Category: Editorial

Mobilisation à l’inauguration d’une mosquée et d’une école mixte franco-arabe à Kompa: Bako-Arifari et les responsables de Karimama preint pour la préservation de la paix

Kompa Karimama (122)Une mosquée et un module de 03 classes meublées, construits en matériaux définitifs, la première au toit en dalle, au plancher carrelé et la seconde au toit en tôle et au plancher cimenté. Tels sont les deux joyaux que Nassirou ARIFARI BAKO, natif de la localité, a mis à la disposition des populations. Ce projet, négocié et obtenu par le ministre des Affaires étrangères et par l’intermédiation de l’ONG Organisation Humanitaire pour l’Entraide Islamique (OHEI), sous les soins de son président, le Dr Chitou Abdelhamid Alaho SANNI, a été financé par un donateur saoudien  du nom d’Abdoulaye BEN IBRAHIM AL WAHIBI. Le Dr SANNI est professeur de langue arabe à l’Université d’Abomey Calavi et c’est sous sa clairvoyance que son ONG a joué le rôle de maître d’ouvrage pour le suivi des travaux du début jusqu’à la fin. Bientôt, les enfants du milieu, assoiffés de connaissances en français et en arabe pourront intégrer ce module. Aussi, plusieurs ouvrages religieux en arabe, en français et bilingues franco-arabe, composés de différents types du Saint Coran et bien d’autres livres sur l’Islam, mais aussi sur le dialogue entre Chrétiens et Musulmans pour la paix ont été remis à la communauté islamique de Kompa. Au nom des populations, le maire de Karimama, Moussa MAMA BELLO, entouré de ses deux adjoints, a remercié le président, les membres de l’ONG OHEI ainsi que le ministre ARIFARI BAKO, initiateur du projet et tous ceux qui ont contribué à sa réalisation. Le Dr SANNI en a profité pour démontrer à l’assistance, à travers un prêche improvisé et détaillé, que l’Islam est, par excellence, une religion de paix. « Le musulman doit incarner cette paix partout où il se trouve, aussi bien par ses paroles que par ses comportements au quotidien », a-t-il souligné. Un geste qui sera renchéri par le ministre et le maire qui ont fait allusion à l’actualité sociopolitique nationale qui défraie la chronique et qui interpelle tout le peuple béninois à œuvrer pour la paix. Cette paix dont il faut reconnaitre l’importance et la préserver pendant qu’il est encore temps, pour ne pas la perdre avant de s’en rendre compte trop tard. Une prière dite par l’Imam de Kompa a mis un terme aux manifestations.

Rastel DAN (stag)

Protection réciproque des investissements entre le Bénin et le Liban: L’Assemblée nationale range le projet de loi

AIMDBK_0150La représentation nationale n’a pas  pu adopter, hier jeudi 27 février  comme annoncé, le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord entre la République du Bénin et la République du Liban sur l’encouragement et la protection réciproque des investissements, signé à Sao Paolo (Brésil) le 15 juin 2004. Et pour cause, la commission des finances et des échanges  que dirige l’honorable Grégoire Laourou a, conformément à l’article 75.1 du règlement intérieur  de l’Assemblée nationale, retiré  le rapport de ses travaux en commission sur le sujet. En effet,  suite à la présentation dudit rapport  à la plénière, les députés, toutes tendances confondues, ont dénoncé  les torts des Libanais  vivant au Bénin  sur l’économie du pays.   De Lazare Sèhouéto à Sofiath Schannou en passant Kakpo Zannou, Sabi Soulé et  plusieurs autres, la colère était à son comble.  Ils ont  tous révélé les désastres économiques qu’orchestrent les hommes d’affaires libanais.  Tous ont déploré l’introduction d’un tel projet de loi par le gouvernement  au parlement. Ainsi,  la représentation nationale a affiché sa colère contre  ce projet  de loi. Ayant vu venir le rejet du dossier par l’institution parlementaire, le patron de la commission des finances et des échanges, le député Grégoire Laourou  a purement et simplement  retiré  le rapport de sa commission. Il faut retenir que le ministre Arifari Bako a expliqué les avantages  liés à cette ratification  aussi bien  au profit du  Liban que du  Bénin.

Réaction du ministre des Affaires étrangères Arifari Bako: « Il faudrait qu’on applique nos propres textes »

  « Je voudrais, tout d’abord, vous exprimer toute ma considération et ma révérence à notre maman. Les textes  soumis  à l’appréciation du parlement ont suscité nombre de débats et d’inquiétudes. Cet accord  a été signé depuis  2004  mais arrivé en examen 10 ans plus tard.  Le gouvernement a donné le temps d’apprécier afin d’éviter certaines erreurs. Les accords de promotion et de protection à l’étranger sont relativement standards.  Ces accords interviennent comme des essais de mise en œuvre… Le cas du Liban avec le Bénin, vous avez dû le constater, ce n’est pas promotion et protection mais c’est un accord d’encouragement… Mais, il faudrait qu’on applique nos propres textes. L’accord de ratification ne donne aucun droit particulier en dehors de ce que les lois exigent au Bénin ».

