini dans les dédales obscurs de l’histoire.

Aujourd’hui, le gouvernement se rattrape sur les bons projets. C’est le cas du projet Epine Dorsale comprenant ports secs, port en eau profonde, infrastructures routières et un aéroport de classe internationale. Ce sont autant de volets pris en compte dès 2007 par un protocole d’accord global entre l’Etat béninois et la société Petrolin de Samuel Dossou-Aworêt. L’aéroport international de Glo-Djigbé a déjà fait l’objet de mille tractations et promesses. Le port sec de la même localité a même déjà été lancé avant que corruption et limogeages en série n’en scellent le sort. Les projets énergétiques proposés aux investisseurs ont tous fait l’objet de promesses ou d’engagement présidentiel ces dernières années. Quant aux aménagements agro-pastoraux proposés dans le pipeline de Paris, ce ne sont pas des projets neufs.

A voir donc de près, certains projets sont déjà en cours de réalisation. Le barrage hydro-électrique d’Adjarralla, par exemple. Il s’agira certainement d’additionner les réalisations et quelques promesses éparses pour faire monter la bulle au seuil annoncé de 2900 milliards. Avec un peu plus d’efforts et des annonces télévisées, nous dépasserons certainement les 120% !

Non. Malgré les risques évidents de mystification gouvernementale, la table ronde de Paris est une très bonne chose. Le recours aux institutions multilatérales et bilatérales ainsi qu’aux investisseurs nationaux et internationaux pour le financement du développement constitue une excellente solution à la rareté des ressources. Dans un contexte où nos Etats ont plus que jamais besoin d’effectuer des investissements structurants pour relancer la croissance, le recours à ce type de financement est aujourd’hui une aubaine. D’autant d’ailleurs que l’enthousiasme qui l’entoure est basé sur de grands projets mobilisateurs porteurs de plus-value pour les institutions et les Etats.

On retiendra les exemples plus récents, ceux de la Côte d’Ivoire et du Niger qui ont réussi à mobiliser des milliers de milliards de FCFA sur le marché international. Bien entendu, la relance de la machine productive est porteuse d’emplois et sert donc à faire face à  la demande sociale.  On n’oubliera pas non plus le regard inquisiteur du FMI et de la Banque Mondiale qui scrutent les chiffres de l’endettement. Le cas du Bénin est relativement  favorable, étant donné que notre capacité d’endettement reste intacte. Suffisamment favorable pour permettre que les bailleurs de fonds autorisent l’aventure de la table ronde.

Mais l’inquiétude de tous, c’est le succès de l’opération. L’Etat lui-même a déjà revu ses ambitions à la baisse, en passant d’une ambition chiffrée à près de 6000 milliards, il y a un mois,  à moins de 2900 milliards de FCFA aujourd’hui. En moins d’un mois, le gouvernement s’est tranquillement dégonflé de moitié, voyant sans doute la taille excessive de ses rêves. Mais sa crédibilité aussi pose problème. Dans un contexte où le récent communiqué du patronat béninois laisse entendre clairement que l’Etat n’est pas crédible, il est fort à parier que les investisseurs n’hésiteront pas à exiger de solides garanties avant de placer leurs fonds. Grave signe s’il en est, depuis quelques années, presque aucune banque primaire installée au Bénin ne fait plus confiance à l’Etat. Tous ces établissements ne financent plus les entreprises béninoises porteuses de contrats publics. Les entreprises se livrent  alors à une multitude   d’acrobaties pour exécuter leurs projets. Beaucoup refusent les projets publics ou ne s’engagent qu’en cas de financement international. Il n’y a  donc pas à redire : l’Etat a perdu la face.

L’astuce consistant à aligner les vieux projets en cours de réalisation devrait lui permettre de faire les effets d’annonces nécessaires. Même, là encore, il y a un fossé     entre les engagements publics pris par les investisseurs lors de la table ronde et les décaissements réels qu’ils opèrent après coup.