Esckil AGBO

Vaccination anti méningocoque: Kindé Gazard engage le processus dans 08 communes

IMG_0081Le gouvernement béninois a démarré, hier mardi, une campagne de vaccination anti méningocoque.Cette opération qui durera du25 au 27 février concerne huit (08) communes. Il s’agit, notamment, de Natitingou et Djougou dans l’Atacora-Donga et de six (06) communes du Borgou, à savoir, Tchaourou, Nikki, Kalalé, Bembérèkè, Sinendé et N’dali.Pourquoi, ces huit (08) communes ? Selon le Ministère de la santé, en février 2012, une campagne de vaccination avec le vaccin polysaccharide anti méningococcique A+C a été organisée par la Direction nationale de la santé publique (Dnsp) dans 25 communes du Borgou-Alibori, Atacora-Donga et des Collines. Mais, cette campagne n’avait pas pris en compte ces huit (08) communes parce qu’elles avaient un statut vaccinal bon.

Les raisons logistiques et stratégiquesqui fondent l’opération

Des explications de la Dnsp,après la campagne de masse de février2012, il existe un stock de 394.670 doses de vaccin polysaccharide anti méningococciqueA+C qui arrive à péremption à fin avril 2014 et qu’ilfaudra rendre utiles surtout que le besoin se fait ressentir. La santé des populations est bien suivie puisqu’au plan stratégique, la Dnsp envisage prendre en compte les personnes âgées de 30 ans et plus dans les 08 communes concernées. Car, selon elle, ces personnes sont actuellement plus exposées que celles des 25 communes vaccinées en février 2012. Par ailleurs,il faut rappeler qu’en novembre 2012, l’Agence nationale de vaccination et des soins de santé primaire avait mené une autre campagne de vaccination par le nouveau vaccin conjugué anti méningococcique A (Men Afri Vac). Cette dernière avait pris en compte les cibles de 1 à 29 ans dans toutes les communes du Borgou-Alibori, de l’Atacora-Donga et des Collines.

Emmanuel GBETO

Après sa nomination: Ousmane Alédji investi dans ses fonctions de Directeur intérimaire du FITHEB

Ousmane AlédjiOusmane Alédji est désormais investi dans ses nouvelles fonctions de Directeur par intérim du Festival international de Théâtre (FITHEB). Nommé Directeur par intérim par arrêté ministériel le lundi 24 février dernier, il a officiellement pris fonction. C’était hier à la salle de conférence de l’institution sise au quartier Ganhi à Cotonou. A l’occasion, son prédécesseur, Pascal Wanoua fait un bilan sommaire de ses quatre années de gestion. Des années au cours desquelles il dit avoir ressenti des douleurs et des amertumes face « aux loups ravageurs » que constituent, selon ses propos, des acteurs culturels. Et c’est pourquoi, dans son allocution, il prévient Ousmane Alédji : «Bientôt, ils viendront vers vous. Certainsse présenteront comme de véritables bons conseillers, d’autres de bons amis. Mais, derrière les visages angéliques, se cache des loups ravageurs. Soyez donc prudent », a-t-il prévenu avant de souhaiter le succès du FITHEB 2014 que le nouveau directeur intérimaire aura la charge d’organiser. En réponse aux avertissements de son prédécesseur, Ousmane Alédji se dit conscient de « l’environnement délicat dans lequel se trouve actuellement le secteur de la culture ». Mais, il invite surtout à l’union afin que la situation soit améliorée pour le rayonnement du secteur. Ensuite, Ousmane Alédji a pris des engagements fermes devant les représentants du Ministre de la Culture et les acteurs culturels d’œuvrer pour relever le défi de l’organisation réussie du FITHEB 2014. Mais, avant, il pose une condition sine qua none : « Si on nous donne les moyens de nos ambitions, nous allons réaliser le rêve, celui de faire du FITHEB, un label pour le Bénin », a-t-il fait savoir. Le représentant du ministre de la Culture, Eric Totah a rappelé au nouveau directeur, ses obligations telles que stipulées dans l’arrêté ministériel qui le nomme.Selon ses propos, le nouveau directeur devra simplement se borner à organiser l’édition 2014 de la biennale et liquider les affaires courantes de l’institution. « Il n’est pas question de procéder à des investissements ou de recruter du personnel sans l’autorisation préalable de l’autorité et du Comité provisoire de supervision qui devra vous assister. La rigueur et l’abnégation sont donc les valeurs qui doivent vous animer », a averti Eric Totah. Il faut dire que le Comité provisoire de supervision (CPS) qui compte neuf (09) membres a été également installé hier et est présidé par le Directeur du Fonds d’aide à la culture, Blaise Tchétchao.

Donatien GBAGUIDI

 

4ème journée des négociations Gouvernement/syndicats: Le ministre Abiola promet la fin de la crise au 5ème round

AbiolaLe gouvernement a saisi la balle au bond et rassure. C’est la lecture faite de la déclaration du ministre d’Etat, le Professeur François Abiola au terme de la 4ème rencontre de négociation organisée le lundi 24 février à Cotonou. « Nous reviendrons pour conclure ces négociations », a annoncé le ministre d’Etat.Il ressort de cette déclaration que l’espoir est permis. Face à l’ouverture que les six centrales et confédérations syndicales ont accordée,le gouvernement a déclaré avoir pris acte de leurs propositions consistant à se faire rétrocéder les deux mois de défalcations. « Nous allons en discuter au sein du gouvernement et dans les 48heures au maximum », a précisé François Abiola.

Élèves et étudiants ont aussi mis la pression

« Nous voulons reprendre les cours ». C’est cette phrase qu’ont scandé un groupe d’élèves et d’étudiants présents sur les lieux de négociations. Ce groupe d’étudiants a accueilli, au cours de l’après-midi du lundi 24 février, les parties aux négociations les exhortant au dégel. Pancartes en mains, ils ont pris d’assaut la devanture de l’Infosec, ensuite la cour et enfin la salle de négociations pour exiger de fructueuses négociations.Le regard accablé des ministres et responsables syndicaux n’a en rien émoussé leur engagement.

La lueur d’espoir

Même si le gouvernement met du temps à saisir la main tendue des organisations syndicales, on peut croire qu’un pas a été fait.En effet, suite à un tête-à-tête de cinq heures, ils se sont séparés avec des propositions mais pas de consensus. En réalité, les négociations ont démarré aux environs de 15heures50minutes,loin des journalistes. Après deux heures de discussions, le gouvernement a demandé une première suspension.Des informations reçues, de part et d’autre, il ressort que seule la question de la légalité ou non de la grève aurait été au centre des débats.Sur la question, les responsables syndicaux déclarent que cette fois-ci, ils s’amusent avec du sable. Et à Noël Chadaré de la Cosi-Bénin d’ajouter que « s’ils refusent de rétrocéder les défalcations, on quitte la salle ».

 La question de la légalité de la grève classée

Après 25 minutes de pause, les deux parties retournent dans la salle. Mais, très vite, la légalité de la grève sera classée et le gouvernement d’annoncer n’être disposé à restituer que les défalcations du mois de janvier, c’est-à-dire, un mois sur les deux ayant connu l’opération. Il sera suivi une suspension pour une nouvelle concertation de 15 minutes demandée par les syndicats pour analyser cette proposition.Leur retour dans la salle a précipité la fin de cette 4ème journée de pourparlers. « On est au point 1, celui des défalcations », a annoncé Laurent Mètognon, secrétaire général de la Fesyntra-Finances. Le niveau des négociations sera apprécié par Pascal Todjinou qui a confié que« maintenant, je peux dire que c’est bon. On a démarré les négociations ». Il a donc été noté une timide avancée dans ces négociations qui se poursuivront dans les tout prochains jours.

Prof. François Abiola, ministre d’Etat: « Nous reviendrions pour conclure ces négociations »

 « Lorsque nous avons parcouru la loi2001-09 du 21 juin 2001 portant exercice de grève en république du Bénin, nous avons montré aux centrales syndicales que cette loi, notamment dans les articles 3, 6 et 7 recommande la procédure pour aller en grève. Donc, nous pensons que cette procédure n’est pas respectée. Le gouvernement a pris acte de leur proposition. Nous allons en discuter au sein du gouvernement et dans les 48heures au maximum, nous reviendrions pour conclure ».

Dieudonné Lokossou, SG/CSA Bénin: « Nous avons déjà fait preuve d’ouverture »

« Je crois que la nuit porte conseil. C’est pourquoi nous avons demandé aux facilitateurs et aux ministres de se rapprocher du Chef de l’Etat pour renégocier pour que nous puissions nous retrouver très vite s’ils sont prêts. C’est le statu quo. Nous avons déjà fait preuve d’ouverture. Car, ce n’est pas une bonne chose que les enfants soient dans les rues, les tribunaux sont également fermés, l’administration tourne au ralenti. Je crois que nous sommes sortis du cadre de préalable et on a commencé par aborder effectivement les problèmes. Donc, ce qui bloque actuellement est la question des défalcations. Il faut préciser, qu’on n’a pas encore abordé les autres points comme le limogeage du préfet, l’invalidation des concours frauduleux. Et je crois qu’il y a une commission mise en place pour cela ».

Noël Chadaré, SG/ COSI-Bénin: « Que l’Etat prenne aussi un engagement pour la restitution des défalcations de 2012 »

« Nous, nous avons demandé qu’ils restituent ce qu’on a pris aux travailleurs pour qu’il n’y ait aucune défalcation pour 2014 et que l’Etat prenne aussi un engagement pour la restitution de celles de 2012. Donc, il faut des efforts de part et d’autre pour aller vers le dégel ».

Réalisation: Emmanuel GBETO

Mise en place d’un nouveau programme dans le secteur de l’éducation: Plus de 30 milliards de FCFA en péril !

Après la perte du deuxième compact du Millénium challenge account (Mca), le Bénin pourrait voir s’échapper un autre gros programme dont le coût avoisine 30 milliards de FCFA. Il s’agit, en effet, du programme Fast Track dont les réalisations en faveur du secteur de l’éducation sont importantes, selon plusieurs témoignages. Dans toutes les localités, des plus reculées aux plus urbaines, indique-t-on, ce programme encore appelé FTI-FCB a essaimé partout modules de classes par ci, dortoirs de 100 à 10 lits pour les lycées et Ecoles normales d’instituteurs par-là, laboratoires équipés, logements administratifs et autres infrastructures non moins importantes. Des sources rapportent également que c’est à travers ce même programme que des enseignants vacataires devenus contractuels reversés ont été formés et qualifiés pour enseigner. De plus, des moyens roulants (véhicules et motos) ont été mis à la disposition des 85 circonscriptions scolaires grâce à Fast Track dont les résultats, depuis plusieurs années, affichent des taux d’exécution assez rares, autour de 100%. Et ceci, précisent les mêmes sources, grâce à une unité de gestion qui, dans le calme et la sérénité, aurait démontré son professionnalisme et sa détermination à la tâche.