Par Olivier ALLOCHEME

Mobilisation au sommet de l’Etat en vue de la réussite de la table ronde: Yayi et les ministres descendent à Paris

boni-yayi-2 netInitiée par le gouvernement béninois, la table ronde de Paris pour le financement du développement du Bénin se tient dans 96 heures. Mais déjà, la capitale française connaît ses premières arrivées de participants. Outre le ministre de la Communication, Komi Koutché et certains membres du gouvernement qui ont déjà effectué le déplacement pour tracer les grandes lignes de l’événement, c’est au tour du Chef de l’Etat de s’y rendre. Un départ qui, probablement, se fera ce vendredi 13 juin ou dans le week-end.En plus du Chef de l’Etat,tous les autres membres du gouvernement, le secrétaire général du gouvernement ainsi qu’une partie du  personnel de la présidence de la République et des cadres des ministères sectoriels y prendront part. C’est  en somme  une forte mobilisation des dirigeants béninois qui ont à cœur le développement économique. En effet, cet événement qui connaitra la participation de plusieurs partenaires nationaux, internationaux et institutions économiques dont la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (Bad) et de la Banque islamique du développement (Bid) va statuer sur les maux qui minent l’économie béninoise et trouver les voies et moyens pour répondre à ce mal et assurer le financement de projets structurants.

Partager avec les partenaires institutionnels et privés la vision de développement du Gouvernement et mobiliser les financements publics et privés nécessaires à la réalisation du programme d’investissements structurants du Bénin.  C’est l’objectif principal de cette table ronde qui s’ouvrira mardi pour s’achever jeudi. Et de façon spécifique, quatre objectifs sont visés. Le premier consiste à  offrir au Gouvernement du Bénin une plateforme internationale pour présenter sa vision et sa stratégie pour atteindre les objectifs de croissance et de développement. Le second vise à sécuriser les financements pour combler le gap financier annuel nécessaire à la mise en œuvre efficace du programme d’investissement du Gouvernement. Quant au troisième objectif spécifique, il permettra de renforcer la coordination, l’harmonisation et les partenariats entre le Gouvernement, les bailleurs bilatéraux et multilatéraux, les fonds souverains, les pays émergents, et les investisseurs privés. Et enfin le quatrième et dernier objectif, à savoir, mettre en place un système de suivi des engagements et des flux financiers, intégré au dispositif de suivi et d’évaluation de la Stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté.

Rastel DAN (stag)

Participation des femmes aux instances de prise e décision: Les femmes réclament à Yayi et aux députés leur présence à la Haac et à la Cena