Du reste, Fast Track est aujourd’hui un programme de référence, d’après des informations reçues auprès de certains de ses partenaires. «Aucun problème de gestion n’a été décelé. C’est certainement cette rigueur qui a séduit ses partenaires qui n’ont pas hésité à renforcer leur appui financier depuis ces trois dernières années », affirment d’autres sources.

La nouvelle donne inquiète plus d’un, cependant. Le Ministère des Enseignements maternel et primaire a récemment lancé, via un cabinet privé, un avis de recrutement pour renouveler l’équipe dirigeante de ce programme. Unité d’appui technique et de suivi est l’appellation qu’il donne à l’organe en voie de création, suscitant du coup une grande interrogation. Le ministre N’Dah veut-il, à tout prix, changer une équipe qui gagne ? Si ce n’est pas cela, ça y ressemble, soupçonnent déjà des voix d’autant que les premiers résultats du processus de recrutement laissent croire que l’équipe actuelle aurait été décapitée. Il n’empêche ici de constater que le profil du coordonnateur de cette unité paraitrait trop lourd et trop éloquent pour passer à cette première trappe. D’où la mise en place diligente d’une commission interne par le même ministre, selon des informations reçues, pour sortir un nouveau candidat appelé à occuper ce poste. Des machinations que dénoncent bien de personnes, qui en concluent finalement que c’est, semble-t-il, le coordonnateur en poste qui serait le principal homme à abattre.

En tout cas, le dossier serait actuellement en discussion à la Banque mondiale. Le chef de l’Etat, Boni Yayi y serait encore étranger. Mais sa réaction serait vivement attendue afin d’éviter au Bénin la perte, à nouveau, de plusieurs milliards du fait de la mal gouvernance de certains de ses responsables.

Christian TCHANOU

Edito: L’heure insurrectionnelle

logoLe renversement du Président ukrainien ce samedi est une alerte pour le pouvoir béninois. On a beau croire que la distance entre l’Ukraine et le Bénin est bien grande, que les faits reprochés par le peuple de Kiev à Viktor Ianoukovitch diffèrent profondément des motifs pour lesquels l’on se révolte à Cotonou, il n’en demeure pas moins que la similitude entre les motifs de la révolte dans la capitale ukrainienne ne sont pas bien loin de ceux qui provoquent indignation et colère chez les travailleurs béninois. Il s’agit de la dictature rampante.
C’est en multipliant les provocations contre l’opposition que l’ex-président ukrainien est parvenu à déclencher les mouvements d’humeur ayant eu raison de son fauteuil. Le contrôle du pouvoir d’Etat l’a singulièrement aveuglé, au point de se croire invulnérable à toute forme de remise en cause populaire. On a vu ce samedi comment les manipulations grossières d’un pouvoir sont capables de constituer le carburant nécessaire à le renverser.
Ce qui s’est passé à Kiev interroge ce qui se passe à Cotonou. Ici, les grèves qui durent depuis deux mois, voire plus pour le secteur de la justice, ne manquent pas de créer une atmosphère insurrectionnelle. Mais le régime Yayi y perçoit la manipulation de Talon, en feignant de ne pas y voir la contestation de ses pratiques. Mais là aussi, il est évident que Boni Yayi reconnait, même inconsciemment, la légitimité douteuse de son pouvoir passé par les mailles troubles des élections de 2011. Même légal, ce régime est perclus d’illégitimité dans une frange importante de la population. Ce qui accroit le sentiment d’insécurité du Chef de l’Etat. Ce sentiment se cristallise surtout à chaque crise et lui fait commettre plus d’erreurs qu’il n’en faut.
Mais, il y a aussi la compréhension qu’il a de la démocratie. Les actes posés par le président béninois révèlent qu’il a une compréhension autocratique du pouvoir d’Etat et qu’il ne conçoit de démocratie que dans la dictature d’un élu. Il y a évidemment une dissonance cognitive entre cette conception et celle des forces en lutte pour la sauvegarde des libertés. Cette seule dissonance peut engendrer des révolutions et l’on voit quelles étincelles elle provoque aujourd’hui.
Mais, il faudra réaliser avec Alain Bertho que les crises actuelles ne ressemblent pas vraiment à celles du passé. La révolte qui mit fin en 1963 au pouvoir de Maga comme l’insurrection qui eut raison du PRPB en 1989 étaient clairement destinées à balayer ces régimes. Aujourd’hui, les Béninois dans leur grande majorité ne veulent pas en arriver à cette extrémité. Curieusement, c’est le pouvoir Yayi lui-même, qui répand l’idée de sa destitution, aidée en cela par un certain Azannaï qui défend son idée depuis près d’un mois : il faut faire tomber ce régime mais légalement.
A mon sens, cette rhétorique guerrière relève plus des « lexiques de la colère » pour parler comme Alain Bertho (Le temps des émeutes, Bayard, 2009), que d’une réelle volonté d’en découdre avec le pouvoir sur le terrain.
Mais personne ne peut prévoir ce qui se passerait en cas d’aggravation de la situation actuelle. Personne. L’utilisation folklorique de la télévision nationale pour distiller de fausses informations émanant directement du palais, sur les prétendus exploits du Chef de l’Etat, est censée servir à atténuer la révolte populaire qui couve. Comme d’ailleurs les marches et prières prépayées, perçues partout comme des signes de la dégradation morale du régime. Je fais partie de ceux qui ont peur qu’un jour les Béninois descendent spontanément sur la télévision nationale et la saccagent en signe de protestation contre les inepties sans nombre que lui reprochent tant de citoyens.
Et ce jour de colère risque d’arriver si la crise actuelle s’aggrave, c’est-à-dire si Boni Yayi ne descend pas de sa tour d’ivoire pour répondre favorablement aux aspirations populaires. Oui, l’armée et la police ont été massivement mises à contribution ces dernières années pour prévenir tout débordement. Les libertés publiques ont été bâillonnées pour les besoins de la prévention. Cependant, le sang qui coule dans les veines du Béninois ordinaire est le même qui fait frémir le cœur des soldats du régime. Comme en Ukraine, l’accumulation des inepties ne pourrait qu’engendrer le sentiment qu’il y a trop de médiocrité pour que la conscience nationale laisse faire un pouvoir ivre.

Par Olivier ALLOCHEME

Réaction de Candide Azanaï suite à la démission d’un membre du CNP: « Issa Saley a usé de son droit à la liberté »

Azannaï CandideL’honorable Candide Azannaï a réagi hier, suite à la démission  d’Issa Salifou du groupe Cohésion nationale et paix (CNP) dont il assume la présidence. Sur sa page Facebook,  Candide Azannaï n’en exprime aucune inquiétude, affirmant que tout avait été prévu à la naissance de ce groupe. « Je suis un disciple de la liberté totale. Et aucune expression de la liberté et de liberté ne doit et ne peut me gêner », a affirmé l’honorable qui pense qu’un  seul débat vaut la peine, aujourd’hui, « le départ sans délai de Boni Yayi ». Un départ sur lequel il dit beaucoup travailler en ce moment. Lire ci-après l’intégralité de sa réaction.

«Vous êtes nombreux, bien nombreux à avoir des préoccupations sur la démission de Monsieur Salifou ISSA dit Salé du Groupe Parlementaire dénommé Cohésion Nationale et Paix ( CNP ). Je mesure le sens de chacune de vos questions. Certains s’en préoccupent d’autres s’en réjouissent. C’est normal. Mais au delà des convictions de chacun, que retenir? Un groupe parlementaire n’est pas un parti politique. Et le CNP n’a été créé que le 07 novembre 2013 dernier, en réponse à la nécessité de décourager la gourmandise parlementaire de Boni Yayi qui s’excitait à tripatouiller le destin constitutionnel de notre Peuple et à saccager le pacte fondateur de notre République. C’est ça le but premier, l’objectif principal. Le CNP est l’expression du refus de « moutonnisation» de notre Parlement. C’est librement que des députés ont adhéré à cette initiative. Et n’étant pas un gourou, je ne vois pas en quoi en politique, l’adulte ne doit pas à tout moment user de sa liberté pour rester ou quitter un groupe politique. C’est normal que des personnalités quittent un groupe politique même si c’est un groupe parlementaire, comme c’est normal qu’elles adhèrent à d’autres choix. Je suis un disciple de la liberté totale. Et aucune expression de la Liberté et de liberté ne doit et ne peut me gêner. Je veux que nous nous accordions sur ce principe d’abord. Il appartient en Démocratie plurielle et dans un système de liberté que la conscience de chacun soit le vecteur directeur de ses options, de ses opinions, le juge de sa volonté , le censeur de ses actes. Le problème ici, est l’espoir que fait régner dans beaucoup de personnes l’avènement de ce groupe parlementaire, et ces personnes toutes inquiètes des dérives exagérées de Boni Yayi et de l’autre côté, la frousse que donne l’existence de ce groupe aux profanateurs de notre Constitution, aux affidés du pseudo – dictateur de « développement « et aux autres obligés de Boni Yayi, tous acolytes du plan de la transformation de notre État de droit en État de police. Je comprends parfaitement le débat en jeu, et je comprends l’enjeu. Je ne dois en aucune façon, et quel que soit le prétexte brader ma ligne éthique; je ne dois céder à aucune compromission de l’intérêt général. Mais, il faut plus que des démissions, il faut plus que les secousses et même la disparition de ce groupe pour faire désespérer les combattants de la Liberté, les soldats de la Démocratie plurielle et de l’Etat droit. Il faut et il faudra bien plus. C’est vrai, un groupe parlementaire, témoin sur la première ligne, est nécessaire mais son absence est loin d’être un désastre. Je dois tenir bon et nous devons tenir bon et ne céder à aucun chantage, à aucune pression. Nous avions prévu tous les scénarii. SUN TZU, conseillait : « connais toi et connais l’ennemi «. Nous nous connaissons et nous ne faisons aucune illusion sur l’adversaire. MAO instruisait : « Il faut connaître la situation non seulement avant, mais aussi après l’établissement d’un plan… La façon dont se déroule l’exécution du plan, depuis le premier instant jusqu’au dernier d’une opération, contribue, elle aussi, à la connaissance de la situation, et elle permet de la mettre à profit. Pour ce faire, il faut examiner à nouveau si le plan tracé initialement tient compte des réalités. Si ce plan n’est pas adapté, ou ne l’est que partiellement, il faut alors, en gardant présentes à l’esprit les informations nouvelles, formuler de nouveaux jugements et prendre de nouvelles décisions pour modifier le plan original afin de répondre aux circonstances nouvelles …» MAO Tse Tung, Œuvres Choisies. Nous avions tout prévu. Parfois tenir ferme le bon bout a plus d’importance que discuter toute la corde; et laisser parfois l’adversaire courir dans tous les sens avec la corde à lui lâchée en partie, peut  être un raccourci pouvant permettre de mieux et vite le ligoter. Il y a eu trop d’exagérations prématurées de jubilations chez ceux que la démission de Salifou ISSA dit Salé réjouit. Je n’aime pas exposer les questions de stratégie et ce qui me gêne le plus est justement cela. Que puis – je vous dire de plus ? Que dès la démission de Monsieur Salifou ISSA dit Salé rendue publique le 17 février 2014, j’ai réuni immédiatement le 18 février 2014 tous les autres membres sur cette question. Que nous avions pris acte de cette démission. Que nous avions envisagé une gestion concertée et à l’interne de cette situation. Que par ailleurs, j’ai réuni une session urgente et extraordinaire du Bureau Politique National de mon Parti Politique – Le Parti RESTAURER L’ESPOIR ( RE ) – le 19 février 2014 à l’Hôtel BENIN MARINA HÔTEL ex SHERATON de COTONOU à l’effet de l’examen de cette démission. Qu’après analyse de la situation politique nationale relativement à ce dossier, le Bureau Politique National / RE m’a vivement ovationné et a recommandé l’intensification de la lutte par tous les moyens, y compris ceux populaires et constitutionnels contre les dérives de Boni Yayi. Je suis au regret de ne pas pouvoir dire plus sur cette question, à cette étape et sur mon profil Facebook ici. Je rassure les uns et les autres que j’avais prévenu que ce combat est celui sur la première ligne, celui des hommes, des braves. Que cette première ligne est également pour les vraies femmes, celles qui sont les dignes héritières des vaillantes Amazones de chez nous, elles – mêmes descendantes des grandes, intelligentes et courageuses Candaces pré – pharaoniques de l’Ancien Méroé. Et c’est normal que sur cette ligne d’honneur, il y ait des bruits de canon, des éclats d’obus et autres détonations de l’inimitié, de l’adversité. Nous étions prévenus et nous savions que nous devrions compter avec tout et tout. Le sujet n’est pas une personne, c’est encore moins des personnes. Le sujet, ce sont les valeurs qui nous servent d’étendard. Parler aujourd’hui de tel ou tel, parler de ce que X ou Y a fait ou peut faire de démission ou d’adhésion, c’est tomber dans le piège de l’adversaire. Un seul débat vaut la peine, le départ sans délai de Boni Yayi. Sur ça, je travaille beaucoup. Dès que les conditions prévues par la Constitution ou par la volonté populaire seront réunies, je ne me ferai pas prier une seconde. Et ça seul, doit être notre principal objectif affiché et à assumer…»