En juillet prochain, les membres de la 5e mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) seront officiellement installés dans leurs fonctions. Neuf au total, ils succèderont à l’actuelle mandature et pendant les cinq années à venir,auront pour mission, entre autres, de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse, ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi, conformément à la loi organique N°92-021 du 21 août 1992, relative à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (H.A.A.C.). A quelques semaines de cette installation, nombreux sont ceux qui espèrent  voir des femmes parmi ces conseillers, après une  4e mandature exclusivement masculine. Bien qu’aucune femme ne figure au nombre des trois conseillers élus le 17 mai dernier par les journalistes professionnels et techniciens de communication et des télécommunications, les femmes peuvent toujours espérer accéder à cette instance de prise de décision, le président de la République et le bureau de l’Assemblée nationale devant désigner trois représentants chacun. A savoir, un communicateur,  un juriste et une personnalité de la Société civile pour le président de la république, et également un communicateur, un juriste et une personnalité de la Société civile pour le bureau de l’Assemblée nationale.La chose est donc possible et même souhaitée, le Bénin s’étant engagé depuis des années sur la voie de la promotion du genre dans chaque département ministériel  et chaque institution de la république afin de réduire la sous-représentation des femmes dans les fonctions électives, tout comme leur faible représentation aux postes de décision.Interrogées sur ce qu’elles en pensent, des femmes journalistes n’ont pas caché leur vœu de voir des femmes faire leur entrée au sein de l’institution.« Les femmes qui peuvent siéger à la Haac ne manquent pas. Parmi ces conseillers, il doit y avoir des juristes et je sais que nous avons des femmes juristes de haut rang au Bénin », estime Rachida Houssou de la Radio Océan Fm. Pour la journaliste, « il y a de la matière » et le président Boni Yayi tient-là l’occasion de tenir ses nombreux engagements vis-à-vis des femmes.«Il a fait des promesses à l’égard des femmes. C’est le moment de les respecter », avance alors Rachida Houssou qui encourage le chef de l’Etat à apporter sa contribution à la présence des femmes aux instances de décision. « C’est un vœu » de voir cette institution refléter les composantes de la société, s’est contentée de déclarer Léa Glago, journaliste à Radio Tokpa, tandis qu’Eléonore Djegui du journal ‘’L’Autre Quotidien’’n’a pas caché ses espoirs. Pour elle, il revient maintenant au chef de l’Etat, en tant que chef de file de la promotion du genre, ainsi qu’à l’Assemblée nationale à travers son bureau, d’œuvrer pour l’effectivité des textes votés pour la promotion de l’approche genre au Bénin.L’institution doit refléter les deux composantes de la société,  à savoir l’homme et la femme et elle souhaite alors que des femmes puissent figurer sur la liste des six conseillers restant à désigner, de nombreuses béninoisesremplissant les compétences requises. A Boni Yayi et aux députés de rectifier donc le tir. Composée de neuf membres nommés par décret  par le Président de la République, la Haac a, en quatre mandatures, vu siéger seulement quatre femmes. Marguerite Fassinou qui a occupé le poste de Deuxième rapporteur pendant la première mandature, AmissétouBawa, membre de la deuxième mandature,SymphoroseLakoussan et Clémentine Lokononpour la troisième mandature. La quatrième mandature, en cours, est quant à elle masculine à 100%.

Flore NOBIME

Le préfet Moukaram Badarou au siège de l’Evénement Précis: « Nous exerçons une tutelle apaisée mais dans la rigueur »

La rubrique « Sous l’arbre à Palabre » du quotidien L’Evénement Précis a reçu hier mardi 10  juin,  le préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau, M. Moukaram Badarou.  Face aux journalistes, il  a abordé  plusieurs  sujets liés, entre autres, à ses  fonctions actuelles, à sa carrière politique et à l’actualité nationale. Faisant un bilan à mi – parcours de sa gestion, le président du Parti conscience citoyenne et ancien secrétaire général du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) a indiqué qu’il s’évertue depuis son investiture à rapprocher la préfecture des populations. Ceci, en améliorant  les relations avec les différentes structures  déconcentrées dans un climat empreint de dialogue  et du respect des textes et qui vise le développement. «  Nous exerçons une tutelle apaisée mais dans la rigueur. L’essentiel de ce que nous faisons tourne autour  du développement », a-t-il  dit avant d’expliquer  la  vision de développement  qu’il met au profit des départements de l’Ouémé et du Plateau.  Selon son éclaircissement,   six axes fondamentaux donnent corps à  cette vision. Il s’agit de la sécurité, la bonne gouvernance, l’éducation, la santé, la diaspora  et l’environnement. En clair, le patron de la préfecture de Porto-Novo est déterminé à  bien accomplir la mission à lui confiée par le Chef de l’Etat. Sous un autre volet, le préfet est revenu sur  l’engagement du parti Conscience Citoyenne  dont  il est le  président.  A l’en croire,  cette formation politique n’est pas un parti  de plus dans le grand cercle des Forces Cauris pour un Bénin Emergent  (FCBE).  Elle  a des valeurs qu’elle utilise  avec ardeur et dévouement sur la scène politique, a fait savoir l’autorité préfectorale  avant de dire sa part de vérité dans le sujet lié à la suspension de Bruno Kangni, ancien vice-président  du parti. L’invité de « Sous l’arbre à Palabre » n’a pas manqué d’exprimer ses attentes par rapport à la table ronde de Paris.  Cet événement, déclare-t-il, « permettra au Bénin d’aller se vendre. »

Esckil AGBO