Organisation des prochaines élections communales: Le président du Cos-Lépi et son adjoint se tournent dos

AhouanvoéblaLe président du Cos-Lépi, le député Sacca Lafia et  son vice – président, Augustin Ahouanvoébla ne partagent plus la même visionau sujet de la question de la correction de la Lépi. C’est du moins ce qu’on constate depuis quelques jours  après que  le Parti du renouveau démocratique (Prd) a rendu publique une proposition de loi portant abrogation de  la  loi  n° 2013-07  du  4  juin  2013 et fixation du terme des mandats des conseils communaux, municipaux et locaux élus en 2008. Ladite proposition de loi est  signée par le président du groupe parlementaire UN/PRD et  vice-président du Cos-Lépi,   l’honorable Augustin Ahouanvoébla. Pressentant donc un probable échec  de l’institution correctrice de la liste électorale permanente informatisée (Lépi), celui-ci décide, de concert avec ses collègues du Prd d’écourter la prolongation du mandat des actuels responsables communaux,  municipaux  et locaux devenue trop longue.  « Le report des élections  communales, municipales et locales en République du Bénin prend les allures d’un report sine die », a-t-il  signalé dans  sa suggestion avant de déclarer  que cet état de chose se révèle comme « une source potentielle  de conflits dans un contexte national actuellement caractérisé par des tensions socio-politiques et une crise de confiance entre les gouvernés et leurs gouvernants tant au niveau national que local ». Alors, pour éviter le pire, le  groupe parlementaire Un/Prd introduit la présente  proposition de loi  dans laquelle il fixe la fin du mandat des maires au 30 juin 2014 et l’organisation des élections via une liste électorale informatisée   ad’hoc au cas  où  la procédure  en cours pour actualiser la Lépi n’aurait  pas été à son terme.  Mais, cette réflexion des élus  du Prd n’est pas du goût du président Sacca Lafia. Approché pour se prononcer sur le 24ème anniversaire de la conférence des forces vives de la nation, ce dernier  affirme : « … Il nous revient  de donner à notre démocratie, la forme qui nous convient et qui reflète nos réalités, au lieu de vouloir se calquer sur les autres pays. Aujourd’hui, la LEPI vient renforcer  notre démocratie  parce qu’elle permet d’organiser des élections  transparentes et fiables.  La loi  est claire, il n’y aura pas d’élection au Bénin sans la LEPI. Ceux qui veulent faire les élections sans la LEPI sont des hors-la-loi ».  Un regard analytique sur ces propos du numéro 1 du Cos-Lépi met en évidence les profondes dissensionsavec son collaborateur immédiat sur la question. Réunis pour sortir une Lépi irréprochable, Sacca Lafia et Augustin Ahouanvoébla, remarque-t-on, se contentent d’aborddes avantages relatifs à leurs familles politiques  respectives. Dans un passé récent, le président du Cos-Lépi, au cours d’une conférence de presse au palais des gouverneurs  à Porto-Novo,s’était employé à déculpabiliser son institution par rapport à la lenteur que prennent les opérations de correction de la liste. A l’occasion, il avait dénoncé le gouvernement et l’a accusé d’être l’unique auteur du retard. Ce faisant, Sacca Lafia avait, d’une manière ou d’une autre, affiché le doute qui plane sur la tenue desdites élections dans un délai raisonnable. Alors,  pourquoi traite-t-il, ceux qui cherchent d’autres alternatives pour  la tenue de ces joutes électorales de « hors – la – loi » ? D’un autre  côté, pour quelle raison fondamentale, Augustin Ahouanvoébla,   bien qu’étant membre principal du Cos-Lépi dépose une telle proposition de loi sachant quand même que «  sans  la Lépi, il n’y aurait plus d’élection au  Bénin ».  Que cache réellement cette proposition de loi du Prd ? En attendant une réponse fiable à cette question, il faut avouer qu’elle n’irait pas loin. Car, tel un bouclier, la jurisprudence de la Cour constitutionnelle la bloquerait le  moment venu.
Esckil AGBO (Coll.)

Polémique autour de licenciement de certains agents au ministère de l’enseignement secondaire: Le Dac Kohovi Hessou clarifie et dénonce des affabulations contre le ministre Djimba

Hessou KohoviEn licenciant récemment du Ministère de l’Enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle et de la reconversion de jeunes, des agents qui lui sont proches, le ministre Alassane Djimba subit des critiques et des « affabulations » dans le rang du syndicat maison. Ce que dénonce avec force vigueur son directeur adjoint de cabinet, Kohovi Hessou qui apporte dans cette interview des clarifications sur les faits incriminés.

L’Evénement Précis : Mr le DAC, votre Ministère serait-il en train de provoquer les syndicalistes. Qu’en pensez-vous ?

Dac Kohovi Hessou : Jamais et au grand jamais. Le ministre et son cabinet sont très respectueux des textes et conventions qui régissent les organisations syndicales. Seulement, il est à noter que le Ministère vit, depuis un certain temps, des troubles et des agitations inutiles dus à un mauvais perdant aux élections du SYNTRATSEN, en la personne d’Aubain Adoukonou. En effet, dans le cadre du renouvellement du bureau de ce syndicat, les travailleurs ont élu un autre Secrétaire général pour conduire les destinées de leur syndicat. Depuis ce temps, l’intéressé n’a cessé d’attribuer son échec au ministre et s’est lancé dans une campagne de désinformation, de déstabilisation et de sabotage des efforts du Gouvernement pour le compte de l’Enseignement secondaire. C’est dans ce cadre que des articles sont commandités dans une certaine presse pour saboter les nobles efforts du ministre qui, aujourd’hui, a une bonne visibilité dans le système éducatif béninois.

Est-il vrai que le ministre Alassane Djimba abandonne ses activités au profit du coton ?
Le ministre de l’Enseignement secondaire fait partie d’une équipe gouvernementale. A ce titre comme ses autres collègues ministres, il effectue des missions gouvernementales sur instruction du Chef de l’Etat. Mais, cela ne l’empêche nullement de bien gérer son ministère. Sachant s’appuyer sur ses collaborateurs disponibles, dévoués et travailleurs, son absence ne bloque nullement le déroulement des activités dans notre sous-secteur.
C’est ainsi qu’appuyés par des militaires, ils ont contribué à l’évacuation du coton graine, qui est un produit de rente, vers les usines d’égrainage. Ce qui a permis aux producteurs d’entrer dans leurs droits. Les recettes issues de l’or blanc contribueront, à coup sûr, à la construction des infrastructures socio-communautaires. Il est aisé de constater, par ailleurs, que le ministre Djimba ne cesse de descendre sur les chantiers de l’enseignement secondaire. Ces sorties ne sont pas vues d’un bon œil par ses détracteurs. Il est également l’un des principaux négociateurs pour faire cesser la grève et ramener le calme pour le bonheur de l’école béninoise. Les actions du ministre sont palpables et tangibles. C’est le cas de la construction et l’équipement de plusieurs lycées et collèges, le lancement de l’opération 120 jours, sans oublier le recrutement imminent de plus de 1500 enseignants, la dynamisation du cadre de concertation pour le dialogue social pour une paix durable. Tout ceci constitue, entres autres, des tâches quotidiennes du ministre Djimba depuis son arrivée à la tête de ce Ministère.
Mr le journaliste, au lieu de reconnaitre ces efforts louables entrepris par le ministre Djimba et son cabinet, il préfère accuser les collaborateurs du ministre d’être à l’origine de son échec. Mon nom a été abondamment cité par lui-même et ses acolytes sur une émission de Golfe Tv.
Le ministre Djimba aurait porté la main sur son chauffeur, qu’en est-il concrètement ?
Non, je vous en prie, il a sermonné un voleur qu’il a pris en flagrant délit, qu’il n’a pas voulu livrer à la police. C’est encore là une récupération faite par celui qui serait l’instigateur et l’auteur de l’article publié par un journal de la place. Ce ne sont que de purs mensonges, affabulations et calomnies. Il s’agit, simplement, d’un manque de respect envers l’autorité. Ce dernier se trompe d’époque et étale son ignorance au grand jour, ne connaissant même pas les principes élémentaires de l’administration. On n’impose pas un chauffeur, un gardien, un secrétaire ou un planton au ministre. Ils font partie de son personnel proche. Il s’agit des prérogatives exclusives du ministre en ce qui concerne le choix de ses collaborateurs. Malgré ces prérogatives, le ministre n’a jamais nommé un de ses neveux pour faire office de secrétaire particulier.

Le ministre a pourtant vidé son secrétariat et changé plusieurs de ses collaborateurs à l’étonnement de beaucoup de gens ?
Je suis désolé, le ministre Alassane Soumanou a bel et bien raison de vider son secrétariat et changer de collaborateurs. Il peut même les remplacer pour raison de convenance et d’efficacité, surtout lorsque ces derniers ne lui inspirent plus confiance et ne font que le mettre en difficulté face à des dossiers «top secret» conformément à la législation administrative.
Je suis davantage désolé de le dire, le chauffeur incriminé qui se reconnait fautif a bel et bien volé le ministre, malgré la générosité poussée de ce dernier. Une générosité qui se décline jusqu’aux membres des familles des chauffeurs. Il s’agissait d’un énième vol enregistré en personne par le ministre. Pendant que le ministre est en conseil des ministres, ce conducteur indélicat ne faisait que le dévaliser. Pour ce dernier acte, le ministre a simplement voulu s’en débarrasser. Ce chauffeur indélicat garde, par devers lui, la moto du Ministère, alors qu’il devrait la remettre. Quant au second, il a commis une faute administrative lourde, mettant en danger la sécurité du ministre. Il est parti avec le véhicule de commandement du ministre de 19 heures jusqu’à 22 heures. Impatient, le ministre était obligé de rentrer à pied à la maison avec tous les risques. Dans une tentative d’explication, le chauffeur mis en cause a tenu des propos indécents vis-à-vis du ministre qui était en colère. Voilà les circonstances qui ont amené le ministre à prendre ses responsabilités en se séparant de ces agents irrespectueux et indélicats. Il s’agit là d’une ingratitude notoire envers l’autorité qui s’est souvent comportée en bon père de famille envers eux.

Qu’en est-il du Drh ?
Pour ce qui concerne le Drh, cela m’étonnerait qu’il soit mêlé à cette campagne d’intoxication, en sa qualité de premier responsable des ressources humaines de ce Ministère. Le ministre manager et donneur d’ordre donne souvent des instructions fermes pour des tâches importantes et urgentes, et suit avec ses collaborateurs l’évolution de ces dossiers. A quelques minutes du Conseil, le ministre attendant impatiemment la correction des erreurs constatées sur un document de travail attendu pour être exploité en conseil ; et était obligé de se rendre en personne dans le bureau du Drh pour récupérer ledit document. Tout ce qui reste n’est que du chantage et mensonge. Le ministre n’a jamais eu l’intention de porter la main sur un quelconque collaborateur.
Mr Adoukonou continue-t-il d’être le Secrétaire général du Syntratsen ?
Je tiens d’abord à préciser avant toute considération, que l’administration n’a pas pour rôle de s’ingérer dans les affaires syndicales, conformément aux textes et conventions qui régissent la vie syndicale. Seulement, comme je vous l’ai dit plus haut, à l’occasion de leur dernière assemblée générale, c’est Mr Dansou qui a été démocratiquement élu, conformément aux documents fondamentaux issus de la dite assemblée générale. Par conséquent, Mr Adoukonou n’est donc plus secrétaire général du Syntratsen au regard des résultats des dernières élections au cours desquelles il nous est revenu qu’il aurait porté des coups à un membre du bureau entrant, après avoir constaté les résultats du vote qui ne sont pas en sa faveur.

Il accuse les membres du cabinet d’être à l’origine de son échec ?
Au lieu d’accepter sportivement les résultats, il s’en prend aux membres du cabinet qui ne sont même pas votants, en particulier le Dc, le Dac, le Sgm, le Drh, le Drfm…qu’il traite de tous les noms et les considère devant le ministre comme ceux qui sabotent ses actions à la tête du Ministère. Pourtant, il a été reçu avec ses proches collaborateurs et a présenté ses excuses au ministre, et a même pris l’engagement de l’accompagner dorénavant dans ses élogieuses actions. Mais malgré ses multiples excuses, il est parti ressusciter de vieux dossiers pour distraire allègrement le monde syndical. Car, ceux qu’il prétend défendre n’ont jamais été auteurs de tout ce qu’il a écrit. Aucune centrale ni confédération n’a dit que le ministre Djimba les provoque. C’est encore là des affabulations mal intentionnées dont lui seul connait le secret et les motifs. Au contraire, le ministre de l’Enseignement secondaire est l’un des négociateurs et autorités qui œuvrent à travers dialogues et concertations pour le retour de la paix, de la baisse de la tension sociale pour une reprise effective et définitive des activités scolaires et administratives dans notre pays. Car pour lui,« une nation, c’est d’abord l’éducation ».

Propos recueillis par Wandji A.